POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est recommandations. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est recommandations. Afficher tous les articles

jeudi 26 avril 2018

Education nationale : 4 circulaires Blanquer pour sauver nos écoliers du grand n'importe quoi

L'Education nationale publie 4 circulaires de"recommandations" aux enseignants

Les professeurs ne devraient plus pouvoir interpréter les textes comme les magistrats la loi

Résultat de recherche d'images pour "Blanquer"
Ministre en marche avant
L'Education nationale publie jeudi pour les enseignants de l'école primaire, quatre circulaires, qui détaillent des "recommandations" sur la meilleure manière d'inculquer les bases du calcul, de la lecture et de la grammaire, pour aider à "la réussite des élèves", indique, jeudi 26 avril, Jean-Michel Blanquer dans un entretien au journal Le Parisien, quotidien qui devient résolument porte-parole du gouvernement.

"L'idée n'est pas d'homogénéiser les pratiques, mais de créer une référence commune. Ce n'est pas la même chose" de Lille à Marseille, explique le ministre de l'Education nationale au journal. 
"Bien des manières de faire sont possibles pour les professeurs. Mais il y a un cadre et je crois que beaucoup d'enseignants l'attendaient. La liberté pédagogique n'a jamais été l'anarchisme pédagogique", affirme-t-il. 

"Ne nous trompons pas d'objectif : la liberté pédagogique est un moyen mais la finalité est la réussite de tous les élèves," a-t-il lancé.
Jean-Michel Blanquer assure avoir : "Une grande confiance dans l'action des professeurs. Ils recherchent par définition la réussite des élèves et ces textes vont les aider dans ce sens".

Le ministère apporte les moyens de la réussite de toutes et tous

Résultat de recherche d'images pour "Blanquer"Des milliers de livrets sur "l'apprentissage de la lecture au CP", de 130 pages chacun, sont partis du ministère pour toutes les écoles de France, rapporte également Le Parisien. 
Concernant la lecture, le ministre est ferme : "Entre quelque chose qui ne marche pas - la méthode globale - et quelque chose qui fonctionne - la syllabique - il ne peut y avoir de 'compromis' mixte. Ce sujet ne relève pas de l'opinion, mais de faits démontrés par la recherche. C'est très clair".
Blanquer "recommande vivement l'existence d'un manuel pour tous les élèves, explicite, linéaire, clair".

Au sujet de la grammaire : "Fort heureusement dans la majorité des écoles, les pratiques des enseignants correspondent à nos recommandations. Mais ils y sont parvenus par tâtonnements. Désormais, il existe une référence", souligne-t-il.

Et le ministre de conclure : "Nous sommes en train de faire un pas vers le futur. Ce que nous proposons, ce ne sont pas les méthodes de la IIIe République. Ce sont celles du XXIe siècle, qui puisent au meilleur de la tradition et au meilleur de la modernité".


Blanquer ne craint pas les grèves 

Blanquer s'attendait à des "grèves limitées" dans les écoles jeudi 19 avril
Saint-Dié (Vosqges), le 18 avril 2018
Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, s'est en effet déclaré confiant lundi que les réformes seront "bien comprises des professeurs"
Interrogé sur RTL sur l'ampleur de la mobilisation dans l'Education nationale jeudi, J.-M. Blanquer a répondu: "On ne peut jamais dire à l'avance ce genre de choses, mais je pense qu'elle ne sera pas trop forte parce qu'en ce moment, il y a une atmosphère de réforme à l'Education nationale, qui est en général bien comprise par les professeurs".
"Ils peuvent avoir des motifs d'insatisfaction qui, bien sûr, remontent à loin, mais la grande majorité d'entre eux comprend le sens des réformes que l'on fait", a-t-il ajouté.

"Normalement les grèves seront limitées", insiste-t-il. "Je pense qu'on n'a absolument pas besoin de grève pour se parler (...) Je n'ai pas besoin d'une grève pour comprendre les revendications (...) On n'a pas besoin de grève en France", a-t-il martelé.

