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mercredi 18 septembre 2019

Les "décrocheurs" de portraits ne méritent pas d’être "encouragés", décrète une ministre

Elisabeth Borne condamne le juge militant

La ministre de la Transition écologique réagissait à l’annonce de la relaxe, lundi à Lyon, de deux "décrocheurs" d’un portrait de son idole 

 Décrocher un portrait d’Emmanuel Macron, une action jugée "légitime" par le tribunal de Lyon


"Des comportements inciviques ne méritent pas d’être encouragés", a estimé Elisabeth Borne mardi matin, suite à la relaxe lundi à Lyon de deux "décrocheurs" d’un portrait d’Emmanuel Macron. Les deux militants, un homme et une femme âgés de 32 et 33 ans, avaient décroché le portrait du président de la République dans la mairie du 2e arrondissement de Lyon en février dernier pour dénoncer la politique gouvernementale en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Ils étaient poursuivis pour vol en réunion.

Dans sa décision, le juge a reconnu que le vol de "l’objet d’une valeur fortement symbolique" était bien matérialisé. Mais il a aussi exprimé un jugement personnel, selon lequel la réalité du dérèglement climatique "affecte gravement l’avenir de l’humanité", ce qui ouvre la porte à une possible légitimation "d’autres formes de participation" des citoyens, "dans le cadre d’un devoir de vigilance critique"
"Je pense que franchement des comportements inciviques ne méritent pas d’être encouragés par des décisions de ce type", a réagi sur France 2 Elisabeth Borne évoquant "un cas isolé".

"Le juge n’encourage pas la désobéissance civile", d'après Cécile Duflot

Marche des portraits, lors du G7 de Biarritz


Mais l’ancienne ministre du Logement de Hollande, l'écologiste radicale Cécile Duflot considère que le juge "n’encourage pas la désobéissance civile". "Il dit que la réalité du dérèglement climatique est avérée et que le gouvernement a pris des engagements qu’il ne tient pas", a  affirmé cette militante EELV, mardi sur Franceinfo. Il "a été très courageux, cette décision restera dans l’Histoire", a ajouté l'actuelle directrice d’Oxfam France qui, lors de l’audience début septembre à Lyon,avait défendu  "un acte citoyen au sens le plus noble du terme".
"Il y a trois choses très importantes dans ce jugement, c’est la reconnaissance de l’inaction climatique et du péril réel ; le fait, quand on est citoyen, qu’on puisse légitimement, interpeller le pouvoir exécutif et le président de la République d’une autre manière que par les élections ; et cette décision de relaxe". 
Le Parquet, c'est-à-dire le gouvernement, a déjà annoncé avoir fait appel de la décision.

samedi 13 juillet 2019

Rugy, ministre d'Etat de Macron, n'a payé aucun impôt sur le revenu en 2015

Piégé sur l'opacité de sa pratique fiscale, Rugy répond à Mediapart sur Twitter

"Comment un député peut-il ne pas payer un centime d'impôts sur le revenu, comme ce fut le cas pour François de Rugy en 2015 ?"

Menton haut, conscience (?) lourde
Le site d'investigation fait la question et la réponse dans un article mis en ligne vendredi 12 juillet. Son patron, Edwy Plenel affirme avoir eu "accès" à l'avis d'imposition de l'écologiste pour 2015, sans avoir obligation de fournir l'identité de ses sources humaines,  et révèle que, cette année-là, il a déclaré "47.956 euros de revenus (sur l'année 2014) mais n'a pas payé un centime d'impôts". 
"Aussi étonnante que puisse paraître l'information", il ne s'agit pas d'une "fraude"mais d'un "régime très favorable dont jouissaient alors les parlementaires"poursuit Mediapart.

L'actuel ministre de la Transition écologique d'Edouard Philippe s'est aussitôt défendu sur Twitter...

Résultat de recherche d'images pour "logement à loyer préférentiel""Une seule raison : les dons de 1.200 euros que je faisais chaque mois au parti EELV en tant que député du groupe EELV, comme TOUS les autres députés du groupe, et comme tous les autres parlementaires qui financent ainsi leurs partis et la vie politique", écrit l'intéressé. Avant de conclure par une interrogation : "Où s'arrêtera l'acharnement ?"

Or, c'est en fournissant cette feuille d'impôt minorée du fait de sa générosité désintéressée que le ministre exemplaire a pu bénéficier d'un "logement à loyer préférentiel" à Orvault (Loire-Atlantique). "Certes, François de Rugy ne payait pas d’impôts sur le revenu quand il est entré dans les lieux. Mais certainement pas parce qu’il avait du mal à joindre les deux bouts", détaillent les journalistes à l'origine de ces nouvelles révélations.

