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lundi 25 septembre 2017

La députée La France Insoumise poursuivie par son ex-attaché parlementaire

La députée LFI Caroline Fiat, poursuivie aux Prud'hommes

L'ex-attaché parlementaire de l'élue de Meurthe-et-Moselle conteste l'arrêt brutal de son CDI cet été.

Il accuse la députée mélenchoniste de licenciement sans cause sérieuse. Auparavant aide-soignante en vacation dans plusieurs établissements privés d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) du Grand Est, Caroline Fiat, 40 ans, ci-contre, a été élue députée La France Insoumise (LFI) de la 6e circonscription de Meurthe-et-Moselle en juin dernier

Comme les élus du parti du président, la député d'extrême gauche n'était pas préparée à ses nouvelles responsabilités. "Je ne m'attendais pas à être députée. Et donc pas à être employeur", a confié au Républicain Lorrain C. Fiat ce weekend, interrogée sur la plainte d'un de ses ex-collaborateurs aux prud'hommes. Il lui demande près de 35.000 euros pour rupture illégale du contrat de travail, précise L'Express.

Résultat de recherche d'images pour "Caroline Fiat"Le jeune homme a été embauché juste après les élections législatives pour gérer une partie de la communication de l'élue LFI. A l'époque, il reçoit alors un contrat de travail type de l'Assemblée nationale "où il n'y a que des cases blanches. Rien n'était renseigné", explique son avocat, Me Thomas Hellenbrand, dans les colonnes du quotidien régional. "Il n'y avait aucune information sur la rémunération, le temps de travail, le statut du salarié, le lieu de travail... Rien. Cela démontre une certaine impréparation", déplore-t-il de la part d'une élue de la gauche sociale exemplaire et hargneuse. 
Son client a tout de même envoyé les documents et signé un blanc-seing. Et n'a jamais reçu de contrat en retour. Auprès de l'Express, l'avocat reconnaît "l'imprudence" du jeune homme, mais la justifie par la "confiance" qu'il avait en Caroline Fiat...
"J'ai envoyé ces documents vierges en demandant à mon équipe de donner leurs informations personnelles, numéro de Sécu, etc., afin de gagner du temps", se justifie cette dernière au Républicain Lorrain, quelques heures avant le rassemblement à Paris contre la réforme du Code du travail. "On s'est quand même assis autour d'une table pour discuter du contrat."

La députée d'extrême gauche aurait-elle des pratiques de patron voyou?

La députée La France Insoumise Caroline Fiat poursuivie aux Prud'hommes par son ex-attaché parlementaire
Le salarié reçoit bien un certificat d'adhésion à la complémentaire santé des attachés parlementaires et est payé fin juillet, mais sans recevoir de bulletin de salaire, assure son avocat. En août, il apprend qu'il va être remplacé. "Il ne bossait pas. Je n'étais pas du tout à l'aise avec ça, mais il fallait faire quelque chose", accuse Caroline Fiat. "Les gens qui me connaissent savent que je n'ai pas fait ça de gaieté de cœur", assure-t-elle. 

De son côté, elle insiste pour dire avoir mis fin au contrat de son salarié pendant sa période d'essai. Le plaignant et son avocat considèrent,, quant à eux que le contrat de travail n'étant pas valable, il doit être requalifié en CDI à temps plein sans période d'essai. "Ce n'est pas possible d'agir ainsi et de mépriser les règles du Code du travail", dénonce l'avocat du salarié victime de sa patronne La France Insoumise, avant d'ajouter : "Cela tombe à un moment où on cherche à fragiliser les contrats de travail. Il faut éviter les abus et éviter de mépriser le salarié. Ce dossier est un bon exemple de ce qu'il ne faut pas faire".

samedi 16 mai 2015

Hollande a les deux Mistral sur les bras: les Français devront-ils dédommager Poutine ?

Le bras de fer se poursuit entre Moscou et Paris

La date-butoir est atteinte aujourd'hui


Le contrat entre la France et la Russie pour la livraison de deux Mistral est sur le point d'être annulé. Sauf que Paris et Moscou n'arrivent pas à se mettre d'accord sur les conditions de cette annulation.

Le refus de Hollande de livrer la commande empoisonne depuis plusieurs mois les relations
entre Paris et Moscou. La vente de deux navires de guerre de type Mistral pourrait être annulée. Le président de la République qui voulait se donner une image de fermeté avait bloqué  l'an dernier la livraison, rompant le contrat d'un milliard 200 millions d'euros, au prétexte que Poutine avait entendu l'appel au secours de la population russophone de l'Est de l'Ukraine aux mains des insurgés de Kiev qui comptent sur l'Union européenne pour sauver l'économie sinistrée du pays. L'irresponsable président français a ainsi fait passer l'illusion de son intérêt personnel désespéré avant l'intérêt général, malgré un niveau d'endettement resté élevé et des perspectives économiques d'avenir terne, voire sombre.

