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dimanche 22 janvier 2012

Nucléaire: Greenpeace décrédibilisé

Un coup de comm' prouve quoi ?

L'ONG s'est placée dans l'illégalité : est-elle poursuivie ?

Amalgame: les abords des centrales ne sont pas les réacteurs
Des commandos de militants altermondialistes de Greenpeace ont approché la zone protégée des bâtiments, sans y pénétrer donnant ainsi, grâce à la complicité des media partisans, l'illusion d'une mise en évidence de failles de la sécurité des installations nucléaires elles-mêmes.

Lundi 5 décembre 2011, des activistes ont en effet tenté de s'introduire dans deux centrales, à Nogent-sur-Seine (Aube) et Cruas (Ardèche), déjouant la surveillance pendant plusieurs heures, dans l'une d'entre elles.
"L'opération est terminée. Le but est atteint. On a prouvé en quatorze heures que les installations nucléaires françaises étaient vulnérables à une intrusion humaine", a indiqué lundi dans la soirée un porte-parole de l'organisation non-gouvernementale, certifiant qu'elle n'avait plus de militants dans des installations nucléaires.

Un simple coup médiatique gonflé par la presse
Plus tôt dans la soirée, à 19 h 35, deux militants avaient été interpellés sur le site de Cruas.
Ces deux personnes "s'étaient introduites derrière le grillage de la centrale, mais en dehors de la zone protégée des bâtiments", avait précisé une porte-parole de l'électricien. Ces militants, présents sur le site depuis 6 heures du matin, sont ceux qui apparaissaient dans des vidéos postées par Greenpeace dans son live-blog de l'événement. Ils ont été placés en garde à vue par les gendarmes.

VOIR et ENTENDRE l'intox de professionnels de l'agit-prop qui se filment eux-mêmes et utilisent ici la perspective pour donner l'illusion de prosimité:


Le nucléaire, pas plus que l'hydraulique, n'est "sûr"

Lundi matin, les neuf activistes de l'organisation ont été arrêtés lors de leur intrusion sur le site de Nogent-sur-Seine, à 95 km au sud-est de Paris, également vers 6 heures. "Une partie des militants a réussi à grimper sur le dôme de l'un des réacteurs, où ils ont déployé une banderole : 'Le nucléaire sûr n'existe pas'", a assuré Axel Renaudin, justement chargé de ...communication de l'ONG.

Dans le même temps, d'autres militants ont tenté de s'introduire - sans y parvenir - dans les sites de Blaye et de Cadarache
, Gironde et Bouches-du-Rhône, respectivement, selon la gendarmerie.

Le ministère de l'Intérieur a indiqué dans la soirée qu'ils avaient été remis en liberté vers 20 h 30 et qu'ils comparaîtraient devant un tribunal en avril 2012. Selon Greenpeace, ses militants n'étaient cependant toujours pas libérés vers 23 heures et devaient l'être seulement plus tard dans la soirée.


L'opération d'agit-prop a largement échoué

Une opération de communication
"Le but est de démontrer la sensibilité des installations nucléaires françaises, et à quel point il est facile d'atteindre le cœur d'une centrale", a prétendu Sophia Majnoni, chargée des questions nucléaires pour Greenpeace. Tout dépend où cette dame place le cœur.

Une opération d'ingérence politique, essentiellement
Elle a certes été pour l'organisation l'occasion ratée de faire parler d'elle. Mais Majnoni a surtout dénoncé l'audit lancé par le gouvernement sur la sécurité des centrales nucléaires, y voyant "une opération de communication qui ne prend en compte que les risques déjà identifiés dans le passé et ne tire pas les leçons de Fukushima".

