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mercredi 22 mai 2019

Gabriel Attal, favorable au voile islamique lors des sorties scolaires en France

A cinq jours des Européennes, le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Education relance le sujet de l'interdiction du voile lors des sorties scolaires

Le couple Attal-Séjourné se déclarera-il favorable aussi à la gestation pour autrui (GPA) avant les municipales ? 

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Ce membre du gouvernement se déclare opposé à un amendement proposé par les sénateurs Les Républicains (LR) dans le cadre de la future loi sur l'école.
Gabriel Attal s'est prononcé, mardi, contre l'amendement proposé par les sénateurs LR sur l'interdiction du port de signes religieux ostentatoires, notamment le voile, par les parents accompagnateurs de sorties scolaires, dans le cadre du projet de loi sur l'école. "C'est un débat, un serpent de mer, qui revient depuis des années. Quand on n'est pas dans l'école, on n'est pas dans l'école", a argué le secrétaire d'Etat juppéiste auprès du ministre de l'Education de Macron, sur CNews. Egalement proche de Xavier Darcos, membre du cabinet du ministre de l’Éducation nationale François Bayrou, avant d'être lui-même ministre, Jean-Michel Blanquer a été directeur général de l'enseignement scolaire auprès du ministre de l'Education nationale Luc Chatel.

Le gouvernement proposera de retirer la proposition.
Au terme d'un débat marathon, le Sénat se prononce, mardi, sur le projet de loi dite "pour une école de la confiance". Un vote solennel est organisé sur l'ensemble du texte déjà adopté par l'Assemblée nationale, à majorité de centre gauche et socialiste, mais qui a été largement remanié lors de son examen en première lecture par le Sénat. 
Les sénateurs ont amendé le texte et plusieurs mesures ont soulevé la réprobation sur les bancs de gauche. L'un de ces amendements LR vise à interdire aux parents accompagnateurs les signes religieux ostentatoires lors des sorties scolaires. Sont principalement concernées les mères musulmanes arborant le voile islamique. "Ça ne sert à rien de faire de la politique, de la stigmatisation symbolique, à travers cet amendement-là", a estimé Gabriel de Couriss, ex-soutien de la candidature de la socialiste Ségolène Royal à l'élection présidentielle de 2007. "Je ne peux pas me prononcer pour les députés macronistes, mais le gouvernement leur proposera de retirer cette proposition ", a-t-il ajouté. Les députés de la majorité ne légifèrent pas en leur âme et conscience, mais accomplissent la volonté du prince.

L'autorisation du port du voile lors de sorties scolaires n'est pas une promesse de campagne du candidat Macron

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Après la PMA, la GPA;
après le voile pour les mamans, pour les filles
Gabriel Attal annonce que Macron imposera une mesure par surprise. L'interdiction du port du voile, que ce soit à l'école, l'université ou encore dans l'espace public, a fait débat parmi les candidats à la présidentielle 2017. Tous ont exprimé leurs intentions dès les primaires de la gauche et de la droite, notamment, et c'est le cas de François Fillon, Benoît Hamon, Manuel Valls, Sylvia Pinel, mais aussi Marine Le Pen, Alain Juppé ou Nathalie Arthaud. Mais le coucou Macron qui s'est immiscé dans le scrutin, est resté flou, y compris dans un entretien de l'ancien ministre de l'économie de François Hollande et Manuel Valls accordé au Figaro. 
"Sous prétexte qu'une femme met le voile, elle n'aurait pas le droit d'accéder à l'université ? Qui dit ça ? Ce n'est pas la République, ce sont nos propres traumatismes du moment", expliqua Emmanuel Macron au Figaro, il y a deux ans. Contre l'interdiction du port de voile et du burkini sur les plages, le candidat de "En marche !" s'est également exprimé sur la burqa qu'il juge non "conforme à la civilité". Le candidat faisait minette à l'électorat musulman, mais  éludait le contexte de l'école et des sorties scolaires accompagnées par des mères voilées.
Sur son site internet en vue de la présidentielle, Nathalie Arthaud, candidate Lutte ouvrière, affirma de son côté vouloir s'opposer aux "pressions pour le port du voile" et vouloir aider, "dans la mesure de nos moyens, les femmes qui veulent rejeter ce symbole de soumission", insista-t-elle. 
Pacsé à un ex-conseiller politique de Macron à l'Elysée, ex-directeur de campagne de la liste LREM pour les élections européennes de 2019 et lui-même candidat sur la liste du président en 6e position,  Sébastien Séjourné, Gabriel Attal qui a fait publiquement part de son homosexualité en décembre 2018, souhaite-t-il agiter le voile de la soumission de la femme ?

