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dimanche 23 août 2015

Frangy: Montebourg et Varoufakis noient ensemble leurs échecs dans le vin de la Fête de la rose

A la fête de la rose de Frangy, A. Montebourg et Y. Varoufakis créent le 'club des battus et ravis' 

L'ex-ministre Arnaud Montebourg et l'ex-ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, montent le club des ministres limogés. 

Ils sont arrivés, sur les coups de midi, à Frangy-en-Bresse, à l'occasion de la 43e Fête de la rose, accueillis par la claque de leurs fans et affidés. Dimanche 23 août, sur les coups de midiArnaud Montebourg et Yanis Varoufakis se sont donné l'illusion de la réussite, fût-elle frelatée, dans l'obscure bourgade de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire). Aimablement qualifiés d' "enfants terribles de l’Europe" par leurs semblables,  les deux asociaux se sont pavanés  pendant une vingtaine de minutes pour parcourir une centaine de mètres et rejoindre la mairie, où l’édile de Frangy les attendait pour un "accueil républicain" soigneusement mis en scène. 

Les vidés du pouvoir ont vidé les bouteilles

Benoît Hamon et Arnaud Montebourg trinquant 
à la santé de Ayrault, premier ministre, le 24 août 2014
(Fête de la Rose, Frangy-en-Bresse, Saône-et-Loire)
Un an après la Cuvée du Redressement productif, et son éviction du gouvernement avec sa groupie Aurélie Filippetti, et Benoît Hamon, Arnaud Montebourg entretient vaille que vaille un rituel politique et médiatique archaïque, un copié-collé de l'ascension de la Roche de Solutré par feu François Mitterrand. 
Pour cette 43e Fête de la rose, baptisée "Cuvée européenne de Frangis 2015", Nono Montebourg avait commandé les croissants  500 bouteilles de Chardonnay blanc le Montagny est à 15€, mais à 7€ le... 2012 à CDiscount !) et 300 de rouge de Bourgogne-Côte chalonnaise (entre 20 et 40 € l'unité).
L'invité d'honneur de la manifestation, Yanis Varoufakis, vient à Frangy pour parler de la lutte contre l’austérité en Europe et "envoyer un message à tous les dirigeants européens". En s'affichant avec l’ancien ministre grec, Montebourg tente ainsi de reprendre du poids perdu dans son combat contre l’austérité et le redressement manqué de la courbe de l'emploi.

Les deux prônent une réorientation de la politique économique européenne

Montebourg tente de se grandir
en s'affichant avec plus petit que lui:
son ego est tombé bien bas !
Dans l'après-midi, Varoufakis et Montebourg ont tenu une conférence de presse commune, longuement retransmise en direct par BFMTV qui trouvait ainsi à remplir sa grille des programmes à bon compte en période creuse de pré-rentrée. 
Les deux refoulés s'en sont pris conjointement aux institutions européennes et à l'Allemagne. "Il y a eu un échec des stratégies d'austérité mise en place par la Commission européenne et quelques Etats, notamment l'Allemagne", a critiqué Arnaud Montebourg, bien qu'il ait exercé le pouvoir dans cette période. "Il n'y a pas une démocratie de l'Europe, il y a une Euro-oligarchie. Nous devons maintenant créer l'Euro-démocratie." Un objectif que Montebourg s'assigne après tant d'autres combats perdus par l'agité du PS. 

Yanis Varoufakis avait commencé par rencontrer Jean-Luc Mélenchon dimanche matin

Ils ont discuté de la tenue d'une conférence sur le "Plan B", il a de nouveau évoqué sa volonté de fonder un "mouvement progressiste européen", pour changer de la multitude de groupes et de sous-partis et courants éphémères qui lui donnent un sentiment fugace d'importance. 
Il a également ajouté : "Mon âme est toujours dédiée à Syriza, mais mon âme est brisée par les divisions du parti".
VOIR et ENTENDRE les déclarations successives des deux trublions sur la touche politique:
L'Allemagne était également au centre de la conférence de presse.
Aucun pays n'est porteur de l'intérêt général européen", a contesté Arnaud Montebourg. "L'Allemagne défend son intérêt national, nous n'avons pas le même. Il va falloir mettre tout ça sur la table à un moment donné." 
Tous ensemble, tous ensemble, contre l'austérité, hic !

