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mercredi 7 novembre 2018

Macron justifie un hommage au général Pétain, "un grand soldat"

Une cérémonie est prévue aux Invalides, en mémoire de Pétain, parmi 8 maréchaux de la Grande Guerre 

Macron "assume" sa lecture de l'Histoire avec le recul du temps


Et il s'en prend de nouveau plein la tête, de la part de la droite comme de la gauche, ce mercredi 7 novembre, pour avoir déclaré qu'il est "légitime" de rendre hommage à Philippe Pétain samedi, à l’occasion des commémorations de la guerre de 1914-1918.

"Le maréchal Pétain a été aussi pendant la Première Guerre mondiale un grand soldat", même s'il a ensuite "conduit des choix funestes durant la deuxième", a nuancé le chef de l’Etat ce mercredi matin.

Une cérémonie est d'ailleurs prévue aux Invalides, samedi, à la veille du centenaire de l’Armistice du 11-Novembre, en mémoire des huit maréchaux de la Grande Guerre. Y compris Pétain, donc, mort en captivité le 23 juillet 1951 à Port-Joinville, sur l'île d'Yeu (Vendée), suite à sa volonté de collaborer avec l’Allemagne nazie pour éviter le pire à la tête du régime de Vichy.
Une semaine après l'offensive allemande, le président du Conseil (membre de l'"Alliance démocratique", parti de droite modérée),  Paul Reynaud avait appelé Pétain, ambassadeur à ...Madrid, alors âgé de 84 ansau gouvernement, le 17 mai 1940, comme vice-président du Conseil. Pour Reynaud, il s'agit de remonter le moral des Français, de resserrer les rangs et de renforcer sa propre image au parlement. Cette nomination fut bien accueillie dans le pays, au Parlement et dans la presse...
Une gerbe sera déposée devant les tombeaux des maréchaux Foch et Lyautey. Seront associés à l'hommage les trois autres maréchaux de la Grande Guerre inhumés aux Invalides: Maunoury, Fayolle et Franchet d'Espèrey. Invité par l'état-major, Emmanuel Macron a exclu d'y participer aux Invalides, mais sera représenté par son chef d'état-major particulier, l'amiral Bernard Rogel.  "C’est une cérémonie en hommage aux chefs militaires, du caporal au général", a déclaré mardi le porte-parole des armées Patrik Steiger soucieux de couper court aux polémiques sur le format de l’hommage, qui ne sera pas ouvert à la presse.

VOIR et ENTENDRE
la réaction du socialiste Bernard Kouchner, tout en nuances :

"Il est légitime que nous rendions hommage aux maréchaux qui ont conduit l'armée à la victoire
, comme chaque année.", a précisé Emmanuel Macron, qui n’assistera pas lui-même à la cérémonie.

"Il a été un grand soldat, c'est une réalité. La vie politique comme l'humaine nature sont parfois plus complexes que ce qu'on voudrait croire." 
"J'ai toujours regardé l'histoire de notre pays en face." "Je n'occulte aucune page de l'histoire", a insisté le chef de l'Etat, qui était interrogé lors de son arrivée à la préfecture des Ardennes pour un conseil des ministres délocalisé. Et coûteux en euros et en CO2...
"Je me suis toujours opposé au défaitisme français ou à la complaisance envers toute idéologie. Mais je reconnais la part que nos maréchaux et notre armée ont jouée. Nous lui devons la victoire, la victoire d'une nation combattante."

"Un traître et un antisémite" ou un "général victorieux" ?

De La France insoumise aux Républicains, ils sont pourtant nombreux à ne pas partager la position du chef de l’Etat.
"Pétain est un traître et un antisémite. Ses crimes et sa trahison sont imprescriptibles", écrit le trotskiste Jean-Luc Mélenchon sur Twitter. Le député LFI Alexis Corbière renchérit en condamnant des propos "affligeants".
"Honorer Simone Veil au Panthéon ET EN MÊME TEMPS le traître antisémite Pétain aux Invalides. Rien ne justifie une telle honte", commente le battu de la présidentielle et désormais leader de Génération.s, Benoît Hamon.
Chef de file du PCF pour les élections européennes, le communiste Ian Brossat,  38 ans, rappelle que Pétain a été frappé d’une peine d’indignité nationale en 1945, à la Libération: "Il est impensable que celui qui est garant des institutions ne respecte pas cette sentence et entreprenne de le réhabiliter", dénonce-t-il sur Twitter. Condamné à mort - à une voix de majorité - à l'issue de son procès (23 juillet-15 août 1945), le maréchal Pétain eut sa peine commuée en détention perpétuelle, le 23 août 1945, par de Gaulle.

