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mardi 7 janvier 2020

Retraites: la CFDT et l'UNSA lancent un ultimatum à Macron

Ces syndicats "réformistes" veulent un retrait de l'âge pivot d'ici vendredi

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, ainsi que celui de l’Unsa, Laurent Escure, souhaitent que l’âge pivot soit retiré du projet

Résultat de recherche d'images pour "bras de fer"Ils fixent la date-butoir à vendredi, date de la réunion prévue sur la mise en place d’une "conférence de financement".
A l’issue d’une réunion multilatérale au ministère du Travail, ce mardi, Laurent Berger a déclaré : "Dans l’état de tension dans lequel est notre pays, ce serait de bon ton d’avoir une annonce que l’âge pivot est retiré du projet de loi actuel, sinon la CFDT ne s’inscrira pas durablement dans cette discussion."
"Si l’objectif de cette conférence de financement, c’est de recycler l’âge pivot, la réponse est non", a-t-il catégoriquement affirmé, alors que le secrétaire d'Etat Fesneau a révélé qu'un projet de loi est déjà rédigé et entre les mains du Conseil d'Etat (lien PaSiDupes)

Le coût de la réforme n'est pas chiffré; les financeurs ne sont pas désignés

Le numéro 1 de la CFDT résume la situation : "Ce que l’on demande, c’est que l’on prenne le temps de réfléchir au financement du système de retraite, au calendrier de l’équilibre recherché et que l’on regarde toutes les possibilités sur la table, mais qu’on ne s’inscrive pas dans une volonté d’équilibre de court terme qui consiste à travailler plus longtemps."

Sa confédération sera "mobilisée" en régions samedi prochain, a-t-il également précisé.  C'est la date de manifestation choisie par l’intersyndicale qui demande le retrait pur et simple du projet (CGT, FO, FSU, Solidaires, CFE-CGC et organisations de lycéens).

Le secrétaire général de l’Unsa  a dit espérer "que vendredi on aura une réponse définitive", Laurent Escure laissant au gouvernement "trois jours" pour décider.

mardi 3 octobre 2017

Edouard Philippe en sursis d'exclusion du parti Les Républicains

Pourquoi l'exclusion du premier ministre de Macron n'est-elle pas encore actée ?

Edouard Philippe, les ministres Gérald Darmanin et Sébastien Lecornu, et les députés Constructifs devront se déterminer

Ils ont 8 jours pour répondre à un courrier des Républicains.
Sinon, ils seront exclus du parti. Si le Premier ministre, Edouard Philippe, et les Constructifs n’ont pas été exclus mardi soir des Républicains (LR), le parti a nettement fait pression. A l‘issue d’un débat animé, le bureau politique de LR a en effet décidé de leur accorder un sursis de 8 jours avant d’acter leur exclusion. Edouard Philippe, comme Gérald Darmanin et Sébastien Lecornu, membres de son gouvernement, et les députés Constructifs Thierry Solère et Franck Riester ont huit jours pour répondre au courrier envoyé il y a quelques jours par les trois "sages" chargés de trancher leur cas –Jean Leonetti, Patrick Ollier et Isabelle Le Callennec.

"Sans réponse de leur part d’ici 8 jours, leur départ des Républicains sera acté"
Le texte adopté à l’unanimité par le bureau politique est clair. Quant aux autres députés Constructifs, leur exclusion sera actée s’ils ne reviennent pas au sein du groupe LR d’ici le 30 novembre.


Les Républicains continuent d'hésiter sur le sort des transfuges

Après des semaines d’atermoiements et une fois les sénatoriales passées, Les Républicains ont donc décidé de durcir le ton, même s’ils étaient nombreux ce mardi soir à réclamer une exclusion immédiate. 
Candidat à la présidence de LR en décembre, Daniel Fasquelle a ainsi exigé "la clarté pour les militants". "La main ne doit pas trembler", a-t-il lancé. "Ils doivent être exclus, a renchéri Florence Portelli, également candidate. Solère et compagnie se fichent de nous et nous provoquent. Ils nous crachent à la figure, cessons de tergiverser et d’être ridicules!"


Si on les exclut aujourd’hui, je me lève et je me casse
"Si on les exclut aujourd’hui, je me lève et je me casse", s’est emporté Patrick Ollier, arguant que la lettre aux personnes concernées avait été envoyée trop récemment pour permettre une réponse dans les délais.


En présence de la seule députée Marine Brenier qui représentait les Constructifs, Christian Estrosi a plaidé contre leur exclusion.
"On doit s’épargner le ridicule", est finalement intervenu Laurent Wauquiez, favori à la présidence LR, qui a plaidé pour un délai de 8 jours avant de prononcer leur exclusion.