Suite au mouvement des fonctionnaires du 22 mars, le syndicat communiste CGT et le trotskiste Solidaires avaient appelé à une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle - de convergence des luttes - le jeudi 19 avril 2018 partout en France pour défendre leur avenir et leur pouvoir d'achat, rejoints par les cheminots (vidéo ci-dessous à Saint-Dié, où Macron a été copieusement hué et sifflé le 18 avril 2018)


ils s'étaient donné rendez-vous pour une manifestation nationale à Paris contre la réforme de la SNCF annoncée par le gouvernement, avant leur grève séquencée d'avril à juin. Voire juillet, si affinité de l'opinion et des usagers.

Prochaine mobilisation, le mardi 1er mai.

lundi 19 décembre 2016

Corruption: ingérence d'ONGI militante pour défendre l'indéfendable bilan de Hollande

Dans un article de propagande non signé, Le Parisien exploite une analyse de 2015, un sondage d'août 2016 et une campagne d'octobre...

"L'affaire Cahuzac a servi d'électrochoc en matière de transparence de la vie publique"
, assure Le Parisien.

"Un vrai changement et un bon bilan" (sic). L'organisation non gouvernementale (ONGI) Transparency International lutte depuis... 2015 contre la corruption des gouvernements et dresse un bilan positif de l'action du président de la République, François Hollande, en matière de transparence de la vie publique et de lutte contre la corruption, rapporte ce lundi franceinfo, chaîne d'info d'Etat qui titre "L'association de lutte contre la corruption Transparency France tire un bilan positif du quinquennat" en matière de transparence de la vie publique et de lutte contre la corruption. 

Déguisée par la chaîne de service public en "organisation de la société civile", cette ONG publie ce bilan le lundi 19 décembre un bilan du quinquennat de François Hollande et s'autorise onze recommandations aux candidats à la prochaine élection présidentielle. Ingérence d'une organisation supranationale, donc illégitime.
L'ONU donne d'ailleurs des ONG une définition floue: "un groupe de citoyens volontaires, sans but lucratif et organisé à l'échelon [...] international"...

Dans les "comités Théodule" mis en place par le gouvernement, l'ONGI voit "un changement de culture". Juge international du fonctionnement démocratique des institutions nationales, bien que ses membres ne soient ni élus, ni certifiés, elle se félicite également de la loi Sapin II qui lui donne de l'importance en offrant une protection aux lanceurs d'alerte internationalistes et introduit des mesures anti-corruption en entreprise. La limitation du cumul des mandats est également saluée. 

Onze recommandations pour un bilan pourtant positif
A toute chose malheur est bon en Socialie où on n'attend plus la mort pour dresser les panégyriques. "Le déclencheur est l'affaire Jérôme Cahuzac, ancien ministre délégué au Budget condamné à trois ans de prison pour fraude fiscale." Après qu'elle a éclaté début 2013, une haute autorité pour la transparence de la vie publique et un parquet national financier dédiés à la fraude fiscale sont créés en mars 2014. Aussitôt, Les Echos du 4 mai 2015 fait état d'un nombre total de dossiers traités en un an (dossiers en cours, clôturés et demandes d’entraide) s'élevant à 475. Plusieurs dossiers étaient alors fixés et devaient être jugés en 2015, mais rien n'a filtré dans la presse des suites judiciaires. 
Or, saisi par Bernard Cazeneuve, alors ministre de l'Intérieur, le Conseil constitutionnel a estimé que l'absence de mesures transitoires menaçait les enquête en cours. Lors de son examen de la loi Sapin 2 relative à la transparence de la vie financière et à la lutte contre le corruption, le Conseil constitutionnel a censuré l'article 23 qui donne plein pouvoir au Parquet national financier pour enquêter sur les fraudes fiscales aggravées en bande organisée.
Des recommandations de l'étranger pour la présidentielle nationale

Cependant, l'organisation internationale non gouvernementale (OING) Transparency international crée la suspicion sur des pratiques floues du lobbying en France et sur l'opacité entourant la fabrication de la loi et l'utilisation des indemnités de mandat


Au risque d'être accusée d'anti-parlementarisme
, l'ONGI rappelle que, selon un sondage Harris-Interactive d'octobre 2016, plus de la moitié des Français (54%) estime que les personnes exerçant des responsabilités importantes ou ayant du pouvoir sont corrompues. Au premier rang figureraient les parlementaires français et les députés européens, suivi du pouvoir exécutif. 