"Pour Emmanuel Macron, Pétain était aussi un grand soldat... En deux guerres mondiales, combien de Françaises et de Français a-t-il envoyés à la mort ?" se demande le maire EELV de Grenoble, Eric Piolle, 45 ans.

Pour le député socialiste franco-grec Luc Carvounas, né en 1971, "la volonté d’Emmanuel Macron de célébrer Pétain aux Invalides est une insulte à la mémoire de nos héros français, citoyens, résistants et militaires, aux familles juives déportées de la Seconde Guerre mondiale".

Griveaux pointe une "mauvaise polémique"

A droite de l’échiquier politique, l' avocat de 30 ans étiqueté 'sioniste', secrétaire départemental adjoint LR de Seine-Maritime, Jonas Haddad, parle de "cauchemar" : "Rendre hommage pour son rôle ? L’homme de la capitulation et des lois racistes ?"

"Non", écrit le député UDI franco-israélien Meyer Habib, "jamais un grand soldat n'aurait livré résistants et Juifs, dont d'anciens combattants, à la barbarie nazie. [...] Son nom reste synonyme de trahison."

Le président du parti Les Patriotes, Florian Philippot, est tout aussi sévère : "Réhabiliter Pétain est une impossibilité morale et historique", écrit-il. "Une faute majeure de Macron."

Pour tenter d'éteindre ce début d'incendie, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux fustige une "mauvaise polémique" avant de citer une phrase du général de Gaulle selon lequel la "gloire" de Philippe Pétain "à Verdun ne saurait être contestée ni méconnue par la Patrie". "Il ne faut pas faire de raccourcis douteux. Pétain a servi la patrie en 14 et l'a trahie en 40", a-t-il estimé, binaire, lors d'un point presse. Il a qualifié la controverse de "vaine" et "mauvaise" face aux critiques virulentes venant essentiellement de la gauche, mais aussi des instances représentatives juives.

En dehors de LREM, les soutiens au président de la République se montrent rares, mis à part l'ancien secrétaire d'Etat Jean-Vincent Placé qui souligne : "Sans le vainqueur de Verdun, où serait la France aujourd'hui ?", ajoutant que Charles de Gaulle et François Mitterrand ont régulièrement fleuri la tombe du maréchal. 

Le président socialiste a même servi Pétain dan le gouvernement de Vichy
En janvier 1942, François Mitterrand travailla en tant que contractuel du gouvernement de Vichy (Légion française des combattants et des volontaires de la révolution nationale), puis, à partir de juin, au Commissariat au reclassement des prisonniers de guerre, où il fut chargé des relations avec la presse.
Le 15 octobre 1942, François Mitterrand est reçu par le maréchal Pétain, avec plusieurs responsables du Comité d'entraide aux prisonniers rapatriés de l'Allier. 
Membres du Commissariat général au reclassement des prisonniers de guerre, François Mitterrand (à droite) et Marcel Barrois (au centre) sont reçus en audience par le maréchal Pétain le 15 octobre 1942
En janvier 1943, Mitterrand démissionne du Commissariat, mais conserve cependant un poste à la tête des centres d'entraides. Il se met également en relation avec les Chantiers de jeunesse, une organisation de service national créée par Vichy après l’armistice, et avec les Compagnons de France.
Au printemps 43, il commence à prendre Morland comme pseudonyme de résistant, nom emprunté à la station de métro Sully-Morland, technique utilisée par les cagoulards, clandestins de la droite radicale active dans les années 1930 en France, part de "lèpre nationaliste", selon Macron.