Le député juppéiste Thierry Solère avait prévenu en juillet que, s’il est exclu, il saisira la commission des recours du parti où siègent… Gilles Boyer, conseiller d’Edouard Philippe à Matignon, mais aussi Gérald Darmanin et Sébastien Lecornu...

samedi 3 juin 2017

Ultimatum à l'Elysée: Daesh menace la France d'un "bain de sang"

Plus question de pseudo-"déséquilibré" : Daech menacerait la France d'un "bain de sang"  

Un ultimatum adressé à l'Elysée laisse sept jours à Emmanuel Macron pour obéir à ses ordres
Dans une texte non authentifié  de Daesh, signé de "soldats de l'Etat islamique en France"l'organisation terroriste islamiste promet une nouvelle vague d'attentats sanglants dans le pays si le délai n'était pas respecté. Les signataires
disent avoir adressé un texte de huit pages à l'Elysée et à Matignon posant un ultimatum

Egalement paru sur internet le 30 mai, il formule huit exigences auxquelles le gouvernement français aurait sept jours pour répondre favorablement, faute de quoi ils promettent un "bain de sang" dans le pays. 
Parmi les revendications, on retrouve notamment 
- "l'arrêt immédiat des bombardements français contre l'État islamique", 
- "le retrait des troupes françaises de tous les pays musulmans", ou encore 
- "la libération de tous les musulmans qui ont été emprisonnés pour avoir voulu quitter la France et émigrer vers l'Etat islamique". 

"Les voitures piégées, les camions béliers lancés, les ceintures explosives activées, les tireurs embusqués, les engins explosifs improvisés... Tout ceci va devenir votre quotidien
 jusqu'à ce que vous vous soyez effondrés et que vous appeliez à la paix", menacent-ils, si l'Elysée ne répondait pas à leur ultimatum. 

Les forces de l'ordre sont visées 
Dans un paragraphe, les auteurs s'adressent même directement aux forces de l'ordre : "Oh vous, les policiers français, si vous continuez à obéir à votre gouvernement aveuglément, en opprimant aussi bien votre peuple que les musulmans, sachez que vos gilets pare-balles et vos pistolets ne vous suffiront pas face à nos Kalachnikov et nos ceintures d'explosifs."
 
AK-47, balles et drapeau de Daesh 
Le texte a été diffusé sur un site de partage de fichiers lourds, accompagné d'une version audio et d'une image particulièrement menaçante. Sur cette dernière, on voit les mots 'Soldats du califat' écrits avec des balles, en dessous d'un AK-47 (fusil d'assaut conçu par le Soviétique Mikhaïl Kalachnikov, produit à partir de 1947 par le régime communiste dans l'ensemble du bloc de l'Est) et d'un drapeau de Daesh (ci-dessus). 
D'autres munitions entourent le titre du journal Aujourd'hui en France, sous lequel figure une brève liste mentionnant "les crimes de la coalition en France"

Marc-Edouard Nabe "choisi" pour transmettre le message 

Dans sa revue Patience, en 2014, l'écrivain français Marc-Edouard Nabe estimait en effet que le projet de Daech allait "naturellement dans le sens de l'histoire". Les captures d'écrans de la lettre de menace relayées sur son compte Twitter sont accompagnées d'un mail qu'il affirme, image à l'appui, avoir reçu le soir du 30 mai 2017 d'un certain Abou Mahdi al Roumi, se présentant comme "porte-parole des soldats du califat en France". 
"Vous avez le mérite d'avoir dit la vérité aux Français en condamnant les agissements de vos dirigeants qui mènent une politique impérialiste et une guerre injuste contre le Monde musulman", peut-on notamment lire dans le courriel

"Ce message a été envoyé au gouvernement français, à tous les grands médias, groupes et associations […] Inutile de prévenir la police car nous leur avons déjà envoyé notre message…", peut-on encore lire dans le mail, accompagné d'un lien de téléchargement vers l'ultimatum. 

Dans l'immédiat, le polémiste  accusé d'antisémitisme Marc-Edouard Nabe, qui a cotoyé Siné et toujours les journalistes et dessinateurs d’Hara-Kiri et de Charlie Hebdo, n'était pas joignable. L'authenticité des documents, elle, n'a pour l'heure pu être vérifiée. Ce qui est en revanche vérifié, c'est la publication de longs extraits de sa revue Patience, sur dix pages, par le groupe terroriste État islamique, dans le numéro 7 de son organe de presse de propagande Dar Al Islam.
La question se pose toutefois de savoir si une organisation anti-colonialiste d'extrême gauche ne serait pas impliquée dans cet ultimatum terroriste.

