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samedi 25 novembre 2017

L'égalité femmes-hommes, déclarée "grande cause" du quinquennat Macron

Et pour pas cher...

Résultat de recherche d'images pour "charlie hebdo harcelement sexuel"Emmanuel Macron va proclamer l'égalité entre les femmes et les hommes sera proclamée samedi "grande cause du quinquennat"

Le beau parleur annoncera une série de mesures pour lutter contre violences et harcèlement sexuels.
Le président s'exprimera devant 200 personnes représentant les associations, les institutions et la classe politique rassemblée à la mi-journée à l'Elysée, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

Diapo DSK Sofitel - 15 05 11
Parallèlement, des manifestations se tiendront dans toute la France, fortement secouée depuis plusieurs semaines par l'onde de choc du scandale Weinstein, alors que Dominique Strauss-Kahn, agresseur d'une employée de couleur, Nafissatou Diallo, au Sofitel de New-York avait obtenu des soutiens, dont ceux de D'jack Lang -pour qui "Y'a pas mort d'homme"!-




Michèle Sabban, Serge Moati, Stéphane Fouks, Moscovici, Valls et Gérard Collomb.
VOIR et ENTENDRE un specimen de la presse vertueuse, l'odieux Jean-François Kahn par ailleurs hostile aux Gaulois...
L'ex-patron du magazine Marianne afficha fièrement son mépris de la femme de ménage du Sofitel qui a subi un "troussage domestique" ordinaire, par un porc socialiste :
E. Macron "a pleinement conscience de la gravité de la situation et de l'urgence à agir", selon l'Elysée, bien que le président soit particulièrement embarrassé par les questions de moeurs. "Certes, nous avons assisté à une libération de la parole, mais c'est pour lui une préoccupation plus ancienne", insistent ses favoris. La décision de faire de l'égalité entre les sexes "la seule grande cause du quinquennat" avait été annoncée au cours de la campagne présidentielle.
"Il y a un an, quand j'ai lancé mon mouvement, nous avons fait des sondages et le problème du harcèlement sexuel des femmes figurait parmi les premiers sujets de préoccupation des gens, raconte-t-il après coup (...) C'est pour cela que j'ai décidé de faire de l'égalité hommes-femmes [pour plus de crédibilité, il aurait dû dire "femmes-hommes"...] une priorité de mon mandat", est-il allé déclarer la semaine dernière à ...Göteborg (Suède).

Résultat de recherche d'images pour "charlie hebdo harcelement sexuel"
Pour marquer le coup, Macron s'exprimera devant le Premier ministre Edouard Philippe et cinq autres membres du gouvernement, après avoir écouté six "grands témoins", dont Sabine Salmon, présidente de l'association 'Femmes solidaires', Patrick Pelloux, urgentiste - et proche des libertaires de Charlie hebdo, bien connu pour sa délicatesse en matière sexuelle - , Florence Foresti, humoriste et marraine de l'association Women Safe.


Il s'agit de tenir compte de la mobilisation de la société civile, à l'image de l'appel ayant recueilli 129.000 soutiens en ligne pour réclamer au président un plan d'urgence.


Les associations réclament de réels de moyens financiers

Résultat de recherche d'images pour "charlie hebdo harcelement sexuel"
"S'il n'y a pas d'argent en plus samedi, ce sera du blabla", a lancé la militante féministe Caroline De Haas, qui trouve dans ce regain d'intérêt médiatique pour l'égalité anciennement appelée "hommes-femmes" l'occasion de refaire surface dans les media, précisant que l'Espagne a débloqué un milliard d'euros sur cinq ans et affirmant que la France ne peut rester en deça.

La pornographie ciblée, mais le cinéma épargné.
La "grande cause nationale" va être "déclinée en plusieurs thématiques" annuelles, dont la première sera la lutte contre les violences faites aux femmes: il faut battre le fer américain de l'affaire Weinstein pendant qu'il est chaud. 
Mais l'improvisation sous la pression des circonstances explique qu'aucun budget dédié n'a été précisé...
Un spot télévisé est diffusé dès vendredi, mais c'est actuellement le service minimum, car les mesures d'un "plan de prévention et de lutte", engagé pour cinq ans, ne sont toujours pas dévoilées.  

En 2016, 123 femmes ont été tuées par leur partenaire ou ex-partenaire. 
Près de 225.000 femmes ont été victimes de violences physiques ou sexuelles de leur conjoint, dont moins d'une sur cinq a déposé plainte.
Ces statistiques ne fournissent aucune indication sur les lieux et les quartiers majoritairement frappés par ce fléau. On nous assure même que toutes les couches socio-professionnelles seraient impliquées. Egalement ? Précisant même que, pas plus que la montée de l'alphabétisation ou le retour de certaines maladies, les poussées récentes de violences faites aux femmes ne coïncideraient pas avec les vagues migratoires.  

Pour favoriser les plaintes, un signalement en ligne sera créé pour les victimes de violence, harcèlement ou discrimination, qui pourront, de chez elles, joindre des interlocuteurs dans les commissariats ou les gendarmeries et connaître les démarches à entreprendre.
La préservation des preuves dans les Unités médico-judiciaires des hôpitaux sera par ailleurs rendue possible, même si la personne ne souhaite pas déposer plainte.

Parmi les autres mesures, une application numérique pour les victimes de cyber-harcèlement et des arrêts de bus "à la demande" en soirée, après 22h30, initiative déjà testée dans plusieurs communes. 
A Nantes (PS), l'aménagement du système date de fin 2015, à l'initiative de Pascale Boistard, secrétaire d’Etat socialiste aux Droits des femmes, avec pour objectif de rassurer les passagères et leur éviter d’effectuer à pied de longs trajets à risques. Le Chronobus C3, une ligne de bus cadencés qui relie Malakoff aux Dervallières, deux quartiers sensibles de Nantes. 
Bordeaux (LR) teste ainsi deux lignes de son réseau métropolitain avec une "descente inter-arrêts à partir de 22 heures: la 7 (Bordeaux-Lac – Ambarès) et la 10 (Gradignan – Bouliac), desservant des zones d’activités et commerciales, les campus et la périphérie bordelaise, notamment certains "quartiers denses", pour ne pas dire difficiles. Leur liste est instructive.
A Avignon, vous devez acheter un ticket unité au conducteur et pour vous permettre de faire correspondance pendant une heure avec une ligne du réseau de bus, il vous en coûte 1,40€.

"Pour lutter contre les violences, il faut aussi s'attaquer aux sources du problème, le sexisme et les rapports de domination, et mener en place une politique de déconstruction des stéréotypes", répète l'Elysée, après les associations.

La pornographie va ainsi être ciblée avec une campagne de sensibilisation lancée par l'Education nationale et des actions menées auprès des parents des collégiens. Ni les clip musicaux, ni la pub n'est  mise en cause...