Paris a proposé de rembourser 785 millions d'euros à la Russie,
à condition que Moscou autorise la revente des navires à un pays tiers. Par exemple à l'Ukraine, avec une aide massive de l'U.E. ? Moscou a refusé le 'deal' et réclamerait 1,163 milliard d'euros. Et, pour l'heure, la Russie s'oppose toujours à une revente des bateaux pour des questions de sécurité nationale.
"Les deux porte-hélicoptères Mistral ont été construits pour la marine russe, pour nos hélicoptères, nos systèmes de contrôle, notre infrastructure. Ces bateaux ne peuvent en aucune circonstance être cédés à un pays tiers pour le moment, c'est une question de sécurité nationale", a expliqué un haut responsable du ministère russe de la Défense.

Que faire des deux navires ?

Jean-Dominique Merchet, journaliste à L'Opinion et spécialiste des questions de défense, ne doute pas qu'il y aura in fine [merci le latin...] un accord entre les deux pays. Sur France Info, il l'explique : "Les deux présidents Poutine et Hollande se sont mis d'accord politiquement. D'ailleurs, Poutine l'a dit ' je ne serai pas très exigeant'." Il y a deux mois de ça et on ne sait où il place le curseur de son niveau d'exigence...

Non livraison des Mistral: "Il y aura au final un accord," selon Jean-Dominique Merchet, mais quel sera le montant des indemnités ?

Reste que la France se retrouve avec deux bateaux de combat de trop et "ne sait vraiment pas quoi faire. Ce sont des bateaux assez spécifiques. La Marine française en possède déjà trois et n'en veut surtout pas d'autres: elle n'en a absolument pas besoin. Il faudrait trouver un client à l'exportation mais ça c'est très difficile", explique-t-il.
Hollande n'a su vendre aucun Rafale à la caillera de Cuba et l'A400M est actuellement invendable. Le Drian ne débarrassera-t-il des Mistral, bijoux de technologie ? 

Des décrypteurs spécialistes de l'embrouille de l'opinion

Des seconds couteaux de l'analyse partisane mettent en cause ... Sarkozy. C'est classique, mais difficile à démontrer, alors ils accusent sans présenter aucun argument.

Mistral, porte-hélicoptères d'assaut

Les faits et dates sont les suivants.
Le Mistral est un bâtiment de projection et de commandement (BPC) - dont les premières études remontent à 1997 - construit en France à Saint-Nazaire par STX France et lancé en 2004. La marine nationale devrait disposer de quatre bâtiments de ce type: en plus du Mistral, le Tonnerre (L9014) qui a été admis au service actif en août 2007, le Dixmude (L9015) qui est entré en service en juillet 2012, lequel sera suivi d'une quatrième unité dont la date de construction n'a pas été fixée. Les trois premiers BPC ont remplacé les TCD Ouragan, Orage et Foudre.

En octobre 2009, la Russie a exprimé le besoin d'un ou deux bâtiments et de l'éventuelle construction d'autres sous transfert de technologie, avec livraison d'un premier bâtiment fin 2014 et d'un second fin 2015. Le président Sarkozy n'avait pas eu à prendre parti dans un conflit étranger qui n'avait pas encore été déclenché.


La crise ukrainienne a débuté en 2013.
 
En novembre 2014, rupture du contrat par le président Hollande qui a décidé de surseoir, jusqu’à nouvel ordre, à l’exportation du premier Mistral à la fédération de Russie.

Le dédit de Hollande met en péril la crédibilité de la France et l'emploi des salariés de STX France à Saint-Nazaire.


dimanche 7 décembre 2014

Mistral: rencontre surprise et capitulation de Hollande face à Poutine à Moscou

Fillon confirme ses contacts avec l'Elysée

Hollande, premier dirigeant occidental à mettre un terme à la cabale contre Poutine 
depuis le début de la crise ukrainienne

Le va-t-en guerre français a pris l'initiative de rencontrer le président russe infréquentable... Qu'a-t-il donc à lui vendre pour s'abaisser ainsi ?

La visite-surprise aura duré 1h30 à l'aéroport. Quelle était donc l'urgence justifiant cette escale impromptue -de nuit- au retour d'une visite au Kazakhstan ? Le tête-à-tête n'était pas prévu à l'agenda officiel, mais côté russe, on parlait d'une "vraie visite de travail", au prétexte de l'épineuse crise ukrainienne en toile de fond de la question de l'embargo français en premier plan, puisque la France refuse d'honorer la commande russe d'un navire de guerre Mistral pourtant prêt à la livraison promise fin novembre.