Hollande a inauguré la série des ultimatums de Daech

En 2014, 
lorsque l'otage français Hervé Gourdel était aux mains de l'organisation les Soldats du califat (Jund al-Khalifa) qui venait de faire acte d' allégeance à l'Etat islamique (EI), mouvance qui fait régner la terreur en Syrie et en Irak, le mouvement donna vingt-quatre heures le 22 septembre à François Hollande pour cesser ses frappes sur l'Irak dans un communiqué diffusé sur des sites Internet djihadistes.

L'EI menaçait clairement la vie de l'otage. 
La Kabylie, où le Français avait été enlevé, est une région montagneuse et boisée à une centaine de kilomètres à l'est d'Alger, en Algérie. Elle reste un théâtre d'opérations de groupes armés où il est toujours fortement déconseillé de se rendre.
Les Soldats du califat étaient alors placés sous la tutelle d'Aqmi, Al-Qaïda au Maghreb islamique, organisation militaire et terroriste, d'idéologie salafiste djihadiste.
Guide de haute montagne français, Hervé Gourdel a été assassiné le 23 septembre 2014, décapité par des 'soldats du califat', un groupe djihadiste algérien. L'Algérie et les milieux algériens sont une autre piste que les tenants de la prévention ne peuvent négliger.

lundi 8 décembre 2014

Ultimatum de Xavier Bertrand à Valls

"Faire les réformes" dont le pays a besoin, ou "partir"

C'est le défi lancé par le député UMP de l'Aisne, Xavier Bertrand,  au Premier ministre.
Manuel Hollande et François Valls
Xavier Bertrand accuse Valls de hollandisation
L'ex-ministre UMP a commenté sur RTL l'entretien télévisé du chef de gouvernement la veille estimant que le président de la République a "déteint" sur son Premier ministreManuel Valls
L'ancien ministre observe qu' "il a changé, Manuel Valls ! Il a eu hier son bon brevet de politicien, bien dans le moule. Il est là pour durer, rester, pas pour faire ou réformer." "François Hollande a déteint sur lui. Nous avons aujourd'hui deux François Hollande à la tête de l'État, on n'en avait vraiment pas besoin", a dit le député-maire de Saint-Quentin.

Ainsi de la suppression envisagée des départements, "je m'étais dit : moderne et courageux". Mais Manuel Valls "a capitulé en rase campagne pour plaire au président". Il "est frappé de hollandisme", a insisté Xavier Bertrand.

"Réformer" ou "démissionner",
 si François Hollande ne lui donne pas "les moyens" de les faire, c'est l'ultimatum lancé dimanche par le candidat à la primaire de la droite pour 2017. "J'ai envie de dire au Premier ministre : prenez le pouvoir ou prenez vos responsabilités", a lancé le député UMP de l'Aisne, invité du Grand Rendez-vous Europe 1-i-télé-Le Monde.

"On nous dit qu'il serait courageux, on sait pertinemment que le président de la République, lui, ne l'est pas, et qu'il ne réformera pas", a expliqué Xavier Bertrand à quelques heures de l'intervention télévisée de Manuel Valls sur France 2.

La France "s'enfonce davantage encore depuis deux ans"

Il a demandé au Premier ministre de "penser un peu moins à son image, à la préparation du congrès du PS" et de penser "un peu plus à la France""Quand on est un Premier ministre, on a une responsabilité et un pouvoir, c'est de penser à son pays plutôt qu'à soi. Je lui dis : soit vous réussissez à bouger le président de la République et vous faites les réformes, soit vous prenez vos responsabilités parce que vous n'avez pas les moyens de vos ambitions, de réformer comme vous le prétendez et [vous] partez !" Le député de l'Aisne souligne que la France "s'enfonce davantage encore depuis deux ans", comme en témoigne, a-t-il dit, la montée du chômage.

Xavier Bertrand n'épargne pas 
François Hollande
"Il pense à lui, il ne pense pas au pays qui a besoin de réformes, il compte sur une éventuelle reprise économique dont nous ne serions même pas responsables, sur les divisions de la droite et la montée du Front national [...], il fera tout comme un politicien, pas comme un homme d'État". 
"Ce qui l'obsède, c'est de tenir jusqu'en 2017" pour pouvoir se représenter à la présidentielle.

lundi 17 novembre 2014

Navires Mistral: au pied du mur, Hollande se dit libre de sa décision de rupture de contrat


Un dossier  absent de la rencontre Hollande-Poutine
A deux semaines de l'expiration de l'ultimatum, Hollande dit prendre le temps de la décision sur la livraison des navires de guerre français.
Paris menace toujours de refuser de livrer les deux navires Mistral commandés par Moscou avant le début de la crise en Ukraine, mais  le sujet a été esquivé par les présidents russe et français en marge d'un G20  de Brisbane troublé par les pressions diplomatiques mises par l'Occident sur la Russie. 

