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mercredi 12 décembre 2018

Castaner militait contre la défiscalisation des heures supplémentaires : il y applaudit aujourd'hui...

Le ministre de l'Intérieur change-t-il d'avis comme de chemise ?

Macron est entouré de fortes personnalités. Prenez Christophe Castaner. 

Si, bien sûr, le ministre de l'Intérieur a approuvé l'allocution du président de la République lundi soir, c'est qu'il a la foi du charbonnier. Alors, il y va, au charbon! Car, il n'a pas peur de se renier et c'est bien pourquoi il fait carrière en politique...
Ainsi le bouffon (comme ils disent à Forcalquier) a-t-il notamment annoncé le retour de la défiscalisation des heures supplémentaires. Une mesure que Christophe Castaner cassait lorsqu'il était encore député PSJusqu'à ce qu'il soit frappé par la grâce jupitérienne ?

Le hasard a fait que Collomb s'en est retourné à Lyon et qu'il libère le poste que ce politicard partage avec Nunes, le seul des deux à connaître son sujet. Ministre de l'Intérieur par défaut, comme son maître, Macron, président par accident, 
Christophe Castaner, approuve une mesure que, député PS élu dans les Alpes-de-Haute-Provence, il considérait comme hautement néfaste: la défiscalisation des heures supplémentaires. 


Cette mesure est l'une des quatre supercheries que Macron a présentées dans son allocution de lundi soir comme des réponses à la colère des Français, portée par le mouvement des gilets jaunes depuis quatre semaines. 
Et, tel un néo-député macronien de base, Christophe Castaner a bien sûr applaudi l'initiative présidentielle. "Le Président a entendu la colère. Sa réponse est claire et forte. A présent, la violence doit cesser et le calme revenir. Place à la paix civile et au dialogue républicain pour bâtir ensemble notre avenir", a-t-il écrit sur Twitter dans la foulée.
Macron est passé de la "désocialisation" à la "défiscalisation"
Alors, pourquoi pas son valet Castaner ? Dans son programme présidentiel de 2017, Macron lui-même ne prévoyait pas de réinstaurer les heures supplémentaires de Nicolas Sarkozy. Il se contentait alors d'envisager leur "désocialisation". Le budget 2019 de la Sécurité sociale, tel que voté par le Parlement, prévoyait en effet de dispenser les salariés, à partir du 1er septembre prochain, de payer des cotisations sur les heures supplémentaires. En revanche, il n'était pas prévu de totalement défiscaliser les heures supplémentaires, c'est-à-dire de les exonérer d'impôts, ni de les exonérer de cotisations patronales.
En annonçant des heures supplémentaires "sans impôt, ni charge dès 2019", le président de la République va donc plus vite que la musique de 2017 - une promesse de campagne non tenue ! - , en suivant le modèle de son prédécesseur Nicolas Sarkozy avec lequel il se serait d'ailleurs entretenu vendredi 7 dernier.
Ni Macron, ni Castaner ne sait plus ce qu'il dit 
Résultat de recherche d'images pour "CASTANER EN CHEMISE OUVERTE"

Ses convictions ne sont pas plus "claires et fortes" que son honneur. Il n'en est donc plus à une contradiction près. 
Sa mémoire flanche à moins de cinq ans. En septembre 2013, le parlementaire Christophe Castaner pensait pis que pendre de ladite défiscalisation, voulue initialement par Nicolas Sarkozy, ceci expliquant cela... Il applaudit donc frénétiquement à sa suppression par François Hollande, suivant ainsi l'avis de son conseiller à l'Elysée, un certain Macron. "La défiscalisation des heures sup, c'est quatre milliards de coût et 100.000 emplois perdus. Ne l'oublions pas!" déclarait-il d'abord. "Fakenews" ? Non ! Ou 'Libération' est passé à côté sans la voir...
Et Castaner récidive en octobre 2014
Il continuait à faire valoir la charge pour le contribuable que constituerait la défiscalisation des heures supplémentaires. "La défiscalisation des heures sup = 4.5Md€ payés par le contribuable et le passage de 35 à 40h, ce sont 5h par semaine pas payées!" clamait-il encore sur Twitter.
Aujourd'hui, on rappelle que la mesure avait bénéficié à 9,5 millions de salariés, pour un gain annuel de pouvoir d'achat de 450 euros en moyenne, entre 2007 et 2012 (article 1er de la loi no 2007-1223 du 21 août 2007, dite Loi TEPA, portée par la ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi, Christine Lagarde, en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat). 
Quant au bouffon du 04, il occupe un demi-poste à l'Intérieur et ça suffit à l'occuper à temps-plein... Mais sa conviction passée sur cette défiscalisation n'est pas passée pour tout le monde par pertes et profits.  