VOIR et ENTENDRE "les Sucettes", 1966, délicieuse chanson explicite de l'intouchable Gainsbourg, interprétée avec France Gall, juvénile mais majeure de 21 ans:


Le gouvernement prépare pour 2018 un projet de loi contre les violences sexuelles et sexistes
en trois points : verbalisation du harcèlement de rue, allongement du délai de prescription pour viols sur mineurs, et fixation d'un âge en dessous duquel un enfant ne pourra être présumé consentant à un acte sexuel.

Le débat sur ces questions doit être "citoyen" et "parlementaire" et le président ne les tranchera pas samedi, a précisé l'Elysée. Ce débat  a  commencé sans lui dans les media, pesamment et obsessionnellement, avant  la prise de parole du président, et va devoir continuer (en se banalisant) le temps qu'il développe sa rééducation des esprits et ses mesures coercitives, mais au vu de la moralisation des moeurs politiques qu'il a entreprise, le "nouveau monde" des relations hommes-femmes  femmes-hommes est encore loin.

VOIR et ENTENDRE une vidéo mettant en évidence l'absurdité de la culpabilisation pour mieux dénoncer le harcèlement sexuel :



mardi 17 mars 2015

Fleur Pellerin, un portrait stéréotypé, connoté par Libération

Hussarde de la diversité, selon Libération


Caricature esquissée par Cécile Daumas [spécialiste des questions de genre à Libération, depuis 1994], le 10 avril 2010

Raccourci préliminaire: "Pur produit de la méritocratie française, cette énarque préside le Club XXIe siècle, l’élite des minorités visibles."

"Un technocrate ressemble généralement à Claude Guéant, bras droit de Sarkozy : lunettes sévères sur peau claire, front masculin dégarni, chemise blanche sous costume sombre, selon la journaliste binaire. Fleur Pellerin est brune aux cheveux lâches, traits jeunes et asiatiques, robe de soie légère sur longues bottes de cuir noir, talons acérés. Dans sa vie professionnelle comme dans ses études, elle a pris l’habitude d’être la «seule Asiat’», une des rares femmes également. A la Cour des comptes, où elle officie [!] comme conseiller référendaire, aussi bien qu’à l’ENA, promotion Averroès. Le philosophe arabo-andalou comme signe prémonitoire d’une carrière naissante ?
Najat Vallaud-Belkacem en jupe
ne supporte pas la comparaison
Et quelle idée que
ce long zip en façade ?
A 36 ans, la voilà présidente du Club XXIe siècle, cercle réunissant l’
élite des minorités visibles. «Le 21», comme l’appellent les habitués, est volontairement haut de gamme. Banquiers, entrepreneurs, hauts fonctionnaires, Rama Yade en guest star : autant de réussites pour donner une autre image de l’immigration. «Fleur a le faciès profil idéal, dit Chenva Tieu, chef d’entreprise et cofondateur de l’association
['profil' cambodgien, mais membre de l'Union pour un mouvement populaire -UMP- mais ne le répétez pas non plus...]. Une techno typiquement issue de l’école de la République.» [énarque sans les scarifications de l'ENA, donc] Et mignonne en plus [les féministes apprécieront...], pas empêtrée dans le discours froid de l’«énarchie» [vous avez dit "scarifications"? Comme c'est injuste!]. Ce samedi, elle participe à la cinquième édition des Entretiens de l’excellence, opération phare du Club : un millier de collégiens et de lycéens de ZEP [car les ruraux ne sont pas défavorisés], reçus dans les locaux de Sciences-Po à Paris, découvrent les filières d’élite auprès de professionnels qui peuvent leur ressembler [a priori]. Fleur Pellerin les briefera sur les rouages de la haute fonction publique. «Les encourager à s’orienter vers des domaines dont ils ignorent l’existence est une façon pragmatique et non idéologique [sic] de promouvoir la diversité. Lutter contre l’autocensure aussi.»

