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samedi 16 mai 2020

Loi contre la haine en ligne, c'est du niveau des sex-tapes de Griveaux

LREM se saborde: gardez-moi de mes amis, quant à mes ennemis, je m'en charge !

La loi Avia contre la haine en ligne, "c'est comme si Benjamin Griveaux faisait passer une loi contre la pornographie en ligne" (Canteloup)



On notera que
Véran O. tombe sous le coup du harcèlement lié à l'apparence physique

S'adressant à Eric Ciotti au parlement, le carabin - qui sert à Edouard Philippe de ministre de la Santé - répond avec cynisme aux critiques de la destruction de masques chirurgicaux, dont les Français manquent cruellement, que l'ancien ministre de l'Intérieur ne proposerait pas lui-même les masques des stocks moisis du gouvernement à son "lapin nain":  ce choix de Macron laisse ainsi loin derrière la cyber-violence des réseaux sociaux.

Au bestiaire de la majorité présidentielle,
Véran au profil de tortue exigerait-il des photo-journalistes qu'ils ne diffusent que des gros plans ou des plans américains de sa personne. Motif: il a les pieds plats ! Et en marche, ça saute aux yeux rouges ou non...

samedi 1 février 2020

Macron pose avec un tee-shirt dénonçant les violences... policières

Le dessinateur Jul a-t-il piégé le président hors-sol ?

Le tee-shirt polémique représente un Fauve
(les récompenses attribuées à Angoulême) éborgné : du premier degré !

Le festival de la BD d'Angoulême fait sa pub au détriment de Macron. 
Une certaine presse publie la photo de la photo
de 
Jul posant avec la photo de lui avec Macron
Le président déconnecté se compromet en posant avec un tee-shirt dénonçant les mutilations de manifestants commises par la police: sur le dessin, il est écrit : 'LBD 2020', référence au lanceur de balles de défense qui a crevé des yeux de manifestants. Le 'L' est écrit couleur sang et le pansement est ruisselant : redondance d'un goût - ou sadisme - raffiné ...

Macron alimente les accusations de provocation à la haine.
S’il faut retenir une seule image de la visite de Macron au Festival international de la bande dessinée (FIBD) d’Angoulême, jeudi 30 janvier, une sortie non prévue à son agenda, ce sera donc celle-ci : le chef de l'Etat tout sourire, tenant entre les mains un tee-shirt représentant la mascotte de la manifestation avec un sparadrap sur l’œil. 
L'humour noir de l'intitulé accompagnant le dessin - "LBD 2020" - enfonce le clou avec une double allusion au label 'BD 2020', placé sous l’égide du ministère de la Culture où Macron a posé la potiche Riester, et au lanceur de balles de défense (LBD), arme de guerre de force intermédiaire ayant provoqué de nombreuses blessures graves dans les rangs des Gilets Jaunes.


Lors de son déjeuner avec des auteurs de BD ce midi à Angoulême, @EmmanuelMacron s'est vu offrir par @jul_auteur un tee-shirt avec le Fauve du @FIBDASSO éborgné, surmontant l'inscription "LBD 2020" #BD



Au côté du président - soucieux de restaurer l'image du président - le dessinateur Jul jubile,
tout heureux que l'autoritaire président de la République tombe dans le panneau, exploit facile puisque Macron est accroc aux selfies, bien que ses expériences soient souvent désastreuses, que ce soit à Saint-Martin, ci-contre, aux côtés de jeunes délinquants noirs débraillés (pantalon descendu laissant apparaître le caleçon) et au comportement allusif douteux (doigt d'honneur), 

ou son DAB  - référence à la consommation de drogue : le 'dabbing' est une manière de se shooter, en inhalant les vapeurs d'huile de cannabis - avec le footballeur Paul Pogba à l'Elysée, en plus de celui avec Mendy. On se souviendra maintenant de ses photos de fin de repas au Festival d'Angoulême. La scène qui qui fait polémique se déroule dans le restaurant de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image où Macron déjeunait avec plusieurs auteurs et éditeurs, invités à évoquer la précarisation des professionnels du secteur.

Ce tee-shirt, "outil de propagande anti-police n’a rien à faire entre les mains du président de la République qui a le devoir d’être aux côtés de nos policiers," a observé le député LR Eric Ciotti, dans l'indifférence du PS et, à plus forte raison de LFI ou du PCF.
 
Le chat de Trondheim éborgné, une "blague" innocente

Parrain de la programmation du festival, le caricaturiste Jul avait pris la parole pour dire que, si 2020 serait l’année de la BD, 2019 avait été "celle du LBD".
A cela près que l'usage en France du LBD a été dénoncé par plusieurs groupes de défense des droits de l'homme, notamment Amnesty International, mais aussi et surtout par le Conseil de l'Europe, tandis que le Conseil d'Etat a approuvé sa suspension, et qu'il est désormais rangé au musée des horreurs.

