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samedi 16 mai 2020

Loi contre la haine en ligne, c'est du niveau des sex-tapes de Griveaux

LREM se saborde: gardez-moi de mes amis, quant à mes ennemis, je m'en charge !

La loi Avia contre la haine en ligne, "c'est comme si Benjamin Griveaux faisait passer une loi contre la pornographie en ligne" (Canteloup)



On notera que
Véran O. tombe sous le coup du harcèlement lié à l'apparence physique

S'adressant à Eric Ciotti au parlement, le carabin - qui sert à Edouard Philippe de ministre de la Santé - répond avec cynisme aux critiques de la destruction de masques chirurgicaux, dont les Français manquent cruellement, que l'ancien ministre de l'Intérieur ne proposerait pas lui-même les masques des stocks moisis du gouvernement à son "lapin nain":  ce choix de Macron laisse ainsi loin derrière la cyber-violence des réseaux sociaux.

Au bestiaire de la majorité présidentielle,
Véran au profil de tortue exigerait-il des photo-journalistes qu'ils ne diffusent que des gros plans ou des plans américains de sa personne. Motif: il a les pieds plats ! Et en marche, ça saute aux yeux rouges ou non...

jeudi 8 août 2019

Castaner, pornographe ?

Castaner a diffusé une BD porno contre son adversaire, une femme

Qu'en pensent le gérontophile Macron et la sapiosexuelle Schiappa ?



Le ministère de l’Intérieur que Macron a donné en location à un "kéké" qui a cotoyé la pègre marseillaise méritait-il Castaner ? 
L’un de ses méfaits a été peu évoqué par les "journalistes libres et indépendants" soumis aux hommes d'affaires qui leur tend la gamelle et de la presse qui se couche pour son allocation de l'Etat. L'un de ses coups pourris, qui n'était peut-être pas le premier de sa carrière politique, nous ramène en 1995, à Avignon.
Les portraits qui sont consacrés à Castaner font l'impasse sur un écart qui en dit long sur son sens moral. La presse, tel Le Figaro, qui cherche des poux aux petits blogs, ménage en revanche les puissants du moment, se réservant pour l'après, avec des dossiers sous le coude sur celles et ceux qu'elle a servis : ce qu'on appelle le coup de sabot de l'âne. Or, depuis le nombre incalculable de ses bulles, bourdes et ordres de répression policière, Castaner s'est positionné sur le siège éjectable qui pourrait le retourner à l'envoyeur provençal, encourageant les plus téméraires d'entre eux à quelques hardiesses. De la pointe de leurs fleurets mouchetés, ils se laissent aller, tel le JDD, à classer ses mauvaises fréquentations au rang des "erreurs de jeunesse".

Le coup tordu qui resurgit quand l'individu est à terre remonte au 9 juin 1995.
Ce matin-là, les habitants d'Avignon en pleine campagne municipale trouvent  dans leur boîte aux lettres un document qui les plonge tour à tour dans la stupéfaction, les rires et l'indignation : 35.000 tracts, sous forme d’une bande dessinée, titrée "La dinde enchaînée" et "Erections municipales", ont inondé la ville entre 1h30 et 7h00 du matin. Sur la couverture pastichant le célèbre Canard enchaînés ont peut aisément reconnaître, dans des postures sans équivoque, la candidate RPR Marie-Josée Roig et le sénateur Alain Dufaut, en train de s’accoupler. Lui est grimé en vautour, elle en dinde, enchaînée et extatique, tous deux bavant de plaisir. Le scénario est simple : Alain Dufaut (alias 'Duf-duf') manque de courage pour prendre la mairie lui-même et fait appel au représentant du "F-Haine" local, chauve et arborant un brassard noir, qui lui fait rencontrer Marie Josée-Roig. Celle-ci est croquée déambulant dans une voiture noire dont les pare-chocs ont laissé place à une bouche aux lèvres bombées, façon imagerie coloniale. Et, au cas où tout le monde n’aurait pas saisi la finesse de la scène, un personnage la décrit, dans un parler petit nègre, comme arrivant au volant de sa "twingo noi’e"… Attaque frontale d'une vulgarité rare, attentat à la pudeur contre des mineurs chargés par les parents de relever le courrier et atteinte raciale, voire racisme. L'amuseur d'Edouard Philippe n'a pas encore quitté le caniveau pour les cabinets ministériels... 

L'homme de main chargé de la diffusion des 35.000 tracts est Christophe Castaner.
Suivent une dizaine de pages crayonnées avec tant de précision qu’on apprendra plus tard que les dessinateurs ont veillé à lever toute ambiguïté sur les identités des copulateurs, avec des portraits ressemblants par d'authentiques artistes. 
Le scénario, lui, pêche par manque de vraisemblance. Trois anciens membres du RPR, dont Alain Dufaut soi-même, l’affirment aujourd’hui à Marianne : "Marie-Josée Roig [aujourd'hui âgée de 81 ans, elle a été maire d'Avignon de juin 1995 à avril 2014] est une femme respectable, très éloignée des portraits diffamatoires de l’époque." Contactée par l'hebdomadaire, la principale cible des socialistes se souvient bien entendu de l’affaire : "J'ai été très interloquée en découvrant ce tract, mais ayant une bonne connaissance de la population avignonnaise, j'étais aussi persuadée que cela ne prendrait pas, et ce fut largement le cas."

