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lundi 2 décembre 2019

Libye : la France annule ses livraisons contestées de bateaux aux garde-côtes

"La situation en Libye ne permet pas de réaliser ce don d’embarcations", se justifie la ministre des Armées, Florence Parly

La ministre est revenue sur sa promesse de dons de six navires

La France se soumet aux pressions des internationalistes et des passeurs.
Des migrants devant un navire des gardes-côte à Khoms, en Libye, le 1er octobre 2019.
Des migrants devant un navire des gardes-côte à Khoms, en Libye, le 1er octobre 2019. — Hazem Ahmed/AP/SIPA
Macron ne participera pas au renforcement du contrôle des côtes de Libye : il renonce à la livraison des navires promis à la Libye, pour la raison floue de "la situation" dans le pays, a-t-on appris lundi 2 décembre. En février  dernier, sa ministre des Armées, Florence Parly, avait pourtant annoncé ce don de six embarcations rapides, des semi-rigides Sillinger de 12 mètres.

Huit associations avaient demandé l’annulation de cette livraison.
La Cour administrative d’Appel de Paris leur a donné satisfaction: "Si la cession a été un temps envisagée au bénéfice de la Libye, la ministre a finalement décidé de ne pas livrer les embarcations à cet Etat", écrit le ministère des Armées dans un mémoire du 26 novembre.

"Ainsi, les conclusions à fin d’annulation de la décision du ministère des Armées (…) ont perdu leur objet", peut-on encore lire dans ce document. "La situation en Libye ne permet pas de réaliser ce don d’embarcations", a confirmé le ministère des Armées, sans autre "précision".

Cela aurait fait de la France "la complice des crimes sur les migrants", selon les activistes de l'ultra gauche, du type Black bloc  

Plongé dans le chaos depuis que le régime de Mouammar Kadhafi a été abattu en 2011, la Libye est actuellement secouée par le conflit armé entre les forces du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’Est du pays, et son rival installé à Tripoli, le Gouvernement d’union nationale (GNA), formé sous l'égide de l'ONU, dans le but de résoudre la deuxième guerre civile libyenne, et dirigé par Fayez el-Sarraj, un homme d'affaires que l'ONU a fait à la fois président du Conseil présidentiel et premier ministre.

Le renoncement de Macron est donc un geste d'allégeance du président français, après qu'il a déclaré en "état de mort cérébrale" l'OTAN, alliance militaire nord-atlantique, dont les services ont été déplacés de France en Belgique.  

Les associations internationales se félicitent de leur victoire

La décision de ne pas livrer les embarcations constitue
"une victoire importante" obtenue "grâce à la pression publique" et doit "marquer un tournant dans les relations de la France avec la Libye en matière de politique migratoire", a réagi Lola Schulmann, chargée des questions migratoires chez Amnesty International, une des ONG internationales illégitimes qui avaient saisi la justice administrative en avril.

"Nous nous félicitons de l’abandon de cette initiative qui aurait fait de la France la complice officielle des crimes commis sur les personnes migrantes et réfugiées en Libye", ont estimé les huit ONG, dont Médecins sans frontières et la Ligue des droits de l’homme, marquées à gauche, dans un communiqué commun lundi.
 
Au pouvoir des juges, en interne, se surajoute le pouvoir des associations internationalistes sur les états démocratiques
Elles veulent même pousser leur avantage, demandant désormais à Paris de poser "des conditions strictes à toute coopération bilatérale et européenne avec la Libye afin que les droits et la sécurité" des migrants clandestins "soient garantis et respectés".

vendredi 22 février 2019

Secrétaire d'État à la Transition écologique de Macron, flashée à 150 km/h en pic de pollution

Bonne fille, Emmanuelle Wargon "va régler l'amende" ! 

"Il y a avait un pic de pollution et nous n'étions pas au courant," raconte la sous-ministre de l'Ecologie

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La fille de... qui pollue au ministère de la Transition écologique
"C'est une erreur de notre part", explique la ministre. 
C'est même une faute, dans sa position de membre du gouvernement... Lors des pics de pollution atmosphérique, la préfecture peut prendre des mesures de restrictions de vitesse sur les routes.

Prise en flagrant délit d'excès de vitesse, la secrétaire d'Etat à la Transition écologique, Emmanuelle Wargon, a été enregistrée jeudi à 40 km/h au-dessus de la vitesse maximale autorisée lors d'un pic de pollution, selon Ouest-France.. 

