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jeudi 9 novembre 2017

Colère des anti-nucléaires: la sécurité nucléaire française globalement satisfaisante, assure l'ASN

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) fera-t-elle taire les Cassandre anti-nucléaire ?

La sécurité des centrales nucléaires exploitées par EDF en France est globalement satisfaisante en dépit d'incidents mineurs

Pierre-Franck Chevet, président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), a fait cette déclaration lors d'une audition en commission à l'Assemblée nationale, mercredi.
Confirmé le 16 octobre par l'ASN, le risque de sûreté sur des tuyauteries de systèmes de pompage d'eau froide de 20 réacteurs nucléaires exploités par EDF en France  a été évalué à la suite de trois incidents mineurs depuis cet été, et classé niveau deux sur une échelle qui en compte sept, mais "le tout dans un contexte de moyen terme qui, lui, est préoccupant".
Un événement de niveau 2 concerne également 10 centrales françaises pour un risque portant sur la robustesse de certaines structures métalliques liées à des groupes électrogènes de secours au diesel en cas de séisme.

L'ASN a en outre imposé fin septembre l'arrêt provisoire de la centrale du Tricastin (Drôme et Vaucluse) en raison de risques d'inondation du site, en cas de séisme d'ampleur exceptionnelle.

L'ASN confirme le report de son avis sur la prolongation de réacteurs

Au lendemain de l’abandon de l'objectif de 2025 pour atteindre 50 % d’électricité nucléaire en France, et son report à 2030 ou 2035, par l'écologiste Nicolas Hulot que Macron a placé à la tête du ministère d'Etat à la Transition écologique et solidaire, l’Autorité de la sûreté nucléaire a également confirmé ce mercredi que son avis générique sur la poursuite du fonctionnement des réacteurs de 900 mégawattS (MW) au-delà de quarante ans sera reporté.

Le contrôleur du nucléaire repousse désormais à "2020 l’avis, qui sera ensuite transformé en prescription juridiquement imposable en 2021", a déclaré son président, Pierre-Franck Chevet, devant des députés de la Commission du développement durable. Concernant 34 des 58 réacteurs répartis sur 19 sites exploités par EDF, cet avis devait être initialement rendu en 2019. Le Haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN) avait récemment évoqué la date de 2021.

L’ASN devra aussi se prononcer sur la prolongation ou non de chaque réacteur. 
"La question de la prolongation n’est pas un dossier simple", a admis Pierre-Franck Chevet. "On attend des dossiers d’EDF et, à partir de là, on fera ce travail, ce qui explique une partie de la durée", s'est-il justifié, avouant sa dépendance aux documents d'EDF. "Même s’il y a des décalages, il y a des marges, donc il n’y a pas de sujet de sûreté", explique le président de l’ASN, un polytechnicien qui fut directeur général de l'énergie et du climat (ex-DGEMP) au Ministère de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement d'Alain Juppé.

Le gouvernement voulait recueillir la caution générique de l’ASN avant de décider d’éventuelles fermetures de centrales pour assurer la transition énergétique. L'ASN est à la fois "indépendante" et "rattachée" au programme budgétaire 181 (Prévention des risques)du Ministère de l’Écologie...

Les associations écologistes dénoncent "un recul inacceptable"

Les acteurs du secteur (la multinationale Areva, le Commissariat à l’énergie atomique, EDF) font face à des difficultés économiques au moment où se profilent des enjeux inédits, souligne le président de l'ASN.  Ceux-ci portent sur la prolongation des centrales au-delà de 40 ans, mais aussi le vieillissement d’usines et des réacteurs de recherche, la prise en compte de nouvelles exigences, après l’accident de Fukushima au Japon en 2011, et enfin la construction d’installations nouvelles, comme l’EPR de Flamanville (Manche).


