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lundi 28 novembre 2016

Les pleurs de Mélenchon à la mort du dictateur Fidel Castro indignent Michel Onfray

Le philosophe s'élève contre l'hommage poisseux qu'a rendu Mélenchon au dictateur cubain.

Mélenchon a-t-il fumé la moquette ?" interroge 
Onfray 

L'ancien soutien de Mélenchon rappelle le vrai bilan du "lider maximo"
Fidel Castro est cher au cœur de ceux que n'interpelle pas une dictature, pour peu que la gauche en ait fait une icône révolutionnaire: Staline n'a pas troublé leur sommeil. Pourquoi les nuits de la gauche vertueuse et donc exemplaire seraient-elles hantées par les victimes de l'épuration dirigée par le guérillero Che Guevara, âme damnée et homme à tout faire d'"El Comandante" (631 condamnations à mort, 146 fusillés et 70.000 prisonniers politiques).
Lula da Silva, président du Brésil (Parti des travailleurs, et soupçonné de corruption et de blanchiment d'argent, inculpé pour entrave à la justice et corruption), l'a qualifié de "seul mythe vivant de l'histoire de l'humanité". Hugo Chávez, président bolivarien du Venezuela, a, quant à lui, déclaré que "les hommes comme Fidel ne se retirent jamais". Evo Morales en Bolivie, Daniel Ortega au Nicaragua, les dirigeants de l'ANC en Afrique du Sud, ou encore ceux du MPLA en Angola ont également assuré le président cubain de leur soutien. 

Ahmed Ben Bella qui mena la rébellion FLN en Algérie contre la France alla faire allégeance à Castro dès 1962 (ci-dessous à gauche), mais le président Hollande aussi (ci-dessus à gauche) en mai 2015. Europe 1 écrivit alors que "François Hollande et Fidel Castro ont notamment discuté de la défense de... l'environnement, une cause qui les préoccupe tous les deux[sic]." Le socialiste a-t-il évoqué les droits de l'Homme avec le dictateur "l'ancien chef de l'exécutif cubain" ? 

"J'ai rencontré le président Fidel Castro et je voulais avoir ce moment d'histoire, parce que c'est l'histoire de Cuba, l'histoire du monde. J'avais devant moi un homme qui a fait l'Histoire. Il y a forcément un débat [sic] sur ce qu'a pu être sa place, ses responsabilités [que de pudeur coupable !], mais, venant à Cuba, je voulais rencontrer Fidel Castro. Je sais ce qu'il a pu représenter pour des peuples, y compris en France, et donc il y avait cette volonté de ma part d'aller vers lui, comme lui voulait aller vers la France".

La plupart des observateurs, think-tanks et ONG comme Amnesty International, ont pourtant dénoncé les dérives autoritaires du régime castriste. 
Castro avec le Syrien Hafez el-Assad,
père du 'dictateur' Bachar al-Assad
que combat F. Hollande
Le journaliste cubain en exil Jacobo Machover parle même de "pouvoir absolu". Le Lider Máximo a pris le pouvoir le 1er janvier 1959, jour de la naissance du philosophe. Voilà donc 57 ans que les deux hommes "cohabitent", selon Onfray. Aussi à la lecture du tombereau d'hommages qu'une partie de la classe politique a rendu au défunt, le philosophe a vu rouge ! "Mélenchon a-t-il fumé la moquette ?" se demande-t-il crûment. Le meneur du Parti de gauche et candidat à la présidentielle cherche tout bêtement à obtenir les bonnes grâces du PCF... Michel Onfray ne décolère donc pas contre le député européen qui  en apprenant la mort de Castro participa avec Jack Lang au choeur des pleureuses.
"Une partie de la gauche française rend hommage à Castro ? Elle se prosterne", corrige Pascal Praud sur RTL. "Ce béni-oui-ouisme de cette gauche qui pleure, révère et salue la mort de Fidel Castro montre une nouvelle fois qu'il existe des gentils dictateurs à gauche et méchants tyrans à droite", constate-t-il. "L'épée de Bolivar marche dans le ciel". Constat cinglant de Pascal Praud : "Fumer trop de havanes lui a tapé sur la tête". François Hollande a regretté des "manquements aux droits de l'homme" ? "C'est un peu court pour un régime qui a embastillé, torturé, supprimé des milliers de Cubains", déplore le journaliste. "Jack Lang, qu'on a connu plus inspiré, a évoqué un 'géant mondial', en souvenir de l'époque où Castro dînait à l'Élysée avec François Mitterrand", poursuit-il. "Seul [le trotskiste] Jean-Christophe Cambadélis a eu un éclair de lucidité : 'Il a manqué la démocratie à Cuba'. Tu parles ?", raille Pascal Praud."Staline, Mao, Pol Pot, Castro : les idoles de la gauche au XXe siècle dînent désormais en enfer", lance-t-il. "C'est vrai que tout le monde se trompe en politique. Enfin certains plus que d'autres, quand même", conclut-il.
M'as-tu-vu Jack Lang avec Fidel Castro
Jean-Luc Mélenchon n'a pas l'excuse d'avoir un demi-siècle de propagande derrière lui, ajoute, sans concessions, le philosophe qui déplore que dès samedi matin le fondateur du Parti de gauche se soit précipité à l'ambassade de Cuba pour exhiber son émotion. L'ancien ministre de François Mitterrand a entonné un refrain bien connu en encensant le système médical et le  système éducatif de l'île. Onfray lui réplique que lors d'un voyage à Cuba, il a rencontré des chirurgiens, qui, pour vivre convenablement, devaient conduire des taxis le jour et jouer de la guitare dans des bars le soir. Apprendre à lire et à écrire pour lire la propagande du régime, est-ce à mettre au crédit du dictateur, s'interroge Onfray ?

