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lundi 13 novembre 2017

Loi travail de Macron: recrudescence de conflits sociaux annoncée

L'entrée en vigueur de la réforme risque de faire monter les tensions dans les entreprises 

Pour la quatrième fois, la CGT appelle à manifester contre les ordonnances réformant le Code du travail

Or, 
la mobilisation jeudi contre la réforme du Code du travail devrait rester limitée. 
L'appel syndical intervient à la veille de la ratification des ordonnances par le Parlement, mais la pression de la rue risque d'être insuffisante : le pouvoir ne s'attend pas à une affluence plus grande que le 19 octobre, quand le syndicat d'extrême gauche n'avait réussi à convaincre que Solidaires.

Force ouvrière lance pourtant un appel conjoint officiel. 
Le niveau de la participation à la mobilisation du 16 novembre sera un test de l'influence de Jean-Claude Mailly. 
En octobreune partie de ses troupes - la plus radicale - a déjà défilé, bien que le leader de FO ait alors exprimé des réticences personnelles. On sait en effet que Mailly est réceptif au discours de Macron. 
En novembre, l'appel de FO au côté de la CGT donnera une indication sur l'influence du leader cette fois rallié à sa base, puisque l'ensemble de ses troupes sera finalement dans la rue. Mailly aurait cédé en envisageant que cette journée sera un baroud d'honneur syndical.

Le monde syndical s'épuise en coups d'épées dans l'eau.
La presse acquise à Macron établit une comparaison hasardeuse, opposant une période de crise financière internationale à une période de reprise annoncée. Les journaux assurent ainsi que le record de conflictualité constaté en 2010 contre la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy ne sera pas égalé par les actions de 2016, puis de 2017 contre les lois travail successives, pourtant imposées d'abord au moyen de l'article 46.3 par Hollande et Valls, puis par la force des ordonnances de Macron et Philippe. Ce record avait été suivi dans la foulée d'une chute historique. 
Il y a sept ans, le ministère du Travail a comptabilisé 3,3 % des entreprises ayant déclaré un jour de grève et 318 jours de grève pour 1.000 salariés. En 2011, avec la reprise de la confiance, le taux était divisé par près de deux et le nombre de jours avait chuté de 80 %. En 2015, dernière année connue, la conflictualité a encore baissé à 1,3 % et 69 jours.
Le gouvernement envisagerait même de s'offrir le luxe du rétablissement du jour de carence dans la fonction publique. L’Insee estime pourtant que son retour entre 2012 et 2014 a divisé par deux les arrêts maladie de deux jours, mais augmenté de 25 % les arrêts d’une semaine et plus...

Négociation rime avec conflit

Malgré la perte actuelle d'influence des syndicats dans la rue, l'exécutif doit encore s'assurer que sa réforme ne va pas provoquer une déferlante de négociations et donc de conflits. 
Une étude publiée début 2017 par le ministère du Travail constate qu'en 2014, "75 % des entreprises déclarant une grève ont engagé des négociations contre 13 % de celles qui n'en ont mentionné aucune ". "Parmi les entreprises ayant négocié en 2014 sur un thème au moins, 87 % de celles qui déclarent une grève au moins ont conclu un accord", est-il aussi précisé.

La négociation est toujours un rapport de forces. 
Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si, au tournant des années 2000, les 35 heures ont donné lieu à un record d'accords, installant durablement la négociation dans les rapports au travail, mais assortie d'une forte dégradation des relations internes à l'entreprise. Le réflexe est d’attribuer de nombreux échecs de négociation au rapport de forces, ou au jeu de pouvoir, auquel se prêterait la  partie adverse.

mercredi 5 juillet 2017

Ministre nanti issu de la société civile : le CV de Nicolas Hulot met l'Elysée dans l'embarras

Nicolas Hulot a profité de larges rémunérations versées par sa fondation et une entreprise

L'Elysée avait mis le  temps pour  vérifier les CV de ministres

Après Sylvie Goulard, François Bayrou, Richard Ferrand, Muriel Pénicaud, Nicolas Hulot est le cinquième en situation embarrassante.

Ce mercredi matin, le Canard Enchaîné a fait resurgir le passé de Nicolas Hulot, ex-animateur d'Ushuaïa, émission dont il continue de tirer de jolis bénéfices plusieurs décennies après. 
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Via sa société Eole Conseil, le ministre de l'Ecologie toucherait des royalties sur la vente des produits pour le corps Ushuaïa. "La marque appartient à TF1, mais la chaîne a cédé la licence à une dizaine de grands défenseurs de la nature, tels L'Oréal ou l'opticien Atoll. Hulot, qui a signé un contrat avec TF1, touche une partie des royalties, ironise l'hebdomadaire. En 1992, ce deal juteux lui rapportait déjà 113.000 euros. 

