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samedi 14 juillet 2018

Le journaliste de LCP accusé d'agression sexuelle s'en tire avec l'indulgence de la justice et des féministes

Les professions recommandées aux harceleurs sexuels: la presse et la politique...

LCP avait suspendu Frédéric Haziza

Haziza et le candidat Macron
Le présentateur de la Chaîne parlementaire (LCP) visé par une enquête suite à des accusations d'agression sexuelle portées par une journaliste, Astrid de Villaines, le 20 novembre 2014, a fait l'objet d'un simple rappel à la loi, a-t-on appris samedi de sources concordantes. 
"Le Parquet de Paris lui a remis une convocation devant le délégué du procureur qui lui a notifié un rappel à la loi", a précisé une source judiciaire, confirmant l'annonce faite par le journaliste dans la matinée sur le site La Règle du jeu.

Résultat de recherche d'images pour "mollet erotisme""Je n'ai jamais été un agresseur sexuel", en a conclu Frédéric Haziza dans une tribune sur ce site, évoquant un "pincement aux mollets blagueur", alors que la journaliste l'accuse d'un pincement à la fesse.
Deux témoins rapportent ce qu'ils ont vu: interrogés par Buzzfeed, ces deux journalistes de LCP présents au moment des faits racontent. Pour l'un : "Je l'ai vu lui attraper la fesse. Elle est partie très choquée", et pour l'autre : "J'étais juste derrière eux deux. Lorsqu'Astrid est passée, Frédéric lui a donné une fessée. J'ai juste entendu le bruit et Astrid crier : Ça va pas Fred, t'es pas bien ? On est en 2014 !" BuzzFeed affirme avoir contacté "douze salariés anciens et actuels de la chaîne" qui estiment que Frédéric Haziza était "coutumier de propos et comportements déplacés" et qui dénoncent "l'influence" et "l'impunité » de cet obsédé.
"Il m'a juste été rappelé, le 11 juillet, qu'il valait mieux éviter désormais les blagues vaseuses", s'est-il amusé à la suite de ce rappel à la loi, une mesure alternative aux poursuites pénales devant un tribunal
Cet avertissement judiciaire met ainsi un terme à l'enquête confiée par le Parquet à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne après la plainte pour agression sexuelle déposée le 19 novembre dernier par son ancienne collègue de la chaîne, Astrid de Villaines.

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Hou la menteuse !
Dans un communiqué diffusé sur Twitter, la journaliste et son avocat, Simon Clemenceau, ont dénoncé "une offense pour toutes les victimes d'abus sexuels". "Nous examinerons dans les prochains jours toutes les suites à donner à cette décision" de nature, selon eux, "à décourager toutes les victimes qui hésitent encore" à porter plainte, ont-ils réagi. 

"Selon nous, l'infraction est bien constituée, et si elle ne l'avait pas été, le Parquet aurait privilégié le classement sans suite et n'aurait pas décidé de ce rappel à la loi", a commenté l'avocat, sans exclure une éventuelle nouvelle action judiciaire.

Le Parquet a notifié ce rappel à la loi en présence "de versions contradictoires", a, de son côté, affirmé l'avocate de Frédéric Haziza, Jacqueline Laffont. Selon elle, son client a reconnu "qu'il a eu un geste lourd, mais jamais à connotation sexuelle". La confusion entre le mollet et la fesse n'a pas encore été décrite, en effet, dans les ouvrages de psychiatrie dédiés aux déviances sexuelles. Une lacune ?

Image associée
Dans sa plainte révélée par le site Buzzfeed, Astrid de Villaines expliquait qu'en novembre 2014, Frédéric Haziza lui avait pincé la fesse après lui avoir bloqué le passage dans les bureaux de la chaîne, un geste qui avait valu à l'époque un avertissement au présentateur, selon LCP. Sans doute est-ce une pratique courante, dans le cercle judiciaire, de coincer les jeunes filles entre deux portes et encore plus de se laisser titiller le mollet par un vieux barbon : Haziza a 58 ans. La jeune journaliste affirmait s'être décidée à parler à la faveur du mouvement planétaire #Metoo consécutif au scandale Weinstein et de #BalanceTonPorc.

LCP avait suspendu Frédéric Haziza

Les accusations d'Astrid de Villaines avaient suscité des remous au sein d'une partie seulement de la chaîne. Dans la foulée, elle avait donc suspendu son présentateur, le 21 novembre 2017, avant de le réintégrer, début janvier 2018, avant l'aboutissement de l'enquête préliminaire. 

