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vendredi 24 janvier 2020

Ségolène Royal dénonce "un régime autoritaire" en France

Macron débranche Royal 

Le Conseil des ministres doit acter vendredi  24 le limogeage n de Ségolène Royal au poste d'ambassadrice des pôles.


Ségolène Royal perd sa sinécure aux pôles gagnée au temps oû elle vantait Macron pour entrer au gouvernement. Le Conseil des ministres va entériner cette décision prise à la suite des nombreuses critiques de l'ancienne ministre contre la politique menée par Macron. 

Satisfaite de retrouver sa "liberté d'expression" - dont elle ne s'est jamais vraiment privée - l'ancienne candidate malheureuse laminée de 4 points à l'élection présidentielle de 2007 repart de plus belle et se déchaîne contre Macron. Vendredi, sur BFM TV, elle a jugé que la France est aujourd'hui plongée dans un "régime autoritaire"  

L'amère Royal décrit "un pouvoir qui n'écoute pas, qui n'en fait qu'à sa tête, qui assiste à la souffrance des citoyens sans réagir".

Elle pointe un "vrai problème de crise démocratique".  "Quand on voit dans le monde entier les images de violence, de ce qui se passe en France dans la rue, il y a beaucoup d'interrogations sur la nature de ce régime", a insisté Ségolène Royal, qui estime qu'il y a "un vrai problème de crise démocratique". 

L'ancienne ministre et présidente calamiteuse de Région a notamment fustigé la conduite de la réforme des retraites qui a "été très mal engagée, de façon autoritaire, autocratique, puisque les débats parlementaires n'ont même pas commencé".

Ségolène Royal a également regretté les récents propos du chef de l'Etat. 

Dans l'avion qui le ramenait d'Israël dans la nuit de jeudi à vendredi, Emmanuel Macron a dénoncé au Figaro «les discours politiques extraordinairement coupables» de l'opposition sur les violences en France. «Ses mots sont excessifs. Je crois qu'il faut qu'il reprenne son sang-froid», a jugé Ségolène Royal. Avant d'insister une nouvelle fois : «Dans une démocratie, on peut réformer sans brutaliser».

Royal accuse Macron de «détruire» le patrimoine «aux assurances privées»

Pressentie pour préparer une candidature à la présidentielle de 2022, Ségolène Royal, qui a créé un nouveau mouvement «Désir de France Avenir de la planète», a voulu rappeler que «la sécurité sociale, les retraites et la santé» représentaient «le patrimoine national commun des Français». «On ne doit pas le détruire uniquement pour permettre aux assurances privées d'acheter ces droits et que les Français se retrouvent solitaires, isolés, dressés les uns contre les autres», a-t-elle accusé.

Quant à ses ambitions politiques personnelles, l'ancienne candidate de 2007 a certifié qu'elle croyait «beaucoup à l'union nationale, à la concorde républicaine, à l'apaisement, à la bienveillance». «J'ai créé 'Désir de France Avenir de la planète', parce que le système français est aujourd'hui gravement menacé», a-t-elle souligné. Veut-elle se présenter à la présidentielle? «Si j'arrive à rassembler des hommes et des femmes qui ont envie de travailler sur un modèle alternatif de société où on est heureux de vivre ensemble, je le ferai», a-t-elle promis.

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Macron, piqué au vif par des accusations de dictature

"Essayez la dictature et vous verrez", menace Macron

Macron est à fleur de peau : il hyper-réagit à des discours compréhensifs de la violence contre son régime

Cynique accusé de dictature, yeux chargés de haine


Dans l'avion le ramenant  jeudi soir d'Israël à Paris, après être allé commenter la Shoah sur le ton d'un prêcheur, Macron a encore basculé dans la violence. Il s'est emporté contre des personnalités politiques qui ont souligné que la France n'est plus une démocratie.

Emmanuel Macron a dénoncé avec véhémence "les discours politiques extraordinairement coupables" affirmant que Macron a fait de la France une dictature et justifiant de ce fait la violence politique et sociale.