De retour à Paris après un déplacement dans le cadre de l'opération arrêt du gaz B à Cambrai (Nord), la voiture de la secrétaire d'Etat, conduite par son chauffeur, a été flashée à 150 km/h sur l'autoroute A1, alors que la vitesse était limitée à 110 km/h en raison d'un pic de pollution.

La ministre va régler l'amende dès qu'elle la recevra", a déclaré le cabinet de la ministre

Résultat de recherche d'images pour "wargon exces de vitesse"Pourvu qu'elle la reçoive !
Mais cela va-t-il mieux en le disant ? Wargon assume tellement son infraction au code de la route et à la réglementation préfectorale dépendante du ministère de l'Intérieur, que Wargon pense qu'il suffit, pour racheter sa faute, d'endosser l'excès de vitesse du chauffeur au volant et de promettre de payer. 
On veut juste voir le chèque et avoir la preuve qu'il a été encaissé...

Le ministère de la Transition écologique assume cette surconsommation de carburant et la surproduction de CO2 qui en découle, menaces sur la couche d'ozone. Reconnaissant une "erreur", son cabinet promet jeudi 21 février qu'elle "va régler l'amende dès qu'elle la recevra". "Ils ont dû rouler vite car ils étaient pris dans l'urgence de l'agenda mais ce n'est de toute façon pas une excuse", a commenté son cabinet, assurant qu'il "redoublera de vigilance pour que cela ne se reproduise plus". Montebourg avait viré son chauffeur en excès de vitesse,  Alexandre Benalla, qui avait voulu échapper à un contrôle de police en prenant la fuite...

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Née Stoleru, Wargon est la fille de Lionel Stoléru (1937-2016), secrétaire d'Etat chargé des travailleurs manuels et immigrés, dans le gouvernement Barre, sous la présidence Giscard d'Estaing (1974-1981), puis de nouveau sous la seconde présidence de François Mitterrand, comme secrétaire d'Etat chargé du Plan (1988-1991) auprès de Rocard, premier ministre.
Selon de nombreux journaux, l'ex-activité de Wargon comme "lobbyiste en chef" en matière environnementale pour le groupe Danone (cf. Franck Riboud) a amené cette écologiste pas très bio à défendre l'huile de palme ou les OGM. Sa nomination  à ce poste interpelle toujours - et plus que jamais - sur sa légitimité au gouvernement, après que Nicolas Hulot a dénoncé la pression des lobbies, lors de sa démission d'août 2018.
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De plus, la 
série de va-et-vient entre hautes fonctions publique-privé-publique est à nouveau dénoncée comme un retour au "rétro-pantouflage", comme celui antérieur de sa consœur au ministère de la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson, franco-américaine qui, elle, a précédemment travaillé pour Veolia
(dont le PDG, Antoine Frérot, fit polémique en se faisant le défenseur de l'apprentissage, tout en avouant que ses enfants étaient trop "brillants" pour suivre ce cursus) , et se trouve ainsi en situation de conflit d'intérêts pour avoir été salariée d'un grand groupe de traitement des déchets.
Que va-t-elle pouvoir répondre aux participants « grand débat national" ?
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Avec Sébastien Lecornu, déjà éclaboussé dans l'affaire Benalla, Wargon anime cet entre-soi d'élus et de citoyens triés sur le volet, pour gagner du temps et sortir de la crise sociale portée par les Gilets jaunes.

mercredi 19 décembre 2018

Référendum d'initiative citoyenne : la sottise de Ferrand irrite les Suisses

La majorité présidentielle et le président nous fâchent avec le monde entier

Qui en Europe et dans le monde supporte encore Macron et sa clique ?


On dit 'suffisant' comme Ferrand
Le retour du sujet du référendum d'initiative citoyenne dans le débat hexagonal a fait resurgir une déclaration du président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, sur les votations. Elle avait provoqué la colère en Suisse, a rapporté Le Parisien, mardi 18 décembre. Cette fois, notre presse servile ne peut plus la passer sous silence. 

C'était le 16 juillet dernier. A cette époque, Richard Ferrand n'était encore que le président du groupe LREM à l'Assemblée.
Les députés débattaient du référendum d'initiative populaire. "Tout à l'heure, quelqu'un vantait la grande démocratie cantonale helvétique, avait-il déclaré. Reprenez les thèmes qui sont soumis : c'est très souvent le fait de quelques cliques affairistes et de quelques lobbyistes qui, d'ailleurs, à la fin des fins, sont souvent démasqués." Sur le moment, ses propos étaient passés inaperçus.

