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mercredi 18 septembre 2019

Les "décrocheurs" de portraits ne méritent pas d’être "encouragés", décrète une ministre

Elisabeth Borne condamne le juge militant

La ministre de la Transition écologique réagissait à l’annonce de la relaxe, lundi à Lyon, de deux "décrocheurs" d’un portrait de son idole 

 Décrocher un portrait d’Emmanuel Macron, une action jugée "légitime" par le tribunal de Lyon


"Des comportements inciviques ne méritent pas d’être encouragés", a estimé Elisabeth Borne mardi matin, suite à la relaxe lundi à Lyon de deux "décrocheurs" d’un portrait d’Emmanuel Macron. Les deux militants, un homme et une femme âgés de 32 et 33 ans, avaient décroché le portrait du président de la République dans la mairie du 2e arrondissement de Lyon en février dernier pour dénoncer la politique gouvernementale en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Ils étaient poursuivis pour vol en réunion.

Dans sa décision, le juge a reconnu que le vol de "l’objet d’une valeur fortement symbolique" était bien matérialisé. Mais il a aussi exprimé un jugement personnel, selon lequel la réalité du dérèglement climatique "affecte gravement l’avenir de l’humanité", ce qui ouvre la porte à une possible légitimation "d’autres formes de participation" des citoyens, "dans le cadre d’un devoir de vigilance critique"
"Je pense que franchement des comportements inciviques ne méritent pas d’être encouragés par des décisions de ce type", a réagi sur France 2 Elisabeth Borne évoquant "un cas isolé".

"Le juge n’encourage pas la désobéissance civile", d'après Cécile Duflot

Marche des portraits, lors du G7 de Biarritz


Mais l’ancienne ministre du Logement de Hollande, l'écologiste radicale Cécile Duflot considère que le juge "n’encourage pas la désobéissance civile". "Il dit que la réalité du dérèglement climatique est avérée et que le gouvernement a pris des engagements qu’il ne tient pas", a  affirmé cette militante EELV, mardi sur Franceinfo. Il "a été très courageux, cette décision restera dans l’Histoire", a ajouté l'actuelle directrice d’Oxfam France qui, lors de l’audience début septembre à Lyon,avait défendu  "un acte citoyen au sens le plus noble du terme".
"Il y a trois choses très importantes dans ce jugement, c’est la reconnaissance de l’inaction climatique et du péril réel ; le fait, quand on est citoyen, qu’on puisse légitimement, interpeller le pouvoir exécutif et le président de la République d’une autre manière que par les élections ; et cette décision de relaxe". 
Le Parquet, c'est-à-dire le gouvernement, a déjà annoncé avoir fait appel de la décision.

mercredi 2 janvier 2019

Pour 'Le Monde' en Une, Macron, c'est le retour aux "années 30"...

"Le Monde" évoque-t-il intentionnellement l'"iconographie nazie" pour sa Une sur Macron ?

La couverture de l'hebdomadaire M, le magazine du Monde, paru vendredi 28 décembre, suscite une indignation générale


Portrait de Macron sur un fond rouge et blanc,
couleurs du drapeau nazi 
Le journal a repris "les codes de l'iconographie nazie" en Une pour un portrait d'Emmanuel Macron, visage fermé et regard sombre, sur fond rouge et blanc, sous le "M" noir gothique et historique du magazine. 
Sottise ordinaire ou geste intentionnel ? La Une du supplément week-end du "Monde" paru le 29 décembre au soir a atteint son objectif, à la veille de la présentation des voeux du président.

Preuve que l'insulte est avérée, cette Une outrageante a poussé le directeur des rédactions du journal, 44 ans, venu du Monde de l'Education, Luc Bronner, à présenter des excuses "à ceux qui ont été choqués par des intentions graphiques qui ne correspondent évidemment en rien aux reproches qui nous sont adressés". Dans ce court texte, le journaliste assure que la couverture signée par le directeur artistique, Jean-Baptiste Talbourdet, fait référence "au graphisme des constructivistes russes au début du XXe siècle", mais emprunte aussi aux travaux de l'artiste canadien Lincoln Agnew.

Après avoir essuyé de vives critiques, le directeur des rédactions du journal a présenté des excuses,  point final de l'affaire


Voici quelques éléments qui expliquent la polémique soulevée par cette couverture.

Pourquoi peut-on y voir une référence au nazisme ?