"Il faut des réformes importantes sur la probité des candidats [à la présidentielle !], en exigeant un casier vierge pour tout candidat à une élection au suffrage universel", déclare, sur franceinfo, Laurène Bounaud, responsable du plaidoyer à Transparency International France. "Il s’agit vraiment de restaurer la confiance grâce à une démarche proactive de transparence”.
VOIR et ENTENDRE  la parole de l' "association" [sic] porteuse de l'idée de déficit démocratique et de crise de représentation 



L'hostilité de cette ONGI envers le parlementarisme rappelle le boulangisme à droite, mais aussi, en l'occurrence, le positionnement de Lénine
, dirigeant du premier régime communiste de l'Histoire, en Union soviétique.
Ce type de discours de l'ONGI inspire donc la crainte du populisme qui fait appel aux intérêts du peuple en les flattant et prône son interventionnisme en le dressant contre de "l'élite", les élus et les candidats à la représentation populaire (77% des parlementaires nationaux sont perçus comme corrompus contre 76% pour les députés européens et 72% pour le pouvoir exécutif national), la banque et les entrepreneurs, mais aussi les syndicats et la presse, également visés par le sondage.



Ainsi, l'ONGI milite-t-elle en faveur d'une démocratie citoyenne
, ce qui implique une expertise des citoyens comme contrôleurs des décideurs publics qui n'auraient plus la confiance, avec publication de données et d'information auprès du grand public.

Sur le principe du "tous pourris"

Au total, l'ONG dresse une liste de 11 recommandations à destination des candidats à la prochaine élection présidentielle : publier les dépenses des parlementaires et des partis (en période d'élection présidentielle pour ces derniers), renforcer le non-cumul des mandats, renforcer l'indépendance de la justice, donner un droit de pétition nationale permettant aux citoyens d'inscrire des questions à l'ordre du jour du parlement...

Les 11 recommandations aux candidats à l’élection présidentielle 2017
Une mise sous surveillance a priori

FINANCEMENT DE LA VIE POLITIQUE
Pour lutter contre la corruption, 41% des français jugent très efficaces un encadrement plus strict du financement de la vie politique 
Prévoir la publication par les parlementaires des dépenses prises en charge par leurs indemnités représentatives de frais de mandat (IRFM)
Prévoir la publication et le contrôle chaque mois des dépenses des candidats et des partis politiques en période d′élection présidentielle.

INTÉGRITÉ DES RESPONSABLES PUBLICS
Interrogés sur la première mesure à prendre pour lutter contre la corruption, 9 français sur 10 répondent spontanément [sic] et citent l’inéligibilité des personnes condamnées
Exiger un extrait de casier judiciaire (B2) de tout candidat à une élection au suffrage universel
Vérifier la situation fiscale des Ministres, hauts fonctionnaires et responsables publics nommés en conseil des Ministres préalablement à leur nomination.

RENOUVELLEMENT DE LA CLASSE POLITIQUE
1 français sur 2 (en vcances) juge la limitation du cumul des mandats des responsables politiques "très efficace"pour lutter contre la corruption, bien qu'elle soit peu appliquée: les sondés savent-ils que Jean-Yves Le Drian, un intime du président Hollande, est ministre en exercice et président de la Région Bretagne ?
Faire pleinement appliquer dès 2017 la loi sur le non-cumul entre un mandat national et un mandat exécutif local
Limiter dans le temps le cumul des mandats électifs à 3 mandats successifs.

ENCADREMENT DU LOBBYING
Pour lutter contre la corruption, 42% des Français jugent très efficaces un encadrement plus strict des lobbys.
S′assurer de l′inscription au registre des représentants d′intérêts de tous les acteurs publics et privés qui exercent une action d′influence

INDÉPENDANCE DE LA JUSTICE
Plus d’1 français sur 3 estime qu’il faut garantir l’indépendance de la Justice pour lutter efficacement contre la corruption.
Assurer l′indépendance des magistrats du Parquet à l’égard du pouvoir exécutif.

