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samedi 14 juillet 2018

Montgeron : le tapage dans la cité se termine dans un bain de sang

Le tapage nocturne fait un mort, un blessé dans un état critique et un blessé léger

Un travailleur privé de sommeil s'est plaint du bruit, avant de tirer sur une bande de jeunes désoeuvrés.

Résultat de recherche d'images pour "quartier de la Prairie de l'Oly"
En pleine nuit, ce vendredi, dans la cité de l'Oly à Montgeron (Essonne), il ne s'est pas fait respecter sans recourir aux armes. Des sirènes des pompiers, du Samu et des véhicules de police trouèrent le silence soudain rétabli. A la lumière tragique des gyrophares, une cinquantaine de proches des perturbateurs se tenait derrière le cordon de sécurité, sidérée.

A l'intérieur de la tour G de la place du Soleil à Montgeron (Essonne), il est 2h30 du matin, les secours comprennent qu'ils ne sauveront pas Ahmed, 31 ans, l'un de ces "jeunes". Son corps sans vie est transporté au commissariat voisin. 
Un autre individu est pris en charge dans un état critique, orienté vers un hôpital de la petite couronne parisienne. Un troisième blessé est seulement touché au bras.

Hakim, 25 ans, a tiré avec un pistolet sur un groupe de jeunes 

Il était environ 1h du matin, dans le quartier sensible de la Prairie de l'Oly, quand Hakim a tiré avec un pistolet sur un groupe d'excités montés au 2e étage pour le provoquer en frappant à sa porte. Il s'est ensuite retranché chez lui.

Le Raid, troupe d'élite de la police, s'est rapidement déployé autour de son appartement pour le forcer à se rendre peu avant 6 heures du matin. Lors de la perquisition, les enquêteurs de la police judiciaire ont retrouvé une dizaine d'armes, dont plusieurs fusils-mitrailleurs.

A l'origine de ce drame, un tapage nocturne de plus, de trop. Hakim, dont les fenêtres donnent sur la place, interpelle les mineurs et les menace verbalement, tout en exhibant une arme.

La bande se disperse et part chercher les "grands frères" de la cité. Ces derniers décident d'une expédition punitive contre l'empêcheur de tourner en rond
Les justiciers du quartier montent les étages et sont accueillis par plusieurs coups de feu. 
Deux victimes tombent au sol. Deux autres parviennent à fuir en hurlant. Des témoins appellent les secours. "Celui qui a tiré, c'est un mec qui vit là depuis peu; il s'est installé chez sa tante", indique un habitant sous le choc.

"Un petit groupe pourrit la vie de tous les habitants"

Quarante-huit heures plus tôt, dans la cité voisine de Montgeron, au centre commercial de La Forêt, deux hommes ont été blessés par balle dans un règlement de comptes devant un café. Les deux affaires ne sont pas liées, mais Sylvie Carillon, la maire (LR ou UMP depuis 2014) de la commune, a attiré l'attention de la préfecture. "C'est une situation triste et malheureuse, mais elle était prévisible. Nous souffrons d'une baisse d'effectifs dans la police nationale inacceptable sur notre secteur." 

Résultat de recherche d'images pour "quartier de la Prairie de l'Oly"
L'ancien maire UMP de Montgeron est président du Conseil départemental de l'Essonne depuis le 2 avril 2015. Déjà en matière de transports, il se plaignait déjà des "lenteurs administratives". Lors de son élection, François Durovray révéla une ardoise laissée par l'ancienne majorité départementale socialiste présidée par le PS Jérôme Guedj, impactant les aides sociales : 108 millions d'euros de factures impayées aux établissements de personnes âgées et handicapées du département. Par ailleurs, Guedj remboursait les repas de cantine aux familles des collégiens musulmans s'absentant en période de ramadan, "en vertu du principe de laïcité".
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Guedj était joueur de Scrabble à l'Assemblée
Sylvie Carillon ajoute qu'elle a déjà alerté le préfet et le ministre à de multiples reprises, mais en vain. "Nous avons 12 policiers municipaux qui ne peuvent pas absorber tout le travail de la police nationale, reprend-elle. Un petit groupe de jeunes pourrit la vie de tous les habitants de nos quartiers sensibles. Et après on se retrouve avec des gens qui se font justice eux-mêmes."


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Un policier pour 900 habitants. La maire a relancé le ministre de l'Intérieur ce vendredi par courrier et formulé une demande expresse pour doter le commissariat de Montgeron (qui gère aussi les villes de Yerres et Crosne, notamment) de renforts. Une requête appuyée aussi par Nicolas Dupont-Aignan, député (DLF) du secteur.

