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dimanche 23 août 2015

Frangy: Montebourg et Varoufakis noient ensemble leurs échecs dans le vin de la Fête de la rose

A la fête de la rose de Frangy, A. Montebourg et Y. Varoufakis créent le 'club des battus et ravis' 

L'ex-ministre Arnaud Montebourg et l'ex-ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, montent le club des ministres limogés. 

Ils sont arrivés, sur les coups de midi, à Frangy-en-Bresse, à l'occasion de la 43e Fête de la rose, accueillis par la claque de leurs fans et affidés. Dimanche 23 août, sur les coups de midiArnaud Montebourg et Yanis Varoufakis se sont donné l'illusion de la réussite, fût-elle frelatée, dans l'obscure bourgade de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire). Aimablement qualifiés d' "enfants terribles de l’Europe" par leurs semblables,  les deux asociaux se sont pavanés  pendant une vingtaine de minutes pour parcourir une centaine de mètres et rejoindre la mairie, où l’édile de Frangy les attendait pour un "accueil républicain" soigneusement mis en scène. 

Les vidés du pouvoir ont vidé les bouteilles

Benoît Hamon et Arnaud Montebourg trinquant 
à la santé de Ayrault, premier ministre, le 24 août 2014
(Fête de la Rose, Frangy-en-Bresse, Saône-et-Loire)
Un an après la Cuvée du Redressement productif, et son éviction du gouvernement avec sa groupie Aurélie Filippetti, et Benoît Hamon, Arnaud Montebourg entretient vaille que vaille un rituel politique et médiatique archaïque, un copié-collé de l'ascension de la Roche de Solutré par feu François Mitterrand. 
Pour cette 43e Fête de la rose, baptisée "Cuvée européenne de Frangis 2015", Nono Montebourg avait commandé les croissants  500 bouteilles de Chardonnay blanc le Montagny est à 15€, mais à 7€ le... 2012 à CDiscount !) et 300 de rouge de Bourgogne-Côte chalonnaise (entre 20 et 40 € l'unité).
L'invité d'honneur de la manifestation, Yanis Varoufakis, vient à Frangy pour parler de la lutte contre l’austérité en Europe et "envoyer un message à tous les dirigeants européens". En s'affichant avec l’ancien ministre grec, Montebourg tente ainsi de reprendre du poids perdu dans son combat contre l’austérité et le redressement manqué de la courbe de l'emploi.

Les deux prônent une réorientation de la politique économique européenne

Montebourg tente de se grandir
en s'affichant avec plus petit que lui:
son ego est tombé bien bas !
Dans l'après-midi, Varoufakis et Montebourg ont tenu une conférence de presse commune, longuement retransmise en direct par BFMTV qui trouvait ainsi à remplir sa grille des programmes à bon compte en période creuse de pré-rentrée. 
Les deux refoulés s'en sont pris conjointement aux institutions européennes et à l'Allemagne. "Il y a eu un échec des stratégies d'austérité mise en place par la Commission européenne et quelques Etats, notamment l'Allemagne", a critiqué Arnaud Montebourg, bien qu'il ait exercé le pouvoir dans cette période. "Il n'y a pas une démocratie de l'Europe, il y a une Euro-oligarchie. Nous devons maintenant créer l'Euro-démocratie." Un objectif que Montebourg s'assigne après tant d'autres combats perdus par l'agité du PS. 

Yanis Varoufakis avait commencé par rencontrer Jean-Luc Mélenchon dimanche matin

Ils ont discuté de la tenue d'une conférence sur le "Plan B", il a de nouveau évoqué sa volonté de fonder un "mouvement progressiste européen", pour changer de la multitude de groupes et de sous-partis et courants éphémères qui lui donnent un sentiment fugace d'importance. 
Il a également ajouté : "Mon âme est toujours dédiée à Syriza, mais mon âme est brisée par les divisions du parti".
VOIR et ENTENDRE les déclarations successives des deux trublions sur la touche politique:
L'Allemagne était également au centre de la conférence de presse.
Aucun pays n'est porteur de l'intérêt général européen", a contesté Arnaud Montebourg. "L'Allemagne défend son intérêt national, nous n'avons pas le même. Il va falloir mettre tout ça sur la table à un moment donné." 
Tous ensemble, tous ensemble, contre l'austérité, hic !

Plus tôt dans la journée les deux trublions ont été rejoints par Aurélie Filippetti, 

pour aller manger sous le barnum un morceau lourdement arrosé. Denis Lamard, président de l’association des Amis de la rose, a ensuite remis deux bouteilles de rouge et de blanc à Yanis Varoufakis, ainsi qu’un tablier et un jean "made in France" du top model de fortune (en total contraste avec l'image que Montebourg rêve en fait d'incarner, ci-contre à droite). Au final, le schizophrène a trouvé un employeur dans le meuble de cuisine et non dans la fripe. Avant que tous se lancent dans le rituel du ban bourguignon.


