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jeudi 10 novembre 2016

Elections américaines transposables ? Baver n'est pas convaincre

"Ces ténors républicains n’ont pas d’empathie pour les femmes", estime Marie-Cécile Naves

Et pourtant les femmes sont majoritaires et Trump est élu



Tout est bon pour critiquer le candidat Républicain, et une américaniste distinguée telle Marie-Cécile Naves le prouve avec la meute, mais en se retranchant toutefois derrière le sentiment prêté au Grand Old Party de... peur d’être associé à la vulgarité de Donald Trump. DocteurE en science politique de l’université Paris-IX Dauphine, Marie-Cécile Naves est coresponsable du blog "Egalité(s)" mais, petit indice, sur... Libération.fr.
Pourquoi cette "nouvelle révélation" ni datée ni circonstanciée (par Naves: vestiaire de sport ?) fait-elle plus "couler d’encre", selon elle [recourant à un cliché langagier du niveau du journaliste Bruno Roger-Petit plutôt que d'une universitaire]que les autres sorties [sic] misogynes, sexistes et "redneck" de Donald Trump ? feint de s'interroger cette chercheuse à l'IRIS, un think tank français travaillant sur les thématiques géopolitiques et stratégiques et présidé par Pouria Amirshahi, député d'origine iranienne en rupture avec le PS (2016) pour militer au Mouvement commun, qui se présente comme un 'lobby citoyen' regroupant des communistes, des écologistes et des socialistes opposés à la politique économique de François Hollande.
Pour preuve de l'objectivité et de l'indépendance de cette communicante lâchée sur les media bien-pensants, la caricaturiste est aussi responsable de projets à 'France Stratégie', descendant du Commissariat général du Plan et rattaché au... Premier ministre.

Henri Emmanuelli, PS
"Il va très loin dans cet enregistrement pirate : "Quand on est une star, on peut faire tout ce qu’on veut" avec les femmes, y compris "les attraper par la chatte". Il se vante ni plus ni moins d’avoir violé des femmes," conclut la chercheuse. Son commentaire ["scientifique?] laisse pantois quiconque a été témoin de la violence des attaques démocrates (ou socialistes en France) et saturé par des mois de campagne hostile de la presse engagée. "La presse a été soft sur la façon dont elle en a parlé", assure cette titulaire d'un post-doctorat en sciences de l’information et de la communication à la Fondation Maison des Sciences de l’Homme, créée en 1963 par Fernand Braudel et dont le président du Directoire depuis juillet 2009 est Michel Wieviorka qui a dirigé le Centre d'analyse et d'intervention sociologiques (CADIS) fondé par Alain Touraine, père de la ministre de la Santé de Hollande, pour lequel il appela à voter, mais qui se serait tourné vers Yannick Jadot lors de la primaire présidentielle écologiste de 2016.

Le petit monde de gauche est plus sévère envers les propos de Trump que des actes de DSK...

"Trump, du trash au crash ?" anticipe la Cassandre rose. Et de faire les questions et les réponses. "La réaction offusquée de leaders du Parti républicain est-elle opportuniste ou cynique, vu le passif chargé de son candidat en matière d’insultes contre toutes les minorités ?" "Il est lâché par des ténors du Grand Old Party qui redoutent de ne pas être réélus au Sénat ou à la Chambre des représentants", raconte la communicante. Or, les électeurs viennent d'envoyer une majorité d'élus Républicains dans les deux chambres, confirmant leur désaveu de huit années d'administration Obama. 
"Il est en effet très difficile de croire en une soudaine empathie des républicains pour les femmes", insiste Naves. Or, il se trouve que l'électorat féminin est majoritaire et que le plus grand nombre n'a pas rejeté Trump, puisqu'il vient d'envoyer une majorité de Républicains dans les deux Chambres, Sénat inclu: embarrassant pour la chercheuse, experte, décrypteuse et analyste bardée de certitudes à défaut d'objectivité scientifique. Car le petit soldat féministe de la pensée unique va longtemps continuer à répandre ses sentiments, quoi qu'il soit advenu et quoi qu'il advienne. 