Plus tôt dans la journée les deux trublions ont été rejoints par Aurélie Filippetti, 

pour aller manger sous le barnum un morceau lourdement arrosé. Denis Lamard, président de l’association des Amis de la rose, a ensuite remis deux bouteilles de rouge et de blanc à Yanis Varoufakis, ainsi qu’un tablier et un jean "made in France" du top model de fortune (en total contraste avec l'image que Montebourg rêve en fait d'incarner, ci-contre à droite). Au final, le schizophrène a trouvé un employeur dans le meuble de cuisine et non dans la fripe. Avant que tous se lancent dans le rituel du ban bourguignon.


Montebourg n'a plus aucun mandat: il est dans le business

Le Barnum de Montebourg : fête de la rose, Frangy 2015
Dans la matinée, des sympathisants, issus de toute la gauche, sont arrivés sur le stade municipal de Frangy. S’il existe des sensibilités différentes, tous dénoncent la même chose : les politiques austéritaires en Europe. Catherine et Viviane viennent pour la première fois à Frangy et sont surtout là "pour la Grèce et pour voir Yanis Varoufakis". Comme les autres, toutes deux sont des déçues du hollandisme : "On ne s’attendait à rien de sa part, mais il a réussi à nous décevoir" était l'élément de langage dominant. 
A propos de celui qui les régalait une fois de plus, Arnaud Montebourg, elles souhaiteraient qu’il s’engage "pour une vraie politique de gauche, pourquoi pas avec le Front de Gauche. S’il part sous l’étiquette PS, ce n’est pas la peine". 

Autre archétype du fan montebourgeois, Martin vient pour la troisième fois à Frangy-en-Bresse. Plus proche des idées de Martine Aubry, il anime les jeunesses socialistes de la Savoie. Selon lui, faire venir Varoufakis est "une très bonne idée". "Il y a plus d’humilité que l’année dernière. Le projet européen est dans une impasse, tiraillée entre l’austérité et le populisme", regrette-t-il.
Image symbolique du personnage bipolaire : Montebourg se met en scène
sur un Solex R2TRO et dans un parking du Bourget. L'avion redécollera-t-il ?
Concernant l’avenir politique de son hôte prodigue, le jeune socialiste estime qu’
Arnaud Montebourg "a encore un pied en politique. Il incarne un espoir, à lui de le faire vivre."
Aucune fausse note... Juste un important budget alcool que n'a pas affecté l'austérité: elle ne frappe que les défavorisés de la vraie vie.

"Montebourg est un planqué"

Et c'est un apparatchik du PS qui le dit: Jean-Christophe Cambadélis, qui n'a jamais travaillé de sa vie ! En juin dernier, le patron du PS a sévèrement critiqué l'ancien ministre socialiste, auteur d'une tribune incendiaire de ce dernieril jugeait "désastreuse" la politique gouvernementale, en plein congrès socialiste, tandis que Cécile Duflot parlait de "Waterloo moral" concernant la politique migratoire.

"Il porte des attaques et se cache sous la cape," accuse Costa
"J'ai connu ça en 2002 : on pense que le PS a un socle de 22%, 24% et allez, on lui tape dessus en essayant de créer des espaces, pour essayer d'exister, parce qu'on sait qu'en étant violent avec le PS, on est davantage repris", a-t-il polémiqué.
Cambadélis vide son sac. "Montebourg est typique : il ne dépose pas de texte au congrès du Parti socialiste, il ne va pas devant les militants de peur de se faire battre, avait accusé le "trotskiste un jour, trotskiste toujours". Après, il attaque au moment du congrès, le dimanche parce que c'est le moment le plus médiatisé, et après il est tranquille. (...) C'est un planqué. Lui, en l'occurrence, il se planque. Il n'est pas dans le débat, il porte des attaques, et se cache sous la cape."

dimanche 15 février 2015

Obama fait le singe pour son Obamacare

Les Américains se seraient-ils fait bananer sur son petit bout... de réforme "historique" 

