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dimanche 11 juin 2017

Le fils de Valérie Trierweiler, contrôlé positif à la cocaïne

Le fils de l’ex-concubine de l’ancien chef de l’Etat, a été interpellé ce samedi matin

C'est 
aux environs de 7 heures du matin
 
que Léonard, le fils de Valérie Trierweiler, a été contrôlé positif à la cocaïne lors d'un contrôle routier, samedi 10 juin, alors qu'il était sur son scooter Piaggio, comme le rapporte Le Parisien. 

Arrêté allée des Marguerites, à proximité de la Porte d'Auteuil, dans le 16e arrondissement de Paris, il roulait "avec des écouteurs" et "avait du mal à s'exprimer," selon une source policière citée par le quotidien. Mais il est vrai qu'il était plutôt connu comme un accro aux tweets...

Quand les fonctionnaires l’ont contrôlé, il n’avait pas les papiers de son deux roues et surtout… "Il avait les yeux rouges et l’allocution pâteuse".

Apprenti cuisinier dans une célèbre école parisienne, le fils de... n'a pas été placé en garde à vue, mais sera convoqué ultérieurement par la police. 

Un récidiviste 

Le jeune homme, âgé de 20 ans, avait déjà été arrêté en 2014 en possession de drogue. Il avait été interpellé dans le 13e arrondissement de la capitale avec sur lui un gramme d'ecstasy
Il avait été emmené au commissariat et placé en garde à vue durant 24 heures, comme le prévoit la loi, puis déféré au Parquet. Il avait ensuite été libéré, avec une injonction thérapeutique l'obligeant à se soigner.
Il restera à déterminer si le jeune homme s'est plié à cette injonction.

dimanche 12 avril 2015

Booba à "Charlie Hebdo": "Quand on joue avec le feu, on se brûle"!

Booba / Faudel, même destin, même sanctions du milieu ?

Les victimes de la chasse aux sorcières

Certains artistes sont ridiculisés, sans qu'on sache pourquoi tant de haine les poursuit. 
On pense à Didier Barbelivien, Claude Lelouch, Nadine Trintignant ou aux frères Bogdanoff. Mais si, à cette liste noire de la gauche "tolérante", on ajoute Véronique Genest ou Johnny Hallyday, ces indices nous orientent sur le sectarisme des socialistes. Pourtant Mickaël Vendetta est-il plus insignifiant que Joyce Jonathan ou Jean d'Ormesson, moins respectable que Josiane Balasko ?

Faudel, le chanteur de raï franco-algérien révélé au grand public par Cheb Mami, avait pris la liberté d'apporter son soutien à Nicolas Sarkozy, candidat UMP à la présidentielle 2007. Présenté comme un exemple de réussite professionnelle, financière et d'intégration, il paiera cher aussi sa présence, place de la Concorde à Paris le 6 mai 2007, pour fêter la victoire de Nicolas Sarkozy, en compagnie de nombreuses personnalités artistiques, sportives, médiatiques, politiques ainsi que de plusieurs dizaines de milliers de simples citoyens. Le milieu l'ostracisera et l'artiste essaiera d'attenter à ses jours. Il s'est finalement résolu à quitter "le pays que j'aime", s'exilant au Maroc en 2012: désormais, ce franco-algérien possède aussi la nationalité marocaine.

Or, le célèbre rappeur Booba s'est exposé sur les réseaux sociaux  

Métis, comme Yannick Noah, d'un père africain et d'une mère française, il a assuré comprendre "aussi bien les #JesuisCharlie que les #JeNeSuisPasCharlie", au sujet des slogans qui ont fleuri au lendemain de l'attentat djihadiste meurtrier par des islamistes français contre la rédaction de l'hebdomadaire satirique le 7 janvier 2015. Il a expliqué que "quand on joue avec le jeu, on se brûle". "J'étais étonné que ça ne soit pas passé avant, parce que ce n'est pas la première fois qu'ils avaient fait des représentations du Prophète", a affirmé la star du rap français dans un entretien filmé et diffusé sur le site du Parisien, à l'occasion de la sortie lundi de son septième album solo, D.U.C..
"Dans la vie, il faut assumer ses choix. Si tu habites en Australie au bord d'une plage infestée de requins blancs (...) que tu le sais et que tu continues à te baigner tous les jours. Le jour où tu te fais croquer par un requin blanc il faut assumer", a-t-il argumenté.
Le rappeur n'a pas de compassion pour les provocateurs récidivistes
"Ils savent à qui ils ont affaire, les mecs. Ils s'attaquent à l'islam, ils savent très bien qu'il y a un courant extrémiste, ils savent très bien comment les mecs fonctionnent. Ils ont pris le risque de continuer à les attaquer... Voilà. 
Quand on joue avec le feu, on se brûle", a conclu le rappeur musulman qui assume.

