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jeudi 27 décembre 2018

Brigitte Macron, photographiée avec Marcel Campion, indigne certains

Des élus et militants intolérants de gauche dénoncent cette photo

Le lobby homosexuel s'indigne

Brigitte Macron tentait-elle de donner le change
sur les préférences sexuelles de son mari ?
Des proches de Brigitte Macron se croient obligés, dans L’Express, de démentir tout soutien de l’épouse du Président au "roi des forains". Fin septembre, Marcel Campion avait usé de sa liberté d'expression pour tenir des propos homophobes, qui avaient indisposé, lors d’une réunion publique filmée en janvier dernier, à l’encontre de responsables homosexuels - assumés ou supposés - de la mairie,
dont l’ancien premier adjoint Bruno Julliard dont le mariage homosexuel avait été médiatisé (photo ci-contre).

Depuis la révélation de cette vidéo par le Journal du dimanche, Marcel Campion est aujourd’hui poursuivi en justice pour diffamation et injure homophobe. "Toute la ville maintenant est gouvernée par des homos", avait-il notamment déclaré, alors que ce sujet est devenu tabou et sujet à restriction à la liberté de penser.

En septembre 2017, à l'occasion d'une visite au marché de Noël des Tuileries, Brigitte Macron a posé avec Marcel Campion, "le roi des forains", dont les propos sur les homosexuels avaient chiffonné. Des élus locaux et militants de gauche s'étaient indigné de cette promiscuité.

Bis repetita

La visite de Brigitte Macron au marché de Noël des Tuileries en compagnie de ses petits-enfants est apparue comme une récidive, ce 23 décembre. La mamie n'a en effet pas hésité à poser tout sourire avec Marcel Campion, malgré la révélation de propos jugés homophobes. Le cliché ci-dessus a notamment été diffusé par Le Parisien.

Cette pose de l'épouse du président de la République a indigné plusieurs personnalités politiques de la capitale, parmi lesquelles des homosexuels notoires dont l'adjoint à la mairie de Paris en charge du logement, Ian Brossat. L'élu communiste - petit-fils du communiste, Marcus Klingsberg (qui rejoignit Israël en 1948 où il donna la priorité à l’idéologie communiste sur la défense d’Israël et fournira, pendant plus de vingt ans, des informations de la plus haute importante au KGB), et fils de parents trotskistes - a ainsi pointé du doigt, sur Twitter, "la femme du Président de la République qui s'affiche avec un homophobe notoireTrès "esprit de Noël", tweeta-t-il le 23 décembre 2018. 



Brossat peine à suivre le porte-parole du gouvernement dans les méandres de sa pensée complexe, certes, mais floue, surtout : J'aimerais comprendre. Le 24 septembre dernier, @BGriveaux :



Même son de cloche du côté de plusieurs militants de gauche et pour les droits des LGBT qui se sont offusqués de l'apparition de la mamie avec petits-enfants au côté de Marcel Campion. 

Donc Brigitte Macron la "première dame [sic] de France" s'affiche ostensiblement avec Marcel Campion, qui parle des homosexuels comme de "pédés" "pervers" qu'il faut sauver du Sida, alors même qu'il est poursuivi par la justice pour diffamation et injure homophobe... Honte à elle ! s'écrie en écho - et en meute- Maxime Cochard, l’un des collaborateurs homosexuels de Brossat, dès le 23 décembre 2018.



Il n'est pas excessif de parler de chasse en meute :


— Ludo (@LudoHbg) 23 décembre 2018

Ludo, 21 ans, est co-référent de Génération-s (truc de Benoît Hamon) à Strasbourg et se déclare pour les transports gratuits, le vélo, etc et se revendique 'militant queer'.