VOIR et ENTENDRE Pascal Praud s'indigner sur RTL des hommages de la gauche à un "dictateur sanguinaire":


Construction d'un mythe de la mort de Castro...


Le philosophe attire l'attention sur la date suspecte  -le 25 novembre- de la mort officielle du commandant de la révolution. 
Halte aux mensonges politiques ! Le 25 novembre 1956 marque en effet le début de la guérilla menée par Castro... Dans une vidéo artisanale, l'écrivain s'étonne que les deux dates fassent coïncider l'Histoire et la naissance d'un mythe. Il remet donc en cause ce hasard qui refait l'Histoire, un savoir-faire communiste inégalé: "Cela tombe bien d'un point de vue de la mythologie et de l'histoire", ironise, sceptique, l'anarchiste proudhonien.

Il révèle que le chef révolutionnaire décédé à 90 ans se comportait "comme un nabab qui vivait comme un prince des monarchies pétrolières. Rien ne manquait à sa table. Il vivait de manière somptuaire alors que les Cubains manquent de beurre". 


Pour Michel Onfray, l'aveuglement a ses limites : "Un dictateur est un dictateur, quels que soient les buts qu'il propose." Et de conclure : "Sale temps pour la démocratie, sale temps pour la liberté !"

lundi 11 janvier 2016

Hollande enverrait Laurent Fabius sommeiller à la présidence du Conseil constitutionnel

Un septuagénaire au Conseil constitutionnel: le Sénat paraît jeune !

Le ministre français des Affaires étrangères est donné favori pour une nomination à la présidence du Conseil constitutionnel

Fabius pris d'un malaise à Prague en août 2015
François Hollande doit annoncer en février son choix pour succéder à Jean-Louis Debré, qui quittera ses fonctions en mars prochain, et deux sources au Parti socialiste ont confirmé l'idée d'une nomination prochaine de Laurent Fabius.
"C'est plus que fondé, c'est quasiment certain", a déclaré lundi un responsable socialiste anonyme qu'on imagine bien membre du réseau du ministre français des Affaires étrangères.

Trois nouveaux membres du Conseil constitutionnel doivent être nommés en février, respectivement par les présidents de la République, du Sénat et de l'Assemblée, pour remplacer Jean-Louis Debré, Renaud Denoix de Saint-Marc et Guy Canivet, qui arrivent en mars au terme de leur mandat de neuf ans non renouvelable.

Laurent Fabius n'a ni démenti ni confirmé.
"Je ne rentre pas dans ces spéculations et, de toute façon, je conserve mon rôle de président de la COP21", a déclaré le chef de la diplomatie française lors de ses voeux. En clair, ce siège convoité pourrait en effet lui échapper: il est officiellement à la tête de la COP jusqu'en... novembre prochain !
Un cumul des fonctions de président du Conseil constitutionnel et de la COP21 paraît difficilement compatible, les Sages étant soumis à une obligation de réserve.
Un responsable socialiste qui, cette fois, milite pour un autre réseau, a abondé dans le même sens, estimant qu'il s'agit surtout pour Laurent Fabius de faire monter les enchères avant sa nomination au sein du cénacle de 12 personnes- Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac, deux anciens présidents de la République qui en sont membres de droit, n'y siégeant plus depuis respectivement 2013 et 2011.