La loi du 17 mars 2004 interdit les signes religieux ostensibles (foulard, kippa, croix, etc.) à l'école publique, une loi conçue pour mettre fin aux polémiques sur le port du foulard par des jeunes filles élèves d'établissements publics, qui avaient défrayé la chronique dans les années 90. Les débats se sont ensuite déplacés sur le sujet des mères accompagnatrices des sorties scolaires, une circulaire du ministre de l'Education Luc Chatel en 2012 - ex-ministre aujourd'hui partageant sa vie avec une Iranienne - leur demandant de ne pas porter de signe religieux ostentatoire. 
Le Conseil d’État s'aligna sur un avis de la ministre franco-marocaine Najat Vallaud-Belkacem exprimé dans l'entre-soi de l'audition du 21 octobre 2014 par l’observatoire de la laïcité. "L’acceptation de leur présence aux sorties scolaires doit être la règle et le refus l’exception," avait estimé la ministre socialiste de Hollande.
L'effet fut immédiat. Dès janvier 2014, à Nice, un avocat incita une mère de famille voilée à saisir la justice contre une interdiction d'accompagner les enfants lors de sorties. Les opposants à l'interdiction aux femmes portant le foulard d'accompagner les sorties scolaires estiment que cette décision aurait pour unique conséquence d'éloigner de l'école ces mères, alors que l'un des facteurs de réussite scolaire est justement l'implication des parents dans le suivi de leurs enfants. Le tribunal administratif lui donnera raison en juin 2015. 

Quant aux objectifs du protégé de Macron, ils sont clairs.
Gabriel Attal a confié en avril 2019 son désir d'enfant via une GPA "éthique".

dimanche 20 janvier 2019

Indemnités chômage en cas de démission : Macron a du retard à l'application et le compte y sera-t-il ?

"Vous parliez ? J'en suis fort aise. Eh bien, agissez maintenant !"
L'ouverture des droits aux indemnités chômage aux salariés démissionnant en vue d'ne reconversion professionnelle - une traversée de la rue - ne devrait pas être mise en oeuvre avant plusieurs mois



Problème ? La mesure devrait s'accompagner de critères plus sélectifs qui devraient en restreindre le nombre de bénéficiaires. Et en période de crise sociale, le moment n'est pas vraiment idéale, d'autant que le "débat national" va tenir les Gilets jaunes en haleine jusqu'en mars et avril... Le "maître des horloges" est pris  à son propre piège.

"Avec un peu de bon sens (...), on peut donner ce droit aux salariés".
Telle avait été la position du prétentieux six mois après son élection, au sujet de la possibilité accordée aux démissionnaires d'être indemnisés, dans la perspective d'une reconversion professionnelle.


Il assure que ses promesses de campagne sont son seul credo, mais il met le temps à passer à l'acte. Cette assurance chômage n'existe pour le moment que "sur le papier", après son adoption le 1er août 2018 lors du vote de la "loi avenir professionnel" du 5 septembre 2018 et validée - partiellement -par le Conseil constitutionnel. La mesure doit désormais être validée par un décret d'application, "qui doit théoriquement être pris en mars", avance le JDD dans son édition du 20 janvier.
Porteuse du projet, Muriel Pénicaud est déjà celle qui a conduit à la révolte des Gilets jaunes en faisant passer sa 'Loi Travail' en force par voie d'ordonnances, court-circuitant les parlementaires consentants par le biais de l'article 49.3.

Macron va laisser des chômeurs sur le bord de la route.
Les négociations, confiées par le chef de l'Etat aux partenaires sociaux, ont abouti sur un mécanisme qui risque cependant d'être "déceptif". "Ce nouveau droit ne changera pas la vie des salariés car il sera très cadré", estime une déléguée CGT de Pôle emploi, citée anonymement par le JDD.

L'ancienneté demeure le premier critère d'éligibilité. 
L'ouverture aux droits ne pourra se faire qu'après cinq, voire sept ans d'activité (option privilégiée par les syndicats) : voilà pour les jeunes et les plus précaires. 
Une fois cette condition satisfaite, le salarié démissionnaire devra présenter un projet professionnel "réel et sérieux", à faire valider par une commission paritaire régionale. Or, cette commission n'est pas encore créée. 
Enfin, le salarié devra satisfaire à un entretien avec un conseiller en évolution professionnelle avant de pouvoir s'inscrire à Pôle emploi. 

Les évaluations du coût de la mesure telle qu'annoncée dans un premier temps avaient alarmé, y compris dans les organisations syndicales qui gèrent paritairement l'assurance-chômage avec le patronat. Certaines estimations allaient jusqu'à 14 milliards d'euros la première année de mise en oeuvre. Ce coût, depuis réévalué à 280 millions d'euros par an. Pour maintenir l'équilibre du régime, il était à craindre que  les droits de l'ensemble des chômeurs ne soient réduits.

