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mardi 30 décembre 2014

Vague de froid : comment donner un peu de chaleur humaine à un sans-abri ?

Rendre leur visibilité aux sans-abri

Voici les recommandations des associations
face à une personne dans la rue en plein froid hivernal. 

Tous les jours, nous la croisons, panier chargé, au coin de notre rue et aux abords des magasins d'alimentation. Avec le froid qu’il fait, nous nous demandons comment bien faire pour aider un SDF. Vaut-il mieux donner de l’argent ou de la nourriture ? Appeler le 115 ou donner directement une couverture ?
Alors que cinq  SDF sont morts de froid depuis ce week-end, Europe1 a posé la question à Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre. 

Communiquer

"C’est fondamental", explique Christophe Robert. "Les gens dans la rue nous disent souvent : 'le pire, c’est d’être invisible' ", raconte-t-il. "Parfois, les gens sont inquiets à l’idée d’engager la conversation avec un SDF, ils se disent : ‘qu’est-ce qui va se passer si je lui parle ?’ Mais la question de la relation humaine est essentielle", souligne-t-il.

Discuter vous permettra d'évaluer les besoins de la personne et de la renseigner au mieux. Celle-ci ne connaît pas forcément, par exemple, l’existence du 115 ou des points de distribution de repas gratuits.

Ne cherchez pas toutefois à entrer en contact à tout prix avec une personne en état de crise (quelqu’un qui crie, qui est fortement alcoolisé…). Dans ce cas, si cela est nécessaire, appelez les secours.

Offrir un bol de soupe ou un café

"Bien sûr, cela ne résout pas le problème de la personne, mais tout témoignage de chaleur humaine est le bienvenu", relève le délégué général de la Fondation Abbé Pierre.

Appeler le 115

Christophe Robert recommande de demander régulièrement aux SDF que vous croisez s’ils ont besoin que vous appeliez le 115 pour eux. Si, à cause de la fatigue, du froid ou de l’alcool, la personne n’est plus en état de sentir le froid n’hésitez pas à appeler le 115 de votre propre chef. "Le numéro est là pour cela", insiste Christophe Robert.  

Donner une couverture ou des gants

Est-ce utile de donner une doudoune, un bonnet, une couverture ou un sac de couchage alors qu’il y a des maraudes régulières dans votre quartier ? Le délégué général de la Fondation Abbé Pierre encourage ce genre de gestes car "c’est une manière d’engager la conversation". 
Et si la personne vous dit qu’elle aurait davantage besoin d’un sandwich que de gants, vous saurez comment vous rendre utile...

Donner de l’argent

Vaut-il mieux donner régulièrement des pièces ou un petit billet d’un coup ? Pour Christophe Robert, apporter une aide financière à un SDF est positif, mais "il n’y a pas de règle" sur la façon de procéder. "On est face à une telle diversité de situations entre le clochard à la rue depuis des années, le jeune SDF, celui qui vient de perdre son logement…", explique-t-il.

Il y a aussi la possibilité de faire un don aux associations qui viennent en aide aux SDF. "La fondation Abbé Pierre vit grâce à la générosité publique", rappelle Christophe Robert. 

Beaucoup d’associations organisent des maraudes auprès des SDF avec des degrés d’engagement variable en termes de temps. C'est le cas d'Emmaüs Solidarités, de la Croix-Rouge, des Restos du cœur… Prenez contact avec l'antenne locale de l'association de votre choix, ils vous y renseigneront.

Héberger un sans-abri ?

D’une manière générale, il n’est pas recommandé de loger un SDF chez soi. Mais Christophe Robert, estime, lui, qu’"il ne faut rien s’empêcher".
"Tout est une question de bon sens", explique-t-il, "si quelqu’un avec qui vous avez établi un lien se retrouve à la rue, vous n’allez pas vous interdire de le loger". Mais, rappelle-t-il, "la question du logement ne règle pas tout". D’où l’importance de toujours chercher à mettre la personne démunie en contact avec des associations qualifiées ou des institutions de réinsertion. 

Cinq SDF sont morts en France, dont trois à Paris depuis samedi

Ainsi, l'"hypothermie" ferait-elle plus de victimes que le "froid" !

Décembre noir, sauf pour Thierry Lepaon (CGT)

Trois SDF sont morts de froid ce week-end à Paris, à Douai et dans les Alpes-Maritimes. Deux autres ont péri dans l'incendie d'un squat en Seine-et-Marne où ils avaient essayé de faire un feu pour se réchauffer. 