Les rivaux de Fabius

Pour succéder à Fabius au Quai d'Orsay, des noms circulent: 
Martine Aubry, 65 ans, qui n'a pas ou peu d'expérience à l'international, mais qui pourrait être muselée, 
Jack Lang, 76 ans, ancien ministre de la Culture et qui s'étiole à l'Institut du monde arabe, 
Bertrand Delanoë, 65 ans, qui n'est pas juriste, mais se tient en réserve de la République depuis qu'il a quitté la mairie de Paris en 2014, 
Elisabeth Guigou qui, à 69 ans, est présidente de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale. 
Segolène Royal, 62 ans, qui est candidate à tout poste de prestige et se verrait bien succéder à son vieil adversaire Laurent Fabius. mais qui a échoué au perchoir...
Toutes ces personnalités souffrent du même handicap: ce sont des chevaux de retour de l'époque mitterandienne et le changement promis par Hollande serait une fois de plus absent au rendez-vous du quinquennat.   
Fabius en ajoute un souci d'ordre personnel: son fils Thomas est sous le coup d'un mandat d'arrêt aux Etats-Unis et il a dû démentir les signes répétés d'une santé chancelante. L'avenir pourrait s'annoncer moins radieux que prévu.

Les personnalités libres pour une accession au Conseil constitutionnel
Les trois noms de membres du Conseil le plus souvent cirés:
la ministre de la Justice, Christiane Taubira, 
du ministre des Finances, Michel Sapin, 
et de l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault sont également cités pour la nomination qui sera effectuée par le président de l'Assemblée Claude Bartolone.
Mais là encore, l'Elysée pourrait faire pression sur le battu des régionales en Ile-de-France pour mettre au placard les personnalités encombrantes.

C'est le président de la République qui nomme le président du Conseil Constitutionnel.
Les potentiels successeurs de Jean-Louis Debré s'agitent, prêts à manœuvrer pour récupérer un poste si prestigieux. Ni Jean-Louis Bianco, 73 ans, ni Lionel Jospin ne refuserait de faire don de sa personne, voire même un avocat sexagénaire, Jean Glavany. 
C'est surtout l'ancienne garde des Sceaux, Elisabeth Guigou, encore elle, qui, toque blonde et casaque noire et blanche, paraît sortir en tête de la dernière ligne droite - par défaut, si Fabius n'obtient pas de l'ONU d'être dégagé de ses obligations à la COP21 -, d'autant qu'il est de tradition ces dernières années de respecter une certaine parité hommes-femmes et de trouver un équilibre entre juristes et politiques dans ces nominations.

lundi 28 septembre 2015

Hagiographie du président socialiste par France 3: le service public n'amPUTE pas le budget com' de l'Elysée

"Un temps de président", un documentaire "dans l'intimité de l'Elysée": interdit aux moins de 16 ans ? 

De l'utilité d'un service public dédié, mais pourtant entretenu par tous les redevables... 

Caleçon, boxer ou suspensoir ?
Le documentaire d'Yves Jeuland permet d'en apprendre un peu plus sur le "pouvoir" et l'intimité du président François Hollande, hors caméras ! Fouille-t-il le panier à linge de François Hollande? Il sera en tout cas exposé lors de la diffusion, ce lundi soir à 20h50, en début de soirée, sur France 3, chaîne publique de France Télévisions. 

Le réalisateur a surtout présenté des films portant sur l'engagement politique. Il retrace notamment l'histoire des communistes français, puis celle des socialistes, après avoir suivi entre 1999 et 2001 Bertrand Delanoë, Jean Tiberi et les autres protagonistes de l'élection municipale de 2001 à Paris. En 2010, il avait accompagné le socialiste Georges Frêche dans son ultime campagne politique pour un film intitulé Le Président. Militant bienvenu au PS caméra au poing, il ne faut donc pas s'attendre, lundi, à une commande du parti Les Républicains... 
Serons-nous invités à La Lanterne et reçus par la concubine présidentielle à la résidence présidentielle contiguë au château de Versailles (cinq chambres en étage avec chacune sa salle de bain et donnant sur le parc royal): elle est davantage au goût du président Louis XV que le fort de Brégançon ? La Lanterne fut édifié en 1787 par Philippe Louis de Noailles, prince de Poix (qui donna probablement les mots "poisse" et "poisseux" !), mais le suspense est torride.

Sous les ors de la République 

Yves Jeuland a suivi François Hollande dans quelques moments clés de son quinquennat. Durant quatre mois, d'août à septembre 2014, puis de novembre 2014 à janvier 2015, le réalisateur a pénétré seul, avec sa caméra, la vie quotidienne du palais présidentiel. Une immersion riche en révélations et en anecdotes, lors de temps forts du mandat: le remaniement du gouvernement Valls II ou les attentats de janvier. 

