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dimanche 25 août 2013

Le tueur de Marignane est un multirécidiviste: libérons-le !


Le suspect écroué est bien connu de Christiane Taubira

Flouté par délicatesse
Un "jeune" de 18 ans a été mis en examen samedi soir pour le meurtre de Jacques Blondel à Marignane, abattu jeudi pour avoir tenté d'arrêter les auteurs du braquage d'un bureau de tabac d'un sexagénaire jeudi à Marignane. 
Jeudi en fin d'après-midi, l'homme a été interpellé à Vitrolles quelques minutes après l'altercation avec Jacques Blondel. Après avoir heurté le scooter des malfaiteurs pour interrompre leur fuite, le retraité de 61 ans a tenté de les raisonner en agrippant leur fusil à pompe. Mais l'un des deux jeunes, qui paraissaient "affolés", estime un autre témoin, "a repris l'arme, a tiré une fois en l'air et deux fois dans sa direction".

Le tireur présumé est poursuivi pour "vol avec arme" et "meurtre afin d'assurer l'impunité de son auteur", avant d'être écroué, a déclaré le procureur adjoint à Aix-en-Provence, Denis Vanbremeersch. Ces faits sont passibles de la réclusion criminelle à perpétuité. 
Quelques heures plus tôt, le magistrat avait confirmé que "l'ensemble des témoignages viennent confirmer le caractère volontaire du meurtre qui a suivi le vol avec arme". Le complice du tueur est  toujours en fuite et recherché.

Un jeune multirécidiviste

Au moment des faits,
Marouen R. était majeur depuis seulement quelques heures. Déjà connu pour une douzaine de délits, principalement des vols avec dégradation ou effraction en 2011 et 2012, alors qu'il était mineur, il a été interpellé pour la première fois à 15 ans. Condamné trois fois par le tribunal pour enfants, il exécutait une peine de quatre mois avec mise à l'épreuve. 
Suivi par la protection judiciaire de la jeunesse, il avait répondu à la plupart des convocations, mais sa personnalité se révélait, selon le juge des enfants, "de plus en plus fuyante et hermétique à tout accompagnement social et éducatif", commente Denis Vanbremeersch. "Dans ce cas de figure, il est clair que lors d'un compte rendu qu'on n'aurait pas manqué d'avoir au début de l'automne, une révocation de cette mise à l'épreuve aurait très vraisemblablement été envisagée", a-t-il précisé.

Ce n'est pas sa faute...
Son comportement était de plus en plus instable depuis l'abandon du domicile familial par son père, il y a un an et demi, quand il avait déjà maille à partir avec la justice. Sa mère a assuré qu'il est "très gentil et affectueux". Malgré ses antécédents, cette maman n'aurait jamais "cru qu'il ferait ce qu'il est accusé d'avoir fait".

Depuis qu'
il a été agressé à l'arme blanche il y a un an et demi, il semblerait que le jeune homme soit "devenu impulsif", a tenter de justifier son "grand frère". "On est tous sous le choc", a-t-il insisté samedi. "On n'aurait jamais pensé que mon petit frère aurait fait un truc comme ça, un braquage" [et un meurtre], a déclaré Hichem, 28 ans, au retour du TGI d'Aix-en-Provence où son frère a été présenté. "Je pense que c'est plus un accident par inconscience qu'un meurtre de sang-froid. Je compâtis pour la famille Blondel qui a perdu un proche, un père, un grand-père. Je fais toutes mes condoléances, je m'excuse personnellement", a-t-il ajouté, avec une belle faconde.

Le jeune suspect "nous dit qu'il prend conscience de la gravité des faits et qu'il est désolé pour la famille et les proches", ajoute le directeur adjoint de la PJ, Christian Sivy. 

La ville sous le choc

Évoquant la responsabilité des auteurs, le procureur Vanbremeersch souligne qu' "il leur faut maintenant réparer, avancer vers plus d'intelligence, et cela commence par se faire connaître pour celui qui n'a pas encore été interpellé. La prison participera à la sanction, mais elle ne sera qu'une partie de la solution si elle n'est pas assumée par l'un et l'autre des auteurs dans le respect des victimes et de leurs proches", a-t-il déjà prévenu.