"Il y a un policier pour 900 habitants sur cette circonscription, détaille le syndicat de police Alliance 91. A Evry, l'une des communes les mieux dotées de l'Essonne, et ancien fief du député-maire Manuel Valls, ancien ministre de l'Intérieur et locataire de Matignon, c'est 1 pour 580 habitants, et quand on sait qu'à Paris on tourne aux alentours d'un policier pour 250 habitants... A cause de ce sous-effectif, nous ne pouvons agir en sécurité et répondre aux attentes de la population." Selon ce syndicaliste, ce qui se passe à l'Oly peut se dérouler ailleurs. "On nous demande de mettre en place la police de proximité, mais sans nous donner les moyens », déplore-t-il.


mardi 4 avril 2017

L'opportunisme de Macron finit par indisposer

L'opportunisme nécrophage de Emmanuel Macron est En Marche !  

"Chaque jour vers l'Enfer nous descendons d'un pas" (Charles Baudelaire)
 
En politique, il est de notoriété publique que certains malins vont jusqu'à instrumentaliser les morts à peine refroidis. C'est ce qu'on peut appeler de l'opportunisme nécrophage. Et c'est ce qui arrive en pleine présidentielle, lorsque l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron reçoit la famille de Shoayao Liu.

"Emmanuel Macron s'est entretenu, vendredi 31 mars à son QG de campagne, avec la famille de Shaoyao Liu, le Chinois qui a été tué dans des conditions controversées par la police il y a une semaine," révélèrent des media. Depuis, plusieurs manifestations de la communauté chinoise en colère se sont tenus afin de réclamer justice pour ce père de famille de 56 ans. Si la police évoque la légitime défense, les proches eux parlent plutôt d'une bavure policière.
Dans la plus grande discrétion, l'ancien ministre de l'Economie a donc reçu les membres d'une vingtaine d'associations à son QG de campagne. L'entretien est finalement apparu à la lumière publique parce que des journalistes chinois qui s'étaient infiltrés dans la délégation ont publié un cliché de la rencontre.

Or, lors de cette rencontre, il y avait également un homme - Jacques Sun, président du CRAAF (Conseil représentatif des associations asiatiques de France) - qu'une note de la DGSI présente comme un agent de Pékin."

C'est une rencontre que les media ont escamotée
en faisant du tapage autour de la rencontre que Christian Estrosi (LR) a acceptée, à l'invitation d'Emmanuel Macron, samedi matin.

Le jeune Macron aurait donc rencontré un espion chinois.


Le candidat Macron s'occuperait déjà des affaires intérieures de l'Etat en rencontrant la famille du défunt Shaoyao Liu, alors que l'élection présidentielle n'est pas déjà passée et qu'il n'a pas encore gagné. Cette situation insolite est en fait un empiètement caractérisé de l'ancien conseiller de l'Elysée sur le domaine réservé du président sortant.
 
Quand un chef d'Etat tient sa place, c'est lui qui vole vaillamment ou délègue une autorité légitime au secours des victimes ou de familles des victimes. Comme a d'ailleurs jugé bon de le faire le président Hollande, sous les projecteurs, avec Théo, mais un geste qu'il n'a pas daigné renouveler s'agissant d'un membre de communauté paisible. Un site web délicat s'interroge alors, dans le cas de Théo : "Emmanuel  Macron aurait-il pu régler une affaire de matraque dans un rectum plus rapidement que François Hollande dans l'affaire Théo ? Un media 100% citoyen et 100% participatif peut s'autoriser ce genre d'allusion sans qu'aucune association de lutte contre l'homophobie ou le CSA ne sourcille. Propriété de la gauche, l'anti-racisme est bien gardé !

Emmanuel Macron serait donc ainsi mandaté désormais pour s'exhiber au chevet des familles de victime.
Un candidat qui se sert des morts pour sa pub ne mérite-t-il pas la l'attention affectueuse des entreprises mercantiles de sondages. Après tout c'est gratuit et ça peut émouvoir, ensemble, la midinette ou la ménagère de plus de cinquante ans ! Les morts ne demandent pas de ristourne ! 
Hollande, le père, et Emmanuel, son fils, se sont-ils répartis les tâches ?

Cet opportunisme nécrophage est-il une façon décente pour un candidat à la Présidence de la République de faire sa campagne ? 
Un candidat au poste de garant de l'indépendance nationale doit-il faire du clientélisme électoral communautariste ? Qui plus est sur la mort d'un quinquagénaire réputé violent. 