Mission d'Yves Jeuland: offrir au peuple un François Hollande sans fard 
A qui le veut bien, les services de la communication de l'Elysée nous proposent peut-être comme un privilège d'assister en interne aux rétropédalages, reculades et renoncements du chef de l'Etat. Au risque de ne pas être cru, Jeuland prend les devants, affirmant dans un entretien au service public de Francetv Info, que l'Elysée n'aurait eu aucun droit de regard sur le résultat final de son travail. "Je leur ai dit que je ne les trahirais pas, qu'il n'y aurait pas d'images volées, mais que, en échange, je tenais à ma liberté", explique le réalisateur. Mais ne faut-il pas qu'il soit particulièrement godillot pour que le suspicieux François Hollande lui fasse confiance. Mais alors, quel est l'intérêt de passer 90 minutes à son hagiographie compensatoire à son impopularité ? 

"D'ailleurs, ils n'ont découvert le film qu'une fois terminé", se défend-il par avance.
Par conséquent, son documentaire n'aurait rien de complaisant. Serait-il donc implacable, par hasard ? François Hollande y apparaîtrait, tel qu'en lui même, nous promet-on, mais este-vendeur, un Pépère aussi peu charismatique au naturel ?
Le réalisateur nous associera à des prises de décisions déjà actées (ou en passe de l'être...) Typique de Hollande, en effet ! Les morceaux choisis seront des moments parfois délicats, comme lorsqu'il rencontre la famille de d'Ahmed Merabet, policier tué au cours de l'attentat contre Charlie Hebdo. Ou bien quand il apprend par téléphone la libération de l'otage français au Sahel, Serge Lazarevic. Nous serons donc clairement dans l'émotionnel...

Mais il y a aussi des instants plus "pathétiques". 
Référent culture du PS, Jack Lang danse la Tecktonik et "fait la chenille" dans "Touche pas à mon poste": pas facile, à 76 ans, de vivre dans la dignité
L'Elysée fait par exemple  filtrer celui où, avec son Premier ministre Manuel Valls, François Hollande conseille la nouvelle occupante de la rue de Valois, Fleur Pellerin. 
Gracieux déhanché !
"Vois Jack, il a des idées !", lui lance le chef de l'Etat, à propos de Jack Lang, prédécesseur de Fleur Pellerin à la Culture, et référence socialiste. "Et va au spectacle. Tous les soirs, il faut que tu te tapes ça. Et dis que 'c'est bien', que 'c'est beau'", renchérit-il, rappelant ainsi que la politique est toujours affaire de diplomatie, et que lui n'est pas particulièrement amateur de culture. Même pas d'agriculture. 
Avec le recul, la leçon a été bien apprise: la ministre ne lit pas - même pas  Patrick Modiano, prix Nobel français de littérature 2014 -  et se rend à l'Opéra avec Hollande, pendant le show médiatique de son premier ministre sur... France2, vous l'avez deviné, chaîne... publique de télévision ! Avaient-ils en effet prévu que Valls déplairait encore et ne pourrait, de surcroît,  s'empêcher de se friter avec quelqu'un - et ce fut la journaliste qui le chatouilla sur du non-écrit et négocié au préalable ?
Depuis, Pellerin donne tout son coeur à l'art vivant

Un dialogue intime et inédit qu'Yves Jeuland a dû capter sur instructions. 
Le réalisateur n'est pas fier du rôle que lui assigne l'Elysée. Il déploie une série de bobards qui pourraient rendre son oeuvre de commande crédible. "Il a fallu trouver le bon équilibre entre la confiance nécessaire de leur part et la distance à garder, de ma part", analyse-t-il pour Francetv Info. 
La chaîne d'Etat joue sa partition estimant que "rendre authentique la personnalité du président de la République a été d'autant plus simple qu'Yves Jeuland était seul à le suivre", sans témoins des répétitions et des coupures. Ainsi, "j'ai su me faire le plus discret possible", souligne-t-il. 

Le communicant Gaspard Gantzer est d'ailleurs omniprésent 
Outre le président, un autre personnage est au coeur du documentaire d'Yves Jeuland: c'est Gaspard Gantzer, le conseiller en communication du chef de l'Etat depuis avril 2014, ci-contre. Entre les ballets incessants d'élus et de conseillers, le trentenaire -qu'il tutoie sans complexe- apparaît sur presque tous les plans du documentaire. Un jeune loup pas loin d'éclipser Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire général à l'Elysée très proche de François Hollande, mais qui peine à relire les discours du président, comme le montre un passage du documentaire.