Griveaux n'apaise pas le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), qui se dit "choqué" par les propos d'Emmanuel Macron :
"La seule chose que nous retiendrons de Pétain, c'est qu'il a été, au nom du peuple français, frappé d'indignité nationale lors de son procès en juillet 1945", commente son président, Francis Kalifat, dans un communiqué.

Macron ne "pardonne rien"
Au cours de son "itinérance mémorielle" de cinq jours, Macron s'est de nouveau justifié en fin d'après-midi dans l'Aisne, expliquant qu'il ne pardonne rien des actes de Philippe Pétain, tout en accusant les journalistes de "créer des polémiques".


vendredi 24 février 2017

Faute de parrainages, Macron sauve Bayrou (MoDem) et Hamon récupère Jadot (EELV)

Les marchandages et combinazione de la gauche ne marchent pas à tous les coups

Bayrou s'abandonne à Macron 

Bayrou change encore de monture
Le MoDem François Bayrou n'a pas rassemblé les 500 parrainages nécessaires à sa candidature, bien qu'on dise son micro-parti bien implanté dans le monde rural : après Hollande, trop impopulaire, il doit renoncer à se lancer dans la présidentielle. Il s'est résolu à une alliance avec ...Emmanuel Macron.
Après trois échecs, François Bayrou a mis fin à l'insoutenable suspense d'une quatrième candidature. Depuis le siège de son parti, le président du MoDem a annoncé, mercredi 22 février, qu'il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle. Le maire de Pau a présenté son renoncement comme une proposition d'alliance, sous conditions, à Emanuel Macron. "Je lui dis : 'Le danger est trop grand, il faut changer les choses, unissons nos forces pour y parvenir'", a lancé François Bayrou. Comment l'ancien ministre transparent de l'Education nationale en est-il finalement arrivé à jeter l'éponge, à 65 ans.

Macron est un coucou dans le nid de Bayrou
Le patron du MoDem et celui d'En marche ! se sont rencontrés la semaine dernière, car tous les deux occupent un espace commun sur l’échiquier politique. François Bayrou se dit "centriste", bien qu'il appelle à voter socialiste en toute occasion, Emmanuel Macron revendique un positionnement "central", et les deux hommes ont la même vision politique sur l’Europe ou sur "le dépassement du clivage entre la gauche et la droite". 



Dans sa proposition d'alliance, le quémandeur s'est toutefois payé le luxe de poser plusieurs conditions, comme "une loi de moralisation de la vie publique", ou un engagement sur la proportionnelle aux élections législatives.

Mais Bayrou aurait échoué à obtenir un groupe de députés à l’Assemblée nationale, affirme Le Point. Avec sa décision d'opter pour le rassemblement, le maire de Pau va pouvoir mettre en avant son sens des responsabilités devant l’Histoire. "Ce qui se passe en France est extraordinairement dangereux; mon seul souci est de faire en sorte que le pays s’en sorte", racontait récemment à franceinfo François Bayrou. "Il voulait ne rien faire qui puisse favoriser le FN, confirme Jacqueline Gourault, sénatrice proche du président du MoDem. Le rassemblement est plus fort que l'éparpillement." Nous sommes dans une situation d'extrême risque. A cette situation exceptionnelle, il faut une réponse exceptionnelle. Et l'homme d'exception, c'est qui ?

Parce que la gauche politico-médiatique n'a pas réussi à faire renoncer Fillon
Le président du MoDem a espéré plusieurs jours que François Fillon, harcelé de soupçons d'emplois fictifs visant sa femme Penelope, malgré l'insuffisance de preuves du Parquet national financier. François Bayrou a mis la pression à plusieurs reprises sur le candidat désigné de la droite républicaine, insistant pour qu'il abandonne la course dans laquelle il était engagé. "Je ne vois pas où l’obstination de François Fillon mène, avait-il expliqué à franceinfo. Le soutenir est impossible. (...) Quand bien même, par une espèce de miracle électoral, François Fillon remporterait cette élection, comment gouvernerait-il ?" Dépité de ne pas obtenir le retrait, le sexagénaire s'est tourné vers le trentenaire et ancien collaborateur de Hollande pendant toute la durée du quinquennat.



