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mardi 30 décembre 2014

Vague de froid : comment donner un peu de chaleur humaine à un sans-abri ?

Rendre leur visibilité aux sans-abri

Voici les recommandations des associations
face à une personne dans la rue en plein froid hivernal. 

Tous les jours, nous la croisons, panier chargé, au coin de notre rue et aux abords des magasins d'alimentation. Avec le froid qu’il fait, nous nous demandons comment bien faire pour aider un SDF. Vaut-il mieux donner de l’argent ou de la nourriture ? Appeler le 115 ou donner directement une couverture ?
Alors que cinq  SDF sont morts de froid depuis ce week-end, Europe1 a posé la question à Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre. 

Communiquer

"C’est fondamental", explique Christophe Robert. "Les gens dans la rue nous disent souvent : 'le pire, c’est d’être invisible' ", raconte-t-il. "Parfois, les gens sont inquiets à l’idée d’engager la conversation avec un SDF, ils se disent : ‘qu’est-ce qui va se passer si je lui parle ?’ Mais la question de la relation humaine est essentielle", souligne-t-il.

Discuter vous permettra d'évaluer les besoins de la personne et de la renseigner au mieux. Celle-ci ne connaît pas forcément, par exemple, l’existence du 115 ou des points de distribution de repas gratuits.

Ne cherchez pas toutefois à entrer en contact à tout prix avec une personne en état de crise (quelqu’un qui crie, qui est fortement alcoolisé…). Dans ce cas, si cela est nécessaire, appelez les secours.

Offrir un bol de soupe ou un café

"Bien sûr, cela ne résout pas le problème de la personne, mais tout témoignage de chaleur humaine est le bienvenu", relève le délégué général de la Fondation Abbé Pierre.

Appeler le 115

Christophe Robert recommande de demander régulièrement aux SDF que vous croisez s’ils ont besoin que vous appeliez le 115 pour eux. Si, à cause de la fatigue, du froid ou de l’alcool, la personne n’est plus en état de sentir le froid n’hésitez pas à appeler le 115 de votre propre chef. "Le numéro est là pour cela", insiste Christophe Robert.  

Donner une couverture ou des gants

Est-ce utile de donner une doudoune, un bonnet, une couverture ou un sac de couchage alors qu’il y a des maraudes régulières dans votre quartier ? Le délégué général de la Fondation Abbé Pierre encourage ce genre de gestes car "c’est une manière d’engager la conversation". 
Et si la personne vous dit qu’elle aurait davantage besoin d’un sandwich que de gants, vous saurez comment vous rendre utile...

Donner de l’argent

Vaut-il mieux donner régulièrement des pièces ou un petit billet d’un coup ? Pour Christophe Robert, apporter une aide financière à un SDF est positif, mais "il n’y a pas de règle" sur la façon de procéder. "On est face à une telle diversité de situations entre le clochard à la rue depuis des années, le jeune SDF, celui qui vient de perdre son logement…", explique-t-il.

Il y a aussi la possibilité de faire un don aux associations qui viennent en aide aux SDF. "La fondation Abbé Pierre vit grâce à la générosité publique", rappelle Christophe Robert. 

Beaucoup d’associations organisent des maraudes auprès des SDF avec des degrés d’engagement variable en termes de temps. C'est le cas d'Emmaüs Solidarités, de la Croix-Rouge, des Restos du cœur… Prenez contact avec l'antenne locale de l'association de votre choix, ils vous y renseigneront.

Héberger un sans-abri ?

D’une manière générale, il n’est pas recommandé de loger un SDF chez soi. Mais Christophe Robert, estime, lui, qu’"il ne faut rien s’empêcher".
"Tout est une question de bon sens", explique-t-il, "si quelqu’un avec qui vous avez établi un lien se retrouve à la rue, vous n’allez pas vous interdire de le loger". Mais, rappelle-t-il, "la question du logement ne règle pas tout". D’où l’importance de toujours chercher à mettre la personne démunie en contact avec des associations qualifiées ou des institutions de réinsertion. 

mercredi 20 février 2013

Viande de cheval: que sont devenues les lasagnes ?

Les associations caritatives écouleront auprès des plus défavorisés les plats retirés...