Montebourg n'a plus aucun mandat: il est dans le business

Le Barnum de Montebourg : fête de la rose, Frangy 2015
Dans la matinée, des sympathisants, issus de toute la gauche, sont arrivés sur le stade municipal de Frangy. S’il existe des sensibilités différentes, tous dénoncent la même chose : les politiques austéritaires en Europe. Catherine et Viviane viennent pour la première fois à Frangy et sont surtout là "pour la Grèce et pour voir Yanis Varoufakis". Comme les autres, toutes deux sont des déçues du hollandisme : "On ne s’attendait à rien de sa part, mais il a réussi à nous décevoir" était l'élément de langage dominant. 
A propos de celui qui les régalait une fois de plus, Arnaud Montebourg, elles souhaiteraient qu’il s’engage "pour une vraie politique de gauche, pourquoi pas avec le Front de Gauche. S’il part sous l’étiquette PS, ce n’est pas la peine". 

Autre archétype du fan montebourgeois, Martin vient pour la troisième fois à Frangy-en-Bresse. Plus proche des idées de Martine Aubry, il anime les jeunesses socialistes de la Savoie. Selon lui, faire venir Varoufakis est "une très bonne idée". "Il y a plus d’humilité que l’année dernière. Le projet européen est dans une impasse, tiraillée entre l’austérité et le populisme", regrette-t-il.
Image symbolique du personnage bipolaire : Montebourg se met en scène
sur un Solex R2TRO et dans un parking du Bourget. L'avion redécollera-t-il ?
Concernant l’avenir politique de son hôte prodigue, le jeune socialiste estime qu’
Arnaud Montebourg "a encore un pied en politique. Il incarne un espoir, à lui de le faire vivre."
Aucune fausse note... Juste un important budget alcool que n'a pas affecté l'austérité: elle ne frappe que les défavorisés de la vraie vie.

"Montebourg est un planqué"

Et c'est un apparatchik du PS qui le dit: Jean-Christophe Cambadélis, qui n'a jamais travaillé de sa vie ! En juin dernier, le patron du PS a sévèrement critiqué l'ancien ministre socialiste, auteur d'une tribune incendiaire de ce dernieril jugeait "désastreuse" la politique gouvernementale, en plein congrès socialiste, tandis que Cécile Duflot parlait de "Waterloo moral" concernant la politique migratoire.

"Il porte des attaques et se cache sous la cape," accuse Costa
"J'ai connu ça en 2002 : on pense que le PS a un socle de 22%, 24% et allez, on lui tape dessus en essayant de créer des espaces, pour essayer d'exister, parce qu'on sait qu'en étant violent avec le PS, on est davantage repris", a-t-il polémiqué.
Cambadélis vide son sac. "Montebourg est typique : il ne dépose pas de texte au congrès du Parti socialiste, il ne va pas devant les militants de peur de se faire battre, avait accusé le "trotskiste un jour, trotskiste toujours". Après, il attaque au moment du congrès, le dimanche parce que c'est le moment le plus médiatisé, et après il est tranquille. (...) C'est un planqué. Lui, en l'occurrence, il se planque. Il n'est pas dans le débat, il porte des attaques, et se cache sous la cape."

lundi 20 juillet 2015

Grèce: Valls refuse la critique et riposte à DSK

Valls répond sèchement aux critiques de DSK

Valls tacle tout le monde, fût-ce Dominique Strass-Kahn, ex-patron du FMI 

Manuel Valls retourne à DSK le reproche qui lui est fait d'être dans le commentaire. sur la gestion de la crise Grèce par l'Europe, . Il soutient également l'idée d'une avant-garde de la zone euro proposée par François Hollande.
Commentateur irascible et chien de garde teigneux de l'exécutif, Manuel Valls n'apprécie pourtant pas les commentaires sur la gestion du cas Grec: après Sarkozy, DSK en fait les frais.

DSK est coupable d'avoir dénoncé "le diktat" européen dans la gestion de la crise grecque samedi. Bave aux lèvres, Manuel Valls a violemment réagi à cette analyse. "Il faut être au coeur des problèmes," lui a répondu le Premier ministre, en visite d'agrément au festival d'Avignon, rapporte Europe 1.
"Nous sommes dans l'action, pas dans le commentaire," a oser lancer l'excité de Matignon qui encourage  à "avoir une vision volontariste et optimiste" plutôt que d'agir. Les demandeurs d'emploi attendent en effet que le chef du gouvernement passe de  volontariste passif  à l'action concrète et de l'optimiste sourcilleux au réalisme actif. 

