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mardi 24 mars 2020

Didier Raoult et son traitement à base de chloroquine sous les coups des lobbies

"Génie ou charlatan?", interroge la presse sous contrôle

Héros des Français, il est suspect aux élites du système

Ce scientifique est-il plus dangereux que les chapelains de la pensée officielle ?


Et Macron sous la coupe des "scientifiques"?
Des témoins tels que Christian Estrosi ou Valérie Boyer assurent que le traitement proposé par le virologue français est efficace, au moins dans leurs cas, mais les athées dévots à la Science refusent de crore aux miracles, donc à ce remède à base d’un dérivé de chloroquine qui affaiblit le coronavirus. Il est efficace pour lutter contre le Covid-19 dans un certain nombre de cas avérés, mais le docteur Jean-Paul Hamon administre un contre-exemple, le sien. Saisi de nausées, ce réfractaire a interrompu son traitement en auto-médication. Il ne précise pas s'il a, ou non, sur-dosé sa prise journalière, mais présente son expérience dissuasive sur toutes les télévisions et radios, depuis son domicile où il est confiné, avec toute l'indépendance d'un syndicaliste de la profession : il est président de la FMF, syndicat représentatif des médecins libéraux. En déclarant la guerre au Covid-19, Macron se serait-il trompé d'ennemi ?

Didier Raoult est-il un “génie ou un charlatan ?” questionne Il Foglio, quotidien milanais dont la plupart des articles ne sont pas signés. Son fondateur et propriétaire est un mutant: ancien membre du Parti communiste italien, puis élu du Parti socialiste, "en même temps", il a soutenu Silvio Berlusconi. 
Le quotidien italien s’interroge puisque le virologue a commencé à tester sur des patients un traitement à base d’hydroxychloroquine, un dérivé de la chloroquine – cet antipaludéen connu depuis la fin des années 1940. “Lequel produit des effets positifs sur les trois quarts des patients, selon le spécialiste", qui exerce à l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection de Marseille, indique Le Temps, mais "n’en demeure pas moins controversé".

Alexis Kohler, le directeur de cabinet de Macron, est-il impliqué dans le dénigrement du professeur marseillais?
La mère d'A. Kohler, Sola Hakim, est issue d’une famille de 'sabras' de Palestine et sa grand-tante a pour fille Rafaela, mariée à Gianluigi Aponte, fondateur et propriétaire de la société MSC - Mediterranean Shipping Company, le 2e plus grand armateur de porte-conteneurs du monde et numéro quatre international des croisières (dont les bateaux de croisière sont connus, tel l’Achille Lauro : navire victime d'un détournement le 7 octobre 1985 et qui subit quatre incendies; en 1965, en 1972, en 1981 et en 1994, le dernier occasionnant son naufrage dans l′océan Indien en décembre 1994). Sola Hakim fit ses études en Europe, y rencontra Charles Kohler et l’épousa. Ainsi, Sola Kohler et Rafaela Aponte sont cousines germaines et Alexis Kohlera des liens étroits avec l'Italie.  Sa famille fait-elle pression sur Il Foglio?
Une communauté scientifique qui a tout son temps

Les résultats de cet essai clinique, publiés dans l’International Journal of Antimicrobial Agents, IJAA, doivent être pris avec extrême prudence, selon Courrier International' (groupe Le Monde) qui fait référence à "de nombreux experts", sans les nommer. Le protocole lui-même est critiqué, mais on ne sait par qui, qui serait indépendant et digne de foi : on ne dira pas que Courrier International propage la rumeur; il a le bras long... : l’essai n’est pas mené en double aveugle (c’est-à-dire que les patients et les médecins connaissent le traitement qui est administré), le nombre de patients est très limité et quelques personnes dans un état grave ont été exclues de l’étude.