L'ancien député socialiste et conseiller municipal d’opposition à Colombes (PS jusqu'en 2014, Hauts-de-Seine) Alexis Bachelay  - un démocrate exemplaire qui a bloqué PaSiDupes sur son compte : une  honte ? ☭ D'ailleurs battu aux dernières législatives, il s'occupe désormais de ses enfants - a vu, quant à lui, dans la diffusion du cliché polémique les prémices de la campagne à venir pour les municipales à Paris qui verront le ou les candidats de la majorité présidentielle se charger de virer la maire socialiste sectaire Anne Hidalgo. "Ça va être beau la campagne municipale [de LREM] à [Paris]", a raillé sur le réseau social ce demandeur d'emploi.
L'époux de l'élue socialiste à Colombes et présidente de l'Association des Habitants des Côtes d'Auty, Fatoumata Sow, reste sur le thème de la honte (sachant que l'association n'a d'autre ambition que l'organisation mensuelle d'un Cabaret Gourmand préparés avec repas préparé par l’atelier de cuisine solidaire aux personnes démunies, avec le soutien de la Fondation Batigère qui oeuvre en faveur de l'égalité des chances et du lien social : c'est vaste et flou, mais ça fait vivre...) :
Ça va être beau la campagne municipale d’@enmarchefr à #Paris... #Campion#Macron mêmes combats ?  pic.twitter.com/ueJKPaU6DC— Alexis Bachelay (@AlexisBachelay) 23 décembre 2018

Selon Le Parisien, l'entourage de Brigitte Macron souligne que celle-ci s’est rendue au marché de Noël "dans un cadre privé". Piètre défense qui ne justifie pas ce type de personnel coûteux en mal d'imagination. Et, si elle a accepté d'être prise en photo au côté de Marcel Campion, il ne s’agit "aucunement d’apporter une caution à ce dernier, s'est défendu son entourage. En effet, c'est d'une tentative de récupération destinée au blanchiment de l'image du président.

Les propos sur les homosexuels ne sont pas libres

Le parti du président part en sucette
Dans l'œil du cyclone depuis plusieurs jours pour ses tweets moquant la sénatrice écologiste Esther Benbassa, notamment son physique ingrat, et se justifiant en prétendant dénoncer "l'imbécillité des réseaux sociaux", le député Joachim Son-Forget - ex-membre du Parti socialiste, puis député de La République en marche pour les Français de l'étranger de Suisse et du Liechtenstein - a également irrité plusieurs partisans de LREM qui ont demandé à ce claveciniste de "calmer le jeu." Mais la réponse de Son-Forget  est cinglante: "Hors de question. Eux attaquent dans l'anonymat et seront les premiers à baisser leur froc pour le dire franchement. Moi je rentre dans le tas si on m’agresse" a assuré le radiologue Son-Forget.
Toujours sur Twitter, Esther Benbassa a répondu à l'attaque puérile avec distance : "Il y a à l’Assemblée nationale un député LREM obscur et inactif. Le pire, c’est les soirs de réveillon. Là, pour tromper son oisiveté, c’est plus fort que lui, il m’insulte sur mon physique et me harcèle : 50 tweets en une heure et demie. Gilles Le Gendre [le président du groupe La République en Marche à l’Assemblée Nationale] doit d’urgence lui trouver une occupation pour le 31".

Pas franchement préoccupé par les possibles sanctions qui pèsent sur lui, le député a également affirmé que la lettre d'avertissement qu'il a reçu de la part de son parti ira "au feu." 

Joachim Son-Forget, depute des Francais de l'etranger pour la Suisse et le Lichtenstein.

Et Joachim Son-Forget a fini la nuit en s'en prenant à plusieurs twittos et journalistes, raillant au passage les "trolls" et "collègues hypocrites déversant leur fiel" via un message accompagné d'une photo le présentant, une peluche de blaireau dans les bras. Le médecin a ainsi exprimé "toute ma compassion envers les binaires et les coincés au level 1, le boss de fin étant trop subtil et trop intelligent pour eux."
Sur le coup de 3h du matin ce franco-kosovar - il a été nationalisé kosovar en 2018 - s'est risqué à la géopolitique, se livrant à une provocation pro-albanaise à la Serbie.

Et on en revient au sujet du jour
Joachim Son-Forget n'en est pas à son premier dérapage. Non seulement, le député LREM a traité Donald Trump de "gâteux" sans qu'aucun lobby ni parti ne trouve à redire mais, lors des cris du coeur hétérosexuels du forain Marcel Campion à la fin du mois de septembre, le député d'origine sud-coréenne avait tenu à le défendre sur Twitter.
"Moi, j’ai rien contre les homos, d’habitude, je dis les 'pédés', mais on m’a dit hier qu’il fallait plus que je dise ça. Donc je ne dis plus les pédés, je dis les homos. J’ai rien contre eux, sauf qu’ils sont un peu pervers", avait déclaré le forain, candidat à la mairie de Paris. 
Des propos où Joachim Son-Forget ne voit rien d'homophobe comme il l'avait alors fait savoir sur Twitter.

