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mercredi 18 décembre 2019

Depuis l'Olympe, Jupiter émet des signaux d'ouverture sur sa réforme des retraites

Macron se dit désormais ouvert à une "amélioration possible autour de l'âge pivot"

Il n'est pas en retrait, assure-t-il, mais modestement ..."en surplomb" !

En difficultés, l'impopulaire président se fixe maintenant pour "objectif d'obtenir une pause" de la mobilisation "pendant les fêtes" de fin d'année, lâche l'Elysée.

Les syndicats auraient-ils donc été enfin entendu au 14e  jour de grève ? 
L'ex-président jupitérien mollit : dorénavant, il se dit en effet "disposé à améliorer" le projet de réforme des retraites et envisage notamment "une amélioration possible autour de l'âge pivot" de départ à la retraite, a indiqué son entourage, mercredi 18 décembre, à l'adresse des organisations syndicales qui doivent défiler à Matignon cet après-midi pour une série de rencontres bilatérales de mise au point des violons, avant une rencontre multilatérale jeudi. 

Le chef de l'Etat tente de sauver la face.
"En même temps" qu'il affirme qu'il "n'abandonnera pas le projet" et ne le dénaturera pas non plus, il fait savoir aux responsables sociaux qu'il est disposé à l'améliorer, par le truchement des discussions avec les syndicats et au sein des établissements clé que sont la SNCF et la RATP", a nuancé l'Elysée, pour qui "c'est dans l'ordre des choses qu'il y ait des avancées d'ici la fin de la semaine"

Le président met de l'eau dans son fiel pour se rallier l'opinion.
Il s'est fixé pour "objectif d'obtenir une pause" de la mobilisation "pendant les fêtes" de fin d'année, assure-t-on.

Macron a renoncé à créer assez d'emplois pour financer son régime universel de retraite 

Il n'est plus question ni de réduction du chômage, ni de pouvoir d'achat, donc de création de richesse et de financement des retraites par l'augmentation du nombre des actifs.
Le gouvernement souhaite reculer l'âge de départ à la retraite, avec un âge pivot fixé à 64 ans à partir de 2027, afin d'équilibrer financièrement le système. Les salariés prenant leur retraite avant cet âge subiraient une décote, c'est-à-dire un malus,  s'ils en ont les moyens, ceux partant plus tard percevant au contraire un "bonus", s'ils ont encore la santé
Les syndicats rejettent en bloc cette discrimination, notamment la CFDT, qui est favorable à une unification des 42 systèmes de retraites existants, mais considère l'âge pivot comme une "ligne rouge". Son problème, c'est que sa proposition d'augmentation des cotisations est loin de faire l'unanimité.

Macron en est à quémander des idées pour faire rendre son projet controversé attractif et équitable. Il espère des propositions de la part des syndicats et c'est pourquoi l'entourage de Macron a décrit mercredi un gouvernement la gueule ouverte "dans un cycle de négociations et de discussions permanentes" en vue d'obtenir une pause de la mobilisation contre la réforme. Qui dit pause dit démobilisation...

Mardi, au soir de la troisième journée nationale de mobilisation intersyndicale contre la réforme de retraites, qu'ils ont qualifiée de "franc succès", les syndicats ont décidé qu'il n'y aura pas de trêve avant le retrait du projet de réforme et ont décidé de poursuivre le mouvement.
Dans l'intérêt bien compris de tous.

jeudi 15 novembre 2018

Brexit : May doit désormais vendre l'accord à sa Chambre des députés

May a arraché un compromis qui permet de ne pas couper tous les ponts avec l'Union européenne

Réparer les effets du vote populaire de défiance à l'Union européenne était une rude tâche
Ils réclament un nouveau vote pour ou contre l'Union européenne
La Première ministre britannique Theresa May n'a plus qu'à faire oeuvre de pédagogie auprès du Parlement pour qu'il accepte le projet d'accord sur le Brexit, qui suscite la méfiance des partisans d'une largage des amarres et des résistances dans son propre camp.