Voler au secours du maire PS Guy Ravier

Le tract infâmant n’empêchera pas Marie-Josée Roig d’être élue à Avignon, pour près de 20 ans, la justice se saisit rapidement des plaintes déposées et s’intéresse à cinq suspects, ayant un intérêt commun : voler au secours du maire socialiste Guy Ravier. Parmi eux : Christophe Castaner, alors adjoint au directeur général des services de la mairie, entre les mains duquel le tract a transité. Il a alors 29 ans; c’est son premier poste important. Le petit groupe se dit que leur maire-sortant, socialiste et professeur de collège, ne cesse de dévisser depuis six ans et qu'il est temps de mener "campagne contre". Une rencontre de trois personnes, Michel Becker, Alain Moretti et Thomas Pierre, jettera les bases du tract. Un quatrième, Michel Coviaux, un graphiste publicitaire, sera le dessinateur, tandis qu’Alain Moretti se chargera du scénario. Reste maintenant à trouver la personne sans scrupules pour faciliter la diffusion des quelques 35 000 tracts et les regards se tournent vers Christophe Castaner, l'homme de confiance de Macron, aujourd'hui, et celui des basses besognes.

"Une bande dessinée véritablement pornographique, concluent les juges avignonnais, et "non pas d'une brochure satirique"
Devenu ministre du gouvernement Philippe nommé par Macron, Castaner a évoqué furtivement l’affaire en 2018 au JDD – dans un portrait complaisant  – au cours duquel il livre sa version des faits : 
"Un militant m'appelle vers minuit [l'heure du crime...]. Il me réveille [à 29 ans, c'est déjà un couche tôt, comme chacun sait depuis que des photos le montrent en boîte et en galante compagnie un soir de mobilisation de Gilets jaunes] et me dit : "Casta, je crois qu'on a fait une connerie." Je n'avais pas vu la BD [il peut le jurer et sous serment...]. Je me rhabille, je débarque et je dis stop !" C'est l'homme chargé de l'odieux tractage qui parle... 
A l’époque des faits, il sert la même version à la justice, reconnait avoir "pêché ", tout en invoquant auprès du tribunal une "inattention pendant une durée de vingt minutes". Pas convaincant néanmoins pour les juges du TGI d’Avignon, qui trancheront le 10 octobre 1996 : "Christophe Castaner a été chargé de la distribution des brochures tirées à 35.000 exemplaires pour le prix de plus de 50.000 francs ; il est aussi peu pensable qu’après avoir permis cette diffusion, il en eût arrêté celle-ci seulement vingt minutes après, en raison du nombre d’exemplaires répandus dans la ville d’Avignon." Avant de conclure : "M. Castaner ne peut bénéficier d’une équivoque quelconque car lui a eu en sa possession l’ouvrage en son entier et en couleur, et c’est par son intermédiaire que ces brochures ont été distribuées". Pour la justice, Il apparaît donc clairement à la justice qu’on ne peut jouer l'innocent après avoir pêché" par "inattention" en diffusant 35.000 tracts. Les juges avignonnais établissent qu'il s'agit "non pas d'une brochure satirique" mais bien d' "une bande dessinée véritablement pornographique". "Christophe Castaner réfutait des réalités avec un aplomb hors du commun", confie à Marianne un ancien Avignonnais proche du dossier.

Christophe Castaner sera déclaré coupable d’avoir organisé la diffusion des tracts sur la voie publique, et condamné pour "diffamations et injures publiques envers particulier, fonctionnaire ou citoyen chargé d’un service public par parole, écrit, image ou moyen audiovisuel", à payer 50.000 francs d’amende. Auxquels s’ajoutent 51.000 francs de dommages et intérêts à régler, avec ses camarades éditeurs improvisés de bande dessinée, à l’attention d’Alain Dufaut et Marie-Josée Roig.
"A l'époque, j’ai été ennuyée par cette histoire, pour mes enfants et pour ma mère encore vivante". (Marie-Josée Roig, ancienne maire d'Avignon)
Castaner a-t-il informé le président de ses antécédents judiciaires ?
Cette affaire n’a en rien arrêté Christophe Castaner : au contraire, cette même année 1995, celui qui fut lié à Christian Oraison, un caïd des Alpes-de-Haute-Provence de la Dream Team abattu de plusieurs balles en 2008 (il déclare à son propos : "C'était mon grand frère, mon protecteur. Il m'appelait l'étudiant", lance sa carrière politique à Paris. Après avoir été directeur de campagne de Jean-Louis Bianco (cantonales de 1992), lequel, après avoir été secrétaire général de la présidence de la République de François Mitterrand, puis ministre, deviendra président du département des Alpes-de-Haute-Provence où il s'implantera, il est directeur de cabinet de Tony Dreyfus, maire PS du 10e arrondissement, et conseiller technique de Catherine Trautmann, dont il deviendra chef de cabinet quand elle accédera au gouvernement, avant d’être appelé auprès de lui par ...Michel Sapin.

Et, malgré cette progression douteuse, Christophe Castaner a  la charge, en tant que ministre de l’Intérieur, d’organiser les élections municipales de 2020... 
Le "monde nouveau" de Macron ne serait-il pas déjà un soupçon crapoteux ? 

jeudi 6 novembre 2014

"Zizi Sexuel": l'exposition ludique, bête et inutile

L'exposition inspirée de la BD de "Titeuf" fait polémique: bravo !

Choquer le "bourgeois" sans rendre service à quiconque, hormis les marchands
L’exposition "Zizi sexuel" fait son grand retour à la Cité des Sciences dans les bagages de la gauche égrillarde. Elle fait une "tuerie" à l'emplacement des anciens abattoirs de la Villette. 
Cet établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) spécialisé dans la vulgarisation de la culture scientifique et technique ambitionne d'apporter des réponses aux interrogations "des 9-14 ans et leurs parents" (sic) soulevées par la puberté et le début de l'adolescence. Ainsi, du 14 octobre 2014 au 2 août 2015, sa bibliothèque propose-t-elle une série d'animations pour les jeunes à partir de ...6 ans et leur thématique est vaste et présomptueuse: la sexualité, la santé et même l'amour. Le temps de l'"information" sexuelle de papa est révolu: on entre dans le dur !