Ce n'est pas la première fois que Manuel Valls monte sur ses grands chevaux

Sa susceptibilité maladive le porte à aboyer en riposte à chaque critique. Or, les faux-pas sont nombreux, dont celui actuellement suscité par les négociations autour de la dette grecque accumulée depuis l'après-guerre avec les Papandréou, sur trois générations. 
Effaçant Angela Merkel de la photo, bien qu'elle soit présentée comme le moteur de la zone euro et de la réforme de l'économie grecque, Hollande s'est approprié la paternité du compromis que le socialiste DSK condamne. 
Après avoir taclé Nicolas Sarkozy, c'est cette fois son ancien collège socialiste qui l'apprend à ses dépens: "Ce que souhaitent les Français et les Européens, c'est de l'action et des résultats, pas des commentaires en surplomb," lui a asséné Valls, inconscient de son rôle d'observateur.

"Plus de responsabilité au niveau européen"

Sur l'appropriation et la relance -comme neuve- par François Hollande du serpent de mer de la création d'"un gouvernement de la zone euro", Valls déclare que ce sont "la France, l'Allemagne, l'Italie, les pays fondateurs" de l'UE, qui doivent constituer l'"avant-garde" européen souhaitée par le président. Le Bénélux a lui aussi disparu des fiches de Valls, cet étudiant en... histoire qui n'a jamais décroché le moindre diplôme universitaire. Et on comprend pourquoi...

Valls s'est lancé dans une longue phrase interminable, symptomatique de l'individu complexé qui veut  toujours avoir raison, et contesté qui cherche à se rallier l'opinion par les moyens de l(autoritarisme et de la flagornerie. "La voix de la France est indispensable pour [nous dirons "indispensable à"] l'Europe et la France est, avec ce président de la République, pleinement de retour [!] sur la scène européenne, donc en capacité de montrer sa force, sa force de persuasion pour plus de solidarité, plus de responsabilité au niveau européen", a encore souligné Manuel Valls, clairement dans le dire, l'apparence et le vide des mots creux accumulés pour donner de la substance au propos. 
"L'Allemagne sait parfaitement qu'il faut prendre des initiatives mais cela doit se faire dans un dialogue constructif, dans le respect de chacun, dans un dialogue franco-allemand qui n'est pas exclusif des dialogues avec les autres pays", a précisé le premier ministre malmené qui se fige dans l'éthique du faire plutôt que de bouger dans l'action.

"Nous voulons plus d'Europe"

Selon Manuel Valls, "chacun a compris qu'on ne peut plus faire du sur-place, qu'il faut avancer." Le matamore catalan n'a en revanche pas compris qu'il est grand temps de passer des paroles aux actes. 

Tout bronzé au soleil d'Avignon, l'estivant descendu de Matignon parle et parle encore sous l'effet du rosé de Provence. "Nous sommes en train de sortir progressivement, même si c'est difficile, de la crise française  grecque, mais il faut en tirer les leçons et aller beaucoup plus loin (...). Si nous ne voulons pas que les populismes s'imposent, il faut plus d'Europe. Mais si nous voulons plus d'Europe, il faut que les citoyens et les peuples soient davantage associés." Yapuka !

Encore des promesses de mesures à venir...
"Dans les semaines qui viennent, la France, notamment à travers le président de la République [plusieurs fois servilement cité], aura l'occasion de prendre des initiatives, faire des propositions concrètes qui nourrissent cette piste, ces éléments qui ont été donnés par le président de la République" a encore précisé Manuel Valls.  
Si les aptitudes de Valls ne sautent pas au premier regard de ses opposants étourdis de cris, agressés de doigts vengeurs et accablés de menaces, il est clair en revanche qu'il a toutes les qualités du cireur de pompes.

dimanche 19 juillet 2015

Crise grecque: DSK dénonce le "diktat" dont se félicite Hollande

Dominique Strauss-Kahn dénonce "le diktat" imposé par l'Allemagne à la Grèce 

L'ancien patron du FMI critique la méthode employée par ses "amis Allemands"

"Ce qui s'est passé pendant le weekend dernier est pour moi fondamentalement néfaste, presque mortifère," assène DSK, dans un billet mis en ligne samedi 18 juillet. Tout en faisant l'éloge de l'Europe, citant Cioran, Erasme, Homère et Habermas, dont il reprend le concept de "solidarité citoyenne,"  Dominique Strauss-Kahn démonte l'accord conclu entre le gouvernement grec et l'Eurogroupe. 

"Le contexte dans lequel ce diktat a eu lieu crée un climat dévastateur", selon Dominique Strauss-Kahn, le 18 juillet 2015, dans une note publiée sur internet.
"Un fonctionnement de la zone euro dans laquelle vous, mes amis allemands, suivis par quelques pays baltiques et nordiques, imposeriez votre loi sera inacceptable pour tous les autres", commente Strauss-Kahn, qui avait publié une précédente note sur la Grèce, fin juin, faisant son grand retour sur le devant de la scène internationale après la fin de ses derniers ennuis judiciaires en date à Lille. 