Hollande sur son chemin de Damas 


La crise ukrainienne cristallise toutes les tensions autour de la Russie. François Hollande s'est prévalu de l'isolement dans lequel les pays occidentaux maintiennent la fière Russie du fait de la préférence de Kiev pour l'Union européenne sur la Russie, en dépit de sa population russophone. "Nous devons éviter qu'il y ait d'autres murs qui viennent (nous) séparer", assure maintenant le Président français, premier dirigeant occidental à venir à Moscou depuis le début de la crise ukrainienne. Ces bons sentiments expliquent-ils à eux seuls ce revirement du fier-à-bras socialiste. La presse française se trouve prise à contre-pied, elle qui prétendait jusqu'ici que quand "les troupes de l'armée ukrainienne en route vers l'est du pays" mènent "une 'opération anti-terroriste' contre les militants pro-russes".

Vladimir Poutine est accusé d'annexion de l'Ukraine entière, après avoir répondu à l'appel à l'aide de la Crimée et pour son soutien aux séparatistes ukrainiens de langue russe. Si le président russe espère "une amélioration", François Hollande exigeait "non pas simplement des avancées, mais des résultats". Or, depuis hier, il juge que "la désescalade est aujourd'hui possible". Qu'est-ce qui a bien pu motiver ces propos de Hollande ? L'homme fort du Kremlin assure certes vouloir "une fin immédiate du bain de sang", mais le cessez-le-feu lors des accords de Minsk, le 5 septembre dernier, et la trêve n'ont guère duré, aux torts partagés des deux camps.

Hollande calme le jeu, avec la livraison des Mistral en tête


D'après le président russe, le sujet de la vente de Mistral n'a même pas été évoqué. Ce contrat signé en 2011 est devenu un casse-tête diplomatique depuis l'ingérence occidentale en Ukraine. Mieux, la situation est pour lui très claire: "Il y a un contrat, nous partons du principe qu'il sera respecté, sinon, nous espérons qu'on nous rendra l'argent que nous avons payé". 
Par soumission à Obama, Hollande a commis l'erreur de refuser de livrer le premier des deux navires Mistral que Paris a vendus à la Russie, un contrat qui déplaît aux Américains. 

Or, Hollande n'a pas les moyens de perdre le bénéfice des ventes de ces deux porte-hélicoptères et de payer des pénalités pour non-respect des engagements de la France. Trouverait-il preneur des deux navires qui lui resteraient sur les bras? La Chine achète tout ce qui passe à portée (arrivée des Chinois au capital de l'aéroport de Toulouse-Blagnac -à hauteur de 49,9%- ou du Club Méditerranée, avec une offre de 540,6 millions).

Vladimir Poutine accepte la main tendue de Hollande. 
Le vendredi 5 décembre, Moscou rappelait encore à la France qu'elle s'expose à des amendes et des dédommagements si la livraison n'est pas menée à son terme. Puis le Kremlin a facilité la démarche de Hollande, promettant qu'en cas de remboursement "nous n'aurons pas de requêtes particulières". 

Hollande est allé à Canossa



Le président socialiste est le premier chef de l'Etat occidental à faire pénitence en se rendant à Canossa Moscou depuis le début de la crise ukrainienne. Dix siècles après la reddition sans condition du souverain germanique Henri IV venu s'agenouiller devant le pape Grégoire VII pour lui demander de lever l'excommunication prononcée contre lui, Hollande capitule devant Poutine contre la livraison de deux navires de guerre. 

Hollande se rend à Moscou pour renouer
 le dialogue qu'il a rompu. Depuis son départ précipité du G20 de Brisbane en novembre à cause des critiques occidentales sur son soutien à la population ukrainienne menacée d'assimilation par les pro-européens de Kiev, Vladimir Poutine n'avait manifesté qu'indifférence pour les amis d'Obama.
Sous la pression économique et financière d'une rupture de contrat qui porterait atteinte à la parole de la FranceHollande est allé à Moscou faire amende honorable, au risque de provoquer la colère et le mépris de Washington. Comme l'a formulé le pénitent français, le marchand d'armes Hollande offre ainsi à Poutine de "saisir l'occasion" (sic) de réintégrer le cercle des grandes puissances. 
Le prochain voyage -avec escale- de la "gauche molle" à Kiev n'est pas pour demain...

A défaut de Hollande, les électeurs socialistes pourront voter Fillon


L'interlocuteur de Jean-Pierre Jouyet, n°2 de l'Elysée, François Fillon a adressé "un satisfecit" au président de la République, au sujet de sa rencontre avec Vladimir Poutine.
"J'ai appris que François Hollande allait faire un détour par Moscou pour rencontrer M. Poutine et défendre les positions de la France. Je félicite François Hollande pour cette initiative." 4


Fillon, éminence grise de Hollande ?
"Cela fait des mois que je lui demande", a expliqué l'ex-Premier ministre, petit mécano de l'axe UMP-PS. Pour ne pas donner raison au FN qui dénonce une hypothétique entente UMPS...

lundi 17 novembre 2014

Navires Mistral: au pied du mur, Hollande se dit libre de sa décision de rupture de contrat


Un dossier  absent de la rencontre Hollande-Poutine
A deux semaines de l'expiration de l'ultimatum, Hollande dit prendre le temps de la décision sur la livraison des navires de guerre français.
Paris menace toujours de refuser de livrer les deux navires Mistral commandés par Moscou avant le début de la crise en Ukraine, mais  le sujet a été esquivé par les présidents russe et français en marge d'un G20  de Brisbane troublé par les pressions diplomatiques mises par l'Occident sur la Russie. 