Son engagement est relativement neuf, pas vraiment viscéral. Il remonte à son adhésion au Club, il y a trois ans. «Longtemps, je ne me suis pas sentie concernée par le thème de la diversité. Je n’ai jamais été confrontée au racisme, même si parfois, à l’école, j’étais "la Chinoise".» [A Montreuil, Seine-Saint-Denis, pas de racisme? C'est un scoop.] Avec un patronyme à la Harlem Désir [Jean-Philippe, à la vérité], la trajectoire de Fleur - prénom repris d’une série télé par sa mère - constitue plutôt un pied de nez au débat sur l’identité nationale. «Quand je me regarde dans la glace, je ne vois pas une Asiatique. Facialement, je suis asiatique, mais je me sens totalement française.» [Renouvelant la comparaison potagère -due à un roi de l'humour bio- de Cécile Duflot avec une citrouille, "Vert à l’extérieur, rouge à l’intérieur"] un ami chinois la compare à une banane. «Jaune à l’extérieur, blanche à l’intérieur.» [Cette image à haut risque est réservée à un cercle fermé de privilégiés dont sont exclus les Blancs: imaginez un peu qu'un indigène de France établisse une comparaison entre un membre du gouvernement et un radis noir, plante de 80 cm de haut, noire à l'extérieur et blanche à l'intérieur, qui dégage une forte odeur mais est prescrite contre les troubles biliaires] 
Un quart d’heure après la poignée de main de présentation, elle donne l’explication sans aucune forme de secret. «Je ne suis pas biculturelle mais adoptée.» Née à Séoul en 1973, arrivée en France à six mois. Elle vit ses trois premières années dans une HLM au nord de Montreuil, banlieue parisienne qu’elle vient de réintégrer avec sa tribu recomposée, mais côté sud. Un immense loft, murs blancs et meubles Habitat, qu’elle partage avec son compagnon, énarque comme elle, conseiller d’Etat. Ils ont une petite fille en commun, lui deux enfants qui viennent un week-end sur deux. 
Dans le salon, des toiles, troublantes ressemblances de chefs-d’œuvre. «Ce Hopper et ce Rothko [oeuvre typique ci-contre] sont de moi, s’amuse-t-elle [moins drôle, la ministre de la Culture ne lit pas non plus P. Modiano, prix Nobel de littérature: c'est bien la peine que ce fils de membre présumé de la Gestapo française renie son père, juif né à Salonique, et menace de rendre son passeport - que d'autres acquièrent dans la souffrance - en cas d'élection FN !]. Je ne suis pas une créatrice, je copie.» [Elle est finalement plus énarque que le voudrait Le Point] En cuisine aussi, elle aime pasticher les maîtres, comme Pierre Hermé et son dessert vedette à la rose, l’Ispahan. Elle ne se prend pas au sérieux, comme le sont ses diplômes. Evite aussi de se faire des nœuds dans la tête. «Mon adoption est comme une petite plaie que j’ai décidé de ne pas gratter. J’ai refoulé le rejet pour me couler dans le projet de mes parents. Je ne me pose pas de questions.» Plusieurs fois, elle a laissé filer l’occasion de se rendre en Corée. «C’est un pays étranger. Je ne ressens aucun tiraillement.» [Pour retourner en Corée-du-Sud, son pays natal, elle profitera d'un séjour officiel en avril 2013, alors qu'elle est sous-ministre de l’économie numérique] Dans les magasins, on s’adresse parfois à elle en anglais ou en japonais. Sur son passeport figure, en deuxième prénom, le Jong-Sook donné à sa naissance. «Longtemps, mes parents ont cru que cela signifiait "femme parfaite". Pas du tout, c’est un prénom assez laid, du type Germaine. Le mythe s’est effondré.»
 Bon courage, désormais,  aux gardiens de musées
Avec son parcours de première de la classe, Fleur Pellerin incarne presque physiquement la philosophie du «21» [le faciès de Fleur Pellerin hante la journaliste]. «Nous ne sommes pas dans une optique communautariste, avec passe-droits et postes réservés, dit-elle, mais bien dans une idée républicaine de la diversitéPas de discrimination positive, mais la volonté que le plus grand nombre ait accès aux outils de la méritocratie. Elle-même en est le pur produit. Son premier «petit concours» date de son entrée en sixième dans un collège franco-allemand de Versailles. «J’étais sur des rails, j’ai enchaîné.» Bac à 16 ans, prépa HEC à 17, l’Essec à 21 ans, Sciences-Po, l’ENA. Sans effort apparent - héritage de ses grands-parents paternels, instituteurs à la campagne et «hussards de la République». Son père prend l’ascenseur social, premier d’un minuscule village près de Laval à décrocher le bac. Après une thèse en physique nucléaire, il travaille dans la recherche, puis crée sa société. Sa mère, femme au foyer, aînée de quatre enfants, a dû arrêter ses études à 16 ans. «Elle en a toujours souffert», dit Fleur Pellerin. Avec sa propre fille, la machine familiale a repris du service. En dernière année de maternelle, Bérénice [reine de... Palestine et maîtresse de Titus, fils de l'empereur Vespasien] vient de sauter une classe. «Ma mère lui a appris à lire l’été dernier.» Ce soutien parental, sans faille et inconditionnel, est devenu son modèle de transmission, qu’elle exerce auprès des autres [tandis que sa mère prend sa propre fille en charge]. Comme cette jeune fille de 20 ans originaire du Congo. «Elle vient d’entrer à Sciences-Po, après une scolarité en ZEP. Je l’aide à trouver un stage aux Etats-Unis, à obtenir un titre de séjour de dix ans.» Sa façon à elle de produire de «l’innovation sociale» à petite échelle, mais concrètement.

[La journaliste fait de Pellerin le coucou du Club créé par l'UMP

Avec Fleur Pellerin comme présidente (2010-2012), le Club XXIe siècle tourne le dos à ses débuts politiques et polémiques. Aux fondations en 2004, Rachida Dati, pas encore ministre de Sarkozy, et Hakim El Karoui, plume de Raffarin, alors Premier ministre. [Dati a beau être née en France de parents immigrés maghrébins et El Karaoui, Franco-Tunisien] la structure est vite cataloguée temple de la «beurgeoisie» à droite. Dati part l’année suivante après une tentative de putsch avortée et un gros clash avec El Karoui. Il reste président, rééquilibre politiquement le Club, chiraquien [proche du giscardien Raffarin] appelant à voter Ségo contre Sarko en 2007. 
L’association se veut [malgré tout] non partisane, rassemblant 350 membres de toutes origines. Femme aux traits asiatiques [elle y revient sans cesse, la journaliste monomaniaque (ci-contre) - présidente du laboratoire de l'égalité (entre les hommes et les femmes) dont sont membres Françoise Héritier, anthropologue, ou la sociologue Dominique Méda, inspectrice générale des affaires sociales], Fleur Pellerin en serait la meilleure publicité. Mais la nouvelle présidente est loin d’être une oie blanche [sic ! le blanc est très mal considéré] en politique. Deux fois, elle s’est engagée auprès de personnalités. Soumise au devoir de réserve, elle ne peut en dire plus. «J’aurais pu me faire parachuter, j’avais un boulevard devant moi. Mais il faut avoir au ventre une envie de pouvoir et de reconnaissance que je n’éprouve pas.» Elle se verrait plutôt conseillère du prince [éminence grise], œuvrant dans l’ombre pour le «progrès social» [Or, c'est sans discontinuer que la belle plante, sous le charme "asiatique" de laquelle C. Daumas est tombée en pâmoison, s'est en réalité exposée successivement comme ministre déléguée, puis secrétaire d'Etat et ministre potiche de la culture, quoi qu'en dise la journaliste sexiste.] En attendant de trouver le bon cheval, elle affûte ses arguments au sein d’un club." [Et le bon cheval, François Hollande, est un canasson !]

(La mise en forme et les commentaires sont dus à l'auteur du blog.)

vendredi 25 juillet 2014

Les médicaments soignent mieux les hommes que les femmes: complot machiste ?

A chaque matin, sa nouvelle inégalité sexiste présumée

Il se vend bien ce nouveau numéro du magazine Science et Vie
Couverture de Science et Vie, le numéro de juillet 2014
Les médicaments soigneraient mieux les hommes que les femmes, selon une enquête sortie en juillet, pour agrémenter l'oisiveté estivale. Cette nouvelle discrimination entre sexes bat-elle ou non en brèches la théorie du genre? Il semblerait que, n'y trouvant pas leur compte, les féministes en restent bouche bée. Par quel que bout qu'on prenne le sexe, les femmes seraient-elles au coeur d'un complot machiste?

Ne voilà-t-il pas que le sexe d'un malade peut changer l'efficacité du médicament?

Les cas sont nombreux de prescriptions inappropriées. Des scientifiques se sont aperçus que les traitements n'ont pas les mêmes effets chez les patients. Selon une étude allemande, les risques d'effets secondaires sont même 50% supérieurs chez les femmes.
Prenons le cas de l'aspirine. Depuis l'après guerre, ce médicament discrimine les sexes, protégeant davantage le cerveau des femmes de l'AVC, mais diminuant les risques d'infarctus chez les hommes. 
Quant aux somnifères, ils restent plus longtemps dans l'organisme chez la femme ce qui implique un ajustement dans les doses. À partir de ces constats, l'institut national de la santé américain a demandé aux laboratoires de réviser leurs études en fonction du sexe des individus (ou des animaux) sur lesquels ils effectuent leurs essais cliniques.
Réajuster les posologies selon les sexes 
Retour à la case départ
La "nouvelle guerre" des sexes remonte à dix ans. "Comprendre l'origine des différences sexuelles est important pour développer des nouveaux modes de prévention, de diagnostic et de traitement," assurait-on déjà dans les milieux intellos. "Si la recherche scientifique prend ce virage, les médecins devront sûrement réajuster les posologies des médicaments selon le sexe de leurs patients".