"Ne me dites pas que c'est seulement en imposant des règles de saine gestion que vous entendez sauver l'Europe", écrit encore Strauss-Kahn, dont il a fait traduire le texte  en anglais, allemand et français. 

Plaidoyer pour l'Europe du Sud: jusqu'à Marrakech ?

Tout en regrettant "l'amateurisme du gouvernement grec" de Tsipras (Syriza), pourtant proche de Cuba que DSK va conseiller, le socialiste apporte son soutien au peuple grec et, plus généralement, à l'Europe du Sud. "Nous ne regardons que vers le Nord et négligeons le Sud, estime-t-il. C'est là pourtant qu'est le berceau de notre culture [ce qui n'a actuellement que peu de sens en termes d'économie]. Il faut inventer d'urgence une vision commune de l'espace monétaire européen," déclare-t-il, sans préciser comment il s'y prend.

Il met également en garde contre un affaiblissement géopolitique de l'Europe. "Une alliance de quelques pays européens, même emmenée par le plus puissant d’entre eux [son assesseur français n'aurait-il pas eu l'impact qu'il s'attribue dans la presse aux ordres ?], sera peu capable d’affronter seule la pression russe et sera vassalisée par notre allié et ami américain à une échéance qui n’est peut être pas si lointaine," redoute-il, pessimiste et peu confiant en l'autre. "Pour être un modèle, juge-t-il, l'Europe doit voir loin, refuser les mesquineries,  juge-t-il. "Jouer son rôle dans la mondialisation, en un mot, continuer à façonner l'Histoire." 
Méfiant, mais lui aussi "audacieux", en paroles, avant de servir Cuba...

mercredi 15 juillet 2015

Varoufakis révèle la soumission de Sapin à Merkel

Le soutien de la France à la Grèce n'était qu'hypocrisie

Varoufakis dénonce le double jeu des socialistes français

Les simagrées de Sapin
n'ont pas trompé Varoufakis
Dans le magazine britannique New Statesman, intello de gauche, le bouillant idéologue Yanis Varoufakis accuse le groupe des ministres des Finances de la zone euro de se laisser totalement dominer par l'Allemand Wolfgang Schäuble.
Lundi 13, l'ancien ministre des Finances grec avait reproché à Michel Sapin de toujours se ranger à l'avis de son homologue allemand au cours des négociations de l'Eurogroupe, des négociations que cet homme entier n'a pas cherché à mener à son terme, préférant démissionner au lendemain de la victoire du non au référendum.

Le double jeu des socialistes Français a irrité le motard grec 
Varoufakis stigmatise singulièrement Michel Sapin: bien qu'étant le seul à émettre "une tonalité différente de la ligne allemande", il finissait toujours par se ranger à l'avis de Berlin. 

Interrogé sur son ancien homologue, Michou-les-chaussettes-roses a ironisé

"Je redirai, comme M. Tsipras : il a de la gueule, mais il n'est pas forcément un fin politique, ce Yanis Varoufakis", a asséné
Michou, piqué au vif et agressif dans la riposte, sans répondre sur le fond.
Avant de faire sa méchante au micro de RMC en émettant un avis subjectif : "Et malheureusement, il est un peu responsable de là où s'est trouvée la Grèce dans les négociations." "Si les négociations s'étaient nouées de manière plus positive, plus confiante, dès le mois de mars ou dès le mois d'avril, je pense que ça n'aurait pas été aussi brutal pour la Grèce", a-t-il polémiqué avec des "si" et admettant que le compromis dont se flattent Hollande et Valls n'est rien d'autre qu'un plan drastique d'austérité.

Alexis Tsipras a toutes les qualités
A l'inverse, Sapin, l'ex-ministre du Travail qui  regardait monter la courbe du chômage en annonçant sa baisse imminente, a tressé des lauriers à Alexis Tsipras, "un bon politique au bon sens du terme : il recherche à un moment donné, quand la voie est extrêmement étroite et difficile, l'intérêt général de son peuple. Je crois qu'il l'a trouvé, en l'occurrence en signant cet accord extrêmement dur, extrêmement difficile, mais qui est l'accord qui lui permet de sauver la Grèce,"  a-t-il fantasmé. 
Rien ne prouve en l'état que -pour garder la Grèce dans l'euro, à n'importe quel prix- les Européens ont réussi lundi à trouver les moyens d'obtenir de la Grèce qu'après huit plans domestiques sans effets elle assume enfin ses erreurs passées, se renfloue, rembourse les deux précédentes aides internationales successives jusqu'ici versées en pure perte depuis 2010 et s'impose les sacrifices nécessaires.

Mardi soir, le Premier ministre grec, Tsipras, a reconnu qu'il a signé un texte auquel il ne croit pas forcément

Après un appel à voter non à son référendum surprise, le chef de gouvernement grec d'extrême gauche  a mis de l'eau dans son ouzo "pour éviter un désastre au pays".