dimanche 4 janvier 2015

Belgique : la justice refuse la peine de mort à un violeur récidiviste, mais lui accorde l'euthanasie...

Le violeur Frank Van Den Bleeken sera euthanasié le 11 janvier

Les médecins travaillent le dimanche, pas les juges

Le violeur en série et meurtrier condamné, qui ne cessait de demander à être autorisé à mourir pour des motifs psychologiques, sera euthanasié à la prison à Bruges, annonce "De Morgen". "L'euthanasie sera en effet appliquée", a révélé l'une des porte-parole du ministère de la Justice au journal flamand.

"Maintenant, le moment est venu"
Après de multiples condamnations pour viol et un assassinat et trente années en prison, commente le ministère belge, qui a fixé la date au 11 janvier. L'État estime que le condamné Frank Van Den Bleeken a suffisamment enduré de souffrances psychologiques. Son son avocat, Jos Vander Velpen, les juge "insupportables". Sa demande  d'euthanasie a été acceptée en septembre dernier.

L'euthanasie, solution de rechange à la peine de mort

L'euthanasie qui a été légalisée en Belgique dès 2002, sous condition de capacité de discernement, tombe à pic, puisque la peine de mort a été supprimée par la loi du 10 juillet 1996.

L'euthanasie a 
enregistré un record de 1.807 cas en 2013 et s'est banalisée au point que le violeur récidiviste a pu opter pour ce biais, puisqu'il est malade mais conscient et a formulé la demande réglementaire  "de façon volontaire, réfléchie et répétée".

Frank Van Den Bleeken, 52 ans, qui se considère lui-même comme une menace pour la société, a refusé sa libération anticipée, mais estimait ses conditions de détention inhumaines, selon un entretien accordé à un media belge.

Son avocat et la porte-parole du ministère de la Justice refusent de  communiquer sur l'article du journal De Morgen  et sur le détournement de la loi sur l'euthanasie pour des raisons psychologiques. 
Cette affaire fait suite, en octobre dernier, à l'euthanasie controversée d'un transsexuel dépressif... et jette un peu plus le trouble sur un projet de loi qui fait débat en France. On ne peut en effet s'interdire d'entrevoir la possibilité de dérives. "C'est la preuve même que ces lois sont dangereuses. L'Etat n'est pas là pour vous dire : Vous voulez mourir ? On va vous arranger ça", fulmine  Bernard Debrédéputé UMP et professeur en médecine.
 
Les réseaux sociaux expriment le bon sens populaire contre les abolitionnistes qui avaient milité sur le caractère inhumain  de la  peine de mort, y compris pour des violeurs et des tortionnaires. Les humanistes distingués se trouvent aujourd'hui confrontés au système D des criminels qui ont trouvé dans l'euthanasie la parade à la vertu de leurs bourreaux exemplaires.

mercredi 24 décembre 2014

Jeune femme tuée au tournevis à Paris

Identités et origines "top secret", mais genrées
Une jeune femme de 22 ans est décédée des suites de son agression à coup de tournevis dans la nuit du 22 au 23 décembre à Paris

La jeune femme qui s'est faite agresser rue de Lappe à Paris XIe, dans la nuit de lundi à mardi, à coup de tournevis au cours d'une bagarre, avait été déclarée en état de mort cérébrale mercredi. Dans ce différend qui a opposé la victime, une autre femme et un groupe d'hommes, elle a été frappée "au niveau du front" mardi 23 décembre vers 4 heures du matin à la suite d'une dispute qui a éclaté rue de Lappe, à proximité de l'ex-prison de La Roquette. Il semble que le groupe d hommes aurait importuné les jeunes femmes, ce que la police appelle "une drague".
Le meurtrier a été interpellé. Sous l'emprise de l'alcool, il a été placé en cellule de dégrisement et devait être entendu ensuite sous le régime de la garde à vue, alors que sa victime n'était encore que "grièvement blessée".  