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Mais Bernard-Henri Lévy avait apporté son soutien à Frédéric Haziza, issu d'une famille juive d'Algérie, comme Jean-François Kahn, de souche juive alsacienne et qui trouve naturel un "troussage de domestique", à Dominique Strauss-Kahn, né de parents juifs d'origine tunisienne et impliqué dans l'agression sexuelle du Sofitel de New York en mai 2011 : "Qui nous fera croire qu'Haziza est le Weinstein français ? Et comment mettre un signe égal entre ce qui lui est reproché et ce dont on accuse Ramadan? Amitié à Frederic #Haziza"... Amalgames ?

Cette réintégration avait suscité la colère d'une partie de la rédaction, qui avait voté une motion de défiance à l'encontre des dirigeants de la chaîne et motivé, en partie, la décision en février de son accusatrice de démissionner, pour signer un contrat de trois mois au journal Le Monde. Une rupture conventionnelle sera refusée par le PDG de la chaîne, une femme, Marie-Eve Malouines. Celle-ci a été désignée par le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, né à Tunis.

Résultat de recherche d'images pour "Haziza obsedé"La direction avait justifié cette réintégration par le fait qu'une enquête interne avait conclu que, depuis la sanction reçue en 2014, Frédéric Haziza n'avait pas eu de comportements inappropriés. Et pour cause : il était en télé-travail...

"J'ai toujours contesté cette histoire [de fesse pincée]. Je suis un blagueur, mais ce n'est pas parce qu'on est un plaisantin qu'on est un agresseur sexuel", a estimé Frédéric Haziza. Et d'ajouter que, depuis la plainte, il "ne plaisante plus": "j'ai complètement changé de comportement, je serre à peine la main"...

Sur LCP, Frédéric Haziza anime l'émission "Question d'Info" (en partenariat avec l'AFP et Le Point). Chaque dimanche, il interroge également une personnalité politique sur Radio J.

jeudi 11 janvier 2018

Brigitte Lahaie dénonce "la caricature" de l'homme "toujours" agresseur : tel DSK ?

Les hommes ne sont pas tous des porcs : halte à l'hystérie des féministes

Pour "défendre" la "liberté d'importuner" des hommes


Résultat de recherche d'images pour "harcelement feminin"
Un collectif de femmes, dont Catherine Deneuve, Brigitte Lahaie ou Catherine Millet, a publié mardi  dans "Le Monde" une tribune défendant "la liberté d'importuner" "indispensable à la liberté sexuelle", pour s'opposer à la "campagne de délations" apparue en France, à l'imitation de celle liée à l'affaire Weinstein, dans le milieu du cinéma américain.

Un texte s'inscrivant à rebours des mouvements #BalanceTonPorc ou #MeToo. Elles ne sont pas d'accord avec la tendance à la "haine des hommes" qui s'est mise en place après l'affaire Harvey Weinstein, et elles veulent le faire savoir. "Qu'il faille libérer la parole des femmes qui sont victimes, je suis bien d'accord. Mais il ne faut pas non plus tomber dans une caricature de l'homme toujours en train d'agresser les femmes", a déclaré Brigitte Lahaie sur BFMTV.

Les Français-es étaient beaucoup moins vindicatifs lors des affaires DSK

Image associéeCeux et celles qui trouvaient des excuses à l'odieux Dominique Strauss-Kahn dans l'affaire de moeurs et de pulsion sexuelle pour laquelle il est poursuivi pour viol sur une employée de couleur du Sofitel de New York, Nafissatou Diallo, qui serait une affabulatrice ou une volontaire, pour 9 minutes en fermant les yeux.

Des politicien-ne-s ne balançaient pas le porc français :

Pour Jack Lang,
"Y'a pas mort d'homme !"


En revanche,
Gisèle Halimi égratigna les femmes du PS... "Je veux juger cette affaire en tant que femme et, pour moi, cette femme dit la vérité", assure-t-elle à l'époque.
La presse hexagonale défendait le harceleur français, 
tel Ivan Levaï qui ne veut imaginer que DSK a commis une "tentative violente de viol (le viol ne serait pas une violence, c'est un crime !)


ou tel Jean-François Kahn qui défend le viol en le qualifiant de "troussage domestique" et qui ne veut imaginer que DSK a commis une "tentative violente de viol (le viol ne serait pas une violence, c'est un crime !)



samedi 25 novembre 2017

L'égalité femmes-hommes, déclarée "grande cause" du quinquennat Macron

Et pour pas cher...