lundi 9 juillet 2012

Conférence sociale: la CGT met la pression sur le gouvernement socialiste

Thibault (CGT) veut "des décisions immédiates"

 Hollande réunit les acteurs sociaux 
au Palais d'Iéna,
siège du Conseil Economique et Social,
dans le XVIe arrondissement


Une "grande" kermesse sociale: symbole de dialogue 

Une manifestation médiatique
Plus de 200 personnes et seulement deux jours
Le président François Hollande doit donner lundi en fin de matinée le coup d'envoi de cette conférence qui va réunir syndicats, patronat et gouvernement pendant deux jours au Palais d'Iéna à Paris.

Une discussion touche à tout
Sept tables rondes sont prévues sur de vastes sujets: l'emploi, le service public, les retraites, le redressement économique, l'égalité homme/femme, les salaires, la formation.
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault se réserve de faire la synthèse et de dresser une "feuille de route", dès demain, mardi soir.

Une démarche ostentatoire pour un bilan très mitigé
Martine Aubry a déjà fait le coup !
La ministre du Travail de Jospin avait également fait grand tapage pour imposer sa réforme des 35 heures par deux lois votées en 1998 et 2000, qui fixèrent la durée légale du temps de travail salarié à temps plein à 35 heures par semaine, en moyenne annuelle, au lieu de 39 heures précédemment, en contrepartie d'une plus grande flexibilité des horaires.Elle avait médiatisé le dialogue avec les syndicats qui, au final, n'avait pas eu voix au chapitre. La réforme devait ainsi créer 700 000 emplois, mais ses effets réels sur l'économie restent encore controversés, à la fois parmi les économistes et dans le monde politique. 

Les syndicats parlent eux de
chantage à l'emploi
 "

La mise en place de la réforme Aubry a fortement désorganisé le fonctionnement des entreprises, quand des recrutements n'ont pas compensé la réduction du temps de travail, notamment dans des hôpitaux. 


De plus, l'augmentation relativement faible de la durée du travail a provoqué un surenchérissement du coût du travail et a fait obstacle à de nouveaux investissements et à de nouvelles embauches.

Premier producteur européen de volailles, le groupe Doux est parmi les dommages collatéraux de la réforme Aubry. En 1999, le volailler a conclu un Accord de Réduction du Temps de Travail (ARTT) défensif suite à un Plan de Sauvetage de l'Emploi (PSE) prévoyant le passage à 35h de travail par semaine. Cet accord a été dénoncé en 2004. Après 15 mois, aucun nouvel accord n’ayant pu être obtenu, le Groupe Doux a décidé d’appliquer les dispositions légales et conventionnelles de branche. Plus de 260 salariés ont porté l'affaire en justice qui,  après quatre années de procédure, leur a donné raison sur la rémunération des temps de pause. 
Depuis le 1er juin 2012, le groupe est en redressement judiciaire.

Pourtant, le Président Hollande souhaite remettre en cause la défiscalisation des heures supplémentaires, votée au sein de la loi TEPA d’août 2007, sous le gouvernement Fillon. Or, elle encourage les heures supplémentaires.



Enfin, le gouvernement a négocié à la hussarde et décidé de légiférer à la hâte. Certains acteurs, la CFDT entre autres, ont même déclaré que la fluidité du dialogue social avait fortement régressé par le renforcement d'un stérile manichéisme patrons/salariés.



Enfin, le gouvernement a négocié à la hussarde et décidé de légiférer à la hâte. Certains acteurs, la CFDT entre autres, ont même déclaré que la fluidité du dialogue social avait fortement régressé par le renforcement d'un stérile manichéisme patrons/salariés.