Dans son communiqué, Greenpeace a le sentiment que "le gouvernement, en charge de la sécurité des sites nucléaires, se targue d'avoir des plans à toute épreuve pour sécuriser le parc atomique français, tels que l'intervention d'avions de chasse en maximum quinze minutes sur tous les sites nucléaires, la présence continue d'un peloton spécial de gendarmerie sur chacun des sites, des dispositifs de radar aérien de détection au-dessus de certaines installations, une double clôture électrifiée et une vidéo surveillance autour de chacun des sites, un espace aérien interdit au-dessus des sites, ou encore un accès soumis à 'autorisation spéciale'…"

Le gouvernement a renforcé les normes de sécurité
Un porte-parole du ministère de l'Intérieur a souligné qu'à "aucun moment, l'intégrité des installations nucléaires n'a été mise en péril" par l'intervention des militants.
Déclenchée lundi matin après l'intrusion de Nogent-sur-Seine, une "fouille approfondie" de tous les sites nucléaires de l'Hexagone a toutefois été menée pendant toute la journée et dans la soirée.

Suite à ces intrusions périphériques, Nicolas Sarkozy a souligné à l'attention de l'ONG qu'il est "assez irresponsable de prendre des risques avec sa vie et avec la vie des autres". Le chef de l'Etat a assuré que "la totalité des audits" qu'il a ordonnéssur la sûreté nucléaire serait publiée, car "la transparence, nous la devons aux Français".

Indépendamment des actions de commandos
Greenpeace remet néanmoins en question les "stress-tests" nucléaires à Nogent.
Au ministère de l'intérieur, Claude Guéant a reconnu des "défaillances dans notre dispositif" de sécurité, si mineures soient-elles. "Toutes les leçons doivent en être tirées pour que ce dispositif soit encore plus étanche qu'il ne l'est aujourd'hui", a-t-il plaidé.

Au ministère de l'énergie, Eric Besson a réclamé une "enquête approfondie sur l'intrusion intervenue ce matin". "Si l'enquête confirme [l'intrusion], cela veut dire qu'il y a eu dysfonctionnement et qu'il faudra prendre des dispositions pour que ça ne se reproduise pas", a-t-il déclaré sur les ondes de France Info.

Irrité par cette opération, Henri Guaino, conseiller spécial du président Nicolas Sarkozy, a estimé que les agissements des écologistes sont "irresponsables", tout en positivant : "On ne peut pas permettre que n'importe qui puisse entrer aussi facilement que ça dans une centrale nucléaire. On peut imaginer ce que certains pourraient en faire."
Interrogé par BFMTV-RMC, il a également assuré qu'il faudrait "tirer les conséquences" de cette intrusion et "réfléchir à la sécurisation" renforcée de ces sites.

Pour sa part, EDF ramène les incidents à de justes proportions
Le groupe a expliqué, quelques heures après l'intrusion des activistes, que les équipes de surveillance étaient restées sereines, une fois les binômes repérés et identifiés comme des "militants pacifiques" et non armés.
Ils ont été "immédiatement détectés par le dispositif de sécurité, et leur cheminement a été suivi en permanence sur le site, sans qu'il soit décidé de faire usage de la force", a affirmé EDF. Ils ont même été ou interceptés ou empêchés, dans la plupart des cas.
Le groupe confirme que "cette intrusion n'a eu aucune conséquence sur la sécurité des installations, ni sur la sécurité des personnes présentes sur le site".
Aucun "dysfonctionnement" n'est donc à signaler.

Une mauvaise farce, dont les autorités tirent les leçons

A noter que les courageux activistes sont des étrangers qui se retranchent derrière leurs passeports pour participer à ces commandos en toute impunité réelle (à la façon des "fourmis de la drogue", mineurs de 14 ans utilisés par les dealers) et que Greenpeace est une organisation subversive internationale et surtout internationaliste, sans aucune légitimité légale.
Lien PaSiDupes : "Greenpeace outrage la démocratie, mais la gauche la bafoue en soutenant l'ONG"

lundi 16 janvier 2012

Nucléaire: le rapport qui discrédite la propagande catastrophiste des Verts et du PS

Le totalitarisme écologiste met en veilleuse son scénario de la peur


Cécile Duflot croyait avoir trouvé la fève Erika Gro Eva;
elle n'aura pas non plus de champignon nucléaire



Pan sur le bec des écolos: aucun des 58 réacteurs nucléaires ne mérite d'être fermé

L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire est clair.
Voici la principale conclusion du rapport de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) remis à l'Autorité de sûreté nucléaire, en plein débat sur l'énergie nucléaire au sein de la classe politique après l'accord EELV-PS.