"Aujourd'hui s'est installée dans notre société - et de manière séditieuse, par des discours politiques extraordinairement coupables -, l'idée [et pas seulement !] que nous ne serions plus dans une démocratie [admirons le conditionnel], qu'une forme de dictature se serait installée", accuse le président dans un entretien que doit diffuser Radio J ce vendredi matin.

"Mais allez en dictature !" 
Parle-t-il en connaissance de cause?  Sait-il une de plus de quoi il parle ?

Et de lancer : "Mais allez en dictature! En a-t-il fait l'expérience personnelle ? Une dictature, c'est un régime ou une personne ou un clan décident des lois [une série de synonymes ne justifie pas l'accord du verbe au pluriel, d'autant moins qu'ils sont reliés par 'ni' : "en même temps", il a échoué à l'écrit du concours d'entrée 0 l'Ecole normale supérieure (ENS), et par deux fois... Sa professeure personnelle de français en retraite n'a pas réussi à lui faire maîtriser la langue. Ce n'est donc pas un cadeau pour les adultes en formation à LIVE [Institut des vocations pour l'emploi : intitulé prétentieux et vide sens] vont subir ses cours ! ].
Une dictature, c'est un régime où on ne change pas les dirigeants, jamais, explique-t-il doctement. Si la France, c'est cela, essayez la dictature et vous verrez! [Il n'a pas tout compris: ses détracteurs n'en veulent pas!] 
La dictature, elle justifie la haine, poursuit-il. La dictature, elle justifie la violence pour en sortir [or, il aura fallu que le Parlement européen interdise l'usage en France des lanceurs de balles de défense (LBD) et l'ONU, l'usage "disproportionné" de la force"]. 

Mais il y a en démocratie un principe fondamental: le respect de l'autre [ce que les Gilets Jaunes mutilés, énucléés ou bastonnés, n'ont pas connu], l'interdiction de la violence, la haine à combattre". 

Selon Emmanuel Macron, "tous ceux qui aujourd'hui dans notre démocratie, se taisent sur ce sujet, sont les complices [désigne-t-il les Christophe Barbier et Jean-Claude Dassier, ou les élus LREM et ministres du gouvernement Philippe ?], aujourd'hui et pour demain, de l'affaiblissement de notre démocratie et de notre République." L'ordre républicain justifie-t-il la violence ?

Macron pointe le "cynisme"

Le fuyard, qui avait envisagé les égouts de Paris pour échapper à une intrusion redoutée de Gilets Jaunes dans l'Elysée ou sa fuite nocturne du Puy-en-Velay, comme du théâtre des Bouffes du Nord cerné par des militants d'extrême gauche (LFI), ce fuyard, donc, pérore sans fin. 
Questionné sur la violence qui le menace - et non pas celle qu'il ordonne et couvre - , le  locataire de l'Elysée a jugé que "celles et ceux qui portent cette violence, celles et ceux qui, avec cynisme quelquefois, l'encouragent, celles et ceux qui taisent tout reproche qu'il faut avoir oublient une chose très simple: nous sommes une démocratie". Ce qu'il faut démonter.

"Une démocratie", théorise-t-il, "c'est un système politique où l'on choisit nos dirigeants. Or, il a été élu par défaut [pour écarter Marine Le Pen, tandis que le 3e n'a été éliminé qu'avec 1% d'écart et seulement 24% des suffrages exprimés au premier tour se sont portés sur son nom. En 2007, Sarkozy (31%) et Ségolène Royal (près de 26%) avaient l'un et l'autre fait mieux...] 

C'est un système politique où l'on choisit des représentants qui auront à voter librement les lois qui régissent la société [une douzaine d'élu(e)s LREM a toutefois quitté le parti du président, en dénonçant notamment un manque de liberté...]. 

Cela a beaucoup d'exigence, cela veut dire que la liberté du peuple et sa souveraineté sont reconnues [à tel point que ce peuple est dans la rue depuis novembre 2017 et la Loi Travail (imposée par plusieurs recours à l'article 49.3), dès le 6e mois du quinquennat et sans discontinuer]. Mais cela a une contrepartie, c'est que dans une démocratie, on a un devoir de respect à l'égard de ceux qui représentent et votent cette loi [des lois que le peuple rejette si fermement que l'article 49.3 et bientôt des ordonnances, probablement, sont appelés à la rescousse pour contourner la représentation nationale !], parce que précisément, on a le pouvoir de les révoquer. 