Bernard Thibault n'est pas dupe du "grand" show

Il attend de ce rendez-vous qu'il fixe un calendrier pour aborder sur "des sujets plus structurants".
Parmi les sujets sur lesquels Bernard Thibault a dit souhaiter des décisions sans attendre, le leader de la CGT a cité la remise à plat des aides publiques aux entreprises après avoir étudié leur efficacité, l'indexation des minima de branches sur la hausse du SMIC et des sanctions en cas de non-respect de l'égalité hommes-femmes dans les entreprises.
"Nous serons insistants pour que des décisions immédiates soient prises", a déclaré M.Thibault sur RTL. "Nous ne serons pas là que pour discuter d'une méthode et caler un agenda", a avancé le secrétaire général de la CGT, peu avant l'ouverture de la grande conférence sociale.

Lors de ce rendez-vous, qui doit ériger le compromis en méthode du dialogue social, "on ne doit pas s'en tenir aux vieilles recettes", a estimé B. Thibault, revendiquant notamment "un état stratège en matière industrielle". Autant dire que, opposée - comme le PCF -  au dialogue social, la CGT n'est pas prête au compromis et qu'elle reste  fidèle au dirigisme étatique. Thibault est un nostalgique de l' "économie dirigée" des années 30 !

Le secrétaire général de la CGT a aussi plaidé pour une redéfinition du licenciement économique alors que les syndicats voudraient pouvoir s'opposer à des plans sociaux lorsque les entreprises dégagent des profits.

Interrogé sur le sort de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis, 3.300 salariés), dont l'annonce de l'arrêt de la production pourrait avoir lieu cette semaine, Bernard Thibault a brandi "les salariés déjà mobilisés".
"Pour un emploi direct, il y a trois ou quatre emplois indirects", a souligné le syndicaliste en appelant à "revoir les ambitions des constructeurs automobiles" français.
Le compromis est à l'ordre du jour au Palais d'Iéna, mais ne l'est ni dans les entreprises, ni dans la rue.

 


jeudi 1 avril 2010

Bouclier fiscal: Sarkozy recommande de ne pas céder à l'opposition

Le débat sur l'augmentation des impôts

« Ne touchez pas au bouclier fiscal »

C'est la demande du Chef de l'Etat aux parlementaires.
Les 19 000 bénéficiaires du bouclier fiscal ont un répit. Recevant les députés de la majorité hier soir, Nicolas Sarkozy a expliqué qu'il ne reviendrait pas sur le bouclier fiscal, qui coûte 563 millions d'euros aux finances publiques.

« Le bouclier fiscal, c'est plus qu'un engagement de campagne, c'est une vraie conviction de la part de la majorité : si nous voulons attirer des investisseurs dans notre pays, il fallait mettre fin à un système fiscal confiscatoire », avait indiqué Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement quelques minutes auparavant.

Rappel du PS à la mémoire

Depuis la bataille de la présidentielle 2007, le PS fait du bouclier fiscal un argument tarte-à-la-crème contre la politique de la droite. Aujourd'hui, le PS n'est pas surpris de la fermeté du Président: « C'est l'un des fondements du sarkozysme, a réagi Michel Sapin, secrétaire national du PS en charge de l'économie. »

Or, l'idée originelle est due à Michel Rocard.
En 1988, sous le gouvernement socialiste de Michel Rocard, une première ébauche d'un bouclier fiscal est apparue sous la forme de la règle du plafonnement de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), qui limitait à 70 % des revenus le poids combiné de cet impôt et de l'impôt sur le revenu.

Sous sa forme actuelle, elle a été créée par ...Dominique de Villepin, alors premier ministre, dont le ministre délégué au budget était Jean-François Copé (2004-2007). Instituée en France par la loi de finances pour 2006, elle veillait alors à ce qu'un contribuable n'ait pas à acquitter plus de 60 % de ses revenus en impôts directs.
Cette mesure phare du quinquennat vise à plafonner le taux d'imposition global des contribuables. Elle veut être un « garde-fou » d'un système fiscal dans lequel la superposition de différents impôts peut absorber une part jugée excessive des revenus et limiter la fuite à l'étranger des capitaux dont l'économie a besoin.