Marignane, petite ville réputée calme, est sous le choc. 
Une marche silencieuse en hommage à la victime est organisée lundi à 18h00. Le cortège se réunira devant le bar-tabac où a eu lieu le braquage.

jeudi 24 novembre 2011

A propos d'une marche blanche de plus et de trop

La protection inégalitaire des mineurs est judiciaire et sociale
Les marches blanches,
"pour faire son deuil",
en attendant la suivante:
quelle horreur !

Marches blanches

On peut nommer la victime, pas le criminel
La petite victime qui n’avait pas encore 14 ans est morte dans une forêt dans des conditions si atroces que le procureur de la République n’a pas voulu les décrire publiquement, par respect pour la famille de l’enfant. L’auteur “présumé” du crime, âgé de 17 ans, a droit à toutes les protections.

Son nom est maquillé, il est présumé innocent, à l’abri de l’aimable plaisanterie du secret de l’instruction. Le nommer, ce serait le dénoncer. Ainsi va notre société, de marche blanche en marche blanche.

[Le long cortège des marches blanches s'accélère]


Marche blanche, dimanche dernier, au Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire), pour la jeune Agnès, en témoignage de solidarité et de douleur ; marche blanche, le 9 novembre, à Bellegarde (Gard), pour Océane, 8 ans, enlevée, agressée, assassinée par un détraqué de 25 ans ; marche blanche, le 24 juin, à Tournon-sur-Rhône (Ardèche), pour Marie-Jeanne, 17 ans, tuée, son corps carbonisé, par un marginal de 19 ans.
(lire l'article de Fabrice Madouas, "La longue plainte des victimes")…

Et puis il y a toutes les autres petites victimes dont leurs agresseurs ont épargné la vie : Manon, 5 ans, oui, 5 ans, dans l’Ain, l’adolescente de 14 ans, violée le 30 juillet dans un parking de Cergy, la fillette de 13 ans, violée en pleine rue, à Marseille, le 4 août… Ces viols de mineures commis la plupart du temps par des mineurs, Alain Bauer (Observatoire de la délinquance) en a dénombré 5 000 l’an dernier. Agresseurs occasionnels ou récidivistes ? Ils laissent derrière eux des victimes traumatisées pour la vie et des familles désemparées, meurtries.

[Instruisons le procès des indignés]

Le 18 janvier dernier, une jeune fille, Laetitia Perrais, disparaissait à Pornic, aux environs de Nantes. Son corps, mutilé, tronçonné, allait être retrouvé par la suite. Le 24 janvier, le procureur de Nantes mettait en examen un suspect de 31 ans, déjà condamné à treize reprises, et notamment par la cour d’Assises des mineurs de Loire-Atlantique, avant de l’être à nouveau pour des braquages à main armée. Le profil type du criminel récidiviste mais de nouveau laissé en liberté. Profitant d’une visite à Saint-Nazaire, le président de la République déclarait le 25 janvier : " Un tel drame ne peut rester sans suite. Je le dis très sereinement, mais il n’y aura pas une enquête de plus où l’on dira aux Français que tout a été parfait, sauf une jeune fille qui ne demandait qu’à vivre et qui a disparu. Il faudra des décisions et pas des commissions de réflexion… "