Une (am)bivalence que l'extrême gauche exploite 
L'exploitation de la couleur de peau n'est pas plus tolérable que l'exploitation des travailleurs, mais celle des candidats à voile et à vapeur serait vertueuse. Après avoir être passé du privé, comme banquier, au public, comme conseiller du président, puis ministre de l'Economie, de l'industrie et du numérique. "Emmanuelle Macron est tantôt parisien, tantôt marseillais. Tantôt homme, tantôt femme", écrit le site sus-nommé. "Tantôt musulman, tantôt chrétien, tantôt juif. Tantôt citadin, tantôt paysan. Tantôt noir, tantôt blanc. Tantôt pour les ouvriers et tantôt pour les patrons. Tantôt pour les riches, tantôt pour les pauvres. Tantôt pour les vivants, tantôt pour les morts," insiste le media d'opinion participatif (et sélectif et discriminant, dans l'indifférence des associations à emplois fictifs subventionnés). 

"En somme Monsieur Emmanuelle [orthographe d'origine] Macron est un parfait caméléon. "Un peu de tout et son contraire en fonction de qui lui tend l'oreille. Et désormais, il n'a pas peur de se servir des morts afin de se faire connaître encore et toujours un peu plus. (On ne sait jamais, la communauté asiatique pourrait le trouver sympa !...)", ironise le site.
Savoir si toute cette pub sera positive à l'Adoubé de Rothschild et Hollande, ennemi promis des riches.

Le patrimoine de Macron est tout aussi suspect que ses préférences 

Emmanuel Macron déclare à peu près 120.000 € sur ses comptes et aucun bien immobilier. 
"Mais où est donc passé l'argent ?" 
- "C'est une bonne question ! "Mais les journalopes sont sur le trottoir… le Canard étant Enchainé par définition, il ne faut pas trop en demander à celui qui [anarchiste] porte [pourtant] les fers de ses maîtres." 

"Tout comme chez Cacapart [Mediapart], histoire qu'on ne ressorte pas trop le semi-emploi fictif de la fille d'Edwy Plenel qui viendrait d'une rumeur de la soi-disant fachosphère présente dans l'étoile noir de Dark Vador." 

"Et bon ! Macron ! C'est leur chouchou à tous, il était même au dîner [du CRIF] le 22 février !" 
- "Chut ! Tais-toi ! On va se faire gronder ! On mélange pas religion et politique, la France, c'est le pays de la Laïcité !" 
Pour conclure : N'apprenez jamais à vos enfants à manger les morts, sinon ils pourraient finir politique d'une lignée douteuse !"

Deux philosophes viennent d'offrir de Macron un réduction de tête 
Emmanuel Macron en mission par Rothschild a menti sur son CV aux citoyens !M. Onfray explique que "Macron bénéficie du fameux 'instant propice' des Grecs. Il est là au bon moment." Alors que la presse est désemparée. 
Pour Marcel Gauchet, "Macron est l’un de ces hommes politiques qui se nourrissent d’une situation, d’une conjoncture, bien plus qu’ils ne la créent. Macron est indéfinissable et se veut tel (...) Macron serait plutôt un Jean Lecanuet qui aurait coiffé le képi du Général" [De Gaulle].

Mais un internaute est allé plus loin. Il a décrypté en détail la nature, le parcours et les stratégies du candidat de 'En marche!".
Après avoir lancé sa chaîne you tube, intitulée 'trouble fait', cet insolent internaute et investigateur s’est d’abord penché sur la carrière de Macron, laquelle n’est finalement pas si flamboyante.
Tout d’abord, Macron n’est pas normalien, comme l’explique l’hebdomadaire 'Marianne', et si d’aucuns ont pu le croire, c’est que l’intéressé faisait tout pour que ce soit le cas, expliquant à ses interlocuteurs "qu’il avait assisté à des cours à Normal Sup", créant ainsi une légende. En réalité, il n’a jamais été élève dans cette école et a raté deux fois le concours d’entrée.
Donnons la parole à Marc Endeweld qui, dans son livre récent 'L’ambigu Monsieur Macron', détaille comment l’intéressé à "arrangé son CV", notamment sur son passage à l’ENS, concours qu’il a en réalité échoué.

Il raconte aussi l’époque où le jeune Macron a estimé que l’échec de Jospin était dû à l’incapacité de la gauche à tenir un discours de fermeté sur les questions de sécurité, et avait à ce moment rejoint le mouvement de Jean-Pierre Chevènement. Lien

Son appartenance à un réseau explique son parcours professionnel
Lors de son passage à l’IGF (inspection générale des finances), il rencontre Jean-Pierre Jouyet qui va le prendre sous son aile. C’est d’ailleurs ce même Jean–Pierre Jouyet qui l’avait présenté à François Hollande, en 2006, lors d’un dîner.
Macron va adhérer au PS, paiera sa cotisation jusqu’en 2009 et sera nommé conseiller économique de Hollande pour la campagne des primaires socialistes de 2007, ce qui l'amènera plus tard à l'Elysée comme conseiller de Hollande lequel le nommera ministre... 
On peut donc être ministre par affinité d'un éléphant, alors que la confiance du peuple lui avait échappé, puisqu'il avait tenté, mais en vain, d’obtenir une investiture en Picardie: rejeté par les militants, il ne sera jamais député, ni élu à aucun mandat.