Ont-ils jeté toutes ces lasagnes à la viande de cheval qui ont été retirées des supermarchés français ces derniers jours ou ont-elles été jugées assez bonnes pour des personnes vivant dans la précarité ? 
Ce sera un précédent humiliant, si les banques alimentaires, qui redistribuent de la nourriture à des associations caritatives, s'engagent à récupérer les tonnes de plats surgelés qui ont été jugés non commercialisables en France, parce qu'ils contiennent du cheval et non du bœuf.

Benoît Hamon
, le ministre de la Consommation, a fait retirer l'agrément sanitaire de Spanghero, déclarant que l'entreprise s'est rendue coupable d'une 'tromperie économique'.

Or, "il nous arrive souvent de
récupérer des produits mal étiquetés, mais jamais dans des cas tromperie sur la marchandise", explique Laurence Champier, porte-parole de la Fédération nationale des banques alimentaires, qui sert l'équivalent de 200 millions de repas chaque année en France.

Des tonnes de produits surgelés devraient donc être logiquement détruits.
La Fédération attend toutefois le feu vert des autorités sanitaires
Et c'est pour qui ?
Pour ta pomme !
"Les associations caritatives sont prêtes à en prendre, mais seulement une fois que les autorités sanitaires auront donné leur feu vert et certifié que ces produits sont sains", affirme pourtant Laurence Champier. Les 5100 associations avec qui elle travaille "seront toujours informées de la nature de la viande contenue dans les plats", précise la bonnedame, assurant néanmoins ne pas être  "dans une démarche de récupération pour l'instant".

Le gaspillage est difficile à évaluer à l'échelle de l'hexagone, mais les chiffres européens sont gargantuesques : on sait toutefois que 750 tonnes de viande de cheval ont été achetées par Spanghero, dont 550 tonnes ont servi à la confection de 4,5 millions de plats frauduleux vendus à 28 entreprises dans 13 pays européens. En France, les produits retirés de la vente sont les lasagnes Picard et Nestlé, ainsi que les lasagnes, les hachis parmentier et les moussaka Findus.
La Croix-Rouge refuse

Les "bénéficiaires" des Restos du Cœur pourraient donc bientôt retrouver  dans leurs paniers des produits susceptibles de contenir du cheval. "On reste vigilant tant qu'on n'est pas sûr de la traçabilité de la viande", a indiqué l'association créée par Coluche, qui a distribué 115 millions de repas à 870.000 personnes en 2012. 
Du côté du Secours populaire, on ne désespère pas non plus de faire main basse sur ces stocks rejetés par Benoît Hamon. Son président, Julien Lauprêtre, estime simplement qu' "il faudra que tout soit fait dans les règles, notamment en matière d'étiquetage pour indiquer la présence de viande de cheval".

La Croix-Rouge française, en revanche, marque un minimum de respect pour les pauvres de la "gauche sociale"
L'association "considère que des produits qu'on ne propose pas au grand public ne devraient pas être offerts aux plus démunis". "C'est une question de dignité. On n'a pas envie de les stigmatiser, de souligner que parce qu'on ne mange pas à notre faim, on peut manger des produits que les autres ne veulent pas", a tranché un responsable de l'association.

Lutte contre le gaspillage alimentaire


Ironie du sort, à l’occasion du Salon international de l’alimentation, Stéphane Le Foll et Guillaume Garot se sont engagés dans la lutte contre le gaspillage alimentaire... Pour diviser par deux les restes des assiettes des Français d'ici à 2025, les Dupond-Dupont travaillent à l'élaboration d'un pacte national contre le gaspillage attendu au printemps prochain.

En France, le gaspillage alimentaire représente un coût de 400 euros pour une famille de quatre personnes et un volume annuel, par habitant, de 20 à 30 kg de nourriture jetée. Face à ces dérives de la société de surconsommation, les ministres en charge de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire ont lancéun appel à la mobilisation générale.