Résultat de recherche d'images pour "charlie hebdo harcelement sexuel"Emmanuel Macron va proclamer l'égalité entre les femmes et les hommes sera proclamée samedi "grande cause du quinquennat"

Le beau parleur annoncera une série de mesures pour lutter contre violences et harcèlement sexuels.
Le président s'exprimera devant 200 personnes représentant les associations, les institutions et la classe politique rassemblée à la mi-journée à l'Elysée, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

Diapo DSK Sofitel - 15 05 11
Parallèlement, des manifestations se tiendront dans toute la France, fortement secouée depuis plusieurs semaines par l'onde de choc du scandale Weinstein, alors que Dominique Strauss-Kahn, agresseur d'une employée de couleur, Nafissatou Diallo, au Sofitel de New-York avait obtenu des soutiens, dont ceux de D'jack Lang -pour qui "Y'a pas mort d'homme"!-




Michèle Sabban, Serge Moati, Stéphane Fouks, Moscovici, Valls et Gérard Collomb.
VOIR et ENTENDRE un specimen de la presse vertueuse, l'odieux Jean-François Kahn par ailleurs hostile aux Gaulois...
L'ex-patron du magazine Marianne afficha fièrement son mépris de la femme de ménage du Sofitel qui a subi un "troussage domestique" ordinaire, par un porc socialiste :
E. Macron "a pleinement conscience de la gravité de la situation et de l'urgence à agir", selon l'Elysée, bien que le président soit particulièrement embarrassé par les questions de moeurs. "Certes, nous avons assisté à une libération de la parole, mais c'est pour lui une préoccupation plus ancienne", insistent ses favoris. La décision de faire de l'égalité entre les sexes "la seule grande cause du quinquennat" avait été annoncée au cours de la campagne présidentielle.
"Il y a un an, quand j'ai lancé mon mouvement, nous avons fait des sondages et le problème du harcèlement sexuel des femmes figurait parmi les premiers sujets de préoccupation des gens, raconte-t-il après coup (...) C'est pour cela que j'ai décidé de faire de l'égalité hommes-femmes [pour plus de crédibilité, il aurait dû dire "femmes-hommes"...] une priorité de mon mandat", est-il allé déclarer la semaine dernière à ...Göteborg (Suède).

Résultat de recherche d'images pour "charlie hebdo harcelement sexuel"
Pour marquer le coup, Macron s'exprimera devant le Premier ministre Edouard Philippe et cinq autres membres du gouvernement, après avoir écouté six "grands témoins", dont Sabine Salmon, présidente de l'association 'Femmes solidaires', Patrick Pelloux, urgentiste - et proche des libertaires de Charlie hebdo, bien connu pour sa délicatesse en matière sexuelle - , Florence Foresti, humoriste et marraine de l'association Women Safe.


Il s'agit de tenir compte de la mobilisation de la société civile, à l'image de l'appel ayant recueilli 129.000 soutiens en ligne pour réclamer au président un plan d'urgence.


Les associations réclament de réels de moyens financiers

Résultat de recherche d'images pour "charlie hebdo harcelement sexuel"
"S'il n'y a pas d'argent en plus samedi, ce sera du blabla", a lancé la militante féministe Caroline De Haas, qui trouve dans ce regain d'intérêt médiatique pour l'égalité anciennement appelée "hommes-femmes" l'occasion de refaire surface dans les media, précisant que l'Espagne a débloqué un milliard d'euros sur cinq ans et affirmant que la France ne peut rester en deça.

La pornographie ciblée, mais le cinéma épargné.
La "grande cause nationale" va être "déclinée en plusieurs thématiques" annuelles, dont la première sera la lutte contre les violences faites aux femmes: il faut battre le fer américain de l'affaire Weinstein pendant qu'il est chaud. 
Mais l'improvisation sous la pression des circonstances explique qu'aucun budget dédié n'a été précisé...
Un spot télévisé est diffusé dès vendredi, mais c'est actuellement le service minimum, car les mesures d'un "plan de prévention et de lutte", engagé pour cinq ans, ne sont toujours pas dévoilées.  