L'arnaqueur de l'Elysée annonce un coup de pouce aux "smicards" ...qui était déjà dans son programme

En décembre dernier, le hâbleur avait clamé  que les travailleurs au salaire minimum légal toucheraient 100 euros de plus par mois en janvier. C'est maintenant. Mais il ne fait rien de plus, en réalité, qu'accélérer l'application d'une promesse de campagne. Le choix des mots employés permet parfois de faire des miracles en matière de communication. Mais en arithmétique, a fortiori en économie, une addition produit une somme plus élevée. En rhétorique et en politique, ce n'est pas automatique. 

Lors de son allocution solennelle visant à apporter des réponses à la crise des Gilets jaunes, Jupiter en majesté avait multiplié les annonces fiscales et les gestes financiers en faveur des classes moyennes et populaires. "Le salaire d'un travailleur au Smic augmentera de 100 euros par mois dès 2019", avait-il notamment indiqué, "sans qu'il en coûte un euro de plus pour l'employeur".

Dans sa manière de présenter les choses, le chef de l'Etat avait donné à penser que cette mesure pouvait être un coup de pouce au salaire minimum légal. Mais en réalité, il s'agit simplement de l'accélération de l'application d'une promesse de campagne, qui figurait déjà en page 7 de son programme présidentiel. "Tous les smicards qui bénéficient de la prime d'activité toucheront par exemple l'équivalent d'un 13e mois de salaire, soit 100€ nets de plus chaque mois", peut-on y lire.

En janvier, la hausse ne dépassera pas "80 euros"
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Pressé de clarifier le galimatias du bonimenteur, l'Elysée confirme qu'il s'agit bien d'une seule et même mesure, qui entrera finalement en vigueur le 1er janvier 2019, alors qu'elle était initialement prévue pour la fin du quinquennat. Les travailleurs concernés devraient percevoir les 100 euros mensuels supplémentaires à le suite d'un tour de passe-passe : environ 80% du montant passerait par l'augmentation de la prime d'activité, et les 20% restants par un allègement des cotisations sociales.

Une autre rouerie s'est glissée dans le discours du chef de l'Etat
Contrairement à ce qu'il a indiqué, le "salaire d'un travailleur au Smic" n'augmentera pas exactement 3de 100 euros par mois dès 2019". En effet, une première vague de baisse des cotisations sociales a déjà permis une hausse d'environ 20 euros du salaire net des smicards en octobre. En janvier, leurs revenus mensuels augmenteront seulement de 80 euros par rapport au trimestre précédent.

Il reste toutefois une situation dans laquelle les travailleurs au Smic pourraient bel et bien voir le total de leurs revenus augmenter de 100 euros en janvier 2019 par rapport à ceux de décembre 2018. En effet, la revalorisation légale du salaire minimum s'élèvera mécaniquement de 1,8% en janvier prochain du seul fait qu'il est annuellement indexé sur l'inflation... Soit environ 25 euros. Lesquels viendront s'ajouter aux 80 euros précédemment cités, et permettront d'atteindre une hausse d'environ 100 euros au global.
Un tour de bonneteau !

mercredi 12 décembre 2018

Castaner militait contre la défiscalisation des heures supplémentaires : il y applaudit aujourd'hui...

Le ministre de l'Intérieur change-t-il d'avis comme de chemise ?

Macron est entouré de fortes personnalités. Prenez Christophe Castaner. 

Si, bien sûr, le ministre de l'Intérieur a approuvé l'allocution du président de la République lundi soir, c'est qu'il a la foi du charbonnier. Alors, il y va, au charbon! Car, il n'a pas peur de se renier et c'est bien pourquoi il fait carrière en politique...
Ainsi le bouffon (comme ils disent à Forcalquier) a-t-il notamment annoncé le retour de la défiscalisation des heures supplémentaires. Une mesure que Christophe Castaner cassait lorsqu'il était encore député PSJusqu'à ce qu'il soit frappé par la grâce jupitérienne ?

Le hasard a fait que Collomb s'en est retourné à Lyon et qu'il libère le poste que ce politicard partage avec Nunes, le seul des deux à connaître son sujet. Ministre de l'Intérieur par défaut, comme son maître, Macron, président par accident, 
Christophe Castaner, approuve une mesure que, député PS élu dans les Alpes-de-Haute-Provence, il considérait comme hautement néfaste: la défiscalisation des heures supplémentaires. 