Il est temps de nous envoyer Najat Vallaud-Belkacem nous démontrer par A+B qu'en empêchant les plus précaires d'entre nous de se gaver de lasagnes le gouvernement est ...cohérent et respectueux !

mercredi 13 février 2013

Arche de Zoé: Prison ferme pour les "humanitaires"

Tentative d'enlèvement d'enfants: 2 ans ferme


Etape suivante,
 la GPA  ?...
Le président de l'Arche de Zoé et sa compagne, poursuivis pour une tentative de "transfert" (sic) d'une centaine d'enfants en France, présentés comme des orphelins du Darfour, en octobre 2007, ont été condamnés mardi à deux ans de prison ferme.

Eric Breteau et Emilie Lelouch étaient présents mardi au tribunal correctionnel de Paris, de retour d'Afrique du Sud, pour entendre ce délibéré,  n'avaient pas assisté à leur procès, au terme duquel ils ont été arrêtés.

Lien PaSiDupes - " Justice: Arche de Zoé, une sombre affaire de commerce inéquitable ? : Eric Breteau et sa compagne ne daignent pas se présenter à leur procès lundi


Ils ont été reconnus coupables d'exercice illégal de l'activité d'intermédiaire pour l'adoption, de tentative d'aide à l'entrée ou au séjour irrégulier de mineurs étrangers et d'escroquerie.

Les deux animateurs de l'organisation "caritative" (re-sic) ont également été condamnés à payer chacun une amende de 50.000 euros et à l'interdiction définitive d'exercer toute profession d'accueil, d'hébergement ou de placement de mineurs.

Poursuivie en tant que personne morale, l'Arche de Zoé a été condamnée à une amende de 100.000 euros, et sa dissolution  a été prononcée.

Lien PaSiDupes - " Arche de Zoe : prise d’otages et chantage : Les otages sont-ils « retenus » ou séquestrés ?


Eric Breteau, Emilie Lelouch et l'Arche de Zoé "ne pouvaient ignorer l'illégalité de leur projet", a estimé le tribunal dans son jugement. "Ils ont menti sciemment aux familles", de part et d'autre de la Méditerrannée

Le président de l'association caritative et sa compagne ont ri cyniquement et applaudi ironiquement à la lecture des motivations du tribunal. "Vous auriez eu la parole éventuellement si vous étiez venus aux précédentes audiences", leur a rétorqué la présidente.

Ils avaient été arrêtés en octobre 2007 au Tchad alors qu'ils s'apprêtaient à emmener en France 103 enfants présentés comme des orphelins du Darfour, une région du Soudan frappée par la famine, mais dont la plupart étaient de nationalité tchadienne et n'étaient pas orphelins, selon des associations.

Les quatre autres prévenus, parmi lesquels des membres de l'association, une journaliste et un médecin, ont été condamnés à des peines de 6 mois de prison avec sursis pour deux d'entre eux, et un an avec sursis pour les deux autres.

Les trafiquants d'êtres humains plaidaient la bonne foi...

Ces cyniques se disaient " bénévoles" - d'une espèce particulière, espérons-le - et  plaidaient la bonne foi. Le tribunal a reconnu leur "rôle subalterne" dans cette tentative d'enlèvements. Le tribunal a estimé que d'autres bénévoles qui s'étaient portés partie civile n'avaient pas en revanche -  été trompés...

"Je ne peux pas supporter d'entendre que je suis coupable de quoi que ce soit, je suis parti de bonne foi", s'est défendu   Philippe van Winkelberg, médecin condamné à un an de prison avec sursis. "On n'a aucune preuve que ces enfants sont tchadiens ni qu'ils ont des parents", a-t-il maintenu.

Arrêtées le 27 octobre 2007 dans l'est du Tchad, quatre des six personnes renvoyées devant le tribunal correctionnel de Paris avaient déjà été condamnées à huit ans de travaux forcés au Tchad pour tentative d'enlèvements.

Ils avaient ensuite été transférés en France - où leur peine a été convertie en huit ans de prison - puis libérés, en avril 2008, en raison d'une grâce du président tchadien.

L'Arche de Zoé avait obtenu des sommes de plusieurs milliers d'euros auprès de 358 familles auxquelles était promise l'arrivée, sinon l'adoption, d'un orphelin originaire de la province soudanaise du Darfour.