A noter que le rédacteur en chef de l'IJAA est Jean-Marc Rolain
, professeur en Microbiologie à la, Faculté de Médecine et de Pharmacie Marseille, France. 
Il n'est pas anecdotique de savoir qu'il est praticien Hospitalier des Disciplines Pharmaceutiques, qui dirige une équipe de recherche spécialisée dans l’étude de la résistance aux agents antimicrobiens et sur l’émergence des maladies infectieuses au sein de l’Unité de Recherche sur les Maladies Infectieuses et Tropicales Emergentes (URMITE, CNRS-INSERM-IRD) de l’Institut Hospitalo-Universitaire Méditerranée Infection à Marseille... CNRS-INSERM qui tient le professeur Raoult pour un pestiféré . Et INSERM, dont le patron fut Yves Lévy, second époux de l'ex-ministre Agnès Buzyn.
Je dis ça, je dis rien : je ne veux ni l'incendie, ni le naufrage de ce blog !
Par ailleurs, l’hydroxychloroquine n’a pas été testée seule, mais en association avec un antibiotique. Et, relaie le site suisse Heidi News  - une internationale ? - “la biologiste néerlandaise Elizabeth Bik, spécialiste de la fraude scientifique, relève dans un tweet que l’un des rédacteurs en chef de la revue [dans laquelle a été publiée l’étude] est également coauteur de l’étude marseillaise”. Un "conflit d’intérêts ?" questionne Le Temps, quotidien suisse, détenu par le groupe Springer (cf. PaSiDupes). "Dans l’ensemble, la prudence est bien la tonalité dominante au sein de la communauté des spécialistes”, suggère Heidi News, dont le rédacteur en chef, Serge Michel, oeuvra en Seine-Saint-Denis pour le Bondy Blog pendant les émeutes de 2005 dans les banlieues françaises, après avoir été directeur adjoint des rédactions au journal Le Monde.

De son côté, 'Science' relaie un avis de la Société américaine de médecine en soins intensifs (SCCM), publié le 20 mars, selon lequel "les résultats ne sont pas suffisamment probants pour que nous recommandions le recours à la chloroquine et à l’hydroxychloroquine chez les adultes souffrant d’une forme grave du Covid-19”. 
Notons que 'Science', revue généraliste qui diffuse le dogme scientifique, est aux mains de l'Association américaine pour l'avancement des sciences, laquelle, ironiquement, a pour objectif déclaré de promouvoir la coopération entre scientifiques et de défendre la liberté scientifique...

Et Didier Raoult bénéficie pourtant d'une  renommée internationale

En dépit de ce tir de barrage, le chercheur inspire le respect à d'autres "scientifiques", 
Agnès Buzyn et Yves Lévy.
tous aussi compétents et respectables, mais qui n'appartiennent pas à la même obédience que le couple Lévy-Buzyn. En attendant, le virologue français est présenté sur les chaînes d’information comme un guérisseur qui a développé la première thérapie prometteuse en pleine pandémie”, explique la Frankfurter Allgemeine Zeitung. 
Or, en février, lorsqu’il avait affirmé avoir obtenu des résultats pour lutter contre le Covid-19, "le médecin aux cheveux longs et argentés avait été considéré, par beaucoup, comme un dingue". Lui-même se définit comme "un avant-gardiste", note le journal allemand. Rien à voir avec En Marche !

On l’appelle, et ce n’est pas un hasard, le ‘pêcheur de microbes’, ce chercheur en virologie à l’accent méridional, bourreau de travail plutôt que des buffets de salons parisiens, méprisé par la crème du monde médico-scientifique parisien pour son look à mi-chemin entre Panoramix et un fan de heavy metal, d'autres penseront à Einstein, mais dont les travaux dans le domaine des maladies infectieuses et tropicales sont parmi les plus appréciés au monde." Notre problème, c'est que le Paris centralisateur et décisionnaire n'est pas le monde...
Didier Raoult, 68 ans, cheveux rebelles,  ne fait pas partie de la bande

Son arme, la Chloroquine, ses deux ennemis, le Covid-19 et les lourdeurs françaises.



Et si le ministre de la Santé français Olivier Véran n'a pas sa liberté de mouvement en matière de généralisation de la chloroquine et si Edouard Philippe a répété que "le médicament ne sera pas mis sur le marché [pour cette application]”, la “pression sur le gouvernement est telle”, relate The Irish Times, que le traitement à base de chloroquine a été intégré à l’essai européen Discovery, dirigé par l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale), sous l’égide de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

A l'OMS, la France oppose "des résultats non étayés"

Alors que le mot d'ordre officiel est à l'unité, notre presse dénigre sur ordre. Il n’y a pourtant pas que dans l’Hexagone que la chloroquine suscite l’intérêt des chercheurs. Des travaux ont déjà été menés en Chine. Même si "les résultats obtenus chez les patients atteints du Covid-19 sont obscurs", selon Science, il ne le sont pas plus que les chiffres officiels des morts chinois par coronavirus. "Des chercheurs chinois, qui affirment avoir traité plus de 100 patients avec de la chloroquine, ont vanté ses avantages," indique la revue, narquoise Or, “les données qui sous-tendent leur avis n’ont pas été publiées”.