Ces propos déclenchèrent un ouragan médiatique et judiciaire
Nicolas Sarkozy avait parlé. Il avait instrumentalisé cette affaire ! Il avait " stigmatisé " les juges ! Le Syndicat de la magistrature prit la tête de la campagne, accusa le chef de l’État de provocation et d’incompétence, de ne pas donner de " moyens " à la justice. Sur un plateau de BFMTV, le substitut général de Paris, vice-président de ce syndicat, pointait du doigt le chef de l’État. Sans avoir un mot sur l’atrocité du crime, ni de compassion pour la famille de la victime. J’étais dans le studio ; j’en fis la remarque. Un instant plus tard, s’adressant au président de l’Association française des magistrats instructeurs qui lui succédait devant les caméras, le substitut eut ces mots : "
Surtout, n’oublie pas la larme pour les familles ! "
Au lendemain du cas tout aussi tragique de la petite Agnès, c’est le premier ministre qui a pris en charge le dossier, avec le garde des Sceaux, le ministre de l’Intérieur, celui de l’Éducation nationale. La gauche judiciaire s’est trouvée privée de l’argument Sarkozy. Dans le cas d’Agnès comme dans celui de Laetitia, il y avait bien des questions à se poser, des dysfonctionnements à révéler, des garde-fous supplémentaires à installer. Mais cette fois, l’orchestration ne marchait plus. Chacun se trouvait placé devant ses responsabilités. On pouvait rappeler que les socialistes s’étaient systématiquement opposés à tous les textes présentés par la droite sur la récidive, les peines planchers, les centres éducatifs fermés ; leurs sénateurs ont même refusé de débattre d’un texte du député Éric Ciotti sur un service citoyen d’encadrement des mineurs délinquants. Ils avaient voté contre au nom de la culture de l’excuse absolutoire, de la prévention, de la réinsertion, de la réintégration. Où est la limite ?

Ils auraient pu s’interroger sur un point : on a inscrit dans le préambule de la Constitution, au titre de la charte de l’environnement, le “principe de précaution”. Si ce principe s’applique à la protection de la nature, comment ne s’appliquerait-il pas à la protection de la société ? " Ah! dit le Syndicat de la magistrature, mais si les directeurs du collège avaient su qui était “Martin”, ils ne l’auraient pas accueilli ! " Quel terrible aveu. Le principe de précaution mis en oeuvre au collège du Chambon-sur-Lignon aurait pu éviter une marche blanche de plus.
François d'Orcival, de l'Institut

Si seulement les marches blanches faisaient avancer la conscience de la gauche politicienne archaïque, frileuse et conservatrice.
Les pacifistes aussi croyaient à la "der des der".

mardi 17 février 2009

Appel à manifestation silencieuse mardi à Pointe-à-Pitre contre la paralysie de la Guadeloupe

Guadeloupe: appel du "Comité pour la sauvegarde des libertés"

Pour la sauvegarde des libertés

Un groupe de citoyens appelle à une grande marche silencieuse, mardi 17/02, « pour la sauvegarde des libertés ». Le rendez-vous est fixé à 9 heures à la gare routière de Bergevin à Pointe-à-Pitre.

Une Grande Marche Silencieuse des Citoyens est donc prévue aujourd'hui mardi dans les rues de Pointe-à-Pitre. « Le Comité pour la sauvegarde des libertés individuelles, publiques et de l'avenir de la Guadeloupe », appelle massivement à la mobilisation. Il dénonce « les méthodes » et « les dérives » du mouvement entamé le 20 janvier dernier dans le département. Ses membres ont tenu à faire connaître leur désapprobation à travers plusieurs questions :

• Il n'est pas normal, de ne pas pouvoir circuler librement à cause de blocages des pompes à essence, de quel droit nous empêche-t-on de circuler librement ?

• Il n'est pas normal, de ne pas pouvoir envoyer nos enfants à l'école, pourquoi sacrifier l'avenir de nos enfants ?

• Il n'est pas normal, de ne pas pouvoirs travailler librement parce que les écoles, hôpitaux, commerces et entreprises sont menacés et fermés de force, dans quel but nous empêche t-on de travailler ?

• Il n'est pas normal, de ne pas pouvoir nourrir convenablement nos enfants, car les magasins sont vides ou fermés, de quel droit nous empêche-t-on de nourrir nos familles ?

• Pourquoi nos libertés fondamentales sont menacées sans que les pouvoirs publics ne s'en inquiètent, sommes-nous encore dans un véritable état de droit ?
A travers cette marche, le Comité entend ainsi exprimer « sa volonté d'une Guadeloupe pacifiée, soucieuse, de construire un avenir meilleur sans sacrifier les lendemains ni l'avenir des générations futures ».
Les organisateurs précisent que cette manifestation a été déclarée, conformément à la loi. Il est demandé de venir sans signes distinctifs.
Pour les personnes intéressées, un mail est à leur disposition afin de confirmer leur présence :

Les révolutionnaires du LKP renforcent les rapports de force

Appel du "Comité pour la sauvegarde des libertés" guadeloupéen à une manifestation silencieuse mardi à Pointe-à-Pitre

87,8 millions d'euros, auxquelles s'ajoutent 97,5 millions d'euros d'"autres mesures", tel est le montant des nouvelles mesures du gouvernement pour la Guadeloupe en 2009, selon un tableau présenté lundi par le secrétaire d'Etat, Yves Jégo. Pourtant, au 27e jour de grève générale, le LKP (Lire PaSiDupes sur les éléments qui le composent) a encore fait monter la tension d’un cran et le conflit s'envenime en Guadeloupe.