"Tout était pensé en termes d'adoption", a jugé le tribunal, qui a estimé que les organisateurs avaient entretenu des "mensonges permanents" sur le déroulement de l'opération, qu'ils savaient illégale et dont ils avaient voulu faire un "coup médiatico-politique."

mardi 4 décembre 2012

Logement: en ciblant l'Eglise, Duflot s'attire les foudres de la presse

Sa stigmatisation est une "provocation",  cache-misère de l'incurie de l'Etat

La presse condamne le manque de respect antichrétien de Duflot

Plutôt que de réquisitionner les biens dormants de l'Etat, telles les casernes désaffectées, ou de viser les banques ou les assurances, voire les mutuelles, la ministre de Hollande met en demeure l'Eglise qui met pourtant des bâtiments à disposition des sans abri, d'où qu'ils viennent, Français ou clandestins.

La SNCF, également visée au titre d'alibi à l'agression du gouvernement Ayrault, n'a pas communiqué ! C'est bien l'aveu qu'elle ne se sent pas menacée et sert de caution à l'équité de la malveillante...


Dans le département de la Seine-Saint-Denis, l'Eglise qui ne fait pas de prosélytisme, a d'ores et déjà ouvert ses portes aux exclus. Plusieurs salles paroissiales de Montfermeil, Bondy, Pierrefitte ou Drancy vont se transformer en accueil de nuit. C'est le Secours Catholique qui pilote ces opérations, pour accueillir des sans-abri aidés par le Samu social, le 115.

Une transformation qui implique l'aménagement des locaux, ainsi que la formation de bénévoles. "Par principe, je ne peux pas donner d'argent, parce que je ne peux pas donner à tout le monde. Mais cela me fait de la peine. C'est pour ça que je me suis dit que je ferais quelque chose cette année", explique Monique, l'une des bénévoles.
En revanche, l'association Coeur du 5 accueille les sans-abri 24 rue Daubenton, dans le 5e arrondissement de Paris et ses bénévoles oeuvrent à leur ré-insertion (lien)



Autres liens correcteurs des préjugés ministériels :

Le secours Catholique
http://www.secours-catholique.asso.fr/v3/delegation/delegation_paris.htm

Emmaüs
http://www.emmaus.asso.fr
Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement
http://www.ccfd.asso.fr/

Mouvement ATD Quart Monde
http://www.atd-quartmonde.asso.fr/

Fondation Notre-Dame, association catholique de bienfaisance:
http://www.fondationnotredame.fr/

Créée en 1992 par le Cardinal Jean-Marie Lustiger et reconnue d'utilité publique, elle est dédiée, entre autres actions sociales, à l'accompagnement des familles sans logement ou des personnes sans domicile fixe.

En 2009, dans un contexte d’augmentation du nombre de situations de détresse, la Fondation Notre Dame créa un fonds d’aide d’urgence à Paris doté de 100 000 euros pour aider les paroisses à venir en aide à ceux qui en ont besoin. Une nouvelle fondation abritée " Fondation pour l’insertion par le logement " voit le jour.Début 2010, deux nouvelles fondations rejoignent la fondation Notre Dame, la Fondation Sainte Geneviève et la Fondation Saint Irénée.


Quoi qu'en pense Cécile Duflot, l'archevêché de Paris porte à la connaissance de l'opinion intoxiquée son opération "Hiver solidaire", qui met ses paroisses à la disposition des SDF en compagnie de bénévoles. «Cette année, ce sont vingt-six paroisses parisiennes qui se mobilisent - contre vingt l'an dernier - pour accueillir chacune de trois à dix personnes dans leurs locaux. Ces sans-abri sont ainsi reçus pour le dîner, la nuit et le petit déjeuner pendant deux à trois mois en continu et suivis par des bénévoles spécialement formés», souligne Charles Gazeau, délégué épiscopal pour la solidarité du diocèse de Paris.

Mais l'accompagnement ne se cantonne pas à la période hivernale.
"Notre but est de leur apporter un climat chaleureux et convivial et de tisser des relations de confiance. Le plan humain est en effet capital dans cette démarche et nous maintenons un contact même après avec eux", poursuit-il.