Le Guignol de l'Info US, Barack Obama, a plus d'impact que sa réformette

Le président américain n'est pas seulement l'amuseur
Obama, prix Nobel de la paix,
pour son potentiel, ici au Kenya, 

en costume traditionnel
(
lien PaSiDupes)
de ses filles en se mettant en scène pour promouvoir l'Obamacare.
Pas sûr que le buzz donne un coup de boost à sa loi. Promulguée il y a déjà quatre ans, le 30 mars 2010, elle n'a toujours pas bouleversé la vie des Américains comme escompté. 
Elle constitue pourtant le principal volet de la réforme du système de protection sociale aux Etats-Unis.

Quand Obama travaillait le dimanche
comme top model...
L'accord que le président démocrate a passé avec son opposition républicaine ne portait que jusqu'au 15 janvier 2014 pour le budget fédéral et jusqu'au 7 février pour l'autorisation donnée au Trésor pour son financement par l'emprunt sur les marchés capitalistes.

En décembre 2013, le président Obama rétro-pédala finalement sur sa réforme de la santé à cause de son impréparation (depuis Bill Clinton en 1993...) et de nombreux dysfonctionnements, repoussant d'un an l'obligation pour des millions d'Américains de souscrire à une police d'assurance maladie avec le... privé.

En mars dernier, le président Barack
Obama fit aussi une apparition controversée sur le Web talk-show de l'humoriste Zach Galifianakis "Entre Deux Plantes vertes (fougères)" pour encourager les jeunes à s'inscrire au Obamacare sur le site fédéral Healthcare.gov.


La communication politique de Barack Obama vole une nouvelle fois très très haut. 

Après l'entretien loufoque de Between Two Ferns où il promouvait déjà son Obamacare, le président des États-Unis a livré un long entretien au site Buzzfeed - cofondateur du Huffington Post - et Barack Hussein en a profité pour se mettre en scène dans une vidéo typique de l'agrégateur de liens, superficiel pour pré-pubères. 

Intitulée "Les choses que les gens font mais dont ils ne parlent pas", 
la séquence fait faire à l'homme le plus puissant du monde des selfies, répéter son texte devant le miroir ou encore du air basket dans son bureau.

Apogée de l'instant politico-lol, le président reprend à son compte l'ironique "Thanks Obama", utilisé par les opposants à l'administration pour justifier tous les maux de la société. 
Et finit sur "Yolo man" (You Only Live Once: "on ne vit qu'une fois").

Pourvu que François Hollande ne s'y mette pas, suivant les conseils de Gaspard Gantzer, nouveau gourou de la com'.


Quant au narcissique secondaire Manu Valls, c'est trop tard: il est déjà amoureux de son image et des gels capillaires... Et il consacre à ses cheveux plus de matière que de shampoing.

mardi 6 novembre 2012

Présidentielle US 2012: comprendre ce scrutin "serré", comme d'habitude

L'abécédaire de la présidentielle américaine


La presse française a fait campagne pour Obama, sans vergogne.

C'est une habitude pour la gauche de fausser les scrutins les plus républicains en mobilisant les journalistes qui ont répondu positivement à l'enseignement de la FSU de nos écoles et se sont soumis avec zèle et volupté à celui de la "pensée unique" dispensée par l'ESJ.  Il a suffi aux sous-diplômés de s'encarter et le SNJ a fait le reste pour eux, les plus aigris et les plus hargneux. 
Une fois ré-éduqués, ils sont sélectionnés pour 'décrypter', analyser à partir des directives  dépêches d'agences de presse et livrer du prêt-à-consommer, voire à expliquer aux électeurs transgressifs et conservateurs, ce qui il faut voter pour bien voter "politiquement correct"; osons l'audace, par respect de la démocratie. 

C'est ainsi qu'ils nous ont donné une indigestion d'Obama à tous les repas et en dehors, jusqu'à la surcharge partisane. On l'aura vu bécoter sa puissante épouse, jouer avec ses deux petites et promener son chien, faire de la pub, jogger sur tous les tarmacs, grimper tous les escaliers quatre à quatre, chemise ouverte, tout en grâce et légèreté, écraser une larme ici et serrer les victimes de sa politique sur son coeur, tout ça pour un score serré, au final.  Or, après nous avoir assuré qu'un président de cette stature était le seul et l'unique possible.