Les réseaux anti-nucléaires ne décolèrent pas depuis que Nicolas Hulot a annoncé mardi que l’objectif de réduire la part du nucléaire de 75% à 50 % de la production d’électricité en 2025 ne sera pas tenu.
Les associations écologistes multiplient les critiques contre le ministre pour la Transition écologique, ce mercredi. "Il fait une erreur extrêmement grave en repoussant cette échéance de cinq à dix ans parce qu’il détricote le moteur de la loi sur la transition énergétique, estime sur France Info Alix Mazounie de Greenpeace.
Simple diplômée de Science Po, cette militante a d'abord travaillé auprès de Pierre Radanne, responsable de la commission énergie des Verts (l'ancien nom du parti politique écologiste français Europe Écologie-Les Verts, EELV, et membre du Parti vert européen, radical), avant d'être en charge des politiques internationales (Afrique) pour le Réseau Action Climat France, (RAC-F), une fédération d'associations impliquées dans la lutte contre les changements climatiques et sous-produit de Climate Action Network International (CAN-I), réseau mondial de plus de 1.100 ONG (supranationales et illégitimes) dans 120 pays, dont le but est de faire pression sur les gouvernements et les citoyens à prendre des mesures pour limiter l’impact des activités humaines sur le climat.
"On n’a jamais dit que c’était facile. En revanche, c’est faisable de réduire la part du nucléaire et les gaz à effet de serre en fermant des centrales à gaz et à charbon," s'obstine la lobbyiste internationale, face au réalisme du ministre Nicolas Hulot.


Pour ajuster une promesse électorale de Macron, dans le contexte des mensonges généralisés colportés lors des surenchères démagogiques de la campagne présidentielle, Nicolas Hulot a expliqué que cette diminution du nucléaire aurait été au prix d'une augmentation des émissions de CO2 avec l’utilisation de centrales à gaz et à charbon.

L'énoncé de réalités met les associations en crise. 'Sortir du nucléaire' voit dans sa décision "un recul inacceptable". Le Réseau action climat n'accepte pas davantage la contradiction, estimant que cela revient à "mettre en péril le développement des filières d’avenir et créatrices d’emplois que sont les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique". La vérité est en fait que les solutions alternatives ne sont pas en mesure de faire face à la demande énergétique. Sur France Info, l'une des porte-parole de l'écologie punitive culpabilise les Français en leur rappelant l'engagement de l'Etat qui leur enjoint de réduire leur consommation.
Or, l'abandon de l’écotaxe poids lourds (et le milliard d’euros par an qu'elle devait rapporter) a été compensé par huit autres formes de prélèvements obligatoires en plein essor :
  • Taxe carbone ou Contribution climat énergie ;
  • Subventions à la production renouvelable d’électricité (CSPE) ;
  • Surcoût des agro-carburants ;
  • Certificats d’économie d’énergie (CEE);
  • Surcoût des véhicules classiques ;
  • Surcoût construction et rénovation ; 
  • Taxes, subventions et surcoûts divers ;
  • Aide aux pays en voie de développement (PEVD) centrée sur la transition énergétique.
Le ministre a même été critiqué par sa propre fondation Hulot, rebaptisée 'Fondation pour la nature et l’homme' et présidée par Audrey Pulvar, après son entrée au gouvernement. Dans un communiqué, elle explique que l’annonce la "stupéfie autant qu’elle l’inquiète". Ce qui fait la Une des journaux, mais n'apporte pas la preuve de la faisabilité des exigences des lobbies anti-nucléaires.

L'idéologie des réseaux anti-nucléaires est irresponsable
Les doctrinaires de l'écologie doivent admettre, y compris la mairesse de Paris avec son projet de ville sans véhicules à essence ou diesel, c’est que l'achat de voitures électriques (alors que la prime de l'Etat -jusqu'à 200 euros, non cumulables- à l'achat de vélos à assistance électrique, VAE, femmes enceintes, malades et seniors exclus, sera supprimée le 31 janvier 2018), que les panneaux solaires ou les éoliennes (même offshores, rejetées par les Bretons !) ne peut réduire à 50% la consommation d'électricité nucléaire dès 2035. A cette date, la production à suffisance d'énergie renouvelable et décarbonée sera encore un mythe. Si chacun voulait son véhicule électrique, la production d’électricité nucléaire devrait grimper de 50 % et plus, faute d’électricité renouvelable. Même si un décret Vert stalinien imposait le vélo électrique aux masses populaires. L'alternative entre centrales au gaz ou au charbon et nucléaires conduirait à plus de centrales nucléaires... Reste la voiture hybride ou à l’eau salée... 

