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dimanche 7 juillet 2019

Jadot a pris le melon et Brossat doit lui rappeler ses origines

C'est l'histoire de la pastèque qui se fait passer pour un melon

"Rappelle-toi que tu es de gauche" ! 

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Le chef de file des communistes aux élections municipales à Paris, Ian Brossat, veut croire qu'EELV l'est resté. Il a tancé dimanche le leader écologiste Yannick Jadot, qui n'a pas exclu la veille des alliances avec la droite dans certaines villes.
"Je suis très surpris par les déclarations de Yannick Jadot, même si cette petite musique s'était déjà faite entendre aux européennes", a déclaré sur France 3 I. Brossat, qui a conduit, comme lui, la liste de son parti au scrutin du 26 mai (2,5%), où EELV a réalisé 13,5%, une percée habituelle aux Européennes, mais sans lendemains.

"Je ne pense pas que l'écologie soit soluble dans le libéralisme - car c'est produire n'importe quoi dans n'importe quelles conditions sociales et environnementales - et M. Jadot nous dit qu'on peut faire alliance avec la droite", s'est indigné le communiste pur jus de betterave.
"J'y vois une espèce d'opportunisme qui est à mon sens inquiétant", a asséné le candidat rouge à la Mairie de Paris, avant de souligner: "Moi, la droite, je l'affronte au Conseil de Paris, elle s'est opposée au tramway, à la reconquête des voies sur berges".

Jadot fait du pied aux incolores, inodores et sans saveur

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Lève-t-on maintenant le poing serré chez LREM ?
Invité samedi au "Festival des idées" dans la Nièvre où se rendait une partie de la gauche, Yannick Jadot (ci-contre) avait prôné le "pragmatisme" dans des municipalités "où vous avez des gens qui sont sans étiquette ou même divers droite".

"Majoritairement chez les écologistes, il y a un attachement à la gauche, a tenu à lui opposer Ian Brossat, et dans la plupart des villes que dirige la gauche, il y a des écologistes".
Interrogé sur l'éventualité d'une alliance d'EELV avec LREM aux élections à Paris, l'adjoint au Logement d'Anne Hidalgo - qui compte EELV dans sa majorité parisienne -, a assuré: "Pour être en contact régulier avec les écologistes parisiens, je ne sens pas du tout cette tentation; j'ai l'impression que Jadot est isolé sur cette ligne, heureusement." Pas de quoi en faire un flan ?

La seule ligne possible pour la maire sortante "c'est le rassemblement de la gauche dès le premier tour", insiste Ian Brossat, et les communistes veulent y participer : c'est pour eux une question de survie.

Jadot a déclaré qu'il est favorable "à la libre entreprise et l'économie de marché," s'attirant les critiques d'une partie de la gauche dès la campagne des européennes.
Dans un entretien avec Reporterre, le 14 mai, il avait précisé son propos, se disant contre le "capitalisme financier" et contre un "libéralisme prédateur sur l'environnement, les femmes, les hommes, les animaux et sur l'économie", même s'il est pour la "liberté d'entreprendre" et reconnaît l'existence du "marché".

La députée européenne LFI Manon Aubry s'alarme, jugeant "inquiétants" les "signaux donnés par Yannick Jadot": "alliances locales avec la droite, acceptation de l'économie de marché". La question écologique "ne peut et ne doit pas se fondre dans une pensée libérale et doit s'accompagner de la justice sociale", a-t-elle souligné.

Ministre délégué au Développement de Hollande et Ayrault, puis directeur général du WWF France en 2016, Pascal Canfin,  membre du Haut Conseil pour le climat par la grâce de Macron en 2018, ci-contre, était déjà n°2 sur la liste présidentielle aux Européennes.

Questionné sur la compétition pour désigner le candidat LREM, dans laquelle Benjamin Griveaux et Cédric Villani se préparent à un duel fratricide, Brossat a asséné: "C'est bonnet blanc et blanc bonnet! Ce ne serait pas un maire mais un préfet, qui ne serait pas là pour défendre les parisiens, mais pour défendre le président de la République".

vendredi 21 juin 2019

Retour de la Grand roue de Campion dans le jardin des Tuileries

La roue est bonne pour le tourisme...
et les municipales !