Barrack Hussein Obama
avec ses grands parents blancs
Son concurrent Mitt Romney avait tous les défauts, le premier président "noir" toutes les qualités. 
La couleur de peau est parfois brandie comme un étendard, tandis qu'elle est par ailleurs exploitée, par devoir, dans un noble souci de mémoire, mais le second mandat ne ferait jamais d'un métis un président noir à part entière, en dépit d'une mère blanche occultée... On est en revanche allé interroger un oncle du Kenya pour qu'il dise sa confiance dans la réélection de son neveu.

L'iconographie américaine



Il est positif d'être montré allant vers la gauche,   dans le sens de la "conquête de l'Ouest", alors qu'être tourné vers la droite est une marque de passéisme.

Comprendre ce qui se passe aux USA

Le Figaro, qui n'a d'yeux que pour le démocrate, fait  toutefois de la pédagogie en nous proposant une aide lexicale: voici son abécédaire (élargi) des termes américains abscons pour quiconque n'est pas américain et pour la plupart des journalistes qui commentent avec pour unique boussole leur préférences idéologiques.
Le Figaro.fr vous explique clairement tous ces anglicismes utilisés dans la campagne présidentielle américaine.

Ballot access


Crédits photo : © Rick Wilking / Reuters/REUTERS
Littéralement, «Accès au scrutin». Ce sont les conditions que doit réunir un candidat pour pouvoir se présenter à la présidentielle. Les Etats-Unis sont un des rares pays où les règles varient selon les Etats même en cas d'élection fédérale: âge, nationalité, adhésion à un parti, nombre de parrainages, possibilité de voir son nom ajouté à la main sur un bulletin. Pour pouvoir se présenter 1000 signatures suffisent dans le Dakota du Nord, mais il en faut 10.000 en Virginie. Sans impact pour le parti républicain et démocrate, ces dispositions limitent l'apparition de candidats indépendants. Ceux présents dans l'élection actuelle ne le sont parfois que dans une dizaine d'Etats.

Battleground / Swing / Purple States

Ce sont les Etats-clef dans lesquels l'élection se joue. Les écarts entre parti démocrate et parti républicain y sont serrés, l'électorat n'est pas cimenté. Ces «Etats champ de bataille» peuvent passer d'un camp à l'autre. Les candidats y concentrent leurs efforts financiers et leurs déplacements. Cette liste d'Etats-pivot évolue en fonction des changements économiques et démographiques comme le vieillissement de la population ou l'accroissement des minorités par exemple.
Depuis 1996, la Floride avec 29 grands électeurs est «l'Etat-balançoire» parfait ('swing'). Sur les quatre dernières présidentielles, l'Etat est allé deux fois aux démocrates et deux fois aux républicains. Cela peut s'expliquer par le renouvellement régulier de sa population. Sur ses 19 millions d'habitants, seul un tiers y est né et un habitant sur cinq n'est pas Américain.
D'après les sondages, les «Swing States» de 2012 comprennent la Floride, l'Ohio, la Pennsylvanie, le Colorado, l'Iowa, le Michigan, le Nevada, le New Hampshire, la Caroline du Nord, la Virginie et le Wisconsin.


Bellwether State

Un «Etat baromètre» vote d'élection en élection pour le vainqueur de la présidentielle. Démographiquement, sa population reflète toute la diversité du pays. Le «bellwether state» par excellence était le Missouri. Depuis 1904 et à l'exception de 1956, ses électeurs avaient voté pour le vainqueur final. Mais en 2008, John McCain a remporté l'Etat d'une courte tête. Avec seulement une erreur depuis 1912, le Nevada est devenu l'Etat-prophète le plus fiable des Etats-Unis.


Blue State/Red State

Un Etat bleu est acquis à la cause démocrate. C'est le cas de la Californie, de New York ou de l'Illinois. Dans un Etat rouge, l'électorat est en majorité républicain comme la Géorgie, le Texas ou la Louisiane.