=> En Europe, d'autres pays ont mis en place un mécanisme spécifique de « bouclier fiscal » :
France : 50%
Danemark : 59%;
Finlande : 60%, supprimé en 2005 en même temps que l'Impôt sur la fortune;
Suisse : dans les cantons de Genève (60%) et de Vaud


=> L'amère Royal garde à son vainqueur un chien de sa chienne
"La droite va finir par supprimer le bouclier fiscal parce qu'il y a aujourd'hui une soif de justice", a prédit la battue.
Or, ce dispositif est également perçu comme une mesure d'équité car jusqu'à présent des contribuables déclarant pas ou peu de revenus pouvaient être amenés à acquitter des impôts supérieurs à leur montant, en raison de l'impôt sur le patrimoine (ISF) et des impôts locaux. Ainsi en 2007 et selon un rapport de la commission des finances de l'Assemblée nationale, sans l'existence du bouclier fiscal, certains contribuables auraient dû acquitter jusqu'à 130% de leurs revenus en impôts.

« Le boulet fiscal »

Le PS a annoncé qu'il allait déposer une proposition de loi pour demander son abrogation. Les députés de la majorité qui tirent à boulets rouges sur ce dispositif seraient inquiets pour leur réélection en 2012.
Les députés UMP désespèrent de convaincre les électeurs de l'utilité du dispositif. "Les élus de la majorité sentent que ce problème va les empoisonner sans cesse", selon Gilles Carrez, député UMP du Val-de-Marne et rapporteur général du Budget à l'Assemblée nationale.
Avec la réforme du parlement et à la suite du débat sur l'identité nationale, les élus du peuple s'expriment sur le bouclier fiscal. "Jusqu'à présent, on n'osait pas parler du bouclier fiscal. La parole s'est un peu libérée, on s'autorise à verbaliser sur ce dispositif en proposant d'autres solutions", se félicite, quant à elle, la députée filloniste de Meurthe-et-Moselle, Valérie Rosso-Debord.

Plusieurs ténors réclament la « suspension» de cette mesure emblématique de 2007. Le sénateur des Hauts-de-Seine Jean-Pierre Fourcade a fait un triomphe sur ce thème lundi
Treize députés UMP ont annoncé mercredi le dépôt d'une proposition de loi dans ce sens. Citation du site LePost, dans son jus orthographique: «13 députés du parti majoritaire annonce ce mercredi le dépôt d'une proposition de loi »...
Quand d'autres media taisent la précision (dont LePost et Le Monde), Europe1.fr observe que la plupart de ces députés sont proches de l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin.
Jean-François Copé, quant à lui, a demandé un délai de réflexion. Naguère farouche défenseur du bouclier, il n'a aujourd'hui «pas de religion définitive» sur le sujet.

Le maire chiraquien de Bordeaux, Alain Juppé, a demandé sa modification. Une position saluée avec enthousiasme par ...François Hollande.

« C'est devenu le boulet fiscal, a ainsi commenté Lionnel Luca, député des Alpes-Maritimes, proche de Charles Pasqua et Philippe de Villiers . La belle leçon italienne doit être méditée. Berlusconi a gagné, lui, aux régionales, parce qu'il fait la politique pour laquelle il a été élu. »
Or, Nicolas Sarkozy avait précisément annoncé lors de la campagne présidentielle de 2007 qu'il voulait « un bouclier fiscal à 50 %, y compris la CSG et la CRDS ». Et la loi TEPA du 1er août 2007 a ainsi abaissé le seuil à 50 % du revenu déclaré, malgré l'opposition du Nouveau centre. Lire PaSiDupes

Mais, François Fillon a déjà dit non à l'abrogation du bouclier la semaine dernière dans son interview au Journal du dimanche. Il a rappelé au passage que la France a «déjà le niveau de prélèvements obligatoires le plus élevé du monde», et qu'il «ne faut pas casser le retour de la croissance».
Et, hier soir, dans cette réunion « libre » et « pas du tout scénarisée » aux dires de Jean-François Copé, le chef de l'Etat est resté droit dans ses bottes sur ce bouclier fiscal.

Les 13 UMP
Jean-Paul Anciaux, député de Saône-et-Loire; Loïc Bouvard, député d'Indre-et-Loire; Marc Bernier, député villepiniste de Mayenne; Pierre Cardo, député des Yvelines; René Couanau, député d'Ille-et-Vilaine et abstentionniste lors du vote de la loi Hadopi; Jean-Yves Cousin, député du Calvados; Jean-Pierre Decool, député apparenté UMP du Nord; Jean-Pierre Giran, député du Var; Jean Grenet, député chiraquien des Pyrénées-Atlantiques; Marie-Anne Montchamp, député villepiniste du Val-de-Marne; Michel Piron, député de Maine-et-Loire; Michel Raison, député villepiniste de Haute-Saône; Jean-Marie Rolland, député de l'Yonne.