La construction du premier navire est achevée, mais Hollande montre les muscles, maintenant un suspens soumis à l'amélioration de la situation ukrainienne, selon lui, mais au risque d'une coûteuse rupture de contrat - avec pénalités !- dont Paris n'a pas les moyens. Dans le cadre glacé d'un grand hôtel de Brisbane ultra sécurisé, François Hollande et Vladimir Poutine se sont toutefois rencontrés samedi en marge du G20, en évitant soigneusement d'aborder le sujet qui fâche. 
"Les deux parties considéraient que ce n'était pas le sujet du jour", avance un diplomate français. Celui de l'affaire Jouyet ne l'était pas non plus et Hollande est cerné par ces sujets tabous qu'il a lui-même dressés. 

L'entourage de François Hollande s'est employé à déminer les menaces de Hollande à la veille du G20 

Jeudi, l'agence 
russe Ria Novosti a fait connaître un rappel de la Russie que la France a  jusqu'à fin novembre pour livrer le premier des deux navires militaires commandés par la Russie. À défaut, Paris s'exposerait à de sérieuses demandes de compensation. "Il s'agit d'une source non identifiée", balaye un conseiller élyséen. Rien qui soit de nature à engager la décision du président," prétendait-il. 
"Le mot Mistral ne sera pas prononcé (entre Hollande et Poutine), sauf pour regretter qu'il n'y ait pas de vent ici", commentait un Monsieur P'tite Blague de la suite présidentielle, lequel pourrait être le ministre Rebsamen.

Cette semaine, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait clamé qu' "aucune date de livraison" ne pouvait "être fixée à ce stade", tandis que le premier ministre Manuel Valls assurait que personne ne pouvait "dicter sa conduite" à la France. "A ce stade, les conditions ne sont pas réunies pour la livraison du Mistral", avait martelé le chef du gouvernement.

Reste que Hollande s'est pris à son propre piège sur ce sujet qui empoisonne les relations bilatérales depuis que de la Crimée a choisi la Russie en mars dernier, tournant le dos à l'Europe. 
Le bras cassé s'est fermé toutes les portes. S'il ne livre pas le "Vladivostok", Hollande condamne l'Etat français à rembourser le prix du bateau auxquelles s'ajouteraient des pénalités financières. On se demande comment Laurent Fabius a pu laisser la "gauche molle" s'embourber. Hollande engage aussi la réputation commerciale de la France et de son industrie d'armement. Mais si Hollande livre le navire, il s'expose à de vives critiques de la part de ses partenaires européens. 

Cette histoire de corne-cul a ajouté à l'atmosphère polaire du G20. Le premier ministre australien Tony Abott a eu beau tenter de détendre l'atmosphère en encourageant les chefs d'Etat à s'appeler par leur prénom et à "parler avec le cœur", le réchauffement climatique ne s'est pas confirmé à Brisbane. Le président russe est rentré à Moscou avant l'heure, abandonnant les responsables politiques occidentaux à leurs petites affaires.
On ne fait pas pression sur la grande nation russe. 

jeudi 25 septembre 2014

Les islamistes ont égorgé Hervé Gourdel, parce que Français

Des barbares ont exécuté un homme normal 

Des djihadistes algériens assassinent un Français ami de l'Algérie


Le groupe algérien  "Jund al-Khilafa" ("Armée du Califat", comme le groupe qui avait revendiqué les assassinats commis en France par Mohamed Merah, en 2012), affilié à l'Etat islamique, a mis sa menace à exécution, probablement dès dimanche, a-t-on appris par une vidéo diffusée le mercredi 24. L'égorgement d'Hervé Gourdel, le guide de haute montagne niçois âgé de 55 ans, avait été enlevé dimanche dernier au cœur du parc national du Djurdjura, en Algérie.
La centaine de 'Soldats du Califat', sous l'autorité d'un illettré, Abdelmalek Gouri, est l'auteur de nombreux attentats perpétrés en Kabylie depuis une dizaine d'années. Parmi eux, l'attaque d'une caserne (18 morts), d'une école de gendarmerie (60 morts) et une dernière, en avril dernier, qui a conduit à la mort de 14 militaires.

Leur vidéo, intitulée "Message de sang pour le gouvernement français", a été diffusée une quarantaine d'heures après l'ultimatum des terroristes exigeant la fin des frappes françaises en Irak contre l'EI. La vidéo débute par des images de François Hollande prises au cours de la conférence de presse durant laquelle il a annoncé la participation de la France à l'intervention en Irak, ainsi que des images d'avions de bombardement. Elle montre ensuite Hervé Gourdel, agenouillé et les mains derrière le dos, entouré de quatre hommes armés aux visages dissimulés.