La théorie du genre dût-elle prendre un air, les laboratoires doivent reconsidérer les indications et posologies en fonction des sexes, indique l'enquête de Science et Vie. Mais déjà les idéologues de l'indifférenciation des sexes s'alarment de travers inverses. 

Rien n'est affaire de sexe, ni de genre: chaque individu est un être à part, insistent-ils. Deux patients réagiront différemment non plus seulement selon leur sexe, mais aussi bien selon leur héritage et leur histoire personnels. "Le comble serait d'imaginer que les hommes sont tous les mêmes, et les femmes aussi. Il ne faudrait pas que des stéréotypes guident la manière dont on soigne les patients", s'alarme Susan Phillips, médecin chercheuse à la Queen's University de Kingston au Canada et théoricienne du genre, dont les recherches se trouvent remises à plat.

La construction idéologique montée de toutes pièces par les féministes est menacée d'effondrement.
Alors que va donc maintenant inventer Najat Vallaud-Belkacem pour nier que nos différences sont tout bêtement individuelles et varient davantage d'un sujet que d'un  sexe à l'autre.

mercredi 25 juin 2014

Et voilà que notre santé serait menacée par les stéréotypes homme-femme

Le diagnostic du médecin serait soumis aux représentations sociales liées au genre du patient 

Une note évoque des discriminations liées au sexe et au genre dans le domaine de la santé 
Plutôt dans la confrontation 
Alors qu'un rapport a été remis au gouvernement sur les stéréotypes fille-garçon, de nombreux intellectuels et professionnels embrayent sur la part entre nature et culture
Il se trouve justement que le gouvernement se préoccupe d'établir des lois ou des règles qui permettraient de diminuer les supposées discriminations sexuelles. Cette volonté politique mobilise donc l'INSERM qui participe à ce mouvement d'alerte en publiant une note virale nécessitant les explications de Catherine Vidal, l'une des membres de son comité d'éthique, particulièrement investie dans la vulgarisation scientifique, notamment concernant le déterminisme en biologie.

 
L'INSERM est-il au service du politique et réagit-il à une pression?
C'est une femme, Catherine Vidal, qui s'y colle. Elle est neurobiologiste, directrice de recherche à l'Institut Pasteur et non suspecte de parti-pris, puisque membre du groupe "genre et recherche en santé" du comité d'éthique de l'Inserm... La note publiée mardi corrobore justement de supposées discriminations liées au sexe et au genre dans le domaine de la santé.  Et le débat s'ouvre sur une caricature: la dépression serait une "maladie de femme", tandis que l'infarctus toucherait surtout les hommes. Fermée au doute, C. Vidal est pourtant affirmative et ne connaît pas le conditionnel.  La démarche est militante et le ton coercitif, voire vindicatif.

La parole est donnée à une féministe assumée

Le cerveau est-il sexué?
La question ne serait pas stupide
"Dans une société dans laquelle des inégalités existent, la biologie peut être utilisée à des fins idéologiques [la pensée féministe marxisante se rabat sur la société]. Il est plus simple d’expliquer celles-ci en disant « les hommes les femmes sont biologiquement différents par exemple dans leurs aptitudes à l’école » que d’accepter l’idée que ces inégalités sont dues à l’organisation de la société
C’est du fait de cette organisation, et non de la biologie, que les femmes [des mères portantes?] s’occupent des enfants et soignent les personnes âgées tandis que les garçons sont ingénieurs et font de la politique. Si l’on explique ces différences par la biologie, cela veut dire qu’on évacue les raisons historiques, sociales et politiques. La société, et en l’occurrence les politiques qui l’organisent, ne sont dans cette optique pas responsables des inégalités hommes/femmes." (Entretien avec osezlefeminisme)

Que vient faire la question du genre dans le domaine médical?
Catherine Vidal: Les représentations sociales liées au genre féminin ou masculin du patient jouent sur l'attitude des patients et du corps médical. Il est indispensable d'en tenir compte pour aboutir à de meilleures pratiques. La France accuse d'ailleurs un retard dans cette démarche, par rapport aux Etats-Unis ou à d'autres pays d'Europe comme la Belgique. 

Quelle différence faites-vous entre le genre et le sexe?
Le sexe concerne les caractéristiques biologiques -chromosomes, organes génitaux, hormonaux qui différencient les mâles et les femelles. Le genre, lui, est un concept qui désigne les processus de construction sociale et culturelle des identités féminine et masculine. Depuis la naissance, les normes sociales vont influencer les comportements et les pratiques dans tous les domaines, y compris celui de la santé et de la recherche biomédicale.

Vous voulez dire que l'attitude du médecin et son diagnostic peuvent varier en fonction du sexe de son patient?
Oui. Un des exemples les plus parlants est celui de l'infarctus du myocarde, longtemps sous-diagnostiqué chez les femmes [tant qu'elles ne fumaient et ne buvaient pas ou peu]. 
Des études ont montré que pour le corps médical, il s'agissait d'une maladie touchant particulièrement des hommes [le burn-out n'est pourtant établi que parmi les patrons et les cadres], stressés par leur travail [les femmes au foyer seraient moins exposées, comme si élever des enfants n'était pas une cause de stress quotidien]. Quand une femme se présentait se plaignant de fatigue et d'essoufflement, les docteurs avaient plutôt tendance à la trouver angoissée et à lui prescrire des tranquillisants... En passant à côté du diagnostic [lourde accusation]. Pourtant, l'infarctus est la première cause de mortalité aux Etats-Unis et Europe, aussi bien chez les hommes que chez les femmes. [La scientifique ne serait-elle pas simplement une suiveuse? En France, appeler le 15]

Les hommes pâtissent-ils aussi de cette influence du genre?
Oui, les hommes souffrant d'ostéoporose ont eux aussi souffert de sous-diagnostic. Jusqu'en 1990, cette maladie, associée à la ménopause et aux traitements hormonaux de substitution, était considérée comme "féminine". Depuis, l'approche de cette pathologie a été revue et des scores de densité osseuse ont été établis pour les hommes, comme pour les femmes.