Les acteurs du Festival soutiennent que ce t-shirt de la honte n'est qu'une " blague".
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Le ministre de la Culture, Franck Riester, cautionne cette 'blague" lancée par Jul, au ministère, le 18 décembre 2019, lors de la conférence de présentation de l’année de la bande dessinée. Pourtant, Macron l'a-t-il oublié, une personne est morte et au moins 23 autres ont perdu l'usage d'un œil sous les tirs de la police.

Sur Internet, un collectif de dessinateurs avait ensuite détourné la mascotte du Festival d’Angoulême – un petit chat, héros de Bludzee, une bande dessinée créée par Lewis Trondheim – en l’éborgnant. Des copies du t-shirt arborant le dessin de Jul ont été vues sur un stand du festival, sans que Castaner, le chef de police, ne les fasse retirer: la liberté d'expression est aussi une mauvaise "blague" ?

Une fois que l'entourage du président a pris la mesure de la bulle de Macron, Jul s'est vu interdire l'accès au déjeuner présidentiel avec son tee-shirt imprimé du fauve mutilé. Un policier a en effet confisqué à Jul l'"objet, considéré comme séditieux", raconte-t-il : "J’ai dû gueuler pour le récupérer." Après le gueuleton présidentiel...

Au cours du repas offert par son hôte, Jul s’écarta du débat central sur le statut des auteurs pour jouer son rôle de trublion et rappeler une notion "tarte à la crème" selon laquelle "la bande dessinée est aussi une caisse de résonance du monde qui l’entoure". 
Reprochant à Macron de ne pas "être au rendez-vous de l’histoire [Histoire] et des promesses de changement que laissait entrevoir son élection, l’ancien caricaturiste de presse a notamment évoqué l’impuissance des pouvoirs politiques face aux enjeux environnementaux et la recrudescence des violences policières. "Vous êtes sûr de faire la photo ?", a-t-il demandé au chef de l’Etat après lui avoir offert son présent – juste avant d’alimenter son compte Twitter.

"Jul a voulu dire que les auteurs avaient leur liberté".
"C’est aussi parce que nous sommes une société libre que le président de la République peut accepter de poser avec un tee-shirt où il y a quelque chose avec lequel il n’est pas d’accord", a tenté d'expliquer Macron pour sa défense, en dénonçant "une société dans laquelle on est en train d’exiger de chacun le respect et la civilité, et où on peut dire que la violence est interdite": encore un "en même temps" qui autorise toutes les dérives. 
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France bleu choisit de zoomer sur le t-shirt,
technique quasiment stalinienne de trucage de photos
qui effacent certains personnages en disgrâce
Interrogé plus tard par la presse, le président s’est refusé à incriminer le dessinateur, puisqu'il a des fans : "Jul a voulu dire que les auteurs avaient leur liberté et le droit de dire ce qu’ils veulent en dehors de [leurs] problèmes."

Trois des principaux syndicats de policiers s’en sont indignés, jeudi

"Il y a beaucoup de colère et d’incompréhension. Ça ne passe pas du tout dans les rangs", a réagi Yves Lefebvre, secrétaire général de l’Unité SGP-Police-FO. Pour lui, le 'selfie' du chef de l’Etat est "une marque de défiance et de mépris à l’égard de ceux qui lui ont permis d’être encore président". 
Fabien Vanhemelryck, secrétaire général d’Alliance, a fait part également de la colère des policiers : "On attend autre chose d’un président de la République qu’il pose avec un tee-shirt insinuant que les forces de l’ordre éborgnent les gens." Pour lui, "ce signal" est "ce qu’il y a de pire dans le contexte actuel de chaos, au moment où la police et la gendarmerie sont les derniers remparts de la République".

lundi 7 octobre 2019

Attentat islamiste à la Préfecture : les oppositions mettent en cause Castaner

"Des LR et Marine Le Pen veulent la démission de Christophe Castaner", selon La Voix du Nord ou Le Parisien. Et Mélenchon, il ne demande rien ?

Le parti-pris de la presse dépendante des aides de l'Etat est-il républicain ?