Preuve aussi que, malgré ses dénégations, Rugy était parfaitement conscient que sa location bénéficiait bien des avantages de la loi Scellier. Le généreux donateur à EELV récupérait sa mise chaque mois auprès de son bailleur. 
Combien d'autres parlementaires reprennent-ils donc d'une main ce qu'ils ont ainsi cédé de l'autre ? 
Quant aux journalistes de Mediapart, reversent-ils au site d'Edwy Plenel qui les emploie le montant de leur abattement fiscal de 7.650 euros ?


dimanche 18 novembre 2018

"Nous poursuivrons la trajectoire prévue", rétorque de Rugy aux Gilets jaunes

Mauvais génie de Macron, de Rugy conserve ses oeillères d'ayatollah de l'écologie

"Nous avons été élus pour régler les problèmes qu’on avait laissés en plan et nous continuerons à le faire sans relâche
"
, défie François de Rugy.

Soutien de plusieurs ministres EELV de Hollande pendant cinq années, le ministre de substitution à Nicolas Hulot à la Transition écologique et solidaire, annonce que le gouvernement restera inflexible sur l’application de la taxe carbone au 1er janvier.
Joint dans l’après-midi ce samedi, François de Rugy dit néanmoins "comprendre" les raisons du mouvement, mais n'en tient pas compte. Quelle différence s'il ne comprenait pas les Français ? "C’est une colère qui vient de loin", analyse finement l'ancien élu Europe Ecologie-les Verts. Mais, se prenant pour le premier ministre, il "assume" ! Le gouvernement ne changera pas de cap, car "il faut se libérer du tout pétrole". Comme du tout nucléaire...

Une manifestante mortellement blessée, renversée par une automobiliste irascible (de LREM ?), plus de 227 blessés, dont six graves seulement, sur toute la France sont déplorables, mais de telles tensions ne suffisent pas à ramener le pouvoir, ses élus et ses media (CNEWS a passé la journée à manipuler l'opinion), à la raison.

Vous attendiez-vous à un tel bilan lors de cette journée de manifestation ? lui demande Le Parisien,  d'emblée...
FRANÇOIS DE RUGY. C’est un bilan qui est lourd. Dès le début de semaine, j’avais mis en garde contre le risque d’affrontements entre manifestants et automobilistes. Bloquer des ronds-points, manifester sur la route, c’est prendre des risques et en faire prendre aux autres. J’appelle ceux qui choisissent ce mode d’action à bien en sous-peser les conséquences possibles.

Qui a protesté d’après vous ce samedi ?
J’ai vu avant tout l’expression de l’inquiétude profonde des habitants d’une France péri-urbaine prisonnière du tout voiture. C’est une France de l’entre-deux qui n’habite ni à la campagne, ni dans la ville, dont le logement est assez éloigné de son lieu de travail. [décryptage réducteur] Cette France-là a le sentiment [dépréciatif] d’appartenir aux invisibles ["les gens qui ne sont rien" ?] dans le débat politique, elle a le sentiment [impression ?] de n’avoir jamais eu son mot à dire dans les politiques d’urbanisme qui ont favorisé l’étalement péri-urbain et dont les transports en commun ont été le parent pauvre.[faux]

Sans voiture, ces Français ne peuvent se rendre au centre commercial [nécessité de maintenir le commerce au centre des villes], sans voiture, ils ne peuvent emmener les enfants à l’école [il existe des bus], sans voiture, ils ne peuvent aller travailler dans la zone d’activité qui a été construite, à l’écart du centre du bourg [les collectivités territoriales ont créé des réseaux de transport]. 

Ces Français traversent une crise identitaire : face à la mondialisation [et au numérique dont Macron vante les start-ups...], ils ont peur de voir disparaître leur métier, ils redoutent le déclassement pour eux-mêmes [les taxes et impôts grévant leur pouvoir d'achat n'y sont pas étrangers], leurs enfants et leurs petits-enfants.


Que répondez-vous à leur profonde inquiétude du lendemain, pour eux et leur famille ?
Nous avons été élus pour régler les problèmes [non pas à la demande des Français, mais contre eux] qu’on avait laissés en plan   et nous continuerons à le faire sans relâche. Il faut absolument sortir de ce piège du tout voiture [déjà dit], tout pétrole, tout diesel [où ?] dans lequel nous nous sommes enfermés si longtemps [Philippe évoquera une "addiction"...]
Les Français sont conscients de l’urgence du réchauffement climatique : quand dans l’Aude, il est tombé l’équivalent de trois à quatre mois de pluie en quelques heures, pluie qui a fait 13 morts, ce ne sont pas seulement les habitations qui ont été inondées, ce sont des routes, des infrastructures qui ont été emportées. Et ça, ce ne sont pas les assurances qui vont le couvrir, c’est l’Etat [et l'état,  ce sont les contribuables et consommateurs au niveau de vie en perdition !]