Merci pour ce moment de silence 
Hormis la conversation de François Hollande avec Fleur Pellerin, peu de femmes sont représentées à l'écran. Seule l'allusion "fortuite" (sic) à l'ex-concubine du président, Valérie Trierweiler, satisfera les amateurs de presse people, au risque de souligner l'intention racoleuse du doc. "On y voit" (sic) François Hollande, assis dans une voiture, apprendre la sortie de son bouquin 'Merci pour ce moment'. Le temps se suspend un moment, puis, François Hollande se replonge dans la lecture de Modiano  du journal L'Equipe. 
Interrogé sur l'omniprésence du mignon de l'Elysée et l'absence de femmes au sein du documentaire, Yves Jeuland admet en avoir peu croisé à l'Elysée. "Il s'agit vraiment d'un monde d'hommes. Mon film est le reflet de la réalité." Alors que le gouvernement Valls se veut paritaire, le palais présidentiel, lui, ne l'est pas.  La secrétaire d'Etat chargée de tous les âges de la vie à la fois, la féministe Laurence Rossignol s'en étrangle ! En silence...

Pas sûr que Gantzer sorte renforcé de cette opération et que Delphine Ernotte l'assume de gaieté de coeur.

 

samedi 13 juin 2015

Affaire du Carlton: Jack Lang envisage un retour de DSK, sereinement

A peine innocenté et déjà relancé?

Le tribunal a avalé que DSK n'aurait rien organisé

Il aurait pu ignorer que les femmes étaient des pros ! Il n'a fait que "bénéficier d'une prestation sexuelle de groupe" en tant que client, affirme la justice, ce qui en effet n'est pas répréhensible par la loi. 
Lorsqu'il avait requis la relaxe "pure et simple" de DSK, le procureur Frédéric Fèvre avait lui aussi critiqué "en creux" le travail des juges d'instruction, suggérant qu'ils avaient instruit uniquement à charge contre le socialiste qui convoitait alors la présidence de la République. "Dominique Strauss-Kahn doit être traité comme n'importe quelle autre personne (...) Sa notoriété ne doit en aucun cas être une présomption de culpabilité", avait-il déclaré.

L'ex-favori de la gauche pour la présidentielle 2012 peut-il revenir en politique ?

Dominique Strauss-Kahn sort blanchi de cette affaire de proxénétisme, plus de trois ans après le début de l'affaire. Cette décision de justice tombe-t-elle à point nommé, alors que Hollande et Valls se déploient en régions à six mois des régionales et à deux ans de la présidentielle? Cette notoriété pouvait-elle être en revanche une présomption d'innocence?

Ancien ministre socialiste et président de l'Institut du monde arabe (IMA), Jack Lang ose déjà: "La réponse lui appartient : si lui-même souhaite entreprendre un nouveau combat politique, il sera le bienvenu. C'est un homme d'une grande compétence, un homme brillant, intelligent, qui a une connaissance en particulier de l'économie mondiale".

Christian Delporte, historien des media et de la communication politique, estime quant à lui dans un entretien au Figaro que "les conditions d'un retour sont loin d'être réunies". "Pour reconstruire son image, il lui faudrait des années", ajoute-t-il.

François Loncle : "Je n'imagine pas que DSK revienne"
VOIR et ENTENDRE le député PS de l'Eure et ami de Dominique Strauss-Kahn, calmer prudemment le jeu au cours de son entretien avec Maxime Switek sur Europe 1 ce matin, assurant qu'il a tourné la page:
 

lundi 11 mai 2015

Réforme du collège: Valls et Vallaud-Belkacem se bunkérisent contre le monde de l'éducation

Valls aux enseignants et chercheurs: 
"Tu vas voir ta gueule à la récré"

Valls joue au grand frère avec Najat Vallaud-Belkacem


Le premier ministre veut faire passer la réforme du collège en force
,
"Pourquoi tu fais la gueule:
qu'est-ce que j't'ai fait?"
alors que Najat Vallaud-Belkacem provoque les critiques du monde enseignant et des chercheurs. Manuel Valls, qui s'exprimait dimanche 10 mai à l'occasion de la journée de commémoration de l'abolition de l'esclavage, a défendu la réforme du collège défendu par sa ministre de l'Education nationale.


Il pose en clair le problème
"Il n'y a pas une histoire officielle; nous ne sommes pas tous descendants de Gaulois, mais nous sommes tous Français et c'est ça aussi l'histoire de la République. Et c'est ça aussi que nos jeunes doivent apprendre. Najat Vallaud-Belkacem y veille", a déclaré le Catalan naturalisé français.

La bi-nationale franco-marocaine a-t-elle la confiance du peuple?

"Elle a la confiance du président de la République, elle a ma confiance, elle a autour d'elle tout le gouvernement rassemblé, parce que plus que jamais, la réforme de l'école, qui produit aujourd'hui trop d'inégalités, est un élément indispensable du réveil de la conscience nationale", a-t-il ajouté.