L'ex-président de Syriza ne brandit plus la menace d'une sortie de l'euro. Désormais, il admet même que les conséquences seraient incalculables
Dans ce climat de désillusion, Sapin, Valls et Hollande ne cessent de se féliciter entre eux d'un compromis mortifère pour la Grèce et pesant pour les peuples de la zone euro.

Hollande, fier de la baisse du taux du Livret A, comme de l'accord d'austérité grecque

Austérité: vers une nouvelle baisse du taux d'intérêt du Livret A ?

Les "sans dents" de Hollande, privés des noisettes de la Caisse d'épargne L'Ecureuil

Le gouvernement pourrait s'aligner sur la décision du gouverneur de la Banque de France d'abaissement du taux d'intérêt du livret A, qui serait dès lors inférieur à 1%.
L'indice des prix à la consommation pour le mois de juin sera connu ce mercredi 15 juillet et cet indice qui pourrait conduire à une baisse de la rémunération du livret A, alors que Manuel Valls a d'ores et déjà assuré que le gouvernement est très sensible au pouvoir d'achat des Français.  Le Premier ministre se dit défavorable à un taux inférieur à 1%, mais pourrait se déclarer  contraint ! En janvier dernier, le taux aurait mécaniquement dû baisser à 0,25%. Mais Christophe Noyer, gouverneur de la Banque de France, avait proposé un repli à 0,75%. Un taux rejeté par le gouvernement, qui avait tranché en faveur d'un maintien à 1%. Le pouvoir socialiste pourra-t-il indéfiniment repousser la décision de chute sous le seuil symbolique de 1% ?

La menace d'une baisse est réelle pour les 62 millions de livrets A ouverts en France

Le jaune va si bien aux 'cocus'
Les Français se détournent du Livret populaire en faveur du Plan Épargne Logement, devenu le placement préféré des Français. Le nombre de PEL a en effet été multiplié par deux depuis un an. Avec un taux de rémunération de 2,9% il y a un an, l'intérêt est plus grand pour les épargnants français. "Il n'y a pas besoin d'être un grand trader : pour un livret A qui me rapporterait 10 euros pour 1.000 euros placés, à vue de nez me rapporterait 30 ou 35 euros sur un PEL", réagit Raphaël, qui a fait le choix du Plan Épargne Logement pour ses enfants.

Le pouvoir socialiste ferme la pompe d'alimentation du Logement 

 
Baisse du taux du Livret A,
effondrement du Logement
Un Livret A de la Caisse d'Epargne offre moins de sécurité qu'un PEL.
"Avec un taux d'intérêt fluctuant sur un livret A, on a l’impression d'être la boîte à trésorerie de l'État et ce n'est pas forcément très agréable. On ne sait pas trop ce qu'on gagne et ce qu'on perd", commente un père de famille.

"C'est moins de consommation et c'est l'investissement immobilier qui diminue. Cela a plutôt pesé sur la croissance. L'épargne est un peu stérilisée et sclérose notre économie", explique Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'épargne.

mardi 14 juillet 2015

Grossière campagne de propagande en faveur de Hollande et Valls

Les chefs de l'Etat et de gouvernement se lancent des fleurs mutuellement et la presse y ajoute sa touche de flagornerie

Manuel Valls se déclare fier "d'être au côté de François Hollande"

Manuel Valls a eu tendance à verser dans le culte de la personnalité, sur la chaîne publique France Inter, estimant que les efforts des membres de la zone euro pour maintenir la Grèce dans la zone euro doivent tout à François Hollande. "C'est le président de la République qui est en train de permettre un accord au niveau de l'Union européenne" a-t-il osé affirmer, au mépris de l'Italie et de Malte, comme de tous ceux qui n'ont d'autre priorité que de sauvegarder l'intégrité de l'eurogroupe, fût-elle apparente et incertaine. Et comme l'outrance le caractérise, le Catalan s’est dit fier -depuis Paris- "d'être au côté de François Hollande et de réussir aujourd'hui ce qui semblait impossible". L'avenir dira mercredi, à la suite de la grève des fonctionnaires grecs et des votes de ratification de l'accord par huit parlements de la zone euro, si la confiance est revenue en ce gouvernement grec d'extrême gauche dirigé par Tsipras, dont plusieurs ministres menacent de démissionner, après le renvoi de l'intransigeant idéologue Yanis Varoufakis, ex-ministre des Finances. 