Le Parti conservateur est très divisé, entre partisans d'un Brexit dur et europhiles. Th. May a d'ailleurs dû batailler pendant cinq heures mercredi pour obtenir l'aval de son gouvernement au projet d'accord sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, conclu la veille avec Bruxelles.
Elle va présenter le texte ce jeudi, lors d'une allocution devant la Chambre des Communes qui se prononcera en décembre. En cas de vote négatif, elle devrait reprendre les négociations de Londres avec Bruxelles engagées à la suite du référendum de rejet de l'UE, le 23 juin 2016.

Or, le compromis actuel ligue contre lui à la fois des partisans et des opposants du Brexit, qui craignent que le Royaume-Uni reste soumis aux règles de l'UE pendant des années, mais sans qu'il n'ait plus son mot à dire.

La pierre d'achoppement se trouvait en Irlande, où il s'agissait d'éviter une "frontière dure" entre le Nord (province britannique) et le Sud (république indépendante, membre de l'UE et paradis fiscal), afin de préserver l'accord de paix de 1998. Le nouveau texte de près de 600 pages prévoit un "filet de sécurité" au lieu d'une frontière physique sur l'île.
Il prévoit un alignement réglementaire plus poussé pour l'Irlande du Nord pendant une période de transition, jusqu'à ce que les discussions sur la future relation commerciale entre les deux parties soient conclues.
Cette solution permettra de reprendre le contrôle de "notre argent, nos lois et nos frontières, mettra fin à la liberté de mouvement, protégera les emplois, la sécurité et notre union", a affirmé Mme May mercredi soir devant la presse.

Le maintien d'une union douanière entre le Royaume-Uni et l'UE 
"Avec cet accord, nous allons rester dans l'union douanière, nous allons rester, de fait, dans le marché unique", a rétorqué un de ses principaux opposants à l'intérieur du parti Conservateur, les Tories, Boris Johnson, sur la BBC. L'ex-chef de la diplomatie pro-Brexit a même estimé que cela ferait de leur pays un "Etat vassal" de l'UE.


Député de la droite du parti Conservateur,
Jacob Rees-Mogg est le leader d'un influent groupe de plusieurs dizaines de députés "Brexiters" tendance dure et il a lui aussi appelé ses collègues à rejeter l'accord.

Ce compromis "sape l'intégrité économique et constitutionnelle du Royaume-Uni" en accordant un traitement différent à l'Irlande du Nord, et n'est donc "pas acceptable", a mis en garde Arlene Foster, cheffe du parti nord-irlandais DUP, allié du Parti conservateur de Th. May et force d'appoint indispensable pour disposer d'une majorité absolue au Parlement composé de 650 députés.

Cette majorité est faible et des députés prévoient qu'elle s'amincisse encore un peu plus, comme l'envisage le député conservateur rebelle Peter Bone, conseiller du groupe de pression 'Leave means Leave', selon lequel la Première ministre risque de perdre le soutien de "nombreux députés conservateurs et de millions d'électeurs". Elle devra donc en trouver sur sa gauche.

Côté opposition, le patron du Parti travailliste Jeremy Corbyn, a indiqué qu'il était contre le texte, après s'être entretenu entretenu avec May mercredi.

L'accord suscite également la réprobation chez les anti-Brexit, qui ne peuvent se résoudre à quitter l'Union.

Et l'inégalité de traitement entre les différentes provinces britannique a suscité une vive réaction de la Première ministre écossaise, l'europhile Nicola Sturgeon, jugeant "dévastateur" pour l'Ecosse le projet d'accord, parce qu'il favoriserait l'Irlande du Nord.

May a déjà agité l'épouvantail d'une sortie sans accord
Il entraînerait une catastrophe économique et un chaos juridique que les sujets de Sa Gracieuse Majesté ont voulu dans les urnes. La première ministre brandit la menace d'un "pas de Brexit du tout", destinée aux députés eurosceptiques, mais que certains europhiles ont saisie pour conforter leur demande d'un second référendum, comme le Parti vert et un petit, mais croissant, nombre de députés conservateurs.

Dans la feuille de route du départ du Royaume-Uni de l'UE, fixé au 29 mars 2019, la prochaine étape est l'organisation d'un sommet exceptionnel des dirigeants européens destiné à valider le compromis, "probablement" le 25 novembre, selon le Premier ministre irlandais, Leo Varadkar.
Le président du Conseil européen, Donald Tusk, doit prononcer une allocution jeudi matin à 8h10 (7h10 HMT) à Bruxelles, et pourrait ainsi solennellement convoquer ce sommet, comme il en a le pouvoir.