Sans attendre de réponse, Ferrand soupçonne cette "révélation de la députation genevoise", classé en 2015 parmi les parlementaires les plus influents, d'être un 'minus habens'. Dipômé de la Columbia Law School à New York, ce brillant trentenaire ne joue pourtant pas dans la même cour que Ferrand, affairiste immobilier, avec le bac pour seul parchemin authentifié.

Oui, mais voilà, lundi 17 décembre, France 3 a utilisé ces images dans un reportage consacré au référendum d'initiative citoyenne (RIC), l'une des premières revendications des "gilets jaunes". Et cette fois-ci, les propos de ce proche d'Emmanuel Macron ont été parfaitement compris de nos amis helvètes : trop intelligents et subtils, leur seraient-ils passés au-dessus de la tête ?

L'ex-maire de Genève a demandé au président de l'Assemblée de présenter des excuses pour des propos qu'il a tenus en juillet dernier



"Honte à vous, Richard Ferrand -ignare-, qui venez de déclarer à l'Assemblée nationale sur le droit de référendum helvétique : "Les thèmes soumis sont très souvent le fait de cliques affairistes et de quelques lobbyistes démasqués". Le peuple suisse appréciera", a déclaré sur Twitter le conseiller national et membre de l'exécutif de la Ville de Genève, Guillaume Barazzone.

"Cher monsieur Barazzone, je démens formellement avoir pensé ou tenu ces propos que vous me prêtez, a répondu dans la soirée l'intéressé. Quelles sont vos sources ?
Evitez svp les fake news." L'homme politique suisse a ensuite publié l'extrait de l'émission dans lequel Richard Ferrand tient ces propos, lui demandant au passage s'il allait "présenter des excuses".

Les media suisses se sont également indigné de cette appréciation blessante, à l'instar de 24 heures, qui reproche à  Richard Ferrand d'avoir "insulté" la Suisse, ou de 20Minutes, pour qui le président de l'Assemblée s'est "moqué" du pays.

Le mépris et la condescendance de La République en marche déborde au-delà de nos frontières.

mardi 30 octobre 2018

Des francs-maçons réclament la "suspension temporaire" de Mélenchon, leur frère

Le Grand Orient de France veut sanctionner Jean-Luc Mélenchon 

Mélenchon va-t-il devoir rendre son tablier à l'issue de sa comparution devant la chambre suprême de la justice maçonnique 


"Très à cheval sur le respect de la République, et de la liberté de la presse", selon les circonstances, la plus grande confrérie maçonnique française veut traduire le patron de LFI devant son conseil disciplinaire. Après son "comportement vis-à-vis des magistrats, des policiers et des journalistes", l’exécutif du Grand Orient de France, (GODF) a demandé, vendredi, à sa justice interne "la suspension temporaire" de Jean-Luc Mélenchon, chef de file de 'La France insoumise' (LFI), parti politique radical qui n'a rien à envier au RN de Marine Le Pen, a annoncé l’entourage du GODF.

La presse est-elle massivement de gauche et franc-maçonne ?

Cette procédure disciplinaire du GODF concrétise sa connivence avec la plupart des organes de presse.
Lors d’un vote au Conseil de l’Ordre, vendredi dernier, cette motion a obtenu "30 voix pour et 3 voix contre", a précisé l’entourage du GODF, soulignant que c’est un fait rare. 

La chambre suprême de la justice maçonnique, indépendante du Conseil de l’Ordre, et devant laquelle Jean-Luc Mélenchon est convoqué pour sa défense, doit désormais trancher, et ce "au mieux dans deux mois".

Jean-Luc Mélenchon entré au Grand Orient en 1983

Son opposition violente aux perquisitions légales au siège de La France insoumise et chez lui le 16 octobre, ont déplu à certains membres du GODF. 
La demande de suspension se fonde sur l'enquête préliminaire ouverte le 17 octobre pour "actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire" et "violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique" lors de ces perquisitions, et sur la plainte déposée par Radio France après les propos de Jean-Luc Mélenchon qualifiant de "menteurs" et d'"abrutis" les journalistes de franceinfo et appelant ses militants à les "pourrir". S'il est permis de le penser très fort, il est interdit de le clamer.