Le seul suspect arrêté dans cette affaire, un récidiviste de 25 ans, connu de la police pour 37 affaires, a été incarcéré jeudi. Il a été mis en examen pour "tentative de meurtre" mais ce chef d’accusation a été retenu quelques heures avant le décès de la victime. Il devrait donc, dans la journée, se voir signifier une mise en examen pour "homicide volontaire". Ses trois complices sont toujours activement recherchés par la police judiciaire parisienne.

Des machos mal léchés ?

Alors qu’elle se promenait avec une amie, la jeune femme, âgée de 22 ans, avait été abordée par quatre hommes, qui leur ont fait, semble-t-il, des avances. Les raisons du différend restent à établir clairement mais "il pourrait s'agir d'une drague qui a mal tourné à l'issue d'une soirée", selon la police. 

La soi-disant "drague" a  dégénéré pour de sombres raisons et un des suspects a alors planté un tournevis qu’il avait sur lui au niveau du front de cette femme. Pour ceux qui, plutôt que des informations sur les agresseurs, préfèrent  les détails sordides, le tournevis a été enfoncé de plus de 5 centimètres dans le crâne de la victime. C'est dire la violence de l'agresseur.
Apprendra-on que le meurtrier était bénéficiaire d'une permission de sortie, une autorisation de tuer ? La députée de la (6e) circonscription est Cécile Duflot, qui a bien dû se fendre d'un tweet...
 

dimanche 24 août 2014

Mélenchon a encore insulté un journaliste en mars 2014

Le dirigeant-socialo-communiste respecte les travailleurs, à sa façon...

Quand le dirigeant du Parti de gauche s'en prend à la presse, ça se sait ! 

C'est encore un journaliste qui écope ! Cette fois, Canal+ est sa cible: et pourquoi en effet la chaîne payante échapperait-elle aux insultes ? Le journaliste qu'il traite de "crétin" (et pas que !) est pourtant un salarié au travail. C'est à chaque fois une atteinte à l'intelligence de ceux qui l'approchent.


De l'âne, Jean-Luc Mélenchon a la mémoire. Et il dispose d'un vocabulaire aussi grossier que riche. Mais s'il est sans doute naturellement respectueux devant les caméras, il est aussi rancunier et, comme la presse a le don de lui agacer les yeux et les oreilles, il ne manque jamais une occasion de fouetter les mouches de sa queue ou de décocher un coup de sabot si d'aventure l'un d'entre eux passe à portée. 
C'est ainsi qu'une fois de plus, le rancunier, ancien candidat à l'élection présidentielle, s'en est pris à un journaliste téméraire. Lors de son meeting parisien du 16 mars 2014, il n'a pas supporté d'être approché de trop près et peut-être bousculé.  

Maître de lui comme on sait, le candidat de l'extrême gauche à la présidentielle qualifia le journaliste de "crétin" et "d'abruti"


Souverain, le maître intima un ordre républicain -aussitôt exécuté- à la valetaille de son service de sécurité: "Poussez-moi cette vermine" ! Une chance que le goulag n'ait pas survécu au régime soviétique...  

VOIR et ENTENDRE la nouvelle bordée d'insultes  (à partir de 3'15):

Plus qu'une impression de déjà-vu 

Les organes de presse envisageraient de lui dépêcher des journalistes de guerre...

VOIR et ENTENDRE le récidiviste s'en prendre à David Pujadas 
au JT de 20h du 21 avril 2009:
  
VOIR et ENTENDRE le même démocrate dans une de ses colères "saines":


Et dans
un récent billet de blog, le co-dirigeant du Front de gauche invitait ses militants à "créer une ambiance contraire et méprisante" à l'égard des journalistes. 

En décembre, c'est le journaliste Stefan de Vries qui était la victime de la colère du mal embouché, honneur du peuple laborieux. "Planqué", "glandu de première", et "péquenaud", débitait Jean-Luc Mélenchon sur le plateau du Grand journal à son encontre.