La bataille pour la mairie de Paris prend un tour inattendu
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Le 23 décembre 2018, le roi des forains avait reçu Brigitte Macron 
et sa famille sur le marché de Noël aux Tuileries
Interdite depuis un an par Hidalgo sur la place de la Concorde à Paris, la Grand roue du forain Marcel Campion s'élèvera de nouveau au coeur de la capitale, pour la plus grande joie des petits et des grands, notamment les touristes estivaux. 
Elle ne sera tolérée que pendant deux mois dans le jardin des Tuileries, a-t-il indiqué jeudi soir.

L'installation de 60 mètres de haut fera ses premiers tours ce vendredi à 19h30 lors d'une soirée caritative au profit d'associations engagées dans la lutte contre l'homophobie, a-t-il précisé, confirmant une information du Parisien. Marcel Campion est en effet poursuivi en justice pour diffamation et injure homophobe, à la suite d'une plainte déposée par Bruno Julliard, l'ancien premier adjoint socialiste de la maire PS de Paris qui a démissionné en 2018 en raison de " l’inconstance" d’Anne Hidalgo, ainsi que de sa "gestion inefficace et solitaire", cet ancien président de l'UNEF étant favorable à une alliance avec le parti du président (LREM) en vue des élections municipales de 2020 à Paris, après avoir soutenu Vincent Peillon en 2017 !

L'attraction retrouve l'emplacement où elle était installée "deux mois par an depuis 1985" dans le cadre de la fête foraine du jardin des Tuileries, souligne le leader forain.

Campion installe sa grande roue dans le jardin des Tuileries
Le jardin des Tuileries, dans le centre de Paris, est géré par le Grand Louvre, sur un terrain appartenant à l'Etat. Ainsi, cet hiver, Marcel Campion avait-il déjà pu y implanter son marché de Noël après avoir été chassé des Champs-Elysées par la maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo. 

Au plan judiciaire, l'affaire de la Grand roue de la Concorde a connu lundi une évolution favorable à la Ville de Paris qui a vu sa mise en examen pour "favoritisme" annulée, tandis que celle du forain était allégée. La Ville était soupçonnée d'avoir favorisé Marcel Campion lors du processus d'attribution de cet emplacement prestigieux pour son manège phare.

Ian Brossat, à droite, avec Brice son mari.
Mais, les conflits ne s'arrêtent pas là entre le "roi des forains" et les élus de Paris. Début mai, Anne Hidalgo et son adjoint au logement Ian Brossat (PCF) avaient annoncé qu'ils déposeraient plainte à l'encontre du forain Marcel Campion, après des propos injurieux tenus à leur égard, Ian Brossat (marié  en 2013 à Brice, professeur de mathématiques, photo 4 ci-dessus) et Bruno Julliard-Landau (marié en 2017 à Paul-Valère Le Goff à sa droite, photo 2 ci-dessus) ayant l'un et l'autre fait leur "coming out" en 2011.

lundi 25 mars 2019

Militante d'Attac blessée à Nice : Macron prend de haut une septuagénaire qui pourrait être sa femme

Le blanc-bec fait la leçon de morale de trop à une retraitée blessée dans une charge de police 

La polémique enfle autour des propos tenus par Macron à une "victime collatérale" de la répression policière lors de l'Acte XIX en région

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Les conditions dans lesquelles une militante altermondialiste de 73 ans a été blessée samedi lors d'une charge des forces de l'ordre ne sont pas élucidées.
Ce qui n'empêche pas Macron d'attiser le scandale, estimant notamment que sa  fragilité présumée due à l'âge aurait dû inspirer à cette femme de rester à la maison - à faire du tricot, avec la bénédiction de la Madelon Schiappa - plutôt que de manifester dans un périmètre interdit. Car c'est nouveau cette semaine, certains espaces en France sont devenus des zones 

Deux jours après les faits, le président de la République a souhaité à la septuagénaire un "prompt rétablissement", avant de lui infliger une double peine, souhaitant par ailleurs à la victime sur son lit d'hôpital "peut-être une forme de sagesse": "Quand on est fragile, qu'on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci", a estimé dans un entretien avec Nice-Matin le quadra qui ne sort seul que la nuit et, le jour, au centre de plusieurs rangs de gardes du corps.