Ces perquisitions ont été menées dans le cadre d'enquêtes sur les comptes de campagne présidentielle 2017​ du leader de LFI et sur les assistants d’eurodéputés de son parti. 
Dans une biographie parue en 2012, l’ancien candidat à la présidentielle avait indiqué être entré au GODF en 1983. Ancien militant de l'Organisation communiste internationaliste (OCI), courant trotskiste d'obédience lambertiste, "Santerre" (son nom de guerre révolutionnaire) infiltra le Parti socialiste (PS) dont il fut membre à partir de 1976. C'est l'année de son entrée au GODF qu'il fut élu conseiller municipal de Massy en ...1983.
Le 1er Mai de chaque année, le Grand Orient de France s'affiche publiquement pour rendre hommage aux martyrs de la Commune de Paris (1871), insurrection considérée comme "rouge" contre le gouvernement issu de l'Assemblée nationale à majorité monarchiste qui venait d'être élue au suffrage universel. Les Communards ébauchèrent pour la ville une organisation proche de l'autogestion ou d'un système communiste. 



Sous la IIIe République, les loges du GODF devinrent pour la plupart des "laboratoires législatifs" parallèles, où furent préparées et débattues des propositions de lois sociales et sociétales. Cette activité législative et sociétale de groupe de pression perdure à notre époque.

En septembre 2018, Jean-Philippe Hubsch, 56 ans, courtier en assurances de 56 ans, (entreprise 'Thionvillois sans Frontières'), le Grand Maître du Grand Orient de France - élu en août dernier avec 100% des voix - a remis la Marianne Jacques France au président Macron.

dimanche 22 avril 2018

Transparence de la vie publique : Transparency dresse un bilan mitigé de l'action de Macron

Une année de pouvoir sans partage et pourtant des "avancées insuffisantes"...

L’imbu de lui-même à l'Elysée, ainsi que sa bande d'arrogants, taclés sèchement

L'ONG altermondialiste 'Transparency International France' a pointé dimanche des "avancées insuffisantes" du pouvoir macronien sur l’éthique et la transparence de la vie publique, faisant la leçon au "pédagogue" de l'Elysée. 
ONGI d'origine allemande, qui a pour principale vocation la lutte contre la corruption des gouvernements et des institutions gouvernementales mondiaux, Transparency lui adresse deux conseils :  "ne pas se contenter de la loi de confiance dans la vie politique" et à "replacer ces questions en haut de l’agenda politique".
Transparency s'arroge le droit de juger les états souverains, singulièrement ceux du Nord, mais aussi ceux du Sud, ces derniers ayant droit à toutes ses indulgences. Ainsi se pose-t-il en observateur du fonctionnement démocratique des institutions nationales, allant jusqu'à émettre des avis sur les actions gouvernementales, bien qu'évidemment elle ne puisse se prévaloir d'aucun mandat électif.
Un an après une élection qui a bénéficié d'un contexte "lourdement marqué par les affaires", le bilan est "mitigé et contrasté", juge dans ce rapport Marc-André Feffer, président de Transparency International. 

L’ONG pointe notamment "un chantier au point mort" sur le financement de la vie politique, "parent pauvre" des réformes sur la transparence. 
Si elle salue la suppression de la réserve parlementaire et l’encadrement des frais de mandats, Transparency appelle à "renforcer les dispositifs de contrôle et d’audit interne à l’Assemblée nationale et au Sénat" et à "inclure des membres indépendants dans les commissions chargées d’apurer les comptes".

Concernant l’indépendance de la justice, l’ONG loue des projets de réforme qui "vont dans le bon sens", notamment la suppression de la Cour de Justice de la République ou l’alignement des règles de nomination des magistrats du parquet sur celles des magistrats du siège. Mais "seule une réforme complète de l’indépendance du Parquet (…) est de nature à lever de matière pérenne les soupçons d’interférence politique dans les dossiers judiciaires", insiste-t-elle.

Retour en arrière sur le lobbying

L’ONG pointe en revanche "un retour en arrière" sur les questions de lobbying, critiquant la décision du gouvernement "d’exclure les associations cultuelles du registre des représentants d’intérêts", à travers l’article 38 de son projet de loi sur le droit à l’erreur. "Tous les acteurs publics comme privés – qu’il s’agisse d’associations, d’entreprises, d’ONG, ou de syndicats – doivent y être inclus", plaide cet organisme supra-national et, à ce titre, illégitime.