Discours invraisemblable et franchement homophobe. Inacceptable.
non ce n’est pas homophobe @gaspardgantzer il suffit d’écouter en entier de quoi il parle, certes maladroitement, mais pas de sexualité. je trouve même de bon aloi ses propos personnels sur Mourousi et « Didine » qui sont la clé de lecture de ce propos.
"Marcel Campion, comme n'importe qui, a droit au bénéfice du doute sur le fond de se pensée, c'est de la simple sagesse que de lui demander s'il a une pensée réellement nauséabonde ou de lui demander si ses propos ne nous poussent pas à comprendre autre chose que ce qu'on a voulu lui faire dire… sinon c'est le début de la charia !", avait-il ensuite affirmé dans un entretien avec Le Point. Soutenir Campion fait-il de vous un homophobe ? Le député Joachim Son-Forget assume ses prises de position libérée tout en précisant sa pensée.
Il assure avoir reçu "une quantité phénoménale d'insultes à caractère racial, des appels à être jugé, des menaces pour me dire que si je venais à la gay pride ça allait mal se passer pour moi...
Il y a longtemps que j'envisageais de démontrer la folie des réseaux sociaux par l'absurde, c'est fait. J'ai simplement choisi de prendre la défense de l'accusé, parce que j'estime qu'il faut laisser aux gens le droit d'argumenter avant de décider s'ils sont coupables ou non." "J'ai un doctorat en sciences cognitives, j'étudie les techniques d'influences en sciences cognitives et je ne peux pas être une photocopie qui hurle avec la meute."
Dans un autre tweet, le député avait exposé le fond de sa pensée :
"Je suis contre le name and shame, qui se substitue à la justice", avait-il écrit.

Et parce que la France de Macron a besoin de retrouver la parole, les réseaux s'enflamment, poussant LREM  à se positionner:



En position de défense depuis de longs mois contre la mairie de Paris qui lui a déjà retiré coup sur coup le droit d'installer une Grande roue sur la place de la Concorde, puis d'organiser un marché de Noël sur les Champs-Elysées, Marcel Campion, a décidé de se lancer en politique contre Anne Hidalgo aux élections municipales de 2020.

C'est à l'occasion du lancement de son mouvement politique "Paris Libéré", le 27 janvier dernier, que l'agressé avait entre autres observé que Bruno Julliard a "amené tous les homos de la terre" au côté de la maire de Paris, à l’époque  où il était encore premier adjoint de la capitale. En outre, dans des propos dévoilés en septembre par le site du Journal du dimanche, commentant l’installation par la mairie de l’œuvre de Paul McCarthy exposée place Vendôme, siège du ministère de la Justice occupé par Christiane Taubira, pendant la Foire internationale d'art contemporain (Fiac) 2014, il avait décrit : "Vous savez, le truc qu’ils se mettent dans le fion, pour les pervers là. A Noël, c’est bien pour les enfants" (Le Tree représentant, de l'aveu de son auteur, un "plug anal").

Ces propos ont valu à Marcel Campion des poursuites en justice pour "diffamation et injure homophobe". A la suite de cette affaire, il avait décidé d'abandonner ses activités foraines.

dimanche 23 septembre 2018

La Macronie assume-t-elle son homophobie ?

Un député LREM défend Marcel Campion après ses propos offensifs à l'encontre des homosexuels

Le roi des forains, Marcel Campion, condamne les homosexuels pour leur
 perversité

Résultat de recherche d'images pour "meilleur ouvrier de fr marcel campion Anne Hidalgo Ance"

Tournée en janvier dernier, la vidéo qui fait le buzz est un avatar des déboires du forain avec la Mairie de Paris, repaire homosexuel, selon lui et bien d'autres. Marcel Campion a donc fait sensation dimanche après la publication par le Journal du dimanche d'une vidéo vieille de neuf mois qui révèle des propos homophobes envers des responsables gay de l'entourage d'Anne Hidalgo.