Capture d\'écran du compte Twitter de Richard Ferrand, président de l\'Assemblée nationale, dénonçant la une du magazine du \"Monde\" paru vendredi 28 décembre 2018.
Capture d'écran du compte Twitter de Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale, dénonçant la Une du magazine du "Monde" paru vendredi 28 décembre 2018
Le fond beige évoque un papier vieilli comme celui d'une affiche d'époque. Celle-ci est barrée de rouge, couleur souvent associée aux extrêmes en politique (du rouge du drapeau nazi au rouge maoïste en passant par le rouge soviétique). Le contraste du portrait en noir et blanc a été accentué, assombrissant le regard bleu clair du président de la République. Et en haut à gauche, se détache le "M" imposant du nom du magazine, dans la police de caractères historique du journal Le Monde, une typographie de style gothique, apparue en Allemagne au XVIe siècle, mais remise à l'honneur dans la période hitlérienne. N'oublions pas, incrustée dans le costume d'Emmanuel Macron, une photographie prise sur les Champs-Elysées (le sujet de l'article mis en avant sur cette couverture), qui montre la foule célébrant la victoire de l'équipe de France à la Coupe du monde, un cliché datant du 16 juillet 2018, selon les uns (!), mais pouvant évoquer la descente des Champs par Hitler et des troupes nazies, le 28 juin 1940 et établir une filiation, pour les autres. En fait, cette foule est celle des Gilets jaunes et Le Monde évoquerait plutôt une révolution contre une dictature.

Tout cela correspond manifestement aux "codes de l'iconographie nazie". 
Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, évite d'expliciter l'amalgame, mais juxtapose cette Une à une photo d'Adolf Hitler, assurant qu'il "ne peut s'agir d'un hasard".

Que n'aurait-on dit d'une telle ignominie si elle était le fait d'un internaute ? 
S'en serait-il tiré sans aucune poursuite judiciaire ? Accusé de malveillance dans le choix des codes de l'iconographie nazie pour la Une de son magazine "M", Le Monde s'est à nouveau excusé lundi 31 décembre. "Nous avons manqué de discernement dans la validation de cette couverture qui ne correspondait pas au fond du récit consacré à Emmanuel Macron dans ce numéro", assure le directeur dans ce papier intitulé "Notre erreur et notre responsabilité". 

C'est grave mais ça reste pourtant impuni


Or, les tentatives pleuvent pour démontrer que les gens ne comprennent rien.

Le journaliste Julien Joly tente, sur Twitter, une explication par l'effet Koulechov. "En gros, montrez au spectateur la tête d'un type (air neutre). Puis l'image d'un plat. Le spectateur se dira que le type en question a l'air affamé. Ou triste si l'image suivante est celle d'un cercueil", résume-t-il. Cet effet tient au besoin qu'à le cerveau de trouver un sens, une cohérence, aux images que les yeux lui envoient. "C'est comme la bande dessinée : votre cerveau fait le lien entre les cases pour créer une histoire cohérente", reprend-il.

Historien des cultures visuelles, André Gunthert analyse le photomontage comme une "caricature photographique". Anodine ? Pour lui, les couleurs et le style de la couverture de M "suffisent à aiguiller nombre de lecteurs vers une interprétation de l’image comme une critique sévère [de qui? de quoi?] et une allusion à peine voilée à la référence nazie", écrit-il dans un billet de blog publié dimanche

L'historien Michel Goya estime que Le Monde a commis "la grande erreur" de "ne pas avoir imaginé une seule seconde que beaucoup prendraient cela pour de l'esthétique nazie". Les lecteurs du Monde sont des ânes...

On tombe dans le négationnisme : "y a-t-il vraiment une référence au nazisme"?
Résultat de recherche d'images pour "lincoln agnew Hitler"
Seule l'équipe qui a participé à l'élaboration de cette couverture peut répondre à cette question et le directeur des rédactions du Monde s'en défend dans son texte d'excuses. Sur son blog hébergé par Mediapart, Olivier Beuvelet, chargé de cours en histoire de la photographie, en esthétique de l’image et en cinéma à l'université Paris 3, y voit au moins une "référence à l'iconographie totalitaire des années 1930"

Et sur Twitter, un graphiste confirme que "tous les codes des affiches de propagande de dictatures" sont là, mais pas seulement Adolf Hitler. Il cite "Mao, Lénine, Hitler… tous !" Et que je banalise l'insulte !
Pour ce graphiste, "c'est fait exprès", mais il ne faut pas pour autant en déduire que Le Monde considère Emmanuel Macron comme un dictateur. Alors que la mobilisation des "gilets jaunes" dure depuis un mois et demi, et que les Champs-Elysées ont été le théâtre de violents affrontements, il estime que le journal "peut aussi vouloir illustrer le sentiment d'une partie du peuple". Pour lui, ce visuel, où la foule tourne le dos au chef de l'Etat qui regarde dans une autre direction, signifie surtout que "la foule ici descend dans la rue contre lui, pas pour l'aduler". Et je décrypte, donc je nie l'évidence...

