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vendredi 21 juin 2019

Retour de la Grand roue de Campion dans le jardin des Tuileries

La roue est bonne pour le tourisme...
et les municipales !

La bataille pour la mairie de Paris prend un tour inattendu
Résultat de recherche d'images pour "macron campion"
Le 23 décembre 2018, le roi des forains avait reçu Brigitte Macron 
et sa famille sur le marché de Noël aux Tuileries
Interdite depuis un an par Hidalgo sur la place de la Concorde à Paris, la Grand roue du forain Marcel Campion s'élèvera de nouveau au coeur de la capitale, pour la plus grande joie des petits et des grands, notamment les touristes estivaux. 
Elle ne sera tolérée que pendant deux mois dans le jardin des Tuileries, a-t-il indiqué jeudi soir.

L'installation de 60 mètres de haut fera ses premiers tours ce vendredi à 19h30 lors d'une soirée caritative au profit d'associations engagées dans la lutte contre l'homophobie, a-t-il précisé, confirmant une information du Parisien. Marcel Campion est en effet poursuivi en justice pour diffamation et injure homophobe, à la suite d'une plainte déposée par Bruno Julliard, l'ancien premier adjoint socialiste de la maire PS de Paris qui a démissionné en 2018 en raison de " l’inconstance" d’Anne Hidalgo, ainsi que de sa "gestion inefficace et solitaire", cet ancien président de l'UNEF étant favorable à une alliance avec le parti du président (LREM) en vue des élections municipales de 2020 à Paris, après avoir soutenu Vincent Peillon en 2017 !

L'attraction retrouve l'emplacement où elle était installée "deux mois par an depuis 1985" dans le cadre de la fête foraine du jardin des Tuileries, souligne le leader forain.

Campion installe sa grande roue dans le jardin des Tuileries
Le jardin des Tuileries, dans le centre de Paris, est géré par le Grand Louvre, sur un terrain appartenant à l'Etat. Ainsi, cet hiver, Marcel Campion avait-il déjà pu y implanter son marché de Noël après avoir été chassé des Champs-Elysées par la maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo. 

Au plan judiciaire, l'affaire de la Grand roue de la Concorde a connu lundi une évolution favorable à la Ville de Paris qui a vu sa mise en examen pour "favoritisme" annulée, tandis que celle du forain était allégée. La Ville était soupçonnée d'avoir favorisé Marcel Campion lors du processus d'attribution de cet emplacement prestigieux pour son manège phare.

Ian Brossat, à droite, avec Brice son mari.
Mais, les conflits ne s'arrêtent pas là entre le "roi des forains" et les élus de Paris. Début mai, Anne Hidalgo et son adjoint au logement Ian Brossat (PCF) avaient annoncé qu'ils déposeraient plainte à l'encontre du forain Marcel Campion, après des propos injurieux tenus à leur égard, Ian Brossat (marié  en 2013 à Brice, professeur de mathématiques, photo 4 ci-dessus) et Bruno Julliard-Landau (marié en 2017 à Paul-Valère Le Goff à sa droite, photo 2 ci-dessus) ayant l'un et l'autre fait leur "coming out" en 2011.

jeudi 27 décembre 2018

Brigitte Macron, photographiée avec Marcel Campion, indigne certains

Des élus et militants intolérants de gauche dénoncent cette photo

Le lobby homosexuel s'indigne

Brigitte Macron tentait-elle de donner le change
sur les préférences sexuelles de son mari ?
Des proches de Brigitte Macron se croient obligés, dans L’Express, de démentir tout soutien de l’épouse du Président au "roi des forains". Fin septembre, Marcel Campion avait usé de sa liberté d'expression pour tenir des propos homophobes, qui avaient indisposé, lors d’une réunion publique filmée en janvier dernier, à l’encontre de responsables homosexuels - assumés ou supposés - de la mairie,
dont l’ancien premier adjoint Bruno Julliard dont le mariage homosexuel avait été médiatisé (photo ci-contre).