En 2016, 123 femmes ont été tuées par leur partenaire ou ex-partenaire. 
Près de 225.000 femmes ont été victimes de violences physiques ou sexuelles de leur conjoint, dont moins d'une sur cinq a déposé plainte.
Ces statistiques ne fournissent aucune indication sur les lieux et les quartiers majoritairement frappés par ce fléau. On nous assure même que toutes les couches socio-professionnelles seraient impliquées. Egalement ? Précisant même que, pas plus que la montée de l'alphabétisation ou le retour de certaines maladies, les poussées récentes de violences faites aux femmes ne coïncideraient pas avec les vagues migratoires.  

Pour favoriser les plaintes, un signalement en ligne sera créé pour les victimes de violence, harcèlement ou discrimination, qui pourront, de chez elles, joindre des interlocuteurs dans les commissariats ou les gendarmeries et connaître les démarches à entreprendre.
La préservation des preuves dans les Unités médico-judiciaires des hôpitaux sera par ailleurs rendue possible, même si la personne ne souhaite pas déposer plainte.

Parmi les autres mesures, une application numérique pour les victimes de cyber-harcèlement et des arrêts de bus "à la demande" en soirée, après 22h30, initiative déjà testée dans plusieurs communes. 
A Nantes (PS), l'aménagement du système date de fin 2015, à l'initiative de Pascale Boistard, secrétaire d’Etat socialiste aux Droits des femmes, avec pour objectif de rassurer les passagères et leur éviter d’effectuer à pied de longs trajets à risques. Le Chronobus C3, une ligne de bus cadencés qui relie Malakoff aux Dervallières, deux quartiers sensibles de Nantes. 
Bordeaux (LR) teste ainsi deux lignes de son réseau métropolitain avec une "descente inter-arrêts à partir de 22 heures: la 7 (Bordeaux-Lac – Ambarès) et la 10 (Gradignan – Bouliac), desservant des zones d’activités et commerciales, les campus et la périphérie bordelaise, notamment certains "quartiers denses", pour ne pas dire difficiles. Leur liste est instructive.
A Avignon, vous devez acheter un ticket unité au conducteur et pour vous permettre de faire correspondance pendant une heure avec une ligne du réseau de bus, il vous en coûte 1,40€.

"Pour lutter contre les violences, il faut aussi s'attaquer aux sources du problème, le sexisme et les rapports de domination, et mener en place une politique de déconstruction des stéréotypes", répète l'Elysée, après les associations.

La pornographie va ainsi être ciblée avec une campagne de sensibilisation lancée par l'Education nationale et des actions menées auprès des parents des collégiens. Ni les clip musicaux, ni la pub n'est  mise en cause...

VOIR et ENTENDRE "les Sucettes", 1966, délicieuse chanson explicite de l'intouchable Gainsbourg, interprétée avec France Gall, juvénile mais majeure de 21 ans:


Le gouvernement prépare pour 2018 un projet de loi contre les violences sexuelles et sexistes
en trois points : verbalisation du harcèlement de rue, allongement du délai de prescription pour viols sur mineurs, et fixation d'un âge en dessous duquel un enfant ne pourra être présumé consentant à un acte sexuel.

Le débat sur ces questions doit être "citoyen" et "parlementaire" et le président ne les tranchera pas samedi, a précisé l'Elysée. Ce débat  a  commencé sans lui dans les media, pesamment et obsessionnellement, avant  la prise de parole du président, et va devoir continuer (en se banalisant) le temps qu'il développe sa rééducation des esprits et ses mesures coercitives, mais au vu de la moralisation des moeurs politiques qu'il a entreprise, le "nouveau monde" des relations hommes-femmes  femmes-hommes est encore loin.

VOIR et ENTENDRE une vidéo mettant en évidence l'absurdité de la culpabilisation pour mieux dénoncer le harcèlement sexuel :



jeudi 10 novembre 2016

Elections américaines transposables ? Baver n'est pas convaincre

"Ces ténors républicains n’ont pas d’empathie pour les femmes", estime Marie-Cécile Naves