Pour Julien Joly, utiliser le rouge, le blanc et le noir est simplement "efficace visuellement". Ces couleurs et cette mise en page existent partout. Il exprime un sentiment qui ressort davantage d'un courant de pensée que de l'analyse : "Je suis à peu près certain que Le Monde n'a jamais voulu assimiler Macron à Godzilla, et pourtant...", cite-t-il en exemple, affiche du monstre de cinéma à l'appui. Le style gothique du graphisme, intégré au montage, n'interpelle pas un instant notre exégète...

Qu'est-ce que le "constructivisme russe" ?

On peut se poser la question, mais elle n'arrange pas les affaires du Monde. Dans sa note d'excuses, le quotidien du soir fait référence aux "constructivistes russes" des années 1920 et donc à la révolution bolchévique d'octobre 1917Le paravent du 'constructivisme' mentionné ici est un courant artistique et architectural défini dans le 'Manifeste réaliste' dû à Naum Gabo (frère d'Antoine Pevsner), en 1920 et qui se veut fonctionnel. 
Résultat de recherche d'images pour "'Battez les blancs avec le coin rouge'"
Ce terme a d'abord été employé par le peintre 'suprématiste' Kasimir Malevitch - député au Soviet de Moscou, dès 1917, il tombera en disgrâce dans les années 30 - pour tourner en dérision un concurrent (Alexandre Rodtchenko). Mais des artistes russes se sont appropriés le mot, dans les années 1920, pour nommer leur style avant-gardiste, avec ses formes géométriques (le cercle, la ligne droite, le triangle) et ses superpositions et collages de photos. L'œuvre constructiviste la plus célèbre reste 'Battez les blancs avec le coin rouge' (1919), affiche (ci-dessus) de propagande communiste signée El Lissitzky, pour qui l'art, loin d'être une activité individuelle destinée à la production d'objets, est une activité sociale et collective au service de la révolution.

Il est ainsi devenu l'art "officiel" de la révolution russe, avant d'être remplacé par le "réalisme socialiste" dans les années 1930.

Par quelque bout qu'on le prenne, ce montage haineux du Monde renvoie à la période des dictatures nazie et bolchévique. Par le biais des partis communistes européens, ces artistes trouvent leurs amateurs et le style imprègne le XXe siècle, aussi bien les architectes et les designers, que les publicitaires et les propagandistes. 

Qui est Lincoln Agnew ?
Un décor croquignolesqueOn a eu un aperçu des goûts croquignolesque de Macron, dont "Liberté, égalité, fraternité" (ci-contre) de Shepard Fairey, 48 ans, qu'il est fier d'exhiber sur un mur à l'Elysée (entretien télévisé sur TF1, le 15 octobre 2017), mais on peut comprendre jusque là que le quadra ait une forte demande quotidienne de fraîcheur... 
Résultat de recherche d'images pour "shepard fairey Trump"On notera toutefois qu'avec lui et le mouvement social des 'Gilets jaunes' qu'il a provoqué, cette Marianne de fraternité n'est plus aussi crédible depuis quelques semaines.
Cet artiste américain engagé a produit plusieurs lithographies anti-Trump (une, à droite).

Le nom du graphiste Lincoln Agnew, cité par le directeur des rédactions du Monde,  est un artiste canadien, qui s'est justement beaucoup inspiré des constructivistes russes, mais aussi de l'esthétique punk des années 1970 et 1980. Il est l'illustrateur de livres pour enfants de la série des Aventures de Harry et Horsie... Macron vu hélitreuillé ou en 'battle dress' dans la propagande stalinienne de l'Elysée ne s'identifie donc pas à Tom Cruise ! 
D'un rapide coup d'œil à l'œuvre d'Agnew, Le Monde constate qu'il utilise lui-même beaucoup de rouge, de noir et de blanc (mais aussi de bleu ou de vert et de violet...), ainsi que de photos découpées et collées, après bien d'autres artistes, quant à eux confirmés. C'est probablement ce qui l'a rendu "très populaire auprès des directeurs de magazine", souligne le site spécialisé Create (en anglais), parmi lesquels M le magazine du Monde, pour lequel il a par exemple réalisé un portrait de John F. Kennedy, mais aussi bien Ronald Reagan...