L’incertitude autour des contours de la limitation à 3 mandats identiques dans le temps 

Cette autre faiblesse de la politique de
Macron qui a fait la promesse de campagne d'introduire via la réforme des institutions. L’ONG préconise que la mesure prenne en compte les "mandats déjà effectués" lors de son application, et exprime le regret que les maires des communes de moins de "9.000 habitants" puissent ne pas être concernés, ce qui "limiterait considérablement la portée du dispositif".
De plus, concernant l’"intégrité" des responsables publics, le rapport salue certaines avancées: "la loi a effectivement renforcé l’encadrement des activités annexes des parlementaires", note-t-il. En revanche, l'ONG déplore que la nécessité d’avoir un casier judiciaire vierge pour se présenter à une élection ne soit pas entérinée.
Président de Transparency International France de 2003 à 2017, Daniel Lebègue, un haut-fonctionnaire qui a fait carrière dans le Tiers-monde, a milité dès 2011 pour l'introduction du principe de "super procureur" pour couper les liens entre le Garde des Sceaux et le Parquet. Daniel Lebègue affirma alors que "la démocratie française est malade" et se prononça déjà contre le cumul des mandats.
Son successeur, Marc-André Feffer, qui a été élu le 29 mai 2016, est diplômé de l’IEP Paris, ancien élève de l’ENA et auditeur au Conseil d’Etat, puis conseiller de Gaston Thorn, président de la Commission des Communautés européennes. Il entra à Canal+ en 1988 comme secrétaire général, avant de rejoindre le groupe La Poste en 2004 en tant que directeur général délégué, chargé de la stratégie, des affaires internationales et juridiques et de la régulation. Il a pris sa retraite en 2015.
Transparency International France est la section française de Transparency International, un mouvement mondial animé par une vision : un monde dans lequel les États, les entreprises, la société civile et les individus dans leur quotidien seraient épargnés par la corruption sous toutes ses formes. Avec plus de 100 sections dans le monde et un secrétariat international à Berlin, nous conduisons le combat contre la corruption pour faire de cette vision une réalité.
La France se classe 23e sur 180 pays dans l’Indice de Perception de la corruption publié par Transparency International, derrière certains de ses voisins européens comme la Belgique (16e), l’Allemagne (12e) ou le Royaume-Uni (8e).

jeudi 6 juillet 2017

Le "Groupe Bellota", lobby en faveur du produit Edouard Philippe

Le premier ministre, au centre d'un groupe d'intérêts politiques 

Le mystérieux Edouard Philippe n'était pas un homme seul en politique

Avant de devenir Premier ministre, Edouard Philippe pouvait compter sur une poignée d'élus de droite avec qui il formait un groupe solidaire. Aujourd'hui à Matignon, il ne les a pas oubliés. Le Figaro révèle que le désormais ex-maire du Havre était entouré d'une poignée d'élus de droite qui formaient un clan appelé "Groupe Bolleta". Ce sont ses amis qui l'ont par exemple incité à semer les journalistes qui avaient pris son taxi en chasse le jour de sa nomination. Edouard Philippe avait alors fait mine de se rendre à l'Assemblée pour brouiller les pistes... avant de ressortir quelques minutes, après de l'autre côté et en voiture banalisée. Mais qu'a-t-il donc à cacher ?

Le quotidien fournit l'origine de ce groupe de garçons "inséparables". 
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C'est au lendemain des législatives de 2012 que le cercle voit le jour, quand Benoist Apparu, ministre délégué au Logement (2009-2012) dans le gouvernement Fillon III, pendant la présidence de Nicolas Sarkozy, organise un dîner au restaurant Bellota-Bellota, rue Nicot, près de l'Assemblée. Une enseigne haut de gamme crée par Philippe Poulachon, importateur pionnier du jambon espagnol Bellota qu’il appelle "l’or noir espagnol", qui a évolué au fil du temps pour présenter une large palette de produits rares : saumon fumé, charcuteries, conserves de poisson, caviar…
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Restaurant réputé pour la qualité de ses jambons made in France ibériques
Autour de la table se trouvent des convives de la même génération à droite : 
Franck Riester, député de Seine-et-Marne, soutien de Bruno Le Maire au premier tour de la primaire  de la droite et du centre à la présidentielle de 2016, puis parrain d'Alain Juppé et enfin président du groupe les Constructifs;
Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture de Sarkozy-Fillon, 2,4 % des voix à la primaire de la droite et du centre de 2017 et ministre de l'Économie et des Finances de Macron-Philippe;
Thierry Solère, député des Hauts-de-Seine et soutien de Bruno Le Maire pour la primaire présidentielle, il annonça la création du groupe les Constructifs : républicains, UDI et indépendants ;
et... Edouard Philippe, qui milita au Parti socialiste dans les années 1990 pour soutenir Michel Rocard, il fut porte-parole d'Alain Juppé lors de la primaire de la droite et du centre, avant d'être placé à Matignon par le président jupitérien.