Durant la campagne de 2007, il va toutefois rejoindre Jean-Pierre Jouyet dans le groupe Les Gracques, groupe dans lequel on trouve pêle-mêle Daniel Cohn-Bendit, Bernard Cazeneuve, Jean-Louis Borloo, Gérard Collomb et beaucoup d’autres... lien

Pas étonnant dès lors de voir la plupart de ceux-ci le rejoindre plus tard pour son 'En marche!' 
Son élection à la présidentielle nous attirerait une mafia au pouvoir. Tapie dans l'ombre, ce serait plus que jamais une mafia.

samedi 27 décembre 2014

Nord : un SDF est mort de froid à Douai

Un premier mort, malgré la vague de froid annoncée 

Un SDF a été retrouvé inanimé à Douai, mort d'hypothermie

Ou le 31 décembre 2015:
aux calendes grecques !
quelques heures plus tard, a-t-on appris lundi 29 décembre de source judiciaire. 

La victime avait été retrouvée samedi matin dans un local technique d'un établissement scolaire de la ville,a indiqué cette source, confirmant une information de La Voix du Nord. Il était allongé au milieu de conteneurs, à l’arrière du réfectoire du lycée Châtelet, côté rue Marceline, quand le concierge de l’établissement scolaire l’a aperçu.
Sa température corporelle atteignait à peine les 25°C. Les sapeurs-pompiers et le SMUR de Douai ont été alertés, l’homme a été réanimé sur place, puis transporté au centre hospitalier de Douai, mais il n’a pas survécu. L'homme y est décédé dans l’après-midi des suites d’une hypothermie.
La victime était originaire de Bruay-sur-l’Escaut, où réside sa famille, mais errait à Douai depuis plusieurs jours après divers problèmes personnels. Sans domicile fixe, il avait fait parler de lui le 24 décembre, vers 6 h 30 du matin, en tentant de pénétrer par effraction à l’intérieur de l’hôtel-restaurant Le Djurdjura, place du Barlet à Douai. Cherchait-il un abri ou des vêtements pour se tenir au chaud ? Ce que l’on sait, c’est qu’il avait 1,41 g d’alcool dans le sang.

Un examen de corps a déterminé que Sylvain, âgé de 29 ans, était "vraisemblablement mort de froid", a indiqué la source judiciaire. Le quotidien régional vole au secours des autorités préfectorales en soulignant que le département du Nord était placé en vigilance orange au cours du week-end, alors que les températures chutaient fortement. 

Mais à quoi sert donc ce plan grand froid déclenché, nous dit-on, par la préfecture du Nord ? Pour tout dire, il bénéficie aux migrants de Calais où un bâtiment a été ouvert pour les accueillir. 
Un classement en vigilance orange n'est qu'une information sur les risques météorologiques: suffit-il à protéger les personnes défavorisées ? Un état de vigilance n'est pas une "alerte" et n'est rien d'autre qu'un état de veille de la part des services recevant cette information, c’est-à-dire un suivi de la situation et de ses évolutions afin de réagir au plus vite si un danger se profile. Il faut qu'un département soit placé en vigilance rouge pour que ses services soient placés en alerte.

Plusieurs villes ont augmenté leurs capacités d'accueil

Dimanche, plusieurs villes de France comme Paris (lien PaSiDupes), Lyon, Calais (pour les migrants) ou Poitiers ont augmenté leurs capacités d'hébergement des sans domicile fixe, les plus exposés à la vague de froid qui s'est abattue sur le pays.

Des températures négatives dans les prochains jours
Suite à ce décès, la préfecture du Nord a déclenché -le jeudi 1er décembre- le niveau 1 du plan grand froid, qui prévoit 300 places d'hébergement d'urgence en plus des 11.600 existantes tout au long de l'année. 
Dans le département voisin du Pas-de-Calais, le préfet a décidé lundi de maintenir le niveau 2 du plan Grand Froid déclenché vendredi, alors que les prévisions météorologiques annonçaient des températures ressenties négatives pour les prochains jours. Il s'agit essentiellement d'un local aménagé lundi pour accueillir les migrants, après trois nuits consécutives de grand froid.

La Préfecture du Nord se déclare irréprochable

Les services de Bernard Cazeneuve révèlent le taux d'alcoolémie de la victime: 1,41 g d’alcool dans le sang.