Dans cette vidéo, la cible préférée de la maire de Paris Anne Hidalgo s'en prend ainsi à l'ancien premier adjoint de Paris, Bruno Julliardhomosexuel déclaré"Comme il était un peu de la jaquette, il a rencontré (l'ancien maire de Paris, Bertrand) Delanoë, ils ont fait leur folie ensemble et paf, il est premier adjoint. Et avec Anne Hidalgo, il est super parce qu'en même temps il lui a amené tous les homos de la terre. C'est à dire que toute la ville maintenant est gouvernée par des homos", a déclaré M. Campion, lors de cette réunion qui a eu lieu, le 27 janvier à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), selon le JDD, non sans intention de buzz.

"Moi, j'ai rien contre les homos; d'habitude, je dis les 'pédés'. Mais on m'a dit hier qu'il fallait plus que je dise ça. Donc, je ne dis plus les pédés; je dis les homos. J'ai rien contre eux, sauf qu'ils sont un peu pervers", a ajouté le roi des forains.

Dans un tweet, Bruno Julliard a annoncé que ces "propos abjects ainsi que leur auteur seront poursuivis en justice".
Plusieurs responsables politiques ont condamné les propos de Marcel Campion. "Ils ne méritent aucune indulgence, ni aucune explication qui pourrait conduire à en relativiser l'intention. Ils sont scandaleux, un point c'est tout !", a écrit  Gilles Le Gendre, le nouveau patron des députés LREM, dans l'air du temps, sur Twitter. Ce député est l'élu du Quartier Latin et notamment Saint-Germain-des-Prés.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, s'est dit "atterré". Le PS compte en effet Anne Hidalgo et Bertrand Delanoë parmi ses adhérents, ainsi que Bruno Julliard, mais aussi plusieurs maires d'arrondissement, jusqu'au gouvernement, Mounir Mahjoubi, ex-socialiste.

Marcel Campion a assuré qu'il est "tout sauf un homophobe". 
"Si le mot 'pédé' que j'ai dit une fois ou deux a pu déranger certaines personnes je m'en excuse; je suis d'une génération où on disait ces mots-là, mais je ne suis pas homophobe", a-t-il expliqué.

Il a évoqué "des propos un peu sortis de leur contexte dans un mouvement de colère", après avoir "été éliminé du marché de Noël et de la grande roue par M. Julliard".
"Le mot pervers je ne l'ai pas utilisé pour les pédés. J'ai dit que ce sont des pervers parce qu'ils se servent de leur statut d'élus pour essayer de faire des affaires", a-t-il ajouté, précisant que la réunion avait eu lieu "chez moi, dans mon petit café devant une quinzaine de personnes."
"Ce n'est pas homophobe," souligne Joachim Son-Forget, en réaction à la polémique

Un député LREM défend Marcel Campion après ses propos sur les homosexuels

Né en 1983 à Séoul en Corée du Sud, le député des Français de l'étranger, Joachim Son-Forget a estimé que les déclarations de Marcel Campion ne sont pas homophobes. Or, cet élu des Français de Suisse et du Liechtenstein est de nationalité franco-kosovar et la République du Kosovo est à 90% musulmane.

Dans la vidéo de janvier dernier, tournée lors d'une réunion entre amis organisée par le "roi des forains", on entend l'homme tenir des propos critiques envers la maire de Paris Anne Hidalgo, mais aussi qualifier les homosexuels de "pervers" et estimer que Paris était "gouverné par des homos".


Les homosexuels de Paris, clientèle électorale socialiste des prochaines municipales
Résultat de recherche d'images pour "Grande roue du Jardin des Tuileries"

Parmi les nombreux internautes qui ont relayé cette vidéo sur Twitter, l'ancien conseiller communication de François Hollande et potentiel candidat aux municipales à Paris, le socialiste Gaspard Gantzer déclare l'opinion de Campion "invraisemblable et franchement homophobe. Inacceptable". 

C'est à ce message qu'a répondu Joachim Son-Forget, LREM, qui prend la défense de Marcel Campion. "Non, ce n'est pas homophobe @gaspardgantzer il suffit d'écouter en entier de quoi il parle, certes maladroitement, mais pas de sexualité", a argumenté le député La République en marche.