On a l'interdiction de la haine, parce qu'on a le pouvoir de les changer!",  conclut l'arrogant, alors que, selon une enquête Elabe, 69% des Français ne voudrait déjà plus de lui s'il avait l'inconscience de se représenter en 2020 (lien PaSiDupes).

dimanche 22 septembre 2019

Convergence des mécontentements : soirée de tensions sur les Champs-Elysées samedi

Nouveau parti-pris de la presse contre les Gilets Jaunes, alors que trois manifestations se déroulaient à Paris ce samedi   

Les manifestants ne pouvaient être partout à la fois...
 

L’image contient peut-être : texte
L'Acte 45 des Gilets Jaunes s'est déroulé un samedi de toutes les contestations à la politique de Macron, ce 21 septembre : 16.000 personnes ont participé à la marche pour le climat et 6.000 autres ont défilé contre la réforme des retraites. Malveillant, Le Figaro parle pourtant d'un "acte incandescent" et de forces de l'ordre "sur le qui-vive" face aux Gilets Jaunes qui ont évalué leurs participants à 91.430.

A Paris, l'acte 45 des gilets jaunes "anesthésié par la force" : 
la liberté de manifester étouffée. 

Avec
un déploiement dans la capitale de forces de police et de gendarmerie équivalent à celui du 1er Mai dernier, les manifestants se sont vu opposer contrôles et verbalisations à tour de bras dès les premiers rassemblements du matin. Il n'est pas encore 9h15 sur une place de la Madeleine bunkerisée (la plupart des commerces sont fermés et calfeutrés) quand une cinquantaine de motos vrombissantes sont lâchées, surmontées d’une doublette policière sur le pied de guerre. A l’arrière, ces "voltigeurs" modèle 2019, le visage souvent masqué, exhibent leur équipement: matraques, lanceurs de balles de défense, caméras pour ceux chargés de filmer les visages des manifestants…
Manifestation des Gilets Jaunes devant la gare Saint Lazare
à Paris, le 21 septembre




Après un premier passage des motards de Castaner, vient un second pour impressionner la foule, et le ton est donné : celui d’un samedi où  les forces de l’ordre marquent les piétons à la culotte, parisiens ou touristes, d'ici et d'ailleurs, de quoi empêcher les commerçants de commercer. Les "quelques dizaines de manifestants" (selon Libération) – Gilets Jaunes et organisations altermondialistes – voient leurs velléités de "convergence des luttes" contrariées. A peine un attroupement se forme-t-il que les gendarmes mobiles se jettent sur eux pour rappeler l’interdiction préfectorale d’un rassemblement statique, enordonnant à tous de se disperser.







A la différence des touristes, les Franciliens ne sont même plus étonnés. 
"Ce genre de dispositif, on y a été habitués petit à petit depuis les défilés contre la loi travail en 2016, se souvient un vingtenaire. Depuis qu’on est arrivé à la gare Saint-Lazare ce matin, j’ai subi quatre contrôles d’identité, dont un où le policier m’a attrapé le sexe pour s’assurer que je ne dissimulais rien." 

Cette fébrilité du pouvoir et le contexte "anxiogène" créé par la presse aux ordres ne dissuade pourtant pas les Français de conviction de continuer à se mobiliser : "Ça fait longtemps qu’on espère que les luttes sociales et celle pour la justice climatique se rejoignent. Il faut un catalyseur." Une jeune femme craint toutefois que la "parade policière", qu’elle ressent comme "terrifiante", ne finisse par dégoûter les participants, une crainte prêtée à des anonymes isolés mais réitérée par les journalistes depuis que le mouvement existe. Arrivés au 45e samedi, ils n'affirment plus en revanche que le mouvement  s'essouffle... "Leur intimidation fonctionne, plein de gens ne sont pas venus à cause de ça", raconte un journaliste inconnu qui a vu la copine de l'homme qui a vu l'ours.