A Lyon, pour la seconde année, le diocèse prête des locaux à l’association ALYNEAdans la maison diocésaine Saint-Irénée.
Lien presse

La ministre du Logement de Ayrault a appelé à un "choc de solidarité" le lundi 3 décembre, et a annoncé avoir écrit à l'archevêché de Paris pour lui demander de mettre à disposition de l'État certains de ses bâtiments vides pour héberger des sans-abri. 


Une "franche" tendresse !
La ministre parachutée sur Paris à la suite de magouilles avec la chrétienne Martine Delors-Aubry a déjà choqué par ses renoncements sur le nucléiare. 
Une complicité
de bon aloi...

Très peu solidaire sur les affaires qui agitent ses camarades Verts extérieurs au gouvernement, à Notre-Dame-des-Landes ou sur le TGV Lyon-Turin, la ministre partisane a sommé l'archevêché de Paris à la suite de son opposition au mariage entre personnes du même sexe. 


Mais l'Église rappelle qu'elle n'a pas attendu les injonctions de l'écologiste pour s'occuper des plus démunis.


Le délégué épiscopal à la solidarité du Diocèse de Paris, Charles Gazeau, tient à rappeler que 
les paroisses parisiennes contribuent déjà à cet effort depuis plusieurs années :



C'est ainsi qu'auprès des passagers de la péniche du "Fleuron St Michel" , centre d’hébergement et de réinsertion (365 jours sur 365), qui accueille 50 hommes, de 18 à 55 ans à Asnières (PS), l'Ordre de Malte -en partenariat avec le Samu social - poursuit sa vocation d'institution hospitalière caritative dans le monde, au service de la dignité humaine et de ceux qui souffrent.

Ce sont en vérité plus de 400 bénévoles mobilisés chaque année :

  • En Haute Garonne (31) à Toulouse
  • En Haute Savoie (74) à Annecy
  • A Paris
  • Dans les Yvelines (78) à Versailles,
  • Dans le Var (83) à Toulon
  • Dans les Hauts de Seine (92) à Boulogne Billancourt et Rueil Malmaison

Lien Ordre de Malte: solidarité (précaires et migrants)





C'est bien l'Eglise
qui est stigmatisée
et son activité caritative
ancestrale niée




Rendons hommage d'une part aux bénévoles meurtris par l'odieux amalgame de la ministre écologiste radicale et d'autre part à leur action quotidienne, salie devant les caméras. 

A titre d'exemple, citons le Foyer Notre-Dame des Sans-Abri fondé par des laïcs, Gabriel Rosset et Antoine Martel, des chrétiens " dévoré de l’amour du Christ et des pauvres, qui poussa le don de soi jusqu’à l’héroïsme ".


Le délégué épiscopal à la solidarité du Diocèse de Paris, Charles Gazeau, tient à rappeler que les paroisses parisiennes contribuent déjà à cet effort depuis plusieurs années :



La ministre EELV a le verbe haut, mais le sens morale dans les chaussettes

Après avoir choqué les catholiques pratiquants ou non, la ministre du Logement s'attire les foudres des media. Par malveillance, la ministre d'Europe Ecologie-les Verts méprise l'ensemble des organisations charitables chrétiennes.
Le Figaro s'indigne et titre sur "la provocation de Duflot". 

"C'est une insulte qui vient s'ajouter aux attaques que cette ministre profère déjà contre une institution qui la gêne dans son combat pour le mariage homosexuel. C'est irresponsable", tonne l'éditorialiste du quotidien conservateur, Yves Thréard.

Extraits d'un entretien à Libération
du 22 novembre 2012



Le reste de la presse n'a pas plus d'indulgence pour une ministre de la République qui s'affaire à ses basses besognes de règlements de comptes plutôt qu'à la construction de centres d'accueil pérennes.

La Croix
 souligne que "la question des logements vides est une épine dans le pied de bien des institutions". Sous la plume de Dominique Quinio, le quotidien catholique et progressiste, rappelle que, malgré les préjugés partisans de la ministre de Hollande, "l'Église catholique n'est pas la dernière à agir, il serait injuste de ne pas le reconnaître".