Après avoir imaginé une série de scénarios catastrophes (séismes, inondations et autres phénomènes climatiques extrêmes), Jacques Répussard, le directeur de l'IRSN, estime que les centrales françaises peuvent être "considérées comme sûres". Pour lui, aucune fermeture de réacteur ne s'impose.
"S'il y avait des choses graves ont l'aurait dit avant. Il n'y en a pas. La sûreté aujourd'hui n'est pas un motif de fermer un site nucléaire", a justifié Jacques Répussard au micro d'Europe 1.


Affiner "sans tarder" certaines règles

Toutefois, l'IRSN incite la France à faire évoluer "sans tarder" certaines normes de sûreté
de ses installations nucléaires pour faire face à d'éventuelles catastrophes naturelles extrêmes. "L'accident de Fukushima, mais également les évaluations complémentaires de sûreté, mettent en évidence la nécessité de faire évoluer sans tarder certains référentiels de sûreté des installations", indique l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire dans un rapport de quelque 500 pages.

Trois sites sous surveillance

L'IRSN cite ainsi l'insuffisance des réserves d'eau d'alimentation de secours des générateurs de vapeur, ou encore certains points d'ancrage de tuyauterie qui ne résisteraient pas un séisme. Si le directeur général de l'IRSN parle de petits défauts il explique qu'ils pourraient "avoir des conséquences graves" si les mesures de sécurité supplémentaires ne sont pas mises en place. L'autorité de sûreté se garde d'ailleurs de toute suspension des centrales si les "installations ne sont pas suffisamment sûres".

Les sites nucléaires de Gravelines (Nord), Saint Alban (Isère) et du Tricastin (Drôme), doivent prendre en compte, de "façon prioritaire", les "phénomènes dangereux" liés à la présence à proximité d'installations industrielles, telles que des usines chimiques ou de transports de produits explosifs.


Les ONG rient Verts sur le rapport

Les conclusions de l'IRSN ont déclenché de vives réactions auprès des opposants au nucléaire.
L'Observatoire du nucléaire, association opposée à l'atome, a dénoncé la "coupable indulgence en faveur de l'industrie nucléaire" du rapport. "Pour l'IRSN, les centrales nucléaires peuvent continuer à fonctionner... malgré leur sûreté défaillante !", s'étonne l'association dans un communiqué.

"Sachant qu'un évènement naturel violent (tempête, gel sévère, inondation, séisme, etc) peut se produire à chaque instant, l'IRSN reconnaît implicitement que les réacteurs français peuvent causer à tout moment une catastrophe nucléaire", s'insurge l'Observatoire du nucléaire, qui dénonce des "conclusions d'une coupable indulgence en faveur de l'industrie nucléaire".


Europe Ecologie ironise, mais préfère changer d'obsession
Les altermondialistes et écolos de tout poil ont changé de priorités absolues. L'heure n'est plus aux ultimatums: Cécile Duflot a obtenu un terrain d'atterrissage sur Paris aux prochaines législatives et les autres risques majeurs parraisent tout à coup bien secondaires...
Le rassemblement hétéroclite des totalitaires de l'écologie radicale ne constitue plus une menace pour la filiaire nucléaire et ses emplois.

Mais que de temps encore perdu en complots par les équipes socialistes, quand la planète attend toujours le projet de la "gauche molle" socialiste !

dimanche 20 novembre 2011

Pour la CGT, l'accord PS-EELV sur le nucléaire est " irresponsable "

La CGT partage l'avis du gouvernement Fillon


Les écologistes d'Europe Ecologie-les Verts font cause commune
avec les trotskistes de Sud
les anarcho-révolutionnaires

et les ...socialistes !