Le 1er janvier donc, la taxe carbone augmentera bien ?
En matière de fiscalité écologique, nous poursuivrons la trajectoire prévue. Ne pas le faire serait de l’inconscience. En 1998, le Gouvernement [de Lionel Jospin] avait pris conscience du problème du diesel [l'encouragement à sa consommation a pourtant perduré 20 ans]. Il avait été alors question d’aligner la taxation du diesel sur celle de l’essence, mais il a suffi que les prix du pétrole augmentent pour que l’effort soit abandonné [il n'a pas suffi d'une baisse du brut en octobre dernier pour que les prix suivent à la pompe...]. A l’époque pourtant, seulement un Français sur trois roulait au diesel, alors qu’aujourd’hui, c’est deux sur trois [les derniers moteurs au diesel polluent beaucoup moins et durent longtemps]. Résultat, on a perdu vingt ans. Si la France a élu Emmanuel Macron, c’est bien pour qu’on en finisse avec le statu quo. [Faux]

On a entendu ce samedi dans les rangs des Gilets jaunes : "Macron, démission !" Le président de la République est-il en train de perdre la main ?

Je ne le crois pas. J’entends plutôt l’expression d’une impatience [L'exécutif se dit à l'écoute, mais n'entend pas]. Il y a une attente très forte de résultats [depuis un an et demi...], qu’il est très difficile de satisfaire en l’espace de 18 mois [difficulté ou incapacité ?]. Et ce n’est certainement pas en capitulant devant les difficultés qu’on parviendra à y répondre [l'entêtement y parviendra-t-il ?]. Le conservatisme, l’inertie, ce n’est pas pour ce gouvernement.
 
Dès l’an prochain, 20 % des Français les plus modestes [80% des plus défavorisés ne seront pas assez modestes] auront droit à une "super prime" à la conversion de 4.000 € s’ils veulent acheter un véhicule électrique [dont nul ne sait comment recycler les batteries] ou hybride rechargeable [hors de prix] ou un véhicule moins polluant [Lexus entre 40.900 et 51.600]
Les gros rouleurs non imposables [il faudra réévaluer ces exonérations] pourront aussi bénéficier d’une telle prime quand ils parcourent plus de 60 km par jour pour aller au travail [ou traverser la rue pour changer d'emploi]
Les conducteurs qui co-voiturent des personnes seront récompensés fiscalement [détournement de bénévolat et de solidarité]. Et tous les conducteurs d’une petite cylindrée [3 et 4 CV, genre la Polo] pourront bénéficier d’un barème kilométrique.


Et si le baril flambe à plus de 100 $, comme en 2008 [frappant le quinquennat Sarkozy; il est actuellement à 67 $ pour le Brent de mer du Nord - son plus haut était à 68,28 et son plus bas à 66,06 $], que faites-vous ?
Nous n’en sommes pas là [variation sur 5 jours (entre le 12 et le 16/11 : -3.12%], mais il faut justement maintenir le cap des mesures que nous prenons pour nous libérer de la dépendance au pétrole et donc éviter qu’une telle hausse ne bouscule un jour notre économie.

mercredi 7 novembre 2018

Diesel, fiscalité, CO2 : les arguments fallacieux qui polluent le débat

Diesel, CO2, fiscalité, les fausses infos qui polluent le débat

Macron, ministres, politiciens, experts autoproclamés profèrent des arguments biaisés et des contre-vérités sur l'automobile et la pollution.

Image associéePaniqué par la montée inattendue de la fronde sur la hausse des carburants, le gouvernement reste arc-bouté sur ses positions et ses mensonges. Macron réaffirme qu'il ne changera rien à la fiscalité, laquelle représente 57% du prix payé à la pompe. Mais le maître des horloges omet de préciser que, d'ici à 2022, les taxes sur le gazole, présentées comme écologiques, vont augmenter d'environ 23 centimes par litre et celles sur l'essence de plus de 11 centimes. 

Un entêtement qui alimente la grogne et une perspective qui renforce la détermination des participants au mouvement de blocage des routes prévu pour le 17 novembre. 
Des opérations escargot ont d'ailleurs déjà eu lieu en début de semaine, menées par les entreprises de BTP en lutte contre la fin du taux réduit sur le gazole non routier, utilisé pour les engins de chantier, qui est au programme du budget 2019. Une mesure qui peut se révéler dangereuse et entraîner une collusion redoutable avec les automobilistes. Pour justifier ses mesures de plus en plus impopulaires, le gouvernement monte au créneau. A travers, notamment, des explications alambiquées du ministre de la Transition écologique François de Rugy ou de sa secrétaire d'Etat Emmanuelle Wargon.