Le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier, s'était réjoui des "progrès décisifs" dans les négociations sur le Brexit, ouvrant la voie à la finalisation d'un accord et à un "retrait ordonné" du Royaume-Uni de l'UE. Mais le Français l'avait dit: il reste encore "beaucoup, beaucoup de travail". Surtout pour Theresa May.

Il faut aussi que cesse la surenchère de réclamations britanniques visant à tirer de l'UE un maximum de dommages et intérêts pour
un départ volontaire, ne l'oublions pas.

samedi 7 avril 2018

SNCF : SUD-rail annonce un appel au durcissement du mouvement de grèves

Guerre psychologique : la macronie tend-elle les négociations pour se rallier les usagers ?

"La grève pourrait aller au-delà de juin," annonce la CGT-Cheminots



Une première session de discussions jeudi, qualifiée de "mascarade" par la CGT, s'était aussi soldée par un échec, selon les syndicats d'extrême gauche alliés dans la lutte contre la réforme de la SNCF et notamment moins hostiles à son ouverture à la concurrence qu'à la disparition du statut des cheminots, des droits acquis jugés archaïques et inégalitaires par une majorité de Français. 

Constat d'échec des nouvelles négociations de ce vendredi. Laurent Brun (CGT) et Erik Meyer (Sud-Rail) ont dénoncé la volonté, confirmée vendredi par le gouvernement, de mettre fin aux recrutements sous statut de cheminot, et l'annonce par la direction de la SNCF de son projet de modifier des règles s'appliquant à ceux qui sont déjà dans l'entreprise. "Aujourd'hui, l'élément central, c'est l'annonce par la direction de l'entreprise de la remise en cause du statut pour les cheminots qui resteraient dans l'entreprise", a dit Erik Meyer à la presse.

La CGT-Cheminots menace d'une grève qui pourrait aller "au-delà" de juin

"Il n'y a pas eu de négociation", a regretté le secrétaire général de la CGT Cheminots, Laurent Brun, à l'issue d'une réunion avec la ministre des Transports Elisabeth Borne. Il a assuré que la grève pourrait "aller au-delà du mois de juin".

Initialement, les syndicats de la SNCF avaient annoncé 36 jours de grève, du 3 avril à la fin du mois de juin, suivant ce  planning :
En avril les 3, 4, 8, 9, 13, 14, 18, 19, 23, 24, 28 et 29.En mai les 3, 4, 8, 9, 13, 14, 18, 19, 23, 24, 28 et 29.Et en juin les 2, 3, 7, 8, 12, 13, 17, 18, 22, 23, 27 et le 28.
"On nous enfume; l'objectif est bien de démanteler l'entreprise et les cheminots", a-t-il ajouté. Après des grèves très suivies mardi et mercredi, le mouvement reprendra dimanche et lundi, ce qui implique un ralentissement du trafic dès ce samedi à compter de 20h00. 

Sud-Rail appellera lundi à "durcir le mouvement," a confirmé Erik Meyer
"Nous allons tenir un marathon si le gouvernement nous l'impose", a mis en garde Laurent Brun. 

Le ministre d'Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, en charge des transports, Nicolas Hulot, ministre de tutelle d'Elisabeth Borne, va-t-il finir par manquer le train des négociations ?

lundi 13 novembre 2017

Loi travail de Macron: recrudescence de conflits sociaux annoncée

L'entrée en vigueur de la réforme risque de faire monter les tensions dans les entreprises 

Pour la quatrième fois, la CGT appelle à manifester contre les ordonnances réformant le Code du travail

Or, 
la mobilisation jeudi contre la réforme du Code du travail devrait rester limitée. 
L'appel syndical intervient à la veille de la ratification des ordonnances par le Parlement, mais la pression de la rue risque d'être insuffisante : le pouvoir ne s'attend pas à une affluence plus grande que le 19 octobre, quand le syndicat d'extrême gauche n'avait réussi à convaincre que Solidaires.