Hollande divise la gauche

Tandis que le PS pactise avec les écologistes, la secrétaire générale de la Fédération nationale mines-énergie de la CGT dénonce l'accord Europe Ecologie-les Verts-PS sur la fermeture de 24 réacteurs nucléaires d'ici a 2025.
Entretien de Virginie Gensel, patronne de la fédération énergie de la CGT, avec Le Figaro de ce weekend.
Revendiquant 60.000 adhérents, la responsable syndicale redoute les conséquences sociales d'une sortie du nucléaire et juge que l'arrêt de l'EPR serait "une folie".

Pour sa part, Bernard Thibault, le secrétaire général de la confédération syndicale, a critiqué vendredi sur BFM Business un mélange «entre les engagements en matière de politique énergétique et les relations des partis pour former des majorités dans les Assemblées».
LE FIGARO. - Que pensez-vous de l'accord conclu entre les Verts et le PS prévoyant la fermeture de 24 réacteurs nucléaires d'ici 2025 ?
Virginie GENSEL. - C'est un accord irresponsable. On ne peut pas faire reposer la politique énergétique, l'avenir industriel de la France, sur des considérations d'échanges de circonscriptions, de marchandage de coin de table. À la CGT, nous souhaitons un débat véritable sur la politique énergétique globale, dont l'avenir du nuclé­aire. Ce sont des questions complexes qui engagent le pays entier, qui ne peuvent pas être discutées juste à quelques-uns, entre appareils.

Avez-vous été consultés par les Verts et le PS ?

Non. Il y a un an, nous avons écrit à tous les partis politiques pour leur faire part de nos propositions en matière d'énergie. Nous avons rencontré les Verts, le Parti de gauche, le PCF, mais ni le PS ni l'UMP ne nous ont répondu.

Qu'est-ce que vous trouvez "irresponsable" dans cet accord ?
Derrière la première intention affichée, réduire le nucléaire, il y a la sortie du nucléaire. Nous sommes favorables au développement des énergies renouvelables, mais elles ne sont pas en capacité, en l'état actuel, de répondre aux besoins. Personne ne fait de réelles propositions pour savoir par quoi on remplacerait le nucléaire. Voyez l'Allemagne, où l'on dit que les énergies renouvelables vont être développées : en attendant, les centrales thermiques sont sollicitées, et l'on augmente tranquillement l'effet de serre.

Redoutez-vous les conséquences sociales d'un arrêt des centrales ?
Oui, bien sûr, mais pas seulement pour ce qui concerne les emplois du nucléaire. Il y a en France, 3 ou 4 millions de foyers en précarité énergétique, c'est-à-dire qui consacrent une part importante de leurs ­revenus à s'éclairer et se chauffer. Si les prix de l'électricité augmentent, qu'en sera-t-il pour eux ? Le prix bas du courant en France est aussi un élément de compétitivité pour notre industrie.

Les effectifs dans le nucléaire font actuellement l'objet d'une incroyable guerre des chiffres. Combien d'emplois sont concernés ?

La filière emploie quelque 125.000 personnes, auxquelles il faut ajouter un chiffre équivalent pour les sous-traitants. Cela fait déjà 250.000 salariés, sans compter plusieurs dizaines de milliers d'emplois indirects. Mais n'opposons pas ces emplois à ceux des renouvelables. Pour les énergies vertes, il s'agit de développer une vraie filière industrielle.

Faut-il poursuivre le chantier de l'EPR à Flamanville ?
Il faut terminer ce projet. Le chantier est aujourd'hui tellement engagé qu'il est impensable de revenir en arrière. Ce serait une folie. L'EPR de Flamanville est un prototype, une tête de série dont il sera très important ensuite d'analyser le retour d'expérience. D'une manière générale, la recherche dans l'énergie, mais également dans le nucléaire, est aujourd'hui insuffisamment poussée. S'agissant de la génération IV des réacteurs, des pays comme la Russie et l'Inde sont en avance par rapport à la France.

À la suite de
la catastrophe de Fukushima , le recours à la sous-traitance par EDF a été évoqué par les experts de l'État comme un enjeu de sûreté. Votre position ?
C'est la CGT qui est intervenue en ce sens. Nous sommes pour que des métiers liés à la sûreté soient réinternalisés et pour un statut de haut niveau pour tous les salariés. Nous avons demandé à Éric Besson, le ministre de l'Industrie, d'ouvrir des négociations sur la sous-traitance.