Et le biocarburant à base de maïs est plus polluant que l'essence.
Certains évoquent encore le biocarburant, un substitut au combustible fossile, produit à partir de matériaux organiques (l'huile végétale carburant, le biodiesel, ou biogazole, mais aussi les graisses animales ou des acides gras divers, tels que les algues) ou produit à partir d'alcool comme le bioéthanol (du sucre, de l'amidon, de cellulose ou de lignine hydrolysées)... Tous comprennent que ce n'est pas pour demain, sauf les écolos...
Or, tout catalogué écologique qu'il puisse être, un carburant produit à partir des feuilles de maïs, émettrait en réalité plus de gaz à effet de serre que l'essence traditionnelle. Des études effectuées dans la Corn Belt, ou 'ceinture de maïs' du Middle West des États-Uni, montrent que l'éthanol cellulosique obtenu à partir de résidus de feuilles de maïs libère dans l'air une grande quantité de dioxyde de carbone (CO2). Les émissions liées à la production de biocarburant dépasseraient de 7 % les émissions générées par l'essence classique et se situeraient 62 grammes au-delà du seuil établi par la réduction de 60 % des émissions de GES qu'exige l'Energy Independence and Security Act, une loi de 2007. Le département de l'Énergie des États-Unis a investi plus d'un milliard de dollars (750 millions d'euros) pour soutenir la recherche sur les biocarburants cellulosiques, y compris l'éthanol fabriqué à partir de tiges, feuilles et épis de maïs après récolte.

La presse sous emprise écolo fait l'impasse sur un carburant tabou : 
le gaz de schiste.
L'exploitation à grande échelle du gaz de schiste a démarré au cours des années 2000 lorsque le prix des hydrocarbures s'est établi à un niveau élevé durable. C'est un gaz naturel contenu dans des roches rendues imperméables par l'argile qu'elles contiennent à la différence du gaz naturel conventionnel. Son extraction pose donc problème, actuellement. L'accès à ces roches-réservoir nécessite en effet le recours aux techniques combinées du forage dirigé et de la fracturation hydraulique à grands volumes particulièrement coûteuses et polluantes.
Les Etats-Unis ont joué un rôle de pionnier dans la mise en exploitation de cette nouvelle ressource : le gaz de schiste y représentait en 2012 une proportion importante du bouquet énergétique. Grâce au gaz de schiste les États-Unis étaient passés du 4e au 6e rang au classement des importateurs nets de gaz naturel. 
Les réserves dans le monde sont estimées en 2013 à 207 billions de mètres cubes de gaz de schiste (32 % des réserves totales de gaz naturel) et 345 milliards de barils d'huile de schiste (10 % des réserves totales de pétrole). Réparties sur tous les continents, la Chine, l'Argentine, l'Algérie et les États-Unis en sont les plus gros détenteurs. 
De 2010 à 2012, l'augmentation de la production de gaz de schiste aux États-Unis et au Canada a entraîné une pression à la baisse du prix du gaz qui a réduit la capacité de la Russie à dicter des prix élevés pour le gaz naturel qu'elle exporte vers l'Europe ; les effets du boom du gaz de schiste sur les marchés internationaux de l'énergie ont été très importants, en particulier en Europe : hausse de la production d'électricité à base de charbon aux dépens du gaz, diminution de l'attractivité économique des énergies renouvelables, etc.

Les Allemands ont trouvé la solution.
Ils ont fermé leurs centrales nucléaires et exploitent à nouveau le charbon, en dépit de la pollution émise, important, au prix fort, de l'électricité nucléaireen partie de ...France.