Force ouvrière lance pourtant un appel conjoint officiel. 
Le niveau de la participation à la mobilisation du 16 novembre sera un test de l'influence de Jean-Claude Mailly. 
En octobreune partie de ses troupes - la plus radicale - a déjà défilé, bien que le leader de FO ait alors exprimé des réticences personnelles. On sait en effet que Mailly est réceptif au discours de Macron. 
En novembre, l'appel de FO au côté de la CGT donnera une indication sur l'influence du leader cette fois rallié à sa base, puisque l'ensemble de ses troupes sera finalement dans la rue. Mailly aurait cédé en envisageant que cette journée sera un baroud d'honneur syndical.

Le monde syndical s'épuise en coups d'épées dans l'eau.
La presse acquise à Macron établit une comparaison hasardeuse, opposant une période de crise financière internationale à une période de reprise annoncée. Les journaux assurent ainsi que le record de conflictualité constaté en 2010 contre la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy ne sera pas égalé par les actions de 2016, puis de 2017 contre les lois travail successives, pourtant imposées d'abord au moyen de l'article 46.3 par Hollande et Valls, puis par la force des ordonnances de Macron et Philippe. Ce record avait été suivi dans la foulée d'une chute historique. 
Il y a sept ans, le ministère du Travail a comptabilisé 3,3 % des entreprises ayant déclaré un jour de grève et 318 jours de grève pour 1.000 salariés. En 2011, avec la reprise de la confiance, le taux était divisé par près de deux et le nombre de jours avait chuté de 80 %. En 2015, dernière année connue, la conflictualité a encore baissé à 1,3 % et 69 jours.
Le gouvernement envisagerait même de s'offrir le luxe du rétablissement du jour de carence dans la fonction publique. L’Insee estime pourtant que son retour entre 2012 et 2014 a divisé par deux les arrêts maladie de deux jours, mais augmenté de 25 % les arrêts d’une semaine et plus...

Négociation rime avec conflit

Malgré la perte actuelle d'influence des syndicats dans la rue, l'exécutif doit encore s'assurer que sa réforme ne va pas provoquer une déferlante de négociations et donc de conflits. 
Une étude publiée début 2017 par le ministère du Travail constate qu'en 2014, "75 % des entreprises déclarant une grève ont engagé des négociations contre 13 % de celles qui n'en ont mentionné aucune ". "Parmi les entreprises ayant négocié en 2014 sur un thème au moins, 87 % de celles qui déclarent une grève au moins ont conclu un accord", est-il aussi précisé.

La négociation est toujours un rapport de forces. 
Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si, au tournant des années 2000, les 35 heures ont donné lieu à un record d'accords, installant durablement la négociation dans les rapports au travail, mais assortie d'une forte dégradation des relations internes à l'entreprise. Le réflexe est d’attribuer de nombreux échecs de négociation au rapport de forces, ou au jeu de pouvoir, auquel se prêterait la  partie adverse.

samedi 25 juin 2016

Brexit: Hollande, intransigeant sur l'application des règles de sortie du Royaume Uni

Hollande, mou à l'intérieur, exigeant à l'extérieur 

François Hollande a insisté samedi sur la pleine application des règles de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne
après le vote du peuple britannique en faveur du Brexit.

Vendredi, le Premier ministre britannique, David Cameron, a annoncé qu'il laissera le soin à son successeur de recourir à l'article 50 qui déclenchera jusqu'à deux ans de négociations sur la sortie de son pays de l'UE.

Son possible successeur, à désigner en octobre, pourrait être Boris Johnson, qui a fait campagne pour le Brexit. Or, celui-ci a jugé qu'"il n'y a actuellement nul besoin de se hâter (...). Il n'y a aucune raison de se précipiter à invoquer l'article 50".

Paris partage  la position de fermeté de  l'Allemagne vis-à-vis du Royaume-Uni, ainsi que d'autres pays Européens qui veulent éviter que les Britanniques fassent du chantage à l'article 50 en faisant traîner les négociations pour obtenir davantage de l'UE.
"Nous devons en tirer toutes les conclusions et toutes les conséquences", a déclaré samedi le président français, lors d'une déclaration au côté du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, à l'Elysée. "Il y a pour la planète entière une interrogation : que va-t-il se passer ?", a-t-il ajouté.
"Nous devons maintenant organiser cette séparation mais nous devons le faire en bon ordre et avec les règles qui sont celles prévues par les traités qui doivent être mises en oeuvre."