"Early voting" 

Ce fameux "vote par anticipation" fait que plus d’un tiers des électeurs auront en fait déjà voté avant ce mardi des élections officielles, "election Day" n’étant finalement que le dernier jour pour voter et non le jour de l’élection. 
Les Américains ont ainsi pu commencer à voter dès le 21 septembre. C'est le souhait des "Pilgrim  Fathers", pères fondateurs de la nation, des Chrétiens protestants européens victimes de discriminations religieuses, que l’élection soit toujours fixée un mardi – le dimanche étant jour de prières.

Bien qu'éduqué dans la religion musulmane, Barrack Hussein Obama a lui-même voté dans son fief de Chicago il y a plus de dix jours pour vanter les mérites de ce vote "en avance" : "s’il fait froid, si vous avez du mal à voter le jour J, c’est quand même bien pratique", avait-il prédit une semaine avant l’ouragan Sandy, raconte Le Nouvel Observateur qui semble avoir élevé Barrack Hussein au rang de prophète: Mahomet n'a plus qu'à bien se tenir  !

Faithless Electors

Des grands électeurs dissidents. Les grands électeurs d'un État donnent normalement leur voix au candidat élu par les Américains de l'Etat. Mais il arrive parfois que certains d'entre eux décident de ne pas respecter ce choix. Selon une enquête d'Associated Press, cinq grands électeurs républicains qui avaient soutenu le libertaire Ron Paul ne sont pas certains de voter pour Mitt Romney.


FEC (Federal Electoral Commission)

Contrairement à ce que son nom peut laisser présager, la commission électorale fédérale, créée en 1975, ne veille qu'au respect de la loi concernant le financement des élections. La FEC publie les détails des dépenses de campagne des candidats et la liste de tous leurs donateurs. La supervision du vote relève, elle, des autorités de l'Etat où se déroule le scrutin.


GOP

«Grand old party» est le surnom donné au parti républicain depuis 1875. Au départ «GOP» signifiait «Gallant Old Party». Le site officiel du parti républicain explique que «Grand old party» a été inspiré par un autre diminutif célèbre de l'époque, celui donné au premier ministre britannique William Gladstone, «Grand Old man». Aux débuts de l'automobile, ce surnom a été détourné en «Get out and push», «sortez et poussez» ce qu'on devait souvent faire pour réussir à démarrer le véhicule.


Grands Électeurs

Les 17 grands électeurs démocrates du Michigan en décembre 2008 après avoir voté pour Barack Obama.

Les 17 grands électeurs démocrates du Michigan en décembre 2008 après avoir voté pour Barack Obama. Crédits photo : Al Goldis/AP
La présidentielle américaine est une élection au suffrage indirect. Le président est élu par 538 «grands électeurs», désignés par les citoyens américains, un peu comme nos sénateurs. Les «grands électeurs», excepté ceux du Maine et du Nebraska, votent pour le candidat ayant obtenu la majorité des voix dans leur Etat. L'élection formelle du chef de l'Etat par ce collège électoral a lieu en décembre. Pour accéder à la Maison-Blanche, un candidat doit réunir sur son nom au moins 270 «grands électeurs».
Le nombre de «grands électeurs» attribué à chaque Etat reflète sa population et correspond à son nombre d'élus au Congrès. Le plus peuplé, la Californie, dispose de 55 grands électeurs, les Etats les plus petits de 3. Sur les bulletins apparaît soit le nom du candidat soit celui des grands électeurs suivi de la mention «en faveur de». Le vainqueur peut, comme Bush en 2000 avoir reçu moins de voix que son rival sur le plan national mais quand même être élu s'il remporte les Etats apportant le plus de «grands électeurs».


Groupes 501 (c)(4)

L'identité de ceux qui financent les Super Pac est connue des autorités fédérales. Les contributeurs soucieux de rester discrets peuvent donc choisir de passer par des groupes 501(c)(4), tels que Prosperity for America. Ces associations à but non lucratif peuvent elles aussi récolter des sommes illimitées, et contrairement aux Super PAC, elles ne sont pas tenues de dévoiler l'identité de leurs donateurs. Ces groupes peuvent utiliser ces fonds à un but politique à condition que cela représente moins de 50% de leur activité totale.