Et le patient? Se comporte-t-il différemment face au corps médical selon son genre?
Il est connu que les hommes consultent beaucoup moins facilement que les femmes [idée reçue]: selon les stéréotypes du genre masculin, ils doivent être "résistants au mal" [mais "il est connu" aussi que les hommes se plaignent au moindre petit bobo !]. 
L'expression de la souffrance psychique varie aussi selon le genre. Les femmes sont considérées comme plus enclines à sombrer dans la dépression que les hommes. C'est ce que montrent les études [lesquelles?] prenant en compte des symptômes tels que le retrait sur soi et les troubles du sommeil. Mais dès lors que d'autres critères sont considérés, comme un comportement agressif ou la prise de drogues -des attitudes plus présentes chez les hommes- [selon les chiffres périmés depuis de nombreuses années] la prévalence de la dépression devient équivalente entre chez les deux sexes! 

Les phénomènes décrits par la dame ne prennent pas en compte l'entrée des femmes dans le monde du travail et surtout, ne la mettent pas en cause comme sérieux avatar de la "libération de la femme. Faut-il que les médecins deviennent à leur tour les boucs émissaires des féministes? La profession ne s'est-elle pas largement féminisée? 

Reste à décréter la parité hormonale médicalisée.


jeudi 30 janvier 2014

Théorie du genre: quand L'Humanité lance une accusation floue des "réacs"

Ecole: les réacs lancent la "rumeur du genre" 

Le ministre Peillon et L'Huma jouent avec les mots et les faits

"Il n'y a pas d'enseignement de la théorie du genre à l'école"a affirmé mardi le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, histoire d'embobiner les parents, après un appel à boycotter l'école un jour par mois.
Pas d'enseignement, mais tout de même une "éducation à l'égalité fille-garçon"..., a nuancé le tripoteur de la réalité 
dans les académies de Bordeaux, Clermont-Ferrand, Créteil, Corse, Guadeloupe, Lyon, Montpellier, Rouen, Toulouse et Nancy-Metz, laquelle est stigmatisée comme si ses enfants n'étaient pas exposés à la différence de ceux de Paris et Ile-de-France, centre du monde de la presse nationale.

Une théorie du genre fantasmée. "La" théorie du genre n’existe pas. En revanche, il existe des «études de genre». Le terme remonte aux années 1950 et désigne, selon l’Institut du genre, «tout ce qui, dans la construction de l’identité sexuelle et dans la formation de la division entre les sexes, relève de mécanismes d’ordre social et culturel». Ces études ne nient pas les différences biologiques entre personnes, mais réfutent l’idée qu’elles se traduisent en différences psychologiques et comportementales. (L'Humanité)

    L'expérimentation en cours inquiète les réacs vigilants 
    Les éléments de langage se répandent plus vite que les eaux du gave de Pau, dans l'indifférence de Bayrou, un ex-ministre vivant de l'Education. "Tous les enseignants animant ces modules, en partant de leur matière (français, EPS), ont été formés. Sont cadrés. Evalués. Les parents consultés. Et le programme ne sera étendu que si les retours sont bons. Un sondage IFOP pour "Lyon Mag" affirmait en tout cas récemment que 71% des Français étaient "pour cet enseignement de l’égalité". Mais, faut-il le dire à la place du Parisien défaillant, que le fondateur de Lyon Mag est un militant SNJ-CFDT-CGT. Le portail pédagogique qui détaille les ABCD n'assume pas les mots "LGBT", "homosexuel", "éducation sexuelle" qui n'apparaissent jamais. Quant au mot "genre", il n’est cité qu’une fois. 
    Idéologie masquée? L'Humanité ne répond pas et préfère s'en prendre aux comploteurs qu'il connaît si bien et qui ne peuvent être que d'extrême droite. Bien que la communauté musulmane intégriste soit démasquée, le journal d'extrême gauche accuse nommément "Béatrice Bourges" qui avance selon lui "à visage découvert". "La présidente du Printemps français, est la quatrième signataire de la pétition initiée par Farida Belghoul. Et le seul parti dont le site Internet conspue ces ABCD est le Parti... antisioniste", écrit L'Humanité.

    Des organisations d’extrême droite appellent à des "journées de retrait de l’école", selon L'Humanité
      
    pour dénoncer une "prétendue" introduction de la théorie du genre dans les classes.

    Et à l'école primaire Binet de Meaux (Seine-et-Marne), 40% des enfants étaient absents lundi, pour soutenir le boycottage de cette mise en oeuvre sournoise de cette théorie du genre. Or, "les écoliers absents sont musulmans", précise le journal Le Parisien. Ce qui n'empêche pas le journal communiste de s'en prendre, bille en tête à l'extrême droite.

    Alors, allons-y ! 
    Le quotidien totalitaire chatouille la sensibilité de ses rares lecteurs avec des phrases non sourcées, autant dire des propos du café du commerce: "L’éducation sexuelle est prévue en maternelle avec démonstration" ; "Ils vont apprendre aux élèves à se masturber" ; " Ce sont les enseignants qui décideront si vos enfants seront filles ou garçons"... Ce qui autorise à pointer "des" organisations "proches de" l’extrême droite et, pourquoi pas de la Manif pour tous  font courir -"depuis des mois"- les plus folles rumeurs sur l’introduction dans les programmes scolaires d’une prétendue théorie du genre. Cette théorie est pourtant bien la seule réalité de ce tissu d'approximations et d'inventions. "Une propagande délirante", juge  L'Humanité, qui vise "les ABCD de l’égalité, ces modules pédagogiques testés depuis janvier dans quelques centaines de classes", lâche enfin le canard qui a le sentiment qu'ils sont destinés à lutter contre les stéréotypes sexistes dès la maternelle... 

    Cette mobilisation "virulente" vient d’inaugurer un nouveau mode opératoire : les "journées de retrait de l’école " (JRE). 

    L'Humanité s'émeut de toute action qui échappe à la CGT. 
    Mais les sectaires d'extrême gauche ont en l'occurrence bien tort de ne pas lire le Huff’ Post qui précise que le directeur d’une école strasbourgeoise, située en ZEP, témoigne de l’affolement des parents, " principalement issus des communautés turque, gitane, maghrébine, qui ont toutes trois la particularité de vivre un peu repliées sur elles-mêmes." Voilà qui ne va pas bien dans le sens de la propagande communiste, mais qui rend justice à La Manif pour Tous, voire à l'extrême droite.

    La semaine dernière, de nombreux parents de l’Est de la France ont reçu, par SMS ou ­e-mails "sauvages", une invitation à ne pas mettre leur enfant en classe le 24 janvier, en signe de protestation, explique L'Humanité. "Résultat ? Dans certaines écoles de la banlieue de Mulhouse et de Strasbourg, on a dénombré jusqu’à un tiers d’absents ! En région parisienne, un même appel a été lancé pour aujourd’hui (27 janvier, mais le torchon n'en a pas parlé la veille...). "Avec un certain écho", concède le journal d'opinion. Comme dans cette maternelle d’un quartier populaire de Nanterre (Hauts-de-Seine). "Cela a créé une grande confusion chez les parents, témoigne Claudine, la directrice (d'une école anonyme, voire imaginaire). Un papa nous a même demandé s’il était vrai qu’un sexologue allait venir dans les classes ce lundi!" Une précision de nature à faire authentique... 