Pour autant, cet intérêt grandissant pour la chloroquine (des Etats-Unis à l’Afrique) a mobilisé l’OMS qui, abandonnant sa posture hautaine et méprisante,  insiste désormais sur "la nécessité d’examiner les preuves émergentes pour éclairer une décision sur son rôle potentiel"
Alors qu’un nombre important de personnes se rassemble devant l’établissement marseillais où exerce Didier Raoult pour être dépisté, le directeur général de l’OMS a souhaité mettre à nouveau en garde contre de faux espoirs, mais le CHU de Caen teste la chloroquine depuis vendredi...



mardi 4 février 2020

Nuançage politique des listes aux municipales : Castaner doit battre en retraite

Le ministre de l'Intérieur se prend un nouveau râteau

Le Conseil d’Etat a suspendu vendredi la circulaire Castener visant à attribuer 
une couleur politique aux candidats aux municipales

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L'incompétent joueur de poker a réagi à l'avis défavorable du Conseil d'Etat. Dans un communiqué publié ce mardi, Castaner vient d'annoncer la transmission aux préfets d'une nouvelle circulaire fixant les règles d'attribution d'une couleur politique aux candidats aux élections municipales. Le nouveau document contraint désormais les préfets à nuancer d'office les candidats des villes de plus de 3.500 habitants, contre 9.000 auparavant. Est ainsi jeter à la corbeille sa circulaire tentant d'occulter les résultats des municipales où le parti du président n'est pas implanté, c'est-à-dire à la marge, voire invisible. 

Ce nuançage politique est indispensable à l'interprétation des résultats des élections municipales. Les préfets se chargent de classer les listes par grands blocs politiques. C'est ce qui permet ensuite au ministère de l'Intérieur de présenter "de manière intelligible et par grands blocs politiques" les résultats à l'échelle nationale, le soir de l'élection. Et de colorer la carte électorale pour les media lus dans les transports.

En optant pour un seuil à 3.500 habitants, le ministère de l'Intérieur vient quelque peu contredire tout l'argumentaire qu'il avait mis en place
Le 17 janvier dernier, avant d'être recalé, le ministère assurait être contraint de choisir un seuil préexistant dans le code électoral, à savoir 1.000 ou 9.000 habitants. Or, le nouveau seuil de 3.500 habitants n'a pas d'existence propre dans le code électoral et aurait pu être préféré dès le départ. Ce seuil demeure plus élevé que celui de 2014, année au cours de laquelle le nuançage politique était réalisé d'office dans les communes de plus de 1.000 habitants.

Les opposants à la circulaire scélérate accusaient la majorité de vouloir gonfler artificiellement ses scores 

Le ministère dit avoir répondu, point par point, à chacun des motifs ayant conduit le Conseil d'Etat à suspendre la précédente circulaire. C'est donc vrai pour le seuil de 9.000 habitants, mais aussi sur les deux autres réserves émises la semaine dernière. La version revue et corrigée donne partiellement satisfaction aux détracteurs.
"Il est ainsi désormais explicitement prévu par la circulaire qu'une liste qui n'a pas reçu d'investiture, mais qui est soutenue par un parti politique disposant de sa propre nuance de liste, se verra attribuer la nuance de liste correspondant au bloc du parti ayant accordé son soutien", écrit le ministère dans son communiqué.
Un point mérite encore un éclaircissement,
le cas des villes investies par un parti d'opposition et soutenues par LREM, comme c'est le cas par exemple pour Olivier Klein à Clichy-sous-Bois (investiture PS et soutien de LREM), Christian Estrosi à Nice (LR et LREM) ou encore Jean-Luc Moudenc à Toulouse (LR et LREM).
Debout la France revient à droite.
Enfin, 'Debout la France', qui était classée dans le bloc "extrême droite", a été reclassé dans le bloc "droite". Le Conseil d'Etat avait estimé que ce nouveau classement était insuffisamment motivé.

Le coucou Macron escomptait accaparer les scores d'autres listes, celles qui, "sans être officiellement investies par LREM ou le MoDem, ni par l'UDI, seront soutenues par ces mouvements".... 

 Le ministère de l'Intérieur a par ailleurs promis de rendre la circulaire publique. Ce qui serait une première.

lundi 5 août 2019

Election à la présidence de LR: Christian Jacob, déterminé à refuser des alliances avec LREM aux municipales

Le candidat à la présidence du principal parti de droite affiche sa fermeté

Le chef de file des députés LR  prévient qu’il n’est "pas question de nouer des accords avec LREM" pour les municipales de mars 2020

Christian Jacob, à gauche, et Eric Ciotti, à droite, ci-dessus
"Les choses sont très claires : nous serons candidats partout sous nos couleurs ", prévient le favori pour l’élection à la présidence du parti en octobre, dans un entretien au Journal du dimanche.