Si fins spécialistes de la psychologie des jeunes qu'ils soient, les pédopsychiatres  réquisitionnés ont toutefois failli dans leur décryptage du contexte sociétal consécutif à la loi sur le mariage homosexuel et au débat sur la théorie du genre et le projet pédagogique du "Guide du Zizi sexuel" (pléonasme?) de Zep et Hélène Bruller est malvenu. Vendredi 24 octobre, il a fait se dresser près de 42.000 citoyens vigilants signataires d'une pétition en ligne. 

La commissaire de l'exposition dit s'étonner de son succès de scandale

Les organisateurs se défendent de leur bonne foi angélique (asexuée)
"Nous avons programmé l'exposition il y a un an et demi, bien avant toutes les polémiques" provoquées successivement par la loi Taubira, dite du "mariage pour tous", puis de l'importation des Etats-Unis par Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, de la théorie du genre et de L'ABCD de l'égalité par la ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, la même, décidément obsédée par le sujet

La faculté d'étonnement de 
Maud Gouy (jeune, ci-contre) est pourtant restée intacte. "Nous nous retrouvons aujourd'hui dans un débat malgré nous", minaude la candide, cheveux courts taillés à la garçonne. 
Dans la lignée de ses précédentes expositions -impertinentes et culottées - visant le public des collèges, comme en 2004-2005 Crad'expo ou La science impolie du corps humain (ci-contre), autant dire nauséabonde
Les thématiques alors à l'honneur ? Pourquoi et comment se fabriquent les crottes de nez ? D’où viennent les odeurs de pied, de dessous-de-bras ou d’ailleurs. Pourquoi le corps gargouille, rote et pète ?


Mais pour passer maintenant à la "déculottée", elle se retranche aussi sec derrière des spécialistes anonymes de l'enfance qui ont collaboré au projet de la ministre. "Nous avons travaillé avec un comité scientifique composé de spécialistes de l'enfance et de l'adolescence pour savoir exactement ce que l'on disait et connaître les limites du langage pour les 9-14 ans.Je suis même allée dans les classes de CM2 pour voir quelles étaient les préoccupations, puis j'ai assisté à un cours d'éducation à la sexualité dans une classe de 4e," se défend cette irresponsable qui, depuis dix, a besoin d'apprendre encore. 
"Si nous n'avons pas changé une virgule, c'est parce que cela n'était pas nécessaire. Les adolescents d'hier ont les mêmes interrogations que ceux d'aujourd'hui, même si le ton se veut décalé avec Titeuf, a-t-elle découvert, à la différence des pères et mères de famille

SOS éducation se fait tacler pour avoir osé résister 

On peut ouvrir les braguettes des autres et pourtant rester fermé à la critique 
Une avancée depuis le trou de serrure...
La porte du milieu ouvre-t-elle
sur le trans-genre?
"Je tiens à rappeler que personne n'est obligé de venir et qu'il est facile de sortir de son contexte certains éléments d'une exposition", riposte la bénéficiaire de l'argent public. "Comme toutes les autres, l'exposition "Zizi sexuel" a un sens, assure-t-elle, "c'est un objet complexe qu'on a longuement pensé", comme le zizi, pour découvrir qu'il est un objet sexuel, avant d'être un "organe sexuel", ce qui fait tache chez les crads de la Cité des sciences. Le visiteur commence par le sentiment amoureux, et non par la découverte de son corps, à six ans, le public visé. "Puis il évolue jusque la puberté et après seulement il est question de l'acte sexuel, puis de la reproduction et enfin de prévention." 

Ils doivent manipuler la langue de deux marionnettes 
grandeur nature pour apprendre "à se rouler une pelle"
"Notre volonté n'est absolument pas celle de choquer", affirme l'organisatrice du scandale, mais ça ne la dérange pas. "L'exposition se veut drôle et décalée, mais pas provocante", assume-t-elle toutefois. 
"Notre vocation (!) est de les informer et parfois même de les alerter. Ils ont besoin d'outils pour agir en toute conscience. Laisser les jeunes dans l'ignorance face à des sujets aussi fondamentaux n'est pas leur rendre service", décide-t-elle, visiblement perturbée par un vécu personnel douloureux.


"Les enfants sont invités à appuyer sur une pédale pour provoquer l'érection, puis l'éjaculation d'un mannequin", selon les pisse-froid. Vrai ou faux?

"On ne voit pas de sexe en érection ou en train d'éjaculer dans l'exposition", répond fermement la muséographe.


Déjà 44223 signataires de la pétition !

Les associations qui ont peur de voir des enfants de moins de 9 ans se balader dans l'exposition n'ont
 "aucune inquiétude à avoir", estime cette traumatisée de la vie sexuelle qui affirme dans la presse que l'expo est  faite pour les jeunes entre 9 et 14 ans", mais dès 6 ans sur le site... 
Et "sans contrôle à l'entrée, (...) les parents prennent leur responsabilité". Elle est pas belle la vie ?
"Le seul risque pour les moins de 8 ans: ne pas comprendre ou ne pas s'intéresser aux propos de l'exposition. Mais ce n'est pas grave du tout, il n'y a rien de choquant ou de dangereux pour les plus jeunes." Naturellement, ils détourneront leur attention s'ils ne sont pas en mesure de comprendre" ce qu'ils ont fait la démarche de venir découvrir. 


Multipliant les précautions dégageant sa responsabilité, elle ajoute: "je veux quand même insister sur le fait que l'exposition ne se substitue pas aux parents. Nous sommes simplement un des prolongements." L'hypocrisie vertueuse a fait un grand pas depuis les jésuites du 17e (siècle).