PARTICIPATION CITOYENNE
50% des 18-24 ans pensent qu’une plus grande participation des citoyens aux décisions publiques rendrait la vie politique plus transparente.
Instaurer un droit de pétition national(e) pour permettre aux citoyens d′inscrire des questions ou des propositions à l′ordre du jour des Assemblées parlementaires
Promouvoir la consultation en ligne des citoyens et des parties prenantes sur les projets et propositions de loi préalablement à leur examen par le Parlement.

PRÉVENTION DE LA CORRUPTION DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES
74% des français estiment efficace la mise en œuvre de mesures de prévention de la corruption dans les collectivités.
Inciter les grandes collectivités locales à mettre en place un plan de prévention de la corruption.

Et des réseaux sociaux livrés aux... citoyens, on sait ce que ça donne !

mardi 30 décembre 2014

Vague de froid : comment donner un peu de chaleur humaine à un sans-abri ?

Rendre leur visibilité aux sans-abri

Voici les recommandations des associations
face à une personne dans la rue en plein froid hivernal. 

Tous les jours, nous la croisons, panier chargé, au coin de notre rue et aux abords des magasins d'alimentation. Avec le froid qu’il fait, nous nous demandons comment bien faire pour aider un SDF. Vaut-il mieux donner de l’argent ou de la nourriture ? Appeler le 115 ou donner directement une couverture ?
Alors que cinq  SDF sont morts de froid depuis ce week-end, Europe1 a posé la question à Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre. 

Communiquer

"C’est fondamental", explique Christophe Robert. "Les gens dans la rue nous disent souvent : 'le pire, c’est d’être invisible' ", raconte-t-il. "Parfois, les gens sont inquiets à l’idée d’engager la conversation avec un SDF, ils se disent : ‘qu’est-ce qui va se passer si je lui parle ?’ Mais la question de la relation humaine est essentielle", souligne-t-il.

Discuter vous permettra d'évaluer les besoins de la personne et de la renseigner au mieux. Celle-ci ne connaît pas forcément, par exemple, l’existence du 115 ou des points de distribution de repas gratuits.

Ne cherchez pas toutefois à entrer en contact à tout prix avec une personne en état de crise (quelqu’un qui crie, qui est fortement alcoolisé…). Dans ce cas, si cela est nécessaire, appelez les secours.

Offrir un bol de soupe ou un café

"Bien sûr, cela ne résout pas le problème de la personne, mais tout témoignage de chaleur humaine est le bienvenu", relève le délégué général de la Fondation Abbé Pierre.

Appeler le 115

Christophe Robert recommande de demander régulièrement aux SDF que vous croisez s’ils ont besoin que vous appeliez le 115 pour eux. Si, à cause de la fatigue, du froid ou de l’alcool, la personne n’est plus en état de sentir le froid n’hésitez pas à appeler le 115 de votre propre chef. "Le numéro est là pour cela", insiste Christophe Robert.  

Donner une couverture ou des gants

Est-ce utile de donner une doudoune, un bonnet, une couverture ou un sac de couchage alors qu’il y a des maraudes régulières dans votre quartier ? Le délégué général de la Fondation Abbé Pierre encourage ce genre de gestes car "c’est une manière d’engager la conversation". 
Et si la personne vous dit qu’elle aurait davantage besoin d’un sandwich que de gants, vous saurez comment vous rendre utile...

Donner de l’argent

Vaut-il mieux donner régulièrement des pièces ou un petit billet d’un coup ? Pour Christophe Robert, apporter une aide financière à un SDF est positif, mais "il n’y a pas de règle" sur la façon de procéder. "On est face à une telle diversité de situations entre le clochard à la rue depuis des années, le jeune SDF, celui qui vient de perdre son logement…", explique-t-il.

Il y a aussi la possibilité de faire un don aux associations qui viennent en aide aux SDF. "La fondation Abbé Pierre vit grâce à la générosité publique", rappelle Christophe Robert. 