Malgré la lettre de Bruno Le Maire et 159 parlementaires de droite et du centre qui demandent au président le retrait de la réforme du collège, François Hollande a répliqué à leur mise en garde contre le "naufrage pour notre Nation" en raillant "le concert des immobiles", sans . Les signataires dénoncent en effet "une majorité de gauche qui propose de couper la langue française de ses racines en réduisant l'enseignement du latin à de simples notions de civilisation". "Avec cette réforme, votre majorité abandonne l'excellence républicaine et choisit le nivellement par le bas", déplorent les signataires, parmi lesquels figurent, outre Bruno Le Maire, plusieurs parlementaires importants de la droite et du centre: Hervé Morin, Patrick Balkany, Bernard Debré, Isabelle Le Callennec, Marc Le Fur, Eric Woerth ou François Sauvadet.

"Il faut que cette réforme soit reprise, retirée et rebâtie,"
 a déclaré François Bayrou, président du MoDem. Au Sénat, Catherine Morin-Desailly sur la même ligne dénonce "la suppression de dispositifs qui marchent par égalitarisme" et ce "en dépit du bon sens".

La gauche dénonce pareillement ce projet de déculturation
L’appel de l’intersyndicale FSU-FO-CGT-SUD-SNALC à la grève le 19 mai prochain est soutenu par le Parti de Gauche qui réaffirme son opposition à la réforme du collège qu'accepte le PS seul. Pourtant, au moment où l’on atteint les 3 ans de François Hollande à l’Elysée,  seuls 3.856 postes de titulaires ont été créés bien loin donc des 60.000 promis.
"Ce n’est pas en décapitant le meilleur, les filières d’excellence, que l’on peut construire une école de l’égalité et de la démocratie," a déclaré Jack Lang, lui-même à l’initiative de la création des classes européennes, lorsqu’il était ministre de l’Education.

NVB fait mine de calmer le jeu

Avant que le pétainiste d'Emmanuel Todd ne fasse une nouvelle crise d'autorité, Najat Vallaud-Belkacem avait assuré avoir "entendu les inquiétudes" qui planent sur l'enseignement de l'allemand en raison de la réforme des collèges et va charger un délégué ministériel de veiller à la "promotion" de cette langue. De très nombreuses voix se sont élevées en Allemagne comme en France pour s'alarmer des conséquences de la réforme des collèges sur l'enseignement de l'allemand avec, en particulier, la suppression des sections européennes et des classes bilangues.

L'enseignement du latin et du grec est également sapé par la réforme
. 
La stratégie visant à éradiquer le grec et le latin de l’école publique entre désormais dans sa phase terminale, avec la suppression programmée du CAPES de lettres classiques, principal concours pourvoyeur des professeurs de langues anciennes dans les collèges et lycées de France. Plus de professeurs, plus d'enseignement, car les petits immigrés ne sont pas jugés capables d'en profiter…  Il y aura dès le mois de novembre un Capes de lettres  flambant neuf n'aura plus de classique que le nom, sans latin, ni grec… Les nouveaux arrivants nous valent ainsi la suppression de l'accès à la culture classique. 

S'agissant de la réforme des programmes d'histoire
,
l'autre point d'achoppement ne semble concerner que l'opposition, à en croire une certaine presse, mais les historiens qui sont vent debout contre le projet du collège non plus pour tous, mais pour la diversité, sont aussi bien de gauche. 

L'exécutif nous prend pour des billes quand François Hollande dit être "très attentif" et que la ministre se veut également rassurante. Elle compte ainsi réunir "prochainement" -c'est-à-dire sans date, alors que le vote du parlement est annoncé pour le mai- "des historiens de renom comme Pierre Nora, Jean-Pierre Azéma et bien d’autres," choisis pour leur souplesse, en sorte que "le travail en cours bénéficie de leur regard et de leur expertise". 
"L’enseignement de l’histoire doit bien être un récit qui raconte notre appartenance à la communauté nationale, pas seulement une succession de dates. Mais il faut veiller à ne pas instrumentaliser ce récit", admet-elle finalement. L'Histoire avec un grand H, c'est fini: elle pourra être revisitée un conte pour enfant, dans le meilleur des cas, en propagande idéologique, dans l'hypothèse la plus sombre, mais vraisemblable.