Le jeune homme aurait décliné les propositions d’hébergement
dans les jours qui précédaient. Le jeune SDF de 29 ans "était connu des services du SAMU social qui lui avaient proposé des solutions d’hébergement dans les jours qui précédaient. (Il) a systématiquement décliné ces propositions", a assuré la préfecture, mais la victime n'est plus là pour contredire le communiqué.

mardi 28 octobre 2014

Barrage de Sivens: un jeune activiste victime d'une explosion à l'origine encore indéterminée

L'extrême gauche accuse les forces de l'ordre

Le jeune activiste mort sur le site du barrage de Sivens
 (Tarn), 

Barrage du Tarn: le jeune manifestant victime d'une explosion à l'origine indéterminée
On reconnaît le style  "Anonymous" des panneaux,
c'est-à-dire anarchiste révolutionnaire
contesté par les écologistes radicaux soutenus par Joseph Bové et la Confédération paysanne, a été victime d'une explosion 

L'enquête doit déterminer si la mort de Rémi Fraisse a été causée par une grenade des forces de l'ordre ou le cocktail Molotov d'un activiste.
Selon les premiers résultats d'autopsie présentés à la presse par le procureur d'Ali Claude Dérens, "la plaie importante située en haut du dos de Rémi Fraisse a été causée, selon toute vraisemblance, par une explosion".
"On ne peut pas aujourd'hui exclure que l'explosion importante aurait pu être causée par une grenade, puisque (...) une grenade semble avoir été lancée depuis la redoute dans laquelle les gendarmes s'étaient retranchés", a ajouté plus tard le procureur, interviewé sur RTL. 
Ce représentant du ministère de la Justice précise que le corps du jeune homme avait été piétiné quand les gendarmes l'ont découvert et que son sac à dos avait disparu. La jeune fille qui accompagnait la victime n'est plus mentionnée, bien que Jean-Pierre Fraisse ait fait état de sa présence.
Camille, un activiste très en pointe contre la construction du barrage, donne sa version de la mort du "sympathisant" de la cause altermondialiste. "Les gendarmes ont effectué une grosse charge précédée d’envois de gaz lacrymogène et de bombes assourdissantes", raconte-t-il, "des témoins ont vu Rémi se faire toucher par trois assourdissantes, l’une d’elles s’est coincée dans son sac et a explosé dedans, lui arrachant l’épaule." Il paraît donc d'autant plus étrange que la victime ait été abandonnée au sol par ses camarades. De nouvelles analyses, dont les résultats pourraient être connus mardi, doivent éclaircir ces zones d'ombre humides.

Les 70 gendarmes "attaqués" par une centaine d'opposants très déterminés avait découvert le corps de Rémi Fraisse dimanche,
à deux heures du matin quand ils avaient éclairé la zone et aperçu le manifestant abandonné à terre par ses camaradesPour récupérer le jeune homme inanimé et lui porter secours, en vain, des gendarmes étaient alors sortis de l'enclos grillagé où ils s'étaient protégés.

La famille de 
Rémi Fraisse envisage de déposer plainte, ce mardi à Albi, si toutefois la preuve est faite des accusations portées contre la police pour homicide volontaire commis "par une ou plusieurs personnes dépositaires de l'autorité publique", ont annoncé lundi de ses avocats.

L'engagement des activistes ne faiblit pas

Les affrontements avaient été violents
 sur le site du projet de barrage
, dans la nuit de samedi à dimanche, à Lisle-sur-Tarn

Aux jets de cocktails Molotov et de pierres de leurs agresseurs, les gendarmes avaient répondu par des gaz lacrymogènes et au moins une grenade assourdissante.
Plusieurs opposants ont également mentionné l'usage de grenades de désencerclement.

Lundi, la tristesse et la colère des opposants étaient intactes, au lendemain de l'annonce du décès de Rémi, étudiant à Toulouse et bénévole botaniste au sein d'une association de défense de l'environnement, Nature Midi-Pyrénées.

Environ un millier d'opposants se sont rassemblés lundi dans le centre d'Albi où , avec la haine, ils ont d'abord scandé : "Rémi, Rémi, on ne t'oublie pas". Des heurts violents ont en effet rapidement éclaté entre plusieurs dizaines de manifestants, pour certains cagoulés et jetant des pavés et les CRS. Le calme était revenu vers 19h00, après plus de deux heures d'un face à face tendu ponctué de salves de gaz lacrymogènes.