Six centrales nucléaires sont actuellement en cours de démantèlement : Brennilis (Monts d'Arrée), Chooz A (Ardennes), Chinon A (Indre-et-Loire), Bugey A (Ain), Saint-Laurent-des-Eaux A (Loir-et-Cher) et Creys-Malville (Isère) ).
Pour une plus grande indépendance énergétique...

mercredi 8 novembre 2017

Hulot fait marche arrière sur le nucléaire

Le ministre d'Etat de Macron assure qu'il "ne recule pas"...

L
es écologistes accusent le ministre de l'écologie de céder au lobby du nucléaire

La sécurité nucléaire française globalement satisfaisante, dit l'ASN
Nicolas Hulot a défendu mercredi sa décision de reporter à 2030 - ou "au plus tard" -  à 2035 l'objectif de réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité française.
Il a annoncé mardi qu‘il faudra reporter l‘objectif de réduction de la part du nucléaire dans la production à 2035 au plus tard plutôt qu'en 2025 comme le prévoyait la loi de transition énergétique de 2015, sous peine d'accroissement des émissions polluantes. 
Cette décision a été critiquée par les écologistes, qui voient là des “signes de faiblesse” de la part du ministre. "Certains ont dit: 'Hulot, il a reculé sur le nucléaire. Pas du tout, on va avancer", a assuré, à Jean-Jacques Bourdin, le ministre de la Transition écologique, sur RMC. 

"Il remet en question la loi de Transition énergétique en reportant l’échéance de 2025, sans donner de précision", a regretté Alix Mazounie, chargée de campagne nucléaire pour Greenpeace France “Nicolas Hulot se doit d’être le rempart des lobbies du pétrole et du nucléaire,” a-t-elle insisté, après avoir énoncé une contre-vérité : le ministre a en effet expliqué qu'il est impossible de fermer des centrales (entre 17 et 25) avant que soient opérationnels des moyens de production d'énergie alternative qui soient décarbonés et non polluants.   

"Dans cette affaire il y a avant tout un problème de volonté politique", a accusé David Cormand, le secrétaire national d‘Europe Ecologie-Les Verts (EELV) sur RFI. "Moi, je pense qu‘il y a une ligne rouge qui a été franchie."

Pour le parti écologiste, ce report pose notamment des problèmes de sécurité.
"En 2030, sur les 58 réacteurs nucléaires, il y en aura 48 qui auront plus de 40 ans. Si on repousse l’échéance à 2030, c'est la quasi totalité de notre parc nucléaire qui sera au-delà de sa date de péremption", a dit David Cormand.
"Il y a une responsabilité, non seulement au titre de la transition énergétique, mais aussi pour des raisons de sécurité de passer rapidement à autre chose."

Nicolas Hulot avance à un pas de sénateur

Pour le ministre de la Transition écologique, "si on ne veut pas perdre de la crédibilité sur l‘ensemble de notre stratégie énergétique, ce qui est plus important, (...) c‘est de regarder la faisabilité, de planifier les choses et pas simplement se poser des totems”.

Il a justifié sa décision en indiquant que la cible de 2025 est "inatteignable" sans un dérapage sur les autres objectifs climatiques du pays.
Il se donne donc un an pour élaborer un calendrier précis de fermeture des centrales entre "17 et 25 réacteurs - qui permettront d‘atteindre ce nouvel objectif."

"On va le planifier sur une échelle de temps qui va permettre que socialement ce soit acceptable, que ça ne nous mette pas dans une situation de rupture d‘approvisionnement", a fait valoir Nicolas Hulot. "On va faire les choses avec une grande rationalité et pas simplement dans le symbole."

Il a assuré que la centrale de Fessenheim sera bien fermée avant 2022. "On va en profiter pour en faire un cas d’école, pour que les choses se fassent le mieux possible pour les salariés et les territoires”, a-t-il insisté, face aux critiques de ses camarades écologistes en surchauffe.

L'ASN réserve son avis pour 2020-2021

Les députés de la commission du Développement durable ont auditionné mercredi des responsables l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), EDF et Greenpeace France (ONG illégitime) sur la sûreté des centrales nucléaires.