Pour y voir clair, Challenges fait le point sur les fausses informations, arguments biaisés ou contre-vérités brandis par les les uns et les autres, concernant la pollution, le diesel ou la fiscalité sur les carburants. Ce magazine économique appartient à 60% au groupe Perdriel (ex-propriétaire du 'Nouvel Observateur'), classé à gauche, mais aussi à 40%, de Renault.

1- Supprimer le diesel, c’est lutter contre le réchauffement climatique : FAUX

Le diesel consomme 20 à 25% de moins qu'un moteur à essence, souligne l'équipementier Delphi, spécialiste des injecteurs. Le gazole lui-même apparaît plus efficace, car sa densité énergétique est supérieure à celle du carburant sans-plomb. Résultat: une Peugeot 308 Diesel consomme à peine 4,9 litres aux cent kilomètres, selon les mesures réalisées par PSA avec l'ONG Transport & Environment et validées par Bureau Veritas, contre… 6,6 l/100 km pour le véhicule équivalent à essence.

Or, consommations et rejets de CO2 sont rigoureusement corrélés. Le diesel émet donc 20 à 25% de gaz à effet de serre en moins par rapport à un modèle équivalent à essence. Il est donc préférable de faire rouler un diesel plutôt qu'un modèle à essence dans le cadre de la lutte contre le changement climatique !

2- Le diesel émet des particules, pas les modèles à essence : FAUX

Les diesels émettent des particules. C'est une de leurs tares génétiques. Mais les véhicules diesels sont équipés d’un filtre obligatoire depuis 2011. Or, si les modèles à essence traditionnels (injection indirecte) n’en rejetaient pas ou peu, en revanche, conçus pour consommer moins, les véhicules à essence à injection directe récents en émettent. Et ce, jusqu'à 8 fois les rejets de particules fines en nombre que la norme autorise pour les voitures diesel avec filtre, selon le cycle européen d'homologation NEDC (remplacé au 1er septembre par un nouveau cycle WLTP). Ces voitures constituaient en 2016 plus de 40% des ventes de modèles à essence ! Depuis deux mois, ces véhicules à essence à injection directe sont toutefois obligatoirement dotés d’un filtre, à l’égal des diesels.

3- Remplacer un modèle ancien par un nouveau réduit les émissions de CO2 : PAS SÛR

Le ministre François de Rugy veut que les possesseurs de véhicules anciens, notamment diesel, achètent un véhicule neuf ou récent. Profitant notamment des aides (faibles) prévues par l'Etat. 
Puisque le diesel est accusé de tous les maux et menacé d'interdiction dans les centres-villes, pas question de racheter un modèle à gazole ! Or, à habitabilité égale, rien ne prouve qu'une voiture actuelle à essence consomme un litre de moins qu'un modèle d'il y a dix ans et donc rejette moins de CO2, car les équipements de sécurité ou d'anti-pollution ont parfois fait prendre du poids aux véhicules. Même s’il y a un allègement de principe sur les plates-formes. Or, plus un véhicule est lourd, plus il consomme et émet de CO2. Une Peugeot 208 essence de 110 chevaux pèse certes plus d'une tonne en 2018, soit pratiquement 100 kilos de moins qu'une 207 d'il y a dix ans. Mais un monospace Renault Scenic 115 actuel atteint 1,4 tonne, soit 80 kilos de plus au bas mot que son homologue de 2008
Les rejets de CO2 normalisés selon les anciens cycles d'homologation (NEDC) ont certes baissé en moyenne, notamment parce que les constructeurs ont optimisé les moteurs pour afficher les chiffres les plus bas en… tests. Ce qui ne se retrouve pas dans les consommations réelles au quotidien. D'ailleurs, avec le nouveau cycle WLTP (du 1er septembre), plus proche de la réalité, les rejets officiels de CO2 des véhicules remontent !