Comme les autres, la France maintiendra ses accords bi-latéraux avec le Royaume-Uni, dans l'attente de la notification britannique de son retrait officiel, a confirmé François Hollande, notamment sur le plan économique, sur la question des migrants et des réfugiés et en matière de défense.

mardi 4 novembre 2014

Le pacte de responsabilité ne motive que 5 des 50 branches

Les négociations s'engagent avec une petite minorité de branches d'activité

Les négociations sur les contreparties au Pacte de responsabilité débouchent sur ...deux accords
,
a f
ait savoir Matignon.
Les attentes du gouvernement en matière d'investissements et d'emplois devraient être formalisées en échange des 41 milliards d'euros de baisses de cotisations et de fiscalité des entreprises du Pacte de responsabilité que le Premier ministre supervise ce mardi en "Comité de suivi des aides publiques aux entreprises et des engagements".
Une réunion préparatoire s'est tenue lundi matin au ministère de l'Emploi, en présence des 50 branches professionnelles les plus importantes, qui représentent 60% des salariés.

Les partenaires sociaux ont engagé des négociations dans seulement une quinzaine de secteurs, selon un décompte fourni par les services du Premier ministre. Elles ont abouti dans la chimie et la métallurgie, mais se poursuivent dans 13 autres branches.
Des pourparlers sont encore espérés dans une trentaine d'autres secteurs, mais six branches sont au point mort.

Dix secteurs ont programmé des négociations 

Le "pacte " de responsabilité
ne satisfait personne
"La volonté de négocier ne s'est pas encore traduite par un programme de négociations" dans 19 autres, soit un gros tiers, admet-on dans l'entourage de Manuel Valls. C'est notamment le cas des secteurs de l'immobilier et des hôtels-cafés-restaurants, particulièrement maltraités par la majorité présidentielle
"Par rapport à septembre, il y a du mieux", assure un conseiller qui préfère garder l'anonymat, rappelant qu'à la rentrée 17 branches sur 50 n'avaient programmé aucune réunion de travail sur le Pacte, contre six aujourd'hui.

Les six branches récalcitrantes sont parmi les plus ciblées par le gouvernement: pharmacies et officines, restauration de collectivité, cabinets médicaux, gardiens et concierges d'immeubles, établissements privés d'enseignement et experts comptables.
"A l'évidence le Premier ministre va considérer qu'il n'est pas normal qu'il reste six branches d'activité où il ne s'est rien passé", menace un proche du Premier ministre. 
L'exécutif paie ainsi ses attaques contre certains secteurs qu'il a désigné à la vindicte populaire.


jeudi 13 février 2014

Dialogue social: la CGT déchire les propositions du Medef sur le chômage

La CGT retourne à ses vieux démons totalitaires

La CGT a repoussé du pied les propositions du patronat


Le chef de la délégation cégétiste est arrivé jeudi  en brandissant le document.
Transmis la veille aux syndicats par le MEDEF, première organisation patronale française, la proposition patronale suggère notamment de faire varier les droits en fonction du niveau du chômage. "Voilà ce que la CGT pense du projet du Medef", a déclaré Eric Aubinjoignant le geste à la parole, à l'ouverture de la troisième séance de négociations sur l'assurance chômage au siège du Medef.
Les conseils de retenue de Michel Sapin restent inaudibles
"La CGT appelle les salariés, les demandeurs d'emploi, les précaires, les intérimaires et les intermittents du spectacle à se préparer au rapport de force", a-t-il ajouté.
MEDEF, CGPME et Union professionnelle de l'artisanat (UPA) continuent de préconiser une "réforme en profondeur" de l'assurance chômage, déficitaire de quatre milliards d'euros en 2013.
Organisme gestionnaire de l'assurance chômage, l'UNEDIC, prévoit en effet un nouveau déficit de 4,3 milliards en 2014, avec une dette cumulée de 22,1 milliards à la fin de cette année et de 37,2 milliards fin 2017, si rien n'est fait pour y remédier.
C'est pourquoi le patronat propose de faire varier les droits des chômeurs, la durée de leur indemnisation et la durée minimale d'affiliation à l'UNEDIC en fonction du niveau de chômage.