Depuis la révélation de cette vidéo par le Journal du dimanche, Marcel Campion est aujourd’hui poursuivi en justice pour diffamation et injure homophobe. "Toute la ville maintenant est gouvernée par des homos", avait-il notamment déclaré, alors que ce sujet est devenu tabou et sujet à restriction à la liberté de penser.

En septembre 2017, à l'occasion d'une visite au marché de Noël des Tuileries, Brigitte Macron a posé avec Marcel Campion, "le roi des forains", dont les propos sur les homosexuels avaient chiffonné. Des élus locaux et militants de gauche s'étaient indigné de cette promiscuité.

Bis repetita

La visite de Brigitte Macron au marché de Noël des Tuileries en compagnie de ses petits-enfants est apparue comme une récidive, ce 23 décembre. La mamie n'a en effet pas hésité à poser tout sourire avec Marcel Campion, malgré la révélation de propos jugés homophobes. Le cliché ci-dessus a notamment été diffusé par Le Parisien.

Cette pose de l'épouse du président de la République a indigné plusieurs personnalités politiques de la capitale, parmi lesquelles des homosexuels notoires dont l'adjoint à la mairie de Paris en charge du logement, Ian Brossat. L'élu communiste - petit-fils du communiste, Marcus Klingsberg (qui rejoignit Israël en 1948 où il donna la priorité à l’idéologie communiste sur la défense d’Israël et fournira, pendant plus de vingt ans, des informations de la plus haute importante au KGB), et fils de parents trotskistes - a ainsi pointé du doigt, sur Twitter, "la femme du Président de la République qui s'affiche avec un homophobe notoireTrès "esprit de Noël", tweeta-t-il le 23 décembre 2018. 



Brossat peine à suivre le porte-parole du gouvernement dans les méandres de sa pensée complexe, certes, mais floue, surtout : J'aimerais comprendre. Le 24 septembre dernier, @BGriveaux :



Même son de cloche du côté de plusieurs militants de gauche et pour les droits des LGBT qui se sont offusqués de l'apparition de la mamie avec petits-enfants au côté de Marcel Campion. 

Donc Brigitte Macron la "première dame [sic] de France" s'affiche ostensiblement avec Marcel Campion, qui parle des homosexuels comme de "pédés" "pervers" qu'il faut sauver du Sida, alors même qu'il est poursuivi par la justice pour diffamation et injure homophobe... Honte à elle ! s'écrie en écho - et en meute- Maxime Cochard, l’un des collaborateurs homosexuels de Brossat, dès le 23 décembre 2018.



Il n'est pas excessif de parler de chasse en meute :


— Ludo (@LudoHbg) 23 décembre 2018

Ludo, 21 ans, est co-référent de Génération-s (truc de Benoît Hamon) à Strasbourg et se déclare pour les transports gratuits, le vélo, etc et se revendique 'militant queer'.

L'ancien député socialiste et conseiller municipal d’opposition à Colombes (PS jusqu'en 2014, Hauts-de-Seine) Alexis Bachelay  - un démocrate exemplaire qui a bloqué PaSiDupes sur son compte : une  honte ? ☭ D'ailleurs battu aux dernières législatives, il s'occupe désormais de ses enfants - a vu, quant à lui, dans la diffusion du cliché polémique les prémices de la campagne à venir pour les municipales à Paris qui verront le ou les candidats de la majorité présidentielle se charger de virer la maire socialiste sectaire Anne Hidalgo. "Ça va être beau la campagne municipale [de LREM] à [Paris]", a raillé sur le réseau social ce demandeur d'emploi.
L'époux de l'élue socialiste à Colombes et présidente de l'Association des Habitants des Côtes d'Auty, Fatoumata Sow, reste sur le thème de la honte (sachant que l'association n'a d'autre ambition que l'organisation mensuelle d'un Cabaret Gourmand préparés avec repas préparé par l’atelier de cuisine solidaire aux personnes démunies, avec le soutien de la Fondation Batigère qui oeuvre en faveur de l'égalité des chances et du lien social : c'est vaste et flou, mais ça fait vivre...) :
Ça va être beau la campagne municipale d’@enmarchefr à #Paris... #Campion#Macron mêmes combats ?  pic.twitter.com/ueJKPaU6DC— Alexis Bachelay (@AlexisBachelay) 23 décembre 2018