Et quand le totalitaire du Parti de gauche s'en prend à son entourage, ça ne se sait pas. Lors de la présidentielle 2012, Mélenchon (Parti de gauche), candidat du PCF, était contesté par nombre de militants communistes. Au cours de la fête de l'Humanité, un contestataire communiste tenta de se faire entendre, mais l'ancien socialiste tenta de  rappeler le camarade à la discipline stalinienne, puis le repoussa avec véhémence: "Dégage !"
VOIR et ENTENDRE la considération de Mélenchon pour sa base:

mardi 25 mars 2014

Sarthe: il se substitue à son ami en prison pendant trois mois

Amitié ou domination?

Un homme s'est fait mettre en prison pendant trois mois
Il a ainsi remplacé son ami d'enfance au centre de détention d'Argentan (Orne). Les raisons invoquées par les deux compères restent floues devant le tribunal correctionnel du Mans (Sarthe)
Les faits remontent à novembre 2012. Ni vu ni connu, Yssa, 29 ans, prend la place de son ami d'enfance Abdelkader, qui s'était évadé du centre de détention d'Argentan (Orne). Le pot au rose n'est découvert que trois mois plus tard, lorsque l'administration s'aperçoit effectivement qu'il y a erreur sur l'identité du détenu...

Une supercherie bien huilée: la diversité est imaginative et hiérarchisée
En juin 2012, Abdelkader, emprisonné depuis plus de trois ans, obtient une permission de sortie pour le week-end. Mais, le lundi matin, il n'a pas rejoint sa cellule. Cinq mois plus tard, Yssa, qui se fait passer pour Abdelkader, "réapparaît" au commissariat de Toulon. Il explique alors qu'il n'est pas retourné à la prison d'Argentan (Orne) par peur de représailles de la part de ses codétenus. Il obtient ainsi d'être incarcéré au Mans. Yssa prend ainsi la place de son ami sans difficulté, bien qu'ils se ressemblent comme Najat Vallaud-Belkacem et Christiane Taubira.
Les deux hommes ont pensé à tout puisque le frère d'Abdelkader vient rendre visite à Yssa au Mans, rapporte Ouest France. Yssa, mis à l'épreuve après une condamnation, envoie de son côté un autre ami à son rendez-vous avec un conseiller de probation. Mais en février 2013, la supercherie est révélée: les empreintes d'Yssa ne correspondent évidemment pas à celles d'Abdelkader. Le vrai prisonnier est finalement interpellé en octobre 2013.

La pension complète derrière les barreaux peu séduire

La présidente du Tribunal n'en croit pas son dossier lors de la comparution des deux hommes. "Comment est-il possible d'être incarcéré à la place de quelqu'un ?", questionne-t-elle. En fils aimant et dévoué, Abdelkader rétorque: "j'ai fait ça pour pouvoir rester avec ma mère qui était malade. On a monté cette histoire un soir où on avait bu."
Yssa évoque quant à lui une somme d'argent.
"Il a dit qu'il vous donnerait de l'argent. Mais n'a pas précisé la somme. Pourtant, pendant l'instruction, vous avez évoqué une dette de 35.000 € qui aurait été majorée à 50.000 €", rappelle la présidente Belouard. Dans le box des détenus du tribunal correctionnel du Mans devant lequel il comparait pour évasion du centre de détention d'Argenton (Orne), Abdelkader A. balaye cette version des faits avancée un moment par son copain Yssa : "Je lui ai en effet donné de l'argent en envoyant quelques mandats à sa copine", raconte cette belle âme au lourd casier judiciaire. Ce serait donc pour seulement quelques centaines d'euros qu'il aurait rendu service à cet ami dans les difficultés et l'aurait remplacé pendant 16 mois derrière les barreaux.
La vie carcérale semble pleine d'attraits
Les détenus du Centre de détention d'Argentan (Orne) ont célébré la fête des Lumières (comme à Lyon), déclenchant vendredi 6 décembre 2013 un mouvement de rébellion, qui a duré trois heures et provoqué d'importants dégâts matériels. "Il s'agit d'une mutinerie. Une quinzaine de détenus se sont retranchés dans leur aile et ont mis le feu", a indiqué Hugues de Phily, le procureur de la République d'Argentan (Orne).