L’état de la situation

  • La majorité de la population reste dans l’expectative et se plaint des menaces et exactions diverses que subissent les Guadeloupéens qui souhaitent reprendre leur activité professionnelle et ne manifestent pas d’animosité contre les « béké ». Mais la presse ne rend compte que des actes de violence, du spectaculaire au détriment de la majorité silencieuse prise en otage.
  • Plusieurs communes de l'île ont été en proie à des violences dans la nuit de lundi avec des barrages routiers (présentés comme spontanés) en plusieurs points de la périphérie de Pointe-à-Pitre. La matinée de lundi avait été marquée par l'érection de barrages à des points stratégiques, puis par leur démantèlement par les forces de l'ordre. Autant les actions de la matinée semblaient organisées - cocotiers coupés à la tronçonneuse par exemple -, autant celles du soir paraissaient anarchiques, à l’initiative de jeunes gens, le visage masqué par des foulards, avec tous les matériaux à leur portée : troncs, détritus.
  • Ainsi, à Grand-Baie, des groupes de jeunes cagoulés ont érigé des barrages dont certains ont été incendiés. Au Gosier, petite commmune à 5 km de Pointe-à-Pitre, un incendie a été allumé. Des CRS munis de boucliers sont intervenus, accueillis par des jets de pavés pris par les manifestants dans le cimetière, selon un journaliste témoin.
    Sur le pont de La Boucan à Sainte-Rose (Basse-Terre), des groupes de jeunes ont caillassé les forces de l'ordre, selon des journalistes qui ont évoqué des scènes de "guérilla urbaine".
    Ces barrages avaient été levés pour empêcher à nouveau la circulation alors que la réouverture de stations services le week-end avait mis fin à la pénurie d'essence sévissant depuis des jours.

    Caillassées à plusieurs reprises, les forces de l'ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes et détonantes. Une voiture a été brûlée par les manifestants qui s’en prennent désormais aux représentants de l’Etat : la voiture du procureur de la République a été saccagée. Les forces de l'ordre ont été. Trois gendarmes mobiles caillassés ont été blessés, selon la même source, Aucune information n'avait cependant pu être obtenue en préfecture sur ce point.
    Les policiers ont procédé à une cinquantaine d'interpellations.Tous les interpellés du matin on été libérés au bout de quelques heures. Dix ont été convoquées en justice en juin pour notamment "violences avec armes".
  • Malgré près de 200 millions d’euros de mesures gouvernementales, Charlie Lendo, adjoint du leader des activistes du collectif de grève LKP, Elie Domota menace que faute de "satisfaction sur nos revendications, la mobilisation ira s'amplifiant". Lors d'un meeting du LKP à Pointe-à-Pitre lundi 16 au soir de leurs démonstrations de violence, les dirigeants du collectif révolutionnaire ont affirmé qu'ils ne se laisseraient pas "abattre par la répression", et réaffirmé que les revendications formulées par le collectif de syndicats, partis et associations étaient "justes", selon eux. Élie Domota, leader du LKP et du syndicat UGTG, avait déjà durci le ton durant le week-end, accusant une nouvelle fois le gouvernement de manquer à sa parole et avertissant que le mouvement allait "s'amplifier". Quelque soient les efforts financiers de la collectivité nationale.
  • Nicolas Sarkozy reprend la main