"Il suffit de se rappeler qu’ils ont refusé de voter une loi sur l’égalité salariale au Congrès", croit bon de rappeler Naves, au moment où l'Etat-PS après quatre années de pouvoir sans partage subit une campagne de prise de conscience sur les inégalités dans le monde du travail. Qu'a donc fait Hollande pour les femmes? 
A partir du lundi 7 novembre 2016 à 16h34, les socialistes ont constaté et commenté pour s'indigner avec elles que les femmes doivent manifester contre les inégalités salariales. Pour marquer le coup, elles ont signifié qu'elle travaillent gratuitement jusqu'à la fin de l'année, comme l'assure le collectif féministe "les Glorieuses" qui publie une newsletter avec Rebecca Amsellem, sa fondatrice, laquelle publia en novembre 2015 un manifeste encourageant les femmes à s’engager contre le Front national. 
Naves est-elle de ces chercheurs partisans dont la France ne veut plus: partisans et manipulateurs 


Choix démocrate d'une candidate affectée
de faiblesse respiratoire ?
"De se souvenir des propos de leaders comme Paul Ryan, le speaker de la Chambre des représentants qui, alors colistier de Mitt Romney lors de la campagne de 2012, s’opposait à l’avortement y compris en cas de viol." Ou encore Mike Pence, le colistier de Trump, gouverneur de l’Indiana et proche de la droite évangélique [sectarisme d''observatrice radicale ?], qui s’est illustré cette année par le vote d’une loi contre l’avortement hyper-restrictive puisqu’elle interdit l’IVG même en cas d’inceste ou si le fœtus souffre d’anomalie. Le parti a donc surtout peur d’être associé à la vulgarité de Trump", polémique Naves, prompte à des conclusions que l'électorat ne valide nullement.

"Et que l’électorat le plus conservateur ne se déplace pas le 8 novembre, avec le risque de faire basculer le Sénat, où les républicains n’ont que neuf sièges d’avance," poursuit sans crainte la polémiste. Or, les plus conservateurs se sont déplacés et le peuple des méprisés de la gauche démocrate n'a pas eu peur d'offrir à Trump dans les deux chambres la confiance que lui refusent les tenants de la pensée unique de part et d'autre de l'Atlantique.

"Trump vante le retour à une Amérique blanche patriarcale." L'amalgame, petits Blancs et patriarcat, n'a pas échappé au peuple qui l'a revendiqué.
Le vote des femmes n'a pas nui à Trump
Les propos obscènes et machistes prêté à Donald Trump en 2005 et les accusations d'agressions sexuelles contre le candidat républicain n'ont pas eu l'impact significatif recherché sur le vote des femmes. Et l'affaire Lewinsky a-t-elle servi Hillary Clinton qui a l'époque des faits criait au complot contre son époux infidèle ? 42% d'entre elles ont voté pour le candidat républicain. Hillary Clinton, qui aurait pu devenir la première femme présidente des Etats-Unis, et la seconde dans la famille Clinton, récolte quant à elle 54% chez l'électorat féminin, soit seulement le 1% de plus traditionnel, que le candidat démocrate en 2012.
Une Amérique blanche est-il tellement intolérable? 
"S’il n’est pas la cause mais le révélateur, tout autant que le bénéficiaire d’une crise démocratique, qu’est-ce que raconte son ultime sortie ? Elle montre que la démocratie américaine, à l’image des autres démocraties occidentales, va mal. [Un comble après les deux mandats d'Obama, le playboy dilettante Démocrate]. 

Trump est le produit des erreurs du Parti républicain. 

La candidature d'Hillary Clinton honore-t-elle davantage le Parti démocrate ? Ne nous avait-on pas prévenu d'un vote de rejet de la classe politique, tous partis confondus ? Le verdict des urnes ne devait-il pas être un vote par défaut ? 
Naves n'a pas craint cette menace ?... Elle martèle, oreillères ajustées serrées: "Il est le résultat de ses innombrables divisions depuis 2008, de sa cécité face aux attentes de la classe populaire et des petites classes moyennes, de son obstination à vouloir baisser les impôts des plus riches quand les plus démunis ne s’en sortent plus [aveu terrible de l'impuissance du premier président noir, même métis], de sa collusion avec Wall Street." D'autres y verraient  la sanction de la politique sociale des Démocrates au pouvoir et la confiance de la finance pour les Républicains. 