Rue barrée par un cordon de policiers postés devant l’église de la Madeleine avant la manifestation des Gilets Jaunes prévue l'après-midi.
"Dictature en marche !"
Une quinquagénaire irréductible explique que les Gilets Jaunes ont "la rage au ventre": "C’est pas normal d’être empêchés de défendre nos combats pour la justice sociale, le climat, et tout simplement la liberté." La vue des policiers lourdement équipés la fait hésiter à s'avancer vers le cordon policier, de peur d’être "nassée". "Je ne suis pas là pour casser, juste pour défendre un monde meilleur pour mes petites-filles", gronde-t-elle.

Contrecarré dès son coup d’envoi, l’acte 45 des GJ se lance avec peine. 
Plusieurs tentatives de lancement de défilés sont improvisées dans les rues des VIIIe et IXe arrondissements, au cri de ralliement habituel du mouvement, "Ahou, Ahou, Ahou !". Boulevard Haussmann, une petite centaine de personnes tente de s’organiser en cortège, ne bloquant pas plus la circulation que les forces de police. Mais, très mobiles et autonomes - puisqu'elles n'attendent plus les ordres pendant dix minutes et se sont motorisées - , elles parviennent vite à le disperser, utilisant même quelques capsules de gaz lacrymogènes contre des éléments pacifiques. 
Sous les huées de la foule ("Honte à vous !", "Dictature en marche !"), les forces de police bloquent les principaux axes de circulation, empêchant les manifestants de se rassembler, mais aussi les commerçants de faire leurs affaires.

Un groupe de GJ venus du Morbihan pour défendre la "justice fiscale" et le "pouvoir d’achat" - ce que les marcheurs pour le climat font oublier -, arrivés à peine depuis dix minutes aux abords de la gare Saint-Lazare, ont les yeux rougis et humides par les lacrymos. "C’est de pire en pire, on n’a même plus le droit de manifester", soupire une femme. 
D’autres, des Alsaciens, ne décolèrent pas : "La police n’est plus là pour protéger les manifestants, comme le disait Macron, mais pour les empêcher de venir. C’est à cause de ça que les gens deviennent fous, on n’a plus de libertés."

Devant la gare Saint-Lazare, ce samedi 21


A midi, les services de la préfecture de police de Paris se félicitent déjà de 1.249 contrôles préventifs (certains manifestants  en ont subi jusqu’à 4 ou 5), 104 verbalisations et 90 interpellations. Des chiffres qui trahissent les consignes d’étouffement du mouvement social par la force du nombre. 
Quelques minutes plus tard, trois secouristes observent qu'en cette fin de matinée, ils n’ont pas encore eu à déballer leur kit de premiers secours : "Forcément, tout le monde est dispersé en quelques minutes…" Mais, bien qu'en t-shirts blancs reconnaissables et prêts à administrer les premiers soins aux manifestants, comme aux forces de l’ordre blessés, des "street medics", annoncent qu'on est en train de verbaliser deux de leurs collègues. "Pourtant, on n’a rien d’autre que notre matériel habituel, compresses et sérum physiologique", certifient-ils. 

Des heurts ont eu lieu dans la soirée sur les Champs-Elysées.
 
Les forces de l'ordre ont tenté de disperser des manifestants qui s'étaient introduits sur l'avenue, pourtant interdite aux manifestations ce samedi. 

VOIR et ENTENDRE ce qu'annonçait la veille le préfet de police de Paris dans un reportage de BFMTV:


mercredi 2 janvier 2019

Pour 'Le Monde' en Une, Macron, c'est le retour aux "années 30"...

"Le Monde" évoque-t-il intentionnellement l'"iconographie nazie" pour sa Une sur Macron ?

La couverture de l'hebdomadaire M, le magazine du Monde, paru vendredi 28 décembre, suscite une indignation générale


Portrait de Macron sur un fond rouge et blanc,
couleurs du drapeau nazi 
Le journal a repris "les codes de l'iconographie nazie" en Une pour un portrait d'Emmanuel Macron, visage fermé et regard sombre, sur fond rouge et blanc, sous le "M" noir gothique et historique du magazine. 
Sottise ordinaire ou geste intentionnel ? La Une du supplément week-end du "Monde" paru le 29 décembre au soir a atteint son objectif, à la veille de la présentation des voeux du président.