Les SDF payent de leur vie l'impréparation des services à la vague de froid annoncée. 
Trois d'entre eux ont vraisemblablement été victimes d'hypothermie, à Paris, à Douai et dans les Alpes-Maritimes. 
Avec la volonté d'amalgame, la presse fait également état de l'incendie mortel - par imprudence - d'un squat en Seine et MarneA Brie-Comte-Robert, deux sans domicile fixe ont péri mardi matin dans l'incendie du logement illégal dans lequel ils ont vraisemblablement tenté de faire un feu. L'incendie s'est déclaré vers 5h30 dans ce bâtiment désaffecté situé à une trentaine de kilomètres à l'est de la capitale. "Les corps de deux hommes, deux SDF, ont été retrouvés carbonisés à l'intérieur. Nous pensons qu'ils s'étaient réfugiés là à cause du froid".

A Paris, le froid serait la cause d'un malaise cardiaque 
Un SDF mort à Paris dimanche soir, "vraisemblablement," puis "manifestement" en raison du froid (lien PaSiDupes), selon la mairie de Paris mardi matin. L'homme, âgé de 50 ans, a été trouvé aux environs de 21 heures, place du colonel Bourgoin, dans le 12e arrondissement de la capitale, par les services de secours: la Croix-Rouge, qui n'est pas citée, était attentive à soutenir les SDF qui ne voulaient pas quitter ces lieux pour un lieu d'hébergement. Ils craignent en effet d'y être dépouillés (volés) ou séparés de leur chien, leur fidèle compagnon d'infortune.
Le quinquagénaire était alors "en état d'hypothermie" et a fait un malaise cardiaque alors qu'on lui prodiguait les premiers soins dans le véhicule sanitaire. La personne "n'a pas sollicité les services du 115" qui l'avaient approché quelques jours auparavant, insiste la préfecture, visiblement préoccupée de couper court à tout reproche d'impéritie. 

Hypothermie fatale à un Belge de 46 ans dans les Alpes-Maritimes. 
La préfecture des Alpes-Maritimes a annoncé mardi qu'un SDF belge de 46 ans était mort de froid dimanche. Un SDF belge de 46 ans est mort de froid dimanche matin sous sa tente à Mandelieu-la-Napoule, dans les Alpes-Maritimes, a annoncé mardi la préfecture du département. "Le décès est dû au froid, combiné à l'alcoolémie", a informé la préfecture. Dans la nuit de samedi à dimanche, Mandelieu-la-Napoule avait été balayée par un vent glacial fort, sans doute à l'origine d'une hypothermie fatale à cet homme fortement alcoolisé, a estimé la police municipale.

A Douai, le SDF avait 29 ans.
Samedi, c'est un homme sans domicile fixe de 29 ans qui avait retrouvé inanimé dans le Nord (lien PaSiDupes), dans le local à conteneurs de la cantine du lycée technique de Douai. Il a "perdu la vie" dans les heures qui ont suivi sa découverte, là encore, vraisemblablement victime d'hypothermie, mais la préfecture révèle des éléments qui accablent la victime et déculpabilisent ses services.

A noter que les mendiants venus de l'Est qui squattent les trottoirs de France ont en revanche disparu avec les premiers froids.

Paris 12e : un SDF de 50 ans meurt de froid dans un arrondissement socialiste

On meurt de froid à Paris, en régime socialiste  aussi

Pas d'obligation de résultats pour DAL et la mairie de Paris...

Mort de rire, non:
MDF: mort de froid !
Le quinquagénaire a été découvert par les services de secours, aux environs de 21h dimanche, place du colonel Fabien  Bourgoin à Paris (photo ci-dessous), proche du Bois de Vincennes, (très) cher au patron de la CGT, Thierry Lepaon, défenseur des opprimés et défavorisés.

Le SDF est mort "manifestement" en raison du froid, dans le 12ème arrondissement de Paris, ont indiqué les services de la ville de Paris ce mardi 30 décembre.

Agé de 50 ans, l'homme a été trouvé  "en état d'hypothermie" et a fait un malaise cardiaque alors qu'on lui fournissait les premiers soins.

Deux décès dans le même week-end

Le sans-abri "n'a pas sollicité les services du 115", qui l'avait approchée quelques jours auparavant, a-t-ON précisé, mais il n'est plus là pour confirmer cette affirmation anonyme. S'agit-il de la maire PS, Catherine Baratti-Elbaz, docteure en biologie ?