Phase 2: récupération et transfert

"Trump 
a eu une énorme capacité de diagnostic et a vu l’inquiétude monter."
Comment les Démocrates ont-ils pu choisir
une candidate relevant d'un AVC ?
Concession de Naves? Pensez donc ! Non sans arrière-pensée, elle récupère l'exemple américain et l'applique à sa cible: "Comme en France, sur le cosmopolitisme, les droits des minorités, la contestation du patriarcat." Patriarcat mais, à l'exportation, sans les petits blancs, cette fois ! "Beaucoup n’acceptent pas qu’aux Etats-Unis, les Blancs soient minoritaires d’ici trente ans." Avenir souriant, en effet, quand les Latinos, migrants récents ou non, clandestins régularisés pour la plupart, n'ont pas voté Clinton comme escompté, au grand dam de Naves qui promet le pire à l'administration Trump.

Et elle poursuit sa transposition: réalisme ou malveillance ? 
Hollande, candidat par défaut
"A l’image de ce qui se passe en Europe, et notamment en France, la question identitaire dévore les débats. Pour les républicains, comme en Pologne d’ailleurs [tout est comparable !], durcir au maximum les conditions de l’avortement [question identitaire? Naves perd le fil !] , c’est l’illusion de pousser les femmes blanches à faire plus d’enfants. [Si on ne leur retire pas toutes les aides incitatives d'une politique nataliste qui ne livrerait pas le pays, ici ou la-bas, aux couples immigrés hostiles à tout planning familial. Cherchez donc la cohérence de la féministe: vous la trouverez dans l'inversion de la natalité en faveur d'un peuplement étranger, par ailleurs déstabilisateur de leurs pays d'origine.] 

"Trump a beau être outrancier, il incarne une nouveauté." 

[L'illusion de la reconnaissance d'une quelconque qualité du candidat honni (mais élu) nous a abandonné] "Qu’importe s’il est paradoxal, en étant protectionniste pour le "petit peuple" [condescendance] et fiscalement très conservateur sur les impôts [question de point de vue sur la relance de l'économie ou la rigueur accablant les salariés au profit des assistés]. 

Y a-t-il une culture du viol aux Etats-Unis [sans preuves de passage à l'acte ni condamnation, à la différence du président Clinton, époux infidèle de la candidate proposée par le parti, ou de DSK, candidat socialiste potentiel], à l’image des scandales qui ont éclaté dans les universités, où une partie de la société ne croit pas les victimes de violences sexuelles ? [Les campagnes orchestrées de recueil de témoignages forcés n'ont pas impressionné les électeurs, pas plus que le cas Morandini, tête de turcs de journalistes apeurés par l'arrivée à i-télé d'un nouvel actionnaire principal]. Comme tous les pays du monde, y compris les pays démocratiques [la chercheuse reste dans la nuance], il y a une minimisation et une sous-estimation du phénomène [s'il existe, est-il aussi répandu que le veulent les militantes ?] 
La suspicion repose toujours sur les femmes [assène la féministe entrée en guerre des sexes  genres, pour qui les hommes seraient responsables de tout: elle en a oublié les disparités salariales, puisque la parité politique n'a rien réglé...]. Le tout, sur fond de culture de la toute-puissance masculine dans les facs, le rôle des fraternités, surtout chez les hommes blancs. {Un vieux discours qui se veut nouveau, bien qu'il reprenne les vieilles lunes refroidies de l'anti-colonialisme]. 

Ce qui choque [Naves, à la suite de ses semblables], c’est que "le sexisme et la violence contre les femmes ne sont pas générationnels" [éternel rejet du naturel par cette génération de penseurs conditionnés, au profit des caractères acquis]. "Trump a recours à l’image du viol pour décrire les attaques contre son pays, observe la polémiste au regard biaisé. "C’est un viol de notre pays", dit-il pour dénoncer les accords commerciaux. "Ce sont des violeurs", lâche-t-il à l’encontre des Mexicains [Mais pas que, si elle voulait sortir des idées communes reçues et minimisantes]… "Il est sur la logique raciste du "eux versus nous", comme lorsqu’il dénonce l’islam", selon elle. [A nouveau sans nuance, entre islam radical et islam modéré, comme en France, ni finesse universitaire a fortiori].