Indépendants

Une fois que chaque camp a consolidé sa base, l'élection se joue sur la frange de l'électorat (environ 20 %) sans affiliation partisane. D'où le recentrage observé après les primaires.


Obamacare


Crédits photo : Charles Dharapak/AP
La réforme de l'assurance-maladie, mesure phare de la présidence Obama, est censée donner une assurance santé aux 32 millions d'Américains sur les quelque 50 millions qui en sont dépourvus. Le dispositif complète le système de sécurité sociale qui reposait jusqu'à alors sur le programme public d'assurance-maladie pour les personnes âgées («Medicare») et pour les pauvres («Medicaid»). L'Obamacare est l'une des cibles principales de Mitt Romney. Le candidat républicain a promis de revenir sur la «loi sur les soins abordables» (ACA), qui oblige les Américains non couverts à acheter une assurance personnelle, accompagnée, si besoin est, d'une subvention publique.

Mais les chiffres du chômage restent mauvais et la lente amélioration de l’économie américaine apparaît tellement opportune qu'elle n'a que peu d’effets sur la campagne. C'est ce que craignent les partisans du président sortant, après quatre années de mandat.


October surprise

Un événement imprévu qui survient habituellement en octobre, quelques semaines avant la présidentielle, et qui peut s'avérer décisif pour le résultat. Le terme a été créé en 1972. A 12 jours de l'élection, Henry Kissinger avait déclaré que la fin de la guerre du Vietnam était «à portée de main», une annonce qui aurait aidé le président sortant Richard Nixon à être élu pour un second mandat. Cette année, les media américains estiment que l'ouragan Sandy pourrait s'avérer être la «surprise d'octobre».


POTUS

Le Président Obama jouant avec Bo
Cet acronyme signifie President of the United States. Jusque dans les années 90, le terme était plutôt utilisé par les spécialistes de Washington avant de passer dans le langage commun, notamment grâce au succès mondial de la série américaine À La Maison-Blanche. Pour la petite histoire, l'acronyme a été inventé en 1879 par le journaliste et télégraphiste, Walter Philips chef du bureau d'Associated Press à Washington. La First Lady a elle aussi son acronyme, FLOTUS.


Super PAC


Crédits photo : Toby Talbot/AP
Les Super PAC («political action committees») sont des comités de soutien théoriquement indépendants des partis et des candidats qui lèvent des fonds pour financer des campagnes publicitaires. En 2010, la Cour suprême a retiré, au nom de la liberté d'expression, toute limite au montant de dons que ces Super PAC peuvent recevoir de la part d'entreprises, de syndicats ou encore de milliardaires. Cette décision a ouvert en grand les vannes du financement électoral. Ainsi, «Priorities USA Action», le super-Pac pro-Obama, a récolté 15,2 millions de dollars tandis que «Restore our future», pro-Romney, a levé 14,8 millions de dollars. Seule contrainte: les Super Pac doivent communiquer à la FEC l'identité de leurs donateurs.


Third party candidate

Un candidat à la Maison-Blanche qui n'appartient ni au parti démocrate ni au parti républicain. Aucun d'entre eux n'a jamais gagné une présidentielle mais leur présence peut peser sur le résultat final. En 1992, le milliardaire Ross Perot avait recueilli 18,9% des voix et a été considéré comme un des facteurs de la victoire du démocrate Bill Clinton sur le président sortant George Bush. Cette année, on compte une dizaine de «third party candidates», un des plus «populaires» le candidat libertarien Gary Johnson est crédité de 1 à 5% des voix.


Ticket

Paul Ryan et Mitt Romney
Dans une élection, plusieurs postes peuvent être à pourvoir. Aux Etats-Unis, le président et son vice-président (qui lui succède en cas de décès ou de démission) sont élus en même temps. Le candidat à la présidence choisit son vice-président dont la personnalité fait l'objet d'une enquête fouillée. L'idée est tant que possible de prendre un profil complémentaire. Avec Biden, Barack Obama a opté pour un vice-président expérimenté. Avec Ryan, Romney a privilégié la jeunesse et le conservatisme fiscal.