Le pouvoir socialiste développe l'idéologie marxiste  en France 

Françoise Cartron, vice-présidente PS du Sénat et ex-directrice d'école maternelle Rue de... l'Espéranto à Lormont (PS depuis 55 ans, possède une pagode bouddhiste et un collège avec SEGPA pour élèves en difficultés), Gironde, est catégorique: "pour encourager l’excellence, il n’y a pas besoin de filières d’excellence", "elle doit se pratiquer dans toutes les classes". "Je suis contre la vision selon laquelle il faudrait mettre les excellents élèves entre eux, et les mauvais entre eux". Ce qu’il faut, ce sont "des classes hétérogènes où l’excellence est prônée pour les meilleurs et stimulante pour les autres", insiste la sénatrice socialiste. Or, cette pédagogue retraitée qui n'a que des certitudes a fait carrière en ZUP et tient à sauvegarder son mandat électif en maintenant son électorat dans son jus. Car son expérience professionnelle lui interdit objectivement de nier que le plus grand nombre impose sa domination à la minorité et que s'il est majoritairement en difficulté, le nivellement par le bas s'impose à tous et pénalise les plus aptes. "Cette réforme s’appuie sur l’exigence de mixité sociale et la nécessité de donner à tous les élèves les moyens d’apprendre", confirme-t-elle, dans un splendide amalgame idéologique sans fondement. La partisane a ainsi le sentiment qu'elle "va donner plus de possibilités à tous les enfants"...

"
S’il soulève tant de remous, c’est que le projet de loi s’attaque "à des privilèges, à des offres qui étaient jusque là réservées à une minorité de collégiens," maintient Najat Vallaud-Belkacem, déterminée à faire aboutir sa réforme porteuse de l'esprit de la "lutte des classes".

mardi 10 mars 2015

Valls hystérise la France et Aubry le rappelle à la "raison" plutôt qu'à l'"émotion"

Valls se défend de tout "calcul politicien" en disant sa "peur" d'une victoire du FN

Après avoir évoqué sa "peur"
de voir le FN gagner aux prochaines départementales, Manuel Valls a nié  tout "calcul politicien".


"Je n'ai pas peur pour moi (...) J'ai peur pour mon pays, j'ai peur qu'il se fracasse contre le Front National." Dimanche 8 mars sur i-télé/Europe 1/Le Monde, avec l'outrance de l'anaphore, le chef du gouvernement a martelé la peur que le FN ne réalise un "score sans précédent" à l'occasion des élections départementales des 22 et 29 mars.
"Mon angoisse, puis-je vous parler de mon angoisse, de ma peur pour le pays ? a-t-il pompeusement interrogé. C'est le FN à 30%, pas au deuxième tour, mais au premier tour des élections départementales", a tremblé Manuel Valls. Occultant au passage le premier parti de France, le premier ministre a encore fait une fixation sur le parti de Marine Le Pen, y voyant "déjà le premier parti de France aux élections européennes. Il peut l'être de nouveau à l'occasion des élections départementales", a-t-il dramatisé. "Je revendique la stigmatisation de Marine Le Pen, le FN n'apporte aucune solution, ni pour les départements, ni pour le pays (...) et en plus c'est un programme qui jettera les Français les uns contre les autres", a estimé le diviseur de la France comme du Parti socialiste.
VOIR et ENTENDRE le premier ministre brandir la peur de 30% (voire 33) d'électeurs français:


"Notre pays n'a jamais connu ça", la menace FN, admet Manuel Valls qui monte par ailleurs dans les tours quand on lui fait observer que le FNPS n'est pas seulement une caricature de l'UMPS.

Or, lundi 9 mars, à défaut d'être un meneur d'hommes, ce communicant a rétropédalé du registre de l'émotion à celui du combat 

Modifiant son discours outrancier qui, de surcroît, diabolise les électeurs du FN, il a appelé à ne pas "fuir" cette peur, mais à la "regarder en face" et à "combattre". Plutôt que de travailler au redressement des courbes de l'emploi, de la croissance et du pouvoir d'achat, Valls était encore en campagne lundi 9, à Bresles (Oise) près de Beauvais. Au risque de déplaire aux détracteurs de la nouvelle chanson des Enfoirés qui soutient activement les "Restos du coeur" et exhorte les jeunes à "se bouger", le frère Valls a prêché l'action lors du meeting de Bresles. "Le courage en politique - comme dans la vie - c'est d'accepter cette peur et de la dépasser ! Il ne faut jamais fuir les sujets. Je ne remiserai jamais mes convictions derrière je ne sais quel calcul politicien", a-t-il assuré.
Cette ingérence de l'exécutif dans le débat démocratique se comprend d'autant mieux quand on sait la menace qui pèse sur l'Essonne, département de Valls, ancien député-maire d'Evry. Un sondage Odoxa paru dimanche donne en effet l’UMP et l’UDI en tête au premier tour dans son fief, avec 25 % des voix, devant le PS (22 %) au coude à coude avec le FN (20 %), puis le FG (16 %). "Je n'ai pas peur pour moi," déclare-t-il pourtant.