Un décor croquignolesque
FIAC présidentielle : bric-à-brac bordélique
révélateur d'un esprit confus
Les détracteurs de la dernière couverture de l'hebdo n'ont pas manqué de remarquer, dans son portfolio, un portrait d'Adolf Hitler à la construction similaire à la Une du magazine, avec une différence notable : la foule y salue le Führer, alors qu'elle tourne le dos à Emmanuel Macron. Ce portrait du leader nazi avait été publié dans le Harper's Magazine en 2017. Le même style se retrouve aussi dans un portrait du conservateur américain Mitt Romney ou encore une illustration pour l'œuvre du cinéaste David Lynch. Un procédé de masse qui n'atténue en rien la faute de l'organe de presse, mais un sujet qui offense les consciences plus gravement et durablement que la représentation d'un joueur de base-ball des Boston Red Sox.  

Bilan : au mieux, Le Monde est un suiveur de tendances et sa Une n'apporte rien d'innovant. Pour André Gunthert, d'ailleurs, la couverture de M "semble bien être une imitation servile". "Il est vraisemblable que le graphiste du Monde avait pensé son emprunt suffisamment camouflé pour rester dans un registre d’évocation floue", analyse-t-il encore, sur son blog.

Au pire, le journal des bobo-intello parisiens est susceptible de plaintes en justice pour insulte, diffamation et incitation à la haine
Les "agitateurs qui veulent l'insurrection", selon Griveaux, sont-ils les Gilets jaunes contre lesquels Castaner promet des sanctions exemplaires?
Le Monde encourt-il la même sévérité judiciaire ?

lundi 3 décembre 2018

La presse étrangère épingle Brigitte Macron que la presse française encense

"Cagole péroxydée", "A la limite la limite de l'indécence" : la presse  étrangère ne lit pas Gala et Voici...  

Il fallait mettre les choses au point...
Tous les goûts sont dans la nature, mais là,
il faut vraiment aimer les femmes... Ou les détester !

Contrairement à ce que nous raconte la presse caniveau française, ni dans l’hexagone, ni ailleurs, Brigitte Macron ne séduit les foules
La plupart des media la juge pour ce qu'elle est; Ils disent même leur honte. Elle n’est absolument pas à hauteur du job, pour jargonner comme dans la start-up Macron. Or, dès qu’en France, on ose dire tout haut ce que l’on pense de son apparence, on se fait taxer de racisme anti-âge, de sexisme macho ou jaloux et on se fait accabler d'insultes. Il devient même insupportable de devoir  subir les injonctions de la macronie "cheap" à admirer ce couple physiquement plus qu'ordinaire, si on veut bien taire la différence d'âge et la suspicion qu'elle suscite. C'est tous les jours la Foire du Trône à la Une, avec son train fantôme et sa maison hantée, ses monstres et sa femme-tronc et ses nains : l'art forain du début du 20e siècle.

La consternation est-il interdite aux sympathisants de LREM ? Faut-il être opposants pour avoir conservé un peu de jugement ?

Le ridicule du couple Macron nous fait honte, indépendamment de la colère que la politique présidentielle fait monter en nous. C'est à peine si nous osons aborder ce sujet à l'étranger.




Ca commence avec le récit de leur rencontre, avec force détails embarrassants, quand il avait quatorze ans et elle quarante… Ca ne nous regarderait guère, si le 'story telling' ne nous était pas resservi sans cesse et s'il n'était présenté comme un fait d’armes que d’aucuns a le droit de ne pas trouver très sain, mais plutôt suspect.

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L’un des arguments de vente du produit Macron était sa beauté supposée… Désolé, mais le Macronix Imperator, il est tout sauf beau. 

La presse de buffet de gare est dithyrambique et les articles hagiographiques tutoient la satire : avec Macronella, adolescente attardée de 64 balais de sorcière décharnée, on se croirait chez les Ceausescu ! 
Le mot d'ordre était d'aimer Brigitte Macron, sa frêle jeunesse éternelle, ses longues jambes et ses grandes enjambées, son bronzage permanent, son sourire figé sur des dents à jaquettes, un esprit brillant qu'il fallait deviner et de brillantes saillies empruntées qui auraient compensé les vilaines fringues griffées Vuitton, tellement tendance (ou 'fashion', comme on voudra, au point où on en est). 
La maison de luxe lui aurait conseillé de rallonger ses robes et cacher ses genoux noueux.
Les 16% d'électeurs de Macron - compte tenu de l'abstention - n’ont pas élu son épouse. 