Beaucoup d’associations organisent des maraudes auprès des SDF avec des degrés d’engagement variable en termes de temps. C'est le cas d'Emmaüs Solidarités, de la Croix-Rouge, des Restos du cœur… Prenez contact avec l'antenne locale de l'association de votre choix, ils vous y renseigneront.

Héberger un sans-abri ?

D’une manière générale, il n’est pas recommandé de loger un SDF chez soi. Mais Christophe Robert, estime, lui, qu’"il ne faut rien s’empêcher".
"Tout est une question de bon sens", explique-t-il, "si quelqu’un avec qui vous avez établi un lien se retrouve à la rue, vous n’allez pas vous interdire de le loger". Mais, rappelle-t-il, "la question du logement ne règle pas tout". D’où l’importance de toujours chercher à mettre la personne démunie en contact avec des associations qualifiées ou des institutions de réinsertion. 

jeudi 30 mai 2013

U.-E. - Hollande accepte les délais accordés mais refuse les contraintes

François Hollande quémande puis tient tête à la Commission européenneà Bruxelles

Le président socialiste et son Premier ministre mordent la main qui les nourrit


L'ingrat Hollande a simplement à tenir ses engagements !

En marge d'un déplacement à Rodez mercredi, François Hollande a répliqué à la Commission européenne, après que Bruxelles a demandé à Paris d'engager la lutte pour la réduction de la dette publique et d'entamer la réforme des retraites dès cette année. La Commission européenne a publié mercredi ses "recommandations" à la France et lui a adressé un document de 9 pages qui doit lui servir de feuille de route pour remettre l'économie française sur les rails.

"La Commission n'a pas à nous dicter ce que nous avons à faire. Elle a simplement à dire que la France doit rétablir ses comptes publics", a-t-il riposté, souverain en peau de lapin. 

VOIR et ENTENDRE Hollande répliquer à Bruxelles par des mots et des coups de menton:




Ayrault et Moscovici ont quelque peu nuancé la vive réaction de Hollande 

"Pour ce qui concerne les réformes structurelles, notamment les réformes des retraites, c'est à nous et à nous seuls de dire quel sera le bon chemin pour atteindre l'objectif", a insisté le président des homosBruxelles ne fait pas confiance en Hollande qui regimbe donc à ses rappels à l'ordre. "La France n'est pas et ne sera jamais aux ordres de Bruxelles", rétorque  la "gauche molle" poussée à se durcir.

Ayrault garde la foi du charbonnier  
"Il n'y a pas de surprise, nous sommes dans la droite ligne de ce qui avait été annoncé, et donc la France va respecter ses engagements", venait de déclarer Simplet à l'issue d'une rencontre à Paris avec l'ancien chancelier social démocrate allemand, Helmut Schmidt (SPD). Le PS s'investit en effet beaucoup outre-Rhin dans la campagne du SPD contre la  CDU Angela Merkel qui se représente à la Chancelerie fédérale: Hollande aurait tellement besoin de la solidarité de l'Internationale socialiste ! 
Rappelé à l'ordre par le chef de guerre français au Mali, Zayrault a riposté à l'ingérence de Bruxelles :"nous ferons les réformes à notre manière", a-t-il assuré. En pick-ups et en babouches.

Pierre Moscovici est quant à lui allé masser la Commission européenne dans son coin du ring, après l'avoir  également renvoyé  dans les cordes. Le ministre de l'Economie a tenté de positiver et s'est défendu de rester les bras ballants, mais en énumérant des mesures vieilles de plusieurs semaines qui ne convainquent pourtant pas Bruxelles puisqu'elles tardent à produire des effets. "Pour l'essentiel, ces recommandations confortent les chantiers du gouvernement, notamment (sic) le Pacte pour la compétitivité, la croissance et l'emploi, la réforme du marché du travail, la modernisation de l'action publique, la réforme des retraites", a énuméré le ministre de l'Economie au desespoir (photo ci-contre). En faisant le choix du verbe "conforter", le ministre de l'Economie envoie un message subliminal à la Commission européenne pour qu'elle aide le pouvoir socialo-écolo à regagner la confiance de son opinion.