Le président de l'ASN, Pierre-Franck Chevet, a annoncé que l'autorité rendra en 2020-2021 son avis définitif sur une éventuelle extension de la durée d‘activité des réacteurs nucléaires d'EDF au-delà des 40 années prévues.
Cet avis sera rendu après une recommandation de l‘ASN prévue en 2020 et qui sera suivie d'un débat public, a-t-il précisé.
Greenpeace France - bien qu'organisation supranationale - estime pour sa part que ce n'est ni à l'ASN, ni à EDF de prendre des décisions sur la fermeture des réacteurs nucléaires.
"Si on continue (...) à ne rien faire, vous aurez le prochain ministre de l’Environnement du quinquennat suivant qui dira qu’il faut reporter la date", a soupçonné, devant les députés, Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire pour l‘organisation environnementale. "S’il n’y pas de décision maintenant sur les réacteurs à fermer, il n’y a aucune chance d’un développement du renouvelable en France", a-t-il grondé.

EDF, le géant du nucléaire français, a pris notes des annonces du gouvernement.
"Nous serons contributeurs à ce travail comme toutes les parties prenantes, mais encore une fois, la politique en matière énergétique de ce pays, c'est le gouvernement qui la définit, pas EDF", a rappelé Dominique Minière, directeur exécutif d‘EDF, lui aussi auditionné par la commission.
Est-ce Greenpeace ?br>

jeudi 30 octobre 2014

De mystérieux drones survolent nos centrales nucléaires: le pouvoir est en alerte

Provocation médiatique ou avertissement menaçant sur notre nucléaire ?

Qui alarme le pouvoir en les dirigeant sur des sites sensibles ?

Le pouvoir se perd en hypothèses
Amazon et DHL livrent par drones
Menace terroriste, espionnage ou simple provocation de la part de passionnés d’objets connectés ? Nul ne sait encore qui se cache aux commandes des drones qui ont survolé sept centrales nucléaires françaises dans le courant du mois d’octobre. Ces petits aéronefs aux allures de gadget inquiètent qu'autant plus qu'aucun système de surveillance ne semble les avoir détectés à temps et filmés...
"Les drones permettent d’embarquer une intelligence électronique personnalisable", raconte, comme chacun sait, Elodie Bongrain, directrice de projet et spécialiste des objets connectées chez Fabernovel. Dotés de capteurs, ils peuvent apporter de précieuses informations indétectables à l’œil nu, sur la qualité de l’air, par exemple. 
S’ils sont équipés de caméras, ils capturent des images, qui peuvent être destinés aux media (Mediapart !) comme à l’espionnage (Poutine). Ils peuvent aussi aller détruire un essaim de guêpes, mais alors pourquoi ne pourraient-ils pas "tout à fait transporter des charges explosives" et les larguer ?
"Un drone n'est pas un danger en soi :
tout dépend de l’intention de celui qui le dirige", confirme Elodie Bongrain.
La présence de mystérieux pilotes aux commandes des drones qui ont survolé les centrales françaises inquiètent mais les responsables n'en sont qu'à émettre  des hypothèses.

Un contrôle de sûreté ?
"Un drone peut être utilisé dans un but sécuritaire, pour mettre en évidence des failles indétectables à l’œil nu",
explique la spécialiste en objets connectés.
EDF utilise régulièrement des drones, via sa filiale ERDF, à la surveillance de réseaux électriques dans des zones difficiles d’accès.
"Mais pas pour surveiller nos centrales nucléaires",
précise EDF à "L’Obs".
L’éventualité la plus rassurante tombe? D'autant que l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) affirme, quant à elle, ne pas disposer de drones. Jusqu'à preuve du contraire, tout survol d’une centrale faisait d’ailleurs l’objet d’une procédure connue par l’ASN. "Si elle avait pris l'initiative d'envoyer des drones, nous en aurions été informés", ajoute un représentant d’EDF. L’hypothèse de l'usage de drones dans le cadre d'un contrôle de sûreté est donc à exclure.

Un acte militant ?