Cette mesure est l'une des quatre supercheries que Macron a présentées dans son allocution de lundi soir comme des réponses à la colère des Français, portée par le mouvement des gilets jaunes depuis quatre semaines. 
Et, tel un néo-député macronien de base, Christophe Castaner a bien sûr applaudi l'initiative présidentielle. "Le Président a entendu la colère. Sa réponse est claire et forte. A présent, la violence doit cesser et le calme revenir. Place à la paix civile et au dialogue républicain pour bâtir ensemble notre avenir", a-t-il écrit sur Twitter dans la foulée.
Macron est passé de la "désocialisation" à la "défiscalisation"
Alors, pourquoi pas son valet Castaner ? Dans son programme présidentiel de 2017, Macron lui-même ne prévoyait pas de réinstaurer les heures supplémentaires de Nicolas Sarkozy. Il se contentait alors d'envisager leur "désocialisation". Le budget 2019 de la Sécurité sociale, tel que voté par le Parlement, prévoyait en effet de dispenser les salariés, à partir du 1er septembre prochain, de payer des cotisations sur les heures supplémentaires. En revanche, il n'était pas prévu de totalement défiscaliser les heures supplémentaires, c'est-à-dire de les exonérer d'impôts, ni de les exonérer de cotisations patronales.
En annonçant des heures supplémentaires "sans impôt, ni charge dès 2019", le président de la République va donc plus vite que la musique de 2017 - une promesse de campagne non tenue ! - , en suivant le modèle de son prédécesseur Nicolas Sarkozy avec lequel il se serait d'ailleurs entretenu vendredi 7 dernier.
Ni Macron, ni Castaner ne sait plus ce qu'il dit 
Résultat de recherche d'images pour "CASTANER EN CHEMISE OUVERTE"

Ses convictions ne sont pas plus "claires et fortes" que son honneur. Il n'en est donc plus à une contradiction près. 
Sa mémoire flanche à moins de cinq ans. En septembre 2013, le parlementaire Christophe Castaner pensait pis que pendre de ladite défiscalisation, voulue initialement par Nicolas Sarkozy, ceci expliquant cela... Il applaudit donc frénétiquement à sa suppression par François Hollande, suivant ainsi l'avis de son conseiller à l'Elysée, un certain Macron. "La défiscalisation des heures sup, c'est quatre milliards de coût et 100.000 emplois perdus. Ne l'oublions pas!" déclarait-il d'abord. "Fakenews" ? Non ! Ou 'Libération' est passé à côté sans la voir...
Et Castaner récidive en octobre 2014
Il continuait à faire valoir la charge pour le contribuable que constituerait la défiscalisation des heures supplémentaires. "La défiscalisation des heures sup = 4.5Md€ payés par le contribuable et le passage de 35 à 40h, ce sont 5h par semaine pas payées!" clamait-il encore sur Twitter.
Aujourd'hui, on rappelle que la mesure avait bénéficié à 9,5 millions de salariés, pour un gain annuel de pouvoir d'achat de 450 euros en moyenne, entre 2007 et 2012 (article 1er de la loi no 2007-1223 du 21 août 2007, dite Loi TEPA, portée par la ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi, Christine Lagarde, en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat). 
Quant au bouffon du 04, il occupe un demi-poste à l'Intérieur et ça suffit à l'occuper à temps-plein... Mais sa conviction passée sur cette défiscalisation n'est pas passée pour tout le monde par pertes et profits.  


dimanche 22 avril 2018

Transparence de la vie publique : Transparency dresse un bilan mitigé de l'action de Macron

Une année de pouvoir sans partage et pourtant des "avancées insuffisantes"...

L’imbu de lui-même à l'Elysée, ainsi que sa bande d'arrogants, taclés sèchement

L'ONG altermondialiste 'Transparency International France' a pointé dimanche des "avancées insuffisantes" du pouvoir macronien sur l’éthique et la transparence de la vie publique, faisant la leçon au "pédagogue" de l'Elysée. 
ONGI d'origine allemande, qui a pour principale vocation la lutte contre la corruption des gouvernements et des institutions gouvernementales mondiaux, Transparency lui adresse deux conseils :  "ne pas se contenter de la loi de confiance dans la vie politique" et à "replacer ces questions en haut de l’agenda politique".
Transparency s'arroge le droit de juger les états souverains, singulièrement ceux du Nord, mais aussi ceux du Sud, ces derniers ayant droit à toutes ses indulgences. Ainsi se pose-t-il en observateur du fonctionnement démocratique des institutions nationales, allant jusqu'à émettre des avis sur les actions gouvernementales, bien qu'évidemment elle ne puisse se prévaloir d'aucun mandat électif.
Un an après une élection qui a bénéficié d'un contexte "lourdement marqué par les affaires", le bilan est "mitigé et contrasté", juge dans ce rapport Marc-André Feffer, président de Transparency International. 

L’ONG pointe notamment "un chantier au point mort" sur le financement de la vie politique, "parent pauvre" des réformes sur la transparence. 
Si elle salue la suppression de la réserve parlementaire et l’encadrement des frais de mandats, Transparency appelle à "renforcer les dispositifs de contrôle et d’audit interne à l’Assemblée nationale et au Sénat" et à "inclure des membres indépendants dans les commissions chargées d’apurer les comptes".

Concernant l’indépendance de la justice, l’ONG loue des projets de réforme qui "vont dans le bon sens", notamment la suppression de la Cour de Justice de la République ou l’alignement des règles de nomination des magistrats du parquet sur celles des magistrats du siège. Mais "seule une réforme complète de l’indépendance du Parquet (…) est de nature à lever de matière pérenne les soupçons d’interférence politique dans les dossiers judiciaires", insiste-t-elle.