Les aides versées par l’Etat sont un maquis, entre aides directes, aides à la distribution, aides à la modernisation sociale. Si on additionne ces aides par groupes de presse, on obtient pour l’année 2016 (les chiffres ont été arrondis) en Millions d’€ :

Groupe Arnault/LVMH  12M (Les Echos, Le Parisien)
Groupe Ouest-France     9M (Ouest France)
Groupe Drahi                   7M (Libération, L’Express)
Groupe Dassault             6M (Le Figaro)
Groupe Le Monde           6M (Le Monde)
Groupe Crédit Mutuel      5M (un empire de la PQR, Presse quotidienne régionale)
L’Humanité                       3.5M (le plus aidé au numéro)
Selon l'OJIM, observatoire du journalisme, "il est facile de constater que les aides vont principalement aux milliardaires qui possèdent une bonne partie de la presse et à une banque. L’Humanité est un cas à part: le titre est en perdition et vit depuis longtemps d’abandons de créances et de subventions."

Site qui décrypte les media et leur environnement,
l'Ojim s'est pareillement intéressé au privé et à Google, son généreux mécène. 
Menacé en France de redressements fiscaux en 2012, Google a crée en 2013 un fonds d’aide au développement de la presse écrite en France afin de "soutenir le journalisme de qualité" (sic) : comprendre l'asservir et le museler. Ce fonds doté de 60M d’€ (une paille par rapport aux impôts exigibles si Google relevait du droit commun de taxation des entreprises) couvrait la période 2013/2015 et a été prolongé en 2016. 

Les chiffres sont disponibles pour cette dernière année, arrondis en K€:
Groupe Arnault       900K€
Groupe Drahi          670K€
Groupe Le Monde    620K€
(sans compter……..  260K€ pour les Inrocks de Matthieu Pigasse)
Groupe Safa          520K€ (propriétaire libanais des titres du groupe Valmonde, comprenant notamment le magazine hebdomadaire Valeurs actuelles, et du mensuel Mieux vivre votre argent, à travers sa filiale Privinvest Médias)
Groupe Lagardère 440K€ (Elle, Paris Match, Le Journal du dimanche, Europe 1, etc)
Ces chiffres n’incluent pas ce qu’a dépensé Google pour créer le Decodex du Monde, la somme demeurant secrète : sans doute le fameux "secret des sources" dont bénéficie indûment la presse manipulatrice de l'opinion! Un nouveau fonds Google, européen cette fois, dit DNI doit succéder au fonds destiné à la France.

Pour sa part Facebook ne demeure pas inactif. D’un côté le réseau social finance les activités de ses partenaires pour "traquer les fake news", ces informations qui ne doivent pas sortir, mais qui fuitent par les réseaux sociaux. De l’autre, il verse sur des périodes de six mois des sommes allant de 100 à 200K€ par... mois à ses partenaires de la presse écrite pour rédiger du contenu, notamment vidéo, une bonne manière de tenir en laisse ces mêmes partenaires. Et en empochant au passage la plus grande partie de la valeur ajoutée.

Au passage on apprend que la fondation Bill Gates finance entièrement Le Monde Afrique, portail africain du Monde, ce dont le quotidien du soir ne se vante pas.
Cela étant posé, pour davantage de transparence dans les prises de position de notre presse "libre et indépendante", ce qui suit gagnera en clarté.

"Le ministre de l’Intérieur est dans le viseur de l’opposition de droite et d’extrême-droite après l’attaque à la préfecture de police de Paris"

C'est ce qu'on lit dans la presse macronienne à l'oeuvre dans le travail de sape de l'opposition.
Il est vrai que patron des députés Les Républicains Christian Jacob a annoncé samedi qu’il va demander mardi une " commission d’enquête" à l’Assemblée sur l’attaque à la préfecture de police de Paris, certains parlementaires LR exigeant la démission du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. Ce qui en touche une sans faire bouger l'autre, selon la formule de Chirac, mais ce qui émeut pourtant la macronie et ses satellites de la presse institutionnelle mendiante. 
"Mardi en conférence des présidents, je vais demander la mise en place d’une commission d’enquête sur l’affaire de la préfecture de police", a prévenu Christian Jacob, précisant qu’il souhaite la voir commencer "ses travaux dans les plus brefs délais".
"L’affaire est très grave". Il faut la prendre "très au sérieux parce qu’elle engage la sécurité, l’efficacité de nos services de renseignement", a insisté le chef de file des députés LR, précisant que son groupe est prêt à utiliser son "droit de tirage" annuel qui lui permet d’inscrire une demande de commission d’enquête à l’ordre du jour de l’Assemblée.