4- Le diesel émet des polluants locaux (oxydes d’azote) : VRAI, mais…

Le problème fondamental du diesel, c'est qu'il émet des oxydes d'azote (NOx), notamment les dangereux dioxydes d'azote (NO2) qui s'attaquent aux voies respiratoires. Mais le diesel se soigne depuis le début des années 90, date d'application de la norme Euro 1 (on en est à Euro 6). "Les rejets de NOx autorisés sont passés de 1 gramme au kilomètre en 1992 à moins de 0,1 gramme", assure Christian Chapelle, le motoriste en chef à la Recherche-développement de PSA. 
La Commission Royal, mise en place en 2015, a toutefois constaté de nombreux cas de dépassements des normes autorisées sur les NOx. Mais, depuis le 1er septembre, les seuils de polluants sur les véhicules diesel ET essence sont uniformisés. Mieux : les cycles d’homologation autrement plus réalistes réduisent les probabilités de véhicules optimisés pour les seuls tests, jusqu’ici extrêmement déconnectés de la vie quotidienne.

5- Le prix du carburant monte, c’est la faute aux taxes : VRAI et FAUX

Depuis un an, le prix du gazole a grimpé de 23%, celui de l’essence de 15%. L’explosion du prix du baril en est responsable pour partie. L'or noir a atteint jusqu'à 85 dollars en octobre (moins de 60 dollars il y a un an). Le prix des produits pétroliers cotés sur le marché de Rotterdam représente entre 30 et 35% des prix payés à la pompe. La marge brute des distributeurs compte pour environ 8%. 
Voici le schéma trompeur : il n'indique pas la tendance baissière en octobre..

Et voilà la tendance :

La tendance actualisée au 7 novembre 2018 :

La presse, qui détenir et prétend rétablir la vérité, participe à la désinformation.

"Le reste" (c'est-à-dire l'essentiel !), 57%, ce sont les taxes. Et rappelons que les taxes sont des impôts indirects... taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TIPCE) et TVA. On notera que le gouvernement préfère distribuer des 'chèques énergie" aux plus défavorisés (ceux qui ne parcourent pas nécessairement le plus de kilomètres), plutôt que de baisser le taux de TVA...

Au 1er janvier de cette année, les taxes sur le litre de gazole (TICPE) ont crû de 7,6 centimes par litre, celles sur le sans-plomb de 3,9 centimes, selon les décomptes de l'UFIP (Union française des industries pétrolières). 
Et ce n'est pas fini. 
En 2019, la hausse sera de 6,5 centimes pour le gazole et de 2,9 centimes pour le sans-plomb. 
La TVA augmente aussi, puisqu’elle s’applique en pourcentage à l’ensemble du prix, TICPE comprise ! La progression de la fiscalité représente environ 25% de la hausse actuelle.

mercredi 8 novembre 2017

Hulot fait marche arrière sur le nucléaire

Le ministre d'Etat de Macron assure qu'il "ne recule pas"...

L
es écologistes accusent le ministre de l'écologie de céder au lobby du nucléaire

La sécurité nucléaire française globalement satisfaisante, dit l'ASN
Nicolas Hulot a défendu mercredi sa décision de reporter à 2030 - ou "au plus tard" -  à 2035 l'objectif de réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité française.
Il a annoncé mardi qu‘il faudra reporter l‘objectif de réduction de la part du nucléaire dans la production à 2035 au plus tard plutôt qu'en 2025 comme le prévoyait la loi de transition énergétique de 2015, sous peine d'accroissement des émissions polluantes. 
Cette décision a été critiquée par les écologistes, qui voient là des “signes de faiblesse” de la part du ministre. "Certains ont dit: 'Hulot, il a reculé sur le nucléaire. Pas du tout, on va avancer", a assuré, à Jean-Jacques Bourdin, le ministre de la Transition écologique, sur RMC. 

"Il remet en question la loi de Transition énergétique en reportant l’échéance de 2025, sans donner de précision", a regretté Alix Mazounie, chargée de campagne nucléaire pour Greenpeace France “Nicolas Hulot se doit d’être le rempart des lobbies du pétrole et du nucléaire,” a-t-elle insisté, après avoir énoncé une contre-vérité : le ministre a en effet expliqué qu'il est impossible de fermer des centrales (entre 17 et 25) avant que soient opérationnels des moyens de production d'énergie alternative qui soient décarbonés et non polluants.   

"Dans cette affaire il y a avant tout un problème de volonté politique", a accusé David Cormand, le secrétaire national d‘Europe Ecologie-Les Verts (EELV) sur RFI. "Moi, je pense qu‘il y a une ligne rouge qui a été franchie."

Pour le parti écologiste, ce report pose notamment des problèmes de sécurité.
"En 2030, sur les 58 réacteurs nucléaires, il y en aura 48 qui auront plus de 40 ans. Si on repousse l’échéance à 2030, c'est la quasi totalité de notre parc nucléaire qui sera au-delà de sa date de péremption", a dit David Cormand.
"Il y a une responsabilité, non seulement au titre de la transition énergétique, mais aussi pour des raisons de sécurité de passer rapidement à autre chose."