"Je trouve même de bon aloi ses propos personnels sur Mourousi et 'Didine' qui sont la clé de lecture de ce propos", a ajouté l'élu, faisant référence à deux personnalités homosexuelles avec lesquelles Marcel Campion a été ami. 

Les propos de Marcel Campion visaient notamment Bruno Julliard qui a fait démonter sa Grande roue du Jardin des Tuileries. 
C'est le contexte évoqué par l'élu LREM, dont fait abstraction le lobby LGBT.

vendredi 9 mars 2018

Fake news de LGBT sur les "thérapies de conversion"

Des membres de la communauté LGBT+ dénoncent le vote "homophobes" parmi de députés européens 


Des 
eurodéputés exposés à la rumeur initiée par le lobby LGBTI


Résultat de recherche d'images pour "homosexualite maladie"En janvier 2017, la place qu'occupent les "thérapies de conversion" en France était un sujet abordé par Libération, suite à leur interdiction à Malte. Deux journalistes y interrogeaient plusieurs représentants des mouvements militants LGBTI, qui s'accordaient pour dire que ces "thérapies", censées remettre les homosexuels dans le bon sens, n'occupent qu'une place marginale en France. Louis-Georges Tin, auteur du du Dictionnaire de l’homophobie (Presses universitaires de France, 2003) les comptait sur une main : "En France, il y a cinq ou six groupes qui pratiquent des 'thérapies' de conversion", tandis que Frédéric Hay, président de l’association d’Aide et de défense homosexuelle pour l’égalité des orientations sexuelles (Adhéos), assurait que leur présence était "plutôt contenue" dans l'Hexagone et dépit de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) qui exerce une surveillance, même si elles n'étaient pas interdites par la loi. Sur la question d'une législation, Libération notait déjà qu'un débat fracture militants LGBT pour savoir si légiférer ne risque pas de donner trop d'écho, voire à légitimer un phénomène sectaire.


La tendances agressive a visiblement pris le sujet à bras le corps, sans se couvrir.
Depuis début janvier, une pétition, signée par plus de 26.000 personnes, demande que le gouvernement agisse. Motivé par le précédent maltais, l’auteur de la pétition, Aurélien Heiligenstein, sollicité par Libération, pointe l’urgence de la situation. "Il faut établir une loi qui stipule explicitement l’interdiction pure et simple de ces thérapies en France et apporte une réponse pénale aux "thérapeutes" qui les pratiquent", plaide le jeune homme qui se présente comme un adhérent d’Amnesty International à Mulhouse. 

Même son de cloche du côté d’Adhéos qui devait poser le sujet sur la table de la prochaine réunion de la Fédération LGBT en février. "En Europe, c’est une revendication récente, défend ainsi Frédéric Hay. Malte a ouvert la voie. Petit à petit, le mouvement LGBT prend conscience de la nécessité d’une telle évolution législative puisque des vies humaines sont en jeu. Le sujet-même nous oblige à agir."
Cette démarche est diabolisée par le lobby LGBT



Une infographie dénonce 29 eurodéputés français, avec photos 'anthropométrique' à l'appui...

Plusieurs auraient changé leur vote après avoir voté en faveur de l’interdiction de ces méthodes destinées à faire changer d’orientation sexuelle.
Le Parlement européen a voté, le 1er mars, un texte appelant les Etats membres à interdire les thérapies de conversion, c’est-à-dire les pratiques visant à "soigner" l’homosexualité. Avec 435 votes en faveur de la motion, 109 contre et 70 abstentions, le texte a été adopté largement, bien qu’il ne soit pas contraignant. 

Une 'thérapie de conversion', parfois appelée 'thérapie de réorientation sexuelle' ou bien encore 'thérapie réparatrice' par ses partisans, est un ensemble de traitements d'origines diverses utilisés dans le but controversé de tenter de changer l'orientation sexuelle d'une personne de l'homosexualité à l'hétérosexualité.