Le maire de Nice propose un "régime de mise à l'épreuve pour tous" durant la durée du mouvement des Gilets jaunes.
Estrosi fait écho à Macron, mais fait de la surenchère. 
"Ça suffit de taper sur la police! Il y avait une interdiction de manifester. Je souhaite un prompt rétablissement à cette dame qui (...) aurait pu parfaitement manifester à 14h00 là où c'était autorisé", a déclaré Christian Estrosi. 
Lorsqu'un salarié est en arrêt de travail, il est prévu des autorisations de sortie, mais il/elle doit être présent(e) à son domicile de 9 h à 11 h et de 14 h à 16 h (sauf soins ou examens médicaux). Or, les manifestants sont de grands malades, n'est-ce pas monsieur Macron ?
Ainsi les citoyens français sont-ils tous placés sous le régime de la libération conditionnelle. La septuagénaire aurait-elle dû aller pointer au commissariat ?  
Estrosi avait interpellé le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner pour faire interdire toute manifestation dans sa ville au cours du week-end, après un appel national des Gilets jaunes à se rendre à Nice et en prévision de la venue du président chinois Xi Jinping. 
Aucun journaliste de chaîne commerciale aux mains d'un des huit oligarques médiatiques n'a fait état de la moindre plainte de commerçant qui aurait souffert, du fait de cette restriction à son activité commerciale, d'un manque à gagner colossal...
Samedi, Geneviève Legay, une porte-parole de l'association Attac dans les Alpes-Maritimes, a été grièvement blessée à la tête dans la dispersion d'une manifestation de "gilets jaunes" place Garibaldi, en plein centre de Nice, dans un périmètre interdit par arrêté préfectoral à toute manifestation. 
Ainsi les citoyens français sont-ils tous placés sous le régime de la libération conditionnelle. La septuagénaire aurait-elle dû aller pointer au commissariat ? 
Une enquête a été ouverte pour déterminer précisément le déroulé des faits qui ont valu à Mme Legay d'être hospitalisée pour de multiples fractures au crâne depuis samedi. 
Sa famille doit déposer plainte à Nice en début d'après-midi, pour "violence en réunion avec arme par personne dépositaire de l'autorité publique contre personne vulnérable"
Cette plainte visera également le préfet, a annoncé l'avocat de la famille Arié Alimi. 
"Qu'il y ait une interdiction de manifester, que la manifestation soit faite sans déclaration, cela importe peu: du point de vue du droit, la question est de savoir si la charge des forces de l'ordre était proportionnée, ou pas; et si l'infraction [de la part des policiers] est constituée", a de son côté souligné l'avocat de la famille Legay, Me Alimi.

L'association Attac a également annoncé son intention de déposer une plainte.
Me Alimi a aussi fustigé les propos du président de la République

L'homme de loi les juge "grossiers et indélicats": "Ca me rappelle un peu les propos de Robert Pandraud à l'égard de la famille de Malik Oussekine", a-t-il ajouté, dans une référence au ministre délégué à l'Intérieur après les manifestations étudiantes de 1986 au cours desquels le jeune homme avait été tué par des policiers.

"On ne critique par quelqu'un qui est sur un lit d'hôpital et nos aînés ont le droit d'exprimer leurs convictions politiques", a ajouté Me Alimi. D'autant que Macron exige des retraités des sacrifices qu'il ne peut leur imposer qu'en profitant de leur état de faiblesse.