L'opposition qualifie d'injuste le bouclier fiscal
Selon la gauche, il ne profiterait qu'aux riches. Or, les ménages plus modestes (parfois RMIstes) mais propriétaires, fortement imposés par la taxe foncière et dans une moindre mesure la taxe d'habitation : 8 338 foyers, soit 60% des bénéficiaires, ne sont pas imposables à l'ISF et se sont vu restituer au total 4,8 millions d'euros. L'opposition n'en est pas à sa première appréciation réductrice.

Alors que le nombre d'expatriations fiscales de redevables de l'ISF n'avait cessé d'augmenter depuis 2003, l'année 2007 a pour la première fois vu une diminution du nombre de départs (-15%) et une hausse des retours (+9%). Bien qu'il soit difficile d'établir avec certitude un lien de causalité, ce changement coïncide avec la mise en place du bouclier fiscal et validerait son utilité dans la lutte contre les départs de riches contribuables.
Lire PaSiDupes sur la liste noire des évadés fiscaux

Un débat sur le bouclier fiscal peut en cacher un autre

Objectif: pousser le Président à renier ses engagements de campagne
Avant la crise, son projet refusait l'instauration de nouvelles taxes.
Avec la crise, la position devient difficile à tenir.

Alors que tous se positionnent maintenant pour le départ de la présidentielle 2012, et la crise aidant, l'opposition avec une partie de la droite cherche à fragiliser le président sortant.

Les partisans de l'abrogation pure et simple du bouclier fiscal militent en fait pour une augmentation de la pression fiscale, même s'ils évitent de le dire clairement.
Quand François Sauvadet, patron des députés Nouveau Centre, renouvelle sa proposition d'extraire la CSG et la CRDS de ce «mauvais impôt», c'est parce qu'il anticipe leur augmentation. Aux yeux des centristes du NC comme de l'UMP, les déficits (149 milliards prévus en 2010) ne pourront être résorbés sans hausse des prélèvements obligatoires. Et ce n'est pas tant le manque à gagner dû au bouclier fiscal qui les inquiète (il a coûté 700 millions d'euros en 2008) que l'argument démagogique d'injustice qu'il y aurait à «exonérer les plus riches» de l'effort commun.
Dominique de Villepin, qui veut suspendre le bouclier mais n'a rien dit sur l'ISF, demandant au contraire d'alourdir l'impôt sur le revenu des catégories les plus aisées, se place lui aussi dans la perspective de prélèvements supplémentaires. Et de la course à l'Elysée, dans la même ligne de départ que F. Hollande.
Nous attendons tous la prise de position vertueuse de Julien Dray. Lire PaSiDupes

Supprimer l'ISF ?
Jacques Chirac l'a fait en 1986, quand il était premier ministre. Deux ans plus tard, sitôt réélu, François Mitterrand le rétablissait.

Ni François Fillon, ni Nicolas Sarkozy ne veut entendre parler d'augmentation des impôts. Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a rappelé la doctrine sarkozyste mardi sur i-Télé : «La France est un pays où l'on paye trop de charges, trop d'impôts, trop de cotisations et il n'est pas question aujourd'hui d'augmenter les impôts, ce serait une erreur.»

«Mais qu'il ne commette pas l'erreur politique et économique de sacrifier un symbole comme le bouclier fiscal sous pression de la gauche», supplie le député ...villepiniste de la Drôme, Hervé Mariton.
Un point de vue plus largement partagé dans la majorité que le tam-tam actuel contre le bouclier fiscal pourrait le faire croire.
Tandis que les parlementaires avancent sur réforme du système fiscal vers une solution de compromis, que les contribuables qui veulent payer plus lèvent la main.

samedi 10 janvier 2009

Le rôle de l’opposition consiste-t-il à distiller la peur et la haine ?