Parce qu'il a redouté d’être, à son tour, rejeté pour délit de faciès politique usé
Manuel Valls lors de la primaire de la gauche, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé lors de la primaire de la droite ont souffert de leurs engagements passés. Les hommes d’expérience n'ont plus la cote. Macron a accepté qu'à défaut d'incarner une proposition de renouveau, le maire de Pau, qui fêtera ses 66 ans en mai, joue les seconds rôles, avec entre 5 et 6% dans les derniers sondages. 


"Macron occupe un espace que François Bayrou avait pu occuper à un autre moment; il faut regarder la situation avec lucidité", explique la sénatrice centriste Jacqueline Gourault, soulignant son image de 'has been'. A moins de 5%, sa campagne présidentielle aurait pu lui coûter plusieurs chevaux de son haras... 
La proposition d'alliance de François Bayrou à Emmanuel Macron est aussi le signe que le président du MoDem était trop isolé pour se lancer dans une nouvelle aventure présidentielle.

Bayrou a viré casaque
L'allégeance de Bayrou à Macron a surpris, y compris au sein de l'entourage du patron du MoDem tenu à l'écart de ses tractations. Ses anciens compagnons de route, depuis des mois, prenaient des paris sur sa candidature. "Où trouvera-t-il les parrainage pour faire campagne ?" s'interrogeait un sceptique. Et il avait raison car le Béarnais s'est finalement rendu à l'évidence cette semaine. Le Béarnais ne pouvait éviter une soumission à Macron, cet OVNI de la société civile, un banquier qu'il observait avec mépris quelques mois plus tôt.

"C'est affligeant, ce marketing électoral", mais il lui a suffi d'habiller du mot "sacrifice" sa capitulation. Car des mois durant, Bayrou n'a pas dissimulé ses divergences avec le leader d'En marche . Seuls les propos de Macron sur la colonisation lui ont inspiré un tressaillement : "Une incompréhension", a-t-il sobrement jugé. Mais, en privé, le Béarnais est allé beaucoup plus loin. 
Vendredi 17 février, cinq jours seulement avant son revirement François Bayrou découvre dans Le Figaro la tribune assassine du professeur de philosophie François-Xavier Bellamy, intitulée 'Emmanuel Macron ou la passion de la post-vérité'. En réaction aux propos de Macron en Algérie concernant la colonisation, quue le candidat candidat de l'Elysée qualifie de "crime contre l'humanité", Bellamy écrit : " Il est révoltant de voir aujourd'hui un candidat qui prétend présider notre République venir cracher sur leurs tombes par opportunisme électoral", avant de dénoncer : "La démocratie se dissout dans le marketing, et ainsi on détruit un peuple aussi sûrement que par la censure. C'est là la faute grave dont Emmanuel Macron est en train de se rendre coupable. Car qui ne voit pas la ficelle grossière dans cette surenchère mémorielle délirante ? La cible, en l'occurrence, ce sont des millions de binationaux, héritiers de cette histoire douloureuse."
Alors le président du Mouvement démocrate téléphone à Bellamy, candidat investi par Les Républicains aux prochaines législatives. "Bonjour, c'est François Bayrou. Merci. Votre texte, c'est tout ce que je pense. C'est tellement rare de lire sous la plume de quelqu'un d'autre ce qu'on aurait pu écrire soi-même… C'est affligeant, le marketing électoral de Macron, c'est tout ce qui menace la vie politique. Il est d'une inconséquence dangereuse…"
Alors le mercredi 22 février, quand Bellamy découvre l'alliance Bayrou-Macron, Bellamy n'en croit pas ses yeux. "Comment un homme aussi critique cinq jours auparavant peut-il rejoindre celui qu'il présentait comme le pire de la politique ?" Bayrou avait commencé à lui créer son lot de complications.