"A mains nues", au départ

Le père de Rémi, Jean-Pierre Fraisse, a reconnu sur i-télé l'existence des radicaux du mouvement pour assurer que son fils n'en faisait pas partie et était allé sur le site "un peu en touriste", à 90 km, "avec sa copine", selon ce retraité divorcé de sa femme qui vit avec leur fille, et conseiller municipal divers gauche de Plaisance du Touch (Haute-Garonne).
Rémi y "est allé à mains nues, apparemment, au milieu de tout ça, alors que les gens sont normalement casqués (...), même les manifestants", rapporte ce père visiblement bien informé.
Depuis le début du défrichement du site, le 1er septembre, les opposants ont mené toutes sortes d'opérations de guérilla militante pour tenter d'empêcher la destruction d'un réservoir de biodiversité de 13 hectares de "zones humides". Pour eux, ce projet vise à satisfaire des besoins en irrigation surévalués, de leur point de vue, et ne bénéficiera, qu'à un faible nombre d'exploitants, disent-ils,  mais en vérité à de petits agriculteurs en recherche de développement pour leur survie plutôt que de profits.

Des pouvoirs publics divisés sur le projet


Les experts mandatés par le gouvernement ont critiqué un projet surdimensionné, au coût d'investissement (8,4 millions d'euros) élevé. "Continuer sans rien changer est une erreur", a déclaré lundi l'un des  hommes-liges de S. Royal, Nicolas Forray, devant la presse, l'autre ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts étant Pierre Rathouis. Le ministère de Ségolène Royal a en effet intégré Forray au corps d'inspection du Commissariat général au développement durable, à Paris, le 1er juin 2014. Il était également délégué régional de l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire). 
Or, la mission de ses experts qui a débuté le 8 septembre 2014 devait être une expertise "permettant de s’assurer de la qualité et de l’ambition du projet de territoire (lié à la réalisation de la retenue) et des mesures compensatoires visant à préserver la biodiversité du site", avec l’objectif de "rétablir un climat serein"...


Ségolène Royal disait vouloir calmer le jeu. Par deux fois, dimanche 7 et lundi 8 septembre, la ministre de l'Ecologie avait exprimé sa désapprobation sur deux projets – les boues rouges de Gardanne (Bouches-du-Rhône) et le barrage de Sivens (Tarn) – s'opposant aux représentants locaux de l'Etat qui soutiennent le projet.


Les ambiguïtés de Ségolène Royal avaient en fait entretenu les tensions. 
L'annonce de Ségolène Royal par tweet publié mardi 21 octobre à 17 h n'a pas apaisé les deux membres du collectif du Testet qui sont en grève de la faim. Elle y promet que le rapport des experts sur le barrage de Sivens fera l’objet d’une "réunion de restitution en Préfecture du Tarn dès le début de la semaine prochaine". Christian Conrad et Roland Fourcard, les soupçonneux grévistes de la faim, demandaient que ce rapport soit rendu public pour pouvoir cesser leur action. Le collectif du Testet et les grévistes de la faim demandaient des précisions à la ministre, alors que, depuis des mois, le Conseil général du Tarn, maître d'ouvrage, défend ce projet de barrage-réservoir d'1,5 million de m3 d'eau stockée, reconnu d'"utilité publique" et "d'intérêt général".

Ce décès marque un tournant tragique dans ce mouvement de contestation. 
Mais lundi, Thierry Carcenac, le président socialiste du Conseil général du Tarn, a dit accepter "les préconisations du rapport des experts" portant notamment "sur une nouvelle répartition de l'eau" et "une amélioration des mesures environnementales". "Cette réalisation n’est pas remise en cause mais des adaptations sont demandées pour en faire un projet des territoires plus équilibré sur le plan environnemental".

"Mourir pour des idées, c'est une chose mais c'est quand même relativement stupide et bête" a estimé l'élu socialiste. "Mais je tiens à dire que je comprends et je me mets à la place des parents dans cette situation", s'est repris le président du Conseil général devant la presse.

Dans toute la France, une dizaine de manifestations ont rassemblé des militants d'extrême gauche pour protester contre le décès de Rémi Fraisse. "Oseront-ils construire un barrage sur un cadavre ?", interrogeait une banderole (ci-contre) à Marseille.

Ecologistes "républicains" d'EELV
soutenus par Joseph Bové et 
C. Duflot, ex-ministre de Hollande 
Plusieurs responsables politiques se sont déjà prononcés pour l'abandon pur et simple du projet, de l'ancienne ministre de l'Écologie, Delphine Batho (PS), de la députée Cécile Duflot (EELV) et du député européen José Bovéd'Europe Écologie-Les Verts (EELV) et syndicaliste agricole de la Confédération paysanne et de Via Campesina.

La secrétaire nationale de leur parti, Emmanuelle Cosse, a réclamé une "enquête exemplaire" et "l'arrêt immédiat des travaux"Dans un communiqué, EELV, co-"organisatrice" des actions violentes sur le site a conclu que "s'entêter dans la poursuite du projet de barrage "serait désormais irresponsable et dangereux", mais un peu tard. 
Ce matin, ce vieux filou de Bové a déjà prévu devant JJ. Bourdin que, dans la nuit du drame, des "infiltrés" aient pu côtoyer des militants vertueux...

dimanche 6 juillet 2014

La gouvernance socialiste menace-t-elle aussi bien la gauche que la démocratie?