Valls donne à croire que c'est celui qui fait l'annonce d'un compromis qui l'a réalisé. Le communicant de Matignon est persuadé que le peuple est tellement immature qu'il peut avaler n'importe quelle baliverne émise sur le ton de la gravité, comme l'annonce du locataire de l'Elysée depuis Bruxelles qu’un accord avait enfin été trouvé entre Athènes et ses créanciers. "Tout au long du week-end, on nous disait qu'il y aurait un échec, que la Grèce allait peut-être sortir de la zone euro, raconte le Premier ministre. Et si la Grèce reste dans la zone euro, ce sera grâce à la France et grâce à François Hollande". Exit Angela Merkel, celle qui, tout au long des négociations, été accusée d'imposer son point de vue.
Et l'accord sur le nucléaire, conclu au terme de 21 mois de négociations entre les grandes puissances et les Chiites d'Iran, c'est Hollande aussi ?

Hollande encense Valls



Si, lors de son traditionnel entretien du 14 juillet, le président a vigoureusement défendu son Premier ministre, c'est qu'il y a péril dans la demeure socialiste. "Quand on a un bon Premier ministre, on le garde", a-t-il lancé, sans rien dire de ce qui justifie un tel hommage, si ce n'est qu'il sert sa politique, si inefficace soit-elle. Cette louange floue vient précisément alors que certains dans la majorité commencent à en avoir soupé des crises et des échecs de Valls, du déficit du commerce extérieur à la courbe ascendante du chômage, en passant par l'envolée de la dette publique. Les déçus du changement attendu émettent l’idée d’un changement de chef du gouvernement, histoire de faire croire à une "nouvelle phase" du quinquennat et de dynamiser la campagne présidentielle que Hollande a engagée avec une succession serrée de visites en régions. "Manuel Valls a vocation à rester jusqu’à la fin du quinquennat", a-t-il riposté.

Selon Hollande, aucune faute socialiste comportementale ou politique n'est grave. Il a dû défendre son Premier ministre, attaqué pour avoir pris des libertés avec l'argent public en utilisant un jet gouvernemental à un déplacement familial à Berlin ou pour avoir parlé de "guerre de civilisation".
L’hommage du président à son binôme entre cependant en contradiction quasi-totale avec ses déclarations sur l’éventuel élargissement de la majorité, pour faire revenir les écologistes au gouvernement. Or, pour la majeure partie des dirigeants d’Europe Ecologie-Les Verts, Valls incarne la politique de rigueur et le social-libéralisme. Hollande sait parfaitement bien que la réaffirmation de son maintien à Matignon fait obstacle à leur retour. "Ceux qui veulent venir travailler sont les bienvenus, je ne vais pas aller les chercher", a-t-il donc lâché, non sans dédain, tout en dressant la liste des sujets sur lesquels les Verts devraient composer s’ils étaient au gouvernement, au premier rang desquels il cite opportunément la COP21 sur le changement climatique qui se déroulera à Paris fin novembre. "Face à cet enjeu-là ceux qui veulent donner leur concours sont les bienvenus, a expliqué le chef de l’Etat. Je ne vais pas faire de contrôle à l’entrée".

Avec leurs gros souliers

Depuis les attentats djihadistes meurtriers de janvier, tout est bon pour le  pouvoir à une instrumentalisation
A l'Elysée, on se déploie en "pédagogie" auprès de l'opinion, bien conscients que le temps consacré au dossier grec ces derniers jours peut être mal vécu par troubler une large partie des Français en difficultés. "Il va falloir que le président montre que la résolution de la crise grecque était importante pour la France et ses intérêts, explique un élu socialiste anonyme, comme il en existe tant, si tant est que celui-là existe vraiment. Mais le grand avantage pour lui, c'est qu'il revient de Bruxelles avec une victoire politique". Une victoire sans partage avec les 18 participants !

La presse socialiste se respecte bien peu
 
Michèle Cotta, dans lepoint.fr, applaudit quand le président socialiste n'hésite pas à utiliser le mot "patrie" au cours de son entretien du 14-Juillet consacré aux thèmes de la sécurité et de l'identité. Tout est donc résolument bon dans les propos du capitaine de pédalo "poussé par des vents favorables"... La journaliste évacue ainsi  la forte menace terroriste, le vol de munitions sur le site militaire de Miramas et les explosions jugées "malveillantes" sur le site pétrochimique de Berre-l'Etang, également dans les Bouches-du-Rhône, le matin du 14-Juillet. François Hollande appelle d'ailleurs les Français à "refuser la peur": la balle est donc dans leur camp... Doivent-ils creuser des abris dans leurs jardins, Pépère ne le précise pas...

Le magazine L'Express, en empathie avec les demandeurs d'emploi, ne trouve rien à redire à l'affirmation de Hollande selon lequel "la croissance est là", même si elle reste encore "trop faible"...


Le Parisien ne sourit même pas en estimant que "François Hollande se voit en président "audacieux." Dans la même veine, BFMTV titre aussi: "Dossier grec, Europe: Hollande, conquérant, savoure son 14-Juillet". Quiconque douterait de l'orchestration médiatique des bienfaits planétaires de Hollande peut lire les lignes de francetvinfo.fr qui a le sentiment, dans le même registre, que "François Hollande se veut combatif," sera convaincu de la circulation des éléments de langage officiels. 


