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dimanche 19 juillet 2015

Crise grecque: DSK dénonce le "diktat" dont se félicite Hollande

Dominique Strauss-Kahn dénonce "le diktat" imposé par l'Allemagne à la Grèce 

L'ancien patron du FMI critique la méthode employée par ses "amis Allemands"

"Ce qui s'est passé pendant le weekend dernier est pour moi fondamentalement néfaste, presque mortifère," assène DSK, dans un billet mis en ligne samedi 18 juillet. Tout en faisant l'éloge de l'Europe, citant Cioran, Erasme, Homère et Habermas, dont il reprend le concept de "solidarité citoyenne,"  Dominique Strauss-Kahn démonte l'accord conclu entre le gouvernement grec et l'Eurogroupe. 

"Le contexte dans lequel ce diktat a eu lieu crée un climat dévastateur", selon Dominique Strauss-Kahn, le 18 juillet 2015, dans une note publiée sur internet.
"Un fonctionnement de la zone euro dans laquelle vous, mes amis allemands, suivis par quelques pays baltiques et nordiques, imposeriez votre loi sera inacceptable pour tous les autres", commente Strauss-Kahn, qui avait publié une précédente note sur la Grèce, fin juin, faisant son grand retour sur le devant de la scène internationale après la fin de ses derniers ennuis judiciaires en date à Lille. 

"Ne me dites pas que c'est seulement en imposant des règles de saine gestion que vous entendez sauver l'Europe", écrit encore Strauss-Kahn, dont il a fait traduire le texte  en anglais, allemand et français. 

Plaidoyer pour l'Europe du Sud: jusqu'à Marrakech ?

Tout en regrettant "l'amateurisme du gouvernement grec" de Tsipras (Syriza), pourtant proche de Cuba que DSK va conseiller, le socialiste apporte son soutien au peuple grec et, plus généralement, à l'Europe du Sud. "Nous ne regardons que vers le Nord et négligeons le Sud, estime-t-il. C'est là pourtant qu'est le berceau de notre culture [ce qui n'a actuellement que peu de sens en termes d'économie]. Il faut inventer d'urgence une vision commune de l'espace monétaire européen," déclare-t-il, sans préciser comment il s'y prend.

Il met également en garde contre un affaiblissement géopolitique de l'Europe. "Une alliance de quelques pays européens, même emmenée par le plus puissant d’entre eux [son assesseur français n'aurait-il pas eu l'impact qu'il s'attribue dans la presse aux ordres ?], sera peu capable d’affronter seule la pression russe et sera vassalisée par notre allié et ami américain à une échéance qui n’est peut être pas si lointaine," redoute-il, pessimiste et peu confiant en l'autre. "Pour être un modèle, juge-t-il, l'Europe doit voir loin, refuser les mesquineries,  juge-t-il. "Jouer son rôle dans la mondialisation, en un mot, continuer à façonner l'Histoire." 
Méfiant, mais lui aussi "audacieux", en paroles, avant de servir Cuba...

samedi 14 juin 2014

"La gauche peut mourir", s'alarme Manuel Valls

Quand le croquemort tâte le pouls, c'est trop tard !

Déprimé, le Premier ministre s'exprimait devant le conseil national du parti socialiste
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Mortifère
qui se tient ce samedi à Paris. Dans une tentative désespérée de culpabilisation de la gauche présidentielle, le croque-mort du gouvernement  a dit son inquiétude sur la "faiblesse de la gauche", elle "n'a jamais été aussi faible depuis 1958" et "peut mourir".

Avec sa gueule d'enterrement, le Premier ministre a prononcé le De Profundis devant les membres de la famille réunie à Paris samediAu conseil national éploré du PS, Manuel Valls a dit son inquiétude sur l'état de la gauche en France et ses conséquences possibles.

Sans fleurs ni couronnes

Le conseil national du parti socialiste se tient à huis-clos mais un texte signé du Premier ministre a été distribué à la presse, mettant en relief l'échec de la pharmacopée socialiste et la mort cérébrale du président selon la faculté, celle des sondeurs. Le Premier ministre y ajoute : "Notre pays peut se défaire et se donner à Marine Le Pen." 

A l'issue de la réunion, devant les journalistes, Manuel Valls a prononcé l'éloge funèbre :
"La gauche peut disparaître et la France peut se défaire tant il y a une succession de crises, crise économique, crise d’identité, crise culturelle, sentiment d’abandon qu’expriment beaucoup de nos compatriotes."
"La gauche peut disparaître" (Manuel Valls)

Le Premier ministre s'exprime comme s'il n'était pas aux responsabilités

Hollande déprime et s'avachit
SNCF : "il faut arrêter cette grève"
Valls affiche sa préoccupation face à la grève des syndicats ferroviaires dominants et renforce ainsi la détermination des rebelles de la SNCF. Le Premier ministre a lancé un message de fermeté et d’ouverture, qui égare les parties. Depuis jeudi, le pouvoir n'arête pas de répéter plusieurs fois par jour que la grève doit s’arrêter, bien qu'il comprenne évidemment bien l'inquiétude des salariés.  "La porte du gouvernement est ouverte" et le dialogue va "se poursuivre dans les heures qui viennent", mais les ministres du  gouvernement ne cessent de répéter qu'il ne cèdera pas.

Il mise sur le chantage et la division:
"J’en appelle à la responsabilité, au dialogue et à ne pas pénaliser les Français, les usagers , les salariés et bien sûr les candidats au bac à partir de lundi."

La gauche sociale promet de nous mettre à la diète
 
Sur le sujet des impôts, le Premier ministre a fait une mise au point sur le calendrier de l'austérité. Il maintient la pression fiscale sur les ménages et notamment "les classes moyennes": Manuel Valls donne la priorité à la réduction des dépenses publiques.
"Les impôts sont trop lourds, mais nous ne pourrons nous engager dans cette voie que si nous avons réduit la dépense publique".
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