Depuis 2007, des membres de l'ONG altermondialiste Greenpeace sont plusieurs fois intervenus dans des centrales nucléaires, franchissant les périmètres de sécurité et grimpant aux installations. Les dernières en dates sont les intrusions menées en mars dernier à Gravelines et à Fessenheim. 

Les activistes de Greenpeace  ont d'ailleurs déjà utilisé des drones lors de leurs revendications
, comme en mai 2012, quand le petit objet volant suivait l'un des militants survolant la centrale du Bugey à l'aide d'un parapente à moteur. L'ONG, supra-nationale, voulait prouver au gouvernement l'accessibilité déconcertante de ces sites nucléaires.

Cette fois, pourtant, "il n’en est rien", assure Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire chez Greenpeace.
"Dès qu’on a su que des drones avaient survolé des centrales,
la première chose qu’on a faite a été de lancer une enquête,
pour que la thèse militante soit immédiatement écartée."
Il précise en outre que Greenpeace "revendique systématiquement ses actions", ce qui n'est pas le cas des personnes qui ont dirigé ces drones. Si on les croit, le mystère s'épaissit donc

Une menace terroriste ?

"L'hypothèse terroriste est notre principale préoccupation", avoue l’ASN, contactée par "L'Obs".
"Si des personnes mal intentionnées embarquaient une charge explosive sur un drone, cela serait une véritable catastrophe."
Or, "survoler une centrale n'apporte aucune information intéressante", affirme l'Autorité de sûreté nucléaire pour exclure la piste de l'espionnage et mettre la Corée du Nord (et Jean-Vincent Placé ou Fleur Pellerin) ou l'Iran (et Pouria Amirshahi) hors de cause.  

Par ailleurs, Elodie Bongrain précise : "Embarquer une bombe sur un drone est tout à fait réalisable."
"Mais cela, on pouvait facilement le faire avant la création des drones, avec un simple appareil télécommandé."

Des passionnés inconscients ? 

Pour Yannick Rousselet, cette hypothèse n'est pas à exclure. Mais, rappelle-t-il, "le 19 octobre, des drones de tailles différentes ont été repérés sur quatre sites différents, nécessitant au moins l’intervention de deux ou trois équipes."
"Nous avons donc affaire à une organisation très coordonnée", souligne-t-il.
C'est comme si on disait due les "clowns dangereux" qui terrorisent ici et là, partout sur le territoire, sont organisés.

Certains drones faisaient plus de 2 mètres d’envergure, apprend-on. 
"En cas d’accident, en percutant une piscine de refroidissement par exemple, cela pourrait avoir des conséquences désastreuses",
ajoute-t-il, faisant monter la tension d'un cran..
L'ASN tempère toutefois ces propos. "Les centrales sont dimensionnées pour résister à des dommages environnementaux extérieurs", explique l'Autorité.
"Même à la chute d’un avion. Ce n'est donc pas un drone qui va provoquer le moindre risque d’accident nucléaire," assure-t-il.
Les identités des pilotes de ces drones restent à ce jour inconnues. Alors, pour l'heure, les regards se tournent vers EDF : le groupe est-il en mesure de faire face à une agression aérienne potentielle sur ses centrales ? 

"Nous réclamons plus de transparence de la part d'EDF", scande Yannick Rousselet.
"Or aujourd’hui, la situation est exactement inverse : l'information est perméable", déplore-t-il.

"Là où il y a un flou, il y a un loup", a prévenu notre experte de la théorie du complot. 
A Fessenheim, les soupçons portent sur les cigognes.

vendredi 25 juillet 2008

La Socrati, perquisitionnée à Tricastin

Sur qui les soupçons portent-ils?
PaSiDupes n’avait pas pu concevoir que les incidents dans le nucléaire puissent s’arrêter comme ils avaient commencé, tant le nucléaire français est devenu la cible privilégiée des écologistes. Nous avions envisagé que Marcoule pourrait être le prochain site visé. Or, c’est à nouveau à Tricastin qu’un incident est intervenu à la Socatri, filiale de retraitement de déchets du groupe nucléaire français Areva.