    Les recteurs se veulent rassurants

    L’appel national à ces JRE remonte au 18 décembre 2013. Il est l’œuvre de la romancière et cinéaste Farida Belghoul, figure historique de la Marche des Beurs dans les années 1980 et désormais proche d’Égalité et Réconciliation. Sur le site Internet dédié à cette initiative, une musulman de convictions, Farida Belghoul, "dans des vidéos à fort relent conspirationniste", d'après les mêmes communistes, ­dénonce la "propagande LGBT" destinée à "apprendre l’homosexualité" aux élèves ou encore appelle à "protéger la pudeur et l’intégrité de nos ­enfants ".

    Le SNUipp-FSU, syndicat des instituteurs de gauche dominant le primaire, a dénoncé le collectif auprès du ministère de l’Éducation nationale. Dans une colère noire, V. Peillon a intimé l'ordre aux recteurs et inspecteurs d’académie de transmettre aux écoles des "outils d’information", voire d'enfumage, à distribuer aux parents d’élèves afin de les faire rentrer dans le rang.

    L'Humanité réclame moins de ...laxisme
    Bien que la FCPE se soit vite portée au secours du fauteur de troubles de l'Education nationale, les totalitaires font à leur tour de l'escalade" Suffisant pour tordre le cou à la rumeur ?" interpellent-ils.  

      

    mercredi 29 janvier 2014

    Education nationale: de la théorie du genre à l'éducation à la masturbation

    L'école inquiète les parents: fausse rumeur ou programme inavoué?

    Les écoles qui imposent aux garçons des comportements de filles


    Ce n'est pas une "rumeur": c'est déjà vrai !
    La gauche se défend désespérement, accusant une folle rumeur. C'est l'occasion pour le gouvernement de mettre en cause des mouvements "proches de" l'extrême droite, dans des amalgames dont il a le secret. Il avance en rampant et pointe ses adversaires politiques.

    Faut-il rappeler les antécédents de Vincent Peillon en matière de formatage des enfants des écoles sur l'homosexualité. 
    Education à l'homosexualité
    Le ministre de l’Éducation nationale avait demandé à Michel Teychenné, élu au conseil municipal de Pamiers et chargé, avec Gilles Bon-Maury, des questions LGBT pendant la campagne électorale de François Hollande, 
    de lui remettre un rapport sur la lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre, en vue d’ actions et mesures concrètes pour la prochaine rentrée. Objectif "Déconstruire la complémentarité des sexes" L'entreprise était préméditée. Dans son rapport publié au printemps dernier, "Eduquer contre l’homophobie dès l’école primaire", le SNUipp-FSU (syndicat national unitaire des instituteurs et des professeurs des écoles) exposait ses propositions sans ambages.

    Cette opération avait été menée en concertation avec Najat Vallaud-Belkacemla ministre des Droits des femmes, qui abusa de son autorité ministérielle pour faire pression sur les consciences de collégiens, à l'invitation des lobbies LGBT:
    VOIR et ENTENDRE la ministre en action:


    Les parents ont donc de réels motifs d'inquiétude et tiennent ces ministres à l'oeil.

    La détermination de l’actuel gouvernement, notamment celle de Peillon, reste entière. 
    Sous couvert de lutte contre l’homophobie et les inégalités entre hommes et femmes, ils sont résolus à "arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel" sous prétexte de lui donner la liberté de choix. C’est au nom de cette liberté que, progressivement, insidieusement, les représentants de la nation ont introduit l’indifférenciation des sexes, conséquence de la théorie du genre, dans les crèches et les programmes scolaires, de l’école primaire à l’université. Pour éviter que les filles et les garçons ne constatent qu’ils sont différents, au nom de l’égalité, l’école se doit de les conditionner pour qu’ils se croient indifférenciés: il s’agit en effet de leur permettre de choisir le genre qu'ils souhaitent, la biologie se contentant de leur donner un sexe physiologique.

    Les parents vigilants ont suivi un appel au boycottage de l'école
    Nouveau livre de lecture:
    la méthode syllabique est dépassée !
    Depuis vendredi 24 janvier 2014, une centaine d'écoles sont perturbée par des absences d'élèves. En cause, des SMS qui informent sur la théorie du genre qui va être enseignée aux tout-petits. Vincent Peillon a démenti mardi tout enseignement de cette théorie controversée, mais il ne donne pas plus confiance que Hollande sur le chômage et l'absentéisme volontaire pourrait ne pas être terminé.L'inquiétude que les enfants des maternelles soient rééduqués a vidé plusieurs écoles d'une partie de leurs élèves vendredi et lundi dernier et non pas une banale épidémie ni de gastro ni de grippe. C'est ainsi le cas à Meaux, en Seine-et-Marne, où 20% des écoliers de la zone urbaine sensible de Beauval ont manqué la classe, révèle ce mardi matin Le Parisien. Le plus fort taux d'absence a été atteint à l'école primaire Binet, située dans cette même ZUS, avec 40% d'absents, affirme le quotidien. Plus à l'Est, à Montbéliard, commune de l'ex-député-maire Moscovici, et dans ses environs, des absences inexpliquées ont également été constatées vendredi dernier sur les bancs de certaines écoles publiques. "Cela reste marginal", a minimisé l'inspecteur d'Académie du Doubs dans l'Est Républicain

    Lundi, le boycottage visait l'Ile-de-France mais, au total, depuis vendredi, une centaine d'écoles sur les 48.000 établissements publics ont ainsi été sensibilisées. Et le phénomène pourrait ne pas être terminé, le mouvement "Journée de retrait de l'école" ayant dressé un calendrier des villes concernées par l'appel allant jusqu'au 10 février.

    Mais que dit cette rumeur pour susciter une telle réaction des parents ? 

    Les SMS, qui ciblaient essentiellement la communauté musulmane, affirmaient que les enseignants allaient apprendre la théorie du genre aux enfants. A Meaux, relate ainsi Le Parisien, les familles ont reçu un message assurant que "l'Education nationale va enseigner à nos enfants qu'ils ne naissent pas fille ou garçon comme Dieu l'a voulu, mais qu'ils choisissent de le devenir. Avec des intervenants homos et lesbiennes qui viendront leur bourrer la tête d'idées monstrueuses...". Ce qu'ont démontré les prestations de Vallaud-Belkacem: cf. video ci-dessus...
    Il paraît que ce sont des inventions...
    A Montbéliard, trois SMS, plutôt directs, ont eux aussi circulé rapporte l'Est Républicain : "L'éducation sexuelle prévue à la rentrée 2014 en maternelle. Avec démonstration". "Voilà qu'ils s'interrogent sur le fait d'enseigner à nos enfants de 4 ans comment se masturber !"  "Les parents parlent de peluches en forme de pénis et de vagin qui seraient présentées aux enfants pour distinguer les genres"... Images de la "rumeur", ci-dessus à gauche. 