Il s'agit du deuxième décès d'un sans domicile fixe ce week-end  en France, où une vague de froid sévit depuis quelques jours. Un SDF a été trouvé inanimé samedi à Douai, dans le Nord. Il est mort dans les heures qui ont suivi, vraisemblablement d'hypothermie.

samedi 27 décembre 2014

Nord : un SDF est mort de froid à Douai

Un premier mort, malgré la vague de froid annoncée 

Un SDF a été retrouvé inanimé à Douai, mort d'hypothermie

Ou le 31 décembre 2015:
aux calendes grecques !
quelques heures plus tard, a-t-on appris lundi 29 décembre de source judiciaire. 

La victime avait été retrouvée samedi matin dans un local technique d'un établissement scolaire de la ville,a indiqué cette source, confirmant une information de La Voix du Nord. Il était allongé au milieu de conteneurs, à l’arrière du réfectoire du lycée Châtelet, côté rue Marceline, quand le concierge de l’établissement scolaire l’a aperçu.
Sa température corporelle atteignait à peine les 25°C. Les sapeurs-pompiers et le SMUR de Douai ont été alertés, l’homme a été réanimé sur place, puis transporté au centre hospitalier de Douai, mais il n’a pas survécu. L'homme y est décédé dans l’après-midi des suites d’une hypothermie.
La victime était originaire de Bruay-sur-l’Escaut, où réside sa famille, mais errait à Douai depuis plusieurs jours après divers problèmes personnels. Sans domicile fixe, il avait fait parler de lui le 24 décembre, vers 6 h 30 du matin, en tentant de pénétrer par effraction à l’intérieur de l’hôtel-restaurant Le Djurdjura, place du Barlet à Douai. Cherchait-il un abri ou des vêtements pour se tenir au chaud ? Ce que l’on sait, c’est qu’il avait 1,41 g d’alcool dans le sang.

Un examen de corps a déterminé que Sylvain, âgé de 29 ans, était "vraisemblablement mort de froid", a indiqué la source judiciaire. Le quotidien régional vole au secours des autorités préfectorales en soulignant que le département du Nord était placé en vigilance orange au cours du week-end, alors que les températures chutaient fortement. 

Mais à quoi sert donc ce plan grand froid déclenché, nous dit-on, par la préfecture du Nord ? Pour tout dire, il bénéficie aux migrants de Calais où un bâtiment a été ouvert pour les accueillir. 
Un classement en vigilance orange n'est qu'une information sur les risques météorologiques: suffit-il à protéger les personnes défavorisées ? Un état de vigilance n'est pas une "alerte" et n'est rien d'autre qu'un état de veille de la part des services recevant cette information, c’est-à-dire un suivi de la situation et de ses évolutions afin de réagir au plus vite si un danger se profile. Il faut qu'un département soit placé en vigilance rouge pour que ses services soient placés en alerte.

Plusieurs villes ont augmenté leurs capacités d'accueil

Dimanche, plusieurs villes de France comme Paris (lien PaSiDupes), Lyon, Calais (pour les migrants) ou Poitiers ont augmenté leurs capacités d'hébergement des sans domicile fixe, les plus exposés à la vague de froid qui s'est abattue sur le pays.

Des températures négatives dans les prochains jours
Suite à ce décès, la préfecture du Nord a déclenché -le jeudi 1er décembre- le niveau 1 du plan grand froid, qui prévoit 300 places d'hébergement d'urgence en plus des 11.600 existantes tout au long de l'année. 
Dans le département voisin du Pas-de-Calais, le préfet a décidé lundi de maintenir le niveau 2 du plan Grand Froid déclenché vendredi, alors que les prévisions météorologiques annonçaient des températures ressenties négatives pour les prochains jours. Il s'agit essentiellement d'un local aménagé lundi pour accueillir les migrants, après trois nuits consécutives de grand froid.

La Préfecture du Nord se déclare irréprochable

Les services de Bernard Cazeneuve révèlent le taux d'alcoolémie de la victime: 1,41 g d’alcool dans le sang.

Le jeune homme aurait décliné les propositions d’hébergement
dans les jours qui précédaient. Le jeune SDF de 29 ans "était connu des services du SAMU social qui lui avaient proposé des solutions d’hébergement dans les jours qui précédaient. (Il) a systématiquement décliné ces propositions", a assuré la préfecture, mais la victime n'est plus là pour contredire le communiqué.