Certains eurodéputés français sont pointés pour s'être opposés à la motion

Des membres de la communauté LGBT+ dénoncent depuis le vote d' " homophobes" parmi les députés européens. 34 eurodéputés français se sont opposés à la motion, assure une infographie diffusée sur Internet. Cette information est une 'fake news', donc non seulement une manipulation politique, mais une désinformation du milieu homosexuel et lesbien que LGBT+ est supposé défendre 

Or, 6 députés ont changé leur vote.  
Si 34 députés  ont effectivement voté contre la motion dans un premier temps, 6 d’entre eux ont changé leur vote a posteriori. L’infographie ne tient en effet pas compte des corrections qui peuvent être émises dans les jours suivant un vote au Parlement européen. 

Les eurodéputés Michèle Alliot-Marie et Geoffroy Didier (Les Républicains), Florian Philippot, Mireille d’Ornano et Sophie Montel (Les Patriotes), ainsi que Tokia Saïfi (Agir, la droite constructive) ont demandé la correction de leur vote, pour se prononcer contre les thérapies de conversion. 
Alors qu’il avait voté en faveur de la motion, Brice Hortefeux, ex-ministre de l'Intérieur, a choisi de se rétracter, rejoignant le camp opposé à la motion lors de la correction de son vote. 
Tous les représentants des Patriotes (extrême droite), et d’Agir, accusés d’être opposés à l’interdiction, ont donc en réalité voté en faveur de la motion. 

Le journal Le Monde n'a pas hésité à publier la liste complète, laquelle ne prend pas en compte les changements de vote :
Voir l'image sur Twitter

Les 29 eurodéputés qui ont voté contre l’interdiction des thérapies de conversion sont donc les suivants : 
Ont voté contre
17 Front National (ENL) Marie-Christine Arnautu, Nicolas Bay, Joëlle Bergeron, Dominique Bilde, Marie-Christine Boutonnet, Jacques Colombier, Bruno Gollnisch, Sylvie Goddyn, Jean-François Jalkh, Gilles Lebreton, Christelle Lechevalier, Philippe Loiseau, Dominique Martin, Bernard Monot, Joëlle Mélin, Jean-Luc Schaffhauser et Mylène Troszczynski.

Se sont abstenus
2 centristes : Anne Sander, Dominique Riquet (Union des démocrates et indépendants ADLE),
et 10 Les Républicains : Alain Cadec, Arnaud Danjean, Rachida Dati, Angélique Delahaye, Françoise Grossetête, Brice Hortefeux, Alain Lamassoure (ex-LR), Nadine Morano, Franck Proust, Anne Sander ().

En fait, les 3 députés non inscrits n’appartiennent à aucune formation politique au Parlement européen. Ces non inscrits français sont Aymeric Chauprade (ex-FN), Bruno Gollnisch et Jean-Marie Le Pen

Les thérapies de conversion seraient souvent employées sur des adolescents homosexuels ou transgenres, contre leur gré

'Thérapie de l'aversion' politique
pratiquée par Schiappa
Ces thérapies peuvent passer par l’injection massive de testostérone ou par l’aversion, qui consiste à faire subir des électrochocs au sujet, tout en lui montrant des images d’actes homosexuels, afin de les en dégoûter. 
Le milieu homosexuel chiffre à 700.000 les Américains majeurs âgés de 18 à 59 ans qui auraient été soumis à ces procédures, communes aux Etats-Unis, selon une récente étude de The Williams Institute. 

Résultat de recherche d'images pour "gays are humans"Avec ce vote, le Parlement européen emboîte le pas à l’Organisation des nations unies. L'ONU s’était déjà prononcée contre les thérapies de conversion en 2015, les qualifiant de "violentes" et "abusives". 
En France, ces pratiques sont encore légales, bien que rares. Dans l’Union européenne, les thérapies de conversion ne sont illégales qu’à Malte et dans certaines régions autonomes espagnoles (Madrid et Valence). 
Le Brésil est le premier pays à les avoir bannies en 1999, mais le débat sur leur légalité a repris en 2017. Hormis ceux-là, seuls la Suisse, Taïwan et neuf Etats américains ont interdit ces procédures médicales visant à changer l’orientation sexuelle d’une personne.

dimanche 19 février 2017

En Macron, la gauche radicale ne reconnaît pas l'un des siens

L'électorat de Hamon rencontré à Lille et Toulouse éprouve de la méfiance envers Macron

Hamon stagne au quatrième rang

L'AFP va interroger des électeurs sur ...Lille et ...Toulouse
Hiatus entre Paris et Lille
A Lille, où Martine Aubry soutient Hamon, Hélène X., DRH anonyme (et cougar ?) de 53 ans, tranche d'âge peu tournée vers l'ancien ministre de Hollande, est irritée par Macron, mais pourrait tout de même voter pour lui. "Macron ne peut pas dire qu'il est antisystème, ce serait nous prendre pour des idiots", lâche celle qui pourrait être néanmoins assez idiote pour voter pour lui. L'agence de presse admet ainsi que ses appels à témoignage n'ont aucun intérêt. 