EELV se dissout dans le PS : Jadot abandonne au profit de Hamon

Jadot se fera-t-il broyer, composter ?
L'écologiste rouge Yannick Jadot a retiré sa candidature jeudi au profit du socialiste Benoît Hamon, après plus de quinze jours de tractations... Un petit tour et puis s'en va donc Jadot qui évoque l'"accord formidable [à faire peur ?] pour l'espérance" qu'ils ont passé en vue des législatives. Le leurre EELV du PS demande ouvertement à Jean-Luc Mélenchon de les rejoindre.

"Ma responsabilité (...), c'est de dépasser les ego, de déporter les appareils politiques et de construire la grande aventure de cette élection présidentielle. Alors oui, ce soir, je retire ma candidature. C'est ce sur quoi voteront tous ceux qui ont participé à la primaire écologiste", a déclaré Jadot sur France 2.

Pour être définitif, cet accord doit être validé par les quelque 17.000 électeurs de la primaire écologiste. Mais l'issue du vote fait peu de doute, la consultation sur l'ouverture de discussions avec Hamon et Mélenchon avait réuni près de 90% de suffrages favorables. Le vote électronique final doit se tenir entre vendredi et dimanche.

Les tractations étaient une imposture pour montrer la voie à Mélenchon
Yannick Jadot avait été désigné début novembre candidat d'Europe Ecologie - Les Verts en remportant la primaire aux dépens des eurodéputés Karima Delli et Michèle Rivasi, mais surtout de l'ancienne ministre Cécile Duflot, laquelle a obtenu du PS de conserver sa circonscription gagée aux législatives.

Immédiatement après cette annonce, Benoît Hamon, en meeting à Arras, s'est dit "très heureux du choix de Yannick Jadot, qui n'est pas simple, que je devienne pas simplement le candidat de la Belle alliance populaire mais aussi de l'écologie politique".

Dans cet accord, Jadot a joué les négociateurs valeureux, obtenant un engagement sur "la sortie du nucléaire en 25 ans", alors que chacun sait que la réduction de la part de l’atome dans la production d’énergie ressemble de plus en plus à une gageure. Le candidat socialiste François Hollande n'avait-il pas promis de réduire de 50 % la part du nucléaire dans la production d’énergie française. Elle revient sur le devant de la scène alors que s’amorce une très difficile négociation entre l’Etat et EDF.
En août 2015, la loi de transition énergétique pour la croissance verte prévoyait déjà, dès son premier article, de "réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % à l’horizon 2025 [contre 77 % en 2014]". Et la ministre de l’environnement, Ségolène Royal, avait alors annoncé que la feuille de route permettant de concrétiser cet engagement serait publiée "au plus tard le 1er juillet [2016]".
La Cour des comptes, quant à elle, estime, dans son dernier rapport annuel de 2016, que baisser la part de l’atome à 50 % du bouquet électrique revient à arrêter "de dix-sept à vingt réacteurs" sur les cinquante-huit que compte l’Hexagone.
De qui Hamon et Jadot se moquent-ils ?

Les magouilles politiciennes de la IVe ont repris
Jadot aurait aussi arraché à Hamon la fin de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et la sortie programmée des pesticides

L'accord comprend égalementdavantage de proportionnelle aux élections, en sorte que les écologistes bénéficient de circonscriptions aux législatives, de telle sorte qu'"ils aient un groupe dans la majorité de M. Hamon", avec l'aval de la direction actuelle du Parti socialiste. 

Les deux gauchistes seraient également tombés d'accord sur le principe de la réunion d'une Assemblée constituante très vite après l'élection, en vue d'un passage à la VIe République, soit un retour au chaos de la IVe, et de nouvelles législatives avant la fin du quinquennat, ou encore un référendum dès 2017 sur le droit de vote des étrangers.

"Je serai dans cette campagne, je serai là tous les jours pour m'assurer que cet accord est tenu", a précisé Jadot, parlant d'une "grande aventure"...

Le retrait de l'écologiste est une première à une présidentielle depuis la candidature de René Dumont en 1974. 
Depuis, sous quelque forme qu'ait pris l'écologie politique, un candidat avait toujours concouru. Connu comme journaliste-présentateur du JT, Noël Mamère demeure le seul à avoir dépassé 5% des voix, en 2002.