L'histoire n'a pas fait rire les magistrats bernés. 
Récidiviste à plusieurs reprise, Abdelkader écope de 18 mois supplémentaires en prison. 
Son ami d'enfance, Yssa, passera quant à lui six mois derrière les barreaux. Avec vue sur la fenêtre de son dominateur.

mercredi 11 septembre 2013

Loi anti-récidive: "Tous les délinquants n'ont pas vocation à sortir"

Le père d'une victime dénonce "un nouveau permis de tuer"

Le texte porté par la garde des Sceaux est dangereux: 
"tous les délinquants n'ont pas vocation à sortir",
Anne-Charlotte Schmitt

estime, dans un entretien du 19 juillet 2013 avec Le Figaro, le père d'une victime tuée en 2007.
Mobilisé contre le projet de réforme pénale, Philippe Schmitt est le père d'Anne-Lorraine, une étudiante de 23 ans poignardée à mort par un délinquant sexuel récidiviste, en novembre 2007 dans le RER D.
Thierry Devé-Oglou, un manutentionnaire d'origine arménienne de 46 ans lors de son procès, donnait pleine satisfaction à son employeur et vivait chez ses parents au moment des faits. Quand son casier judiciaire est brièvement abordé, on constate qu'il porte la trace d'une condamnation de cinq ans de prison -dont deux avec sursis- prononcée le 14 février 1996: un an auparavant, dans ce même RER D, il avait violé une jeune femme sous la menace d'une arme. Cette première affaire avait d'ailleurs relancé la polémique sur les délinquants sexuels en état de récidive. Il se sera finalement condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de vingt-deux ans.

Quel regard portez-vous sur le contenu de la réforme pénale qui se profile?Elle promet malheureusement du sang et des larmes pour de nombreuses familles. Christiane Taubira me semble vivre dans le monde des Bisounours. Avec un groupe de parents de victimes, nous avons participé à une réunion préparatoire à la conférence de consensus. Je suis sorti au bout d'une heure car je ne pouvais plus supporter les propos entendus. Nous avions face à nous des idéologues. Ils nous ont reçus pour servir d'alibi mais tout était joué d'avance. Ce n'est pas en remettant plus rapidement en liberté des gens dont la cruauté et la perversité ne font aucun doute qu'on va régler le problème de la récidive.
Contre quelles dispositions vous élevez-vous particulièrement?
La ministre de la Justice piétine les avancées arrachées de haute lutte ces dernières années, comme les peines planchers ou la rétention de sûreté [placement dans un centre socio-médico-judiciaire de prisonniers ayant exécuté leur peine mais présentant un risque très élevé de récidive en raison de leur dangerosité], qu'elle espère supprimer. Sans rétention de sûreté, rien n'empêchera des personnes au profil du meurtrier de ma fille de recommencer à leur sortie de prison. C'est ahurissant, tout comme la remise en liberté conditionnelle automatique après avoir effectué deux tiers de sa peine. Quand je vois que la sortie de prison sous conditions de l'homme qui a tué Anne-Lorraine n'a pas été remise en cause alors que ce condamné pour viol ne suivait pas ses soins et ne se présentait jamais à son contrôle judiciaire… Tout cela, c'est l'ouverture au grand n'importe quoi, à la remise en liberté de gens extrêmement dangereux à qui on va donner un nouveau permis de tuer. C'est totalement irresponsable. Il faut admettre que tous les criminels n'ont pas vocation à sortir.

Que pensez-vous des peines de probation, qui doivent devenir la principale alternative à la prison pour personnes condamnées à de courtes peines?

Je ne dis pas qu'il faut emprisonner quelqu'un qui a volé une Mobylette, mais il faut bien savoir où placer le curseur et ne pas laisser passer les violences aux personnes, la dangerosité physique. Le meurtrier de ma fille n'a même pas effectué deux ans de prison pour un viol commis dans les années 1990. À l'avenir, avec les lois que l'on nous prépare, serait-il laissé dehors, pour de tels faits? Pour moi, outre cette fausse croyance que tout le monde est réinsérable dans la société, les alternatives à l'incarcération comme les peines de probation constituent juste un moyen de lutter contre la surpopulation carcérale car l'État ne peut pas construire suffisamment de nouvelles prisons faute de moyens.