Le Figaro est plus malicieux en titrant que "Hollande s'affiche en protecteur de la nation", ajoutant qu' "au cours de sa traditionnelle intervention du 14 juillet, le chef de l'État a voulu donner l'image d'un président protecteur contre les multiples menaces qui pèsent sur la France, Grèce, Iran, terrorisme, chômage..." L'amalgame du pire et du moins mauvais est osé.

En somme, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes socialistes possibles. Alors que la popularité de François Hollande est à 21% d'opinions positives, il tenter d'enfumer l'opinion.

Le sondage sur la question de savoir si l'accord conclu lundi matin à Bruxelles avec Athènes va "permettre à la Grèce de sortir de la crise qu'elle vit actuellement", n'est d'ailleurs pas relayé par cette presse. Les sondés se montrent franchement sceptiques. Si 31% répondent par l'affirmative (2% "oui certainement", 29% "oui probablement"), quelque 68% d'entre eux n'y croient pas (48% "non probablement pas", 20% "non certainement pas"). Tous les efforts de Hollande seraient-ils au bout du compte voués à l'échec? Un de plus. Nul ne veut l'imaginer pour l'heure.

Si l'exécutif se donne tant de mal pour paraître bon, c'est bien qu'il ne l'est pas.

 

lundi 13 juillet 2015

Grèce: appel des fonctionnaires à la grève, mercredi

L'optimisme idéologique du perspicace Hollande mis à rude épreuve

Le syndicat grec des fonctionnaires, Adedy, appelle dès aujourd'hui à une grève de 24 heures mercredi

Les déçus du non expriment leur désarroi, place Syntagma
(Athènes, le 10 juillet 2015)
Les démocrates grecs comptent faire pression sur les élus
C'est en effet le jour probable du vote au Parlement de nouvelles mesures de rigueur, décidées lundi à Bruxelles, en échange d'un nouveau prêt sur trois ans à la Grèce.

L'Adedy est affiliée à la Confédération européenne des syndicats

Ce syndicat de fonctionnaires représente les intérêts des travailleurs auprès des institutions de l'Union européenne. 
Sa secrétaire générale est Bernadette Ségol,  une française de... 66 ans, ci-contre.


Les syndicats français affiliés sont la CFDT (Confédération française démocratique du travail, proche du PS), la CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens), la CGT (Confédération générale du travail), la CGT-FO (Confédération générale du travail), Force ouvrière, UNSA (Union nationale des syndicats autonomes).

"Nous appelons à une grève de 24 heures, lors du vote de l'accord anti-populaire et à des manifestations à 16h00 GMT (19h00 locales) sur la place Syntagma", a indiqué un communiqué de l'Adedy, dont c'est la première grève depuis l'arrivée au pouvoir de Syriza en janvier.

Elément d'évaluation de la mobilisation des mécontents, mercredi
Il y a trois semaines, ils étaient environ 7.000 place Syntagma
, place de la Constitution, au pied du Parlement grec, pour rappeler leur volonté de dire non, "oxi", aux mesures de rigueur pour la Grèce et... soutenir leur gouvernement.

Quels engagements pour obtenir un troisième plan de sauvetage, la Grèce va-t-elle bafouer ?

Que valent les promesses d'un pouvoir grec qui, hier encore, inspirait la défiance ?

Un plan obligé de sortie de crise a été élaboré pour maintenir la Grèce au sein de l'union monétaire européenne


Euclide Tsakalotos, isolé au centre,
 successeur de Varoufakis aux  Finances, 
a fait se croiser les parallèles
Après un dépassement de limite et aau terme de deux jours de négociations, les dirigeants de la zone euro se sont résignés ce 13 juillet. Comment la Grèce pourrait-elle se livrer à de lourdes réformes, après y avoir échoué depuis 2010, malgré deux plans d'aide internationale et huit plans internes d'austérité, et s'être enlisée chaque année davantage ? 

Athènes restera à la charge des peuples la zone euro.
Ce lundi matin, les dirigeants de la zone euro sont évidemment parvenus à un accord avec la Grèce pour négocier un troisième plan d'aide et ainsi éviter au pays une sortie de l'union monétaire. Et Hollande est soulagé que ce précédent puisse un jour s'appliquer à l'endettement de la France... De quoi encourager le couple Hollande-Valls à laisser filer les dépenses publiques. 

Les responsables de la zone euro ont-ils fixé des conditions suffisamment contraignantes ?