Eric Aubin a ensuite  admis avoir obtenu que soit clarifié le statut mis sur la table avec ce document. Lle négociateur du Medef, Jean-François Pilliard, a précisé que ce n'était "en aucun cas un projet (d'accord)" et "la CGT a pris acte".

Le cas effarant des intermittents du spectacle

Le MEDEF suggère de mettre de l'ordre dans ce régime particulièrement privilégié en rendant obligatoire l'affiliation à l'UNEDIC de tous les contractuels engagés par des employeurs publics et de relever à 36 mois (et non 24) le seuil  - actuellement fixé à 50 ans - à partir duquel les seniors ont droit d'allocations, en fonction du report de l'âge légal de départ à la retraite.

Le patronat prône le déplafonnement du report de l'indemnisation en cas d'indemnités "supra-légales" versées aux salariés licenciés - délai de carence aujourd'hui fixé à 75 jours maximum, dont la suppression pourrait générer des économies.

Mais celle  qui suscite le plus de trouble est la proposition qui vise à réintégrer le régime des ouvriers et techniciens de l'audiovisuel et des artistes du spectacle vivant dans le régime commun. 
Ce qui revient à supprimer leur régime spécifique.
"C'est une déclaration de guerre !" a déclaré mercredi le porte-parole de la Coordination des intermittents et précaires du spectacle, Samuel Churin (ci-contre à gauche), 
un proche d'Olivier Py (ci-contre), qui s'illustra d'abord par une grève de la faim de 28 jours en 1995, en soutien au drame bosniaque, puis à propos de la situation en Syrie et, en décembre 2012, contre l'Église catholique, dans le cadre du débat sur le mariage homo en France. Py se voit alors confier la direction du Festival d'Avignon à partir de septembre 2013.

100.000 personnes perçoivent plus de 1,3 milliards d'euros pour 240 millions de cotisations, soulignent les détracteurs du régime des intermittents du spectacle.
Le patronat suggère que, si l'Etat tient à maintenir un régime d'indemnisation préférencielle en faveur de cette catégorie, les contribuables français prennent en charge son surcoût, évalué à 320 millions d'euros.

Une négociation du  donnant-donnant

Qu'en ont-ils fait ?
Les propositions "provocatrices" du patronat font partie d'une stratégie de négociation, a estimé Véronique Descacq, la négociatrice de la CFDT. De façon plus générale et alors que le "pacte de responsabilité" le soumet à des contraintes, le patronat a en effet proposé "d'étudier l'opportunité d'ouvrir une concertation avec l'Etat sur les conditions de sa participation financière au régime d'assurance chômage au titre de la solidarité nationale".
Pour la CFDT, elle a rappelé que le Medef a évoqué les intermittents du spectacle lors des premières séances et qu' "à l'unanimité" les syndicats avaient refusé de soulever ce sujet controversé pendant cette négociation.
Elle a réaffirmé que l'objectif prioritaire des syndicats est de mettre en place les "droits rechargeables" prévus par l'accord interprofessionnel de janvier 2013.
Ce dispositif permet de cumuler les droits acquis pendant des périodes d'emploi différentes et de garder les reliquats d'indemnisation non consommés lors de la reprise d'un travail.

Véronique Descacq s'est dite prête à parler modulation des droits selon la conjoncture, à condition 
Elle revendique l'acceptation par le MEDEF d'augmenter les cotisations patronales en période de croissance.

 Stéphane Lardy, son homologue de Force ouvrière, a néanmoins estimé qu'il y avait "comme d'habitude beaucoup de provocation" dans les propositions du patronat. "Tout ça c'est du chiffon rouge mais on essaye de ne pas faire le taureau, on essaye d'être intelligent", a-t-il polémiqué.

Le patronat a défendu des mesures d'assainissement
"Ne rien faire, c'est prendre le risque à un terme relativement rapide de compromettre l'existence même de l'assurance chômage."