La réaction du locataire de l'Elysée a également suscité des critiques indignées dans le monde politique

La France insoumise (LFI) et le Parti communiste (PCF) critiquent notamment son "mépris". 
"Monsieur Macron, notre Geneviève de Nice n'a pas besoin de vos leçons de sagesse. Vous auriez beaucoup à apprendre d'elle. Elle milite pour le bien des autres. Et vous, vous la frappez au nom de quoi ?", a lancé sur Twitter Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de LFI.

"Le président de la République est à deux doigts d'expliquer qu'elle l'a bien cherché. Comment ose-t-il ?", s'est insurgé la tête de liste PCF pour les européennes Ian Brossat dans un tweet.

Le secrétaire national Fabien Roussel regrettait qu'
"avec Macron, nos retraités sont tout juste bons à se taire et à accepter en silence de gagner moins, de travailler plus et plus longtemps".

Un rassemblement de soutien doit se tenir à Nice lundi en fin d'après-midi.

jeudi 27 décembre 2018

Brigitte Macron, photographiée avec Marcel Campion, indigne certains

Des élus et militants intolérants de gauche dénoncent cette photo

Le lobby homosexuel s'indigne

Brigitte Macron tentait-elle de donner le change
sur les préférences sexuelles de son mari ?
Des proches de Brigitte Macron se croient obligés, dans L’Express, de démentir tout soutien de l’épouse du Président au "roi des forains". Fin septembre, Marcel Campion avait usé de sa liberté d'expression pour tenir des propos homophobes, qui avaient indisposé, lors d’une réunion publique filmée en janvier dernier, à l’encontre de responsables homosexuels - assumés ou supposés - de la mairie,
dont l’ancien premier adjoint Bruno Julliard dont le mariage homosexuel avait été médiatisé (photo ci-contre).

Depuis la révélation de cette vidéo par le Journal du dimanche, Marcel Campion est aujourd’hui poursuivi en justice pour diffamation et injure homophobe. "Toute la ville maintenant est gouvernée par des homos", avait-il notamment déclaré, alors que ce sujet est devenu tabou et sujet à restriction à la liberté de penser.

En septembre 2017, à l'occasion d'une visite au marché de Noël des Tuileries, Brigitte Macron a posé avec Marcel Campion, "le roi des forains", dont les propos sur les homosexuels avaient chiffonné. Des élus locaux et militants de gauche s'étaient indigné de cette promiscuité.

Bis repetita

La visite de Brigitte Macron au marché de Noël des Tuileries en compagnie de ses petits-enfants est apparue comme une récidive, ce 23 décembre. La mamie n'a en effet pas hésité à poser tout sourire avec Marcel Campion, malgré la révélation de propos jugés homophobes. Le cliché ci-dessus a notamment été diffusé par Le Parisien.

Cette pose de l'épouse du président de la République a indigné plusieurs personnalités politiques de la capitale, parmi lesquelles des homosexuels notoires dont l'adjoint à la mairie de Paris en charge du logement, Ian Brossat. L'élu communiste - petit-fils du communiste, Marcus Klingsberg (qui rejoignit Israël en 1948 où il donna la priorité à l’idéologie communiste sur la défense d’Israël et fournira, pendant plus de vingt ans, des informations de la plus haute importante au KGB), et fils de parents trotskistes - a ainsi pointé du doigt, sur Twitter, "la femme du Président de la République qui s'affiche avec un homophobe notoireTrès "esprit de Noël", tweeta-t-il le 23 décembre 2018. 



Brossat peine à suivre le porte-parole du gouvernement dans les méandres de sa pensée complexe, certes, mais floue, surtout : J'aimerais comprendre. Le 24 septembre dernier, @BGriveaux :



Même son de cloche du côté de plusieurs militants de gauche et pour les droits des LGBT qui se sont offusqués de l'apparition de la mamie avec petits-enfants au côté de Marcel Campion. 

Donc Brigitte Macron la "première dame [sic] de France" s'affiche ostensiblement avec Marcel Campion, qui parle des homosexuels comme de "pédés" "pervers" qu'il faut sauver du Sida, alors même qu'il est poursuivi par la justice pour diffamation et injure homophobe... Honte à elle ! s'écrie en écho - et en meute- Maxime Cochard, l’un des collaborateurs homosexuels de Brossat, dès le 23 décembre 2018.