  • Le secrétaire d'État à l'Outre-Mer
    "Notre politique n'est pas d'acheter, comme ce fut tant de fois le cas auparavant, une illusoire paix provisoire", a affirmé de son côté Yves Jégo. "Chacun doit admettre qu'il est temps qu'une vie économique normale reprenne son cours. Mais ne nous méprenons pas : finir la grève, ce n'est pas en finir avec la crise", a-t-il prévenu dans une tribune parue dans Le Figaro de mardi . Et de poursuivre : "Il ne s'agit pas d'un mouvement de protestation sporadique, mais bien d'une triple crise. Une crise économique qui frappe toute la planète et atteint plus vite les économies fragiles, une crise structurelle liée aux dérives ultimes mais encore observables de l'héritage d'une économie de comptoir, et enfin, et peut-être surtout, une crise existentielle, en tout cas une crise sociétale."
  • Le Chef de l’Etat
    Face à ce regain de tension, Nicolas Sarkozy a décidé d'intervenir directement en fixant un rendez-vous jeudi aux élus de tous les départements d'Outre-Mer. C'est la première initiative directe du chef de l'État dans la crise antillaise .
  • Le Premier Ministre
    En marge d'un déplacement dans le Pas-de-Calais, François Fillon a indiqué que les médiateurs envoyés en Guadeloupe allaient faire "dans les prochaines heures" des propositions qui pourront "servir de base à une vraie négociation".
    Il a en même temps justifié l'intervention des forces de l'ordre, estimant que les barrages ne constituent pas des "moyens légaux" d'expression. "En même temps que nous encourageons le dialogue, nous sommes aussi en train de faire en sorte que la liberté de circulation soit respectée", a-t-il expliqué.

    L’Outre-Mer et l’effet d’aubaine
  • En Martinique
    Dans l’île voisine en grève depuis onze jours, la situation semble également bloquée. Entre 8.000 (selon la préfecture) à 15.000 personnes (selon les organisateurs) ont manifesté à Fort-de-France.
  • En Guyane
    Dans la foulée des conflits antillais, un collectif guyanais a lancé un appel à une marche de protestation mercredi "contre la vie chère". La population fait la queue devant les stations-service martiniquaises. La minorité activiste impose également la loi de la force à la majorité et a autorisé le réapprovisionnement de 28 des 85 stations, mais a forcé les petites stations, qui avaient rouvert ce week-end, à fermer de nouveau, bloquant ainsi les activités industrielles. Les tensions ont ravivé des rivalités raciales latentes, dans lesquelles la députée PRG Christiane Taubira, proche de Sa Cynique Majesté Royal, porte un lourde responsabilité. (Lire PaSiDupes) Les békés, des Blancs représentant 1 % de la population, sont accusés de détenir l'essentiel du business local.

    L’état de droit est menacé par une minorité d'extrémistes
  • A Paris, treize mouvements de gauche ont défilé en solidarité avec les Antilles.
  • En revanche, en Guadeloupe, un "Comité pour la sauvegarde des libertés" a appelé lundi à une manifestation silencieuse mardi à Pointe-à-Pitre contre la paralysie de l'île en raison de la grève. Parmi les signataires, Nicolas Vion, président de la fédération des professionnels de l'hôtellerie, a souhaité que cette manifestation se passe "dans le calme", tout regrettant les "exactions" qui ont marqué la journée de lundi.
  • mardi 19 février 2008

    Crime antisémite: le 'gang des barbares' renvoyé aux assises

    Association de malfaiteurs, enlèvement, séquestration en bande organisée avec actes de tortures et de barbarie, assassinat
    Juifs et musulmans sont des 'cousins' sémites pourtant le racisme les dresse les uns contre les autres !

    Ilan Halimi, jeune Français de confession juive, avait été enlevé le 20 janvier 2006 à Sceaux, où il avait été attiré dans un guet-apens par une jeune fille servant d'"appât". Après de vaines négociations avec sa famille pour une demande de rançon, il avait été retrouvé agonisant le 13 février près d'une gare de l'Essonne après avoir été séquestré pendant près de trois semaines.
    Selon les témoignages des membres du groupe, Ilan Halimi aurait été choisi parce qu'il était juif, ce qui dans la pauvre tête des membres du gang laissait supposer qu'il avait de l'argent et qu'il serait soutenu par sa communauté. Stéréotype qui a la vie plus dure que les victimes successives du racisme religieux primaire, sur lequel l'enseignement laïc n'a semble-t-il aucune prise…
    L'affaire est devenue emblématique du phénomène de l'antisémitisme. Une grande manifestation, émaillée d'incidents, avait été organisée par les organisations confessionnelles juives et antiracistes, à Paris, le 26 février 2006. Les parents de la victime, âgée de 23 ans, avaient été reçus par le président Chirac à l'Elysée, fait à l'époque exceptionnel.
    Devenu un symbole, Ilan Halimi a été inhumé à Jérusalem en février 2007 lors d'une cérémonie à laquelle assistait le grand rabbin de France, Joseph Sitruk.