"La composition des listes municipales aura un impact direct sur les sénatoriales. Il n’est donc pas question de laisser se nouer des accords cachés avec LREM qui contribueraient à faire battre nos candidats aux sénatoriales", insiste le président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale. 
"En revanche, nous avons une tradition d’accords avec les partis de centre droit. Il n’y a pas de raison qu’elle ne perdure pas", réaffirme Christian Jacob, élu de Seine-et-Marne.

Le cas de Marseille ne se pose plus, mais Nice reste une épine

Ces dernières semaines, des acteurs locaux LR, tel le maire sortant de Marseille, Jean-Claude Gaudin, ont, un temps, plaidé pour une alliance avec le parti présidentiel au premier tour des municipales, mais c'était toutefois quand le populiste Mélenchon (LFI) pouvait encore espérer mettre la main sur la capitale régionale.

Interrogé sur le cas de Nice, où les LR, le juppéiste Macron-compatible Christian Estrosi, et l'orthodoxe Eric Ciotti, sont en compétition interne, Christian Jacob explique que "ce sujet sera posé dans le cadre de la Commission nationale d’investiture". "Il existe à Nice une tension locale que je n’ignore pas. Si Jean Leonetti n’est pas parvenu à une solution d’ici là et si je suis élu, je prendrai mes responsabilités dans les jours qui suivront mon élection", promet-il.

dimanche 28 juillet 2019

Municipale à Nice : LREM mise sur Estrosi pour faire main basse sur la ville

D'une pierre deux coups: détournement et accaparement

Un pari sur l'avenir

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Les responsables et les militants LREM de Nice veulent voir un candidat de leur camp affronter Christian Estrosi aux municipales 2020. Or, jusqu'ici, les militants et responsables niçois ne voulaient pas laisser le champ libre à Christian Estrosi et ses concurrents potentiels, de Philippe Vardon à Eric Ciotti, à la mairie de Nice. Il y a quelques jours encore, tous souhaitaient un candidat estampillé LREM aux élections municipales 2020. Et c’est le député Cédric Roussel qui est le mieux placer pour se lancer. 
Si candidat il doit y avoir, c’est Cédric Roussel qui est le mieux placé : "C’est la seule personne qui, dans les réunions internes, a montré qu’il prendrait ses responsabilités. Il a la légitimité, car il est Niçois, il est élu à Nice et il a l’ADN, affirme le militant LREM Khaled Ben Abderrahmane; ce n’est pas un pro de la politique."

Pourtant, présenter un candidat face à Christian Estrosi n’est pas la stratégie adoptée jusqu’à présent à Nice. Lors des élections législatives, Marine Brenier alors très proche du maire LR de Nice, n’avait pas eu à faire face à un marcheur: LREM avait décidé de ne pas opposer de candidat à la jeune députée sortante. Mais c'était il y a deux ans, trois en mars prochain. 
Et depuis plusieurs mois, Christian Estrosi a adopté une attitude "Macron-compatible", se montrant proche de plusieurs ministres et de la politique du gouvernement.
Cédric Roussel osera-t-il se déclarer avant la fin de la semaine. "On souhaite avoir un candidat, affirme Enis Sliti, référent LREM dans les Alpes-Maritimes. Pour trois raisons : une volonté très forte des Niçois de changer leur quotidien, la proposition d’un projet progressif pour Nice et la présence sur un plan politique."  

C’est la commission nationale de l’investiture qui se prononcera depuis Paris. 
Celle-ci s’appuie sur l’avis d’une instance : le comité politique constitué de parlementaires, du responsable LREM, Enis Sliti, donc, et du référent jeune dans les Alpes-Maritimes. "Cet organisme donne des préconisations et oriente la stratégie auprès de la commission d’investiture, indique-t-il. Ce qui a été décidé à l’unanimité, c’est de présenter une liste à Nice."

Mais, après s'être entretenu il y a dix jours avec Christian Estrosi dans les bureaux parisiens de l'ancien ministre, Stanislas Guerini a visiblement opté pour la main tendue. Cette main tendue n'a rien à offrir, pas même une dynamique, alors mercredi à midi, le délégué général de La République en marche Stanislas Guerini et son numéro deux, Pierre Person, ont réuni les principaux cadres LREM des Alpes-Maritimes pour tenter de mettre un pied dans la porte entrebaillée de Nice, alors que les macroniens locaux sont plus divisés que jamais sur la stratégie : s'allier avec le maire-sortant (Les Républicains) Christian Estrosi ou partir à l'aventure en présentant une liste autonome ? "Nous avons trois députés dans les Alpes-Maritimes et trois positions différentes", se désole un participant à la réunion pour résumer la salade niçoise. 