Cinq ans plus tard, l'un est donc devenu Premier ministre, l'autre ministre de l'Economie de l'ex-conseiller de Hollande et ministre de l'Economie de Valls, et les deux autres, députés, ont formé le groupe LR-UDI "Les Constructifs" à l'Assemblée, un groupe de juppéo-compatibles, proches aussi de la ligne Macron. 

Des séditieux plus carabins que sectaires...

"Nous avions en commun une vision commune de la politique", assure Franck Riester au Figaro. Le rythme des réunions du "groupe Bolleta" s'accéléra. "Dans ces dîners, il n'y a rien d'informel. Ce sont des moments de détente. On aime se bidonner et forcément, comme nous sommes des politiques, ça parle politique", raconte un membre du groupe. 
Un groupe qui s'agrandit aux amis des amis : 
Gérald Darmanin, député-maire de Tourcoing, ex-directeur de cabinet de David Douillet au ministère des Sports, soutien des candidatures de N. Sarkozy, puis de Fillon, et aujourd'hui ministre du Budget, ami d'Édouard Philippe ; 
Gilles Boyer, directeur de cabinet d'Alain Juppé à la mairie de Bordeaux et alter ego d'Édouard Philippe "qu'il continue d'avoir cinq à six fois par jour au téléphone, même à Matignon" ; 
et Sébastien Lecornu, collaborateur de Bruno Le Maire et secrétaire d'État auprès de Nicolas Hulot, ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire dans le gouvernement Édouard Philippe II et "témoin de mariage et de divorce de Gérald", aime-t-il plaisanter. 
"C'est vraiment une histoire d'amitié, ce groupe. Il y a un petit côté compagnonnage. J'ai d'ailleurs retrouvé un petit côté RPR. Mais c'est plus carabin que comploteur. C'est une troisième mi-temps sympathique", confie Gérald Darmanin. 

Et même pendant la primaire de la droite, où chacun avait son favori, il n'y avait aucune tension dans cette confrérie. "Même si nous ne faisions pas les mêmes choix, nous nous entendions très bien et nous savions qu'il n'y avait pas de coups tordus entre nous", confie Édouard Philippe au Figaro. 

"Macron a vite repéré notre petit groupe quand il était ministre de l'Économie" 
Quand François Fillon fut tracassé par des rumeurs et après sa mise en examen, le cercle d'amis se décida à la sécession à l'annonce que le candidat à la présidentielle se maintenait après son meeting au Trocadéro. "Le groupe Bellota ne s'est pas concerté pour dire 'on s'en va'. On n'est d'ailleurs pas partis aux mêmes dates. Mais on a tous jugé individuellement, ou pour certains collectivement, que ce n'était plus possible", précise un des membres qui garde l'anonymat. 
Chez Thierry Solère, nouveau QG du groupe, les membres du groupe  décident de se rapprocher d'Emmanuel Macron, et vice-versa. "Macron a vite repéré notre petit groupe. On se voyait à la buvette de l'Assemblée, raconte un membre de la bande. Après, on s'est régulièrement retrouvés les uns ou les autres à des dîners avec lui [Macron].
 
Une fois devenu président, Emmanuel Macron sent qu'il y a des gens qui sont prêts dans ce groupe pour la recomposition politique," prêts à la désertion et à la trahison. "Hé les mecs, je croyais qu'on avait perdu la primaire !" fanfaronnent-ils. Le groupe apprend vite la probable nomination de l'un des leurs à Matignon en la personne d'Edouard Philippe. Ses amis décident de le soutenir et de ne pas rater l'opportunité. "La cohabitation idéologique et tactique au sein des Républicains devient de plus en plus compliquée. On en tire les conséquences : ce qui compte ce sont les idées, les partis doivent s'adapter", se justifie l'un des membres, sous couvert de l'anonymat. 
Edouard Philippe sera nommé Premier ministre, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin ministres, Thierry Solère, élu questeur à l'Assemblée, Gilles Boyer nommé auprès du Premier ministre à Matignon.