Preuve que l'insulte est avérée, cette Une outrageante a poussé le directeur des rédactions du journal, 44 ans, venu du Monde de l'Education, Luc Bronner, à présenter des excuses "à ceux qui ont été choqués par des intentions graphiques qui ne correspondent évidemment en rien aux reproches qui nous sont adressés". Dans ce court texte, le journaliste assure que la couverture signée par le directeur artistique, Jean-Baptiste Talbourdet, fait référence "au graphisme des constructivistes russes au début du XXe siècle", mais emprunte aussi aux travaux de l'artiste canadien Lincoln Agnew.

Après avoir essuyé de vives critiques, le directeur des rédactions du journal a présenté des excuses,  point final de l'affaire


Voici quelques éléments qui expliquent la polémique soulevée par cette couverture.

Pourquoi peut-on y voir une référence au nazisme ?

Capture d\'écran du compte Twitter de Richard Ferrand, président de l\'Assemblée nationale, dénonçant la une du magazine du \"Monde\" paru vendredi 28 décembre 2018.
Capture d'écran du compte Twitter de Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale, dénonçant la Une du magazine du "Monde" paru vendredi 28 décembre 2018
Le fond beige évoque un papier vieilli comme celui d'une affiche d'époque. Celle-ci est barrée de rouge, couleur souvent associée aux extrêmes en politique (du rouge du drapeau nazi au rouge maoïste en passant par le rouge soviétique). Le contraste du portrait en noir et blanc a été accentué, assombrissant le regard bleu clair du président de la République. Et en haut à gauche, se détache le "M" imposant du nom du magazine, dans la police de caractères historique du journal Le Monde, une typographie de style gothique, apparue en Allemagne au XVIe siècle, mais remise à l'honneur dans la période hitlérienne. N'oublions pas, incrustée dans le costume d'Emmanuel Macron, une photographie prise sur les Champs-Elysées (le sujet de l'article mis en avant sur cette couverture), qui montre la foule célébrant la victoire de l'équipe de France à la Coupe du monde, un cliché datant du 16 juillet 2018, selon les uns (!), mais pouvant évoquer la descente des Champs par Hitler et des troupes nazies, le 28 juin 1940 et établir une filiation, pour les autres. En fait, cette foule est celle des Gilets jaunes et Le Monde évoquerait plutôt une révolution contre une dictature.

Tout cela correspond manifestement aux "codes de l'iconographie nazie". 
Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, évite d'expliciter l'amalgame, mais juxtapose cette Une à une photo d'Adolf Hitler, assurant qu'il "ne peut s'agir d'un hasard".

Que n'aurait-on dit d'une telle ignominie si elle était le fait d'un internaute ? 
S'en serait-il tiré sans aucune poursuite judiciaire ? Accusé de malveillance dans le choix des codes de l'iconographie nazie pour la Une de son magazine "M", Le Monde s'est à nouveau excusé lundi 31 décembre. "Nous avons manqué de discernement dans la validation de cette couverture qui ne correspondait pas au fond du récit consacré à Emmanuel Macron dans ce numéro", assure le directeur dans ce papier intitulé "Notre erreur et notre responsabilité". 

C'est grave mais ça reste pourtant impuni


Or, les tentatives pleuvent pour démontrer que les gens ne comprennent rien.

Le journaliste Julien Joly tente, sur Twitter, une explication par l'effet Koulechov. "En gros, montrez au spectateur la tête d'un type (air neutre). Puis l'image d'un plat. Le spectateur se dira que le type en question a l'air affamé. Ou triste si l'image suivante est celle d'un cercueil", résume-t-il. Cet effet tient au besoin qu'à le cerveau de trouver un sens, une cohérence, aux images que les yeux lui envoient. "C'est comme la bande dessinée : votre cerveau fait le lien entre les cases pour créer une histoire cohérente", reprend-il.

Historien des cultures visuelles, André Gunthert analyse le photomontage comme une "caricature photographique". Anodine ? Pour lui, les couleurs et le style de la couverture de M "suffisent à aiguiller nombre de lecteurs vers une interprétation de l’image comme une critique sévère [de qui? de quoi?] et une allusion à peine voilée à la référence nazie", écrit-il dans un billet de blog publié dimanche. 