Résultat de recherche d'images pour "produits ushuaia"Depuis les recettes se sont envolées", détaille l'hebdomadaire anarchiste. Le Canard enchaîné qui a pu consulter "une dizaine de comptes annuels", estime qu'Eole Conseil a encaissé entre 480.000 et 715.000 euros par an depuis 2000. Or, Nicolas Hulot, qui possède 99,9% de la société, en est l'unique bénéficiaire. "Autrement dit, il encaisse tous les bénéfices".

L'actionnaire Hulot serait aussi grassement rémunéré en tant qu'unique salarié de la société. 
Le Canard Enchaîné évalue ses salaires à "290.000 euros en 2013, complétés par 66.000 euros de dividendes, soit 356.000 euros de revenus au total, selon les comptes déposés par Hulot cette année-là". 
Les comptes de 2014 et 2015 ont par contre été diffusés sous le régime de la confidentialité et ceux de 2016 n'ont toujours pas été déposés.

Les craintes de conflit d'intérêts se précisent

Résultat de recherche d'images pour "Nicolas Hulot Macron"La veille de sa nomination au gouvernement, Nicolas Hulot a abandonné en assemblée générale la gérance de sa boîte. 

Mais il en reste propriétaire et continuera à toucher les dividendes, affirme le Canard Enchaîné. 
Résultat de recherche d'images pour "Eole conseil"Et, selon ses nouveaux statuts mis à jour le 21 juin, Eole a pour objet la "création" de livres ou de films, "la promotion de l'image et de la personne de Nicolas Hulot", mais aussi le "conseil en relations publiques et en communication sous toutes ses formes" ou encore "l'organisation et l'animation de conférences". Des dispositions qui auraient inquiété l'Elysée. 

Le Château aurait donc demandé à Nicolas Hulot d'abandonner la gérance de sa société. 

Résultat de recherche d'images pour "Nicolas Hulot Macron"
Pour Le Canard Enchaîné, on craignait en haut lieu les possibles conflits d'intérêts. Nicolas Hulot s'est toutefois défendu auprès du journal. "Je n'ai jamais donné de conférences rémunérées ni joué les consultants", a assuré le ministre. "Toutes les recettes d'Eole proviennent des produits Ushuaïa et de droits d'auteur sur des livres".
L'annonce de la composition du gouvernement devait avoir le mardi en fin de journée et le premier conseil des ministres se tenir mercredi à 10 heures. Finalement, tout fut décalé de 24 heures. L'Elysée indiqua que "conformément à ses engagements de moraliser la vie publique, le Président […] a souhaité introduire un temps de vérification afin que la direction générale des Finances publiques et la Haute autorité pour la transparence de la vie publique [HATVP] puissent réaliser les diligences nécessaires"... 
Comprendre : passer au crible "la situation fiscale" des possibles futurs membres du gouvernement et
s'assurer qu'ils "ne se trouvent pas dans des situations de conflit d'intérêts". Tout cela prend du temps. "Une procédure approfondie sera menée sur la situation fiscale et les déclarations d’intérêts des membres du gouvernement dès leur nomination", précisa également le texte de la présidence...

jeudi 9 juin 2016

Hausse du nombre de faillites en 2016

Si "ça va "mieux, pas pour les petites entreprises

Les faillites ont augmenté de 10% en 2016 

La France connaît une croissance inférieure à la moyenne des autres pays de l’OCDE. 
Or, les PME-PMI sur lesquelles comptent le président Hollande sont particulièrement vulnérables. Les défaillances cumulées sur 12 mois diminuent dans la construction, l’industrie, le soutien aux entreprises, le commerce et la réparation automobile, l’information et communication, ainsi que le transport. En revanche, en mars 2016, le cumul des défaillances est stable dans les secteurs non-productifs, tels l’enseignement, santé, action sociale et services aux ménages, mais augmente dans l’hébergement-restauration à l'approche de l'Euro de football.

En France, il y a 63.000 faillites d'entreprises  chaque année. C'est une mise en garde de Arnaud Montebourg au Mont Beuvray en mai 2016. On peut discuter la précision des chiffres, comme le fait France Info, à la suite des informations de l'ancien ministre ministre de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique invité de France Inter, sa consoeur du service public

Arnaud Montebourg a lancé ce chiffre rond  mercredi matin. "Vous savez, aujourd’hui, nous avons 63.000 faillites par an. C’est-à-dire qu’en fait, nous sommes à un niveau de 20.000 au-dessus de ce qui existait avant la crise. C’est pour ça que ça ne va pas mieux. 63.000 faillites, ce sont des faillites de toutes petites entreprises”, a-t-il expliqué. Le journaliste se veut plus précis avec ses fiches, rédigées à partir du dernier indice publié par la Banque de France, qui recense toutes ces statistiques. C’est 61.092 faillites en moyenne sur une année, affine-t-il. C’est un petit peu moins que ce que dit Arnaud Montebourg, mais on est effectivement dans ces valeurs. 

