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samedi 23 janvier 2016

L'afflux de migrants menace les institutions européennes, estime la patronne du FMI

La crise migratoire mal gérée peut détruire l'Europe 

Bien gérée, elle pourrait profiter économiquement à certains pays européens, estime Christine Lagarde.


"Ca passe ou ça casse". La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a estimé samedi 23 janvier lors d'un débat du forum économique mondial de Davos que la crise des migrants en Europe compromet la survie de l'espace Schengen. Interrogée  sur le fait de savoir si on peut dire de l'espace de libre circulation européen de Schengen "ça passe ou ça casse", Mme Lagarde a répondu: "Oui je le pense".
Le point de vue personnel de Ch. Lagarde renforce la voix de plusieurs dirigeants européens qui ont déclaré à Davos que l'afflux massif de migrants en Europe compromet la survie des institutions européennes qui peinent à trouver une solution, poussant les pays membres à prendre des mesures individuelles.
Le Premier ministre français Manuel Valls s'était rendu jeudi dans la ville suisse pour lancer "un message d'alerte". Affirmant la faible estime qu'il a des capacités de l'Union européenne, le premier ministre de François Hollande a dit craindre que l'Europe ne se disloque "dans les mois qui viennent", si elle ne peut répondre aux défis sécuritaires et migratoires.
Si cette crise était bien gérée, elle pourrait in fine profiter économiquement à certains pays
Christine Lagarde s'exprimant au nom du FMI dit toutefois espérer que la crise migratoire puisse leur octroyer un supplément de croissance. D'un point de vue économique, "l'Europe est sans aucun doute en meilleur état que l'an dernier", a déclaré la patronne de l'institution internationale, "mais nous avons deux préoccupations importantes" pour le continent. L'une est la crise des migrants, et l'autre est le risque de "Brexit", une éventuelle sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne.

samedi 27 décembre 2014

Nord : un SDF est mort de froid à Douai

Un premier mort, malgré la vague de froid annoncée 

Un SDF a été retrouvé inanimé à Douai, mort d'hypothermie

Ou le 31 décembre 2015:
aux calendes grecques !
quelques heures plus tard, a-t-on appris lundi 29 décembre de source judiciaire. 

La victime avait été retrouvée samedi matin dans un local technique d'un établissement scolaire de la ville,a indiqué cette source, confirmant une information de La Voix du Nord. Il était allongé au milieu de conteneurs, à l’arrière du réfectoire du lycée Châtelet, côté rue Marceline, quand le concierge de l’établissement scolaire l’a aperçu.
Sa température corporelle atteignait à peine les 25°C. Les sapeurs-pompiers et le SMUR de Douai ont été alertés, l’homme a été réanimé sur place, puis transporté au centre hospitalier de Douai, mais il n’a pas survécu. L'homme y est décédé dans l’après-midi des suites d’une hypothermie.
La victime était originaire de Bruay-sur-l’Escaut, où réside sa famille, mais errait à Douai depuis plusieurs jours après divers problèmes personnels. Sans domicile fixe, il avait fait parler de lui le 24 décembre, vers 6 h 30 du matin, en tentant de pénétrer par effraction à l’intérieur de l’hôtel-restaurant Le Djurdjura, place du Barlet à Douai. Cherchait-il un abri ou des vêtements pour se tenir au chaud ? Ce que l’on sait, c’est qu’il avait 1,41 g d’alcool dans le sang.

Un examen de corps a déterminé que Sylvain, âgé de 29 ans, était "vraisemblablement mort de froid", a indiqué la source judiciaire. Le quotidien régional vole au secours des autorités préfectorales en soulignant que le département du Nord était placé en vigilance orange au cours du week-end, alors que les températures chutaient fortement. 

Mais à quoi sert donc ce plan grand froid déclenché, nous dit-on, par la préfecture du Nord ? Pour tout dire, il bénéficie aux migrants de Calais où un bâtiment a été ouvert pour les accueillir. 
Un classement en vigilance orange n'est qu'une information sur les risques météorologiques: suffit-il à protéger les personnes défavorisées ? Un état de vigilance n'est pas une "alerte" et n'est rien d'autre qu'un état de veille de la part des services recevant cette information, c’est-à-dire un suivi de la situation et de ses évolutions afin de réagir au plus vite si un danger se profile. Il faut qu'un département soit placé en vigilance rouge pour que ses services soient placés en alerte.

Plusieurs villes ont augmenté leurs capacités d'accueil

Dimanche, plusieurs villes de France comme Paris (lien PaSiDupes), Lyon, Calais (pour les migrants) ou Poitiers ont augmenté leurs capacités d'hébergement des sans domicile fixe, les plus exposés à la vague de froid qui s'est abattue sur le pays.

Des températures négatives dans les prochains jours
Suite à ce décès, la préfecture du Nord a déclenché -le jeudi 1er décembre- le niveau 1 du plan grand froid, qui prévoit 300 places d'hébergement d'urgence en plus des 11.600 existantes tout au long de l'année. 
Dans le département voisin du Pas-de-Calais, le préfet a décidé lundi de maintenir le niveau 2 du plan Grand Froid déclenché vendredi, alors que les prévisions météorologiques annonçaient des températures ressenties négatives pour les prochains jours. Il s'agit essentiellement d'un local aménagé lundi pour accueillir les migrants, après trois nuits consécutives de grand froid.