"La France où la sexualité est déjà omniprésente"

Les autres pays doivent être des attardés de la chose. " Parler de la sexualité, dans des pays comme la France où elle est déjà omniprésente, une nécessité. Plus on parle tôt de ces sujets, moins les jeunes passent à l'acte. [Une méthode contraceptive qui doit encore faire ses preuves (scientifiques). S'ils sont informés, ils pourront se positionner de façon avertie." Lkama-sutra s'enrichit de nouvelles positions: l'expo est résolument innovante et créative !

L'exposition a une véritable légitimité aujourd'hui, décide l'organisatrice. 
En mal d'épanouissement, M. Gouy a une demande personnelle forte (bien que tardive et refoulée, ci-contre à droite, aujourd'hui), mais une vision un peu sombre de l'éveil et de l'accomplissement sexuels. 
"Les enfants sont encore plus exposés à ces problématiques qu'il y a 7 ans et pourtant elles sont devenues encore plus taboues. Je pense notamment à la pornographie, qui tombe sous des yeux de plus en plus jeunes. C'est pour ça que nous avons choisi de diffuser quatre petits films qui expliquent des notions comme celle de la pornographie, de la pédophilie et de l'inceste. Il faut évoquer ces sujets et non pas les éviter. C'est finalement une des missions de la Cité des Sciences" (et de la Sexologie)

Pourquoi l'approche de la "problématique" par la BD serait-elle insuffisante ?  

Pas de sexualité épanouie sans un passage par la Cité des Sciences? Cet organisme public est-il en mal de programmation ? Le filon du crad est-il menacé d'épuisement et, avec lui, ses financements publics ?   
"La qualité du travail de Zep, le créateur de Titeuf, c'est qu'il permet aux enfants d'imaginer la transformation du corps [l'anticiper, pour la vivre mieux] à travers des personnages sympathiques aux traits grossis. Mais surtout, c'est aussi l'occasion de parler de science, de revenir sur l'anatomie et le rôle des hormones."
La fille est juste dominatrice...
L'objectif du "Guide du Zizi Sexuel" dans l'exposition est double et révèle la préoccupation idéologique réelle de l'expo:  d'un côté, l'éducation à la science et au savoir (l'alibi) et, de l'autre, l'éducation à la citoyenneté, à l'égalité, au respect et à la tolérance.
"Nous n'avons d'ailleurs que des retours positifs pour l'instant.  Je me souviens notamment de la phrase d'un enfant de 11 ans qui disait [spontanément]: "Merci de m'aider à devenir grand". 
Deux grandes fédérations de parents d'élèves, la FCPE et la PEPP, sont aussi favorables à l'exposition. Il ne manque plus que la FSU ?

Zep s'y retrouve-t-il ?

Il garde le silence, tandis que M. Gouy régresse: lors de sa Crad'expo, elle estimait encore qu’un corps "bavard" est, en fait, un corps en bonne santé. Aujourd'hui, en faisant parler et agir son "Zizi sexuel", soutient-elle que le sexe n'est plus en bonne santé ?

Si vous voulez
SIGNER la PETITION,

vendredi 7 février 2014

Vers une expansion des activités "humanitaires" de l'ex-première concubine ?

Un site porno offre 500.000 euros à V. Trierweiler pour devenir son "ambassadrice" !

Trierweiller au redressement de la libido

Dans le meilleur des cas c'est un gag et au pire un simple opération promotionnelle.
Le site pornographique de vidéos YouPorn aurait fait une offre alléchante à l’ex-première dame de France. Valérie Trierweiler pourrait donc élargir le cercle de ses activités de bienfaisance en répondant favorablement au communiqué de presse de Brad Burns.

AValérie Trierweiler, le vice-président du site YouPorn 
propose officiellement  de devenir son "ambassadrice 

La société veut s’offrir l'ex-première dame répudiée 
pour 500.000 euros pendant un an dans le rôle d' "ambassadrice et porte-parole française".

Valoche pourrait devenir l' "escort girl" de YouPorn 

"Avec vos expériences antécédentes [précédentes?] en tant que journaliste, nous pensons fortement que vous seriez la candidate idéale pour agir en tant qu’ambassadrice française", précise le communiqué, rapporté par Libération, avec l'entremise de Next, son portail nouvelles technologies.

Valérie Trierweiler, qui n'a pas souhaité communiquer sur le sujet, étudierait-elle la proposition ?

lundi 2 décembre 2013

Les Femen sont des pisseuses

Le degré zéro de la contestation féministe

L'abjection, un "coup d'éclat," selon Le Parisien !

Elles ne se sentent plus...
Cinq activistes Femen, mouvement anarcho-révolutionnaire originaire d'Ukraine, se sont réunies dimanche vers 9h30 devant l'ambassade d'Ukraine à Paris (VIIe arrondissement ), seins nus, le torse couvert de l'inscription "Yanukovych piss off" ("Ianoukovitch dégage !"). Culotte baissée, des couronnes de fleurs dans les cheveux, elles ont longuement uriné sur des photos du chef de l'Etat, au cri de "l'Ukraine en Europe", avant de se rhabiller et de quitter les lieux sans incident. Le service public de francetvinfo titre "Le pipi des Femen pour protester contre le président ukrainien". 

Caroline Fourest a été décorée par la ministre de la ...Culture, Aurélie Filippetti, probablement pour son soutien à ces "factieuses" du genre extrémiste que la gauche affectionne sans retenue.