Too close to call

Les scores séparant les candidats sont parfois tellement rapprochés qu'il est impossible pour les media d'annoncer le vainqueur avant que le dépouillement ne soit terminé, voire recompté. Lors de la présidentielle de 2000, le démocrate Al Gore a d'abord été annoncé vainqueur en Floride puis les media ont qualifié le scrutin de «too close to call» avant de mettre l'Etat dans l'escarcelle du républicain George W. Bush.

Les juges sont d'ores et déjà sollicités de part et d'autres.




Et si le top model de prêt-à-porter se prennait une veste ?

vendredi 19 octobre 2012

La France relèverait du commerce équitable, selon Montebourg

Montebourg veut des rayons "made in France" dans les supermarchés
Le ministre du Redressement productif appelle à créer des rayons "made in France" dans les supermarchés 

"Je m'apprête à écrire aux enseignes de la grande distribution pour les encourager, comme elles l'ont fait pour le bio, à créer des rayons "made in France", clame Montambour, dans un entretien au Parisien Magazine publiée vendredi. 

Montebourg vilipende en outre l'Union européenne (UE) qui n'exige pas le marquage de l'origine géographique des produits.

"Beaucoup d'Etats membres cherchent à revenir là-dessus. La France soutient ce mouvement", assure le ministre du redressement des torts engagé dans la défense du "made in France" pose à la Une du magazine en marinière Armor-Lux, portant au poignet une montre Michel Herbelin et tenant dans ses mains un blender Moulinex.

Ces produits de qualité - mais chers - ont en effet besoin d'un rayonnement français avant que d'être européen, si les coûts de production - dont ceux du travail - le permettent... 
Or, le mouvement des entrepreneurs en colère, les "pigeons" du MEDEF, les "canaris" des PME et même les "moineaux", de jeunes entrepreneurs qui ne se sentent pas des "pigeons", même s'ils soutiennent leur message, démontre que Montebourg aurait mieux à faire que de défiler sur le podium d'Yves Saint-Laurent de Pierre Bergé ou Jean-Paul Gaultier à la non moins célèbre marinière.

Nono Montebourg veut faire barrage aux importations de smartphones 

Est-ce le moyen de développer leur production en France ?

Dans l'entretien, le ministre a également souhaité que la France et Bruxelles "restreignent les importations pour obliger les fabricants de smartphones à implanter des usines ici (en France)".

Il rappelle que des associations dénoncent dans ce secteur "le 'made in China' et leurs entreprises esclavagistes", en allusion notamment au taïwanais Foxconn, sous-traitant d'Apple, Nokia et Sony, qui a reconnu cette semaine employer dans une usine chinoise des jeunes de 14 ans.

La photo du ministre en "Une" du Parisien magazine est "une bonne surprise", a par ailleurs réagi le patron du groupe breton Armor-Lux, Jean-Guy Le Floc'h.

"C'est une bonne surprise, une bonne nouvelle", a déclaré J.-G. Le Floc'h, qui assure n'avoir pas été au courant de la préparation de cette couverture et n'avoir pris connaissance de cette "Une" que jeudi après-midi. La concertation promise par Hollande ?

Voir Arnaud Montebourg arborer une marinière Armor-Lux: "c'est une bonne publicité pour nous. Ici, tout le monde est très content, ça nous fait plaisir", a commenté le patron breton.
Fondé en 1938 sous le nom de Bonneterie d'Armor, le groupe Armor-Lux assure 40% de sa production en France où il emploie 600 personnes, dont 380 dans ses usines de Quimper, dont le maire, Bernard Poignant, est comme par hasard socialiste.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

Les montres de haut luxe Michel Herbelin sont désormais un "must" citoyen pour les socialistes Julien Dray et Jérôme Cahuzac: ils n'auront plus le loisir d'acheter suisse !
Lien PaSiDupes : " Dray: "Touche pas à ma montre !"
Lien PaSiDupes : " Cahuzac se fait cambrioler les 300 m2 de son appartement parisien "

Pourvu toutefois que le pouvoir socialo-écolo conserve quelques grosses fortunes, entrepreneurs, banquiers mais aussi artistes ou footballeurs, sur le territoire national... 