En France, les réactions des proches et de la classe politique affluent. 


Le président Hollande a choisi de faire la sinistre publicité du groupe islamiste à la tribune des Nations-Unies. Après que son ministre Bernard Cazeneuve a clamé "la France n'a pas peur", message en fait reçu comme un signal de peur, François Hollande a fermement exclu de "céder aux terroristes" et annoncé un conseil de défense jeudi midi à l'Elysée. Il dénonce un "assassinat lâche et cruel". "Cette agression contribue à renforcer ma détermination", a défié le président français, avant de confirmer que les frappes françaises en Irak se poursuivront. La justice française a ouvert une enquête pour assassinat.
L'Union européenne et les Etats-Unis ont assuré vouloir faire bloc contre l'Etat islamique. "Le seul langage que des tueurs comme ceux-là comprennent est celui de la force", a tranché Barack Obama qui opte pour l'escalade de la violence recherchée par les égorgeurs. 

Les Occidentaux font le travail du monde arabe 



Lecteurs algériens de la presse locale
visiblement  peu animés par l'indignation
Le guide de haute montagne n'avait pas été empêché de se rendre dans cette région de Kabylie pourtant réputée hostile: zone montagneuse d'accès difficile, elle est en effet connue pour abriter des djihadistes liés à l'Etat islamique (EI).
 
Les recherches de l'armée algérienne se poursuivaient mercredi matin à l'est d'Alger pour tenter de localiser l'otage français détenu depuis dimanche et menacé d'exécution depuis l'expiration d'un ultimatum mardi soir.
Au sommet de l'Etat, le président de la République réunit ce jeudi un conseil de Défense. Cette réunion de crise du gouvernement doit se tenir à la mi-journée. Le chef de l'Etat compte "à la fois fixer les buts que nous avons assignés à nos opérations militaires et renforcer encore la protection de mes compatriotes".

A l'échelon international, l'ONU (Organisation des Nations Unies) a adopté mercredi, une résolution pour lutter contre le phénomène des combattants djihadistes étrangers se rendant en Syrie et en Irak.

L'horreur a durablement frappé la conscience collective de la France profonde.

dimanche 10 août 2014

Pacte de responsabilité: la gauche du PS exige sa "suspension immédiate"

Pas de pitié pour les canards boiteux,
ni pour de repos pour les frondeurs du PS

Trois élus de l'aile gauche du Parti socialiste glissent un coin (-coin) 
dans le jugement de rejet par le Conseil constitutionnel de la mesure n° 1 du pacte de responsabilité en faveur de 500 euros par an de pouvoir d'achat des salariés les plus modestes.

Dans une lettre ouverte adressée à Manuel Valls, les "frondeurs" de Martine Aubry demandent "la suspension immédiate" du pacte de responsabilité et que le gouvernement revoie intégralement sa copie sur sa politique économique et sociale, et non pas sur une seule mesure.
"Nous contestons absolument le bien fondé de ce pacte qui ne répond pas, selon nous, à l'objectif de redressement dans la justice que s'était assigné le président de la République", écrivent Marie-Noëlle Lienemann, Emmanuel Maurel et Jérôme Guedj, qui clament régulièrement leur différence face aux réformes économiques menées par Manuel Valls.

Selon eux, la décision du Conseil constitutionnel, qui a censuré jeudi une mesure symbolique du gouvernement, rend "indispensable la suspension immédiate du pacte de responsabilité et sa remise à plat complète". Aux yeux de ces élus de l'aile gauche de la majorité présidentielle, c'est "toute la stratégie économique et sociale du gouvernement qu'il faut aujourd'hui redéfinir".

La question sera remise sur la table, à la Rochelle, fin août

La rentrée sera "difficile", prévoit Manu Valls ! Sans attendre, dans cette lettre, les "aubrystes" hostiles à Valls préconisent "une vraie réforme de l'impôt", à défaut d'être "juste", qui passe notamment par la progressivité de la CSG et le rapprochement de celle-ci avec l'impôt sur le revenu". 
"A l'échelon européen, la France doit opposer au regrettable pacte de stabilité, une stratégie de relance fondée sur l'investissement et la construction de convergences sociales", estiment-ils encore. 
Et d'appeler, "dans l'immédiat" à "engager un rapport de force" avec Bruxelles contre les "déficits restrictifs qu'elle nous assigne" pour les laisser plutôt filer. "Il revient à la France, avec d'autres, de porter une voie nouvelle", concluent-ils, très librement, voire légèrement, en dépit de leurs sombres regards.