    Qui propage la rumeur ?

    Le propre de la rumeur est d'être diffuse et d'origine incertaine, mais Libération a des assurances sur cette rumeur-là... "Pour l'académie du Doubs comme pour les enseignants de Seine-et-Marne, il n'y a guère de doute : c'est Farida Belghoul", rapporte Libération, amateur d'amalgames et diffuseur d'éléments de langage officiels villipendant la communauté musulmane. "Figure des rassemblements antiracistes des années 80', cette militante s'est donnée pour nouveau combat la lutte contre l'introduction de la "théorie du genre" à l'école. Elle est notamment soutenue par le polémiste Alain Soral, fondateur de l'association Égalité et réconciliation, ancien membre du FN et proche de Dieudonné. Et finalement, Farida Belghoul a dit être en partie à l'origine de cet appel au boycott[age] de l'école sur le site zamanfrance.fr. Dans un article sereinement intitulé "Les opposants aux études de genre, de plus en plus idiots", Rue89, site du groupe Nouvel Observateur, la décrit comme "la militante [qui] a décidé de ne plus s'habiller que "selon sa nature première", c'est-à-dire de ne plus porter que des robes." 

    Farida Belghoul révèle notamment le contenu des "ABCD de l'égalité à l'école",

    un dispositif actuellement expérimenté dans une dizaine d'académies et dont l'objectif est de réduire les inégalités homme-femme à travers un apprentissage visant à respecter l'un des sexes au détriment de l'autre.

    Toute ressemblance avec des personnes
    ou des religions existantes ou ayant existé
    ne saurait être que fortuite.
    VOIR et ENTENDRE une présentation de la "théorie des genres", défendue au nom des avancées sociétales...

    Le 13 décembre dernier, elle lance la "Journée de retrait à l'école" (JRE), qui invite les parents à retirer leurs enfants de l'école une journée par mois à partir de janvier 2014 pour protester contre l'entrée déguisée de la théorie du genre à l'école. Les premiers jours fixés étaient les 24 et 27 janvier...

    La presse "indépendante" nous a-t-elle informés de l'impact de la première de ces journées?

    Ce que Libération occulte n'aura échappé à nul autre qui sait lire: les noms des contacts sont en effet clairement connotés et leurs porteuses, discriminées... Lien video

    La découverte du pot-aux-roses embarrase l'Éducation nationale. 
    Outre que la presse aux ordres est mobilisée, des messages ont été envoyés aux responsables des écoles expérimentales concernées par les programmes ABCD pour les informer de cette campagne SMS et leur demander d'enfumer les parents qui sont aux cent coups. Elément de langage obligé: affirmer que la méthode ABCD "favorise l'égalité, la mixité et propose des outils pour lutter contre les stéréotypes", comme le fait l'inspecteur d'académie du Territoire de Belfort, Patrick Mellon. Et de garantir dans l'Est Républicain, que "les parents n'ont aucune crainte à avoir en mettant leurs enfants à l'école publique"... 

    La réponse d'un ministre de l'Education cerné 
    "Je veux très solennellement rassurer tous les parents de France : n'écoutez pas ceux qui veulent semer la division et la haine dans les écoles, lance Peillon avec une violence à la hauteur de la gravité de son engagement dans la théorie du genre. Ce que nous faisons ce n'est pas la théorie du genre -je la refuse-, c'est promouvoir les valeurs de la République et l'égalité entre les hommes et le femmes", a asséné le fauteur de troubles de l'Education nationale à l'Assemblée nationale.

    VOIR et ENTENDRE Vincent Peillon nier devant les députés, les yeux dans les yeux, mais tournant le plus souvent le dos aux élus de droite, que ses projets visent à l'uniformisation des sexes:


    Sur la masturbation à l'école, Libération ridiculise les parents, en gros caractères

    "Non, vos enfants ne devront pas se masturber à la maternelle", raille le quotidien socialiste... Dans le cadre d'un programme d'éducation à l'égalité homme-femme, les excisées partent néanmoins avec un lourd handicap... 

    L'EN estime qu'il ne faut pas mêler
     sexualités adulte et enfantine: à preuve !
    Ce qui nécessite d'autant plus le "DÉCRYPTAGE" d'un complot par Libération - "De mystérieux SMS se propagent chez les parents français, affirmant que la masturbation serait sur le point d'être enseignée à l'école. A Rennes, d’étranges messages circulent. "Depuis quelques jours, suite à l’envoi de mystérieux SMS, des enfants ne sont pas venus en cours", relate Ouest France. "Des SMS indiquant que dans les écoles, des cours d’éducation sexuelle et de masturbation étaient donnés et conseillant donc aux parents de ne pas envoyer leurs enfants", continue le journal."

    Décryptage signifie donc désormais ridiculisation.
     
    Libération recourt au conditionnel pour rapporter des faits, mais le quotidien socialiste passe à l'indicatif pour asséner ses propres commentaires. "Après leur échec contre le mariage gay, les groupuscules autour de la Manif pour Tous et/ou d’Alain Soral [on ne sait visiblement pas !] et son site Egalité et Réconciliation, ont désormais un nouveau cheval de bataille, la lutte contre ce qu’ils appellent la "théorie du genre"
    Ils ne sont pourtant pas les seuls! Cette théorie venue d'outre-atlantique s'est en effet propagée dans les pays occidentaux depuis les milieux gauchistes internationaux. Libération continue donc de répandre le doute sur un phénomène pourtant planétaire de déstabilisation, stigmatisant l'extrême droite française à des fins politiciennes, comme si elle était seule dans le monde à combatrre cette théorie dévastatrice, évidemment reprise par nos lobbies des godillots internationaux. 
    Retour au conditionnel de suspicion. "Représentée par un escargot hermaphrodite, elle remettrait en cause notre vision naturelle du monde et serait imposée à nos enfants innocents." Reprise des accusations. "Face à cela, l’écrivaine Farida Belghoul, proche de l’essayiste d’extrême droite et qui participait à Jour de Colère, propose d’organiser des 'Journées de retrait de l’école' pour "protéger la pudeur et l’intégrité de nos enfants". A aucun moment Libération n'a encore "décrypté" le fond du problème ni osé affirmer que les parents ne sont pas fondés à se méfier.