La construction du premier navire est achevée, mais Hollande montre les muscles, maintenant un suspens soumis à l'amélioration de la situation ukrainienne, selon lui, mais au risque d'une coûteuse rupture de contrat - avec pénalités !- dont Paris n'a pas les moyens. Dans le cadre glacé d'un grand hôtel de Brisbane ultra sécurisé, François Hollande et Vladimir Poutine se sont toutefois rencontrés samedi en marge du G20, en évitant soigneusement d'aborder le sujet qui fâche. 
"Les deux parties considéraient que ce n'était pas le sujet du jour", avance un diplomate français. Celui de l'affaire Jouyet ne l'était pas non plus et Hollande est cerné par ces sujets tabous qu'il a lui-même dressés. 

L'entourage de François Hollande s'est employé à déminer les menaces de Hollande à la veille du G20 

Jeudi, l'agence 
russe Ria Novosti a fait connaître un rappel de la Russie que la France a  jusqu'à fin novembre pour livrer le premier des deux navires militaires commandés par la Russie. À défaut, Paris s'exposerait à de sérieuses demandes de compensation. "Il s'agit d'une source non identifiée", balaye un conseiller élyséen. Rien qui soit de nature à engager la décision du président," prétendait-il. 
"Le mot Mistral ne sera pas prononcé (entre Hollande et Poutine), sauf pour regretter qu'il n'y ait pas de vent ici", commentait un Monsieur P'tite Blague de la suite présidentielle, lequel pourrait être le ministre Rebsamen.

Cette semaine, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait clamé qu' "aucune date de livraison" ne pouvait "être fixée à ce stade", tandis que le premier ministre Manuel Valls assurait que personne ne pouvait "dicter sa conduite" à la France. "A ce stade, les conditions ne sont pas réunies pour la livraison du Mistral", avait martelé le chef du gouvernement.

Reste que Hollande s'est pris à son propre piège sur ce sujet qui empoisonne les relations bilatérales depuis que de la Crimée a choisi la Russie en mars dernier, tournant le dos à l'Europe. 
Le bras cassé s'est fermé toutes les portes. S'il ne livre pas le "Vladivostok", Hollande condamne l'Etat français à rembourser le prix du bateau auxquelles s'ajouteraient des pénalités financières. On se demande comment Laurent Fabius a pu laisser la "gauche molle" s'embourber. Hollande engage aussi la réputation commerciale de la France et de son industrie d'armement. Mais si Hollande livre le navire, il s'expose à de vives critiques de la part de ses partenaires européens. 

Cette histoire de corne-cul a ajouté à l'atmosphère polaire du G20. Le premier ministre australien Tony Abott a eu beau tenter de détendre l'atmosphère en encourageant les chefs d'Etat à s'appeler par leur prénom et à "parler avec le cœur", le réchauffement climatique ne s'est pas confirmé à Brisbane. Le président russe est rentré à Moscou avant l'heure, abandonnant les responsables politiques occidentaux à leurs petites affaires.
On ne fait pas pression sur la grande nation russe. 

mercredi 19 mars 2014

Enquête enterrée: Valls et le conflit d'intérêts au profit de son ex-compagne à Evry

L'enquête préliminaire reste en souffrance...

Valls est pris dans un conflit d'intérêts dans l'aménagement d'Evry
 
Mediapart avait dénoncé 
le conflit d'intérêts de Manuel Valls
en avril 2011:
depuis, plus rien
 de Plenel et des juges
Alors qu'il était président de la Communauté d’agglomération Évry Centre Essonne (CAECE), le député-maire d'Evry,a attribué, en avril 2011, le marché "d’élaboration du projet de territoire" de l’agglomération d’Évry à une urbaniste qui n’est autre que son ex-compagne. 

L'actuel ministre de l'Intérieur n'a toujours pas eu à rendre compte.Son ex-compagne, Sybil Cosnard, s'était pourtant vue attribuer le marché, alors qu'elle était urbaniste et ancienne directrice générale de l’urbanisme de la ville d’Évry, maire d’Évry. Or, l'un des candidats non retenus, l’architecte Michel Cantal-Dupart,s’étonne des modalités de l’appel d’offres, puisqu'il était moins-disant.

Compromis dans l'aménagement d'Evry , Valls est épargné par la justice

Un article de Karl Laske, dans  Mediapart du vendredi 10 janvier 2014, étaie le soupçon:
Le ministre de l’intérieur a attribué, en avril 2011, le marché "d’élaboration du projet de territoirede l’agglomération d’Évry à une urbaniste qui n’est autre que son ex-compagne. Parmi les candidats non retenus, l’architecte Michel Cantal-Dupart, moins disant, s’étonne des modalités de l’appel d’offres.