L'écologiste rouge s'est adressé directement à un autre candidat de l'extrême gauche, Jean-Luc Mélenchon, invité moins d'une heure plus tard à "L'Emission politique" de France 2. 
"Jean-Luc, dans cet accord, il y a tout ce que tu défends: une constituante, la proportionnelle, la sortie du nucléaire, la sortie des pesticides, la protection de la santé, la protection du travail, la lutte pour la justice sociale", a déclaré ce cheval de Troie du PS dans la campagne du Front de gauche (PCF/Parti de gauche).
"Je ne ferme aucune porte", lui a répondu Mélenchon, proposant de rencontrer Benoît Hamon "dimanche ou lundi". "Si Benoît Hamon me dit: 'je te propose le principe d'une candidature unique', je regarderai ce qu'il propose", a-t-il promis.

Mais à la question d'un éventuel retrait de sa candidature en faveur de. Hamon, l'aboyeur de l'extrême gauche sous l'étiquette 'La France insoumise' a répliqué: "pourquoi il ne la retirerait pas, lui ?". 

samedi 9 mai 2015

Capitulation nazie commémorée à Moscou, mais instrumentalisée au journal Libération

"Mai 1945: Vladimir Poutine isolé pour commémorer le sacrifice soviétique", raconte Libération...

Les mensonges de Laurent Mouchard-Joffrin

L'isolement de l'Union européenne s'affiche à Moscou
Libération présente l'U.E. comme le centre du monde, mais il s'est déplacé à Moscou, pendant que Hollande fait campagne sous le soleil des Antilles. "Aucun dirigeant occidental ne côtoiera samedi le président russe lors de la grande parade militaire", indique le journal socialiste.
"La parade militaire russe célébrant le 70e anniversaire de la capitulation allemande [-ailleurs qualifiée de "capitulation nazie"-] s’annonce d’une ampleur sans équivalent. Vladimir Poutine veut ainsi afficher la puissance retrouvée de sa Russie où "la grande guerre patriotique" fait désormais figure d’idéologie officielle autant qu’à l’époque soviétique, voire encore plus." Il faut toutefois rappeler aux lecteurs de Libération que François Hollande est en guerre sur trois fronts: En moins de trois ans, le président socialiste a engagé trois opérations militaires extérieures: le 11 janvier 2013 au Mali, le 5 décembre de la même année en Centrafrique et le 19 septembre dernier dans le ciel de l'Irak, contre l'État islamique. De plus, si Washington et Londres n'avaient pas déclaré forfait début septembre 2013, il aurait ordonné aux avions français de bombarder la Syrie. "Mais sur la tribune officielle, il n’y aura aucun dirigeant occidental de premier plan. A la différence de 2005 où, de Jacques Chirac à George Bush, ils étaient tous là pour rappeler le rôle clef joué par l’armée rouge dans la défaite du nazisme et les immenses sacrifices des peuples de l’Union soviétique."  

Libération efface toutefois de la photo une Européenne influente.
 
La chancelière allemande Angela Merkel a expliqué qu'elle estime nécessaire de se rendre à Moscou le 10 mai prochain.
"La visite en Russie sera pour moi un moment très important. A l'heure actuelle, de profondes divergences existent entre nous et la Russie, concernant notamment les événements en cours en Ukraine. Pourtant, en dépit de ces divergences, il est important pour moi de déposer le 10 mai, avec le président russe, une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu pour rendre hommage aux millions de victimes dont l'Allemagne endosse la responsabilité depuis la Seconde Guerre mondiale", a déclaré la chancelière fédérale.
Lors de sa visite à Moscou, Mme Merkel s'entretiendra également avec le chef du Kremlin Vladimir Poutine.