Selon Le Parisien, l'entourage de Brigitte Macron souligne que celle-ci s’est rendue au marché de Noël "dans un cadre privé". Piètre défense qui ne justifie pas ce type de personnel coûteux en mal d'imagination. Et, si elle a accepté d'être prise en photo au côté de Marcel Campion, il ne s’agit "aucunement d’apporter une caution à ce dernier, s'est défendu son entourage. En effet, c'est d'une tentative de récupération destinée au blanchiment de l'image du président.

Les propos sur les homosexuels ne sont pas libres

Le parti du président part en sucette
Dans l'œil du cyclone depuis plusieurs jours pour ses tweets moquant la sénatrice écologiste Esther Benbassa, notamment son physique ingrat, et se justifiant en prétendant dénoncer "l'imbécillité des réseaux sociaux", le député Joachim Son-Forget - ex-membre du Parti socialiste, puis député de La République en marche pour les Français de l'étranger de Suisse et du Liechtenstein - a également irrité plusieurs partisans de LREM qui ont demandé à ce claveciniste de "calmer le jeu." Mais la réponse de Son-Forget  est cinglante: "Hors de question. Eux attaquent dans l'anonymat et seront les premiers à baisser leur froc pour le dire franchement. Moi je rentre dans le tas si on m’agresse" a assuré le radiologue Son-Forget.
Toujours sur Twitter, Esther Benbassa a répondu à l'attaque puérile avec distance : "Il y a à l’Assemblée nationale un député LREM obscur et inactif. Le pire, c’est les soirs de réveillon. Là, pour tromper son oisiveté, c’est plus fort que lui, il m’insulte sur mon physique et me harcèle : 50 tweets en une heure et demie. Gilles Le Gendre [le président du groupe La République en Marche à l’Assemblée Nationale] doit d’urgence lui trouver une occupation pour le 31".

Pas franchement préoccupé par les possibles sanctions qui pèsent sur lui, le député a également affirmé que la lettre d'avertissement qu'il a reçu de la part de son parti ira "au feu." 

Joachim Son-Forget, depute des Francais de l'etranger pour la Suisse et le Lichtenstein.

Et Joachim Son-Forget a fini la nuit en s'en prenant à plusieurs twittos et journalistes, raillant au passage les "trolls" et "collègues hypocrites déversant leur fiel" via un message accompagné d'une photo le présentant, une peluche de blaireau dans les bras. Le médecin a ainsi exprimé "toute ma compassion envers les binaires et les coincés au level 1, le boss de fin étant trop subtil et trop intelligent pour eux."
Sur le coup de 3h du matin ce franco-kosovar - il a été nationalisé kosovar en 2018 - s'est risqué à la géopolitique, se livrant à une provocation pro-albanaise à la Serbie.

Et on en revient au sujet du jour
Joachim Son-Forget n'en est pas à son premier dérapage. Non seulement, le député LREM a traité Donald Trump de "gâteux" sans qu'aucun lobby ni parti ne trouve à redire mais, lors des cris du coeur hétérosexuels du forain Marcel Campion à la fin du mois de septembre, le député d'origine sud-coréenne avait tenu à le défendre sur Twitter.
"Moi, j’ai rien contre les homos, d’habitude, je dis les 'pédés', mais on m’a dit hier qu’il fallait plus que je dise ça. Donc je ne dis plus les pédés, je dis les homos. J’ai rien contre eux, sauf qu’ils sont un peu pervers", avait déclaré le forain, candidat à la mairie de Paris. 
Des propos où Joachim Son-Forget ne voit rien d'homophobe comme il l'avait alors fait savoir sur Twitter.