Manuel Valls n’a, semble-t-il, pas vu le conflit d’intérêts. Ou bien l’a-t-il ignoré. En avril 2011, le député et maire d’Évry a attribué, en sa qualité de président de la communauté d’agglomération Évry Centre Essonne (CAECE), le marché "d’élaboration du projet de territoire" à son ex-compagne, Sybil Cosnard, urbaniste et ancienne directrice générale de l’urbanisme de la ville d’Évry.

Ce marché public, intitulé "mission d’assistance maître d’ouvrage pour la préparation du projet de territoire, et la définition de la stratégie de marketing territorial", avait fait l’objet d’un appel d’offres lancé en novembre 2010. Plusieurs groupements d’urbanistes et d’architectes y avaient répondu.

Parmi les candidats non retenus, l’architecte de renom Michel Cantal-Dupart s’étonne de l’attribution de ce marché à une proche du président de l'instance intercommunale, et juge que les modalités de l’appel d’offres posent question.

C’est à travers une société unipersonnelle créée quelques mois plus tôt, City Linked, que Sybil Cosnard décide de répondre à l’appel d’offres en associant à son projet l’architecte Roland Castro. [Ex-militant de l’Union des étudiants communistes et du Parti communiste français dont il est exclu en 1965, il devient maoïste dans les années 1970.] L'ex-compagne connaît bien ce territoire, puisqu’elle a été chargée du "développement urbain" de 2004 à 2008 à la mairie d’Évry. L’urbaniste a rejoint ensuite – de 2008 à 2010 – la société immobilière ING, qui redessinait le centre-ville d’Évry en construisant les nouvelles tours. Un programme de 450 logements et 7 000 m2 de bureaux, présenté par Manuel Valls en avril 2008 comme "le moment du renouveau" de sa ville, et que l’agglomération avait soutenu par des mesures favorisant l’accession à la propriété.

C’est donc en terrain connu, voire en terrain conquis, que Sybil Cosnard a remis son offre à l'agglomération d'Évry en 2010. "Il n’y avait pas de conflit d’intérêts à partir du moment où l’on est entré dans un système d’appel d’offres public, a répondu Mme Cosnard à Mediapart. Je suis restée dans le cadre du marché."

Questionné par Mediapart, Manuel Valls souligne que le "projet de territoire" avait été porté par un autre élu local, vice-président de l’agglomération, le maire UMP de Courcouronnes Stéphane Beaudet, et que la commission d’appel d’offres, "à l’issue de ses débats", avait "proposé d’attribuer le marché" au groupement City Linked. Le ministre de l’Intérieur souligne qu’il n’a lui-même "jamais présidé aucune commission d’appel d’offres", qu’il a "toujours délégué un vice-président pour en assurer la présidence", et enfin qu’il a "toujours suivi les avis de la commission pour attribuer les marchés". [C'est dire qu'il était conscient du malaise!] L’avis désignait la société de son ex-compagne, il n’a fait que le suivre.

"Le président de l’agglomération n’avait aucun intérêt dans l’une des sociétés qui se sont vu attribuer le marché et pas davantage dans la société City Linked
qui était le mandataire. Il n’avait aucun lien, ni aucun lien de parenté avec les membres du groupement, a fait valoir au Directeur de la publication : Edwy Plenel le ministre dans sa réponse. Le fait de connaître tel ou tel dirigeant, de l’une ou l’autre de ces sociétés, ne peut être constitutif d’un délit de prise illégale d’intérêts."

Selon une chronologie communiquée par le ministre de l’Intérieur, le marché du projet de territoire avait été présenté par Stéphane Beaudet aux maires de
l’agglomération le 6 septembre 2010. Pour la société City Linked, dont les statuts ont été déposés le 28 septembre 2010, c’était donc un premier projet d’envergure auquel elle pouvait candidater. L’offre a été rendue publique le 29 novembre, et le délai de réponse fixé au 14 janvier 2011.

Le ministre de l’Intérieur ne conteste pas avoir su qui dirigeait City Linked en lui attribuant le marché. Le président de la commission d’appel d’offres Ange Balzano, maire adjoint (PS) de Ris-Orangis, exprime quant à lui sa surprise : il ignorait que la bénéficiaire du marché était l’ex-compagne du président de l’agglomération : "Je ne connaissais pas la gérante de City Linked. Vous m’apprenez son nom. Son nom n’était pas sur les documents", déclare-t-il à Mediapart.

Le 5 avril 2011, la commission d’appel d’offres s’est "passée normalement", explique-t-il. "Le président de l’agglomération (Manuel Valls) n’y a pas participé." "Au sein de la commission, personne n’a soulevé ce problème, ni ne nous a mis en garde, ça m’aurait marqué." À l’administration de la communauté urbaine, la direction des marchés publics avait préparé un " rapport de présentation". "En gros, on a validé le dossier", indique M. Balzano.