Le temps presse et l'heure est au dialogue entre LREM et Estrosi

Frédérique Vidal a été chargée d'une mission officieuse de médiation avec le maire de Nice : l'agenda de la ministre de l'Enseignement supérieur n'est pas surchargé et lNiçoise et présidente de l'université Nice-Sophia-Antipolis jusqu'en 2017 connaît bien l'homme.

Estrosi incarne-t-il le renouvellement annoncé par Macron ?
"Non seulement les militants ne comprendraient pas s’il n’y avait pas de candidat En Marche, mais ils seraient très déçus d’adouber quelqu’un élu depuis longtemps. Le renouvellement n’est pas Estrosi, estime Khaled Ben Abderrahmane, dont l'ADN est niçois. Il est Macron-compatible. Mais il est aussi Le Pen-compatible et Mélenchon-compatible à partir du moment où il sauvegarde ses intérêts," assure le militant.
Khaled Ben Abderrahman est le premier à avoir représenté LREM à Nice et il a été candidat aux législatives à Antibes. "La majorité des gens qui ont rejoint En marche, c’est pour répondre à une promesse : le renouvellement des pratiques, des usages, des personnalités, martèle-t-il. La démocratie souffre d’un système qui est l’installation de barons. On en a un ici."

Résultat de recherche d'images pour "Cedric Roussel"Avec d’autres marcheurs, Ben Abderrahmane a signé une tribune fin juin alertant sur la "prise en otage" de la ville "au nom de calculs politiciens entre amis". Cédric Roussel, premier candidat déclaré pour obtenir l’investiture LREM à Nice, est sur cette ligne : "Si on ne juge que sur les faits, on ne peut pas dire qu’[Estrosi] soit Macron-compatible . De l’expérience sur mon territoire, je n’ai vu et constaté aucune coconstruction", estime le député LREM des Alpes-Maritimes, un conseiller en gestion de patrimoine, qui exclut toute entente avec le maire sortant.

La peur du RN est un resort stratégique inépuisable
Les cadres parisiens du parti présidentiel ne voient pas d’un bon œil la création d’une liste En Marche et penchent pour une alliance avec Estrosi dès le premier tour, pour ne pas voir le Rassemblement national de Philippe Vardon remporter la ville. Dans ce cas-là, Cédric Roussel pourrait mener, s’il se lance, une candidature autonome, sans l’étiquette du parti présidentiel : ça s'appelle une candidature dissidente et LREM ne peut se la permettre. 
La décision sur cette investiture est attendue pour la fin de l’été.

Et si Eric Ciotti obtient l’investiture du parti Les Républicains ?

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Alors LR pourrait précipiter les décisions : le maire de Nice, pas encore candidat mais déjà en campagne, pourrait tendre la main à la LREM, au grand dam des marcheurs locaux qui pourraient manifester leur colère en se réfigiant dans l'abstention.

LR ou LREM, le choix cornélien d'Estrosi 
Comme ses collègues qui finalisent des fins de travaux en masse à la veille des élections, Christian Estrosi est sur tous les fronts. Fin juin, c’est le tunnel de la ligne 2 du tram qui était mis en service à grand renfort de vidéos, photos et hashtags #ILoveNice postés sur les réseaux sociaux. Une semaine plus tard, au tour de "l’Office municipal niçois des seniors" d’ouvrir ses portes. Dans une ville où les plus de 65 ans représentent près d’un tiers de la population, le maire en place depuis 2008 y a annoncé une nouvelle mesure : "la baisse du coût de l’abonnement" des transports en commun annuel de 111 euros pour les seniors. De quoi séduire tout un électorat. Preuve qu'il prépare l'annonce officielle de sa candidature ? 

En mauvaise posture aux Régionales, Castaner s'était désisté pour Estrosi.
En 2015, la liste que conduisait le maire de Forcalquier avait totalisé 16,6 % au premier tour (contre 40,6 % pour celle du Front national (actuel RN) et 26,5 % pour celle des Républicains (LR). Castaner décida de jeter l'éponge, pour faire barrage au FN et ce choix favorisa la victoire de Christian Estrosi, mais aussi la disparition du PS du Conseil régional. Le maire de Nice remporta le second tour avec 54,78 % des voix, tandis que la liste FN conduite par Marion Maréchal réalisait le meilleur score jamais obtenu par le FN dans une région (45,22 %).
En mai 2017, il annonça qu'il démissionnait de la présidence du Conseil régional et reprenait la mairie de Nice, tandis que le Mauricien Renaud Muselier (LR) accédait à la présidence de la région PACA.