Discours invraisemblable et franchement homophobe. Inacceptable.
non ce n’est pas homophobe @gaspardgantzer il suffit d’écouter en entier de quoi il parle, certes maladroitement, mais pas de sexualité. je trouve même de bon aloi ses propos personnels sur Mourousi et « Didine » qui sont la clé de lecture de ce propos.
"Marcel Campion, comme n'importe qui, a droit au bénéfice du doute sur le fond de se pensée, c'est de la simple sagesse que de lui demander s'il a une pensée réellement nauséabonde ou de lui demander si ses propos ne nous poussent pas à comprendre autre chose que ce qu'on a voulu lui faire dire… sinon c'est le début de la charia !", avait-il ensuite affirmé dans un entretien avec Le Point. Soutenir Campion fait-il de vous un homophobe ? Le député Joachim Son-Forget assume ses prises de position libérée tout en précisant sa pensée.
Il assure avoir reçu "une quantité phénoménale d'insultes à caractère racial, des appels à être jugé, des menaces pour me dire que si je venais à la gay pride ça allait mal se passer pour moi...
Il y a longtemps que j'envisageais de démontrer la folie des réseaux sociaux par l'absurde, c'est fait. J'ai simplement choisi de prendre la défense de l'accusé, parce que j'estime qu'il faut laisser aux gens le droit d'argumenter avant de décider s'ils sont coupables ou non." "J'ai un doctorat en sciences cognitives, j'étudie les techniques d'influences en sciences cognitives et je ne peux pas être une photocopie qui hurle avec la meute."
Dans un autre tweet, le député avait exposé le fond de sa pensée :
"Je suis contre le name and shame, qui se substitue à la justice", avait-il écrit.

Et parce que la France de Macron a besoin de retrouver la parole, les réseaux s'enflamment, poussant LREM  à se positionner:



En position de défense depuis de longs mois contre la mairie de Paris qui lui a déjà retiré coup sur coup le droit d'installer une Grande roue sur la place de la Concorde, puis d'organiser un marché de Noël sur les Champs-Elysées, Marcel Campion, a décidé de se lancer en politique contre Anne Hidalgo aux élections municipales de 2020.

C'est à l'occasion du lancement de son mouvement politique "Paris Libéré", le 27 janvier dernier, que l'agressé avait entre autres observé que Bruno Julliard a "amené tous les homos de la terre" au côté de la maire de Paris, à l’époque  où il était encore premier adjoint de la capitale. En outre, dans des propos dévoilés en septembre par le site du Journal du dimanche, commentant l’installation par la mairie de l’œuvre de Paul McCarthy exposée place Vendôme, siège du ministère de la Justice occupé par Christiane Taubira, pendant la Foire internationale d'art contemporain (Fiac) 2014, il avait décrit : "Vous savez, le truc qu’ils se mettent dans le fion, pour les pervers là. A Noël, c’est bien pour les enfants" (Le Tree représentant, de l'aveu de son auteur, un "plug anal").

Ces propos ont valu à Marcel Campion des poursuites en justice pour "diffamation et injure homophobe". A la suite de cette affaire, il avait décidé d'abandonner ses activités foraines.

lundi 22 octobre 2018

Les Français manifestent non pas pour leur pouvoir d'achat, mais contre l'homophobie

A Paris, l'homophobie mobilise mieux que le chômage...