Nicolas Hulot avance à un pas de sénateur

Pour le ministre de la Transition écologique, "si on ne veut pas perdre de la crédibilité sur l‘ensemble de notre stratégie énergétique, ce qui est plus important, (...) c‘est de regarder la faisabilité, de planifier les choses et pas simplement se poser des totems”.

Il a justifié sa décision en indiquant que la cible de 2025 est "inatteignable" sans un dérapage sur les autres objectifs climatiques du pays.
Il se donne donc un an pour élaborer un calendrier précis de fermeture des centrales entre "17 et 25 réacteurs - qui permettront d‘atteindre ce nouvel objectif."

"On va le planifier sur une échelle de temps qui va permettre que socialement ce soit acceptable, que ça ne nous mette pas dans une situation de rupture d‘approvisionnement", a fait valoir Nicolas Hulot. "On va faire les choses avec une grande rationalité et pas simplement dans le symbole."

Il a assuré que la centrale de Fessenheim sera bien fermée avant 2022. "On va en profiter pour en faire un cas d’école, pour que les choses se fassent le mieux possible pour les salariés et les territoires”, a-t-il insisté, face aux critiques de ses camarades écologistes en surchauffe.

L'ASN réserve son avis pour 2020-2021

Les députés de la commission du Développement durable ont auditionné mercredi des responsables l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), EDF et Greenpeace France (ONG illégitime) sur la sûreté des centrales nucléaires.

Le président de l'ASN, Pierre-Franck Chevet, a annoncé que l'autorité rendra en 2020-2021 son avis définitif sur une éventuelle extension de la durée d‘activité des réacteurs nucléaires d'EDF au-delà des 40 années prévues.
Cet avis sera rendu après une recommandation de l‘ASN prévue en 2020 et qui sera suivie d'un débat public, a-t-il précisé.
Greenpeace France - bien qu'organisation supranationale - estime pour sa part que ce n'est ni à l'ASN, ni à EDF de prendre des décisions sur la fermeture des réacteurs nucléaires.
"Si on continue (...) à ne rien faire, vous aurez le prochain ministre de l’Environnement du quinquennat suivant qui dira qu’il faut reporter la date", a soupçonné, devant les députés, Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire pour l‘organisation environnementale. "S’il n’y pas de décision maintenant sur les réacteurs à fermer, il n’y a aucune chance d’un développement du renouvelable en France", a-t-il grondé.

EDF, le géant du nucléaire français, a pris notes des annonces du gouvernement.
"Nous serons contributeurs à ce travail comme toutes les parties prenantes, mais encore une fois, la politique en matière énergétique de ce pays, c'est le gouvernement qui la définit, pas EDF", a rappelé Dominique Minière, directeur exécutif d‘EDF, lui aussi auditionné par la commission.
Est-ce Greenpeace ?br>

mardi 26 septembre 2017

Nouvelle cacophonie gouvernementale, sur le glyphosate : l'UE gronde

Macron peine à énoncer clairement une stratégie de remplacement et une date butoir


La France a confirmé lundi son intention de réduire progressivement l'utilisation agricole de l'herbicide controversé glyphosate

Résultat de recherche d'images pour "glyphosate"Alors que l'herbicide le plus vendu au monde suscite toujours la controverse du fait d'un risque potentiel sur la santé, le Premier ministre Édouard Philippe n'a pas su comment pacifier la tension entre agriculteurs et associations de défense de l'environnement et de la santé publique: il a demandé lundi aux deux ministères concernés - et antagonistes - de lui présenter "d'ici la fin de l'année" un rapport sur "les conditions d'un plan de sortie" de ce produit.  "Compte tenu de l'état de la recherche et des alternatives disponibles pour les agriculteurs" ajoutait le communiqué de Matignon.

Les prises de parole en tous sens nuisent à la pédagogie.
Le président Macron a clamé sa volonté de changement de stratégies, abandonnant son silence olympien pour intervenir sans cesse, notamment depuis l'étranger, où il fustige volontiers quiconque ne parvient pas à cerner sa "pensée complexe"

Mais, dans un effort pédagogique parallèle, il  multiplie le nombre des porteurs de sa parole. Après la journaliste franco-israélienne Laurence Haïm, qui fut porte-parole du candidat Macron à la présidence, l'Elysée a engagé un autre journaliste, Bruno Roger-Petit, détesté par le milieu, au poste de porte-parole de la présidence, laissé inoccupé depuis 2008 par David Martinon : RGP devra amplifier la Voix de son Maître. Ce rôle était occupé par Sibeth Ndiaye, la conseillère presse, récemment épinglée pour son écart de langage en off au moment de confirmer la mort de Simone Veil : "la meuf, elle est dead", avait lâché la vulgaire franco-sénégalaise, en mastiquant son éternel chewing-gum.
Et puis, le gouvernement a son propre porte-parole stakhanoviste, Christophe Castaner qui, malgré une vie passée dans les ministères, enchaîne les déclarations que les ministres craignent de faire, à l'instar du pusillanime Nicolas Hulot, mais accumulant avec aisance les bulles, les affirmations péremptoires et les rétropédalages en danseuse. La parole présidentielle est donc inaudible.