Le député LR Eric Ciotti, en charge des questions de sécurité aux Républicains, a précisé, dans un communiqué, avoir déposé, avec l’accord de Christian Jacob,
une proposition de résolution "relative à la création d’une commission d’enquête parlementaire chargée de faire la lumière sur les dysfonctionnements ayant conduit aux attaques commises à la préfecture de Police de Paris le jeudi 3 octobre 2019".
Même inquiétude du président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau
"Le ministre de l’Intérieur doit répondre à cette question : comment un individu présentant un tel profil (signalement en 2015, fréquentation d’un imam proche des frères musulmans) a t-il pu occuper un poste dans un service sensible de la préfecture de police ?", a-t-il critiqué dénoncé sur son compte Twitter en reprenant des informations de "certains media", critiquent notamment La Provence, L'Express, France Soir, Le Figaro (numéro 4 des assistés) et Le Parisien (n° 1), tous dans les mêmes termes exacts, pratique dont Le Figaro accuse les blogueurs ...
"Le ministre de l’Intérieur n’est pas capable d’assumer sa fonction".
Le député Guillaume Larrivé, également candidat à la présidence LR, a également demandé la démission du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. "Je l’écris avec gravité. Trop c’est trop. Le ministre de l’intérieur n’est pas capable d’assumer sa mission. Il ne peut pas rester en fonction. Il en va de la sécurité nationale", a-t-il estimé.


Cette presse de copieurs-colleurs garde Marine Le Pen sur 
BFMTV (deuxième groupe capitaliste assisté par Macron) pour la bonne bouche.
La présidente du Rassemblement national (RN), arrivée seconde au second tour de la présidentielle, a également annoncé soutenir la création d’une commission d’enquête parlementaire à l’Assemblée nationale.

Le principal opposant à Macron à gauche appelle également à la démission de Christophe Castaner. 
Mais les manipulateurs-assistés omettent de citer la demande de démission émise par Mélenchon. Principal candidat de la gauche à la dernière présidentielle, est-il quantité négligeable? Sa nouvelle demande est en fait une réitération de la précédente, à propos des "barbares" de la police.
Il y a six mois, il mettait en garde contre Castener qui "va laisser une race de sang"...  
Reproduisant une dépêche de l'AFP, le magazine Le Point cite la demande de Mélenchon, incidemment, dans un article valorisant en fait une initiative de contre-offensive du ministre de l'Intérieur et titré "Castaner saisit la justice, poussé par les policiers mécontents".

Or, derrière, Le Point cite aussi en écho à Castaner, le commentaire de Fabien Vanhemelryck, le secrétaire général du syndicat Alliance, classé à droite : "M. Mélenchon est anti-police, anti-système, anti-République. Il faut qu'il soit sanctionné fermement (...) Nous nous porterons partie civile".

Les GAFA tiennent la presse. Et ils tiennent Macron qui prétend les faire cracher au bassinet de Bercy.


lundi 5 août 2019

Election à la présidence de LR: Christian Jacob, déterminé à refuser des alliances avec LREM aux municipales

Le candidat à la présidence du principal parti de droite affiche sa fermeté

Le chef de file des députés LR  prévient qu’il n’est "pas question de nouer des accords avec LREM" pour les municipales de mars 2020

Christian Jacob, à gauche, et Eric Ciotti, à droite, ci-dessus
"Les choses sont très claires : nous serons candidats partout sous nos couleurs ", prévient le favori pour l’élection à la présidence du parti en octobre, dans un entretien au Journal du dimanche.

"La composition des listes municipales aura un impact direct sur les sénatoriales. Il n’est donc pas question de laisser se nouer des accords cachés avec LREM qui contribueraient à faire battre nos candidats aux sénatoriales", insiste le président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale. 
"En revanche, nous avons une tradition d’accords avec les partis de centre droit. Il n’y a pas de raison qu’elle ne perdure pas", réaffirme Christian Jacob, élu de Seine-et-Marne.

Le cas de Marseille ne se pose plus, mais Nice reste une épine

Ces dernières semaines, des acteurs locaux LR, tel le maire sortant de Marseille, Jean-Claude Gaudin, ont, un temps, plaidé pour une alliance avec le parti présidentiel au premier tour des municipales, mais c'était toutefois quand le populiste Mélenchon (LFI) pouvait encore espérer mettre la main sur la capitale régionale.

Interrogé sur le cas de Nice, où les LR, le juppéiste Macron-compatible Christian Estrosi, et l'orthodoxe Eric Ciotti, sont en compétition interne, Christian Jacob explique que "ce sujet sera posé dans le cadre de la Commission nationale d’investiture". "Il existe à Nice une tension locale que je n’ignore pas. Si Jean Leonetti n’est pas parvenu à une solution d’ici là et si je suis élu, je prendrai mes responsabilités dans les jours qui suivront mon élection", promet-il.