L'union de la gauche, logiquement, ce n'est pas gagné !...

jeudi 17 novembre 2011

Le nucléaire n'est pas la propriété des écolos

NKM : "La sûreté nucléaire n'est pas affaire d'idéologie"

La ministre de l'Écologie réagit à l'accord PS-Verts et dévoile le rapport des experts sur les "stress tests" (ou "tests de résistance", dans notre belle langue) post-Fukushima.
Nathalie Kosciusko-Morizet lève le voile sur le contenu du rapport d'étape publié jeudi sur la sureté nucléaire.

Le Figaro. - L'accord conclu entre le PS et les Verts prévoit la fermeture de 24 réacteurs nucléaires d'ici 2025 si François Hollande est élu président. Qu'en pensez-vous ?

Nathalie Kosciusko-Morizet. - C'est l'aboutissement d'une espèce de négociation absurde : «un réacteur contre une circonscription». La sagesse populaire dit qu'on ne mélange pas les choux et les carottes. Contrairement à leurs dénégations, c'est exactement ce que font les Verts et le PS. Ce n'est pas sérieux sur le sujet nucléaire mais c'est un problème de fond qui concerne tous les sujets, une méthode que l'on a vue à l'œuvre en 1997-2002. Le programme du Parti socialiste ne contient rien sur l'environnement, il sous-traite ces questions aux Verts qui, eux, poursuivent des objectifs politiques. Pour moi, c'est la démonstration que la spécialisation d'un parti sur les questions écologiques aboutit finalement à une double peine pour l'environnement.

Est-ce si absurde de fermer des réacteurs qui auront 40 ans en 2025 ?

Je défends le nucléaire : pour moi, fermer une centrale n'est pas un objectif environnemental. Je refuse absolument deux démarches que je trouve également dangereuses. La première : la sûreté nucléaire ne doit pas être une affaire d'idéologie. On peut avoir des actes de foi, certains en ont contre le nucléaire, d'autres pour le nucléaire, mais la sûreté ne doit pas interférer avec ça. La durée de vie des centrales est une question de sûreté, pas un objet d'échange contre des circonscriptions. La seconde démarche que je récuse : il ne doit pas y avoir de limite économique à la sûreté.

L'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) présente jeudi un rapport d'étape sur les examens des centrales lancés après Fukushima. Que préconise-t-il ?

Permettez-moi de rappeler dans quel calendrier intervient ce rapport. Le premier ministre a lancé un audit national des centrales et des principales installations nucléaires dont l'usine de La Hague. Parallèlement se déroule l'audit européen. Les exploitants ont remis leurs rapports le 15 septembre. C'est l'analyse de ces documents par les experts de l'IRSN qui est rendue publique ce jeudi. Je tenais à respecter notre engagement de transparence à chaque étape de ce processus. Sur la base du travail de l'IRSN, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) rendra son rapport final avant la fin de l'année.

En quoi l'audit français diffère-t-il de l'audit européen ?

Nous affirmons la nécessité de prendre en compte la dimension humaine pour améliorer la sûreté, un point sur lequel j'avais beaucoup insisté lors du lancement de cette évaluation post-Fukushima. Il y a eu longtemps une relation conflictuelle entre l'ASN et EDF sur le sujet de la sous-traitance. En septembre, EDF a proposé de réduire les niveaux de sous-traitance. Lorsqu'il faut gérer un accident, la cohésion d'une équipe, l'attachement des salariés à leur entreprise entrent en ligne de compte.

Les experts préconisent-ils des modifications des centrales ?