Apprenez-leur le caniveau

La presse était présente à cette heure matinale. Elle n'a pas besoin de leçon de caniveau: elle n'en a pas perdu une goutte...
"Nous sommes venues pour dire à l'Europe que nous avons besoin d'aide", a expliqué Inna Shevchenko, chef de file des Femen en France. Elles accusent  le président russe Vladimir Poutine d'exercer une "influence"  sur Kiev.
Qualifiant le régime ukrainien de "dictature", la jeune dérangée a dénoncé l'usage de la force samedi contre les manifestants de l'opposition, qui a fait des blessés. Les manifestants "ont été confrontés à des violences de la part de la police", assure-t-elle depuis Paris. Pour l'Ukraine, "ça n'est pas seulement un moment difficile, c'est un aussi un moment dangereux", a déclaré Inna Shevchenko.

Les Femen ont manifesté à Paris contre le pouvoir ukrainien

VOIR et ENTENDRE le spectacle de rue de ces féministes hystériques subventionnées par la municipalité PS de Paris: 

Demain, elles font pipi debout ?
Accusées de pornographie en manifestant seins nus dans des lieux publics, notamment religieux, ces féministes du quatrième type ont maintenant atteint la phase scatologique.

Vu les événements violents d'Ukraine, on imagine mal que le ministre de l'Intérieur n'a pas assuré la protection de l'ambassade d'Ukraine à Paris.
Valls s'est-il rendu coupable de soutien à cette démonstration? 

lundi 17 juin 2013

Boycottons le film 'L'Inconnu du lac": son affiche est un attentat public à la pudeur

Les homos censurent l’affiche que tolère Filippetti 

Les militants LGBT rassemblés mercredi devant la mairie de Saint-Cloud n'assument pas la fellation homosexuelle

Monde unisexe d'où la mixité sociale et la parité sont exclues
Par principe  et pour des motifs politiques
Ils étaient là pour dénoncer la décision du maire UMP de faire retirer des panneaux de la ville les quatre affiches du film porno-gayau second plan, on y voit en effet un homme faire une fellation à un autre homme. 

Mais les manifestants en soutien au film L’inconnu du lac prenaient soin de ne pas montrer la scène litigieuse aux journalistes qui couvraient leur manifestation en jouant le jeu de la désinformation.

Pour information non manipulée, l’affiche intégrale et originelle du film est présentée ci-dessous, en fin d'article.


Les militants hypocrites - et honteux ?- de LGBT  s’affichent avec la scène de premier plan, qui montre deux hommes s’embrasser sur la bouche, mais trompent leur auditoire en cachant la scène pornographique proposée à l'affichage sur la voie publique.

Les captures d’écran suivantes sont tirées du film de la manif réalisé mercredi
 (ci-dessus)


Elle est mignonne, la manipulatrice...

Les autres "vocifèrent," selon le journaliste,
et la petite mignonne dénonce la "censure"
mais dissimule de l'affiche ce qui dérange. 


Désinformation de la presse complice de la manipulation de l'opinion

À chaque fois, la scène de fellation était coupée pour fausser le jugement des Français devant leurs écrans! 
Elle est présentée ici  à l'appréciation de chacun dans son intégralité.

L'inconnu du lac


La majorité présidentielle assume ce type de scènes dans l’espace public mais accuse les culs serrés de ringardise et de perversité !

Même les LGBT censurent l'affiche «L'inconnu du lac» !Paradoxalement, les militants homosexuels concernés ne manifestent pas la même ouverture... d'esprit !


dimanche 17 mars 2013

Laïque et exemplaire, l'Education nationale a ses pédophiles aussi

La pédophilie à l'école n'est plus taboue: la belle affaire !

Une circulaire interne du 4 septembre 1997 demanda  de dénoncer les cas d'abus sexuels
La pédophilie  à l'école
reste taboue 
parmi les humoristes décomplexés:
allez, un p'tit effort,
Charlie Hebdo !
Un an après le texte de 27 pages à l'initiative de Claude Allègre, le ministère de l'Education nationale, 345 affaires avaient été révélées, mais la profession, conduite par le SNES dirigé par Monique Vuaillat, s'estima outrageusement soupçonnée. "Pas une semaine sans une affaire de pédophilie", notait Ségolène Royal à l'Assemblée nationale le 29 janvier. L'Education nationale menait sa révolution culturelle et ne couvrait plus "ses pédophiles". Trois ans auparavant, Georges Bernede, alors directeur adjoint des lycées et collèges, confiait, pudique, à L'Express: "Lorsqu'un enseignant est soupçonné d'être à risque, la meilleure solution consiste, sans doute, à lui donner un travail administratif... Dans toutes les institutions, on répugne à ne pas régler ces problèmes en interne." Avec l'affaire Dutroux, plus question de s'en tenir à des blâmes laxistes et à des mutations pour "convenances personnelles", des promotions. 
Parti-pris anti-clérical

L'arroseur arrosé: les laïcs (et anti-cléricaux) prompts à stigmatiser les religieux virent pleuvoir les signalements dans l'Education nationale
: 300 affaires en un an dans l'enseignement primaire, 45 dans l'enseignement secondaire...  Un accompagnateur de classe verte soupçonné d'attouchements équivoques sous les douches. Un principal qui prend les élèves pour des acteurs de films porno... Un prof de gym qui s'amourache d'une élève de cinquième... Un autre qui pousse loin les séances de relaxation. Le maire de Chablis (Yonne), ancien directeur d'école, accusé de viol. Mais aussi et surtout toutes les sordides histoires de maltraitance et d'inceste familial désormais révélées par le corps enseignant

Jusque-là, deux textes discrets abordaient ce genre d'affaires. 
"Une page dans un bulletin officiel de 1989 et une circulaire un peu floue de François Bayrou", raconte Hervé Baro, secrétaire général du Syndicat des enseignants. "Le tabou sur la pédophilie n'est pas une exclusivité de l'Education nationale, qui n'évolue pas plus vite que le reste de la société", constate Sylvie Rubiliani-Lenne, inspectrice académique des Deux-Sèvres (Poitou-Charentes), circonscription de Ségolène Royal, en 1997, puis de Delphine Batho depuis 2007. "  Il n'y a pas plus d'affaires, mais elles éclatent"  et elles font toutes l'objet d'une instruction. Quand ils débouchent sur une mise en examen, l'enseignant est automatiquement suspendu. Parfois, on n'attend pas:  un instituteur de la région lyonnaise suspecté de viols a ainsi été muté dans un centre de documentation des Bouches-du-Rhône, le temps que son dossier soit éclairci. Il a été incarcéré le 16 février. 