Retour en arrière sur le lobbying

L’ONG pointe en revanche "un retour en arrière" sur les questions de lobbying, critiquant la décision du gouvernement "d’exclure les associations cultuelles du registre des représentants d’intérêts", à travers l’article 38 de son projet de loi sur le droit à l’erreur. "Tous les acteurs publics comme privés – qu’il s’agisse d’associations, d’entreprises, d’ONG, ou de syndicats – doivent y être inclus", plaide cet organisme supra-national et, à ce titre, illégitime.

L’incertitude autour des contours de la limitation à 3 mandats identiques dans le temps 

Cette autre faiblesse de la politique de
Macron qui a fait la promesse de campagne d'introduire via la réforme des institutions. L’ONG préconise que la mesure prenne en compte les "mandats déjà effectués" lors de son application, et exprime le regret que les maires des communes de moins de "9.000 habitants" puissent ne pas être concernés, ce qui "limiterait considérablement la portée du dispositif".
De plus, concernant l’"intégrité" des responsables publics, le rapport salue certaines avancées: "la loi a effectivement renforcé l’encadrement des activités annexes des parlementaires", note-t-il. En revanche, l'ONG déplore que la nécessité d’avoir un casier judiciaire vierge pour se présenter à une élection ne soit pas entérinée.
Président de Transparency International France de 2003 à 2017, Daniel Lebègue, un haut-fonctionnaire qui a fait carrière dans le Tiers-monde, a milité dès 2011 pour l'introduction du principe de "super procureur" pour couper les liens entre le Garde des Sceaux et le Parquet. Daniel Lebègue affirma alors que "la démocratie française est malade" et se prononça déjà contre le cumul des mandats.
Son successeur, Marc-André Feffer, qui a été élu le 29 mai 2016, est diplômé de l’IEP Paris, ancien élève de l’ENA et auditeur au Conseil d’Etat, puis conseiller de Gaston Thorn, président de la Commission des Communautés européennes. Il entra à Canal+ en 1988 comme secrétaire général, avant de rejoindre le groupe La Poste en 2004 en tant que directeur général délégué, chargé de la stratégie, des affaires internationales et juridiques et de la régulation. Il a pris sa retraite en 2015.
Transparency International France est la section française de Transparency International, un mouvement mondial animé par une vision : un monde dans lequel les États, les entreprises, la société civile et les individus dans leur quotidien seraient épargnés par la corruption sous toutes ses formes. Avec plus de 100 sections dans le monde et un secrétariat international à Berlin, nous conduisons le combat contre la corruption pour faire de cette vision une réalité.
La France se classe 23e sur 180 pays dans l’Indice de Perception de la corruption publié par Transparency International, derrière certains de ses voisins européens comme la Belgique (16e), l’Allemagne (12e) ou le Royaume-Uni (8e).

vendredi 19 janvier 2018

Macron dit "service national universel", mais fait un "parcours citoyen" ...à l'école !

Le service national universel, "sera mené à son terme", raconte Macron

Le service national universel, promesse de campagne d'Emmanuel Macron, "sera mené à son terme"

Emmanuel Macron et des soldats français de l'Otan en Estonie au mois de septembre.
C'est une nouvelle promesse lancée vendredi par le président. Le service militaire promis par Macron pourrait être remplacé par un "parcours citoyen" à l'école, a-t-on appris, lors de ses voeux aux armées, à Toulon. Au service national annoncé par surprise par le candidat à la mi-mars 2017 un "service national" obligatoire d'un mois pour tous les jeunes - , le président Macron pourrait donner la forme d'un "parcours citoyen" d'une semaine par an au collège et au lycée, plutôt que le retour du service militaire
C'est une version édulcorée recommandée par les députés dans un rapport qui sera rendu public à la fin du mois de janvier. Leurs travaux mettent en avant trois grandes étapes qui concerneraient tous les élèves du collège au lycée, lesquels seraient encadrés par des enseignants et des volontaires du service civique. Ce système présenterait l'avantage d'être beaucoup moins coûteux pour l'Etat.
Emmanuel Macron avait estimé son coût à 2 à 3 milliards d'euros "en rythme de croisière" après un investissement initial important. Le Sénat avait fait les comptes : la mesure coûterait entre "20 et 30 milliards d'euros sur cinq ans".
"Il aura un financement ad hoc, qui ne viendra en rien impacter la loi de programmation militaire" 2019-2025 qui doit être prochainement présentée, a-t-il déclaré. 

Le projet de service national universel suscite la méfiance générale. 