Fukushima nous impose de penser l'impensable. Même si un tsunami ne peut se produire à Fessenheim en Alsace, il faut imaginer comment réagir dans une situation de dévastation totale, quelles qu'en soient les causes, naturelles ou humaines, à la suite d'une attaque terroriste par exemple. L'IRSN propose de déterminer la liste des équipements de sûreté essentiels d'un réacteur qui doivent être «surprotégés». Un exemple : les filtres à sable, qui, en cas d'accident, empêchent le césium radioactif de se répandre dans l'environnement, pourraient être consolidés. Ces mesures supposeront vraisemblablement des investissements supplémentaires. Je le répète, l'économie ne doit pas limiter la sûreté.

jeudi 18 mars 2010

Les sujets tabous qui divisent les alliés du 2e tour

Plus d'un casus belli, une fois les électeurs pris au piège de la fusion

Les décrypteurs distingués font l'impasse sur les sujets qui fâchent les camarades d'un jour. Les Français devront garder à l'esprit comment la presse militante a fait de la rétention d'information pour les inciter à élire ceux qui augmentent leur fiscalité pour ne rien faire, pendant 4 ans comme depuis 12 ans.

PaSiDupes rappelle ce qui bloquera les régions à gauche

Le Parti socialiste et Europe Ecologie (EE) affichent une belle entente (lire pourtant PaSiDupes)
que la p'tite maire de toutes les gauches arrose lourdement. Elle a visiblement un chagrin à noyer:
tous les désaccords actuellement passés sous silence vont resurgir et créer des heurts sans fins.

Europe Ecologie est bien moins triomphaliste
Les écologistes n'arrivent déjà plus à digèrer leurs abandons. Ils ont mis toute leur énergie à arracher les postes clefs qui leur permettront de porter la guerre dans les assemblées régionales. Les régionaux n'ont pas fini de se désoler des violents affrontements et blocages que leur vote aura entraîné. Pire que le compte des ordres et des contre-ordres, ils doivent se préparer à combler les pertes. La fusée de la fiscalité n'est pas encore arrivée sur orbite !

=> Les sujets existent dans les régions où le PS a déjà assimilé des écologistes dans ses listes
dès le premier tour (Bretagne, Poitou-Charentes…), mais ce ne sont souvent que des dissidents alibis, destinés à faire de la figuration.
=> Dans plusieurs régions, en revanche, de profonds désaccords subsistent sur des dossiers sur lesquels les Verts promettaient de rester intransigeants (nucléaire, aéroports…).


Voyons de quels côtés l'horizon est déjà le plus menaçant
à savoir avant de glisser son bulletin dans l'urne !

Région Rhône-Alpes

Les écologistes, en position de force avec 17,8 %, semblaient déterminés à ne pas lâcher de lest. Ils exigeaient que les aides économiques attribuées aux entreprises et aux laboratoires de recherche soient conditionnées à des critères tournés vers la conversion écologique. Ils demandaient aussi qu'aucune subvention ne soit donnée aux routes et aux aéroports, alors que le conseil régional est actionnaire à 5 % de l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry... De la gabegie à la socialiste est annoncée ! Enfin, ils prônaient la sortie du nucléaire dans cette région, qui concentre le plus grand nombre de centrales installées. Et ce, alors que GDF-Suez a notamment présélectionné le Rovaltain, autour de Pierrelatte (Drôme), pour son projet de nouveau réacteur Atméa. Encore de l'argent offert par le contribuable au Mistral...
Région Aquitaine

Entre Europe Ecologie et le PS, la ligne à grande vitesse (LGV) reste le principal sujet de discorde. Les Verts, qui étaient alliés d'Alain Rousset, le président socialiste de la région, sont en effet vent debout contre les deux futures lignes qui devraient relier Bordeaux à Toulouse et à l'Espagne. Un projet jugé à la fois trop coûteux - 800 millions d'euros pour la région, selon leurs estimations -et dévastateur pour l'environnement. Europe Ecologie milite pour un aménagement des lignes existantes et un report des investissements sur le réseau local. Sauf que la formation, restée sous le seuil des 10 %, n'est pas en position de force. « La LGV n'est pas négociable », martèlent les proches d'Alain Rousset. Mais tout va bien; ils n'ont que des sujets d'entente. La Ch'tite Aubry pavoise et la presse se charge de berner l'opinion...