Au plus, 3.000 personnes ont manifesté contre l'homophobie, ce samedi

La mobilisation était organisée à l’appel de plusieurs associations, après une série d’agressions homophobes dans la capitale ces dernières semaines…

Elles ont défilé en scandant "stop aux LGBTphobies" et "pour le droit d'aimer librement". Partout et en tout lieu ? 
"C’est assez incroyable qu’en 2018 il y ait encore ce genre de problèmes et qu’on doive venir place de la République pour réclamer des droits", s'agace Benoît, 39 ans, venu témoigner sa "solidarité envers les victimes" et "mettre un coup de pression sur les autorités". "On ne peut pas encore aimer librement en France aujourd’hui", lui a fait écho Pierre, un Parisien de 40 ans à son côté.


Comme ces garçons, Olivia et Philippine, 25 et 26 ans, racontent avoir subi des "agressions verbales, des insultes", mais ne garantissent pas que leur attitude n'était pas provocante. Il y a "les parents qui tirent leur enfant de l’autre côté de la rue", ce qui dérange ces dames, ou celui qui les interpelle : "qui fait l’homme chez vous ?", ce qui présuppose des gestes suscitant aussi l'agacement. 

Ces personnes peuvent aimer librement, sans exhibitionnisme, ni prosélytisme, chez eux/elles, mais l'espace public n'autorise pas tout. Résultat : "on se restreint dans nos déclarations en public, on ne le fait que dans des lieux "safe", fermés", s'indignent-elles. Mais les hétérosexuels ne s'imposent-ils pas eux aussi des limites sociales ?

Plusieurs membres du gouvernement présents

L’une des dernières violences homophobes en date a eu lieu mardi. Guillaume Mélanie, président d’ 'Urgences Homophobie', une association d’aide aux étrangers LGBT en danger dans leur pays, a été frappé à la sortie d’un restaurant.
Présent à la manifestation, l’œil encore marqué par un coquard, il s’est félicité d’une " libération" de la parole. Après son agression, il avait posté sur Twitter une photo de son visage tuméfié. "Avant, on se culpabilisait, aujourd’hui on se montre", se félicite-t-il.

Le ministre juppéiste de la Culture, Franck Riester, qui a fait son coming-out, était lui aussi à la manifestation. Ostentation ? Il a rendu publique son homosexualité, tout comme le secrétaire d’Etat franco-marocain en charge du numérique, Mounir Mahjoubi, également présent au rassemblement, aux côtés du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. Manquait-il Bruno Julliard ? Etaient-ils en couples ?

Une agression physique homophobe tous les 3 jours en France, selon SOS Homophobie

Homophobe ou non, toute agression physique est condamnable. Joël Deumier, président de SOS Homophobie, a réclamé d’urgence une "campagne nationale" spécifique de sensibilisation contre les LGBTphobies et que toutes les paroles LGBTphobes, qu’elles viennent "du Pape, de la Manif pour tous ou de Marcel Campion", soient "systématiquement" - aveuglement ? - condamnées par le gouvernement. "Il y a une agression physique homophobe tous les trois jours en France", a-t-il rappelé.

A Paris, les actes à caractère homophobe entre janvier et septembre sont en baisse de 37 % par rapport à 2017 sur la même période (74 faits constatés contre 118), selon la Préfecture de police. 

La maire PS de Paris, Anne Hidalgo, a récupéré la mobilisation, appelant mercredi à "un sursaut collectif" et invité les services de la Préfecture de police, du procureur de Paris, de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah), ainsi que les associations à une réunion sur le sujet. 
Cette déclaration de la socialiste, qui récupère toutes les contestations, hormis sociales, n'a-t-elle pas des relents de populisme?


dimanche 23 septembre 2018

La Macronie assume-t-elle son homophobie ?

Un député LREM défend Marcel Campion après ses propos offensifs à l'encontre des homosexuels

Le roi des forains, Marcel Campion, condamne les homosexuels pour leur
 perversité

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Tournée en janvier dernier, la vidéo qui fait le buzz est un avatar des déboires du forain avec la Mairie de Paris, repaire homosexuel, selon lui et bien d'autres. Marcel Campion a donc fait sensation dimanche après la publication par le Journal du dimanche d'une vidéo vieille de neuf mois qui révèle des propos homophobes envers des responsables gay de l'entourage d'Anne Hidalgo.