Quant à lui, il ne fut certes pas "élu" sur des compétences supposées, ni sur un physique de rêve, son corps affûté d'athlète. 
Est-il l'idole des casernes ? Des arrières-salles de cinémas glauques et de Tom Cruise jeune ? 


On relèvera une constante, à propos de la séquence à Saint-Martin :

Doigt d'honneur et pantalon baissé
En voulant la survendre, même photoshoppée à mort, Grazia n’a pas loupé Brigitte non plus !




Elle se rêve en grande dame, mais on ne se refait pas : la classe et l'élégance, c'est pour les autres. Le bleu ne va pas à tout le monde...


La professeure n'apprend pas au contact de ses homologues : 
la pédagogie n'imprègne pas les vaniteuses.

Selon le Financial Times, "elle défie les conventions avec son bronzage permanent, ses cheveux blonds peroxydés et ses sacs à main design. "Son look peut être qualifié de bobo chic et elle a osé des tenues dénudées qui ont fasciné la presse française", poursuit le journaliste, en comparant le style de Brigitte à celui d’une "cagole" (en français dans le texte : en provençal marseillais, c'est un style de jeune femme vulgaire dont le comportement est associé à celui d'une bimbo).



Brigitte Macron a été aussi qualifié d’ "Essex girl", terme faisant référence au comté d’Essex au nord-est de Londres et utilisé de manière péjorative pour désigner une fille vulgaire, un peu stupide et aux mœurs légères.

Plus récemment, Brigitte s'est faite démolir par le Corrière della sera pour sa tenue "à la limite de l’indécence" lors de l’hommage rendu à Simone Veil… Au début, quand ces photos, reprises de sites de potins italiens, ont commencé à circuler, on pouvait penser à des montages ahurissants de malveillance, mais il fallu se rendre à l'évidence du sérieux du Corrière della sera pour se laisser convaincre de la lamentable authenticité de ces clichés.
Mini-jupe de deuil
Brigitte Macron fait-elle du tort à l'industrie du luxe et à l'image de la femme française

Elle a choisi de se faire conseiller par Mimi Marchand, alliant l'erreur de jugement aux fautes de goût. 
On ne lui reproche pas d'être moche et de porter des vêtements moches, mais de ne pas savoir mieux s'entourer que son mari.
Cette Mimi Marchand, 71 ans, a travaillé pour de nombreux titres de la presse people, dont Gala, Paris Match, Public, Closer ou Voici, depuis le début des années 1990 : étonnez-vous que cette presse-là trouve donc  le sujet vendeur. 
Résultat de recherche d'images pour "MIMI MARCHAND Brigitte Macron"
Et Michèle Marchand a beaucoup roulé sa bosse: d'abord commerçante en voitures à la casse, puis taulard pour falsification de chèques et émission de chèques sans provisions, avant d'écoper de trois ans de prison avec sursis pour avoir transporté 500 kg de cannabis en compagnie de son mari, un braqueur. Elle sera également responsable d'établissements de nuit à Paris dans les années Mitterrand. Elle est soupçonnée d'être à l'origine des révélations de Closer en janvier 2014 concernant la liaison supposée de François Hollande avec Julie Gayet. Cette conseillère de haut vol a une réputation sulfureuse qui aurait pu alerter l'épouse.
Image associée

Elle a la tête dans les épaules, des attitudes avachies, quand elle n'est pas juchée sur ses hauts talons, les jambes en pince à sucre.


Assez petite, elle doit penser qu’il lui faut toujours se percher sur des talons de dix à douze centimètres pour mieux exister et, sur des pavés, la dégaine est totalement invraisemblable… Ainsi était-elle pathétique, ci-dessus, troussée comme une collégienne, lors de son départ des Invalides. 
Elle ne vieillit pas et reste très gamine
Bientôt le string en Une de Closer ?