L’administration pouvait-elle ignorer le parcours de Sybil Cosnard, qui avait été directrice générale au développement urbain d’Évry pendant quatre ans ? M. Balzano le croit. "Sinon les agents de l’administration n'auraient pas pris le risque de se mettre en porte à faux" Et lorsque l’on demande à l’élu socialiste si  cette attribution lui aurait posé problème, s’il avait connu les liens passés du président de l’agglomération avec la candidate, il répond : "Juridiquement non,
mais moralement peut-être."

"Cela veut dire qu'ils avaient déjà quelqu’un en tête" (Michel Cantal-Dupart)

"Notre offre a été validée par la commission, j’estime être dans mon bon droit ", commente Mme Cosnard. Manuel Valls a indiqué, dans sa réponse à Mediapart, que Sybil Cosnard a effectivement été sa compagne pendant deux ans, en 2005 et 2006, années pendant lesquelles ils ont acheté ensemble un appartement à Évry. Un appartement conservé par le ministre, et qui figure dans sa récente déclaration de patrimoine – il assure avoir racheté les parts de Sybil Cosnard après leur séparation.

Le ministre explique que "le risque de délit de favoritisme" ne peut pas être soutenu dans cette affaire. "Le délit de favoritisme est le fait de procurer ou tenter de procurer à autrui un avantage injustifié par un acte contraire aux dispositions législatives ou réglementaires ayant pour objet de garantir la liberté d’accès et l’égalité des candidats dans les marchés publics. Dans le cas d’espèce, aucune rupture du principe d’égalité devant la commande publique, ni aucun acte irrégulier dans l’attribution du marché n’a été commis", assure le ministre.

L’architecte Michel Cantal-Dupart en doute et, informé par Mediapart de la présence de l’ex-compagne dans le groupement concurrent City Linked, il juge que c'était de nature à constituer au contraire "un handicap sérieux" pour les autres candidats. Par ses contacts personnels, et institutionnels, Sybil Cosnard était notamment en position d'obtenir une information privilégiée.
"J’ai répondu parce qu’Évry m’intéressait, indique Michel Cantal-Dupart à Mediapart. C’est une ville nouvelle un peu en désastre par rapport à d’autres, comme Marne-la-Vallée ou Saint-Quentin-en-Yvelines, j’ai donc fait un groupement pour imaginer une stratégie urbaine, et nous avons déposé un dossier avec une méthodologie."

Huit jours après la commission, le 13 avril 2011, l’agglomération d’Évry Centre Essonne informe le  groupement de Michel Cantal-Dupart qu’il n’est arrivé que troisième, et que le premier, l’attributaire, s’appelle City Linked. 
"J’ai reçu une réponse qui nous disait que nous n’avions pas été retenus, sans explication, et j’ai pensé que c’était plutôt politique. Normalement, nous aurions dû être dans une short list et être reçus pour exposer ce que l’on avait envie de faire. Ce n’est pas normal. Cela voulait dire que c’était ciblé, et qu’ils avaient déjà quelqu’un en tête. Les élus peuvent choisir quelqu’un qui connaît bien la ville, et ça peut être positif… ou pas, mais ce sont généralement des arrangements."

Michel Cantal-Duparc apprend aussi que le budget de l’attributaire est de 450 300 euros. "Nous avions répondu pour 243.700 euros, expose l’architecte. Dans un cas comme celui-là, je suis président d’une communauté urbaine qui lance un concours comme ça, je fais une audition, et j’écoute les gens. Et je commence par dire que 450 300 euros, c’est très cher. Je ne suis pas pour le moins-disant systématique, mais 200 000 euros de plus ça se discute."

Le compte-rendu succinct de la commission, disponible sur Internet ici et là, signale que "l'offre économiquement la plus avantageuse" a été choisie, suivant un critère de pondération prenant en compte la "valeur technique". L’architecte Roland Castro estime que "l’étude urbaine" a réuni " des gens compétents pour la faire". "Les gens ont des vies. Il y a plein d’histoires comme ça. Il ne faut pas accabler cette dame", déclare-t-il.

Le cabinet City Linked a réalisé la première partie de sa mission "d’état des lieux, de diagnostic et d’analyse des enjeux" entre mai 2011 et mars 2012, date à laquelle un rapport d’étape a été remis à l’agglomération. Mais en juin 2012, alors que Manuel Valls devenu ministre démissionne de ses fonctions de maire d’Évry et de président de l’agglomération, la Fédération française de rugby choisit de retenir le site de Ris-Orangis pour son futur grand stade. Toutes les réflexions urbaines sont suspendues, y compris et surtout " le projet de territoire" préparé par City Linked. "Les conséquences de l’implantation de cet équipement, en particulier sur l’armature urbaine, étaient telles qu’il y avait lieu de surseoir à la démarche, résume le ministre de l’intérieur. Cette décision a été prise par le nouveau président de l’agglomération (ndlr, Francis Chouat) au mois de septembre 2012."