Région Centre

L'aéroport de Tours, qui accueille trois lignes Ryanair, était un enjeu de campagne avant le second tour: ce scandale ne l'est plus jusqu'au 21 au soir. Pour rallier les écologistes, le président sortant, François Bonneau (PS), a laissé entendre qu'il arrêterait de subventionner la compagnie aérienne, qui est la seule opératrice régulière sur cet aéroport (Londres, Porto, Marseille), et qui jouit de privilèges bafouant une concurrence loyale souhaitée par l'Union Européenne. Hervé Novelli s'engouffre dans la brèche puisque cette position met à mal le tour de table de l'aéroport, composé de deux autres collectivités PS.

Région PACA (Provence-Alpes-Côte d'Azur)

Face au score mirobolant de l'extrême droite (bien au-delà des prévisions des instituts de sondage manipulateurs), Europe Ecologie a fait le choix de la fusion avec la liste socialiste. Les écologistes réclamaient l'annulation des aides de la région au projet de réacteur thermonucléaire Iter à Cadarache (Alpes-de-Haute-Provence) et le gel des programmes routiers. Ils n'ont pas obtenu satisfaction concernant Iter. « La région va continuer à accompagner ce programme de recherche et de développement si important notamment pour nos universités », a prévenu Michel Vauzelle, tête de liste PS. Un lycée dédié est déjà sorti de terre à Manosque et les tracés routiers depuis Fos-sur-Mer engagés. Mais un programme d'isolation thermique des logements datant d'avant 1975 sera lancé en contrepartie: un cataplasme rose sur une jambe de bois exotique. C'était l'une des revendications de consolation d'EE.
Par ailleurs, les infrastructures de transports routiers devraient voir la part de leur financement baisser au profit du ferroviaire. Or, la CGT a déjà manifesté contre le ferroutage (lien PaSiDupes), une idée pourtant relancée par le ministre Gayssot, un communiste... (Lire PaSiDupes).
Les écolos seraient-ils tombés d'accord avec le PS sur la suppression de la décharge d'Entressen (Istres, PS) et l'incinérateur des déchets de la communauté urbaine de Marseille (PS) à Fos-sur-Mer (PS) ?
Europe Ecologie compte-t-elle régler plus facilement le problème de la anse putride de Ferrières à Martigues, maintenant que la municipalité (PCF, pro-Front de gauche) a milité contre la liste Vauzelle, le patron socialiste sortant, pour lequel appellent à voter dimanche les écolos et les frontistes (de gauche), comme un seul camarade ?...

Que les abstentionnistes prennent peur est donc tout à fait concevable
, mais leur intérêt se trouve dans les urnes: le bulletin Mariani est nettement plus sûr !

Région Pays de la Loire

Europe Ecologie a fusionné avec la liste du socialiste Jacques Auxiette, grand vainqueur du premier tour (34,3 %). Mais chacun se demande comment aborder leur désaccord de fond sur le transfert de l'aéroport de Nantes vers Notre-Dame-des-Landes. Les socialistes, à quelques exceptions près, ont toujours soutenu ce projet, porté par l'Etat, tandis que les écologistes ont toujours milité contre. « Il va falloir trouver des compromis sans trahir nos électeurs », dit Jean-Philippe Magnen, tête de liste EE. Or, « pas un euro » du Conseil régional ne doit être attribué à l'aéroport, selon lui, pas même pour les dessertes routières et ferroviaires. Les caténaires vont encore souffrir dans la zone et les usagers de la SNCF auront tout loisir de goûter au muscadet du Pays nantais...
=> A noter qu'à aucun moment le Front de gauche n'est mentionné par le PS: quantité négligeable destinée à faire l'appoint dans les urnes et encore bien davantage dans les Conseils Régionaux.

=> RAPPELS DIVERS de PaSiDupes

vendredi 25 juillet 2008

La Socrati, perquisitionnée à Tricastin

Sur qui les soupçons portent-ils?
PaSiDupes n’avait pas pu concevoir que les incidents dans le nucléaire puissent s’arrêter comme ils avaient commencé, tant le nucléaire français est devenu la cible privilégiée des écologistes. Nous avions envisagé que Marcoule pourrait être le prochain site visé. Or, c’est à nouveau à Tricastin qu’un incident est intervenu à la Socatri, filiale de retraitement de déchets du groupe nucléaire français Areva.