L'historien Michel Goya estime que Le Monde a commis "la grande erreur" de "ne pas avoir imaginé une seule seconde que beaucoup prendraient cela pour de l'esthétique nazie". Les lecteurs du Monde sont des ânes...

On tombe dans le négationnisme : "y a-t-il vraiment une référence au nazisme"?
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Seule l'équipe qui a participé à l'élaboration de cette couverture peut répondre à cette question et le directeur des rédactions du Monde s'en défend dans son texte d'excuses. Sur son blog hébergé par Mediapart, Olivier Beuvelet, chargé de cours en histoire de la photographie, en esthétique de l’image et en cinéma à l'université Paris 3, y voit au moins une "référence à l'iconographie totalitaire des années 1930". 

Et sur Twitter, un graphiste confirme que "tous les codes des affiches de propagande de dictatures" sont là, mais pas seulement Adolf Hitler. Il cite "Mao, Lénine, Hitler… tous !" Et que je banalise l'insulte !
Pour ce graphiste, "c'est fait exprès", mais il ne faut pas pour autant en déduire que Le Monde considère Emmanuel Macron comme un dictateur. Alors que la mobilisation des "gilets jaunes" dure depuis un mois et demi, et que les Champs-Elysées ont été le théâtre de violents affrontements, il estime que le journal "peut aussi vouloir illustrer le sentiment d'une partie du peuple". Pour lui, ce visuel, où la foule tourne le dos au chef de l'Etat qui regarde dans une autre direction, signifie surtout que "la foule ici descend dans la rue contre lui, pas pour l'aduler". Et je décrypte, donc je nie l'évidence...

Pour Julien Joly, utiliser le rouge, le blanc et le noir est simplement "efficace visuellement". Ces couleurs et cette mise en page existent partout. Il exprime un sentiment qui ressort davantage d'un courant de pensée que de l'analyse : "Je suis à peu près certain que Le Monde n'a jamais voulu assimiler Macron à Godzilla, et pourtant...", cite-t-il en exemple, affiche du monstre de cinéma à l'appui. Le style gothique du graphisme, intégré au montage, n'interpelle pas un instant notre exégète...

Qu'est-ce que le "constructivisme russe" ?

On peut se poser la question, mais elle n'arrange pas les affaires du Monde. Dans sa note d'excuses, le quotidien du soir fait référence aux "constructivistes russes" des années 1920 et donc à la révolution bolchévique d'octobre 1917. Le paravent du 'constructivisme' mentionné ici est un courant artistique et architectural défini dans le 'Manifeste réaliste' dû à Naum Gabo (frère d'Antoine Pevsner), en 1920 et qui se veut fonctionnel. 
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Ce terme a d'abord été employé par le peintre 'suprématiste' Kasimir Malevitch - député au Soviet de Moscou, dès 1917, il tombera en disgrâce dans les années 30 - pour tourner en dérision un concurrent (Alexandre Rodtchenko). Mais des artistes russes se sont appropriés le mot, dans les années 1920, pour nommer leur style avant-gardiste, avec ses formes géométriques (le cercle, la ligne droite, le triangle) et ses superpositions et collages de photos. L'œuvre constructiviste la plus célèbre reste 'Battez les blancs avec le coin rouge' (1919), affiche (ci-dessus) de propagande communiste signée El Lissitzky, pour qui l'art, loin d'être une activité individuelle destinée à la production d'objets, est une activité sociale et collective au service de la révolution.

Il est ainsi devenu l'art "officiel" de la révolution russe, avant d'être remplacé par le "réalisme socialiste" dans les années 1930.

Par quelque bout qu'on le prenne, ce montage haineux du Monde renvoie à la période des dictatures nazie et bolchévique. Par le biais des partis communistes européens, ces artistes trouvent leurs amateurs et le style imprègne le XXe siècle, aussi bien les architectes et les designers, que les publicitaires et les propagandistes. 