Le changement, mortifère pour la France, secourait subsidiairement la gauche

Livrer le 
pouvoir à des nuls, c'est envoyer le pays au casse-pipe
Avec la défaite de mars, le PS est devenu un syndicat d’élus:
 il a perdu un grand nombre de mandats et d'emplois liés aux municipalités. Ignorer la leçon des urnes, ce serait compromettre toute chance de réélection présidentielle en 2017 et condamner le parti au déclin.
"Oui, la gauche peut mourir...", confirme le Nouvel Obs 
Il aura suffi de ces quelques mots prononcés par Manuel Valls devant le conseil du PS le 14 juin pour se dédouaner d'un échec annoncé et relancer tout le débat sur le coma intellectuel supposément dépassé de la gauche, "ce grand cadavre à la renverse", ainsi que l'écrivait déjà Sartre au début des années 1960 dans sa préface à "Aden Arabie". 

Un avertissement à un pouvoir crépusculaire, deux ans seulement après l'arrivée  du socialiste à l'ElyséeCe coup de semonce n'avait d'autre objectif que de culpabiliser à court terme les députés de la majorité  rebelles à la caution du pacte de responsabilité, à une politique de l'offre et à une austérité européiste résolument embrassées par le président Hollande. Autant de choix politiques que très peu d'observateurs sont prêts à accorder l'AOC "de gauche"".

Traitement de choc

Brandir le spectre d'une disparition pour faire abandonner au PS ce qui lui reste de son idéologie sociale, au minimum celle de compenser le déséquilibre des forces entre capital et travail, voilà qui ne manque pas d'audace. Accorder au PS une mort dans la dignité, en lui évitant de longues souffrances pendant qu'il est temps,  telle pourrait en effet être  le traitement de choc préconisé: l'euthanasie.  Manuel Valls ne fait que récidiver: n'avait-il pas appelé en 2009, après une sérieuse déroute lors d'un scrutin européen déjà, à renoncer au nom même de socialisme, un nom "dépassé", renvoyant à "des conceptions du XIXe siècle" ?

Au-delà du rappel à l'ordre tactique, ce bulletin de santé publié par Valls accrédite l'idée que le peuple français a glissé à droite, du fait du reniement et du lâchage de toute une génération d'intellectuels et de politiques. L'idée que le PS est devenu une coquille creuse remonte à sa direction par Hollande et se trouve confortée par son élection par défaut. Après avoir nié la crise sous la férule salissante de la Ch'tite Aubry, le PS se voit contraint, mariage pour tous et projet de réforme pénale exceptés, à emprunter nombre de ses combats et de ses mesures à la pensée de droite.

Du côté de la gauche intellectuelle, qu'elle soit enkystée dans mai 68 ou portée par le vent de l'histoire d'ailleurs, elle s'en tire souvent par le trou de mémoire de ses propres errances: les laboratoires d'idées, les think tanks, ne sont-ils pas faits davantage pour l'agitation intellectuelle que pour l'action? Le Nouvel Observateur a conservé ses références passées et consulté encore Régis Debray qui explique aujourd'hui que "la gauche est déjà morte", même que "ce qui en survit est soit pathétique soit parodique", avant de demander : "Si on s'occupait d'autre chose ?" Loin de cette sensibilité républicaine de gauche, le philosophe Jacques Rancière, auteur de "la Haine de la démocratie" (2005) où il croisait le fer avec les néo-réactionnaires en passe de gagner la guerre des consciences, déclare lui aussi que le sujet est déjà clos dans la mesure où le PS a réussi sa "tâche historique" consistant en la "liquidation de la gauche"...

Un diagnostic sans remède

Ce n'est pas fait pour rassurer les démocrates, mais le PS va aussi mal que la "gauche de la gauche" qui peine à trouver le moindre courant électoral ascensionnel en France socialiste, contrairement aux nouveaux acteurs politiques de l'extrême gauche qu'on voit surgir ailleurs en Europe - du parti Syriza en Grèce (communistes et "rouges-verts comme Eva Joly) jusqu'aux Podemos espagnols, à l'initiative d'un groupe d'enseignants en 2014. Qui peut se réjouir aujourd'hui de ce constat sans chercher à y apporter le moindre remède? Qui, pour évoquer le proverbe chinois, préfère maudire l'obscurité plutôt que de faire jaillir la moindre étincelle ?