C'était le 21 juillet, vers 23h00, mais il ne fut signalé à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) que vers 07h30 le lendemain matin. Ce qui ne signifie pas pour autant que, si les sources des journalistes ont dormi à poings fermés jusqu’au petit matin, rien n’a été aussitôt entrepris par les autorités.
Une fuite est survenue lors du nettoyage d'une cuve de rétention de l'usine, déclare la Socatri. Quelque 74 kilos d'uranium ont été rejetés dans deux ruisseaux, la Gaffière et le Lauzon.
Les communes concernées ont été prévenues mardi 22 aux alentours de midi, après divers contrôles. Des mesures de restriction concernant l'accès à l'eau, la baignade et l'irrigation ont été prises par la préfecture, puis rapidement levées dans les deux jours qui ont suivi, l'incident n'ayant eu aucune conséquence pour l'environnement selon les autorités. Fallait-il donc alarmer les populations ? Les écolos y sont favorables ; non pas pour des raisons sanitaires, mais politiques. Qui fait la différence entre des rejets hautement radioactifs et des déchets faiblement radioactifs? La politique des écologistes ne fait pas le distinguo et la psychose recherchée a eu le temps de s’installer.
Ce site était en travaux à la suite d'une première demande de l'ASN en 2007, qui avait adressé un avertissement à la société après avoir relevé des négligences. Ou des malveillances ?
A Tricastin, la gendarmerie s’est livrée à deux perquisitions à la Socatri (Vaucluse), société du groupe Areva, où s'est produite une fuite d'uranium le 7 juillet dernier, selon une source proche de la gendarmerie.
«Une source proche de la gendarmerie », dixit une agence de presse. Le secret des sources ne permet pas d’en savoir davantage ! En bonne démocratie, la population n’a pas le droit de savoir si la presse dissimule l’inavouable ou fabrique de l’information. Aussi bien, le café du coin pourrait donc être à l’origine de l’information, mais la garantie de fiabilité serait-elle alors suffisante? Ou bien s’agit-il d’une fuite syndicale, une de plus, ce qui en la circonstance serait particulièrement mal venu…

Les perquisitions auraient été effectuées par les gendarmes dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet de Carpentras, qui a été saisi par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) après l'incident. Cette fois, la presse n’aurait plus eu besoin d’aucun intermédiaire bavard et la source serait directe : soit le parquet de Carpentras, soit l’ASN. Ces derniers compteraient-ils donc des militants écolos dans leurs rangs ? D’ailleurs, des associations écologistes ont aussi déposé plainte, ainsi qu'une habitante d'une commune proche de Bollène. La dame qualifiée de simple ‘habitante’ anonyme serait-elle particulièrement sensibilisée à la question, voire engagée ? N’a-t-on pas vu des passagers anonymes, par hasard sur le vol de Bamako, orchestrer dans l avion l’opposition au rapatriement de sans-papiers ? (Lire PaSiDupes) Un réalisateur, depuis récompensé par le Festival de Cannes, n’avait pas non plus trouvé d’autre vol que celui-là ! Le hasard ferait-il bien les choses, cette fois-là pour les militants du réseau ESF et cette fois-ci pour les activistes écologistes ?

Nous assistons ainsi à une vague subite d’incidents dans des sites nucléaires français, ce qui, selon la presse sympathisante, a amené les associations écologistes et les syndicats à demander la réouverture du débat sur la sécurité et la gestion de cette source d'énergie. Il est néanmoins permis de s’interroger sur la relation de cause à effets, selon cette presse engagée. A l’inverse en effet, la demande syndicale de réouverture du débat sur la sécurité et la gestion du nucléaire ne serait-elle pas plutôt à l’origine de cette multiplication d’incidents ?
A noter qu’en matière de malveillances, dans le même temps, de l’uranium a été l’objet de convoitises et a également été dérobé.
Les militants écologistes anti-nucléaires seraient-ils dans une phase d’hyperactivité, voire de surchauffe ?