dimanche 28 juillet 2019

Municipale à Nice : LREM mise sur Estrosi pour faire main basse sur la ville

D'une pierre deux coups: détournement et accaparement

Un pari sur l'avenir

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Les responsables et les militants LREM de Nice veulent voir un candidat de leur camp affronter Christian Estrosi aux municipales 2020. Or, jusqu'ici, les militants et responsables niçois ne voulaient pas laisser le champ libre à Christian Estrosi et ses concurrents potentiels, de Philippe Vardon à Eric Ciotti, à la mairie de Nice. Il y a quelques jours encore, tous souhaitaient un candidat estampillé LREM aux élections municipales 2020. Et c’est le député Cédric Roussel qui est le mieux placer pour se lancer. 
Si candidat il doit y avoir, c’est Cédric Roussel qui est le mieux placé : "C’est la seule personne qui, dans les réunions internes, a montré qu’il prendrait ses responsabilités. Il a la légitimité, car il est Niçois, il est élu à Nice et il a l’ADN, affirme le militant LREM Khaled Ben Abderrahmane; ce n’est pas un pro de la politique."

Pourtant, présenter un candidat face à Christian Estrosi n’est pas la stratégie adoptée jusqu’à présent à Nice. Lors des élections législatives, Marine Brenier alors très proche du maire LR de Nice, n’avait pas eu à faire face à un marcheur: LREM avait décidé de ne pas opposer de candidat à la jeune députée sortante. Mais c'était il y a deux ans, trois en mars prochain. 
Et depuis plusieurs mois, Christian Estrosi a adopté une attitude "Macron-compatible", se montrant proche de plusieurs ministres et de la politique du gouvernement.
Cédric Roussel osera-t-il se déclarer avant la fin de la semaine. "On souhaite avoir un candidat, affirme Enis Sliti, référent LREM dans les Alpes-Maritimes. Pour trois raisons : une volonté très forte des Niçois de changer leur quotidien, la proposition d’un projet progressif pour Nice et la présence sur un plan politique."  

C’est la commission nationale de l’investiture qui se prononcera depuis Paris. 
Celle-ci s’appuie sur l’avis d’une instance : le comité politique constitué de parlementaires, du responsable LREM, Enis Sliti, donc, et du référent jeune dans les Alpes-Maritimes. "Cet organisme donne des préconisations et oriente la stratégie auprès de la commission d’investiture, indique-t-il. Ce qui a été décidé à l’unanimité, c’est de présenter une liste à Nice."

Mais, après s'être entretenu il y a dix jours avec Christian Estrosi dans les bureaux parisiens de l'ancien ministre, Stanislas Guerini a visiblement opté pour la main tendue. Cette main tendue n'a rien à offrir, pas même une dynamique, alors mercredi à midi, le délégué général de La République en marche Stanislas Guerini et son numéro deux, Pierre Person, ont réuni les principaux cadres LREM des Alpes-Maritimes pour tenter de mettre un pied dans la porte entrebaillée de Nice, alors que les macroniens locaux sont plus divisés que jamais sur la stratégie : s'allier avec le maire-sortant (Les Républicains) Christian Estrosi ou partir à l'aventure en présentant une liste autonome ? "Nous avons trois députés dans les Alpes-Maritimes et trois positions différentes", se désole un participant à la réunion pour résumer la salade niçoise. 

Le temps presse et l'heure est au dialogue entre LREM et Estrosi

Frédérique Vidal a été chargée d'une mission officieuse de médiation avec le maire de Nice : l'agenda de la ministre de l'Enseignement supérieur n'est pas surchargé et la Niçoise et présidente de l'université Nice-Sophia-Antipolis jusqu'en 2017 connaît bien l'homme.

Estrosi incarne-t-il le renouvellement annoncé par Macron ?
"Non seulement les militants ne comprendraient pas s’il n’y avait pas de candidat En Marche, mais ils seraient très déçus d’adouber quelqu’un élu depuis longtemps. Le renouvellement n’est pas Estrosi, estime Khaled Ben Abderrahmane, dont l'ADN est niçois. Il est Macron-compatible. Mais il est aussi Le Pen-compatible et Mélenchon-compatible à partir du moment où il sauvegarde ses intérêts," assure le militant.
Khaled Ben Abderrahman est le premier à avoir représenté LREM à Nice et il a été candidat aux législatives à Antibes. "La majorité des gens qui ont rejoint En marche, c’est pour répondre à une promesse : le renouvellement des pratiques, des usages, des personnalités, martèle-t-il. La démocratie souffre d’un système qui est l’installation de barons. On en a un ici."

Résultat de recherche d'images pour "Cedric Roussel"Avec d’autres marcheurs, Ben Abderrahmane a signé une tribune fin juin alertant sur la "prise en otage" de la ville "au nom de calculs politiciens entre amis". Cédric Roussel, premier candidat déclaré pour obtenir l’investiture LREM à Nice, est sur cette ligne : "Si on ne juge que sur les faits, on ne peut pas dire qu’[Estrosi] soit Macron-compatible . De l’expérience sur mon territoire, je n’ai vu et constaté aucune coconstruction", estime le député LREM des Alpes-Maritimes, un conseiller en gestion de patrimoine, qui exclut toute entente avec le maire sortant.