Christiane Taubira vient pourtant d'annoncer le recrutement de 300 conseillers d'insertion et de probation pour assurer l'efficacité de sa réforme…

Cela ne me rassure pas vraiment. Beaucoup sont atteints du syndrome de Stockholm. Ils oublient pour quelle raison la personne a été condamnée et envisagent seulement comment la remettre en liberté. Il faudrait surtout que les juges d'application des peines assument enfin leurs responsabilités quand ils libèrent des récidivistes. Aujourd'hui, tout le monde se renvoie la balle comme dans le cas du meurtre d'Agnès Marin dont la famille envisage de poursuivre l'État pour faute.

Que peuvent les faits contre les idéologies ?
Christiane Taubira et Hollande n'ont-il d'autre ambition que d'attacher leurs noms à une loi qui porte en elle de nouveaux drames humains ?

Lorsqu'Anne-Lorraine a été agressée, ses parents l'attendaient pour la messe. 
C'était le jour de la fête du Christ-Roi. Elle a été poignardée au cœur, comme le fut une autre jeune fille, Lindalva Justo de Oliveira, assassinéepar l'un des pensionnaires de l'Abri pour lesquels elle se dévouait, pour avoir défendu sa virginité. C'était en 1993, le Vendredi saint. Lindalva vient d'être béatifiée à Salvador de Bahia, le 25 novembre, jour de la fin tragique d'Anne-Lorraine.

Sur le cercueil de sa fille, le courageux père avait fait la promesse d'être digne de son enfant et s'y tient depuis sa mort, lancé à corps perdu dans un combat contre "les aberrations du système judiciaire" conçu par les hommes. En juin 2010, l'Institut pour la justice lui a confié la présidence de son comité d'orientation, avec pour mission de sensibiliser l'opinion publique aux aberrations de la machine pénale et de tirer la ficelle susceptible d'éviter "une accumulation croissante de textes inapplicables et inappliqués". 

Le détricotage n'est-il pas une spécialité de Hollande ?
"À la disparition de sa fille, il s'est dit qu'il fallait qu'il se batte à son tour, témoigne Damien Theillier, directeur des études à l'Institut et professeur de philosophie.  Alors, un peu comme on se porte volontaire pour le front, Philippe Schmitt a ouvert avec les parlementaires de tout bord  "un dialogue poli mais difficile". "Pourquoi ne pas voter la suppression des délais de prescription dans les affaires criminelles, rendus caduques grâce aux progrès de l'ADN ? Pourquoi ne pas offrir aux parties civiles le droit de faire appel d'un verdict ? Pourquoi lui refuse-t-on les tribunes pour "expliquer aux gens qu'un accusé condamné à dix-huit ans de réclusion n'en fera que neuf", qu'"un criminel odieux peut quand même sortir" ? 

Philippe Schmitt aimerait que toutes les femmes et jeunes femmes, "puissent aller et venir, tranquillement, sans tomber sur un repris de justice". Il rêverait que les politiques soient "humbles et courageux", qu'ils "admettent que, pour certains individus, il n'y a plus rien à faire". En attendant, il tremble avec sa femme dès lors que Béatrice et Bénédicte, les jumelles de la fratrie décapitée, envisagent le moindre déplacement. Le couple confesse une légère paranoïa et dit s'en vouloir un peu. Mais "ça arrive tellement vite, vous savez...". 

Pour sa "thérapie", sa lutte "sans haine ni vengeance", Philippe Schmitt continue de préférer "l'action au cimetière". En douze mois, une chapelle a été érigée dans un bidonville colombien grâce aux dons spontanément versés à la famille d'Anne-Lorraine. L'édifice a été baptisé Saint-Anne. Pour la plus grande fierté du colonel, qui "ne [voyait] pas l'intérêt d'accumuler les fleurs".

dimanche 25 août 2013

Le tueur de Marignane est un multirécidiviste: libérons-le !