La Préfecture du Nord se déclare irréprochable

Les services de Bernard Cazeneuve révèlent le taux d'alcoolémie de la victime: 1,41 g d’alcool dans le sang.

Le jeune homme aurait décliné les propositions d’hébergement
dans les jours qui précédaient. Le jeune SDF de 29 ans "était connu des services du SAMU social qui lui avaient proposé des solutions d’hébergement dans les jours qui précédaient. (Il) a systématiquement décliné ces propositions", a assuré la préfecture, mais la victime n'est plus là pour contredire le communiqué.

vendredi 31 octobre 2014

Panique au feu à la Maison de la radio à la mi-journée

Imprudence ou malveillance criminelle ?

Une abondante fumée noire


Un incendie s'est déclenché vendredi à la mi-journée dans la Maison de la Radio,
premier dommage depuis le début des travaux en 2009.
Des colonnes de fumée noire avaient un moment laissé penser que le feu s'était propagé à d'autres étages. "Un certain nombre de matériaux de travaux qui permettent de faire de la soudure, de l'étaiement, de l'isolation ont certainement brûlé (...) d'où les fumées intenses et compactes", ont expliqué les pompiers.

Une épaisse fumée noire s'est élevée d'une dizaine de fenêtres au pied desquelles se trouvent des préfabriqués de chantier, selon un journaliste sur place.
Les pompiers avaient dépêché des "moyens lourds, 16 engins et 60 pompiers" ainsi qu'un poste de commandement.

Le personnel a dû être évacué mais le feu a rapidement été circonscrit au 8ème étage de la Maison ronde, qui abrite la plupart des radios publiques. Les pompiers ont annoncé que le feu était éteint à 14h30 et que personne n'avait été trouvé  à l'étage au moment de l'incendie.

Les programmes de 
France Inter, France Info, France Musique et France Culture ont été interrompues 

d'une à trois heures, avant de pouvoir reprendre vers 16 heures, a indiqué Radio France.

France Info et France Inter ont annoncé à l'antenne
l'interruption de leurs programmes peu avant 13h00. "J'espère qu'on va pouvoir reprendre (...) le plus rapidement possible. L'important, c'est que tout le monde soit en sécurité très, très vite", a déclaré à l'antenne Laurent Guimier, directeur de France Info.
"J'ai été prévenu par des bruits de couloir qu'un incendie était en cours", a raconté Lionel Esparza, producteur sur France Musique, qui était en studio à 12h50 lors des premières évacuations. 
"Aucune alarme n'a retenti", s'est-il étonné. 

"Comme une explosion", rapporte un témoin

Des déflagrations, entendues par plusieurs membres du personnel, pourraient "être liées" à l'explosion de vitres, a expliqué le commandant Plus.
"J'ai entendu un grand bruit", "comme une explosion", probablement due à "un effet de souffle de l'incendie qui a fait exploser les fenêtres", témoigne Faouzi Zenassi, chef d'une équipe de travaux dans les locaux où l'incendie s'est déclaré.
Pendant environ deux heures, la confusion a régné dans la "Maison ronde", située au bord de la Seine: France Info a brièvement repris l'antenne, vers 13h35, après une suspension de moins d'une heure, avant d'interrompre de nouveau ses programmes quelques minutes plus tard, l'incendie n'étant pas encore circonscrit. A 15h00, les programmes avaient repris.

Construite il y a 50 ans, la Maison de la Radio, est en plein travaux depuis 2009


"Dommages considérables",
sur deux étages 

Il s'agit du plus grand chantier de rénovation d'un bâtiment occupé en France. Un chantier pharaonique de 350 millions d'euros devant s'achever en 2016, qui oblige le personnel à déménager régulièrement, pour procéder à des travaux par tranches.
Les travaux ont porté non seulement sur le désossage et le désamiantage des structures mais aussi sur la rénovation de 60.000 m2 de locaux et de 38 studios d'antennes, la construction d'un auditorium de 1.460 places et la mise en place d'une vaste allée centrale qui traverse le bâtiment de part en part.

Le président de la République est apparu préoccupé par cet incendie au coeur de Paris et a déploré un "traumatisme extrêmement grand" pour ce "bâtiment symbolique". Manuel Valls y est allé de sa "solidarité" dans un tweet, tout comme les ministres Bernard Cazeneuve (Intérieur) et Fleur Pellerin qui se sont rendus sur place, la ministre de la Culture insistant beaucoup sur sa présence sur les lieux.
"Ca fait mal au coeur de voir ça; cette maison a une telle histoire", s'émeut  la responsable du service international à France Info qui ajoute que "pendant un quart d'heure, on s'est dit 'qu'est-ce qu'on fait?". 
Cette journaliste, Isabelle Labeyrie, a confirmé qu'"aucune alarme n'a sonné". "En attendant l'ordre d'évacuer, on a pris des photos". Comme si c'était Beyrouth. Ou Gaza...