Concernant les "fonctionnaires du spectacle", il a fait valoir que ce n'est pas à l'ensemble de la collectivité de supporter les coûts supplémentaires de leur régime.

Le président de la CGPME, Jean-François Roubaud, a quant à lui estimé difficile de faire passer les propositions du patronat. "Mais ce n'est pas parce que c'est difficile qu'il ne faut pas mettre des idées sur la table", a-t-il déclaré, ménageant la chèvre  et Monsieur Seguin, sans admettre que la portion de chou des intermittents reste en travers de la gorge du contibuable.

mardi 10 juillet 2012

Qui seront les pigeons de la conférence sociale de Hollande

La "grande" conférence sociale  "poudre aux yeux" du président Hollande 



La "grande" kermesse
dont nous sommes les pigeons
du stand de tir



Hollande se gargarise de formules creuses, voire stupides

Le Chef de l'Etat prône une politique du "compromis positif" !
Pour les autres, un compromis est tout sauf positif, puisqu'il consacre des divergences et produit de l'eau tiède. 
Et "positif" pour qui, d'ailleurs ?
Martine Aubry avait-elle adopté un "compromis positif" quand elle avait imposé aux partenaires sociaux sa réforme des 35 heures ?

La "gauche molle" assure que "l'Etat ne pourra pas rester inactif"

Mais Ayrault-zéro a pourtant prévenu que
l
'objectif de cette "grande" conférence n'est  pas d'annoncer des projets de loi ou des mesures précises, mais de cerner les thèmes qui devront faire à la rentrée l'objet de négociations

Devant quelque 300 participants à la grande messe sociale, François Hollande a flatté ces "corps intermédiaires sans lesquels la France ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui". 
"Il ne s'agit pas d'un sommet ponctuel", affirme-t-il:  les négociations, il les a renvoyés à septembre  et, pour les mesures concrètes ", ils ont "rendez-vous dans un an ". 

VOIR et ENTENDRE les réactions désenchantées, dont celle de Michel Sapin admettant qu'il est "trop tôt pour les convergences" :


Bertrand et Wauquiez dénoncent une éventuelle hausse des prélèvements obligatoires, dont la CSG
Une "erreur sans pareil" pour l'un, "criminelle"pour l'autre. 

Xavier Bertrand a estimé que la conférence sociale qui se tient depuis lundi avec les partenaires sociaux avait pour "vocation" de "faire avaler la pilule" de cette hausse. Selon l'ex-ministre du Travail, la mesure est une  "erreur sans pareil" qui va s'attaquer au "pouvoir d'achat de tous les Français".  "C'était dans le programme de François Hollande, l'augmentation de la CSG ? Non !", a-t-il poursuivi, accablé, sur BFM TV et RMC. 


"Une augmentation de la CSG, c'est criminel"

Laurent Wauquiez, l'ancien ministre de l'Enseignement supérieur observe sur France 2 que les "grandes phrases" de la conférence sociale  cachent en réalité "une hausse brutale d'impôt" et de la CSG pour "ceux qui travaillent". 
Il souligne que dans le cadre d'une réforme du financement de la sécurité sociale comme annoncée par le président François Hollande durant la campagne présidentielle, il n'y aura "pas une augmentation équitable (de la CSG) pour tout le monde" et qu'il y a "un risque de voir remise en cause la CSG réduite pour les retraités".

Laurent Wauquiez s'est par ailleurs gaussé de la méthode de François Hollande au travers de la conférence sociale : "On nous avait annoncé une présidence normale, on est en train de basculer dans une présidence plan-plan".

"Au fond, plus rien ne se passe, plus rien ne se décide et le pays ne peut pas se le permettre (...) Je ne voudrais pas qu'on s'endorme collectivement, le pays a besoin d'être protégé", a-t-il conclu.


mardi 1 mai 2012

Hollande refuse les débats mais prétend imposer les thèmes de campagne


Hollande décide que la "frontière" n'est pas "le sujet principal" de l'élection


Hollande décide pour les autres quand on ne lui demande rien,
mais convoque les syndicats ou des commissions quand la décision lui apprtient !