En 2009, l'ex-"nouveau philosophe" Bernard-Henri Lévy affirmait déjà que le PS était mort, en deux ans de présidence de Nicolas Sarkozy. Il pointait ceux nombreux qui n'osaient dire que, tel "le cycliste d'Alfred Jarry, il pédalait alors qu'il était déjà mort". Non sans masochisme, il affirmait avoir voté socialiste à la dernière présidentielle, mais "comme tout le monde : par habitude, sans y croire, et en ayant le sentiment qu'on essayait de réanimer un cadavre". Appelant de ses voeux une désintégration du PS et une refondation de la gauche sur de nouvelles bases, il précisait que celles-ci seraient nécessairement: l'antifascisme, l'anticolonialisme et l'antitotalitarismeQue des vieux serpents de mer: un vrai coup de jeune! On n'est jamais assez anti-tout, quand on n'a rien à proposer...

Les vieilles lunes ont la vie dure. Un combat crépusculaire contre trois ennemis historiques sortis du passé mais fantômes actifs aux heures sombres. Rien, en revanche, sur la lutte contre la finance mondialisée, alors que la grande crise des sub-primes avait déjà démarré l'année précédente. Rien sur la justice à rendre à des millions de travailleurs pauvres, que François Mitterrand osait encore évoquer comme fondement du socialisme, deux ans avant sa propre élection à la présidence. Rien non plus sur le tournant de la rigueur socialiste de 1983 et ses conséquences possiblement décisives sur la poussée du vote FN un an plus tard, lors d'élections européennes, une fois encore. A cet égard, ne parlons même pas du scrutin à la proportionnelle, l'une des 110 propositions pour la France du candidat François Mitterrand,  lors des élections de 1981, qui fit prospérer le FN. Que cet avatar de la IVe République n'ait pas été le dernier apprenti sorcier de la gauche, nous ne le savons que trop depuis 2012: les intellectuels et (sans les assimiler) les media n'ont-ils pas failli en n'avertissant pas les électeurs? 

"L'injonction de rompre"

On a pu, depuis, mesurer les conséquences du discours de tous ces Diafoirus de la gauche qui, sous couvert de se pencher sur le malade, accélèrent sa perte. A ce discours-là, on préférera décidément celui d'un Michel Foucault qui, en 1979, préfaçant un livre de Jean Daniel, oracle-maison du Nouvel Observateur, écrivait que concernant l'avenir de la gauche "l'injonction de rompre" tout autant que "l'exigence d'identité" sentent forcément "l'abus". La gauche, écrivait le professeur du Collège de France, c'est encore moins qu'une "coalition de partis sur l'échiquier politique", qui, elle, peut ponctuellement se défaire en effet, ce n'est qu'un "mélange d'évidences et de devoirs, 'patrie plutôt que concept'". 

Ce sont eux justement aujourd'hui, ces évidences et ces devoirs, qui semblent désormais plus confus que jamais dans la France de 2014 et au PS. Et le "Nouvel Observateur" de s'attribuer la paternité d'une mission vieille de cinquante ans: redéfinir, reprendre à nouveaux frais et porter plus que jamais une réflexion. A quoi ont donc servi vingt années de traversée du désert, depuis 1995 ? L'hebdomadaire ouvre donc ses colonnes au débat, entre autres sur l'avenir de la gauche, avec les contributions d'un sociologue, de Laurent Bouvet qui se penche depuis quelques années sur le divorce entre la gauche de gouvernement et les classes populaires, ou encore de la philosophe Michela Marzano, fraîchement élue députée au Parlement italien.

Le Nouvel Observateur prévoit que ce débat lancé dans l'urgence à l'heure des vacances se poursuivra "bien sûr à la rentrée, car les menaces se précisent"... L'hebdomadaire (multi-usages) à lire (par exemple) dans les sanisettes s'essuie sur l'extrême droite "habile à salir les combats les plus nécessaires contre le néolibéralisme et à dresser les Français les uns contre les autres." Du Martine Aubry (quasiment) dans le texte... Le FN n'a jamais paru aussi proche du pouvoir, estime-t-il. Plombé par ses difficultés chroniques et mortifères à créer, l'hebdomadaire socialiste continue donc de s'en prendre aux droites, pensant pouvoir renaître des cendres de ses victimes ! A-t-on jamais vu ça? "Il conviendra de lui barrer la route en veillant à ce que cette seule opposition ne dicte pas une fois encore à la gauche une identité facile et superficielle": telle est la feuille de route de la gauche, selon le Nouvel Obs. Et pourtant, ce n'est même pas signé de Bruno Roger-Petit ! Marine peut aller en paix à la pêche aux bigorneaux...

Reste qu'en menaçant la gauche et le bipartisme, le PS de Hollande menace la démocratie.