"Ce temps de service militaire universel devra intervenir dans les trois ans suivant le 18e anniversaire de chacun", déclarait jusqu'ici Macron. 
A la dernière des trois sétape de ce dispositif serait la remise d'un passeport citoyen en fin de seconde. Il permettrait à tous les élèves l'ayant reçu de poursuivre leur engagement au delà de leurs 16 ans, s'ils le souhaitent.

"Il entrera à bon port, il sera conduit par l'ensemble des ministères concernés, et pas simplement par le ministère des Armées. Le budget de l'Education nationale sera lourdement impacté. 
Il ne doit pas, en outre, être confondu avec le "parcours citoyen de l'élève" mis en place en 2015 par l'ancienne ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem.

"Je veux rassurer chacun, il sera mené à son terme"
Et, en plus, Macron se paie la tête des militaires et des Français ! 
Mais ce parcours citoyen là serait mis en oeuvre dans plus de quatre ans et à la charge du prochain président...
Foutage de gueule ?

dimanche 31 décembre 2017

Sans-abri : Castaner raconte que Macron a tenu sa promesse

Les faits le contredisent, selon les associations

Macron n'a pas trahi son engagement de ne plus avoir de sans-abri dans les rues "d'ici la fin de l'année", claironne  Christophe Castaner.

"Des hommes et des femmes refusent d'être logés", explique sans rire le bouffon qui sert de patron de La République en marche. 
"Je veux partout des hébergements d'urgence. Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus", avait promis Emmanuel Macron en juillet dernier, lors d'un discours sur l'accueil des migrants. Et Castaner est content...
Les associations jugent que l'engagement du chef de l'Etat était "impossible" à tenir sans moyens supplémentaires. En effet, de nombreux sans-abris affrontent pourtant encore un froid glacial à quelques heures de l'échéance et du passage à 2018. Or, le ravi de la crèche provençale placé  par Macron à la tête du parti La République en marchea assuré le contraire. 

Image associéeSur un sujet aussi humainement sensible, Castaner n'hésite pas à jouer sur les mots. 
"La promesse de l’Etat, c’est de garantir des places d’accueil, et vous avez encore des places d’accueil disponibles en Ile-de-France et dans les grandes villes, à l’heure où je vous parle. Peut-être pas assez, il faut un peu de temps pour améliorer cela", s'est contredit, vendredi sur BFMTV, le secrétaire d'Etat pour qui gouverner, ce n'est pas prévoir. 

"Il y a des femmes et des hommes qui refusent aussi, dans le cadre de maraudes, d’être logés," dénonce le délégué général du parti présidentiel. 

"La responsabilité de la réponse publique, c’est d’offrir des capacités d’accueil, au chaud dans de meilleures conditions que celles qu’ils connaissent dans la rue, se défend Castaner. C’était ça l’engagement du président de la République au nom de l'action publique, explique-t-il. Et il tente de convaincre : "parce que vous savez bien que ce n'est pas le Président qui gère ça tout seul."

Castaner met d'ailleurs les autres en accusation.
"Ce sont tous les acteurs : les collectivités locales, les associations...", a conclu Christophe Castaner.  

Mais les associations s'inscrivent en faux contre la déclaration satisfaite du responsable macronien

Résultat de recherche d'images pour "sans abri dessin"Le directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité dénonce une "continuité dans l'échec." "On a soutenu cette volonté forte" explique Florent Gueguen, , "mais sur le terrain, il n'y a rien de nouveau, pas de mobilisation particulière.
"Il faut mettre fin à cette gestion du thermomètre", insiste Gueguen, consistant à adapter la capacité d'hébergement aux baisses de température. 

"Il manque 3.000 places d'hébergement d'urgence", selon Eric Pliez, président du Samu Social. Car, chaque soir, le 115 est saturé. En novembre, avant les grands froids, le baromètre du 115 révélait que sur 35.380 demandes d'hébergement, soit des appels passés par 5.900 personnes, seules 25% ont abouti.

Le président d'Emmaüs France, Thierry Kuhn estime que la promesse est "impossible à tenir à ce jour," car "aucune mesure sérieuse n'a été prise", a-t-il souligné vendredi matin au micro de RFI. 

Lundi, le DAL (Droit au logement) a manifesté sous les fenêtres du ministère de la Cohésion des territoires, en charge du logement. Le porte-parole de l'association, le militant radical Jean-Baptiste Eyraud, a appelé les ministres Jacques Mézard et Julien Demormandie à la démission, "parce qu'ils ont failli à la mission que leur a donnée le président". 

Association qui vient en aide aux étrangers, la Cimade, pointait également le nombre de personnes encore à la rue, dans une vidéo postée sur son compte Twitter, le 21 décembre. "On fait le constat que la parole présidentielle n'est pas suivie d'effets", a déclaré Jean-Claude Mas, secrétaire général de l'association. 