Une façon de se dédouaner? décide-t-elle. Son storytelling [anglicisme pédant pour dire "narration" en langue française colonisée dans l'indifférence de cette universitaire sans repères ni valeurs] est aussi axé sur la virilité, la puissance [intolérable refus d'émasculation !]. Et, de façon symbolique, il veut dénoncer l’affaiblissement de l’Amérique, qu’elle ne devienne pas une "pussy" [pute], qu’elle ne "se couche pas" devant les "étrangers". Il promet de transmettre sa puissance virile au pays." Si elle aimait les hommes, Naves s'en féliciterait, elle qui soutenait le Bill d'Hillary. Cohérence d'intellectuelle aveuglée de pensée unique. Un handicap pour toute république souveraine.

Des commentateurs de mauvaise foi, experts partisans, analystes orientés et universitaires opportunistes, de l'acabit de Mme Naves, situéedans le sens de l'Histoire (ou plutôt figée), de conserve avec la presse engagée et les sondeurs manipulateurs, concourent à la radicalisation de l'électorat contre le système.
Une responsabilité qu'on les voit mal endosser à l'issue de la présidentielle 2017 en France.

mardi 6 novembre 2012

Présidentielle US 2012: comprendre ce scrutin "serré", comme d'habitude

L'abécédaire de la présidentielle américaine


La presse française a fait campagne pour Obama, sans vergogne.

C'est une habitude pour la gauche de fausser les scrutins les plus républicains en mobilisant les journalistes qui ont répondu positivement à l'enseignement de la FSU de nos écoles et se sont soumis avec zèle et volupté à celui de la "pensée unique" dispensée par l'ESJ.  Il a suffi aux sous-diplômés de s'encarter et le SNJ a fait le reste pour eux, les plus aigris et les plus hargneux. 
Une fois ré-éduqués, ils sont sélectionnés pour 'décrypter', analyser à partir des directives  dépêches d'agences de presse et livrer du prêt-à-consommer, voire à expliquer aux électeurs transgressifs et conservateurs, ce qui il faut voter pour bien voter "politiquement correct"; osons l'audace, par respect de la démocratie. 

C'est ainsi qu'ils nous ont donné une indigestion d'Obama à tous les repas et en dehors, jusqu'à la surcharge partisane. On l'aura vu bécoter sa puissante épouse, jouer avec ses deux petites et promener son chien, faire de la pub, jogger sur tous les tarmacs, grimper tous les escaliers quatre à quatre, chemise ouverte, tout en grâce et légèreté, écraser une larme ici et serrer les victimes de sa politique sur son coeur, tout ça pour un score serré, au final.  Or, après nous avoir assuré qu'un président de cette stature était le seul et l'unique possible.

Barrack Hussein Obama
avec ses grands parents blancs
Son concurrent Mitt Romney avait tous les défauts, le premier président "noir" toutes les qualités. 
La couleur de peau est parfois brandie comme un étendard, tandis qu'elle est par ailleurs exploitée, par devoir, dans un noble souci de mémoire, mais le second mandat ne ferait jamais d'un métis un président noir à part entière, en dépit d'une mère blanche occultée... On est en revanche allé interroger un oncle du Kenya pour qu'il dise sa confiance dans la réélection de son neveu.

L'iconographie américaine



Il est positif d'être montré allant vers la gauche,   dans le sens de la "conquête de l'Ouest", alors qu'être tourné vers la droite est une marque de passéisme.

Comprendre ce qui se passe aux USA

Le Figaro, qui n'a d'yeux que pour le démocrate, fait  toutefois de la pédagogie en nous proposant une aide lexicale: voici son abécédaire (élargi) des termes américains abscons pour quiconque n'est pas américain et pour la plupart des journalistes qui commentent avec pour unique boussole leur préférences idéologiques.
Le Figaro.fr vous explique clairement tous ces anglicismes utilisés dans la campagne présidentielle américaine.

Ballot access


Crédits photo : © Rick Wilking / Reuters/REUTERS
Littéralement, «Accès au scrutin». Ce sont les conditions que doit réunir un candidat pour pouvoir se présenter à la présidentielle. Les Etats-Unis sont un des rares pays où les règles varient selon les Etats même en cas d'élection fédérale: âge, nationalité, adhésion à un parti, nombre de parrainages, possibilité de voir son nom ajouté à la main sur un bulletin. Pour pouvoir se présenter 1000 signatures suffisent dans le Dakota du Nord, mais il en faut 10.000 en Virginie. Sans impact pour le parti républicain et démocrate, ces dispositions limitent l'apparition de candidats indépendants. Ceux présents dans l'élection actuelle ne le sont parfois que dans une dizaine d'Etats.