La priorité d'Estrosi, c’est "sa" ville. 
En mai 2017, il choisit de quitter la présidence de la région Sud (ex-Provence-Alpes-Côte-d’Azur) pour retrouver Nice. Lorsque le poste de ministre de l’Intérieur est devenu libre en octobre 2018 après le retour à Lyon de Gérard Collomb, il a indiqué n’être "absolument pas" intéressé par un come-back en politique nationale, fût-ce Place Beauvau : "J’ai fait le choix de ma ville, affirmait-il alors. Je m’y consacrerai. […] J’ai choisi Nice et je resterai à Nice."

Six mois plus tard, les cartes politiques ont été battues. 
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Briguer un troisième mandat, mais avec quelles alliances. Si Eric Ciotti confirme sa volonté d’être maire de Nice, sachant que le président du Département n'a pas varié, qui des deux leaders de la droite azuréenne obtiendra l’étiquette LR, dont la commission nationale d’investiture a repoussé son verdict à l’automne ? "Estrosi est un maire sortant. Il est membre fondateur et toujours adhérent. Ce serait logique et cohérent qu’il obtienne l’investiture LR, juge Pierre-Paul Léonelli, adjoint à la ville de Nice et président des Amis du maire. Il est essentiel d’avoir un candidat clair et défini"... Mais cette clarté-là n'est pas celle de l'eau de roche...
Mais si Ciotti, qui ne navigue pas en eaux troubles, obtient l'investiture LR, Estrosi pourrait-il envisager de toper avec LREM et être de ces maires de droite avec qui le parti présidentiel ferait affaire en mars ? Depuis 2017, Estrosi fait partie de ces LR qui traînent comme une casserole un profil "Macron-compatible". Et si on considère que LR a reçu une claque aux Européennes , Estrosi en a pris sa part du fait de son soutien public à la tête de liste François-Xavier Bellamy. 
Le maire de Nice a pris la précaution de se déclarer prêt à "rompre avec l’idée de faire route tout seul"... et enclin à former "des coalitions" avec la majorité. On peut donc en conclure qu'il n'oeuvre pas pour sa candidature personnelle, mais en faveur d'une alliance. Même si les dirigeants de LREM se sont promis de faire payer à ces maires de droite leur soutien à Bellamy, voir Estrosi battu par Ciotti ne serait pas dans l'intérêt du parti du président qui veut rafler les grandes villes

Faire battre Ciotti par tous les moyens?
La commission nationale d’investiture pourrait donc trouver avantage à aider le fluctuant Niçois… au grand dam des godillots locaux. Cette alliance est "impossible, inconcevable, illogique, irrationnelle", énumère Khaled ben Abderrahmane : "Travailler avec Estrosi sur un projet parce qu’il est en place, je ne vais pas dire non. Mais aller avec lui quand il se présente, ce n’est pas possible."
Avec d’autres marcheurs, Ben Abderrahmane a signé une tribune fin juin alertant sur la «prise en otage» de la ville «au nom de calculs politiciens entre amis». Cédric Roussel, premier candidat déclaré pour obtenir l’investiture LREM à Nice, est sur cette ligne : «Si on ne juge que sur les faits, on ne peut pas dire qu’[Estrosi] soit Macron-compatible . De l’expérience sur mon territoire, je n’ai vu et constaté aucune coconstruction», estime le député des Alpes-Maritimes, qui exclut toute entente avec le maire sortant.
L’alliance pourrait se lier à l’intérieur même du clan Estrosi. Dans sa majorité, l’édile compte au moins deux marcheurs : Philippe Soussi et Joëlle Martinaux. La seconde vient de faire part de sa candidature à l’investiture LREM. Si Estrosi l’a sanctionnée en lui retirant sa délégation municipale, certains marcheurs y voient une manœuvre pour permettre à son adjointe d’obtenir l’investiture LREM au premier tour… pour mieux s’allier avec elle lorsque viendra le second.
Mathilde Frénois Correspondante à Nice

mardi 14 mai 2019

Européennes 2019 : Estrosi et Robinet voteront Bellamy (LR)

Macron et sa liste vont virer les girouettes  

Considérés comme "Macron-compatibles", les maires Christian Estrosi (Nice) et Arnaud Robinet (Reims) voteront bien pour la liste LR

Au quadra et à sa quinqua, ils préfèrent "l'audace d'une liste jeune".
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Le retour des pomponettes de Pagnol : les maires de Nice (ci-dessous) et de Reims (ci-dessus), la pissaladière et le champagne, soutiendront la liste des Républicains aux élections européennes du 26 mai. "Nous préférons l’audace d’une liste jeune, à une liste qui prône la renaissance mais ne sait où elle va siéger demain à Strasbourg", expliquent-ils, faisant clairement référence à la liste 'Renaissance' du président Macron confiée à la tête de linote LREM, Nathalie Loiseau, 55 ans.