"Ce choix est assumé aussi bien à Washington que dans "la plupart des capitales européennes", soumises à Obama, affirme Libération, "afin de protester contre l’annexion de la Crimée [demandée et votée par référendum par la population] au printemps 2014 et le soutien militaire, financier et politique de Moscou aux combattants séparatistes [russophones] de l’Est de l’Ukraine [qui revendiquent leur rattachement à la Russie, tandis que les rebelles fascisant au pouvoir à Kiev réclament l'aide financière de l'U.E., en échange de... Tchernobyl !]. "Leur présence face aux chars défilant sur la place Rouge serait [conditionnel de désaveu] aussi une manière de se prêter à l’instrumentalisation de l’histoire [Histoire!] par le régime dont la propagande présente systématiquement les autorités ukrainiennes élues [démocratiquement? Libération ne l'affirme pas...] comme des "fascistes", clamant que les batailles d’aujourd’hui dans le Donbass sont la continuation de celles de la deuxième guerre mondiale."

La vérité, c'est la bouderie d'Obama et de ses laquais, Cameron et Hollande

Au fil de son intox, le quotidien socialiste nuance son affirmation d'isolement"L'homme fort du Kremlin peut certes se prévaloir de la présence du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, du président chinois, Xi Jinping, du premier ministre indien, Narendra Modi, du chef de l’Etat égyptien, Abdel Fatah al Sissi, de clients sud-américain[s] comme le cubain Raul Castro ou le vénézuélien Nicola Maduro, ainsi que  de ses vassaux de l’ex-espace soviétique."Mais la fête n’en est pas moins un peu gâchée, montrant l’isolement croissant de Moscou sur la scène internationale," insiste Libération, fermement ancré sur la ligne gouvernementale. 

Quel mépris pour l'ONU et les peuples de Chine, d'Inde, d'Egypte, du Vénézuéla et de Palestine ! Car Mahmoud Abbas est également présent à Moscou, représentant les amis de Laurent Fabius. 
D’autres chefs d’Etat seront d'ailleurs présents à Moscou, dont des européens, tels le président tchèque Milos Zeman  et le... ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius ! 

Les fréquentations du président Hollande  conviennent en revanche au quotidien socialiste. 
Il vient pourtant de se rendre au Qatar pour signer le contrat de vente de 24 Rafale et  en Arabie Saoudite, deux états du Golfe soupçonnés de financer le terrorisme islamiste, tandis que la loi renseignement Valls porte atteinte au libertés publiques et individuelles au nom de la lutte contre les djihadistes.

dimanche 7 décembre 2014

Mistral: rencontre surprise et capitulation de Hollande face à Poutine à Moscou

Fillon confirme ses contacts avec l'Elysée

Hollande, premier dirigeant occidental à mettre un terme à la cabale contre Poutine 
depuis le début de la crise ukrainienne

Le va-t-en guerre français a pris l'initiative de rencontrer le président russe infréquentable... Qu'a-t-il donc à lui vendre pour s'abaisser ainsi ?

La visite-surprise aura duré 1h30 à l'aéroport. Quelle était donc l'urgence justifiant cette escale impromptue -de nuit- au retour d'une visite au Kazakhstan ? Le tête-à-tête n'était pas prévu à l'agenda officiel, mais côté russe, on parlait d'une "vraie visite de travail", au prétexte de l'épineuse crise ukrainienne en toile de fond de la question de l'embargo français en premier plan, puisque la France refuse d'honorer la commande russe d'un navire de guerre Mistral pourtant prêt à la livraison promise fin novembre.

Hollande sur son chemin de Damas 


La crise ukrainienne cristallise toutes les tensions autour de la Russie. François Hollande s'est prévalu de l'isolement dans lequel les pays occidentaux maintiennent la fière Russie du fait de la préférence de Kiev pour l'Union européenne sur la Russie, en dépit de sa population russophone. "Nous devons éviter qu'il y ait d'autres murs qui viennent (nous) séparer", assure maintenant le Président français, premier dirigeant occidental à venir à Moscou depuis le début de la crise ukrainienne. Ces bons sentiments expliquent-ils à eux seuls ce revirement du fier-à-bras socialiste. La presse française se trouve prise à contre-pied, elle qui prétendait jusqu'ici que quand "les troupes de l'armée ukrainienne en route vers l'est du pays" mènent "une 'opération anti-terroriste' contre les militants pro-russes".