Il n'est pas excessif de parler de chasse en meute :


— Ludo (@LudoHbg) 23 décembre 2018

Ludo, 21 ans, est co-référent de Génération-s (truc de Benoît Hamon) à Strasbourg et se déclare pour les transports gratuits, le vélo, etc et se revendique 'militant queer'.

L'ancien député socialiste et conseiller municipal d’opposition à Colombes (PS jusqu'en 2014, Hauts-de-Seine) Alexis Bachelay  - un démocrate exemplaire qui a bloqué PaSiDupes sur son compte : une  honte ? ☭ D'ailleurs battu aux dernières législatives, il s'occupe désormais de ses enfants - a vu, quant à lui, dans la diffusion du cliché polémique les prémices de la campagne à venir pour les municipales à Paris qui verront le ou les candidats de la majorité présidentielle se charger de virer la maire socialiste sectaire Anne Hidalgo. "Ça va être beau la campagne municipale [de LREM] à [Paris]", a raillé sur le réseau social ce demandeur d'emploi.
L'époux de l'élue socialiste à Colombes et présidente de l'Association des Habitants des Côtes d'Auty, Fatoumata Sow, reste sur le thème de la honte (sachant que l'association n'a d'autre ambition que l'organisation mensuelle d'un Cabaret Gourmand préparés avec repas préparé par l’atelier de cuisine solidaire aux personnes démunies, avec le soutien de la Fondation Batigère qui oeuvre en faveur de l'égalité des chances et du lien social : c'est vaste et flou, mais ça fait vivre...) :
Ça va être beau la campagne municipale d’@enmarchefr à #Paris... #Campion#Macron mêmes combats ?  pic.twitter.com/ueJKPaU6DC— Alexis Bachelay (@AlexisBachelay) 23 décembre 2018

Selon Le Parisien, l'entourage de Brigitte Macron souligne que celle-ci s’est rendue au marché de Noël "dans un cadre privé". Piètre défense qui ne justifie pas ce type de personnel coûteux en mal d'imagination. Et, si elle a accepté d'être prise en photo au côté de Marcel Campion, il ne s’agit "aucunement d’apporter une caution à ce dernier, s'est défendu son entourage. En effet, c'est d'une tentative de récupération destinée au blanchiment de l'image du président.

Les propos sur les homosexuels ne sont pas libres

Le parti du président part en sucette
Dans l'œil du cyclone depuis plusieurs jours pour ses tweets moquant la sénatrice écologiste Esther Benbassa, notamment son physique ingrat, et se justifiant en prétendant dénoncer "l'imbécillité des réseaux sociaux", le député Joachim Son-Forget - ex-membre du Parti socialiste, puis député de La République en marche pour les Français de l'étranger de Suisse et du Liechtenstein - a également irrité plusieurs partisans de LREM qui ont demandé à ce claveciniste de "calmer le jeu." Mais la réponse de Son-Forget  est cinglante: "Hors de question. Eux attaquent dans l'anonymat et seront les premiers à baisser leur froc pour le dire franchement. Moi je rentre dans le tas si on m’agresse" a assuré le radiologue Son-Forget.
Toujours sur Twitter, Esther Benbassa a répondu à l'attaque puérile avec distance : "Il y a à l’Assemblée nationale un député LREM obscur et inactif. Le pire, c’est les soirs de réveillon. Là, pour tromper son oisiveté, c’est plus fort que lui, il m’insulte sur mon physique et me harcèle : 50 tweets en une heure et demie. Gilles Le Gendre [le président du groupe La République en Marche à l’Assemblée Nationale] doit d’urgence lui trouver une occupation pour le 31".

Pas franchement préoccupé par les possibles sanctions qui pèsent sur lui, le député a également affirmé que la lettre d'avertissement qu'il a reçu de la part de son parti ira "au feu." 

Joachim Son-Forget, depute des Francais de l'etranger pour la Suisse et le Lichtenstein.