Peu suspect de complaisance à l'égard de l'institution catholique, le quotidien communiste L'Humanité voit dans "le fait que (Cécile Duflot) en appelle à l'Eglise pour offrir un toit aux sans-abri (...) un signe inquiétant de la mollesse du gouvernement face aux banques et aux grands groupes immobiliers", écrit Paule Masson.


Pour La République du Centre et son éditorialiste Jacques Camus, "cette initiative de Cécile Duflot rappelle les gesticulations d'Arnaud Montebourg. Réquisitions et nationalisations sont des mots consolateurs brandis avec force pour masquer une forme d'impuissance devant des dossiers difficiles".

Même analyse chez Dominique Garraud dans La Charente libre, pour qui "la désignation de boucs émissaires pour justifier l?impuissance publique durable face au fléau de la pauvreté extrême est indigne et contre-productive".

A sept mois au pouvoir, la gauche socialo-écolo n'a pas prévu l'arrivée de l'hiver. Et singulièrement la cigale Duflot occupée à régler sa séparation avec le frère de Bertrand Cantat ! Jean Levallois y voit, dans la Presse de la Manche, "un terrible aveu de l'impéritie de l'État qui n'a pas fait son travail".

"On est en droit de se demander si son appel n'est pas le moyen de masquer l'impuissance de l'État face au problème du mal-logement", renchérit Christophe Lucet dans Sud-Ouest.

Suspectant la ministre d'arrières-pensées, Hervé Chabaud juge, dans L'Union/L'Ardennais, "commode d'agiter des clichés mensongers autour d'une église riche et suffisante qui ne partage pas"... "qui plus est lorsqu'elle se fait entendre pour dire les raisons de son désaccord avec le projet de loi du mariage pour tous".


Une ministre ne tombe sa muselière que pour diviser les Français

Est-elle aussi bête que méchante ?

Sachant ce que pourraient valoir des excuses de Cécile Duflot, nous ne lui demandons même pas d'exprimer de simples regrets. Nous nous adressons au président Hollande - qui la cautionne par son silence - de lui repasser la muselière et, mieux, de nous en débarrasser, en la remettant à EELV, pour quelqu'usage de bénévolat social - et "solidaire " - qui lui serait un "choc solidaire " salutaire et "juste": des maraudes de nuit, par exemple...




jeudi 5 juillet 2012

Euro 2012 : quel est le coût de l’équipe de France ?

Avons-nous les moyens d'une équipe de branquignols de luxe ?


Benzema lors du quart de finale de l'Euro-2012
face à l'Espagne, le 23 juin 2012 à Donetsk (UKR):
les lèvres gercées pour La Marseillaise, mais les mains pleines de primes.
Il se remettra de l'échec des Bleus


Les joueurs de l'équipe de France devaient recevoir une prime individuelle de 100.000 euros pour avoir atteint les quarts de finale de l'Euro-2012 dont ils ont été éliminés par l'Espagne (0-2).

De nombreuses personnalités, notamment dans le monde politique, se sont interrogées sur la pertinence de verser cette prime en raison du comportement de certains joueurs qui a brouillé l'image de l'équipe de France.

Comment sont financées les dépenses de l’équipe de France de Football ? Quel est le montant des primes ?

Existe-t-il un duo plus opaque que le football et l’argent ? 

Il est difficile de savoir précisément comment l’Equipe de France dépense ses deniers : jugeant le sujet trop sensible, la Fédération Française de Football (FFF) a en effet préféré garder le silence. 
Lien

La crise et son cortège de restrictions serait-elle la cause de cette omerta ? Sans doute. Certains journalistes sportifs acceptent cependant de donner les informations dont ils disposent pour lever un peu le voile sur cette question –trop- taboue. Mais du montant exact des dépenses, on ne saura rien. " Une chose est sûre : les Bleus ne descendent pas dans des "Formule 1 " ! " raille Etienne Moatti, journaliste à L’Equipe, qui déclare cependant tout ignorer du prix des chambres d’hôtel dans lesquelles l’Equipe de France prend ses quartiers.