Une franc-maçonnerie ?
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Emmanuel Macron est franc-maçon dans la super-loge « Fraternité verte »  et dans la  super-loge « Atlantis Aletheia »
Selon le maçon Serge Moatti, Emmanuel Macron est franc-maçon dans la super-loge 'Fraternité verte' et dans la super-loge 'Atlantis Aletheia', après avoir été "Young Leader" de la French American Foundation, puis participant à la réunion du club para-maçonnique Bilderberg en 2014 et à une "tenue blanche fermée" (réunion réservée aux frères et sœurs du Grand Orient de France et des obédiences amies), la secte maçonnique de la Rue Cadet, à Paris, le 21 juin 2016.
Alors ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, il avait rempli le Temple Groussier de 280 places, au siège du GODF.
 
l'appartenance maçonnique d'Emmanuel Macron révélé par Gioele Magaldi (franc-maçon italien au 30ème degré) et le journaliste juif franc-maçon Serge Moati - Le blog de Valentin BeziauEmmanuel Macron effectue le "salut à l'ordre" maçonnique (bras à l'équerre et main sur le coeur). Il a aussi fêté sa victoire au son de l'hymne à la joie du célèbre compositeur et franc-maçon Ludwig van Beethoven.
Au-delà de la forme, il y a aussi les mots choisis par le nouveau président, somme toute banals pour un président français, de "défendre les Lumières françaises". Et là, sont convoqués, non pas seulement les Illuminati - organisation secrète des maîtres du monde au coeur des théories complotistes - , mais aussi les Francs-maçons.

Son premier gouvernement est également révélateur de la macronie.
Il faut savoir que, outre l’Institut Montaigne, think tank "indépendant" dirigé par Laurent Bigorgne (intellectuel proche d'Emmanuel Macron, un "de longue date") et qui a accueilli les premières réunions du mouvement En Marche, 
ou du groupe Bilderberg (rassemblement annuel et informel d'environ 130 membres, essentiellement américains et européens, et dont la plupart sont des personnalités de la diplomatie, des affaires, des media - Etienne Gernell, directeur d’édition à Le Point ou François Lenglet, journaliste économique sur France 2 - et de la politique - Manuel Valls, Fleur Pellerin, Emmanuel Macron, Alain Juppé, Laurent Fabius, Édouard Philippe, alors maire du Havre, etc...), 
Le Siècle est ce que l’histoire et la sociologie politiques appellent un "lieu de sociabilité" des élites. C'est une association d'influenceurs (tel Edouard de Rothschild, banquier, homme d'affaires et employeur de Macron) fondée à la Libération par d’anciens résistants - dont le journaliste radical-socialiste et franc-maçon Georges Bérard-Quélin (fondateur de la Société Générale) - avec pour objectif de faire se rencontrer les "élites" au-delà du clivage gauche-droite, et à cent lieues des "gens qui ne sont rien".
Edouard Philippe, premier ministre, young leader de la FAF, validé par le Groupe Bilderberg.
François Bayrou, (ex-)Garde des Sceaux, membre du Comité d’Honneur de la Licra.
Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur: vieux franc-Maçon lyonnais avéré, membre du Siècle.
Bruno Le Maire, ministre de l’écologie, membre du Siècle.
Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, membre du Siècle.
Sylvie Goulard, ministre des Armées, membre du Siècle et appréciée du groupe Bilderberg.
Françoise Nyssen, ministre de la Culture, héritière des Editions Actes Sud.
Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education, membre du Siècle.
Murielle Pénicaud, ministre du Travail, membre du Siècle.
Elisabeth Borne, ministre du Travail de l’Ecologie et du Transport, membre du Siècle.
Agnès Buzyn, ministre de la Solidarité et de la Santé, mariée au président de l’Inserm… intervenante régulière au Grand Orient de France (GOF).
Nicolat Hulot, qui croit peut-être encore que le saint-simonien Macron va freiner la "croissance"… intervenant au GOF.
Dès avril 2017, le Grand Maître du Grand Orient de France (GODF), Christophe Habas, avait appelé à voter Macron.