Les intervenants ont été "indemnisés pour le travail réalisé", mais bien curieusement "il n’y a pas eu de transaction, ni d’indemnité de rupture de contrat" en leur faveur.

Le 5 avril 2013, trois nouvelles équipes d’urbanistes ont été pré-sélectionnées par les collectivités pour réfléchir au développement du projet urbain autour du futur grand stade de rugby. Parmi elles, figure l’agence de l’architecte François Leclercq, arrivée en seconde position derrière City Linked dans l’appel d’offres du "projet de territoire".

Boite noire 

Cet article s'inscrit dans le prolongement de nos enquêtes sur l'Essonne. Nous avons adressé nos questions par mail à Manuel Valls le 18 décembre. Il y a répondu par écrit, le 20 décembre. Nous lui avons adressé de nouvelles questions le jour même, auxquelles il n’a finalement pas répondu.

Nous avons questionné Sybil Cosnard, par téléphone, le 18 décembre. Nous avons tenté de la joindre une nouvelle fois avant publication et lui avons également transmis une liste de questions auxquelles elle n’a pas répondu.

L’architecte Michel Cantal-Dupart a été joint à deux reprises, et il nous a indiqué avoir consulté ses archives sur ce marché. 

M. Roland Castro a été joint brièvement, mais n’a pas souhaité nous rappeler. Le président de la commission d’appel d’offres de l’agglomération, Ange Balzano, a accepté de nous répondre, mais ni M. Stéphane Beaudet, vice-président de l’agglomération et maire de Courcouronnes, ni M. Bernard Dinon, directeur général des services de l’agglomération, n’ont retourné nos appels.

Directeur de la publication : Edwy Plenel

Cet article des révolutionnaires trotskistes de Mediapart n'est plus accessible aux travailleurs défavorisés
Mieux, le juge d'instruction a mieux à faire avec les soupçons jetés sur Sarkozy.

Valls n'a en outre pas fait merveilles à Evry... 

dimanche 11 janvier 2009

Rupture de contrat : Jack Lang est-il un cas socialiste isolé ?

Non seulement ils se dédisent mais ils engorgent les tribunaux

La gauche encombre les tribunaux


Le PS, qui condamne à tour de bras les initiatives de la majorité, a bien souvent été condamné, à la loyal, dans des affaires peu reluisantes.


>Combien de procès Désirdavenir Royal a-t-elle perdus contre la presse pour photos volées ou contre la liberté d’expression
La Femme fatale (cf. libellé), d’Ariane Chemin et Raphaëlle Bacqué (Éditions Albin Michel), quand elle n’a pas gagné contre Paris Match pour une photo la montrant en prière dans une église italienne ? (Lire PaSiDupes)
Le 10 avril 2008, la très sociale socialiste, Désirdavenir Royal, s’est vue condamnée par la Cour d'appel de Rennes au versement de plusieurs mois de salaires non payés à deux de ses anciennes attachées parlementaires, arguant notamment d'un licenciement « sans cause réelle et sérieuse » : ne se soucie-t-elle donc pas de leur pouvoir d’achat comme d’une guigne, tout en accusant la majorité sur le terrain de la justice sociale ? Lire Évelyne Pathouot, Ségolène Royal, ombre et lumière, Edition Michalon, 2007 (cf.libellé)

L’amère Royal s’en été prise aussi à l'ancien premier ministre qui avait osé la fustiger en évoquant l'affaire de ces mêmes collaboratrices impayées de la candidate à la présidentielle : il avait parlé de «délinquance sociale» ce qui lui a valu à Jean-Pierre Raffarin une plainte pour diffamation.

  • Combien de responsables socialistes condamnés ?
    Sans remonter à l’affaire du sang contaminé, qui pourrait rappeler le PS à un peu de modération dans la critique des disfonctionnements hospitaliers actuels, ou celle de la MNEF, qui démontre, avec la mise en examen de Julien Dray, amateur de montres de luxe (cf. libellé 'montres'), maintenant soupçonné de corruption, que le PS ne se réforme pas, encore récemment, le sénateur-maire socialiste de Neuilly-sur-Marne (Seine-saint-Denis), Jacques Maheas, a été condamné, le 26 juin 2008,.par le tribunal correctionnel de Paris à quatre mois de prison avec sursis, pour agressions sexuelles sur une ancienne employée municipale. Et le président socialiste d’Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, vient d’être condamné pour prise illégale d’intérêt (18 novembre 2008) et nous ne prétendons pas être complet, sinon il faudrait également citer celles du Garde des Sceaux de Mitterrand, Roland Dumas , qui a trempé dans l’affaire Affaire des frégates de Taïwan, mais aussi dans l’Affaire Elf, qui a été condamné, de manière définitive, à douze mois d'emprisonnement avec sursis et 150 000 euros d'amende pour complicité d'abus de confiance, dans le cadre de la succession du sculpteur Alberto Giacometti (mai 2007), celui aussi qui aime les femmes qui lui offrent des bottines de luxe, et qui, né en 1922, est entré, le 5 janvier 2009, dans sa 60e année de barreau : la retraite à 70 ans 85 ans ne lui fait pas peur non plus…

    Mais que sont donc les livres de Sa Cynique susnommée devenus ?