Et pourtant les femmes sont majoritaires et Trump est élu



Tout est bon pour critiquer le candidat Républicain, et une américaniste distinguée telle Marie-Cécile Naves le prouve avec la meute, mais en se retranchant toutefois derrière le sentiment prêté au Grand Old Party de... peur d’être associé à la vulgarité de Donald Trump. DocteurE en science politique de l’université Paris-IX Dauphine, Marie-Cécile Naves est coresponsable du blog "Egalité(s)" mais, petit indice, sur... Libération.fr.
Pourquoi cette "nouvelle révélation" ni datée ni circonstanciée (par Naves: vestiaire de sport ?) fait-elle plus "couler d’encre", selon elle [recourant à un cliché langagier du niveau du journaliste Bruno Roger-Petit plutôt que d'une universitaire]que les autres sorties [sic] misogynes, sexistes et "redneck" de Donald Trump ? feint de s'interroger cette chercheuse à l'IRIS, un think tank français travaillant sur les thématiques géopolitiques et stratégiques et présidé par Pouria Amirshahi, député d'origine iranienne en rupture avec le PS (2016) pour militer au Mouvement commun, qui se présente comme un 'lobby citoyen' regroupant des communistes, des écologistes et des socialistes opposés à la politique économique de François Hollande.
Pour preuve de l'objectivité et de l'indépendance de cette communicante lâchée sur les media bien-pensants, la caricaturiste est aussi responsable de projets à 'France Stratégie', descendant du Commissariat général du Plan et rattaché au... Premier ministre.

Henri Emmanuelli, PS
"Il va très loin dans cet enregistrement pirate : "Quand on est une star, on peut faire tout ce qu’on veut" avec les femmes, y compris "les attraper par la chatte". Il se vante ni plus ni moins d’avoir violé des femmes," conclut la chercheuse. Son commentaire ["scientifique?] laisse pantois quiconque a été témoin de la violence des attaques démocrates (ou socialistes en France) et saturé par des mois de campagne hostile de la presse engagée. "La presse a été soft sur la façon dont elle en a parlé", assure cette titulaire d'un post-doctorat en sciences de l’information et de la communication à la Fondation Maison des Sciences de l’Homme, créée en 1963 par Fernand Braudel et dont le président du Directoire depuis juillet 2009 est Michel Wieviorka qui a dirigé le Centre d'analyse et d'intervention sociologiques (CADIS) fondé par Alain Touraine, père de la ministre de la Santé de Hollande, pour lequel il appela à voter, mais qui se serait tourné vers Yannick Jadot lors de la primaire présidentielle écologiste de 2016.

Le petit monde de gauche est plus sévère envers les propos de Trump que des actes de DSK...

"Trump, du trash au crash ?" anticipe la Cassandre rose. Et de faire les questions et les réponses. "La réaction offusquée de leaders du Parti républicain est-elle opportuniste ou cynique, vu le passif chargé de son candidat en matière d’insultes contre toutes les minorités ?" "Il est lâché par des ténors du Grand Old Party qui redoutent de ne pas être réélus au Sénat ou à la Chambre des représentants", raconte la communicante. Or, les électeurs viennent d'envoyer une majorité d'élus Républicains dans les deux chambres, confirmant leur désaveu de huit années d'administration Obama. 
"Il est en effet très difficile de croire en une soudaine empathie des républicains pour les femmes", insiste Naves. Or, il se trouve que l'électorat féminin est majoritaire et que le plus grand nombre n'a pas rejeté Trump, puisqu'il vient d'envoyer une majorité de Républicains dans les deux Chambres, Sénat inclu: embarrassant pour la chercheuse, experte, décrypteuse et analyste bardée de certitudes à défaut d'objectivité scientifique. Car le petit soldat féministe de la pensée unique va longtemps continuer à répandre ses sentiments, quoi qu'il soit advenu et quoi qu'il advienne. 

"Il suffit de se rappeler qu’ils ont refusé de voter une loi sur l’égalité salariale au Congrès", croit bon de rappeler Naves, au moment où l'Etat-PS après quatre années de pouvoir sans partage subit une campagne de prise de conscience sur les inégalités dans le monde du travail. Qu'a donc fait Hollande pour les femmes? 
A partir du lundi 7 novembre 2016 à 16h34, les socialistes ont constaté et commenté pour s'indigner avec elles que les femmes doivent manifester contre les inégalités salariales. Pour marquer le coup, elles ont signifié qu'elle travaillent gratuitement jusqu'à la fin de l'année, comme l'assure le collectif féministe "les Glorieuses" qui publie une newsletter avec Rebecca Amsellem, sa fondatrice, laquelle publia en novembre 2015 un manifeste encourageant les femmes à s’engager contre le Front national. 
Naves est-elle de ces chercheurs partisans dont la France ne veut plus: partisans et manipulateurs 