"Le projet [LR] a su être en phase avec les attentes que nous rencontrons au quotidien dans nos villes"

Les deux maires ont ainsi justifié leur "engagement en faveur de la liste des Républicains dans une tribune publiée dans Le Journal du Dimanche.

Soulignant aussi la "diversité" et la "cohérence" de la liste de rassemblement des Républicains et des Centristes, ils poursuivent : "Les maires sont des élus libres qui n'ont de seul compte à rendre qu'à leurs concitoyens (...) Le soutien des maires ne se négocie pas dans les couloirs parisiens, il se gagne par des preuves".

mercredi 10 avril 2019

Privatisation d'Aéroport de Paris: "Une erreur stratégique majeure", selon Vallaud (PS)

Vallaud, un ancien collabo de Hollande aux hémisphères cérébraux déconnectés

Initiative inédite des oppositions rassemblées pour le recours à un "référendum d'initiative partagée" (RIP) contre la privatisation d'ADP

Autour de Vallaud, sont rassemblés Peu (PCF) et Carrez (LR),
Ravier (RN) et Coquerel (LFI), Vigier (ex-UDI) ou  Rabault (PS) 
Le porte-parole des députés PS l'a justifiée par la nécessité de combattre "une imbécilité" et une "erreur stratégique majeure" parce qu'Aéroports de Paris n'est pas une entreprise comme les autres", a expliqué le député des Landes sur France 2, Boris Vallaud, ce mercredi. 
Le Groupe ADP a dégagé 610 millions d'euros de bénéfice net en 2018, pour près de 4,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

Alors que 185 signatures sont requises pour un "RIP", procédure jusqu'ici inédite depuis son introduction dans la Constitution en 2008, les parlementaires se sont unis de l'extrême gauche à l'extrême droite pour déposer une proposition de loi référendaire avec 218 signataires, issus de 11 groupes dans les deux chambres.

"En responsabilité, les parlementaires, sénateurs et députés qui se sont unis ont convenu que c'était une singularité dans l'alliance mais qu'enfin il y avait un intérêt supérieur, que c'était un service public d'intérêt national et que nous ne pouvions pas laisser se commettre l'irrémédiable, parce qu'il n'y a pas de machine arrière", a expliqué B. Vallaud, l'époux de l'ex-ministre Vallaud-Belkacem.

"Nous n'avons aucun doute" sur le fait d'obtenir la validation du Conseil constitutionnel, "et le gouvernement aura neuf mois pour récolter le soutien de 10% du corps électoral", a-t-il poursuivi, reconnaissant que "c'est beaucoup", mais jugeant que "l'opinion majoritaire est au maintien de ADP dans le giron public".

Ministre MoDem en charge des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau a ironisé  sur "un coup politique" et une "alliance de circonstance" entre oppositions, estimant sur Public Sénat qu''"il y a quelque chose de détonnant et d'étonnant dans la photo hier de gens qui à peu près sur rien, ne pensent la même chose".

"Que LR fasse front uni avec LFI, je ne savais pas que je verrais ça dans ma vie politique", a abondé une autre ministre MoDem, aux Collectivités territoriales, Jacqueline Gourault sur RTL.

L'ancien ministre de l'Industrie et maire de Nice Christian Estrosi (LR) dénonce une privatisation d'ADP en forme de braderie, et réclame un "bon prix". "C'est tout à fait scandaleux. On ne peut pas vendre 10 milliards d'euros Aéroports de Paris, alors que, pour moi, il en vaut 4 ou 5 fois plus", s'est-il indigné sur RMC/BFMTV.

En débat depuis plus de six mois au Parlement, le projet de loi Pacte - Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises - prévoit de supprimer l'obligation pour l'Etat de détenir la majorité du capital d'ADP (actuellement 50,63%). Depuis la première lecture en octobre, cette privatisation est devenue, après son rejet au Sénat, la principale pomme de discorde, certains pointant un "cadeau à Vinci", qui ne cache pas son intérêt. 

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a lui défendu son projet de concession durant 70 ans comme la meilleure façon de garantir le développement de ce "fleuron".