D'autres enseignants sont injustement accusés, car la circulaire ouvre la voie aux vengeances et règlements de comptes. 
En 1997, Sa Cynique Majesté Royal, ministre déléguée aux affaires scolaires de Lionel Jospin, estima avoir eu de la "chance " d'avoir une affaire de pédophilie dans sa circonscription.
VOIR et ENTENDRE un portrait croisé de l'ex-concubine du président socialiste:

Un professeur de musique s'est suicidé dans l'Ain le 1er octobre 2008.
Enseignant au conservatoire de la ville de Belley (Ain), il s'est suicidé en octobbre 2008, alors qu'il faisait l'objet d'une enquête préliminaire pour des soupçons d'actes pédophiles sur des élèves. L'un de ses élèves auditionnés, âgé de 14 ans, a indiqué que le professeur avait eu des gestes déplacés d'une cinquantaine d'années, il a été retrouvé pendu à son ancien domicile à Saint-Symphorien d'Ozon (Rhône).

Bernard Hanse, un autre professeur a été traîné dans la boue par Mme Ségolène Royal, secrétaire d'Etat vertueuse aux Affaires scolaires, du fait des accusations d'un élève  - réputé fabulateur et perturbateur - qui à  13 ans avait redoublé sa classe de 6è. Le 10 juin 1997, ce professeur d’éducation physique depuis 14 ans au collège de Montmirail met fin à ses jours. Le 9 juillet, S. Royal qui considère que la "parole" de l'enfant est sacrée, déclara sur tous les grands media à une heure de grande écoute : "l’affaire n’est pas finie; l’enfant s’est peut être rétracté sous la pression des adultes, sous le poids d’un suicide, les reproches qui lui avaient été faits d’avoir parlé."


VOIR et ENTENDRE la froideur de la socialiste s'exprimant au lendemain du suicide du professeur injustement accablé, pour l'exemple:


Les coups de projecteur dirigés par la sous-ministre indignèrent bon nombre d'enseignants. "On veut nous faire passer pour des pédophiles en puissance, alors que 90% des agressions sexuelles sont le fait du père, du beau-père ou du grand-père de l'enfant", soulignait une institutrice parisienne. 
"Il faut maintenant passer de la notion de dénonciation à celle de responsabilité citoyenne", affirma Sylvie Rubiliani-Lenne, fonctionnaire du côté du manche.

Tabou brisé ou non, ça continue

Un professeur de musique s'est suicidé dans l'Ain le 1er octobre 2008.

Enseignant au conservatoire de la ville de Belley (Ain), il s'est suicidé en octobbre 2008, alors qu'il faisait l'objet d'une enquête préliminaire pour des soupçons d'actes pédophiles sur des élèves. L'un de ses élèves auditionnés, âgé de 14 ans, a indiqué que le professeur avait eu des gestes déplacés d'une cinquantaine d'années, il a été retrouvé pendu à son ancien domicile à Saint-Symphorien d'Ozon (Rhône).

L’avez-vous su, ces seuls derniers mois ? 

Parti-pris anti-islamique
Le directeur d’une école juive orthodoxe de Paris est poursuivi pour non dénonciation d’actes pédophiles présumés dans son établissement et perpétrés par un ancien surveillant mis en examen en novembre dernier pour agression sexuelle, après une plainte des parents d’élèves d’une école primaire pour garçons dans le XXe arrondissement de Paris.

Un enseignant âgé de 48 ans de l'école Chateaubriand à Créteil (Val-de-Marne) a été Interpellé le 19 mars dernier, mis en examen pour agressions sexuelles sur trois petites victimes, âgées d'environ 4 ans et placé sous contrôle judiciaire depuis le 21 mars 2012.

200.000 images pédopornographiques saisies chez un prof de l'Hérault. Ce professeur de 51 ans enseignait dans un lycée public de Montélimar (Drôme)

Un enseignant écroué pour pédophilie à Meillac, en Ille-et-Vilaine
Également directeur d'école laïque, l'instituteur de CP-CE1 âgé d'une trentaine d'années a reconnu les faits d'agressions sexuelles sur trois élèves de 8 et 9 ans. Mis en examen, il a été écroué le 8 mars 2013 à Saint-Malo. Magré la circulaire Royal et les campagnes médiatiques, on a appris trois jours plus tard que ce dernier avait déjà été soupçonné en 2010 pour des faits remontant à 2007 et 2008.

La semaine dernière, le fondateur de l'École en bateau est passé aux aveux au cours de son procès
Léonide Kameneff, ainsi que trois ex-membres de l'association l'École en bateau, a reconnules viols et agressions sexuelles sur neuf anciens élèves des voiliers-école, "tout en bloc" . Ancien instituteur et psychologue pour enfants, Léonide Kameneff a créé l'École en bateau en 1969. 400 enfants et adolescents, âgés de 9 à 17 ans, sont partis naviguer des années 1970 à 1990 dans le cadre de ce projet pédagogique alternatif, loin de leurs parents. Aujourd'hui âgé de 76 ans, Kameneff risque jusqu'à 20 ans de réclusion.

Reste un espoir:
que le gouvernement en cache un ! !