François Hollande aimerait imposer ses thèmes au président-sortant

L
e candidat suppléant de D. Strauss-Kahn a estimé lundi que le thème de la frontière développé dimanche par Nicolas Sarkozy n'est "pas "le sujet principal" de l'élection

Sur Europe 1, le candidat socialiste a donné son sentiment: "Je ne pense pas que la frontière soit le sujet principal de l'élection présidentielle". Ca le regarde et les Français jugeront. Le journaliste complice lui tendait ainsi la perche sur le discours de Nicolas Sarkozy, dimanche à Toulouse, où il a souligné l'"enjeu majeur" de "remettre les frontières au centre du débat et de la question politique".

Le socialiste de salons confond causes et conséquences

Plutôt que de désépaissir le flou de ses intentions, Hollande a accusé le président-candidat d'être responsable des problèmes qui peuvent se poser autour de la question.

François Hollande a déclaré des banalités

"La France n'a jamais été sans frontières. La France n'est pas ouverte à tous. La preuve, c'est que nous avons des règles et des principes pour entrer sur le territoire. Elle n'est pas ouverte à tous les produits.... Ne laissons pas penser qu'il y a eu dans ces dernières années une espèce d'acceptation". Le candidat du changement n'a rien rien voulu préciser de l'avenir des Français si une majorité, si faible soit-elle, le désignait.
En généraliste, le candidat "normal" s'est abstenu d'informer les électeurs sur les moyens qu'il mettrait en oeuvre
" Certes, a-t-il relevé, il faut empêcher l'entrée de produits "qui ne respectent pas précisément des considérations écologiques ou sociales" ou encore "maîtriser l'immigration", et c'est au niveau européen, a-t-il ajouté, sans rien dire. 
Sur la défensive, il s'est réfugié dans la polémique
Oublieux de l'opposition socialiste à tout au Parlement, il s'est encore lancé dans le dénigrement. " Toutefois, s'il y a une "Europe offerte" et s'il y a eu "la levée d'un certain nombre de règles", "qui en a décidé ? Qui est le président de la République depuis cinq ans ? Qui a présidé le G20 ? Qui a présidé l'Union européenne ?, a lancé François Hollande à l'adresse de Nicolas Sarkozy.
Le président-sortant que l'Europe loue comme meneur d'hommes n'est pas prophète ni Rue de Solférino ni à Libération !
Le débatteur qui refuse les débats se fait les questions et les réponses

"On viendrait vous dire: au bout de dix ans, nous constatons finalement que nous ne maîtrisons pas la mondialisation, c'est vrai, la mondialisation n'est pas maîtrisée", s'est-il étonné. "C'est le président de la République, Nicolas Sarkozy, qui a été aussi ministre de l'Intérieur pendant cinq ans, qui a été le responsable de la politique migratoire", a-t-il accusé sans faire avancer la réflexion.

François Hollande doute de François Bayrou

Le député de Corrèze ne touche toujours pas le sol 

Hollande a également déclaré lundi qu'il ne voulait pas "peser" sur une décision éventuelle de François Bayrou concernant sa candidature, répétant qu'il n'est pas question pour lui de "négociations" entre les deux tours. "Je ne veux pas peser sur sa décision", a souligné le candidat socialiste sur Europe 1.
Comme Martine Brochen-Aubry n'a pas pesé non plus sur la décision des Verts d'Europe-Ecologie?

Hollande ostracise les électeurs du MoDem

"Il est libre, il n'appartient pas à la gauche, il l'a dit, il n'appartient pas à la droite. C'est tout son problème et c'est une partie de la solution", a-t-il jugé, décidé à ne pas s'abaisser. "Je ne fais pas de négociations entre les deux tours. Je l'ai toujours dit. Je rassemble la gauche d'abord. Elle s'est elle-même mise en mouvement derrière ma candidature", a poursuivi le candidat socialiste. Attendons la prochaine nuit sans lune pour un complot au centre !

A noter que dans le même réflexe d'hégémonique, il exclut pareillement l'électorat de l'extrême droite.

Ainsi, Bayrou et ses électeurs n'ont-ils rien à espérer de la gauche socialo-communiste: ils n'ont pas les mêmes valeurs... Savoir si les serviettes du centre se mélangeraient donc avec les torchons de gauche et d'extrême gauche.