Le centre d'entraînement ultra moderne du Shakhtar à  Donetsk  qui accueillait les Bleus en Ukraine pour l'Euro 2012, c’est 43 hectares de verdure, plantés de cyprès et agrémentés d’un lac artificiel. Loin du luxe ostentatoire des nababs français à l'hôtel sud-africain de Knysna en 2010, les chambres, qui atteignent une superficie de 32 m2, n’ont rien de tape-à-l’œil, pas même les 65 m2 de la suite de l'entraîneur-sélectionneur Laurent Blanc.


" D’ailleurs, ni le mobilier intérieur, ni la petite piscine jouxtant les saunas ne sauraient faire la fierté de Iouri ", indique l’agence de presse. La base affectée à l'équipe de France compte néanmoins cinq terrains, dont quatre sont chauffés, à une cinquantaine de mètres des chambres. En effet, Iouri a déclaré que " le staff tricolore n’a formulé aucune demande exotique, si ce n’est d’exiger des chambres individuelles pour les joueurs, pourvus de sommiers de 1,40 mètre au lieu de 1,20 mètre "... De quoi permettre à Ribery de tirer des coups francs.


Les frais de déplacement sont  également "secret defense"

"Les joueurs sont très sollicités. Il arrive donc que des avions soient spécialement affrétés pour leurs déplacements ", indique le spécialiste. Mais là encore, il est difficile d’en savoir plus.


Les recettes, en revanche, font l’objet d’une plus grande transparence. 

Sans sombrer dans l’indiscrétion, E. Moatti rappelle que l’argent dont dispose l’Equipe de France provient de la FFF via les différents partenariats conclus avec la télévision notamment (vente des droits). " Lors de chaque match, les Bleus rapportent 4 millions 100 à la Fédération ", précise-t-il, avant d’annoncer qu’il y a une dizaine de matchs par saison. 

Les sponsors de leur côté donneraient entre 500.000 et 4 millions d’euros par an… 
Soit un total vertigineux sur lequel Noël le Graët, président de la Fédération, veille scrupuleusement. " Depuis Noël, il épluche les comptes et limite les dépenses au strict nécessaire ", insiste ce journaliste bien renseigné. La décision qu’il a récemment prise au sujet des primes témoigne d’ailleurs de cette rigueur budgétaire : " Il n’y aura pas de primes avant les quarts de finale. Il faut que l’on donne une très bonne image en Ukraine, mais surtout qu’on se qualifie. " Et celui-ci d’ajouter : " Les joueurs toucheront donc 100 000 euros s’ils se qualifient pour les quarts de finale; on y ajoutera 50 000 euros s’ils atteignent les demi-finales, 70 000 euros s’ils les gagnent et 100 000 euros s’ils gagnent la finale. "

Une association caritative réclame les primes des Bleus
Le Foyer Notre-Dame des sans-abri, une association caritative lyonnaise, demande aux joueurs de l'  retenus pour l' -2012 de lui verser "tout ou partie" de leur prime de 100.000 euros chacun afin d'aider les "plus pauvres", ceux qui en ont "réellement besoin".
"Sachez que 100.000 euros, c'est 2.500 nuitées assurées cet hiver pour des personnes sans abri. C'est encore 22.000 repas servis", plaide l'association dans un courrier également adressé lundi au   de la Fédération française de football Noël Le Graët, dont copie a été envoyée à la presse. 

"Peut-être pourriez-vous nous aider dans notre lutte quotidienne contre l'exclusion en nous reversant tout ou partie de ces primes?", demande le Foyer Notre-Dame des sans-abri, qui accueille 5.000 personnes chaque année dans ses 42 sites.
"Nous en serions les plus heureux et les plus fiers, fiers de dire que grâce à vous, grâce à votre générosité nous avons pu aider des personnes qui en avaient réellement besoin", ajoute-t-il.
"Les joueurs de l'équipe d'Italie ont choisi de reverser leur prime à la région d'Emilie-Romagne qui a subi un lourd traumatisme", rappelle aussi le Foyer, qui fonctionne grâce à des subventions et des dons. 

Deux ans après le fiasco en Afrique du Sud, les joueurs de l’Equipe de France n'ont pas même pu montrer qu’ils méritent les montants colossaux qui leur étaient promis, sur fond de crise et toute honte bue …