Battleground / Swing / Purple States

Ce sont les Etats-clef dans lesquels l'élection se joue. Les écarts entre parti démocrate et parti républicain y sont serrés, l'électorat n'est pas cimenté. Ces «Etats champ de bataille» peuvent passer d'un camp à l'autre. Les candidats y concentrent leurs efforts financiers et leurs déplacements. Cette liste d'Etats-pivot évolue en fonction des changements économiques et démographiques comme le vieillissement de la population ou l'accroissement des minorités par exemple.
Depuis 1996, la Floride avec 29 grands électeurs est «l'Etat-balançoire» parfait ('swing'). Sur les quatre dernières présidentielles, l'Etat est allé deux fois aux démocrates et deux fois aux républicains. Cela peut s'expliquer par le renouvellement régulier de sa population. Sur ses 19 millions d'habitants, seul un tiers y est né et un habitant sur cinq n'est pas Américain.
D'après les sondages, les «Swing States» de 2012 comprennent la Floride, l'Ohio, la Pennsylvanie, le Colorado, l'Iowa, le Michigan, le Nevada, le New Hampshire, la Caroline du Nord, la Virginie et le Wisconsin.


Bellwether State

Un «Etat baromètre» vote d'élection en élection pour le vainqueur de la présidentielle. Démographiquement, sa population reflète toute la diversité du pays. Le «bellwether state» par excellence était le Missouri. Depuis 1904 et à l'exception de 1956, ses électeurs avaient voté pour le vainqueur final. Mais en 2008, John McCain a remporté l'Etat d'une courte tête. Avec seulement une erreur depuis 1912, le Nevada est devenu l'Etat-prophète le plus fiable des Etats-Unis.


Blue State/Red State

Un Etat bleu est acquis à la cause démocrate. C'est le cas de la Californie, de New York ou de l'Illinois. Dans un Etat rouge, l'électorat est en majorité républicain comme la Géorgie, le Texas ou la Louisiane.

"Early voting" 

Ce fameux "vote par anticipation" fait que plus d’un tiers des électeurs auront en fait déjà voté avant ce mardi des élections officielles, "election Day" n’étant finalement que le dernier jour pour voter et non le jour de l’élection. 
Les Américains ont ainsi pu commencer à voter dès le 21 septembre. C'est le souhait des "Pilgrim  Fathers", pères fondateurs de la nation, des Chrétiens protestants européens victimes de discriminations religieuses, que l’élection soit toujours fixée un mardi – le dimanche étant jour de prières.

Bien qu'éduqué dans la religion musulmane, Barrack Hussein Obama a lui-même voté dans son fief de Chicago il y a plus de dix jours pour vanter les mérites de ce vote "en avance" : "s’il fait froid, si vous avez du mal à voter le jour J, c’est quand même bien pratique", avait-il prédit une semaine avant l’ouragan Sandy, raconte Le Nouvel Observateur qui semble avoir élevé Barrack Hussein au rang de prophète: Mahomet n'a plus qu'à bien se tenir  !

Faithless Electors

Des grands électeurs dissidents. Les grands électeurs d'un État donnent normalement leur voix au candidat élu par les Américains de l'Etat. Mais il arrive parfois que certains d'entre eux décident de ne pas respecter ce choix. Selon une enquête d'Associated Press, cinq grands électeurs républicains qui avaient soutenu le libertaire Ron Paul ne sont pas certains de voter pour Mitt Romney.


FEC (Federal Electoral Commission)

Contrairement à ce que son nom peut laisser présager, la commission électorale fédérale, créée en 1975, ne veille qu'au respect de la loi concernant le financement des élections. La FEC publie les détails des dépenses de campagne des candidats et la liste de tous leurs donateurs. La supervision du vote relève, elle, des autorités de l'Etat où se déroule le scrutin.


GOP

«Grand old party» est le surnom donné au parti républicain depuis 1875. Au départ «GOP» signifiait «Gallant Old Party». Le site officiel du parti républicain explique que «Grand old party» a été inspiré par un autre diminutif célèbre de l'époque, celui donné au premier ministre britannique William Gladstone, «Grand Old man». Aux débuts de l'automobile, ce surnom a été détourné en «Get out and push», «sortez et poussez» ce qu'on devait souvent faire pour réussir à démarrer le véhicule.