Mais l'AFP va pourtant interroger d'autres électeurs de gauche rencontrés cette fois à Toulouse, ville traumatisée, notamment par l'explosion de l'usine AZF le 21 septembre 2001, faisant 30 morts et 2 500 blessés, ville de la saucisse et des départs pour le djihad, où 40% de la population étrangère est maghrébine disposant de quatre mosquées, et qui conserve aussi les séquelles de six années de gestion socialiste (2008-2014). 

Quand Paris Match fait parler le Toulousain Samir, 30 ans,
sans travail, sans ambition, mais avec une foi robuste, l'homme déclare : " Pour moi, l’islam est incompatible avec la République française d’aujourd’hui, bien trop athée. Dans ce pays, je ne vis pas, je survis. Je suis né ici, mais je ne me sens pas chez moi. Nous devrions vivre seulement entre musulmans dans un califat, ailleurs. Ou ici. Car l’islam est la seule vraie religion." Samir est convaincu des bienfaits de la charia et… de la lapidation. "C’est un moyen efficace et juste de dissuasion et de justice, lâche-t-il, nerveux. On devrait appliquer les deux en France. C’est à la laïcité, à vous, de vous adapter à notre culte, pas l’inverse." Sinon ? "Sinon, à force de ne pas être entendue, la communauté musulmane pourrait se rebeller. Vous êtes loin de la réalité. Pour moi, la guerre civile est inévitable. "
La colonisation française, "crime contre l'humanité", selon Macron
Résultat de recherche d'images pour "macron a toulon"
Macron fracture la France à Toulon 
L'AFP fournit de la copie à la presse: info ou info-réalité ?
Aucune des deux agglomérations ne parvient à se libérer d'une certaine méfiance. "Emmanuel Macron, j'aime bien sa personnalité parce que c'est quelqu'un de direct", selon Lisa, fonctionnaire (important) de 49 ans, sur un marché du quartier populaire Lille-Sud. "Quand il dit par exemple "La meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler", il a raison. On n'a rien sans rien", affirme cette anonyme que la proposition de Sarkozy de travailler plus pour gagner plus a probablement rebutée, en son temps... 

Lisa est cependant, comme beaucoup, dans l'expectative et l'AFP perd notre temps à promouvoir Hamon (le gnome rigolo, ici, derrière Montebourg) contre Macron, puisque quiconque est intrigué par le banquier attend néanmoins le programme du candidat : "Je pense qu'il faut gratter un peu, voir ce que Macron propose réellement". 

La dépêche de l'AFP n'apporte rien. En octobre 2014, Closer citait en revanche un camarade de classe qui assurait que "à 16 ans, notre actuel ministre de l'Economie aurait eu l'air d'en avoir seulement 13." Et d'ajouter : "C'était la dernière personne de la classe que je pensais voir arriver à l'inspection générale des finances."

L'ancien collaborateur de Hollande semblerait en mesure d'atteindre le second tour

Les électeurs n'ont-ils donc pas conscience de la responsabilité de Macron dans le fiasco du quinquennat Hollande ?

Contrairement à Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, "il n'a toujours pas sorti son programme. Qu'est-ce qu'il attend? La dernière minute?", s'exclame Philippe X., autre quinquagénaire, 53 ans, vendeur de fruits et légumes, si on en croit l'AFP. "En tout cas, il est malin: les gens ne veulent plus de la droite, ni de la gauche et lui, il se dit ni de droite ni de gauche".