La sénatrice socialiste Lienemann, qui pose l'ultimatum d'une "réponse rapide" du Premier ministre, prévient déjà que la question sera sur la table de l'Université d'été du PS qui se tient à la Rochelle du 29 au 31 août.
Au menu, la tête et la queue du taureau andalou...

vendredi 21 mars 2014

Licenciements à La Redoute: Pinault veut saisir le tribunal de commerce

La majorité des syndicats de La Redoute a rejeté les modalités du plan social

Or, son propriétaire n'est autre que François Pinault


Manifestation du 4 mars 2014 à Roubaix, 
contre les licenciements à La Redoute
Cet autre milliardaire  -comme Niel (Free), Bergé (YSL) et Pigasse (banque Lazare France), magnats de la presse (Le Monde + Le Nouvel Observateur), est partisan du socialiste François Hollande à la présidentielle 2012, lequel n'aime pas les riches...

Encore un patron qui fait des bénéfices mais licencie
F. Pinault est la 3e fortune française estimée  en 201à 6,216 milliards d'euros, mais il a pourtant annoncé vendredi son intention de saisir le tribunal de Commerce des difficultés financières de sa société de vente par correspondance.

Les salariés de La Redoute étaient à nouveau dans la rue le jeudi 19 mars à Wattrelos
24 h de l'ultimatum de la direction, entre 550 et 700 salariés de La Redoute ont manifesté du centre logisitique de La Martinoire vers la mairie de Wattrelos, pour "maintenir la pression" face à un plan social qu'ils ne valident pas en l'état. Mais la direction juge désormais les discussions closes et le volet social du plan de reprise doit être entériné vendredi. "Kering considère que les propositions formulées lors de la dernière réunion du lundi 17 mars sont fermes et définitives", a affirmé le groupe dirigé par François-Henri Pinault, dans un communiqué publié mercredi. 

La direction a lancé aux organisations syndicales un ultimatum
Si les syndicats CFDT, CGT et SUD maintiennent leur refus de se plier au nouvel ultimatum des futurs repreneurs de La Redoute et de signer le protocole d'accord du plan social plan social comme annoncé ce vendredi, les repreneurs se retireront: Nathalie Balla et Eric Courteille exigent la ratification du plan social par les organisations syndicales. La direction de l'ex-filiale de Kering PRTP.PA avait donné jusqu'à 14h00 aux organisations syndicales pour signer ce plan, déjà paraphé par la CFE-CGC, minoritaire. Elle avait précisé qu'un rejet de l'accord entraînerait la fin du processus de cession engagé avec Kering et qu'elle s'en remettrait alors au tribunal de commerce.
"La situation est grave: en l'absence d'accord majoritaire sur le socle de mesures sociales et en anticipation de l'arrêt du financement de l'exploitation de la Redoute par Kering, la direction à l'obligation d'informer le président du tribunal de commerce de Lille des difficultés financières auxquelles est confrontée l'entreprise", écrit la direction de La Redoute dans un communiqué.
"L'objet de cette démarche est d'étudier les suites qui peuvent être données à cette nouvelle situation", ajoute-t-elle, disant prendre acte "avec regret de l'impasse dans laquelle se trouve La Redoute".

Une entreprise en difficulté peut demander à être placée en redressement judiciaire
Cette procédure est destinée à permettre sa sauvegarde. Le redressement judiciaire est assuré selon un plan arrêté par décision de justice à l'issue d'une période d'observation, ce plan prévoyant soit la continuation de l'entreprise, soit sa cession.Kering n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

Les trois principaux syndicats de La Redoute ont refusé de signer 

La CGT a rejeté le protocole d'accord présenté vendredi par la direction sur le plan social."Aucun des trois syndicats CGT, CFDT, SUD n'a signé l'accord proposé par la direction", a clamé Fabrice Peeters, responsable CGT, à l'issue d'un comité d'entreprise.

Kering a cédé La Redoute en décembre dernier pour un euro symbolique à deux dirigeants de la société, Nathalie Balla et Eric Courteille. La nouvelle direction a récemment annoncé la suppression de 1.178 postes, avec des départs étalés sur quatre ans et un maximum de 700 départs contraints. Kering s'est de son côté engagé à financer le projet des repreneurs et les mesures sociales à hauteur de 520 millions d'euros.

L'indemnité minimale de départ volontaire proposée par la direction de La Redoute s'élevait à 20.000 euros, à laquelle s'ajoute 750 à 1.200 euros selon les cas par année d'ancienneté, plus un mois de salaire pour les 50-54 ans et deux mois pour les 55 ans et plus.

Les syndicats réclamaient une indemnité de base de 40.000 euros et 1.500 euros par année d'ancienneté.