Le ministère de la Cohésion des territoires a répliqué vendredi  

Résultat de recherche d'images pour "sans abri dessin"
Il affirme que 9.000 places d'hébergement d'urgence ont été ouvertes cet hiver. En 2016, 10.000 places avaient été ouvertes, selon Florent Gueguen. Au total, 140.000 places sont disponibles sur tout le territoire "soit 13.000 de plus que l'an dernier", selon le ministère. En plus de ces places, 80.000 sont destinées aux demandeurs d'asile. 

"La différence importante est que cette année, le gouvernement ne s'est pas engagé à pérenniser des places", dénonce Gueguen. La Fédération demande ainsi à l'exécutif de "pérenniser au moins 5.000 places" en 2018. Le gouvernement a donc redit son intention de lancer en 2018 un "plan quinquennal pour le logement d'abord", déjà annoncé en septembre par Emmanuel Macron. Il vise à développer "des solutions pérennes de retour au logement". 
Un tel flou peut-il réussir  à réchauffer les coeurs ? Castaner en est sûr...

dimanche 22 octobre 2017

La hausse de la fiscalité sur le gazole adoptée à l'Assemblée


Les députés de la majorité nous veulent-ils vraiment du bien ?

29 députés de Macron ont soutenu le diesel dans la législature précédente 

En visite le jeudi 4 août 2016 à l’usine Bosch d’Onet-le-Château (Aveyron), Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie de Hollande, s’était lancé dans un plaidoyer en faveur du diesel, prenant franchement le contre-pied de s collègue ministre de l’Environnement, Ségolène Royale, mais aussi de la maire (PS) de Paris Anne Hidalgo, qui veut éradiquer ces véhicules de la capitale d’ici à 2020. Dans deux ans... Les salariés de l’usine Bosch n’ont pas manqué de le rappeler à Emmanuel Macron, lequel a alors rétorqué qu’il était "ministre", contrairement à "Mme Hidalgo". "Ses décisions [celles de l'Andalouse] ne valent pas pour la France", a-t-il insisté.
Dès le lendemain sur Twitter, ses adjoints socialistes et écologistes, maîtres de la maire de Paris, ont aussitôt déversé leurs insultes sur le trentenaire qualifié de "ministre du diesel". "La modernité serait donc que le diesel reste au cœur de notre politique industrielle. Nouveau slogan de #Macron : en marche arrière !", a ironisé Bruno Julliard, le premier adjoint d’Anne Hidalgo, tandis que son Raspoutine, Christophe Najdovski, adjoint (EELV) chargé des transports, a embrayé : "Démagogie, bêtise pure… Ou les deux."
Quant à la socialiste de gauche elle avait riposté dans un langage qui n'aura rien à envier à celui de Macron. Interrogée début mai sur l’ambition présidentielle de cet énarque, elle avait sèchement rétorqué : "Les itinéraires des uns et des autres, les petites phrases, tout ça, j’en ai rien à battre." Bordel ?

En 2013, la ministre de l’Écologie, Delphine Batho, mettait en avant une question de santé publique, tandis que celui du Redressement productif, Arnaud Montebourg, chantre du made in France, privilégiait le pré-carré des constructeurs français. Le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, avait quant à lui exclu de créer un nouveau prélèvement, ce qui avait déplu au sénateur Vert Jean-Vincent Placé, jugeant son usage "dramatique" d'un point de vue sanitaire et "désastreux sur le plan industriel."
Or, depuis l'après-guerre  la France favorise ce type de carburant. A l'époque, il fallait redresser le pays et relancer l'économie. Seuls les camions et les tracteurs fonctionnaient encore au diesel. Et c'est pour soutenir les transporteurs routiers, agriculteurs et artisans que les gouvernements allégèrent les taxes sur ce carburant. Suite au deuxième choc pétrolier, dans les années Mitterrand, les constructeurs furent encouragés à faciliter l'accès des usagers au diesel et Peugeot se porta ainsi à la pointe de la recherche en la matière, proposant un carburant peu polluant."La perte de recettes fiscales reste très élevée", souligna bientôt dans son référé la Cour des comptes qui l’évalua à 6,9 milliards d’euros en 2011, soucieuse de rentabilité fiscale. Si on intègre les exonérations ou taux réduits sur le gazole dont bénéficient certains secteurs, le trou s’élevait à 8 milliards, avait-elle calculé. Pourquoi l'Etat se prive-t-il depuis des années de cette manne de recettes ? Pourquoi, alors que sa dangerosité pour la santé publique interpellait désormais, le diesel n'était-il pas prêt à subir la même pression que l'essence ? Le diesel a sauvé l'industrie française il y a 30 ans, en 1980.L'industrie automobile française était en perte de vitesse. Toyota était un roi en devenir et son modèle d'organisation du travail, le toyotisme, permettait de réduire les coûts par rapport à ses concurrents. Il fallait donc trouver un moyen pour que les constructeurs français ne perdent pas trop de plumes. Et c'est ainsi que le diesel s'est développé, grâce aussi aux efforts de réduction de sa nocivité.PSA était l'un des rares groupes (avec Mercedes) dotés d'un véritable savoir-faire dans les motorisations diesel. Sous l'impulsion de Jean Calvet, patron de Peugeot-Citroën, énarque influent et ancien chef de cabinet de Valéry Giscard d'Estaing, les avantages fiscaux sur le diesel furent augmentés. Il était soutenu par Renault, qui prit la même direction stratégique. Argument de vente de l'époque, ces véhicules sont certes plus coûteux à l'achat, mais ils consomment moins (entre 15 et 20%) et se revendent plus cher. Les acheteurs se laissèrent séduire et la demande décolla à la fin des années 1990, boostant non seulement l'industrie automobile mais aussi l'économie toute entière, avec aussi l'invention de l'injection directe, qui permet de réduire la consommation sans sacrifier la puissance.La motorisation diesel devint donc une technologie "made in France", soutenue par l'Etat qui favorise une compétence technologique nationale et l'emploi. Grâce à cette stratégie, des dizaines de milliers de postes furnt sauvés, depuis l'ingénieur motoriste jusqu'au concessionnaire, en passant par l'ouvrier de l'usine d'Aulnay-sous-Bois. Et on peut dire que ce pari à court-terme s'est transformé en long-terme: plus de 70% des véhicules vendus en 2011 ont une motorisation diesel (83,5% sur les premiers mois de 2012). Par comparaison, la part s'élève à 47% en Allemagne, l'autre pays champion du diesel.