Et Joachim Son-Forget a fini la nuit en s'en prenant à plusieurs twittos et journalistes, raillant au passage les "trolls" et "collègues hypocrites déversant leur fiel" via un message accompagné d'une photo le présentant, une peluche de blaireau dans les bras. Le médecin a ainsi exprimé "toute ma compassion envers les binaires et les coincés au level 1, le boss de fin étant trop subtil et trop intelligent pour eux."
Sur le coup de 3h du matin ce franco-kosovar - il a été nationalisé kosovar en 2018 - s'est risqué à la géopolitique, se livrant à une provocation pro-albanaise à la Serbie.

Et on en revient au sujet du jour
Joachim Son-Forget n'en est pas à son premier dérapage. Non seulement, le député LREM a traité Donald Trump de "gâteux" sans qu'aucun lobby ni parti ne trouve à redire mais, lors des cris du coeur hétérosexuels du forain Marcel Campion à la fin du mois de septembre, le député d'origine sud-coréenne avait tenu à le défendre sur Twitter.
"Moi, j’ai rien contre les homos, d’habitude, je dis les 'pédés', mais on m’a dit hier qu’il fallait plus que je dise ça. Donc je ne dis plus les pédés, je dis les homos. J’ai rien contre eux, sauf qu’ils sont un peu pervers", avait déclaré le forain, candidat à la mairie de Paris. 
Des propos où Joachim Son-Forget ne voit rien d'homophobe comme il l'avait alors fait savoir sur Twitter.

Discours invraisemblable et franchement homophobe. Inacceptable.
non ce n’est pas homophobe @gaspardgantzer il suffit d’écouter en entier de quoi il parle, certes maladroitement, mais pas de sexualité. je trouve même de bon aloi ses propos personnels sur Mourousi et « Didine » qui sont la clé de lecture de ce propos.
"Marcel Campion, comme n'importe qui, a droit au bénéfice du doute sur le fond de se pensée, c'est de la simple sagesse que de lui demander s'il a une pensée réellement nauséabonde ou de lui demander si ses propos ne nous poussent pas à comprendre autre chose que ce qu'on a voulu lui faire dire… sinon c'est le début de la charia !", avait-il ensuite affirmé dans un entretien avec Le Point. Soutenir Campion fait-il de vous un homophobe ? Le député Joachim Son-Forget assume ses prises de position libérée tout en précisant sa pensée.
Il assure avoir reçu "une quantité phénoménale d'insultes à caractère racial, des appels à être jugé, des menaces pour me dire que si je venais à la gay pride ça allait mal se passer pour moi...
Il y a longtemps que j'envisageais de démontrer la folie des réseaux sociaux par l'absurde, c'est fait. J'ai simplement choisi de prendre la défense de l'accusé, parce que j'estime qu'il faut laisser aux gens le droit d'argumenter avant de décider s'ils sont coupables ou non." "J'ai un doctorat en sciences cognitives, j'étudie les techniques d'influences en sciences cognitives et je ne peux pas être une photocopie qui hurle avec la meute."
Dans un autre tweet, le député avait exposé le fond de sa pensée :
"Je suis contre le name and shame, qui se substitue à la justice", avait-il écrit.

Et parce que la France de Macron a besoin de retrouver la parole, les réseaux s'enflamment, poussant LREM  à se positionner:



En position de défense depuis de longs mois contre la mairie de Paris qui lui a déjà retiré coup sur coup le droit d'installer une Grande roue sur la place de la Concorde, puis d'organiser un marché de Noël sur les Champs-Elysées, Marcel Campion, a décidé de se lancer en politique contre Anne Hidalgo aux élections municipales de 2020.