La peur du RN est un resort stratégique inépuisable
Les cadres parisiens du parti présidentiel ne voient pas d’un bon œil la création d’une liste En Marche et penchent pour une alliance avec Estrosi dès le premier tour, pour ne pas voir le Rassemblement national de Philippe Vardon remporter la ville. Dans ce cas-là, Cédric Roussel pourrait mener, s’il se lance, une candidature autonome, sans l’étiquette du parti présidentiel : ça s'appelle une candidature dissidente et LREM ne peut se la permettre. 
La décision sur cette investiture est attendue pour la fin de l’été.

Et si Eric Ciotti obtient l’investiture du parti Les Républicains ?

Résultat de recherche d'images pour "Estrosi Roussel"
Alors LR pourrait précipiter les décisions : le maire de Nice, pas encore candidat mais déjà en campagne, pourrait tendre la main à la LREM, au grand dam des marcheurs locaux qui pourraient manifester leur colère en se réfigiant dans l'abstention.

LR ou LREM, le choix cornélien d'Estrosi 
Comme ses collègues qui finalisent des fins de travaux en masse à la veille des élections, Christian Estrosi est sur tous les fronts. Fin juin, c’est le tunnel de la ligne 2 du tram qui était mis en service à grand renfort de vidéos, photos et hashtags #ILoveNice postés sur les réseaux sociaux. Une semaine plus tard, au tour de "l’Office municipal niçois des seniors" d’ouvrir ses portes. Dans une ville où les plus de 65 ans représentent près d’un tiers de la population, le maire en place depuis 2008 y a annoncé une nouvelle mesure : "la baisse du coût de l’abonnement" des transports en commun annuel de 111 euros pour les seniors. De quoi séduire tout un électorat. Preuve qu'il prépare l'annonce officielle de sa candidature ? 

En mauvaise posture aux Régionales, Castaner s'était désisté pour Estrosi.
En 2015, la liste que conduisait le maire de Forcalquier avait totalisé 16,6 % au premier tour (contre 40,6 % pour celle du Front national (actuel RN) et 26,5 % pour celle des Républicains (LR). Castaner décida de jeter l'éponge, pour faire barrage au FN et ce choix favorisa la victoire de Christian Estrosi, mais aussi la disparition du PS du Conseil régional. Le maire de Nice remporta le second tour avec 54,78 % des voix, tandis que la liste FN conduite par Marion Maréchal réalisait le meilleur score jamais obtenu par le FN dans une région (45,22 %).
En mai 2017, il annonça qu'il démissionnait de la présidence du Conseil régional et reprenait la mairie de Nice, tandis que le Mauricien Renaud Muselier (LR) accédait à la présidence de la région PACA.

La priorité d'Estrosi, c’est "sa" ville. 
En mai 2017, il choisit de quitter la présidence de la région Sud (ex-Provence-Alpes-Côte-d’Azur) pour retrouver Nice. Lorsque le poste de ministre de l’Intérieur est devenu libre en octobre 2018 après le retour à Lyon de Gérard Collomb, il a indiqué n’être "absolument pas" intéressé par un come-back en politique nationale, fût-ce Place Beauvau : "J’ai fait le choix de ma ville, affirmait-il alors. Je m’y consacrerai. […] J’ai choisi Nice et je resterai à Nice."

Six mois plus tard, les cartes politiques ont été battues. 
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Briguer un troisième mandat, mais avec quelles alliances. Si Eric Ciotti confirme sa volonté d’être maire de Nice, sachant que le président du Département n'a pas varié, qui des deux leaders de la droite azuréenne obtiendra l’étiquette LR, dont la commission nationale d’investiture a repoussé son verdict à l’automne ? "Estrosi est un maire sortant. Il est membre fondateur et toujours adhérent. Ce serait logique et cohérent qu’il obtienne l’investiture LR, juge Pierre-Paul Léonelli, adjoint à la ville de Nice et président des Amis du maire. Il est essentiel d’avoir un candidat clair et défini"... Mais cette clarté-là n'est pas celle de l'eau de roche...
Mais si Ciotti, qui ne navigue pas en eaux troubles, obtient l'investiture LR, Estrosi pourrait-il envisager de toper avec LREM et être de ces maires de droite avec qui le parti présidentiel ferait affaire en mars ? Depuis 2017, Estrosi fait partie de ces LR qui traînent comme une casserole un profil "Macron-compatible". Et si on considère que LR a reçu une claque aux Européennes , Estrosi en a pris sa part du fait de son soutien public à la tête de liste François-Xavier Bellamy. 
Le maire de Nice a pris la précaution de se déclarer prêt à "rompre avec l’idée de faire route tout seul"... et enclin à former "des coalitions" avec la majorité. On peut donc en conclure qu'il n'oeuvre pas pour sa candidature personnelle, mais en faveur d'une alliance. Même si les dirigeants de LREM se sont promis de faire payer à ces maires de droite leur soutien à Bellamy, voir Estrosi battu par Ciotti ne serait pas dans l'intérêt du parti du président qui veut rafler les grandes villes. 