Que de tapage dans les media si les pédophiles du moment avaient été des religieux...

dimanche 24 février 2013

Nouveau scandale alimentaire: il y a du porc dans le DSK

Le Monde se penche sur le bout de surimi des hommes de pouvoir 

La couverture de Time après l'arrestation de DSK. Déjà le porc a mauvaise presse.

"C’est parce que tu étais un porc que je suis tombée amoureuse de toi."

"Cela a été l’expérience la plus poétique, la plus dense, la plus cruelle, la plus belle, la plus puissante de ma vie ». [Les enfants, allez vous coucher] Pour avoir écrit ces lignes dans un ouvrage qui fait scandale, « Belle et bête » (Stock), présenté en bonnes feuilles dans Le Nouvel Observateur de jeudi, la philosophe Marcela Iacub se retrouve au pilori des médias. L’Express, outragé, n’hésite pas à écrire le 21 février : « Marcela Iacub, folle d’un «cochon » a donc écrit un livre de « truie ».» Beaucoup de journaux lui reprochent d’avoir jeté sa vie sexuelle en pâture pour se faire de l’argent - les mêmes qui encensaient les confidences de l'autofiction. DSK lui-même, dans une lettre ouverte auNouvel Observateur, parle d’« une atteinte méprisable à ma vie privée et à la dignité humaine », et reproche à l’écrivaine de l’avoir « séduit », pour tout déballer ensuite (l'homme a donc du sentiment).

Que nous dit Marcela Iacub qui fait tant de bruit ? 
Il y a du porc en DSK, comme du cheval dans les beafsteaks des grandes surfaces. Ce n'est pas un scoop. C’est parfois évoqué sur un ton de midinette - de «sainte » écrit-elle (certains extraits rappellent les émois effarouchés de l’héroïne de l'harlequinade « Cinquante nuances de Grey » devant son cruel amant). Des journalistes disent qu'il s'agit d'un non-événement. C'est vrai. Ces confidences érotiques, qui font parfois penser au film de Patrice Leconte «Ridicule» (ces récits à la fois dramatiques et futiles des moeurs des puissants avant la Grande Révolution), semblent bien dérisoires en ces temps de grave crise sociale et de chômage chronique - un tel décalage de préoccupations entre les élites médiatiques et le peuple est révélateur de l'époque (annonçant sans doute de puissantes frictions). Cependant, si leNouvel Observateur se vend comme des petits pains, ceci expliquant sans doute cela, Marcela Iacub dit deux ou trois choses intéressantes sur les paradoxes de l'amour, la sexualité et sur le droit démocratique (elle est juriste).

La philosophe avoue d'emblée : « Tu étais égoïste, tu étais brutal et tu n’avais aucune culture. Et j’étais folle de toi ». [De quoi épater le bourgeois !] Elle nous raconte là une vieille histoire. Elle n’est pas la première, ni la dernière, à aimer une brute. Tant d’autres femmes l’ont fait avant elle, l’ont écrit, regretté, adoré, chanté. Souvenons-nous de Billie Holiday (puis d'Edith Piaf), saisi par le blues de l’amour fatal dans « It’s my man » : «Has he two or three girls. That he likes as well as me. But I love him. I don't know why I should. He isn't true. He beats me, too. What can I do ? It’s my man». [Il fallait comprendre que ce n'était pas de la littérature] Marcela Iacub nous rejoue cette partition, sur le mode de l'auto-fiction. Elle le reconnaît, l’animal sexuel DSK l'a bouleversée, violentée, elle a voulu comprendre cette fascination en écrivant le livre. Car, dit- elle, pour l'écrivain seule l’écriture pense, creuse la falaise. [Il n'est plus possible de fantasmer sur une chanson: aujourd'hui, les textes éclaboussent les berges de nos rues et les flaneurs plongent de gré ou de force dans le sturpe;  les enfants en restent tout songeurs...]


Après les déclarations
contradictoires de Me N. Diallo.
"La bonne de DSK, une pute"
Nous savons tous ce qui se joue de joie et de plaisir trouble dans des relations de tension entre les sexes et de masochisme amoureux (s’il faut parler avec ces catégories). Nombre d'écrivains, Barbey d’Aurevilly, Villiers de l’Isle d’Adam, Swinburne ont décrit ces tourments noirs, la part sombre et jouissive de la passion - sans oublier Baudelaire, qui écrit dans « Fusées » : « L’homme et la femme savent de naissance que dans le mal réside toute volupté. » Marcela Iacub nous redit cette vérité trouble - toujours dérangeante, qui a tant inquiété les féministes. Elle a aimé que DSK soit «un chien», de ces clébards qui aiment « toutes les chiennes en chaleur sans distinction ». Elle a aimé être sa chienne, comme certaines femmes disent dans un lit parfois (et comme chante Léo Ferré dans « Le chien » ). Elle a aimé qu’il lèche son mascara, qu’il soit dégoûtant (d’aucunes diraient : «qu’il soit un bon coup » ?). 


Ce n’est pas un scoop de rappeler qu’il y a de l’animal et de la brutalité dans le sexe, chez l’homme et la femme qui roulent sur un matelas, ni que DSK comme d’autres soit « mi homme-mi cochon », mais le plus surprenant est que Marcela Iacub soit attaquée parce qu’elle défend cette vérité compliquée, tourne autour, la réfléchit - «on sait que la plupart des humains n'aiment le sexe que dans certaines conditions. Qu'ils cherchent que l'objet de leurs désirs ait des beautés qui rachètent un acte qui peut être dégoûtant autrement» -, qu'elle la répète depuis l’affaire du Sofitel, comme dans son essai «Une société de violeurs ? » (Fayard, 2012). Pour elle, la plupart des médias, en France et plus encore aux Etats-Unis, tout comme une partie des féministes et des intellectuels ont fait preuve d’un acharnement bien-pensant contre l’homme politique déchu en condamnant sa vie sexuelle débridée, ses parties carrées ( « La double vie effarante de DSK » titrait L'Express en septembre 2012), en l’assasinant au fond de l’ambulance, ou encore en le traitant de « malade » (comme Michel Onfray), alors, rappelle-t-elle, qu’à ce jour aucune condamnation pour viol n’a été retenue contre lui - le doute ne profite pas au cochon.