Ces faillites sont celles de "toutes petites entreprises" 

Celles qui seraient soumises aux accords d'entreprises et non plus de branche, si le projet de réforme du code du Travail passait en force en seconde lecture. D’après la Banque de France, proche du gouvernement, on est autour de 53.000 micro entreprises qui font faillite chaque année. C’est donc une très large majorité effectivement. 
Suivent les PME, avec environ 4.000 défaillances par an. Les principales victimes de faillite sont donc bien les très petites, les petites et les moyennes entreprises. 

Créations d'entreprises en hausse surestimée
 
Ce sont 10 à 15.000 créations de plus aujourd’hui qu’avant la crise de 2008, et non 20.000 comme l’exagère un peu Arnaud Montebourg. Avant la crise, on tournait autour de 47.000-50.000 chaque année.
 

Ce chiffre doit être comparé au nombre de créations d’entreprises chaque année. Il y en avait en moyenne 325.000 d’entreprises par an avant la crise. Aujourd’hui, on est autour de 525.000. Une hausse très importante qui s’explique notamment par la création, en 2008, du statut d’auto entrepreneur. 

En vérité, depuis le 1er janvier 2016, on parle désormais de micro-entrepreneur, qui bénéficie d'un régime unique et simplifié. Et la bataille des chiffres exploite ce changement d'appellation. 
Fin mars, le nombre d’entreprises ayant mis la clé sous la porte en France était en hausse de 0,8% sur les douze derniers mois. Et les chiffres provisoires pour la fin du mois d’avril annoncent là aussi une hausse sur les douze derniers mois, de 0,3%, avec 63 597 défaillances..En cumulé sur les douze derniers mois, les faillites de micro-entreprises ont en effet connu une progression de 1,5%.

Et la presse militante, se réjouit comme elle peut, car, évidemment, plus il y a de créations d’entreprises, plus il y a de risques de faillites! Mais, autre embarras que les décrypteurs et autres experts de la désintox passent sous silence: en France notamment, 30% des entreprises disparaissent après seulement trois ans d’existence.

lundi 30 septembre 2013

Le football n'échappera finalement pas à la taxe à 75%

Les joueurs mercenaires ne reviendront pas payer leurs impôts en France

Seuls les artistes et les journalistes conservent leurs privilèges


Les clubs de foot ne passeront pas 
à la taxe à 75 %:
Noël Le Graët, président de la FFF,

en avait reçu la garantie de Ayrault.
"Il n'y aura pas de mesure dérogatoire" pour les clubs, indique la ministre des Sports...
"Pourquoi les clubs seraient-ils exclus de cette taxe" à 75% sur les très hauts revenuss'interroge la ministre des Sports, Valérie Fourneyron, dans un entretien avec Le Figaro, ce lundi. "Comme l'a très bien dit Pierre Moscovici, il n'y a pas de mesure dérogatoire et particulière pour le football qui sera bien concerné par la taxe sur les hauts revenus." 
Cette taxe revue et corrigée par l'exécutif prendra la forme d'un prélèvement sur la part des rémunérations dépassant un million d'euros.  
Il frappera les entreprises et sera appliqué aux revenus de 2013 et 2014.
Noël Le Graët, le président de la Fédération française de football (FFF) et patron d'entreprise, n'y croyait pas, en temps que voisin de Ayrault dans les Côtes-d'Armor et ancien maire PS de Guingamp (1995 à 2008). Il affirmait dans Le Parisien avoir reçu l’assurance du Premier ministre lui-même que les clubs de football ne seraient pas concernés par cette taxe. "Le Premier ministre à qui j’ai posé la question a été clair : seules les grandes entreprises seront taxées. Or les clubs professionnels sont considérés comme des PME", assurait lundi soir le président de la FFF. Mais c'était le 1er avril dernier...

Plafonnée selon les revenus du club
 


Pour le football, "nous avons pris en compte la fragilité de son modèle économique", explique Valérie Fourneyron au quotidien. "C'est pourquoi le montant sera plafonné à 5% en fonction du chiffre d'affaires des clubs", détaille-t-elle.

A l'attention de 
Frédéric Thiriez qui l'estime à 44 millions pour l'ensemble des clubs de Ligue 1, elle précise que "l'impact de cette nouvelle mouture sera (...) bien inférieur aux chiffres avancés". 
La taxe à 75% devrait rapporter 260 millions d'euros en 2014 et 160 millions en 2015, et touchera donc environ 470 entreprises au titre des sommes versées à 1.000 dirigeants ou salariés.


Les privilégiés de la gauche restent les artistes de l'audio-visuel et les journalistes
...

Frédéric Thiriez, le président de la Ligue de football professionnel (LFP), qui estimait que cette taxe allait "étrangler" les clubs de Ligue 1 et faire fuir les meilleurs joueurs vers les championnats étrangers, n'a pas été entendu.
Restent les intouchables de la Socialie: Y. Noah, Jamel Debbouze, la famille Bedos et Ruth Elkrief (BFMTV).