Faire battre Ciotti par tous les moyens?
La commission nationale d’investiture pourrait donc trouver avantage à aider le fluctuant Niçois… au grand dam des godillots locaux. Cette alliance est "impossible, inconcevable, illogique, irrationnelle", énumère Khaled ben Abderrahmane : "Travailler avec Estrosi sur un projet parce qu’il est en place, je ne vais pas dire non. Mais aller avec lui quand il se présente, ce n’est pas possible."
Avec d’autres marcheurs, Ben Abderrahmane a signé une tribune fin juin alertant sur la «prise en otage» de la ville «au nom de calculs politiciens entre amis». Cédric Roussel, premier candidat déclaré pour obtenir l’investiture LREM à Nice, est sur cette ligne : «Si on ne juge que sur les faits, on ne peut pas dire qu’[Estrosi] soit Macron-compatible . De l’expérience sur mon territoire, je n’ai vu et constaté aucune coconstruction», estime le député des Alpes-Maritimes, qui exclut toute entente avec le maire sortant.
L’alliance pourrait se lier à l’intérieur même du clan Estrosi. Dans sa majorité, l’édile compte au moins deux marcheurs : Philippe Soussi et Joëlle Martinaux. La seconde vient de faire part de sa candidature à l’investiture LREM. Si Estrosi l’a sanctionnée en lui retirant sa délégation municipale, certains marcheurs y voient une manœuvre pour permettre à son adjointe d’obtenir l’investiture LREM au premier tour… pour mieux s’allier avec elle lorsque viendra le second.
Mathilde Frénois Correspondante à Nice

lundi 24 juin 2019

Gauche et extrême gauche, OK avec le burkini en France

Ils font le jeu de Marine Le Pen

Des représentants de la droite et de l'extrême droite ont en revanche exprimé lundi leur opposition au port du burkini

Une opération sexiste, condamnée des féministes 
La gauche progressiste, permissive et internationaliste n'a pas réagi.
Il aura donc fallu que les droites s'opposent à l'islamisation de la France par les intégristes. Car les gauches ne mélangent pas intégrisme catholique qu'ils combattent et intégrisme musulman qu'ils tolèrent et instrumentalisent contre le premier... 
La provocation prosélyte d'un collectif radical de femmes encadrées d'hommes ne les à pas sortis de la canicule, bien qu'il ait mené une opération coup de poing à Grenoble en faveur de ce maillot de bain couvrant et pudique, comme au temps de nos (arrières-)grands-mères, mais interdit dans les piscines publiques, au même titre que les caleçons.

Le burkini n'a "pas sa place en France où la femme est l'égale de l'homme," a fait valoir le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti. 

"Laisser faire ces activistes islamistes à Grenoble comme partout en France, c'est renoncer à la République. Je ne l'accepterai jamais", a insisté sur Twitter le président de la commission d'investiture de LR.

"Il ne faut aucun accommodement avec le burkini", a estimé Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, qui avait rejoint l’équipe de Jacques Chirac, alors qu’elle a été sollicitée par l’équipe socialiste de Lionel Jospin après les législatives de 1997, la jugeant déjà socialo-compatible, et qui a d'ailleurs démissionné récemment de LR. Sur Radio Classique, elle dénonce pour sa part "la provocation" des femmes qui ont fait irruption dans une piscine de Grenoble dimanche avec cette tenue.
Faisant de la pédagogie en direction de cette population exogène qui, de surcroît, crache couramment sur la voie publique, elle a insisté :  "On se baigne en maillot de bain pour des raisons d'hygiène", de "sécurité" et "d'ordre public, parce que voir des personnes se baigner en burkini, ça crée des grandes tensions", puisque c'est un jugement négatif porté sur les femmes en maillots à l'occidentale. Sachant en outre que le bikini n'est pas autorisé aux femmes.

"Si on acceptait le burkini, d'ici quelques années, toutes les jeunes filles des quartiers populaires se baigneraient couvertes, pour des raisons d'ordre moral et pour préserver leur réputation". Il faut "continuer à se baigner en maillot de piscine, pour laisser les femmes libres", a-t-elle martelé.