Montebourg ne propose pas une semi-nationalisation
Il avait proposé en vain l'entrée de l'Etat dans Florange, l'a imposée dans le capital de Peugeot (alors que l'Etat est déjà propriétaire de 15% de Renault), à hauteur de 7 milliards d'euros jusqu'en 2015 et à égalité avec le chinois Dongfeng, après que l'Etat français a pris une participation  de 33,34 % dans les chantiers navals de Saint-Nazaire du Coréen STX. D'autres pourraient demander le secours de l'Etat un jour prochain, comme par exemple l'usine Fralib de Gémenos (dans les Bouches-du-Rhône), filiale du groupe néerlandais Unilever.

lundi 3 mars 2014

Ukraine: visées américaines sur la Crimée autonome

La Crimée appelle Poutine à l'aide contre l'Ukraine, mais Obama met la pression sur la Russie 

Les Américains soutiennent les insurgés de l'Ukraine
 occidentale

Le Parlement russe a autorisé une assistance militaire à l'Ukraine de l'Est menacée par les insurgés de l'Ouest. La situation s'est tendue un peu plus encore avec la fermeture de l'espace aérien et le rappel des réservistes ukrainiens par le nouveau pouvoir issu de la rue à Kiev,instrumenté par les USA.

L'intox de l'opinion par la presse française est digne de l'époque soviétique 
Le Monde exploite la déclaration de l'Ukraine qui s'est dite "au bord de la catastrophe", dimanche 2 mars, prétendant que c'est "à la suite des opérations de l'armée russe sur son territoire", en Crimée "dont elle semblait perdre rapidement le contrôle". Or, d'une part, la Crimée -où la population est à plus de 80% russophone- a des accords bi-latéraux avec la Russie, et d'autre part, le 1er mars, le nouveau premier ministre de Crimée a appelé le président russe Vladimir Poutine à l'aider à restaurer la "paix et le calme" dans sa république du sud de l'Ukraine, au bord de la Mer Noire. "Prenant en compte ma responsabilité pour la vie et la sécurité des citoyens, je demande au président russe Vladimir Poutine d'aider à assurer la paix et le calme sur le territoire de Crimée", a déclaré Sergiï Aksionov -nommé après la destitution jeudi du gouvernement local par les députés- dans un discours retransmis in extenso par la télévision d'Etat russe. (lien)

Le Monde prétend que "l'Occident cherchait une issue à l'un des plus graves conflits avec Moscou depuis la guerre froide" et c'est une autre manipulation de l'opinion.
A la demande de la Crimée, comme le Mali auprès de Hollande, en Crimée, république autonome pro-russe d'Ukraine, les militaires russes accentuent leur pression sur le pouvoir insurrectionnel pro-occidental de Kiev, soutenu par les Américains et l'Union Européenne, pour des raisons stratégiques de domination de la Mer Noire contre les Russes. Etrangement, le journal Le Monde donne pour preuve d'un supposé "coup de force" russe avec la décision du commandant en chef de la marine ukrainienne de prêter allégeance aux autorités pro-russes de Kiev ! Le Monde rapporte la décision de l'amiral Denis Berezovski, a annoncé sa décision au cours d'une conférence de presse à l'état-major de la flotte russe à Sébastopol, mais n'en tire aucune conclusion sur la volonté légitime du peuple de Crimée de défendre son alliance avec la Russie contre l'ingérence occidentale.

Parallèlement, François Hollande fait son petit supplétif d'Obama en suspendant la participation française aux réunions préparatoires au sommet du G8 de Sotchi en juin, dans quatre mois.

Rejet des militaires ukrainiens de Crimée 

Des militaires russes dans la ville portuaire de Theodosie, le 2 mars.Les forces ukrainiennes de Crimée n'ont pu faire obstacle à l'assistance apportée par les militaires russes sous la protection desquels le pouvoir autonome de Crimée s'est placé. Les Russes protègent en effet les bâtiments publics, les aéroports et d'autres sites depuis les trois derniers jours.

Le gouvernement provisoire de Kiev et la presse occidentale ont mené dimanche une guerre des nerfs contre la Russie et la Crimée. Relayant le Quai d'Orsay, l'AFP participe à cette désinformation des organes de presse hexagonaux en contestant  la chaîne de télévision Russia Today qui  annonce les redditions de troupes fidèles à Kiev.

Des annonces qui font suite à celle de la défection de la frégate Hetman-Sahaydachniy, le navire amiral de la flotte ukrainienne, qui aurait, samedi 1er mars, refusé de suivre les ordres du gouvernement de Kiev et hissé le pavillon russe après une patrouille dans le golfe d'Aden. Kiev a évidemment démenti l'information.