Le porte-parole du gouvernement a ajouté du désordre au désordre des déclarations

Le produit incriminé, "ainsi que tous ceux qui lui ressemblent et qui menacent la santé des Français", sera interdit en France "d'ici la fin du quinquennat", soit 2022, a cru bon de préciser Christophe Castaner sur BFMTV et RMC.

Mais le porte-parole a dû faire marche arrière et revenir sur son affirmation en milieu de journée, en indiquant que le gouvernement "s'engage à des progrès significatifs" d'ici 2022, pour tous les pesticides, dont le glyphosate, en précisant qu'il "n'y a pas d'autre date arrêtée par le Premier ministre". 

"L'objectif est qu'on puisse trouver des produits de substitution d'ici la fin du quinquennat," a nuancé Castaner, sans donner de date-butoir pour un retrait.

Résultat de recherche d'images pour "glyphosate"
La FNSEA avait vivement réagi entre ces deux déclarations du porte-parole du gouvernement. Le principal syndicat agricole avait affirmé qu'il était "hors de question" que la France prenne une position "unilatérale", différente de ses partenaires européens. 
Les experts de chaque pays doivent d'ailleurs se réunir début octobre à Bruxelles, sachant que l'emballement du gouvernement n'était pas justifié puisque l'autorisation de cette substance expire fin 2017. D'autant que, pour l'heure, aucun vote européen n'est programmé, selon la Commission.

La Commission européenne a proposé aux Etats de renouveler pour 10 ans la licence d'exploitation du glyphosate. Fin août, le ministère de la Transition écologique avait annoncé que la France s'y opposerait, comme elle l'avait fait en 2016. L'exécutif européen a plusieurs fois insisté pour que la décision revienne aux Etats membres, représentés au sein d'un comité d'experts. 
En l'absence d'une majorité qualifiée en faveur du renouvellement, la licence du glyphosate serait révoquée dans toute l'UE, laissant un temps limité (douze mois) pour mettre progressivement un terme à l'utilisation de produits qui en contiennent.

"Distorsion de concurrence"


L'ONG Générations futures dénonce la "cacophonie au gouvernement" français sur le glyphosate et, bien que supranationale et illégitime, l'organisation lui a réclamé "un éclaircissement rapide". Fondée en 1996 et refondé en 2008 par un ingénieur agronome et un enseignant, François Veillerette, c'est une association de défense de l'environnement agréée par le ministère de l'Ecologie et reconnue d'intérêt général en 2008
Veillerette est un militant de Greenpeace, élu conseiller régional de Picardie en mars 2010 sous l'étiquette Europe Écologie-Les Verts, créé à l'automne 2008 à l'initiative du parti Les Verts sous l'impulsion de Cécile Duflot.


"Quelle est la position du gouvernement sur un renouvellement du glyphosate pour 10 ans? On ne sait plus", a aussi grondé la députée européenne écologiste Michèle Rivasi.

Résultat de recherche d'images pour "glyphosate"
En France, l'utilisation du glyphosate par les collectivités dans les espaces ouverts au public est interdite depuis le 1er janvier 2017 et son emploi par les particuliers doit être proscrit à partir de 2019.
Classé "cancérogène probable" en 2015 par le Centre international de recherche sur le cancer (OMS) et non cancérogène par deux agences européennes, le glyphosate est très utilisé comme herbicide par les agriculteurs, qui craignent une baisse de rendement et de revenus en cas d'interdiction.

Vendredi à Paris, des membres de la FNSEA avaient manifesté pour s'opposer à un éventuel abandon unilatéral par la France.

La présidente de la FNSEA, a relevé d'autres "incohérences" gouvernementales chez Nicolas Hulot 

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"La même semaine, on parle interdiction du glyphosate en France, mais on laisse venir, via le CETA [accord de libre échange commercial entre l'UE et le Canada], des produits d'autres pays, avec 43 substances non autorisées en France," explique Christiane Lambert, lundi.