Plus sûrement que la crise, les mauvais sentiments de la gauche pèsent sur les Français

A tous les démocrates qui ne voudraient pour rien au monde acheter Le Figaro Magazine, PaSiDupes participe à la défense de leur pouvoir d’achat et leur propose une saine lecture, celle de l’éditorial d’Alexis Brézet, en date du 10 janvier 2009:
Le radical et le ridicule
On dira que c'est de bonne guerre. On dira, avec François Mitterrand, que « le métier de l'opposition est de s'opposer ». On dira que les socialistes, après les déchirements de leur congrès, auraient tort de bouder cette occasion de refaire - contre Nicolas Sarkozy - un semblant d'unité. Il n'empêche. A l'heure de la crise économique et des tensions internationales, il est permis, sans céder à l'esprit partisan, de voir dans la guérilla politique systématiquement entretenue par le PS quelque chose de dérisoire et, pour tout dire, d'indécent.
C'est une chose, en effet, de faire feu de tout bois, c'en est une autre de faire fi de toute bonne foi. C'est une chose de contester, fût-ce vigoureusement, un certain nombre de projets gouvernementaux (sur le travail dominical ou l'audiovisuel, une partie de la majorité ne s'en prive pas), c'en est une autre de jouer la rue contre le pouvoir et d'attiser le feu des conflits sociaux. C'est une chose de critiquer l'action, ou la personne, du président de la République, c'en est une autre de le peindre en diable de carnaval, en épouvantail pour effrayer les enfants.

Résumons: Nicolas Sarkozy, nouveau Poutine (la comparaison est d’Amaud Montebourg), dévoré par son « ego » (le mot est de Laurent Fabius) céderait à la « tentation autoritaire » (Jean-Marc Ayrault dixit) en foulant aux pieds rien de moins que la liberté de l'information, l'indépendance de la justice et les droits du Parlement ! En réponse à ces menées liberticides « jamais vues depuis Charles X (!) » (Ayrault, encore), la Résistance socialiste promet donc à la droite « le Vietnam » dans la rue et « l'enfer » à l'Assemblée ! D'opposition radicale à opposition ridicule, il n'y a qu'un pas...

Car enfin, s'agissant par exemple du drame de Gaza, même l'anti-sarkozyste le plus enragé reconnaîtrait au président de la République le mérite d'avoir essayé. Sans trop se forcer, il pourrait même concéder que le chef de l'Etat a un tant soit peu contribué à faire bouger les lignes dans le sens de l'apaisement. Pas Martine Aubry ! Sarkozy, déclare-t-elle, a eu tort de dire que l'intervention militaire d'israël était inacceptable et aussi que tout était de la faute du Hamas, ce qui est pourtant la tragique vérité. Tort de ne pas s'en remettre à l'ONU, qui dans son premier projet de résolution avait simplement oublié d'évoquer les tirs de missiles palestiniens. Tort de ne pas se ranger sous la bannière de la présidence tchèque, qui a commencé par prétendre qu'il n'y avait pas de victimes civiles à Gaza. Tort, c'est un comble ! de ne pas avoir attendu les Américains...
Et la grande affaire du droit d'amendement, voilà bien une autre blague ! Tous les constitutionnalistes, de droite ou de gauche, reconnaissent que la révision issue des travaux du comité Balladur accorde au Parlement des droits comme il n'en a jamais eus. Du partage de l'ordre du jour au statut de l'opposition, pas moins de 10 mesures nouvelles consacrent l'extension des prérogatives du législatif face à l'exécutif.
Personne n'avait jamais contesté, y compris au PS, la nécessité d'équilibrer la quasi-suppression du couperet du 49-3 par un mécanisme permettant d'éviter -qu'une poignée de députés puissent bloquer indéfiniment l'institution parlementaire. Qu'importe ! Nos nouveaux Mirabeau défendront jusqu'à la mort leur droit imprescriptible à produire à la chaîne, par la grâce informatique du copier-coller, des milliers d'amendements plus absurdes les uns que les autres.


Mais c'est avec la bataille obsessionnelle contre le « paquet fiscal » que l'on atteint les sommets de l'irréalisme et, il faut le dire, de la désinformation. Les socialistes jugent le plan de relance insuffisant. C'est leur droit. Ils veulent davantage pour la consommation. Oublions 1981 (Lire PaSiDupes) et admettons. Mais comment peuvent-ils soutenir sérieusement que c'est en suspendant la fameuse loi Tepa, votée par la droite durant l'été 2007, que l'on financera l'augmentation massive des salaires, des re traites et des transferts sociaux ?
Car il faut savoir de quoi l'on parie. Veut-on supprimer les
heures supplémentaires ? Soit il n'y en a plus et la mesure ne rapportera rien, soit il y en a encore et ce serait une curieuse manière d'encourager la consommation des salariés modestes. Veut-on rétablir les droits de succession, et supprimer la déductibilité des emprunts immobiliers ? Jolie façon d'aider les classes moyennes et de soutenir l'activité. Veut-on en finir avec le « bouclier fiscal » qui garantit à chaque contribuable de ne pas payer au fisc plus de la moitié de ce qu'il gagne ? Sa suppression ne rapporterait jamais que 500 millions d'euros, et elle achèverait de décourager les plus riches d'investir dans l'économie qui en a tant besoin.
Tout cela,
Martine Aubry le sait bien, comme elle sait aussi que la France vogue allègrement vers un déficit de 80 milliards et une dette de 70 % du PIB. Le PS, dit-on, fait de la politique. Retrouvera-t-il le chemin du pouvoir en tournant le dos à la culture de gouvernement ?