Grands Électeurs

Les 17 grands électeurs démocrates du Michigan en décembre 2008 après avoir voté pour Barack Obama.

Les 17 grands électeurs démocrates du Michigan en décembre 2008 après avoir voté pour Barack Obama. Crédits photo : Al Goldis/AP
La présidentielle américaine est une élection au suffrage indirect. Le président est élu par 538 «grands électeurs», désignés par les citoyens américains, un peu comme nos sénateurs. Les «grands électeurs», excepté ceux du Maine et du Nebraska, votent pour le candidat ayant obtenu la majorité des voix dans leur Etat. L'élection formelle du chef de l'Etat par ce collège électoral a lieu en décembre. Pour accéder à la Maison-Blanche, un candidat doit réunir sur son nom au moins 270 «grands électeurs».
Le nombre de «grands électeurs» attribué à chaque Etat reflète sa population et correspond à son nombre d'élus au Congrès. Le plus peuplé, la Californie, dispose de 55 grands électeurs, les Etats les plus petits de 3. Sur les bulletins apparaît soit le nom du candidat soit celui des grands électeurs suivi de la mention «en faveur de». Le vainqueur peut, comme Bush en 2000 avoir reçu moins de voix que son rival sur le plan national mais quand même être élu s'il remporte les Etats apportant le plus de «grands électeurs».


Groupes 501 (c)(4)

L'identité de ceux qui financent les Super Pac est connue des autorités fédérales. Les contributeurs soucieux de rester discrets peuvent donc choisir de passer par des groupes 501(c)(4), tels que Prosperity for America. Ces associations à but non lucratif peuvent elles aussi récolter des sommes illimitées, et contrairement aux Super PAC, elles ne sont pas tenues de dévoiler l'identité de leurs donateurs. Ces groupes peuvent utiliser ces fonds à un but politique à condition que cela représente moins de 50% de leur activité totale.


Indépendants

Une fois que chaque camp a consolidé sa base, l'élection se joue sur la frange de l'électorat (environ 20 %) sans affiliation partisane. D'où le recentrage observé après les primaires.


Obamacare


Crédits photo : Charles Dharapak/AP
La réforme de l'assurance-maladie, mesure phare de la présidence Obama, est censée donner une assurance santé aux 32 millions d'Américains sur les quelque 50 millions qui en sont dépourvus. Le dispositif complète le système de sécurité sociale qui reposait jusqu'à alors sur le programme public d'assurance-maladie pour les personnes âgées («Medicare») et pour les pauvres («Medicaid»). L'Obamacare est l'une des cibles principales de Mitt Romney. Le candidat républicain a promis de revenir sur la «loi sur les soins abordables» (ACA), qui oblige les Américains non couverts à acheter une assurance personnelle, accompagnée, si besoin est, d'une subvention publique.

Mais les chiffres du chômage restent mauvais et la lente amélioration de l’économie américaine apparaît tellement opportune qu'elle n'a que peu d’effets sur la campagne. C'est ce que craignent les partisans du président sortant, après quatre années de mandat.


October surprise

Un événement imprévu qui survient habituellement en octobre, quelques semaines avant la présidentielle, et qui peut s'avérer décisif pour le résultat. Le terme a été créé en 1972. A 12 jours de l'élection, Henry Kissinger avait déclaré que la fin de la guerre du Vietnam était «à portée de main», une annonce qui aurait aidé le président sortant Richard Nixon à être élu pour un second mandat. Cette année, les media américains estiment que l'ouragan Sandy pourrait s'avérer être la «surprise d'octobre».


POTUS

Le Président Obama jouant avec Bo
Cet acronyme signifie President of the United States. Jusque dans les années 90, le terme était plutôt utilisé par les spécialistes de Washington avant de passer dans le langage commun, notamment grâce au succès mondial de la série américaine À La Maison-Blanche. Pour la petite histoire, l'acronyme a été inventé en 1879 par le journaliste et télégraphiste, Walter Philips chef du bureau d'Associated Press à Washington. La First Lady a elle aussi son acronyme, FLOTUS.