Le premier ministre compte abandonner les affaires de l'Etat une dizaine de fois, sans compter ses "visites de terrain" intéressées dans l'exercice de ses fonctions et avec les moyens de l'Etat. Ainsi, quand ce n'est pas le lundi, dès le jeudi 26 février, soit un mois avant le scrutin, Valls avait-il fait son premier meeting de campagne dans l'Aude, à Palaja, puis un deuxième, vendredi 27 à Betton, une petite commune à l'est de Rennes. Et le 28 février, le premier ministre faisait son marché de voix au centre de Rennes, escorté de la ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, et de la maire socialiste de Rennes, Nathalie Appéré.

"Dire cela, ce n'est pas céder à la panique"
Après avoir monté le FN en épingle pour mieux abattre l'UMP, lundi soir dans l'Oise, le mono-maniaque a dénoncé un débat "assez étrange."  Les propos de Manuel Valls sur sa "peur" d'une victoire du Front national avaient en effet provoqué de nombreux remous sur l'ensemble de l'échiquier politique, avec de vives critiques de toutes parts.

Pour le JDD, Montvallon souligne que le premier ministre ne parvient pas à se dégager de la pression des événements:  

L'ensemble du monde politique dénonce sa fuite en avant
"Je ne veux pas..., je ne veux pas..., je ne veux pas...., jamais." Les incantations de Valls ne trompent personne sur le désarroi où les échecs cumulés de sa politique l'ont conduit. D'Emmanuelle Cosse (EELV) à Henri Guaino (UMP), en passant par François Bayrou (MoDem) tous l'appelaient à se ressaisir. La fonction de chef du gouvernement requièrent plus de maîtrise. "Le vocabulaire de la peur, de l'angoisse. Cela ne devrait pas être le vocabulaire des gouvernants. Surtout lorsque ces gouvernants sont directement mis en cause par une poussée de contestation. Je trouve que ce vocabulaire est inadapté", déclarait François Bayrou sur RTL.


Valls change de ton, mais peut-il combattre sa pathologie ? 

"Certains se demandent si en en parlant, je ne fais pas le 'jeu', je mets des guillemets, du Front national (...). Mais, enfin ! L'extrême droite, elle est déjà au centre du débat, elle est même en tête des sondages (...) Et c'est pour cela qu'il faut sonner l'alerte", s'est-il justifié.
"Je ne veux pas pour mon avenir, pour nos enfants, nos petits-enfants, d'un avenir Front national !", a lancé le chef du gouvernement devant environ 400 curieux de l'animal politique. "Dire cela, ce n'est pas céder à la panique, ce n'est pas céder à la peur", a insisté Valls, sur la défensive et dans la justification.

Le pouvoir aux mains d'un homme au bord du burn-out
Face au FN, Manuel Valls espère encore mobiliser la gauche, mais sa méthode agressive, outre les violences verbales inouïes de sa garde des Sceaux, Christiane Taubira, et même l'autisme de Bruno Le Roux, casquette enfoncée jusqu'aux oreilles, tous mettent l'opinion à saturation de leurs personnes et de leur politique.

VOIR et ENTENDRE aussi la maire PS de Lille, Martine Aubry, planter sa banderille sous anesthésie locale de socialistes godillots :


En fait, Martine Aubry en dit un peu plus que ce que rapportent certains media. "Il ne faut pas avoir peur, il faut combattre, et d'abord s'adresser à la raison des citoyens":



TextO’ : Martine Aubry : "Il faut pas avoir... par Lopinionfr
A deux semaines des élections départementales, en s'attaquant à l'extrême droite, Manuel Valls espère déresponsabiliser le pouvoir socialiste de sa défaite annoncée en culpabilisant les Français. Privilégier la raison plutôt que l’émotion ne l’a pas empêchée de culpabiliser les abstentionnistes de gauche : "Il ne faudra pas se plaindre après [le premier tour]. Il ne faudra pas dire le lendemain "je n’ai pas compris", comme en 2002." Tandis que Jack Lang (PS) comprend l'agité ou que Jean-Vincent Placé (EELV) garde le pantalon sur les chevilles - à la façon de Frédo Mitterrand (lien PaSiDupes)- alors que Nicolas Dupont-Aignan ou Claude Goasguen le trouvent "angoissant" ou "gonflé" pour sa démesure de type frontiste, la Ch'tite Aubry, elle aussi, à la différence du petit soldat Juliette Méadel, non élue, est donc dans la peur -la peur archaïque de 2002-  sauf que la sexagénaire n'en a pas conscience.

En somme, pour le PS, les électeurs ont toujours tort: non à la peur, oui à la fessée ?