mardi 28 octobre 2008

Aubry, candidate à la prise du PS, instrumentalise la crise économique

A une semaine du vote des adhérents PS, la maire de Lille aurait des propositions de mesures !

Les Français auront-ils la faiblesse d’y voir son intérêt pour leurs emplois et leur pouvoir d’achat ?
Il est évident qu’elle souhaite plutôt capter les votes des adhérents du PS…

Martine Aubry se met sur orbite du congrès de Reims
La postulante au poste de premier secrétaire du PS fait sa com par communiqué, puisqu'elle n’est pas députée : elle a voulu se préserver pour le combat municipal de 2007. Aussi pour la prise du pouvoir au PS, comme Désirdavenir Royal ! Bien vu ? Pas sûr, car l'amère Royal s'est prise cinq points dans la vue à la présidentielle et que la gauche à Lille –sans elle, mais avec les Verts et le MoDem- en a profité pour faire 60,1 % …
L’ex-ministre PS des Affaires sociales de Jospin (1997-2000) a réclamé lundi au Président Nicolas Sarkozy "des mesures d'urgence" face à la crise économique, et notamment "l'annulation du dispositif de défiscalisation des heures supplémentaires" qu'elle juge nuisible à l'emploi. Trou de mémoire ? C’est à Aubry que l’économie française doit la mise en œuvre des 35 heures (cf. ci-dessous)…

Martine Aubry, candidate à la direction du PS, fait sa promo
Faisant mine d’ignorer que la crise économique est internationale, elle prenait hier lundi les devants du discours du chef de l'Etat sur l'emploi aujourd’hui mardi dans les Ardennes. Dans un communiqué, elle "souhaite lui demander avec force de prendre des mesures d'urgence pour sortir notre économie de l'ornière, car sans cela l'explosion du chômage est inévitable".
Selon la Ch’tite maire de Lille, "le président de la République doit immédiatement suspendre l'examen du budget, qui ajoute de la crise à la crise, et demander au gouvernement de revoir sa copie". On a tout son temps au PS…

La démagogie, Aubry connaît
Pour elle, "la priorité absolue, c'est de redonner du pouvoir d'achat" car "son blocage est la cause majeure de la panne de l'économie et des immenses difficultés des Français". Les difficultés de la Ch’tite Aubry ne sont en revanche, pas « immense » : depuis 2006, elle est conseiller d'Etat 'en service ordinaire', grâce au 'hors tour', et 'en disponibilité', c'est-à-dire à l’abri du besoin dans ses vieux jours.
La Ch’tite Aubry propose notamment de "mettre en place, au 1er janvier 2009, le chèque transport, d’augmenter les allocations familiales, de revaloriser de manière exceptionnelle le SMIC". Rien qui n’ait un coût qu’elle ne chiffre pas, mais qui en revanche peut lui rallier les benêts socialistes.

Aubry n’a pas toujours été dure avec le secteur privé
N’évoquons pas le privé religieux qu’elle connaît également bien, de l’intérieur, puisque Jacques Delors, l'ancien ministre, l’avait confiée au Couvent des Oiseaux (authentique !) où elle croisa Chantal Goya, le pinson favori des enfants.
Cette ‘fille de’ s’est faite les dents dans le privé économique
Elle n’a pas connu le chômage et a trouvé à s’employer sans délai à Pechiney, entre 1989 et 1991, comme simple directrice adjointe du grand patron, Jean Gandois, accessoirement grand chef également du CNPF (le MEDEF de l’époque). À ce poste, elle participa même à la fermeture de l'usine d'aluminium de Noguères (Pyrénées-Atlantiques).
Devenue grande, en 2008, elle veut faire chanter les patrons du secteur privé. Elle préconise en effet de "donner jusqu'au 31 mars 2008 aux entreprises pour conclure un accord salarial avec leurs syndicats et supprimer les allégements de charges à celles qui ne le font pas".