Super PAC


Crédits photo : Toby Talbot/AP
Les Super PAC («political action committees») sont des comités de soutien théoriquement indépendants des partis et des candidats qui lèvent des fonds pour financer des campagnes publicitaires. En 2010, la Cour suprême a retiré, au nom de la liberté d'expression, toute limite au montant de dons que ces Super PAC peuvent recevoir de la part d'entreprises, de syndicats ou encore de milliardaires. Cette décision a ouvert en grand les vannes du financement électoral. Ainsi, «Priorities USA Action», le super-Pac pro-Obama, a récolté 15,2 millions de dollars tandis que «Restore our future», pro-Romney, a levé 14,8 millions de dollars. Seule contrainte: les Super Pac doivent communiquer à la FEC l'identité de leurs donateurs.


Third party candidate

Un candidat à la Maison-Blanche qui n'appartient ni au parti démocrate ni au parti républicain. Aucun d'entre eux n'a jamais gagné une présidentielle mais leur présence peut peser sur le résultat final. En 1992, le milliardaire Ross Perot avait recueilli 18,9% des voix et a été considéré comme un des facteurs de la victoire du démocrate Bill Clinton sur le président sortant George Bush. Cette année, on compte une dizaine de «third party candidates», un des plus «populaires» le candidat libertarien Gary Johnson est crédité de 1 à 5% des voix.


Ticket

Paul Ryan et Mitt Romney
Dans une élection, plusieurs postes peuvent être à pourvoir. Aux Etats-Unis, le président et son vice-président (qui lui succède en cas de décès ou de démission) sont élus en même temps. Le candidat à la présidence choisit son vice-président dont la personnalité fait l'objet d'une enquête fouillée. L'idée est tant que possible de prendre un profil complémentaire. Avec Biden, Barack Obama a opté pour un vice-président expérimenté. Avec Ryan, Romney a privilégié la jeunesse et le conservatisme fiscal.


Too close to call

Les scores séparant les candidats sont parfois tellement rapprochés qu'il est impossible pour les media d'annoncer le vainqueur avant que le dépouillement ne soit terminé, voire recompté. Lors de la présidentielle de 2000, le démocrate Al Gore a d'abord été annoncé vainqueur en Floride puis les media ont qualifié le scrutin de «too close to call» avant de mettre l'Etat dans l'escarcelle du républicain George W. Bush.

Les juges sont d'ores et déjà sollicités de part et d'autres.




Et si le top model de prêt-à-porter se prennait une veste ?

mardi 13 mars 2012

Borloo satisfait des propositions de Sarkozy sur TF1

Les propositions de Sarkozy sont "conformes aux voeux des radicaux"

Le président du Parti radical valoisien, Jean-Louis Borloo, s'est félicité des propositions formulées lundi soir par Nicolas Sarkozy sur TF1, estimant que ces mesures vont " dans le sens d'une France forte et juste, conformément aux voeux des radicaux".

Jean-Louis Borloo "note que Nicolas Sarkozy a satisfait (...) à certaines demandes des radicaux", souligne le PR dans un communiqué.
Il se félicite notamment de la proposition du président-candidat de créer un impôt pour lutter contre l'exil fiscal, selon ce texte, qui souligne que cet impôt sur les revenus du patrimoine ne touchera donc pas les expatriés français qui développent leurs activités à l'étranger".
Il évoque également "la poursuite du programme de la rénovation urbaine des banlieues, chantier de transformation en profondeur de l'habitat des quartiers doté de 43 milliards d'euros". Le PR souhaite toutefois "que ce chantier soit accompagné d'un effort massif pour l'emploi".

Enfin, Jean-Louis Borloo se réjouit de l'annonce "de la suppression des charges pour les artisans en l'absence de chiffres d'affaires, qui est une mesure juste".
"Ces trois mesures vont dans le sens d'une France forte et juste, conformément aux voeux des radicaux", résume l'ancien numéro deux du gouvernement Fillon.


Borloo fait un nouveau pas vers un soutien franc et massif de Sarkozy

Réuni en congrès samedi à Paris, le Parti radical a décidé, après un vrai débat, d'apporter un soutien "vigilant" et de "principe" à Nicolas Sarkozy à la présidentielle.
Jean-Louis Borloo n'a pas souhaité se rendre au grand meeting du président-candidat, dimanche à Villepinte, mais la présence d'André Rossinot, président d'honneur du parti, a été très remarquée, mais peu commentée par la presse inféodée à Hollande. Post PaSiDupes précédent.

Le vice-président du PR, Yves Jégo, avait avec justesse expliqué la valeur stratégique de cette absence, assurant que "s'il n'est pas là aujourd'hui, il sera là demain".