Dans cette vidéo, la cible préférée de la maire de Paris Anne Hidalgo s'en prend ainsi à l'ancien premier adjoint de Paris, Bruno Julliardhomosexuel déclaré"Comme il était un peu de la jaquette, il a rencontré (l'ancien maire de Paris, Bertrand) Delanoë, ils ont fait leur folie ensemble et paf, il est premier adjoint. Et avec Anne Hidalgo, il est super parce qu'en même temps il lui a amené tous les homos de la terre. C'est à dire que toute la ville maintenant est gouvernée par des homos", a déclaré M. Campion, lors de cette réunion qui a eu lieu, le 27 janvier à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), selon le JDD, non sans intention de buzz.

"Moi, j'ai rien contre les homos; d'habitude, je dis les 'pédés'. Mais on m'a dit hier qu'il fallait plus que je dise ça. Donc, je ne dis plus les pédés; je dis les homos. J'ai rien contre eux, sauf qu'ils sont un peu pervers", a ajouté le roi des forains.

Dans un tweet, Bruno Julliard a annoncé que ces "propos abjects ainsi que leur auteur seront poursuivis en justice".
Plusieurs responsables politiques ont condamné les propos de Marcel Campion. "Ils ne méritent aucune indulgence, ni aucune explication qui pourrait conduire à en relativiser l'intention. Ils sont scandaleux, un point c'est tout !", a écrit  Gilles Le Gendre, le nouveau patron des députés LREM, dans l'air du temps, sur Twitter. Ce député est l'élu du Quartier Latin et notamment Saint-Germain-des-Prés.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, s'est dit "atterré". Le PS compte en effet Anne Hidalgo et Bertrand Delanoë parmi ses adhérents, ainsi que Bruno Julliard, mais aussi plusieurs maires d'arrondissement, jusqu'au gouvernement, Mounir Mahjoubi, ex-socialiste.

Marcel Campion a assuré qu'il est "tout sauf un homophobe". 
"Si le mot 'pédé' que j'ai dit une fois ou deux a pu déranger certaines personnes je m'en excuse; je suis d'une génération où on disait ces mots-là, mais je ne suis pas homophobe", a-t-il expliqué.

Il a évoqué "des propos un peu sortis de leur contexte dans un mouvement de colère", après avoir "été éliminé du marché de Noël et de la grande roue par M. Julliard".
"Le mot pervers je ne l'ai pas utilisé pour les pédés. J'ai dit que ce sont des pervers parce qu'ils se servent de leur statut d'élus pour essayer de faire des affaires", a-t-il ajouté, précisant que la réunion avait eu lieu "chez moi, dans mon petit café devant une quinzaine de personnes."
"Ce n'est pas homophobe," souligne Joachim Son-Forget, en réaction à la polémique

Un député LREM défend Marcel Campion après ses propos sur les homosexuels

Né en 1983 à Séoul en Corée du Sud, le député des Français de l'étranger, Joachim Son-Forget a estimé que les déclarations de Marcel Campion ne sont pas homophobes. Or, cet élu des Français de Suisse et du Liechtenstein est de nationalité franco-kosovar et la République du Kosovo est à 90% musulmane.

Dans la vidéo de janvier dernier, tournée lors d'une réunion entre amis organisée par le "roi des forains", on entend l'homme tenir des propos critiques envers la maire de Paris Anne Hidalgo, mais aussi qualifier les homosexuels de "pervers" et estimer que Paris était "gouverné par des homos".