    Presqu'une année après, jour pour jour, dans les Hauts-de-Seine, le "gang des barbares" de Bagneux, une bande de 20 complices présumés avec Youssouf Fofana à leur tête, a été renvoyé lundi devant la cour d'assises des mineurs pour le rapt et l'assassinat d'Ilan Halimi, en février 2006.
    Sept autres protagonistes de l'affaire sont renvoyés en correctionnelle pour non-dénonciation de crime tandis qu'une dernière suspecte sera jugée par le tribunal pour enfants.
    Le procès en cour d'assises des mineurs - dont la compétence est juridiquement obligatoire car certains des protagonistes étaient mineurs au moment des faits - pourrait se dérouler fin 2008 ou début 2009.

    Chef de bande en fuite réfugié en Côte-d'Ivoire, Youssouf Fofana, 27 ans, a été arrêté à Abidjan et extradé vers Paris, le 4 mars 2006. Il est depuis emprisonné, de même que … 18 des autres protagonistes. Le chef supposé du gang sera également jugé pour cinq autres tentatives d'enlèvements...
    Youssouf Fofana, mis en examen pour "association de malfaiteurs, enlèvement, séquestration en bande organisée avec actes de tortures et de barbarie, assassinat", reconnaît être le "meneur" du gang et avoir piloté l'enlèvement. Mais il nie avoir tué le jeune homme. Il encourt la réclusion à perpétuité.
    Initialement, Corinne Goetzmann et Baudoin Thouvenot, les juges parisiens n'avaient pas retenu le mobile raciste du crime, visant alors -contre l'avis du parquet- la circonstance aggravante de faits commis "en raison de l'appartenance de la victime à une ethnie, une race ou une religion déterminée". La justice était alors dans le déni de crimes anti-sémites …
    Mais Fofana tenait que nul ne l'ignore. Il n'a eu de cesse, depuis son arrestation, d'inonder de courriers remplis d'injures antisémites les juges d'instruction, le parquet a finalement retenu aussi le mobile raciste!
    Cette revendication affirmée de racisme n'a pas permis à la justice de détourner le mobile raciste en social. Décemment, l'enquête ne peut donc plus retenir que le mobile principal du crime serait crapuleux.
    Mais une telle barbarie du gang et l'insistance extrême de son chef à vouloir passer pour un martyr de la cause islamiste pose la question du mobile politique et fondamentaliste.

    Le Dimanche 26 Février 2006, plusieurs dizaines de milliers de personnes avaient défilé à Paris pour dénoncer le racisme et l’antisémitisme après l’horrible meurtre d’Ilan Halimi. A gauche, la délégation du PS, digne...
    A droite, ses amis.


    Ilian, la victime dont la seule faute était d'être juif, avait-il mérité un repos éternel, prématuré, à perpétuité?