Marlène Schiappa, la plaie et le sel du gouvernement

La ministre de l'égalité des genres a encore mis son grain de sel où ça fait mal.
Elle a avancé un argument étonnant pour défendre cette privatisation : "Est-ce que cela fait partie des missions de l’Etat et des services publics de gérer la partie centre commercial et baux de luxe des aéroports ? Je n’en suis pas certaine." Du coup, selon la commère du gouvernement, ce ne serait plus le devoir de l'Etat de veiller sur ses frontières...


La Madelon de Macron s'est encore crashée: le groupe international ADP déploie en effet des activités autrement plus variées que n'imagine la secrétaire d’Etat :
il possède les plus gros aéroports français : Roissy-Charles-de-Gaulle (72,2 millions de passagers), Orly (33,1 millions de passagers), Le Bourget et une dizaine d’aérodromes ;

c’est le premier propriétaire foncier d’Ile-de-France, grâce aux 6 686 hectares des aéroports, dont 411 hectares sont disponibles. Il détient aussi plus d’un million de mètres carrés de bâtiments, hangars, hôtels, bureaux, etc. ;

il dispose d’une filiale dans la téléphonie (Hub One) ;

il a fortement développé sa participation dans le capital de nombreux aéroports internationaux, soit directement (Zagreb, Santiago, Amman, Maurice, etc.), soit par le groupe TAV Airport (Istanbul Atatürk, Antalya, Izmir, etc.) ;

ces aéroports sont aussi des centres commerciaux importants, avec 386 boutiques et services, qui ont rapporté, à eux seuls, 1 milliard d’euros en 2018 ; 
et enfin, plusieurs de ses aéroports sont des frontières avec l'étranger, hors Union européenne.

Son activité commerciale, certes lucrative, est donc loin d’être la seule mission d’ADP, qui génère un chiffre d’affaires de près de 4,5 milliards d’euros – la plus grande part provient des activités aéronautiques en France (1,89 milliard)

Par ailleurs, le fait de rapporter de l’argent à l’Etat fait partie des missions de l’Agence des participations de l’Etat : avec des bénéfices de plusieurs centaines de millions d’euros par an (610 en 2018), ADP répond à l’objectif de "la valorisation dans la durée du patrimoine des Français". 
Quant à l’argument sur les "missions essentielles de l’Etat", il est contredit par les actuels investissements de la puissance publique. Outre les secteurs-clés comme l’énergie (EDF, Engie), le transport public (SNCF, RATP), La Poste ou la Banque de France, l’Etat détient des parts d’un opérateur de communication (Orange), d’un constructeur automobile (Renault) ou aéronautique (l'européen Airbus), d’un chantier naval (Naval Group, ex-DCNS), du marché de Rungis (Semmaris), des casinos, de plusieurs ports maritimes… 
Sans compter les diverses participations de la Caisse des dépôts dans l’immobilier, les forêts ou les stations de ski.

Vallaud, c'est ballot, a juste des trous de mémoire...


La privatisation de l'aéroport de Toulouse, validée par Macron, ministre de l'Economie, est un "échec" à ne pas répéter, juge la Cour des comptes.
La vente des parts de l’Etat dans l’aéroport Toulouse-Blagnac à une société aux capitaux étrangers, la Chine, c’est le contre-exemple d’une opération réussie selon la Cour des comptesDans un rapport à la commission des Finances de l’Assemblée nationale sur "le processus de privatisation des aéroports de Toulouse, Lyon et Nice", les magistrats financiers taclent la décision prise en décembre 2014 de céder 49,99 % du capital à Casil Europe, pour 308 millions d’eurosLe repreneur, qui détient désormais 49,9 % d'ATB, est une holding française, Casil Europe, qui est formée de deux sociétés chinoises de Hong Kong. 


Vallaud, Macron et Ganzer, de droite à gauche,
condisciples à l'ENA, fabrique de hauts-fonctionnaires irrécupérables
Or, qui sont les co-responsables de cet échec reproduit à Lyon et à Nice sur le modèle de Toulouse? Le secrétaire général adjoint de la présidence de la République sous Hollande qui n'est autre que Boris Vallaud. Et qui était ministre de l'Economie ? Macron (26 août 2014 – 30 août 2016) !
Côté opposants, une information circule attribuant au président Emmanuel Macron un conflit d’intérêts, en mettant en cause le président de la branche française de la banque chargée de l’organisation de l’opération de privatisation… Là encore, un argument à suivre.

Macron s’est résolu à vendre la participation de l'Etat (50,63 %) dans les ex-Aéroports de Paris. Le groupe Vinci se verrait bien prendre le contrôle d’ADP: avaler ADP ferait de Vinci non seulement le numéro un mondial du BTP mais aussi le premier groupe aéroportuaire.