De près ou en gros plan, le tableau est complet



Elle a des cheveux magiques : ils peuvent pousser de cinq centimètres en une semaine. Son secret : les extensions. Malgré le Botox et les infiltrations, les soins aux AHA et à l'acide hyaluronique, on laisse à Manu le plaisir de la découvrir au réveil...

mardi 16 juin 2015

Sondage: les Français ont découvert la face cachée de Valls à Berlin

Pour sept Français sur dix, l'affaire du Falcon gouvernemental de Valls à Berlin est grave

Valls n'est pas sorti de l'affaire du jet de la République détourné pour la finale de Ligue des champions... en famille à Berlin

 "petit chat apeuré et haineux",
selon LR
68% estiment que le Premier ministre a détérioré son image, selon un sondage centré sur l'escapade du premier ministre à Berlin - dans un Falcon de la République - pour assister à la finale de la Ligue des champions avec deux de ses enfants, en prétextant une "rencontre de travail" qui était inscrite à son agenda le mercredi suivant à Paris.

Selon cette enquête Odoxa réalisée pour Le Parisien-Aujourd'hui en France, i-télé et CQFD, près d'une semaine après les faits, 33% des personnes interrogées considèrent l'affaire "grave" et 34% "assez grave". 11% ne la considèrent "pas grave du tout" et 21% "pas très grave" (1% ne se prononce pas).

L'image du Premier ministre irrémédiablement détériorée

A gauche, elle est jugée grave par près d'un sympathisant sur deux (48%), mais par seulement 30% des sympathisants du seul... Parti socialiste. Les sympathisants de droite considèrent en revanche massivement, à 80%, que ce voyage de Manuel Valls est une chose grave. La presse et les sondeurs semblent découvrir maintenant de quel côté se situe la moralité.

"Rembourser personnellement [sic] la prise en charge [très partielle] du voyage pour ses deux enfants, soit 2.500 euros", ne clôt pas la polémique pour une large majorité de Français (58%, contre 41%). Ce n'est d'ailleurs pas sa "décision", comme on peut le lire, mais la pression de l'opinion qui le pousse à apporter sa modeste contribution. Si c'est massivement le cas pour 71% des sympathisants de droite (contre 27%), ils sont encore 40% à gauche (contre 59%) à considérer que la polémique n'est pas close (dont 28% des sympathisants PS qui lui tiennent rigueur d'avoir planté le Congrès pour la satisfaction de ses menus plaisirs). Aux militants, Valls a clairement préféré son "équipe de coeur" et entretenir auprès du Barça la flamme catalane de ses fils.

Pour plus des deux tiers des personnes interrogées (68%), l'image que  Manuel Valls donne de lui-même s'est plutôt "détériorée, parce qu'il n'aurait jamais dû faire ce voyage", contre 31% d'un avis contraire. Plus d'un sympathisant de gauche sur deux, 52%, et 40% de ceux du PS, considèrent ainsi que l'image du Premier ministre s'est dégradée. C'est, sans surprise, également le cas de 83% des sympathisants de droite (contre 16%).

Sondage réalisé en ligne les 11 et 12 juin, auprès d'un échantillon de 1.011 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. 

mardi 17 mars 2015

Fleur Pellerin, un portrait stéréotypé, connoté par Libération

Hussarde de la diversité, selon Libération


Caricature esquissée par Cécile Daumas [spécialiste des questions de genre à Libération, depuis 1994], le 10 avril 2010

Raccourci préliminaire: "Pur produit de la méritocratie française, cette énarque préside le Club XXIe siècle, l’élite des minorités visibles."

"Un technocrate ressemble généralement à Claude Guéant, bras droit de Sarkozy : lunettes sévères sur peau claire, front masculin dégarni, chemise blanche sous costume sombre, selon la journaliste binaire. Fleur Pellerin est brune aux cheveux lâches, traits jeunes et asiatiques, robe de soie légère sur longues bottes de cuir noir, talons acérés. Dans sa vie professionnelle comme dans ses études, elle a pris l’habitude d’être la «seule Asiat’», une des rares femmes également. A la Cour des comptes, où elle officie [!] comme conseiller référendaire, aussi bien qu’à l’ENA, promotion Averroès. Le philosophe arabo-andalou comme signe prémonitoire d’une carrière naissante ?
Najat Vallaud-Belkacem en jupe
ne supporte pas la comparaison
Et quelle idée que
ce long zip en façade ?
A 36 ans, la voilà présidente du Club XXIe siècle, cercle réunissant l’
élite des minorités visibles. «Le 21», comme l’appellent les habitués, est volontairement haut de gamme. Banquiers, entrepreneurs, hauts fonctionnaires, Rama Yade en guest star : autant de réussites pour donner une autre image de l’immigration. «Fleur a le faciès profil idéal, dit Chenva Tieu, chef d’entreprise et cofondateur de l’association
['profil' cambodgien, mais membre de l'Union pour un mouvement populaire -UMP- mais ne le répétez pas non plus...]. Une techno typiquement issue de l’école de la République.» [énarque sans les scarifications de l'ENA, donc] Et mignonne en plus [les féministes apprécieront...], pas empêtrée dans le discours froid de l’«énarchie» [vous avez dit "scarifications"? Comme c'est injuste!]. Ce samedi, elle participe à la cinquième édition des Entretiens de l’excellence, opération phare du Club : un millier de collégiens et de lycéens de ZEP [car les ruraux ne sont pas défavorisés], reçus dans les locaux de Sciences-Po à Paris, découvrent les filières d’élite auprès de professionnels qui peuvent leur ressembler [a priori]. Fleur Pellerin les briefera sur les rouages de la haute fonction publique. «Les encourager à s’orienter vers des domaines dont ils ignorent l’existence est une façon pragmatique et non idéologique [sic] de promouvoir la diversité. Lutter contre l’autocensure aussi.»