Vladimir Poutine est accusé d'annexion de l'Ukraine entière, après avoir répondu à l'appel à l'aide de la Crimée et pour son soutien aux séparatistes ukrainiens de langue russe. Si le président russe espère "une amélioration", François Hollande exigeait "non pas simplement des avancées, mais des résultats". Or, depuis hier, il juge que "la désescalade est aujourd'hui possible". Qu'est-ce qui a bien pu motiver ces propos de Hollande ? L'homme fort du Kremlin assure certes vouloir "une fin immédiate du bain de sang", mais le cessez-le-feu lors des accords de Minsk, le 5 septembre dernier, et la trêve n'ont guère duré, aux torts partagés des deux camps.

Hollande calme le jeu, avec la livraison des Mistral en tête


D'après le président russe, le sujet de la vente de Mistral n'a même pas été évoqué. Ce contrat signé en 2011 est devenu un casse-tête diplomatique depuis l'ingérence occidentale en Ukraine. Mieux, la situation est pour lui très claire: "Il y a un contrat, nous partons du principe qu'il sera respecté, sinon, nous espérons qu'on nous rendra l'argent que nous avons payé". 
Par soumission à Obama, Hollande a commis l'erreur de refuser de livrer le premier des deux navires Mistral que Paris a vendus à la Russie, un contrat qui déplaît aux Américains. 

Or, Hollande n'a pas les moyens de perdre le bénéfice des ventes de ces deux porte-hélicoptères et de payer des pénalités pour non-respect des engagements de la France. Trouverait-il preneur des deux navires qui lui resteraient sur les bras? La Chine achète tout ce qui passe à portée (arrivée des Chinois au capital de l'aéroport de Toulouse-Blagnac -à hauteur de 49,9%- ou du Club Méditerranée, avec une offre de 540,6 millions).

Vladimir Poutine accepte la main tendue de Hollande. 
Le vendredi 5 décembre, Moscou rappelait encore à la France qu'elle s'expose à des amendes et des dédommagements si la livraison n'est pas menée à son terme. Puis le Kremlin a facilité la démarche de Hollande, promettant qu'en cas de remboursement "nous n'aurons pas de requêtes particulières". 

Hollande est allé à Canossa



Le président socialiste est le premier chef de l'Etat occidental à faire pénitence en se rendant à Canossa Moscou depuis le début de la crise ukrainienne. Dix siècles après la reddition sans condition du souverain germanique Henri IV venu s'agenouiller devant le pape Grégoire VII pour lui demander de lever l'excommunication prononcée contre lui, Hollande capitule devant Poutine contre la livraison de deux navires de guerre. 

Hollande se rend à Moscou pour renouer
 le dialogue qu'il a rompu. Depuis son départ précipité du G20 de Brisbane en novembre à cause des critiques occidentales sur son soutien à la population ukrainienne menacée d'assimilation par les pro-européens de Kiev, Vladimir Poutine n'avait manifesté qu'indifférence pour les amis d'Obama.
Sous la pression économique et financière d'une rupture de contrat qui porterait atteinte à la parole de la FranceHollande est allé à Moscou faire amende honorable, au risque de provoquer la colère et le mépris de Washington. Comme l'a formulé le pénitent français, le marchand d'armes Hollande offre ainsi à Poutine de "saisir l'occasion" (sic) de réintégrer le cercle des grandes puissances. 
Le prochain voyage -avec escale- de la "gauche molle" à Kiev n'est pas pour demain...

A défaut de Hollande, les électeurs socialistes pourront voter Fillon


L'interlocuteur de Jean-Pierre Jouyet, n°2 de l'Elysée, François Fillon a adressé "un satisfecit" au président de la République, au sujet de sa rencontre avec Vladimir Poutine.
"J'ai appris que François Hollande allait faire un détour par Moscou pour rencontrer M. Poutine et défendre les positions de la France. Je félicite François Hollande pour cette initiative." 4


Fillon, éminence grise de Hollande ?
"Cela fait des mois que je lui demande", a expliqué l'ex-Premier ministre, petit mécano de l'axe UMP-PS. Pour ne pas donner raison au FN qui dénonce une hypothétique entente UMPS...