Les homosexuels de Paris, clientèle électorale socialiste des prochaines municipales
Résultat de recherche d'images pour "Grande roue du Jardin des Tuileries"

Parmi les nombreux internautes qui ont relayé cette vidéo sur Twitter, l'ancien conseiller communication de François Hollande et potentiel candidat aux municipales à Paris, le socialiste Gaspard Gantzer déclare l'opinion de Campion "invraisemblable et franchement homophobe. Inacceptable". 

C'est à ce message qu'a répondu Joachim Son-Forget, LREM, qui prend la défense de Marcel Campion. "Non, ce n'est pas homophobe @gaspardgantzer il suffit d'écouter en entier de quoi il parle, certes maladroitement, mais pas de sexualité", a argumenté le député La République en marche.

"Je trouve même de bon aloi ses propos personnels sur Mourousi et 'Didine' qui sont la clé de lecture de ce propos", a ajouté l'élu, faisant référence à deux personnalités homosexuelles avec lesquelles Marcel Campion a été ami. 

Les propos de Marcel Campion visaient notamment Bruno Julliard qui a fait démonter sa Grande roue du Jardin des Tuileries. 
C'est le contexte évoqué par l'élu LREM, dont fait abstraction le lobby LGBT.

lundi 17 septembre 2018

Paris: démission du premier adjoint d'Anne Hidalgo, Bruno Julliard

Bruno Julliard démissionne de son poste en raison de "vifs désaccords" avec Anne Hidalgo

L'ancien syndicaliste étudiant n'était pas à l'unison des choix et méthodes de gouvernance d'Anne Hidalgo

Le premier adjoint à la mairie de Paris, Bruno Julliard, démissionne
"C’est un choix douloureux, pris en conscience", assure par voie de presse le premier adjoint  à la mairie de Paris, Bruno Julliard, dénonçant les méthodes de gouvernance de la maire socialiste. "Depuis plusieurs mois, de vifs désaccords d’orientation et de méthodes de gouvernance nous ont éloignés. 

Anne Hidalgo m’a proposé de prendre la direction de sa campagne dans la perspective des élections municipales de 2020, poursuit-il. J’ai pris, cet été, le temps de la réflexion avant de lui annoncer ce matin que je décline sa proposition", étaie-t-il, ajoutant espérer que son départ provoque un "électrochoc nécessaire". 

"L’exécution est défaillante"
"Si l’orientation générale est la bonne, l’exécution est défaillante. Les Parisiens déplorent un déficit d’efficacité", pointe-t-il, citant l'exemple de la piétonnisation de la rive droite de la Seine. "Les péripéties juridiques en cours auraient pu être évitées si nous n’avions pas fait preuve de précipitation dans le calendrier initial, ce qui a fragilisé l’étude d’impact et l’ensemble de la procédure", détaille-t-il dans les colonnes du journal Le Monde. 
Selon lui, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a également fait preuve de manque de vigilance sur les dossiers Vélib et Autolib

"Il est urgent de mettre un terme aux manifestations intempestives des seules ambitions individuelles. Ce qu’attendent les Parisiens, ce sont des propositions concrètes pour améliorer leur cadre de vie", ajoute-t-il. 

"Aucune stratégie personnelle", assure Julliard. 
Interrogé sur ses propres ambitions pour 2020, il assure qu'il va "désormais réfléchir à un autre avenir professionnel", et que son départ "ne répond à aucune stratégie personnelle".

"Je respecte son choix," réagit l'Andalouse
Lundi, en fin de matinée, Anne Hidalgo a dit "prendre acte" de la démission de Bruno Julliard. "Je respecte son choix. Je le remercie pour le travail accompli pendant ces quatre années à nos côtés", détaille-t-elle dans un tweet en langue de bois. 
Elle annonce également la nomination à sa place d'Emmanuel Grégoire, son actuel adjoint en charge du budget. Un inconditionnel.

Je prends acte de la décision personnelle de @BrunoJulliard de mettre fin à ses mandats d'élu. Je respecte son choix. Je le remercie pour le travail accompli pendant ces quatre années à nos côtés.