Les ayatollahs de l'écologie ont fait des carburants synthétiques un cheval de bataille

L'Assemblée nationale a voté samedi la hausse de la fiscalité sur le gazole.

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Ce que le candidat Macron promettait de ne pas toucher, le Premier ministre Edouard Philippe le fera. Pour des raisons budgétaires, lors de son discours de politique générale de juillet 2017, le gouvernement alignera le prix du diesel sur celui de l'essence d'ici à 2021, a-t-il annoncé avec plusieurs mesures pour atteindre "la neutralité carbone d'ici à 2050 ".

Pour forcer les automobilistes à la conversion à l'essence ou au diesel, l'exécutif  procède l'alignement de la fiscalité du gazole sur celle de l'essence, amorcé en 2015. 

Le budget 2018 prévoit d'augmenter la taxe intérieure sur la consommation de produits énergétiques (TICPE) de 2,6 centimes par litre de gazole. Et ce, chaque année pendant quatre ans. 
A cela s'ajoutera l'impact de la hausse de la contribution climat-énergie (CEE), taxe carbone déguisée, relevée à 44,6 euros par tonne de carbone dès l'an prochain.

"C'est une pénalisation supplémentaire pour les territoires ruraux"
Lui-même ancien exploitant et syndicaliste agricole, le chef de file des députés LR, Christian Jacob, a ainsi protesté. Des élus de son groupe avaient d'ailleurs déposé des dizaines d'amendements pour supprimer la hausse ou la réduire. "L'objectif de la transition écologique a bon dos", a aussi grondé Vincent Descoeur (LR) en référence aux recettes induites.

Polémique sur l'incohérence de l'état macronien 

Des aides coûteuses à la conversion seront supportées par la collectivité
Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin (toujours membre de LR), a estimé à la très peu scientifique louche écolo que "le diesel, c'est 45.000 morts par an" et que "tous les candidats à l'élection présidentielle" avaient ce projet de hausse, rappelle-t-il, sans aucune mention des nuances, notamment de calendrier adapté au avancées en matière de carburants de substitution. 

Son budget prévoit des aides en contrepartie, notamment le doublement de la prime de conversion automobile, a-t-il fait valoir, pour faire avaler la pilule en tordant le bras des automobilistes dans le collimateur écolo.

En réponse à une députée LREM soutenant la hausse, le président du groupe Nouvelle Gauche Olivier Faure a regretté une forme d'"écologie punitive", alors qu'"il n'y a pas que des gens qui ont la chance de vivre dans des grandes métropoles". 

L'alignement de la fiscalité du diesel sur celle de l'essence pendant le quinquennat était une promesse de campagne du candidat Emmanuel Macron, fait désormais valoir une certaine presse... "Pour réduire massivement la pollution liée aux particules fines, la fiscalité du diesel sera alignée sur celle de l’essence pendant le quinquennat" (site de campagne, 2 mars 2017). Ce n'était pas celle du ministre de Hollande. 
Cette presse-là choisit ses références et souligne que le mouvement avait été engagé sous la présidence de François Hollande. Retouchant à peine ce volet du projet de loi de finances, les députés ont en effet voté une extension de l'exonération de TICPE pour les carburants utilisés dans le secteur naval [les yachts ??] afin de renforcer la compétitivité du secteur. 
Les transporteurs réclament aussi ce type d'exonération et la brèche est ouverte...