Son engagement est relativement neuf, pas vraiment viscéral. Il remonte à son adhésion au Club, il y a trois ans. «Longtemps, je ne me suis pas sentie concernée par le thème de la diversité. Je n’ai jamais été confrontée au racisme, même si parfois, à l’école, j’étais "la Chinoise".» [A Montreuil, Seine-Saint-Denis, pas de racisme? C'est un scoop.] Avec un patronyme à la Harlem Désir [Jean-Philippe, à la vérité], la trajectoire de Fleur - prénom repris d’une série télé par sa mère - constitue plutôt un pied de nez au débat sur l’identité nationale. «Quand je me regarde dans la glace, je ne vois pas une Asiatique. Facialement, je suis asiatique, mais je me sens totalement française.» [Renouvelant la comparaison potagère -due à un roi de l'humour bio- de Cécile Duflot avec une citrouille, "Vert à l’extérieur, rouge à l’intérieur"] un ami chinois la compare à une banane. «Jaune à l’extérieur, blanche à l’intérieur.» [Cette image à haut risque est réservée à un cercle fermé de privilégiés dont sont exclus les Blancs: imaginez un peu qu'un indigène de France établisse une comparaison entre un membre du gouvernement et un radis noir, plante de 80 cm de haut, noire à l'extérieur et blanche à l'intérieur, qui dégage une forte odeur mais est prescrite contre les troubles biliaires] 
Un quart d’heure après la poignée de main de présentation, elle donne l’explication sans aucune forme de secret. «Je ne suis pas biculturelle mais adoptée.» Née à Séoul en 1973, arrivée en France à six mois. Elle vit ses trois premières années dans une HLM au nord de Montreuil, banlieue parisienne qu’elle vient de réintégrer avec sa tribu recomposée, mais côté sud. Un immense loft, murs blancs et meubles Habitat, qu’elle partage avec son compagnon, énarque comme elle, conseiller d’Etat. Ils ont une petite fille en commun, lui deux enfants qui viennent un week-end sur deux. 
Dans le salon, des toiles, troublantes ressemblances de chefs-d’œuvre. «Ce Hopper et ce Rothko [oeuvre typique ci-contre] sont de moi, s’amuse-t-elle [moins drôle, la ministre de la Culture ne lit pas non plus P. Modiano, prix Nobel de littérature: c'est bien la peine que ce fils de membre présumé de la Gestapo française renie son père, juif né à Salonique, et menace de rendre son passeport - que d'autres acquièrent dans la souffrance - en cas d'élection FN !]. Je ne suis pas une créatrice, je copie.» [Elle est finalement plus énarque que le voudrait Le Point] En cuisine aussi, elle aime pasticher les maîtres, comme Pierre Hermé et son dessert vedette à la rose, l’Ispahan. Elle ne se prend pas au sérieux, comme le sont ses diplômes. Evite aussi de se faire des nœuds dans la tête. «Mon adoption est comme une petite plaie que j’ai décidé de ne pas gratter. J’ai refoulé le rejet pour me couler dans le projet de mes parents. Je ne me pose pas de questions.» Plusieurs fois, elle a laissé filer l’occasion de se rendre en Corée. «C’est un pays étranger. Je ne ressens aucun tiraillement.» [Pour retourner en Corée-du-Sud, son pays natal, elle profitera d'un séjour officiel en avril 2013, alors qu'elle est sous-ministre de l’économie numérique] Dans les magasins, on s’adresse parfois à elle en anglais ou en japonais. Sur son passeport figure, en deuxième prénom, le Jong-Sook donné à sa naissance. «Longtemps, mes parents ont cru que cela signifiait "femme parfaite". Pas du tout, c’est un prénom assez laid, du type Germaine. Le mythe s’est effondré.»
 Bon courage, désormais,  aux gardiens de musées
Avec son parcours de première de la classe, Fleur Pellerin incarne presque physiquement la philosophie du «21» [le faciès de Fleur Pellerin hante la journaliste]. «Nous ne sommes pas dans une optique communautariste, avec passe-droits et postes réservés, dit-elle, mais bien dans une idée républicaine de la diversitéPas de discrimination positive, mais la volonté que le plus grand nombre ait accès aux outils de la méritocratie. Elle-même en est le pur produit. Son premier «petit concours» date de son entrée en sixième dans un collège franco-allemand de Versailles. «J’étais sur des rails, j’ai enchaîné.» Bac à 16 ans, prépa HEC à 17, l’Essec à 21 ans, Sciences-Po, l’ENA. Sans effort apparent - héritage de ses grands-parents paternels, instituteurs à la campagne et «hussards de la République». Son père prend l’ascenseur social, premier d’un minuscule village près de Laval à décrocher le bac. Après une thèse en physique nucléaire, il travaille dans la recherche, puis crée sa société. Sa mère, femme au foyer, aînée de quatre enfants, a dû arrêter ses études à 16 ans. «Elle en a toujours souffert», dit Fleur Pellerin. Avec sa propre fille, la machine familiale a repris du service. En dernière année de maternelle, Bérénice [reine de... Palestine et maîtresse de Titus, fils de l'empereur Vespasien] vient de sauter une classe. «Ma mère lui a appris à lire l’été dernier.» Ce soutien parental, sans faille et inconditionnel, est devenu son modèle de transmission, qu’elle exerce auprès des autres [tandis que sa mère prend sa propre fille en charge]. Comme cette jeune fille de 20 ans originaire du Congo. «Elle vient d’entrer à Sciences-Po, après une scolarité en ZEP. Je l’aide à trouver un stage aux Etats-Unis, à obtenir un titre de séjour de dix ans.» Sa façon à elle de produire de «l’innovation sociale» à petite échelle, mais concrètement.