Après avoir donné la priorité au mariage homosexuel

La Commission européenne demande à Paris de prendre des mesures dès 2013 pour réformer son système de retraites
, afin de le ramener à l'équilibre "pour 2020 au plus tard". L'exécutif européen recommande à Paris "d'adapter les règles d'indexation, les âges minimum et de taux plein, la période de contribution et les régimes spéciaux, mais en évitant d'augmenter les contributions des employeurs" et ne pas casser la compétitivité des entreprises.



Pour rappel, les engagements de Hollande sur les objectifs de déficit fixés par l'UE pour bénéficier de son délai supplémentaire sont intangibles : la France a deux ans pour réduire son déficit à 3% du PIB. Pour autant, concernant les réformes à mener et la manière d'y arriver, la Commission européenne ne peut certes pas impose a méthode, mais "Monsieur 3%" a une obligation de résultats.

jeudi 23 mai 2013

La cogestion de l'Éducation nationale épinglée par la Cour des comptes

Un an après, la Cour des comptes donne raison à Sarkozy

Les défaillances de l'Éducation nationale ne relèvent pas d'un manque de moyens budgétaires  
La "réussite pour tous"
est-elle une  affaire de gros sous?
Un rapport de la Cour des comptes publié ce mercredi met en cause une mauvaise organisation et une mauvaise gestion de ses professeurs.

Pour la première fois, les options de gestion des ressources humains sont rendus responsables des errements de l’Éducation nationale, observe ce rapport intitulé "Gérer les enseignants autrement", publié ce mercredi. Plus que d'un manque de moyens, l'institution souffre d'une mauvaise gestion des professeurs.
La Cour prône donc une "réforme d'ensemble" pour enrayer les "multiples dysfonctionnements" de l’Éducation nationale et la baisse des résultats des élèves et la crise de vocation des enseignants. 

Ce n’est pas le nombre d’enseignants en France qui pose problème, mais la manière dont ils sont utilisés.
"Le problème n'est pas celui du nombre d'enseignants ou d'une insuffisance des moyens" budgétaires : […] la création prévue de 60 000 postes en cinq ans "[est] vaine si elle se [fait] à règles de gestion inchangées", juge encore la Cour.

Pour le socialiste Didier Migaud, son premier président, ne pas changer ces règles, c’est participer à la "dégradation des performances du système scolaire". La France est au 18e rang (sur 34) des pays membres de l'OCDE pour la performance de ses élèves. L'impact de leur origine sociale sur leurs résultats est d’ailleurs deux fois plus important que dans les pays qui réussissent le mieux.

Le système scolaire actuel "ne parvient pas davantage à répondre aux attentes des enseignants", a ajouté Didier Migaud lors d'une conférence de presse, rappelant que "la France connaît un profond malaise enseignant et une inquiétante crise d'attractivité du métier".

La Cour a donc énuméré toute une série de recommandations pour "redéfinir" le métier d'enseignant, de la revalorisation salariale en passant par les règles de mutation des professeurs.

Recommandation 1 : revalorisation salariale
Dans le détail, elle préconise ainsi de "mieux valoriser" les enseignants recrutés à Bac+5. "Cela passe par la formation, le déroulement des carrières, les conditions de travail et la rémunération", a continué le premier président de la Cour. Selon l'Insee, sur les traitements perçus en 2009, "la rémunération nette annuelle des enseignants est inférieure de 35 % à celle d'un cadre non enseignant de la fonction publique". Selon l'OCDE, les salaires des profs français sont inférieurs à ceux de leurs homologues des pays de l'organisation en début et en milieu de carrière, et baissent depuis 1995.

Recommandation 2 : revoir les règles d'affectation des professeurs 
Elles reposent sur l'application mécanique d'un barème de points attribués en fonction de différents critères (ancienneté, situation familiale...). Didier Migaud rappelle que la première affectation de deux tiers des enseignants se fait sur des postes de remplacement ou des postes difficiles pour lesquels, au contraire, "une solide expérience pédagogique et un recrutement sur profil seraient bien plus efficaces".