Qui est Lincoln Agnew ?
Un décor croquignolesqueOn a eu un aperçu des goûts croquignolesque de Macron, dont "Liberté, égalité, fraternité" (ci-contre) de Shepard Fairey, 48 ans, qu'il est fier d'exhiber sur un mur à l'Elysée (entretien télévisé sur TF1, le 15 octobre 2017), mais on peut comprendre jusque là que le quadra ait une forte demande quotidienne de fraîcheur... 
Résultat de recherche d'images pour "shepard fairey Trump"On notera toutefois qu'avec lui et le mouvement social des 'Gilets jaunes' qu'il a provoqué, cette Marianne de fraternité n'est plus aussi crédible depuis quelques semaines.
Cet artiste américain engagé a produit plusieurs lithographies anti-Trump (une, à droite).

Le nom du graphiste Lincoln Agnew, cité par le directeur des rédactions du Monde,  est un artiste canadien, qui s'est justement beaucoup inspiré des constructivistes russes, mais aussi de l'esthétique punk des années 1970 et 1980. Il est l'illustrateur de livres pour enfants de la série des Aventures de Harry et Horsie... Macron vu hélitreuillé ou en 'battle dress' dans la propagande stalinienne de l'Elysée ne s'identifie donc pas à Tom Cruise ! 
D'un rapide coup d'œil à l'œuvre d'Agnew, Le Monde constate qu'il utilise lui-même beaucoup de rouge, de noir et de blanc (mais aussi de bleu ou de vert et de violet...), ainsi que de photos découpées et collées, après bien d'autres artistes, quant à eux confirmés. C'est probablement ce qui l'a rendu "très populaire auprès des directeurs de magazine", souligne le site spécialisé Create (en anglais), parmi lesquels M le magazine du Monde, pour lequel il a par exemple réalisé un portrait de John F. Kennedy, mais aussi bien Ronald Reagan...

Un décor croquignolesque
FIAC présidentielle : bric-à-brac bordélique
révélateur d'un esprit confus
Les détracteurs de la dernière couverture de l'hebdo n'ont pas manqué de remarquer, dans son portfolio, un portrait d'Adolf Hitler à la construction similaire à la Une du magazine, avec une différence notable : la foule y salue le Führer, alors qu'elle tourne le dos à Emmanuel Macron. Ce portrait du leader nazi avait été publié dans le Harper's Magazine en 2017. Le même style se retrouve aussi dans un portrait du conservateur américain Mitt Romney ou encore une illustration pour l'œuvre du cinéaste David Lynch. Un procédé de masse qui n'atténue en rien la faute de l'organe de presse, mais un sujet qui offense les consciences plus gravement et durablement que la représentation d'un joueur de base-ball des Boston Red Sox.  

Bilan : au mieux, Le Monde est un suiveur de tendances et sa Une n'apporte rien d'innovant. Pour André Gunthert, d'ailleurs, la couverture de M "semble bien être une imitation servile". "Il est vraisemblable que le graphiste du Monde avait pensé son emprunt suffisamment camouflé pour rester dans un registre d’évocation floue", analyse-t-il encore, sur son blog.

Au pire, le journal des bobo-intello parisiens est susceptible de plaintes en justice pour insulte, diffamation et incitation à la haine. 
Les "agitateurs qui veulent l'insurrection", selon Griveaux, sont-ils les Gilets jaunes contre lesquels Castaner promet des sanctions exemplaires?
Le Monde encourt-il la même sévérité judiciaire ?

mercredi 22 février 2017

Le CRIF accuse le Front de gauche et Mélenchon de véhiculer la haine

Mélenchon tombe des nues et se dit choqué

Alors que Hollande lui rend visite, le CRIF prend parti contre les extrêmes 

Jean-Luc Mélenchon s'est dit "profondément choqué" mercredi de l'attitude "antirépublicaine" du Crif, qui ne l'a pas convié à son dîner annuel au motif, a expliqué son président, qu'il véhicule, selon lui, "la haine", au même titre que la présidente du Front national Marine Le Pen.

La plupart des candidats à l'élection présidentielle d'avril-mai sont invités mercredi soir au traditionnel dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Mais ni Marine Le Pen, ni Jean-Luc Mélenchon n'a été convié.