    mardi 27 novembre 2007

    Villiers-le-Bel: policiers victimes du devoir

    Des journalistes ont été frappés et volés
    Une trentaine de policiers ont été blessés, dans la soirée du lundi 26 novembre, au cours de nouveaux affrontements à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise), au lendemain de la collision entre une petite moto de moto-cross et une voiture de police. Elle a coûté la vie aux deux adolescents qui roulaient sur la même moto, sans casques ni lumières vers 17h30. Ils n'avaient pas le souci du transport de leurs cartables, ni de leur devoirs à cette heure. Le refus de la priorité à droite et avéré, mais ces jeunes-là réclament le respect pour eux.
    Ce sont des tirs de grenaille qui ont blessé huit policiers, dont trois ont été admis à l’hôpital, a-t-on appris de source policière, sans que le problème des pistolets à grenaille ne soit posé. L’un d’eux aurait été blessé au visage, selon la même source, qui a ajouté que leurs jours. Imaginons que des policiers visent à la tête, alors qu'ils n'ont guère le droit de viser les jambes.
    Au total, 25 véhicules étaient en feu dans six communes du département: Villiers-le-Bel, Cergy, Goussainville, Sarcelles, Garges-lès-Gonesse et Ermont, a indiqué la préfecture, qui a également recensé dix feux de poubelles et cinq bâtiments dégradés dans ces villes. Ils ont appris la solidarité et ils appliquent les principes avec discernement…
    Les nouveaux affrontements de lundi ont éclaté peu après 19H30, entre une centaine de jeunes et les policiers, à Villiers-le-Bel, à environ 200 m du lieu où la moto-cross est venue percuter la voiture de police.
    Selon l'agence de presse, indulgente et gamine, pas de quoi fouetter un chat! Les jeunes, encagoulés, 'jouaient' au chat et à la souris avec les forces de l’ordre, les bombardant de projectiles [indéterminés?] et essuyant en retour des tirs de flashball et de gaz lacrymogènes, à l’entrée d’une des cités de Villiers-le-Bel, ce qui ne paraît pas équitable... En somme, la police fait de l'animation et les jeunes désoeuvrés se sont éclatés! Ils ont d'ailleurs pris possession d’un rond-point dont les CRS ne sont pas parvenus à les déloger, face à une pluie de projectiles [non identifiés?] et cela malgré le nombre de policiers jugé disproportionné par certains médias. Et si les jeunes sont assidus à l'école, malgré des soirées très agitées, les professeurs vont avoir la satisfaction de retrouver la même ambiance ludique et bonne enfant dans leur cours. Considérant une telle ambiance studieuse, ne nous étonnons pas que les résultats au bac soient désormais plus proche des 90 que des 80%.
    Un cameraman d’une télévision a reçu des coups au visage et s’est fait dérober sa caméra. N'est-ce pas la preuve de la convivialité et du sens civique de ces jeunes avides de désenclavement, d'animation et de …respect? Dans l’après-midi, une équipe de France 3 Ile-de-France s’était déjà fait voler sa caméra et l’un des journalistes avait été frappé. Par jeu. Quelques jeunes 'manipulaient' des cocktails Molotov, selon les journalistes sur place, qui n'envisagent pas qu'ils puissent s'en servir. Bientôt contre leurs camions...
    Il faut probablement entendre un cri pudique! Notre jeunesse désoeuvrée des quartiers défavorisés exprime ainsi son désir d'assimilation des valeurs de la république et d'intégration. Le service national leur fait cruellement défaut et c'est leur façon discrète de revendiquer le retour du service militaire. Or, les élus leur refusent les moyens de devenir des citoyens respectueux et respectables.
    D'ailleurs respectueux de leur cadre de vie et demandeurs du maintien de la proximité des services publics, selon certains partis et éducateurs fiables et représentatifs, une école maternelle a pourtant été incendiée, ainsi que, selon des journalistes sur place, un salon de coiffure et une auto-école. Bien que matures, ils ont commis une erreur de jeunesse. Juste un peu agacés par ces "symboles des institutions de la République" (salon de coiffure et auto-école!), nous avait-on expliqué à l'automne 2005.
    Plusieurs véhicules étaient en feu, dont une voiture de police et une benne à ordures, ainsi que des poubelles. Des débris de projectiles, notamment du verre, jonchaient la chaussée. Un autre véhicule de la police a été saccagé. Deux gros camions de pompiers n’ont pas pu intervenir sous les tirs de projectile et ont été obligés de rebrousser chemin. Les zones de non-droit n'existe pas et ne sont que le fruit de l'imagination d'odieux malveillants qui ne comprennent pas la jeunesse. Celle-là , en tout cas.