Choix démocrate d'une candidate affectée
de faiblesse respiratoire ?
"De se souvenir des propos de leaders comme Paul Ryan, le speaker de la Chambre des représentants qui, alors colistier de Mitt Romney lors de la campagne de 2012, s’opposait à l’avortement y compris en cas de viol." Ou encore Mike Pence, le colistier de Trump, gouverneur de l’Indiana et proche de la droite évangélique [sectarisme d''observatrice radicale ?], qui s’est illustré cette année par le vote d’une loi contre l’avortement hyper-restrictive puisqu’elle interdit l’IVG même en cas d’inceste ou si le fœtus souffre d’anomalie. Le parti a donc surtout peur d’être associé à la vulgarité de Trump", polémique Naves, prompte à des conclusions que l'électorat ne valide nullement.

"Et que l’électorat le plus conservateur ne se déplace pas le 8 novembre, avec le risque de faire basculer le Sénat, où les républicains n’ont que neuf sièges d’avance," poursuit sans crainte la polémiste. Or, les plus conservateurs se sont déplacés et le peuple des méprisés de la gauche démocrate n'a pas eu peur d'offrir à Trump dans les deux chambres la confiance que lui refusent les tenants de la pensée unique de part et d'autre de l'Atlantique.

"Trump vante le retour à une Amérique blanche patriarcale." L'amalgame, petits Blancs et patriarcat, n'a pas échappé au peuple qui l'a revendiqué.
Le vote des femmes n'a pas nui à Trump
Les propos obscènes et machistes prêté à Donald Trump en 2005 et les accusations d'agressions sexuelles contre le candidat républicain n'ont pas eu l'impact significatif recherché sur le vote des femmes. Et l'affaire Lewinsky a-t-elle servi Hillary Clinton qui a l'époque des faits criait au complot contre son époux infidèle ? 42% d'entre elles ont voté pour le candidat républicain. Hillary Clinton, qui aurait pu devenir la première femme présidente des Etats-Unis, et la seconde dans la famille Clinton, récolte quant à elle 54% chez l'électorat féminin, soit seulement le 1% de plus traditionnel, que le candidat démocrate en 2012.
Une Amérique blanche est-il tellement intolérable? 
"S’il n’est pas la cause mais le révélateur, tout autant que le bénéficiaire d’une crise démocratique, qu’est-ce que raconte son ultime sortie ? Elle montre que la démocratie américaine, à l’image des autres démocraties occidentales, va mal. [Un comble après les deux mandats d'Obama, le playboy dilettante Démocrate]. 

Trump est le produit des erreurs du Parti républicain. 

La candidature d'Hillary Clinton honore-t-elle davantage le Parti démocrate ? Ne nous avait-on pas prévenu d'un vote de rejet de la classe politique, tous partis confondus ? Le verdict des urnes ne devait-il pas être un vote par défaut ? 
Naves n'a pas craint cette menace ?... Elle martèle, oreillères ajustées serrées: "Il est le résultat de ses innombrables divisions depuis 2008, de sa cécité face aux attentes de la classe populaire et des petites classes moyennes, de son obstination à vouloir baisser les impôts des plus riches quand les plus démunis ne s’en sortent plus [aveu terrible de l'impuissance du premier président noir, même métis], de sa collusion avec Wall Street." D'autres y verraient  la sanction de la politique sociale des Démocrates au pouvoir et la confiance de la finance pour les Républicains. 

Phase 2: récupération et transfert

"Trump 
a eu une énorme capacité de diagnostic et a vu l’inquiétude monter."
Comment les Démocrates ont-ils pu choisir
une candidate relevant d'un AVC ?
Concession de Naves? Pensez donc ! Non sans arrière-pensée, elle récupère l'exemple américain et l'applique à sa cible: "Comme en France, sur le cosmopolitisme, les droits des minorités, la contestation du patriarcat." Patriarcat mais, à l'exportation, sans les petits blancs, cette fois ! "Beaucoup n’acceptent pas qu’aux Etats-Unis, les Blancs soient minoritaires d’ici trente ans." Avenir souriant, en effet, quand les Latinos, migrants récents ou non, clandestins régularisés pour la plupart, n'ont pas voté Clinton comme escompté, au grand dam de Naves qui promet le pire à l'administration Trump.