C'était le 21 juillet, vers 23h00, mais il ne fut signalé à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) que vers 07h30 le lendemain matin. Ce qui ne signifie pas pour autant que, si les sources des journalistes ont dormi à poings fermés jusqu’au petit matin, rien n’a été aussitôt entrepris par les autorités.
Une fuite est survenue lors du nettoyage d'une cuve de rétention de l'usine, déclare la Socatri. Quelque 74 kilos d'uranium ont été rejetés dans deux ruisseaux, la Gaffière et le Lauzon.
Les communes concernées ont été prévenues mardi 22 aux alentours de midi, après divers contrôles. Des mesures de restriction concernant l'accès à l'eau, la baignade et l'irrigation ont été prises par la préfecture, puis rapidement levées dans les deux jours qui ont suivi, l'incident n'ayant eu aucune conséquence pour l'environnement selon les autorités. Fallait-il donc alarmer les populations ? Les écolos y sont favorables ; non pas pour des raisons sanitaires, mais politiques. Qui fait la différence entre des rejets hautement radioactifs et des déchets faiblement radioactifs? La politique des écologistes ne fait pas le distinguo et la psychose recherchée a eu le temps de s’installer.
Ce site était en travaux à la suite d'une première demande de l'ASN en 2007, qui avait adressé un avertissement à la société après avoir relevé des négligences. Ou des malveillances ?
A Tricastin, la gendarmerie s’est livrée à deux perquisitions à la Socatri (Vaucluse), société du groupe Areva, où s'est produite une fuite d'uranium le 7 juillet dernier, selon une source proche de la gendarmerie.
«Une source proche de la gendarmerie », dixit une agence de presse. Le secret des sources ne permet pas d’en savoir davantage ! En bonne démocratie, la population n’a pas le droit de savoir si la presse dissimule l’inavouable ou fabrique de l’information. Aussi bien, le café du coin pourrait donc être à l’origine de l’information, mais la garantie de fiabilité serait-elle alors suffisante? Ou bien s’agit-il d’une fuite syndicale, une de plus, ce qui en la circonstance serait particulièrement mal venu…

Les perquisitions auraient été effectuées par les gendarmes dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet de Carpentras, qui a été saisi par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) après l'incident. Cette fois, la presse n’aurait plus eu besoin d’aucun intermédiaire bavard et la source serait directe : soit le parquet de Carpentras, soit l’ASN. Ces derniers compteraient-ils donc des militants écolos dans leurs rangs ? D’ailleurs, des associations écologistes ont aussi déposé plainte, ainsi qu'une habitante d'une commune proche de Bollène. La dame qualifiée de simple ‘habitante’ anonyme serait-elle particulièrement sensibilisée à la question, voire engagée ? N’a-t-on pas vu des passagers anonymes, par hasard sur le vol de Bamako, orchestrer dans l avion l’opposition au rapatriement de sans-papiers ? (Lire PaSiDupes) Un réalisateur, depuis récompensé par le Festival de Cannes, n’avait pas non plus trouvé d’autre vol que celui-là ! Le hasard ferait-il bien les choses, cette fois-là pour les militants du réseau ESF et cette fois-ci pour les activistes écologistes ?

Nous assistons ainsi à une vague subite d’incidents dans des sites nucléaires français, ce qui, selon la presse sympathisante, a amené les associations écologistes et les syndicats à demander la réouverture du débat sur la sécurité et la gestion de cette source d'énergie. Il est néanmoins permis de s’interroger sur la relation de cause à effets, selon cette presse engagée. A l’inverse en effet, la demande syndicale de réouverture du débat sur la sécurité et la gestion du nucléaire ne serait-elle pas plutôt à l’origine de cette multiplication d’incidents ?
A noter qu’en matière de malveillances, dans le même temps, de l’uranium a été l’objet de convoitises et a également été dérobé.
Les militants écologistes anti-nucléaires seraient-ils dans une phase d’hyperactivité, voire de surchauffe ?