C'est à l'occasion du lancement de son mouvement politique "Paris Libéré", le 27 janvier dernier, que l'agressé avait entre autres observé que Bruno Julliard a "amené tous les homos de la terre" au côté de la maire de Paris, à l’époque  où il était encore premier adjoint de la capitale. En outre, dans des propos dévoilés en septembre par le site du Journal du dimanche, commentant l’installation par la mairie de l’œuvre de Paul McCarthy exposée place Vendôme, siège du ministère de la Justice occupé par Christiane Taubira, pendant la Foire internationale d'art contemporain (Fiac) 2014, il avait décrit : "Vous savez, le truc qu’ils se mettent dans le fion, pour les pervers là. A Noël, c’est bien pour les enfants" (Le Tree représentant, de l'aveu de son auteur, un "plug anal").

Ces propos ont valu à Marcel Campion des poursuites en justice pour "diffamation et injure homophobe". A la suite de cette affaire, il avait décidé d'abandonner ses activités foraines.

lundi 10 décembre 2018

La révolte sociale a fait encore "plus de dégâts", le 8 décembre 2018 que le 1er

L'acte 4 a fait plus d'interpellations, mais "plus de dégâts" que le 1er décembre

La manifestation du samedi 8 décembre s'est soldée par bien plus dommages matériels que la semaine passée, d'après la mairie de Paris

Des véhicules brûlés boulevard de Courcelles,
en margede la manifestation des "gilets jaunes" à Paris, samedi 8 décembre
Elle met en cause une mauvaise anticipation de la dispersion plus grande des manifestants du fait de l'annonce d'un dispositif de sécurité accru des forces de l'ordre.
Malgré un dispositif sécuritaire massif des forces de l'ordre, la mobilisation des "gilets jaunes" du samedi 8 décembre a donc causé bien plus de dommages matériels que celle du 1er décembre à Paris, d'après la mairie d'Anne Hidalgo.

La manifestation des "gilets jaunes" a réuni quelque 10.000 mécontents à Paris, contre 8.000, le 1er décembre. 
Quelque 136.000 personnes ont participé samedi en France aux manifestations liées au mouvement des "gilets jaunes". En nombre de manifestants, c'est l'équivalent des manifestations du 1er décembre, précise le ministère de l'Intérieur qui confirme qu'à Paris, les manifestations ont réuni environ 10.000 personnes.

Les images des débordements de l'acte 3 des "gilets jaunes", le 1er décembre, étaient déjà impressionnantes. Emmanuel Grégoire, 1er adjoint de la maire PS,  en a donné les raisons sur France Inter : "Le secteur concerné par les incidents était beaucoup plus important (...). En ayant moins de barricades, il y a eu beaucoup plus de dispersion, donc beaucoup plus de lieux impactés par des violences."

La Ville de Paris avait pourtant été associée au dispositif sécuritaire de Castaner 
Samedi 8 au soir, Anne Hidalgo avait néanmoins déploré "des scènes de chaos" dans la capitale et des "dégâts incommensurables" pour l'économie et l'image de la ville. 

Né en décembre 1977 aux Lilas (93), chargé du budget de la capitale en octobre 2017, à la suite du départ de Julien Bargeton, élu sénateur sous la bannière LREM, Emmanuel Grégoire  a estimé qu'"il y aura beaucoup plus de dégâts suite à la journée d'hier qu'il y a une semaine". 

Cette fois, Colombe Brossel, 42 ans (DEA d’...économie), adjointe (PS, 19e arrondissement) chargée de la Sécurité, de la Prévention, de la Politique de la Ville et de l'Intégration la Mairie de Paris, a revendiqué la participation de la Ville à la sécurisation des artères les plus exposées, ce que Anne Hidalgo n'avait pas ordonné le 1er décembre, préférant polémiquer.
Ancien chef de cabinet de Bertrand Delanoë (2009-2012), puis de Jean-Marc Ayrault (2012-2014), Grégoire estime que cette journée de colère sociale a "un coût économique beaucoup plus important", dû notamment aux très nombreux commerces restés fermés, dans ce qui est traditionnellement un temps fort des achats avant les fêtes. Il est président du conseil d'administration de la société anonyme d'exploitation du Palais omnisports de Paris-Bercy (dont le nom a été changé en "AccorHotels Arena"), propriété de la Ville de Paris, et situé entre le parc de Bercy et le ...ministère de l'Economie.