    Désirdavenir Royal nous avait promis plusieurs ouvrages qui ne sont jamais parus

    En février 2007, par exemple, on apprenait d’abord que Sa Cynique Majesté Royal se déclarait forfait pour ses entretiens avec une journaliste du Journal du Dimanche (JDD), Pascale Amaudric, et que le second projet, un autoportrait avec Marie-Françoise Colombani, du journal Elle, était tellement compromis qu’il ne parut pas plus que le premier.
    Mais, tandis qu’elle remettait aux calendes son dialogue avec Pascale Amaudric, chez Flammarion, elle signait un autre contrat, pour un livre similaire, avec Hachette. « Ca ne se fait pas !», explique Teresa Cremisi, qui dirige Flammarion. « Mais elle l’a fait... » En fait, aucun des deux ouvrages ne paraîtra pas, mais la présidente de Poitou-Charentes n’en est pas à son premier projet avorté : « Il y a dix ans, il y avait un projet de ce type, un dialogue entre Ségolène Royal et Philippe Sollers. » Me Merlet conteste en outre le montant des frais que l’éditeur affirme avoir engagés pour la préparation de l’ouvrage.
  • C'est donc ça la 'république du respect'? ...

    Tribunal : Jack Lang condamné pour n’avoir pas assumé

    Edition : une rupture de contrat socialiste de plus
    Jack Lang a été condamné par le TGI de Paris à verser 34.000 euros à l'éditeur Bernard Pascuito, qui l'avait assigné pour rupture de contrat après que l'ancien ministre se soit opposé en août 2006 à la publication d'un livre qu'ils avaient co-écrit, selon le jugement.

    Le titre présomptueux d'un vaniteux !

    L'ouvrage, un livre d'entretiens, devait paraître en août 2006 sous le titre "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur moi", au début de la campagne interne du PS pour l'élection présidentielle de 2007, pour laquelle Jack Lang était alors candidat avant que sa crête ne s'affaisse et qu'il ne rejoigne la basse-cour Royal, puisqu’il faut bien paraître. Mais le député socialiste s'était finalement opposé à la publication du texte qui n'était pas, selon lui, conforme à sa …pensée.

    La condamnation du Jack

    Selon le jugement daté du 3 décembre, dont l'exécution provisoire a été ordonnée, le TGI a condamné Jack Lang à payer à la SARL Bernard Pascuito "34.000 euros en remboursement des frais exposés dans la préparation de l'ouvrage", ainsi que 5.000 euros à l'éditeur lui-même au titre du préjudice moral. L'avocat de Jack Lang, Me Laurent Merlet, a indiqué qu'il avait fait appel du jugement. Les tribunaux n'ont que ça à faire...

    Le tribunal a en revanche estimé que la publication d'extraits du manuscrit dans la presse - dont un article de L'Express de février 2007 (Lire PaSiDupes)intitulé "Quand Jack Lang taclait Ségolène" -, portait atteinte au droit de divulgation de l'ancien ministre, et lui a accordé une indemnité de 5.000 euros. A quelle action humanitaire l’a-t-il reversée ?

    Pourquoi Lang fait-il volte-face ?

    C'est avant de jeter l'éponge pour les élections que Lang avait signé ce contrat avec l’éditeur (et coauteur) Bernard Pascuito pour un ouvrage censé vanter ses mérites et chanter ses louanges. Il y affirmait qu’il était le meilleur candidat, et écornait le mythe Royal. Mais Lang dût se retirer de la course et se trouva fort embarrassé de s’être lâché dans un manuscrit devenu gênant. Il enterra donc le projet au prétexte qu'il était inepte, travesti et non conforme à sa pensée. Ainsi donc le "co-auteur" n'était que son 'nègre' et la vedette mythomane du Festival des Vieilles Charrues révélait-elle par la même occasion qu'il n'écrit pas lui-même tout ce qu'il écrit...

    Comment se dédire tout en s'en mettant plein les poches ?

    L'avocat de Jack Lang a notamment souligné que le tribunal a reconnu qu'il n'y avait pas de lien entre le refus de publication et la campagne électorale alors en cours.
    Me Merlet conteste en outre le montant des frais que l'éditeur affirme avoir engagés pour la préparation de l'ouvrage. Que restera-il alors à l’association humanitaire susceptible de recevoir le reversement de cette indemnité ?