Vendredi, Stéphane Travert, le ministre de l'Agriculture, avait quant à lui évoqué une période de transition possible "de cinq à sept ans", précisément pour laisser le temps de mettre en place des mesures alternatives ou de faire émerger des produits alternatifs.

Samedi, le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a pour sa part placé les agriculteurs français face au temps long: "La justice et l'histoire nous rattraperont" si rien n'est fait pour remédier au problème phytosanitaire, a-t-il dit. 

mercredi 5 juillet 2017

Ministre nanti issu de la société civile : le CV de Nicolas Hulot met l'Elysée dans l'embarras

Nicolas Hulot a profité de larges rémunérations versées par sa fondation et une entreprise

L'Elysée avait mis le  temps pour  vérifier les CV de ministres

Après Sylvie Goulard, François Bayrou, Richard Ferrand, Muriel Pénicaud, Nicolas Hulot est le cinquième en situation embarrassante.

Ce mercredi matin, le Canard Enchaîné a fait resurgir le passé de Nicolas Hulot, ex-animateur d'Ushuaïa, émission dont il continue de tirer de jolis bénéfices plusieurs décennies après. 
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Via sa société Eole Conseil, le ministre de l'Ecologie toucherait des royalties sur la vente des produits pour le corps Ushuaïa. "La marque appartient à TF1, mais la chaîne a cédé la licence à une dizaine de grands défenseurs de la nature, tels L'Oréal ou l'opticien Atoll. Hulot, qui a signé un contrat avec TF1, touche une partie des royalties, ironise l'hebdomadaire. En 1992, ce deal juteux lui rapportait déjà 113.000 euros. 

Résultat de recherche d'images pour "produits ushuaia"Depuis les recettes se sont envolées", détaille l'hebdomadaire anarchiste. Le Canard enchaîné qui a pu consulter "une dizaine de comptes annuels", estime qu'Eole Conseil a encaissé entre 480.000 et 715.000 euros par an depuis 2000. Or, Nicolas Hulot, qui possède 99,9% de la société, en est l'unique bénéficiaire. "Autrement dit, il encaisse tous les bénéfices".

L'actionnaire Hulot serait aussi grassement rémunéré en tant qu'unique salarié de la société. 
Le Canard Enchaîné évalue ses salaires à "290.000 euros en 2013, complétés par 66.000 euros de dividendes, soit 356.000 euros de revenus au total, selon les comptes déposés par Hulot cette année-là". 
Les comptes de 2014 et 2015 ont par contre été diffusés sous le régime de la confidentialité et ceux de 2016 n'ont toujours pas été déposés.

Les craintes de conflit d'intérêts se précisent

Résultat de recherche d'images pour "Nicolas Hulot Macron"La veille de sa nomination au gouvernement, Nicolas Hulot a abandonné en assemblée générale la gérance de sa boîte. 

Mais il en reste propriétaire et continuera à toucher les dividendes, affirme le Canard Enchaîné. 
Résultat de recherche d'images pour "Eole conseil"Et, selon ses nouveaux statuts mis à jour le 21 juin, Eole a pour objet la "création" de livres ou de films, "la promotion de l'image et de la personne de Nicolas Hulot", mais aussi le "conseil en relations publiques et en communication sous toutes ses formes" ou encore "l'organisation et l'animation de conférences". Des dispositions qui auraient inquiété l'Elysée. 

Le Château aurait donc demandé à Nicolas Hulot d'abandonner la gérance de sa société. 

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Pour Le Canard Enchaîné, on craignait en haut lieu les possibles conflits d'intérêts. Nicolas Hulot s'est toutefois défendu auprès du journal. "Je n'ai jamais donné de conférences rémunérées ni joué les consultants", a assuré le ministre. "Toutes les recettes d'Eole proviennent des produits Ushuaïa et de droits d'auteur sur des livres".
L'annonce de la composition du gouvernement devait avoir le mardi en fin de journée et le premier conseil des ministres se tenir mercredi à 10 heures. Finalement, tout fut décalé de 24 heures. L'Elysée indiqua que "conformément à ses engagements de moraliser la vie publique, le Président […] a souhaité introduire un temps de vérification afin que la direction générale des Finances publiques et la Haute autorité pour la transparence de la vie publique [HATVP] puissent réaliser les diligences nécessaires"... 
Comprendre : passer au crible "la situation fiscale" des possibles futurs membres du gouvernement et
s'assurer qu'ils "ne se trouvent pas dans des situations de conflit d'intérêts". Tout cela prend du temps. "Une procédure approfondie sera menée sur la situation fiscale et les déclarations d’intérêts des membres du gouvernement dès leur nomination", précisa également le texte de la présidence...