Le suspect écroué est bien connu de Christiane Taubira

Flouté par délicatesse
Un "jeune" de 18 ans a été mis en examen samedi soir pour le meurtre de Jacques Blondel à Marignane, abattu jeudi pour avoir tenté d'arrêter les auteurs du braquage d'un bureau de tabac d'un sexagénaire jeudi à Marignane. 
Jeudi en fin d'après-midi, l'homme a été interpellé à Vitrolles quelques minutes après l'altercation avec Jacques Blondel. Après avoir heurté le scooter des malfaiteurs pour interrompre leur fuite, le retraité de 61 ans a tenté de les raisonner en agrippant leur fusil à pompe. Mais l'un des deux jeunes, qui paraissaient "affolés", estime un autre témoin, "a repris l'arme, a tiré une fois en l'air et deux fois dans sa direction".

Le tireur présumé est poursuivi pour "vol avec arme" et "meurtre afin d'assurer l'impunité de son auteur", avant d'être écroué, a déclaré le procureur adjoint à Aix-en-Provence, Denis Vanbremeersch. Ces faits sont passibles de la réclusion criminelle à perpétuité. 
Quelques heures plus tôt, le magistrat avait confirmé que "l'ensemble des témoignages viennent confirmer le caractère volontaire du meurtre qui a suivi le vol avec arme". Le complice du tueur est  toujours en fuite et recherché.

Un jeune multirécidiviste

Au moment des faits,
Marouen R. était majeur depuis seulement quelques heures. Déjà connu pour une douzaine de délits, principalement des vols avec dégradation ou effraction en 2011 et 2012, alors qu'il était mineur, il a été interpellé pour la première fois à 15 ans. Condamné trois fois par le tribunal pour enfants, il exécutait une peine de quatre mois avec mise à l'épreuve. 
Suivi par la protection judiciaire de la jeunesse, il avait répondu à la plupart des convocations, mais sa personnalité se révélait, selon le juge des enfants, "de plus en plus fuyante et hermétique à tout accompagnement social et éducatif", commente Denis Vanbremeersch. "Dans ce cas de figure, il est clair que lors d'un compte rendu qu'on n'aurait pas manqué d'avoir au début de l'automne, une révocation de cette mise à l'épreuve aurait très vraisemblablement été envisagée", a-t-il précisé.

Ce n'est pas sa faute...
Son comportement était de plus en plus instable depuis l'abandon du domicile familial par son père, il y a un an et demi, quand il avait déjà maille à partir avec la justice. Sa mère a assuré qu'il est "très gentil et affectueux". Malgré ses antécédents, cette maman n'aurait jamais "cru qu'il ferait ce qu'il est accusé d'avoir fait".

Depuis qu'
il a été agressé à l'arme blanche il y a un an et demi, il semblerait que le jeune homme soit "devenu impulsif", a tenter de justifier son "grand frère". "On est tous sous le choc", a-t-il insisté samedi. "On n'aurait jamais pensé que mon petit frère aurait fait un truc comme ça, un braquage" [et un meurtre], a déclaré Hichem, 28 ans, au retour du TGI d'Aix-en-Provence où son frère a été présenté. "Je pense que c'est plus un accident par inconscience qu'un meurtre de sang-froid. Je compâtis pour la famille Blondel qui a perdu un proche, un père, un grand-père. Je fais toutes mes condoléances, je m'excuse personnellement", a-t-il ajouté, avec une belle faconde.

Le jeune suspect "nous dit qu'il prend conscience de la gravité des faits et qu'il est désolé pour la famille et les proches", ajoute le directeur adjoint de la PJ, Christian Sivy. 

La ville sous le choc

Évoquant la responsabilité des auteurs, le procureur Vanbremeersch souligne qu' "il leur faut maintenant réparer, avancer vers plus d'intelligence, et cela commence par se faire connaître pour celui qui n'a pas encore été interpellé. La prison participera à la sanction, mais elle ne sera qu'une partie de la solution si elle n'est pas assumée par l'un et l'autre des auteurs dans le respect des victimes et de leurs proches", a-t-il déjà prévenu.

Marignane, petite ville réputée calme, est sous le choc. 
Une marche silencieuse en hommage à la victime est organisée lundi à 18h00. Le cortège se réunira devant le bar-tabac où a eu lieu le braquage.