Bien sûr, l’éthique politique peut reprocher au politicien à un poste de responsabilité de ne penser qu'à ça et de se mouiller avec des souteneurs - avec le risque de conflit d'intérêt et de dépendance au chantage que cela implique -, mais dès lors qu’il est retiré des affaires ? Doit-on reprocher, demande Marcela Iacub, à l’homme redevenu un quidam de découcher, fréquenter des prostituées ou de participer à des orgies ? Ne faut-il pas dans une société démocratique, laisser aux hommes le droit de mener leur vie cochonne « sans qu’un juge leur demande des comptes » ? [La réponse est dans la question, mais est-ce le sentiment de l'épouse, Anne Sinclair, en l'espèce ?] Sans qu’une loi condamne les clients des prostituées, comme le veulent les féministes socialistes. Sans qu’on les traite comme des cas pathologiques ? Sans qu'on parle de violence faite aux femmes quand le désir devient féroce (« Fais-moi mal, Johnny, Johnny, Johnny. Moi j'aime l'amour qui fait boum ! » chantait Magali Noël). Quand elle défend ce droit à la part maudite de chacun, tout comme quand elle refuse qu'on victimise les prostituées indépendantes, Marcela Iacub fait preuve d'un certain courage - elle interpelle le moralisme ambiant. Là voilà partout décriée. 

Depuis quelques années, on entend beaucoup que la nouvelle maladie d’époque serait la dépendance sexuelle. En novembre 2011, le siteNewsweek-Daily Beast parlait d’une véritable «épidémie » dans le monde occidental. Grâce aux tabloïds, nous connaissons toutes les célébrités atteintes, Michael Douglas, Tiger Woods, David Duchovny… et DSK. Tous des porcs - des dépendants. Aux Etats-Unis, une société de thérapeutes estimait fin 2011 que 3 à 5% de la population est atteinte, soit 9 millions de gens - cela fait beaucoup, va-t-il falloir mettre des policiers et des caméras à tous les carrefours ? Les symptômes ? Chercher sans cesse des nouveaux partenaires. Éprouver une envie permanente de plaisir sexuel. Regarder beaucoup de pornographie sur Internet (où elle d'accès libre et gratuit). Fréquenter des personnes faciles et des prostituées. Ne jamais s’arrêter, quitte à mettre en danger sa famille ou sa réputation. Ce «trouble hypersexuel» et cette «nymphomanie» hypermodernes viendraient de la combinaison fatale de la sexualisation des tenues féminines (on sait que cette critique a jeté des "sluts walks", des "marches de salopes" revendiquées dans 150 villes autour du monde), la prolifération des « escorts» indépendantes, l’accès libre aux sites pornos et l’effondrement des valeurs familiales.


Tout comme Marcela Iacub, un psychologue clinicien américain, David J. Ley, a dénoncé cette " imposture" et cet excès de pudibonderie dans son essai « Le mythe de la dépendance sexuelle » (ed. Rowman, Mars 2012). Selon lui, la prétendue addiction sexuelle a existé de tout temps, mais elle est devenue un fromage pour les milliers de psys qui la repèrent et la traitent, souvent à prix d’or (5000 $ par jour pour Tiger Woods). Ce sont certains d'entre eux, organisés en lobby, qui publient des statistiques fantaisistes visant à transformer tout époux volage, femme « adultère » ou client de prostituée en « malade », confondant à dessein l'impulsion du désir et la quête érotique - le dionysiaque dans l'homme - avec la compulsion sexuelle incontrôlée. Ils développent une pernicieuse entreprise de moralisme conjugal pour faire valoir leur profession, essaimer des sentiments de honte (comme si la honte pouvait fonder une morale), amplement relayée par les médias people dénonçant les frasques des personnalités - n'oublions pas qu'aux Etat-Unis, un écart de conduite conjugal est fatal au politicien. 


Ces psys, selon David J.Ley, s'appuient sur un concept vague de dépendance sexuelle, non reconnu en psychiatrie clinique. Dans les faits, remarque-t-il, aucun « dépendant sexuel » n’est encore mort d’une overdose de sexe. Quant à la corrélation entre le visionnage de pornographie et le viol, après maintes recherches, sur des années, elle n’est toujours pas avérée - des études faites auprès de 688 jeunes couples Danois, femmes et hommes, menées en 2008 par le sociologue Neil Malamuth montrent même que la pornographie contribue souvent à une vie sexuelle plus inventive*. Finalement, pour David J.Ley, ces psychologues refusent d’admettre le libre-arbitre d’une vie libertine, tout comme la réalité des plaisirs hors-mariage, les associant bien rapidement à des phénomènes compulsifs, auto-destructeurs ou asociaux. Laissons un psychanalyste français plus subtil le mot de la fin, Samuel Lepastier, qui déclarait dans Elle le 22 février, à propos de la sombre popularité de DSK : « Il existe en chacun de nous une part de désir sauvage, d’animalité refoulée en permanence. Un homme célèbre comme DSK, accusé de toutes les turpitudes, nous permet de projeter sur lui notre part d’ombre. C’est la logique du bouc émissaire. On lui fait endosser des désirs, des fantasmes qu’on n’ose pas s’avouer à soi-même. »

* http://link.springer.com/article/10.1007%2Fs10508-007-9212-1