[La journaliste fait de Pellerin le coucou du Club créé par l'UMP

Avec Fleur Pellerin comme présidente (2010-2012), le Club XXIe siècle tourne le dos à ses débuts politiques et polémiques. Aux fondations en 2004, Rachida Dati, pas encore ministre de Sarkozy, et Hakim El Karoui, plume de Raffarin, alors Premier ministre. [Dati a beau être née en France de parents immigrés maghrébins et El Karaoui, Franco-Tunisien] la structure est vite cataloguée temple de la «beurgeoisie» à droite. Dati part l’année suivante après une tentative de putsch avortée et un gros clash avec El Karoui. Il reste président, rééquilibre politiquement le Club, chiraquien [proche du giscardien Raffarin] appelant à voter Ségo contre Sarko en 2007. 
L’association se veut [malgré tout] non partisane, rassemblant 350 membres de toutes origines. Femme aux traits asiatiques [elle y revient sans cesse, la journaliste monomaniaque (ci-contre) - présidente du laboratoire de l'égalité (entre les hommes et les femmes) dont sont membres Françoise Héritier, anthropologue, ou la sociologue Dominique Méda, inspectrice générale des affaires sociales], Fleur Pellerin en serait la meilleure publicité. Mais la nouvelle présidente est loin d’être une oie blanche [sic ! le blanc est très mal considéré] en politique. Deux fois, elle s’est engagée auprès de personnalités. Soumise au devoir de réserve, elle ne peut en dire plus. «J’aurais pu me faire parachuter, j’avais un boulevard devant moi. Mais il faut avoir au ventre une envie de pouvoir et de reconnaissance que je n’éprouve pas.» Elle se verrait plutôt conseillère du prince [éminence grise], œuvrant dans l’ombre pour le «progrès social» [Or, c'est sans discontinuer que la belle plante, sous le charme "asiatique" de laquelle C. Daumas est tombée en pâmoison, s'est en réalité exposée successivement comme ministre déléguée, puis secrétaire d'Etat et ministre potiche de la culture, quoi qu'en dise la journaliste sexiste.] En attendant de trouver le bon cheval, elle affûte ses arguments au sein d’un club." [Et le bon cheval, François Hollande, est un canasson !]

(La mise en forme et les commentaires sont dus à l'auteur du blog.)