    Dans l'après-midi, retour de la barbarie à la respectabilité. Une marche silencieuse à la mémoire des deux jeunes accidentés a rassemblé plusieurs centaines de personnes, dont beaucoup de jeunes et de mères de famille, comme il se doit, pour mettre l'opinion de son côté. Les pères sont sans intérêt pour les médias et l'autorité paternelle est évacuée, puisque la mission des journalistes consiste à accréditer l'idée qu'il n'est d'autre responsabilité que celle de la société. Rue Louise Michel (une Communarde, pourtant!), où s'est produit l'accident mortel, les traces de voitures calcinées témoignent des échauffourées de la nuit dans lesquels 25 policiers et un sapeur pompier ont été blessés.
    Alors que le cortège passait devant le commissariat incendié de Villiers-le-Bel, dont seuls les murs tiennent encore debout, des jeunes prenaient des photos [avec des appareils de défavorisés], l'un d'entre eux lâchant: «Ça me fait tellement plaisir de voir ça». Mais pas autant qu'au journaliste qui rapporte les propos. Signe qu'au lendemain des violences qui ont éclaté hier soir dans cette commune du Val-d'Oise, le climat restait très malsain aujourd'hui. Le ressentiment à l'égard de la police comme des médias était palpable. Le sens moral -ou civique- l'était nettement moins…
    Les journalistes réalisent que toute leur propagande politicienne est mal reçue. Ils ne sont pas les bienvenus, les équipes de télé sont prises à partie, parfois physiquement. Une équipe de télé de France 3 s'est fait dérober sa caméra, sans violence. L'utilisation par les médias de l'expression «homicide involontaire» n'est pas justifiée ce qui suscite la colère. Il convient de laisser s'exprimer monsieur tout le monde, comme si son témoignage avait une quelconque valeur, hormis celle de propagande. Car les habitants prisonniers du contexte et de la rumeur veulent croire que la collision a été volontairement déclenchée par la patrouille de police, qui aurait ensuite pris la fuite, comme l'affirment certaines parties-prenantes, sans vergogne, mais avec toute l'objectivité dont ils sont capables.
    A en croire les habitants du quartier, la tension pourrait vite remonter. Un jeune dans le bus: «Ce soir faut qu'on soit tous là». Pour Ali, 36 ans, né à Villiers-le-Bel, «tant que la vérité ne sera pas faite, ça peut repartir comme il y a cinq mois». Une menace à peine voilée, qui s'appelle prendre ses désirs pour des réalités. Ne peut-on pourtant rêver de meilleure animation de quartiers?
    «Ça va être chaud ce soir», annonce sans sourciller, Ikram qui a pourtant réussi dans cet univers hostile et à 23 ans, c'est déjà un exploit, issu de l'immigration ou non...C'est un jeune commerçant qui a habité quinze ans Viliers-le-Bel avant de déménager au Blanc-Mesnil. «Les jeunes ne s'arrêteront pas tant qu'ils n'auront pas cramé le commissariat de Sarcelles», affirme-t-il, comme si c'était logique et naturel. La patrouille de police qui a été heurtée par la moto-cross était rattachée à la circonscription de Sarcelles, commune très proche de Villiers-le-Bel. Autre cible évoquée dans les conversations: le commissariat de Garges-lès-Gonesses, commune limitrophe de Sarcelles.
    Des agitateurs font circuler des légendes qui tendent à entretenir le climat. Selon la rumeur colportée par ceux qui ont intérêt à ce que le chaos s'empare de la zone, le père de Larami, 16 ans, l'un des jeunes de la Cité des Cerisaies décédé hier, aurait affirmé qu'un policier aurait menacé son fils la semaine dernière! De quoi mettre le feu aux poudres: on sait comment s'y prendre. Ce dernier a ainsi rapporté un échange qu'il aurait eu avec un policier affirmant que son fils «aura à faire à eux». Ce qui semble se concevoir, car personne n'affirme que les victimes étaient connues pour leur civisme. En revanche, les parents des ados ont appelé la population au calme. Et ce n'est pas une rumeur…
    Vers 13 heures lundi, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, s'est entretenue avec le maire PS de la ville, Didier Vaillant. A la sortie de l'entrevue, elle a dit partager l'émotion et la tristesse des familles des victimes, et souhaité rencontrer les familles, les pompiers et policiers blessés, ainsi que les commerçants victimes de dégradations. Il n'y a selon elle pas lieu de craindre une généralisation des violences.