Le Rassemblement national a dénoncé une "provocation islamiste"

Le RN souligne que cette action médiatisée - à laquelle la presse était convoquée - vise "à revendiquer et imposer un communautarisme vestimentaire au même titre qu'est désormais exigée la mise en place d'un communautarisme alimentaire," tente-t-il, dans un communiqué, de faire comprendre au Washington Post, El Pais ou die Welt...

"Sous couvert de la défense de droits individuels et d'une prétendue lutte contre les discriminations, les organisations islamistes qui s'infiltrent dans toutes les sphères de la société, menacent nos libertés et sapent les fondements de notre démocratie en cherchant à imposer les prescriptions et le droit religieux dans la sphère publique", a développé le RN, qui demande "la dissolution (...) des organisations islamistes affiliées à la confrérie des Frères musulmans".

Une dizaine de femmes vêtues de burkinis, soutenues par l'association Alliance citoyenne (subventionnée?), ont mené une action dimanche après-midi dans une piscine de Grenoble pour revendiquer le droit de se baigner avec ce maillot de bain effrayant les plus petits. Lien PaSiDupes
En mai, des femmes soutenues par le même collectif avaient conduit une action similaire dans une autre piscine de la ville. Sans poursuites.

vendredi 21 juin 2019

Proposition de loi LR sur la sécurité : la majorité persiste dans le rejet de toute contribution d'opposition

Le totalitarisme de la majorité présidentielle ne faiblit pas...

La démocratie parlementaire a encore reculé

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Jeudi
, la majorité LREM à l'Assemblée a rejeté en bloc une proposition de loi sur la sécurité du député LR Eric Ciotti. Elle a jugé "précipitées" et parfois "idéologiques" les augmentations budgétaires, le paiement des heures supplémentaires, les sanctions aggravées pour les agressions de policiers, alors que  le gouvernement tarde à présenter son propre texte.

Cette proposition de loi "d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure" était examinée dans le cadre d'une journée dédiée aux propositions du groupe Les Républicains ("niche parlementaire").
"Ce texte entend (...) porter un engagement" pour que ceux "qui assurent la protection de nos concitoyens" disposent "des moyens nécessaires pour faire face à cette mission essentielle", a expliqué Eric Ciotti, rapporteur du texte.

Le député des Alpes-Maritimes a proposé une loi de programmation prévoyant une dotation supplémentaire de 15 milliards d'euros sur six ans pour la sécurité, mais elle a été repoussée.
"Depuis cinquante ans, les moyens ont été divisés par deux", a fait valoir l'élu rappelant un récent appel de syndicats de police, évoquant une "disette budgétaire".

Le député a également proposé "le paiement des 24 millions d'heures supplémentaires", "véritable épée de Damoclès opérationnelle", engrangés au fil du temps par les policiers. 

Il a appelé à un durcissement des peines réprimant les agressions et injures contre des policiers, gendarmes ou pompiers. Ceci avec des peines planchers, des expulsions et interdictions du territoire pour les étrangers et la suppression de l'excuse de minorité pour les plus de 16 ans. 

Le texte visait enfin à renforcer les prérogatives des polices municipales en habilitant notamment des agents à opérer des contrôles d'identité.

Le gouvernement balaie la proposition LR d'un revers de la main

Les autocrates macroniens n'ont rien trouvé à leur convenance.
"Votre proposition de loi pêche par son impréparation. Certaines dispositions sont inconstitutionnelles, d'autres peuvent apparaître comme idéologiques et d'autres n'ont pas montré leur effet", a tranché Laurent Nuñez, le secrétaire d'Etat auprès du ministre apparent de l'Intérieur (Castaner), en se prononçant contre l'ensemble du texte.

Il a rappelé le projet en cours de livre blanc et de loi de programmation pour la sécurité intérieure évoqué par le premier ministre, lors de sa déclaration de politique générale.
Tout cela demande "une large concertation, des échanges avec les syndicats". "Nous les menons depuis des semaines et avançons sur les questions du temps de travail et des heures supplémentaires", a-t-il indiqué.

"Cela demande aussi de consulter les directions, des experts, les élus (...) donner la parole aux femmes et hommes de terrain, aux citoyens", a ajouté le ministre réel Nunez appelant "à ne rien négliger, ni brusquer". "En même temps", la soumission de la proposition d'Eric Ciotti à la commission parlementaire permanente n'a pas été autorisée...

"Votre loi de programmation sera adoptée au mieux en 2020, a déploré E. Ciotti (...), alors que les policiers et les gendarmes attendent des mesures immédiates".

Les despotes rejettent systématiquement les amendements de l'opposition, mais aussi leurs propositions de loi... Vont-ils aussi leur reprocher de ne pas jouer pleinement leur rôle parlementaire ?