La charte déontologique d'exemplarité est-elle toujours en vigueur ?
Les ateliers de Michel Herbelin sont installés dans l'arrondissement de Montbéliard, dont le maire socialo-écolo soutient Pierre Moscovici, ex-député du coin et président du Pays de Montbéliard Agglomération, sur les hauteurs du Jura ...franco-suisse, à toutes fins utiles.


Un sale coup de Montebourg dans le dos de Lip, dont une partie de la production est aujourd'hui délocalisée en Chine...


Quant à l'entreprise Moulinex, elle a été repris par le groupe SEB qui a décidé de conserver la marque et les sites industriels de Saint-Lô et Mayenne , en plus de ses 6 marques internationales. Or, le siège de SEB est situé à Selongey (maire et conseiller général DvG), dans l'arrondissement de Dijon (sénateur-maire PS François Rebsamen), en Bourgogne, présidée par le socialiste François Patriat et dont Arnaud Montebourg fut un député jusqu'en juin 2012...
Il faudrait être bien malveillant pour soupçonner de nouveaux conflits d'intérêts...

Le 'top model' du gouvernement a eu droit à un commentaire ironique de François Hollande. 
Interrogé tard dans la nuit, à l'issue de la première journée du sommet européen de Bruxelles, le chef de l'Etat s'est félicité de voir M. Montebourg "prêt à revêtir tous les vêtements nécessaires pour promouvoir les produits français".

"Je pense que ça n'ira pas plus loin" mais "je trouve très bien qu'Arnaud Montebourg paie de sa personne et même de ses vêtements", a-t-il lancé, faisant en outre allusion à son goût du travestissement, référence voilée à l'attrait du Numéro 3 de la primaire socialiste pour le costume de Premier ministre, aux dires mêmes de sa concubine.


La photo retouchée d'Arnaud Montebourg est également du goût de Laurence Parisot. 
" La photo est très sexy, si je puis dire ", a commenté la présidente du Medef après avoir admiré le ministre français du Redressement productif sur fond bleu-blanc-rouge en Une du supplément magazine du Parisien-Aujourd'hui en France.
" La France est chère à mon coeur et les entreprises françaises, je ne souhaite qu'une chose, c'est leur développement ", a ajouté Laurence Parisot sur RTL " Plus on sera nombreux à soutenir les entreprises françaises, le mieux ce sera ".

On attend l'appréciation de Roselyne Bachelot sur le thème du "style bad boy homo revisité.
Les sidérurgistes de Florange vont-ils pour autant se tourner vers le calendrier des Dieux du Stade?  


Ministre en flagrant délit d'incohérence

Montebourg est arrivé au salon de l'Auto... en voiture électrique 
Déjà qu'il venait tout juste d'agresser la direction de PSA,  cette malveillance ajouta encore au malaise. Aujourd'hui, l'entreprise française doit maintenant suspendre ses achats de voitures électriques auprès de Mitsubishi...
VOIR et ENTENDRE Montambour au Mondial de l'Auto, le très malencontreusement nommé Salon de l'Auto:

Nono introduit-il les "sex-toys" Verts de Florence Lamblin dans son ... dispositif ?
On avait déjà vécu le problème de Lejaby et le tam-tam de Montebourg, inaudible des salariées , ou les dessous d'un couac du bradeur Hollande.


Mise en examen la semaine dernière pour "blanchiment d’argent en bande organisée" et "association de malfaiteurs", l'élue EELV de Paris Florence Lamblin vend également des "sex-toys écolos" sur Internet, comme le révèle Paris Match.
L'adjointe au maire du XIIIe arrondissement de Paris, architecte de 49 ans dans le civil,  est  présumée coquine à double titre.
L'élue est en effet actionnaire à "40%" des parts" de "plusieurs sociétés française dont l’une –Kobisha Sarl-", édite le site SexÉcolo.
Nouveau soupçon de conflit d'intérêts donc entre la dame et le top-model du "Made in France" écolo-équitable ?