Recommandation 3 : mettre en place un "forfait annuel" intégrant les heures de cours à l'ensemble des activités des enseignants (travail en équipe pédagogique, accompagnement personnalisé des élèves...). "La répartition de ce temps de service doit pouvoir être modulée en fonction du type de poste occupé et des besoins locaux des élèves", précise Didier Migaud.

Mise en cause de la cogestion corporatiste par le syndicat dominant 

 Vincent Peillon, ne peut partager le constat de mauvaise utilisation des moyens existants.
Précédent ministre de l'Education, Luc Chatel prônait l'autonomie des établissements qu'il avait étudiée en Finlande, pays qui l'a expérimenté avec succès, mais c'était un autre excès.
La question des effectifs aurait pu être désormais réglée: malgré les suppressions de postes de 16 000 postes d'enseignants et 1 500 classes qui n'ont pas rouvert à la rentrée 2011, l'école dispose en effet de bien plus de moyens qu'il y a vingt ans. Mais, par démagopgie et clientélisme, Hollande a rouvert le dossier et décidé d'alourdir -sur plusieurs générations- les charges liées à l'Education. 

Chatel pensait que l'avenir de l'école passe par un système plus déconcentré et décentralisé. 
Le principal avantage de cette ambition était de desserrer l'étau corporatiste dans lequel l'Education se trouve prisonnière. Comme dans de nombreux pays, tels la Finlande ou le Danemark, le recrutement des professeurs appartient en effet aux établissements et donc aux mairies, qui contrôleraient ainsi les personnels en plus du financement des établissements du primaire. Un pouvoir politique certes décentralisé mais actuellement détenu largement par la gauche. Pour autant, ces pays référents sont-ils mieux classés dans les évaluations internationales du fait du recrutement de leurs professeurs par les établissements? 

Luc Chatel s'aliénait les syndicats d'enseignants
lorsqu'il faisait valoir que notre système d'affectation, d'évaluation et de gestion de carrière des professeurs est archaïque. Il souhaitait comme le rapport de la Cour des Comptes à sa suite que le chef d'établissement puisse recruter lui-même ses enseignants en ciblant ses besoins et non pas en se soumettant à des tableaux d'avancement gérés par le SNUIPP (FSU).
Luc Chatel ne pouvait se satisfaire d'un système qui prévoit une inspection pédagogique en moyenne tous les cinq ans et préconisait un dispositif administratif plus moderne, plus équitable (libéré des appartenances syndicales), fondé sur des critères d'évaluation plus transparents.

Les ministres de l’Éducation ne sont pas libres et autonomes
Ils reçoivent leurs ordres des syndicats (notamment la FSU ou le SNU-ipp et le SGEN). "L'amélioration de la [co-]gestion des ressources humaines [qui  pourtant lui échappe] est indispensable. Elle n'est pas pour autant suffisante à elle seule pour améliorer d'un point de vue pédagogique notre système éducatif et des créations de postes sont aujourd'hui nécessaires pour accomplir des missions que nous souhaitons réaffirmer", maintient Vincent Peillon, otage de la toute puissante FSU. Avec Peillon, l'époque de la cogestion n'est pas révolue.
Lien PaSiDupes - " Cogestion : les ministres dirigent-ils leurs ministères ? " : La gauche s’accroche à la cogestion

Que représentent les syndicats d'enseignants ?
Ils restent un réservoir d'électeurs fidèles à la gauche (républicaine ou non, depuis la montée de SUD). Mais, au soir du 20 octobre 2011,  avec 38% de participation au lieu de 61%, la chute de la participation des enseignants aux élections professionnelles  est extrêmement brutale et pose la question de la légitimité de la représentation syndicale. Il manquait en effet 250 000 électeurs. Complot  ou non, le résultat est là.  Ce net recul écorne la légende selon laquelle le ministère de l'Education est celui où les syndicats ont une grande capacité de mobilisation lors des élections. L'ont-ils conservée sur des mots d'ordre corporatistes ?

Le ministre de l'Éducation nationale a annoncé en décembre l'ouverture d'une grande réflexion sur l'évolution du métier d'enseignant au second semestre de 2013.
La rentrée 2013 promet d'être tumultueuse...