Le ministère de la défense ukrainien a confirmé son occupation de la Crimée en indiquant qu'un millier d'"hommes armés" auraient tenté de bloquer dimanche l'entrée d'une unité des gardes-côtes ukrainiens à Perevalne (près de Simferopol, chef-lieu de la Crimée), afin de les contraindre à rendre les armes.
Selon un "media" local, quelque 400 fusiliers-marins ukrainiens étaient bloqués dimanche matin dans leur base à Feodossia, port à 200 km de Simferopol, Crimée, par un millier de militaires russes pour leur faire rendre les armes.
Des soldats des troupes de marines ukrainiens sont barricadés dans une base à Théodosie, un port de Crimée, et la Russie demande à ces troupes d'occupation de reconnaître la légitimité des autorités régionales favorables à Moscou. "Nous avons des ordres, a dit Dmitro Deliatiskiy, commandant de la base. Nous sommes en train de préparer notre défense."
A Perevalnoye, toujours sur le territoire de la Crimée, près de Simferopol, les occupants ukrainiens de la garnison locale a résisté aux appels à la reddition de la base, formant une chaîne humaine à l'entrée de la caserne et "dépliant un blindé" en signe de défiance. 

La Russie réagit aux atteintes à l'intégrité du territoire ukrainien

Le président de transition des Ukrainiens sécessionnistes de l'ouest du pays, Olexandre Tourtchinov, a annoncé dimanche 2 mars la fermeture de l'espace aérien du pays à tout appareil non civil, et fait de la surenchère estimant que la réponse du chef de l'Etat russe, Vladimir Poutine, à la demande d'assistance de la Crimée s'apparenteraient à une déclaration de guerre à l'Ukraine.  Il tient des propos typiques des pouvoirs illégitimes pour tenter de se maintenir au pouvoir. "Toute tentative d'attaque des installations militaires sera de fait une agression armée directe contre notre pays, et la responsabilité en sera imputée à l'armée et aux dirigeants russes."  Le président ukrainien a en outre demandé à la communauté internationale de prendre de "véritables mesures" pour aider son pays, alors que les tensions s'accroissent dans la République autonome de Crimée, où les russophones sont majoritaires et souverains.

Le journal Le Monde prend fait et cause pour les insurgés sécessionnistes pro-occidentaux
Il se fait le porte-parole du nouveau premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, qui affirme que le pays se "trouve au bord du désastre" depuis les événements du Maïdan qu'il a lui-même créés. "C'est l'alerte rouge. Ce n'est pas une menace, c'est en fait une déclaration de guerre à mon pays, a-t-il dit. Nous appelons le président Poutine à retirer ses forces armées."

Par ailleurs, le Parlement ukrainien a tenu une réunion à huis clos, dimanche matin. Le nouveau secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense, Andryi Paroubyi, a livré cette réplique qui démontre que le monde marche sur la tête : le légalisme des insurgés contre l'"agression" des sauveteurs de la Crimée. 

Le rôle détestable des puissances occidentales

Les intérêts stratégiques et politiques des soutiens de l'Ukraine sécessionniste sont transparents. Outre le parti-pris de la presse, notamment de gauche, qui fustigeait l'impérialisme américain du temps des présidents républi
cains, et titrant contre toute vérité "Malgré les bruits de bottes, Kiev tente la voie diplomatique", les vertueux VRP occidentaux de la démocratie ont des visées hégémoniques sur la Mer Noire où ils veulent réduire l'influence russe, et donc aussi en Méditerranée.

Les pro-américains menacent 
François Hollande et de Laurent Fabius, ministre va-t-en guerre des Affaires étrangères qu'on pourrait confondre avec celui de la Défense ont pris la décision dimanche de "suspendre" la participation de la France aux réunions préparatoires du G8 de Sotchi prévu en juin. La diplomatie britannique a indiqué qu'elle suspend également sa participation et les Etats-Unis vont en faire autant. John Kerry, le secrétaire d'Etat américain, a de surcroît assuré qu'il pourrait y avoir des mesures pour "isoler" l'économie russe en cas d'invasion de l'Ukraine. La question se pose-t-elle vraiment de savoir qui est agressif...

Vaste programme, à la mesure des ambitions américaines. 
Le Danois Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l'OTAN depuis 2009, a quant à lui affirmé que la Russie "menace la paix et la sécurité en Europe" et doit "cesser ses activités militaires et ses menaces" sur l'Ukraine, un ultimatum. "Nous allons discuter des implications pour la paix et la sécurité en Europe, et pour les relations entre l'OTAN et la Russie", a ajouté ce proche de l'administration Bush, avant une réunion des ambassadeurs des 28 pays membres de l'Alliance atlantique sur la crise en Ukraine.