    Les pseudo-décrypteurs colportent la stigmatisation sans rien démontrer 
    "Le dernier exemple de cette 'perversion' serait selon eux [conditionnel et parti-pris d'exclusion) l’enseignement imminent de la masturbation dès la maternelle. Une rumeur circule de fait sur des sites proches de ces mouvances, comme 24heuresactu, Boulevard Voltaire, de Robert Ménard ou Egalité et Réconciliation." Ils sont passés à la stigmatisation ad hominem, sans jamais démontrer que ces mouvances n'ont aucun motif d'inquiétude. Libération se contente de jeter l'opprobre: "le premier annonce par exemple dans un article du 14 janvier qu’un 'rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) serait actuellement examiné par le gouvernement socialiste. Ce rapport propose notamment d’encourager la 'masturbation enfantine' et de permettre à l’enfant d’exprimer 'ses besoins, ses désirs sexuels' ". 

    Un si vaste programme justifie en effet le passage de quatre jours d'école à quatre et demi... 
    Libération passe enfin aux aveux. "Il existe en effet un texte intitulé 'standard pour l’éducation sexuelle', rédigé par le 'centre fédéral allemand pour l’éducation à la santé (BZgA)', un service du ministère de la Santé d’outre-Rhin, par le bureau régional de l’OMS pour l’Europe et par 'un collège d’experts internationaux', dont aucun Français parmi eux. Publié en 2010, il a été traduit en français par Santé sexuelle suisse en 2013, une 'organisation à but non lucratif'[, seulement idéologique, dont l'origine du financement n'est pas précisé]. Indépendante, elle a succédé en 2000 à l’Association suisse de planning familial et d’éducation sexuelle [, ce qui est déjà en soi un indice fort de son orientation partisane à gauche]. C’est à partir de cette traduction que le texte a commencé à circuler sur la toile francophone." Contrairement aux premières lignes de Libération, la rumeur n'est donc pas sans fondement. 

    Libération banalise les objectifs de ce texte à l'étude au ministère 
    "Le but de ce rapport, selon la préface, est de 'donner aux enfants et aux jeunes une éducation adéquate en matière de sexualité' pour lutter contre les MST, IST, violences sexuelles et grossesses non désirées... Le texte souligne toutefois qu’il n’y a aucune norme pour l’éducation sexuelle à l’échelle européenne et espère donc 'combler cette lacune'. 
    Regrettant que l’approche de la sexualité par les professionnels soit 'essentiellement négative', ces experts demandent une vision plus positive afin de permettre l’émergence d’une sexualité responsable et tolérante." Mais que ces choses-là sont dites en termes voilés! N'est-ce pas d'ailleurs la féministe Martine Aubry qui nous déjà ms en garde contre Hollande en affirmant: "Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup"

    Premier point. Si le rapport propose d’éduquer dès le plus jeune âge, il parle 'd’éducation sexuelle et relationnelle' au sens large, c’est-à-dire incluant des discussions sur l’amitié ou le "sentiment de sécurité". 

    Deuxième point. Le rapport propose une 'matrice' de modules à mettre en place selon les âges avec plusieurs thèmes, 'corps humains et développement', 'fertilité et reproduction', 'sexualité', 'émotion'
    Dans la catégorie sexualité, pour les 0-4 ans et les 4-6 ans, il conseille dinformer l’enfant sur 'le plaisir et la satisfaction liés au toucher de son propre corps, la masturbation enfantine précoce', et la 'découverte de son propre corps et de ses parties génitales'. Que signifie 'informer' les tout-petits si, comme on l'affirme, le foetus commence à se masturber in utero ? Si le phénomère est inné, pourquoi forcer les acquis? L'Education nationale n'outrepasse-t-elle pas les limites de ses prérogatives ? L'Etat  doit-il s'ingérer dans l'intime des enfants ? 

    Le loup serait-il une déculpabilisation ou une incitation ? 
    Le temps est clairement révolu où l'école était un sanctuaire inviolable. Son ouverture aux entreprises aura été la porte ouverte aux intervenants extérieurs en tous genres, notamment pour l'enseignement des langues, d'abord. Maintenant, l'Etat s'insinue au plus profond des consciences et des intimités individuelles. Certes il délègue, mais il choisit ses bras armés. Les hussards de la Républiques, comme les familles, sont écartés. "Les cours d’information devraient être menés par des spécialistes externes à l’école (médecins, infirmières, sages-femmes, éducateurs sociaux, psychologues, etc.). Les rédacteurs mettent pourtant ces "experts" en  garde:  "lorsque l’on parle de comportements sexuels des enfants et des jeunes, il est primordial de garder à l’esprit que la sexualité des enfants est différente de celle des adultes"... Et de préciser à toutes fins utiles qu’ "il est faux d’analyser les comportements sexuels des enfants et des jeunes du point de vue de la sexualité des adultes"... Voilà donc que les associations que le candidat Hollande avait promis de généreusement doter entrent par les fenêtres, puisque le pouvoir français se défend de vouloir rééduquer les enfants des écoles à la faveur de l'extension des rythmes scolaires. 

    Libération cherche à endormir les familles 
    "Rappelons-le, ce n’est pas une loi, mais des recommandations d’un bureau fédéral allemand, traduit par une organisation suisse" insiste l'organe de presse gouvernementale. "En France, il n’a aucune valeur législative, évidemment." Admirons au passage ce "évidemment" en gros souliers ! "En Allemagne non plus, où ces décisions se passent plutôt au niveau régional." Comparaison de mauvais aloi, puisque nous fonctionnons en effet différemment. "L’un des quotidiens de référence germaniques, Die Welt, consacrait récemment un long papier à la question de l’éducation sexuelle, qui fait aussi débat dans ce pays." Ainsi donc l'opposition française ne serait pas aussi isolée dans sa lutte contre les insidieux projets de Peillon. "Dans une classe de 11-12 ans, huit enfants se seraient évanouis après avoir vu des organes sexuels dessinés en cours de biologie. Du coup, polémique. Mais si le journal explique qu’il devient de plus en plus difficile de débattre sereinement de ce sujet, Libérartion affirme que Die Welt aborde la question sans évoquer une seule fois "ce rapport qui inquiète tellement certains milieux chez nous, preuve de son importance toute relative," écrit Libération en conclusion de son pittoresque "décryptage".

    Tandis que la question interpelle le monde entier, en France, après les fredaines nocturnes d'un président casqué, le HuffPost nie tout en bloc en caractères gras: "La théorie du genre ça n'existe pas!" et "en Belgique, on titre "France : les enfants vont-ils apprendre à se masturber à l'école ?"Dominique Bertinotti, ministre déléguée auprès de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, est chargée de la Famille mais n'est pas entrée dans l'arène pour rassurer les parents.