"Le Président du CRIF m'insulte ce matin. J'en suis profondément choqué", écrit Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué.
"Me comparer au parti d'extrême droite dont l'histoire européenne est mêlée aux pires atrocités commises contre les Juifs, est une faute morale et politique", ajoute-t-il, occultant les crimes du régime soviétique, et pas seulement sous Staline. "Je rappelle aux dirigeants de cette organisation que j'appartiens à un courant politique dont les membres ont été pourchassés, déportés, massacrés par les fascistes et les nazis."

Sur RTL, le président du Crif, Francis Kalifat, a invoqué une raison "très simple" pour expliquer que ni Marine Le Pen ni Jean-Luc Mélenchon n'aient été conviés.

"Tous les deux véhiculent la haine"

"D'un côté, à l'extrême droite, c'est la haine de l'autre et le rejet de l'étranger (...) et, à l'extrême gauche, c'est la haine d'Israël et la déligitimation d'Israël. Donc je crois qu'ils n'ont pas leur place dans ce dîner", a-t-il ajouté.

Pour Jean-Luc Mélenchon, il s'agit là d'une attitude "antirépublicaine". 
"Si le Crif représente le gouvernement israélien et, pour cette raison, considère que j'en suis un opposant, je confirme que, comme beaucoup d'Israéliens d'ailleurs, je ne soutiens pas le gouvernement de (Benjamin) Netanyahu [le Premier ministre israélien, majoritaire, malgré la "haine" de l'extrême gauche], ni ceux qui ne s'offusquent pas de la violation des résolutions de l'ONU", a-t-il riposté.

mercredi 7 décembre 2016

Ségolène Royal maintient que "Cuba n'est pas une dictature"

Seul le PCF applaudit à cet entêtement de la ministre

Ségolène Royal a de nouveau défendu le régime totalitaire cubain
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Hostile à Poutine, mais amie-ami avec les Castro:
ici, à l'Arc de Triomphe de Paris, au côté du frère du dictateur
(1er février 2016)
La numéro trois du gouvernement de Hollande s'y est encore reconnue cet après-midi à l'Assemblée nationale. En sa qualité de ministre de... l'Ecologie, Ségolène Royal ré-écrit l'Histoire, après avoir été l'une des rares en Europe à s'être rendue  aux funérailles de Fidel Castro.

Dès le samedi 3 décembre 2016 et depuis Santiago de Cuba l'ex-concubine du président Hollande, Ségolène Royal, a salué à la mémoire de Fidel Castro, "un monument de l'Histoire", affirmant que personne n'est en mesure de fournir "des listes de prisonniers politiques" cubains.

VOIR et ENTENDRE la numéro 3 du gouvernement Valls s'encanailler avec les révolutionnaires, 
vantant le régime castriste, lors des funérailles du dictateur Fidel Castro, le samedi 3 décembre 2016, à Santiago de Cuba :

Lors de son déplacement à Cuba - par avion, producteur de CO2 - , la socialiste avait affirmé que Cuba n'est pas une dictature, provoquant colère et indignation parmi les démocrates de gauche comme de droite.
Depuis, elle n'en finit pas de s'enliser dans la polémique 

Elle défend mordicus le régime totalitaire cubain, 
récidivant aujourd'hui 7 décembre 2016, à l'Assemblée nationale. 
"Un pays qui accueille 4 millions de touristes, ne peut pas être une dictature" a notamment (dé)raisonné la malheureuse Ségolène Royal, dans le même registre que Valls qui nie avoir pu exercer des pressions sur un chef de guerre tel que Hollande, pour qu'il renonce à se présenter à un second mandat présidentiel.   

VOIR et ENTENDRE ce chef d'oeuvre de désinformation - digne des totalitaires communistes de l'époque soviétique  -  par cette gauche amnésique qui rend hommage à un tyran :

Les laïcs apprécieront que la socialiste fasse référence au pape latino-américain pour justifier son nouveau déraillement.

La castriste a omis d'évoquer le premier des deux voyages d'un membre de l'ex-couple Hollande-Royal à Cuba pour le révolutionnaire :
le président socialiste François Hollande, ci-contre, auprès du dictateur.