"Son passé de banquier" chez Rothschild "gêne une bonne partie des gens", estime Candice X., 19 ans, étudiante en Sciences politiques à Lille 2 et en lutte des classes. "Sinon, ce serait lui qui serait élu, car le clivage gauche-droite est en voie d'extinction".
"Il sort d'une grande famille, d'un milieu aisé [Jean-Michel, son père, est  professeur de neurologie au CHU et chargé d'enseignement à la faculté de médecine à Amiens, et sa mère, médecin-conseil de la Sécurité sociale]. Il ne sait pas ce que c'est, quand c'est dur", caricature Antonio X., employé franco-portugais de 43 ans.
"C'est un faux gauche", renchérit Blandine X., 56 ans, assistante sociale, sur le marché Sébastopol, dans le centre de Lille, qui votera probablement pour Benoît Hamon. Selon cette électrice interrogée sous couvert d'anonymat, "se revendiquant" du centre gauche [c'est beaucoup dire, en en dissimulant son identité, qu'elle se revendique de quoi que ce soit], Emmanuel Macron "a la jeunesse et le culot pour lui, il sait accrocher un auditoire. Mais est-ce qu'il a les capacités de mener le pays, j'ai des doutes !"
Entre ces deux grandes villes, l'AFP n'a encore déniché aucun sympathisant clairement déterminé à voter Macron...


Une accumulation de témoignages floutés dégage-t-elle une tendance ?
L'AFP n'admet pas que son échantillon de témoins anonymes a été sélectionné. "Macron, je ne dirais pas qu'il est de gauche", appuie Hélène X. Voyons l'incohérence des propos de l'inconnue. "Mais peut-être que je voterai pour lui, parce qu'il est jeune, pragmatique, équilibré. Par contre son positionnement est mensonger, il ne peut pas dire qu'il est anti-système, ce serait nous prendre pour des idiots."

Nouveau témoin incohérente, Najet, 48 ans, fonctionnaire territoriale à Toulouse, dit avoir été "déçue" par cinq ans de pouvoir socialiste mais assure toujours croire dans les "valeurs de solidarité, de partage, d'humanisme" de la gauche. L'ex-ministre de l'Economie ? "Un petit trublion", balaye-t-elle, non sans mépris. "J'y crois pas, ça va se dégonfler. La com', c'est bien, mais il n'a pas de programme (...) Il n'a pas de ligne politique, c'est un aspirateur de désespoir, c'est tout"La dépêche de l'AFP se dégonfle d'autant. Qui va copier-coller ce soufflet retombé ?

"Il a déjà été au gouvernement, il a une histoire, il est pas nouveau comme il veut le faire croire", prolonge Christian X., 55 ans, artisan-charpentier (comme il s'en trouve tant sur les marchés régionaux !) qui hésite entre Mélenchon et Hamon (ci-contre). Tu m'étonnes... "C'est un mélange entre Juppé, Fillon, et Valls," décide-t-il, à la satisfaction de l'AFP, dont le journaliste est ...anonymé !

Chez "certains", cette défiance s'applique aux trois principaux candidats classés à gauche.
Mohamed X., entrepreneur immobilier [pourquoi pas], s'est trouvé au quartier populaire de Fives [cet entrepreneur reste attaché à l'une des zones de Lille les plus durement frappées par le chômage et le mal-logement: c'est mieux pour les affaires ? Cette circonscription a en outre élu députée une cadre administrative socialiste: meilleur choix possible pour favoriser la création d'emplois ?]. 
Il les vilipende tous, au risque de mettre en relief l'amalgame de l'AFP : "Il y a un manque de candidats crédibles, assure ce Français venu d'ailleurs. Mélenchon sur le plan économique, il va faire quoi, mettre les riches sur la place publique?Hamon avec son revenu universel, quel message il envoie aux jeunes, 'Votez pour moi je m'occupe de tout et restez bête'? 
Quant à Macron, il est bien mais trop jeune, et manque d'expérience pour affronter les tempêtes qui vont venir. Il était conseiller de François Hollande et a été l'architecte de l'augmentation des impôts."

Pour l'expérience, Hamon, bac +3 et apparatchik du PS, il n'a jamais travaillé: juste ministre de l'Education, pendant 3 mois, 147 jours... Pour autoriser des aménagements à la réforme des rythmes scolaires et en annoncer la non-application généralisée de l'ABCD de l'égalité. Quelle autorité !