Et elle poursuit sa transposition: réalisme ou malveillance ? 
Hollande, candidat par défaut
"A l’image de ce qui se passe en Europe, et notamment en France, la question identitaire dévore les débats. Pour les républicains, comme en Pologne d’ailleurs [tout est comparable !], durcir au maximum les conditions de l’avortement [question identitaire? Naves perd le fil !] , c’est l’illusion de pousser les femmes blanches à faire plus d’enfants. [Si on ne leur retire pas toutes les aides incitatives d'une politique nataliste qui ne livrerait pas le pays, ici ou la-bas, aux couples immigrés hostiles à tout planning familial. Cherchez donc la cohérence de la féministe: vous la trouverez dans l'inversion de la natalité en faveur d'un peuplement étranger, par ailleurs déstabilisateur de leurs pays d'origine.] 

"Trump a beau être outrancier, il incarne une nouveauté." 

[L'illusion de la reconnaissance d'une quelconque qualité du candidat honni (mais élu) nous a abandonné] "Qu’importe s’il est paradoxal, en étant protectionniste pour le "petit peuple" [condescendance] et fiscalement très conservateur sur les impôts [question de point de vue sur la relance de l'économie ou la rigueur accablant les salariés au profit des assistés]. 

Y a-t-il une culture du viol aux Etats-Unis [sans preuves de passage à l'acte ni condamnation, à la différence du président Clinton, époux infidèle de la candidate proposée par le parti, ou de DSK, candidat socialiste potentiel], à l’image des scandales qui ont éclaté dans les universités, où une partie de la société ne croit pas les victimes de violences sexuelles ? [Les campagnes orchestrées de recueil de témoignages forcés n'ont pas impressionné les électeurs, pas plus que le cas Morandini, tête de turcs de journalistes apeurés par l'arrivée à i-télé d'un nouvel actionnaire principal]. Comme tous les pays du monde, y compris les pays démocratiques [la chercheuse reste dans la nuance], il y a une minimisation et une sous-estimation du phénomène [s'il existe, est-il aussi répandu que le veulent les militantes ?] 
La suspicion repose toujours sur les femmes [assène la féministe entrée en guerre des sexes  genres, pour qui les hommes seraient responsables de tout: elle en a oublié les disparités salariales, puisque la parité politique n'a rien réglé...]. Le tout, sur fond de culture de la toute-puissance masculine dans les facs, le rôle des fraternités, surtout chez les hommes blancs. {Un vieux discours qui se veut nouveau, bien qu'il reprenne les vieilles lunes refroidies de l'anti-colonialisme]. 

Ce qui choque [Naves, à la suite de ses semblables], c’est que "le sexisme et la violence contre les femmes ne sont pas générationnels" [éternel rejet du naturel par cette génération de penseurs conditionnés, au profit des caractères acquis]. "Trump a recours à l’image du viol pour décrire les attaques contre son pays, observe la polémiste au regard biaisé. "C’est un viol de notre pays", dit-il pour dénoncer les accords commerciaux. "Ce sont des violeurs", lâche-t-il à l’encontre des Mexicains [Mais pas que, si elle voulait sortir des idées communes reçues et minimisantes]… "Il est sur la logique raciste du "eux versus nous", comme lorsqu’il dénonce l’islam", selon elle. [A nouveau sans nuance, entre islam radical et islam modéré, comme en France, ni finesse universitaire a fortiori].

Une façon de se dédouaner? décide-t-elle. Son storytelling [anglicisme pédant pour dire "narration" en langue française colonisée dans l'indifférence de cette universitaire sans repères ni valeurs] est aussi axé sur la virilité, la puissance [intolérable refus d'émasculation !]. Et, de façon symbolique, il veut dénoncer l’affaiblissement de l’Amérique, qu’elle ne devienne pas une "pussy" [pute], qu’elle ne "se couche pas" devant les "étrangers". Il promet de transmettre sa puissance virile au pays." Si elle aimait les hommes, Naves s'en féliciterait, elle qui soutenait le Bill d'Hillary. Cohérence d'intellectuelle aveuglée de pensée unique. Un handicap pour toute république souveraine.

Des commentateurs de mauvaise foi, experts partisans, analystes orientés et universitaires opportunistes, de l'acabit de Mme Naves, situéedans le sens de l'Histoire (ou plutôt figée), de conserve avec la presse engagée et les sondeurs manipulateurs, concourent à la radicalisation de l'électorat contre le système.
Une responsabilité qu'on les voit mal endosser à l'issue de la présidentielle 2017 en France.