Ils leur faut notamment s'assurer qu'Athènes mène rapidement ses réformes. C'est pourquoi, le parlement grec n'a que deux jours pour faire adopter une série de réformes, notamment sur une unification de la TVA à 23%, y compris pour la restauration, ou le relèvement de l'âge de la retraite à 67 ans dans sept ans, en... 2022. Le Parlement doit aussi approuver la garantie de l'indépendance de l'Elstat, l'organisme des statistiques, du type INSEE à la française, alors que, par ailleurs, la Grèce n'a toujours pas de cadastre qui permettrait de lutter contre la fraude fiscale et favoriser la collecte de l'impôt. 

Avant le 22 juillet, les Grecs devront aussi adopter un code de procédure civile destiné à accélérer le système de justice civile afin de réduire ses coûts.

Un troisième plan de sauvetage évalué à 80 milliards d'euros

Il est subordonné à ces conditions formelles préalables au déclenchement du processus formel. Les dirigeants européens semblent avoir pris les moyens pour qu'après l'obtention des fonds, le gouvernement grec ne puisse pas éviter la mise en œuvre des privatisations et des réformes promises à ses créanciers, comme celle des retraites ou de la fiscalité.

Ils ont également renforcé notablement le plan de réformes approuvé samedi par le parlement grec et qui reprenait déjà de nombreuses exigences des créanciers, demandes pourtant rejetées par les citoyens grecs, dimanche 5 juillet lors du simulacre d'appel au peuple par référendum, d'un coût inutile de 100 millions d'euros. Ces propositions étaient jugées insuffisantes par des pays comme l'Allemagne ou la Finlande, même si la France, ainsi que les experts des "institutions" (honnies par Syriza, le parti d'extrême gauche au pouvoir) - Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international - leur ont donné un premier avis favorable, vendredi.

Comment Tsipras peut-il  se maintenir au pouvoir ?



Athènes devra aussi réformer son marché du travail, privatiser le réseau de transport électrique, et renforcer le secteur financier, autant d'engagements qui vont à l'encontre de la ligne voulue par la gauche "radicale" d'Alexis Tsipras qui avait fait de la lutte contre les politiques d'austérité son cheval de bataille devant les électeurs.

Un accord "difficile" et contradictoire des promesses de campagne de Syriza 
Le leader de la gauche anti-libérale grecque n'a pas été élu pour cette politique d'austérité. Il a cependant réussi à éviter lors des négociations qu'un fonds regroupant des actifs publics grecs destinés à être privatisés soit domicilié au Luxembourg: les services de contrôles seront domiciliés en Grèce. "L'accord est difficile, mais nous avons coupé court au mouvement de transfert d'actifs publics à l'étranger. Nous nous sommes épargnés un étranglement financier et un effondrement du système bancaire", a positivé Alexis Tsipras devant la presse.

La question du rééchelonnement d'une partie de la dette grecque, qui représente 175% de son Produit intérieur brut (PIB), a évidemment été actée par François Hollande: en 2015, la dette de la France devrait atteindre les 98% du PIB français. La France s'endette de 2.345 euros de plus chaque seconde. Chaque Français supporte une dette de 31.000 euros. La France est le 8ème pays le plus endetté de l'Union européenne, derrière l'Espagne et devant le Royaume-Uni. 

L'eurogroupe a aussi évoqué un allongement des maturités des prêts et des aménagements sur les intérêts.

L'aménagement de la dette grecque suscitait de fortes réticences dans certains pays, et pas seulement l'Allemagne, mais constitue le principal argument d'Alexis Tsipras pour faire passer les nouvelles mesures d'austérité auprès de ses compatriotes, bien qu'ils aient voté à 61%, comme des moutons, contre l'austérité, dix jours plus tôt .

Alors que les banques grecques sont fermées et complètement dépendantes des liquidités d'urgence accordées par la Banque centrale européenne, l'accord proposé à Alexis Tsipras est considéré comme sa dernière chance pour éviter l'effondrement financier et économique du pays.

Les ministres des Finances de la zone euro doivent aussi se pencher dans quelques heures sur les moyens de financer un prêt relais pour faire la soudure entre les besoins financiers immédiats de la Grèce et l'obtention des fonds du Mécanisme européen de stabilité.
Ce qu'obtient la Grèce 

Les sacrifices faits par Athènes vont ouvrir la voie à un troisième plan d'aide qui devrait être financé via le MES (mécanisme européen de stabilité) et qui pourrait s'élever entre 82 et 86 milliards d'euros.

Sur cette somme, 10 à 25 milliards d'euros devraient servir à recapitaliser les banques helléniques.

En outre, l'Eurogroupe s'est dit prêt à "évaluer" de nouvelles mesures pour tenter de rendre la dette grecque plus soutenable (allongement des délais de grâce et des maturités). 
Plus sûrement que l'action de Hollande, l'éviction de l'intransigeant doctrinaire antilibéral Y. Varoufakis a visiblement permis de débloquer la situation.
Le Parlement grec entérine les efforts des partenaires européens ou non.