Aubry n’a pas toujours paru si sympathique aux syndicats
Bien qu’elle fut militante CFDT dans son jeune âge (elle est née en 1950), elle s'entendit assez mal avec les syndicats, en particulier avec la secrétaire général de la CFDT, Nicole Notat, avec laquelle elle avait un profond désaccord sur le plan Juppé.

Aubry n’a de social que l’apparence
Selon l'ancien ministre, "il faut relancer une politique active de l'emploi que la droite a supprimée", en annulant le "dispositif de défiscalisation des heures supplémentaires", et en rétablissant "les emplois aidés dans les associations et les collectivités locales".
En cas de licenciements, "il faut absolument rétablir les congés de conversion" et prévoir "le déblocage immédiat de 200.000 formations supplémentaires pour les chômeurs afin que le temps passé au chômage ne soit pas du temps perdu".
Selon elle, ces mesures de "très court terme" sont "finançables": "il suffit de suspendre la loi TEPA et de revenir sur une partie des 72 milliards de niches fiscales".

Sociale? Mais qui serait responsable du scandale de l’amiante, si ce n’était elle !
Alors qu’elle est ministre du Travail, de l'Emploi et de la Formation professionnelle de Pierre Bérégovoy, son adjoint direct, Jean-Luc Pasquier, assure qu’elle défendit le concept d'usage contrôlé de l'amiante, là où tous les membres de la Communauté économique européenne (CEE) voulaient interdire purement et simplement ce produit
, bloquant le décret européen d'interdiction de l'amiante.

"Nicolas Sarkozy veut refonder le capitalisme international...
...qu'il commence par combattre la crise économique et sociale française", a-t-elle lancé.
N’est-ce pas pourtant à Aubry que le CNPF et Aubry doivent la démission de leur ancien patron Jean Gandois et à qui l’économie française doit notamment les 35 heures ?

La politique Aubry de réduction du temps de travail a eu un coût considérable pour les finances publiques.
  • L’INSEE pose la « question de la pérennité de ces emplois », dont 150 000 sont d'ailleurs des créations dues aux allègements de charges, et montre en outre que la loi a eu un impact négatif sur le pouvoir d'achat des travailleurs.
  • Des études plus récentes montrent qu’à long terme, « compte tenu notamment du coût du financement [des] allègements de charges et de la dynamique du SMIC horaire induite par l’instauration des garanties mensuelles minimales », et « en dépit des importantes créations qui ont pu les accompagner sur la période 1998-2001 », les lois Aubry auraient détruit des emplois.

    Dommage que son palmarès la rende si peu fiable
    Si ses mesures sont bonnes pour appâter les gogos de Sa Cynique Majesté Royal, ce n’est pas un problème, mais qu’elle reste dans l’ombre du beffroi de Lille…
  • jeudi 24 avril 2008

    Les Français seraient des « gogos », selon Bayrou !

    Alors, l’auraient-ils refoulé à la présidentielle?
    Dans le Béarn, on ne reçoit pas la presse.
    Bayrou devrait occuper ses importants loisirs à se tenir au courant : Marianne ne lui a donc pas fait cadeau d’un abonnement gratuit à vie ? Il n’a manifestement pas été informé de la crise financière internationale, de la hausse du dollar et de la flambée du baril de pétrole. Marielle de Sarnez ne lui a pas fait de fiches sur l’envolée des prix des produits agricoles. Il est vraiment isolé, voire coupé des réalités du monde. Qu’il lise au moins PaSiDupes !
    François Bayrou ne veut pas être de reste et plagie Sa Cynique Majesté Royal.
    Il ne peut guère avoir pire modèle qu’une sourde égocentrique. Il a donc cru opportun de dénoncer le bilan macro-économique d'un an de présidence de Nicolas Sarkozy qui a, selon lui, fait croire pendant la campagne électorale que régler le problème de la dette et des déficits serait facile et donc pris les Français "pour des gogos". Attention, il distribue aussi des claques !
    Pour Bayrou, il ne s’est donc rien passé dans le monde qui puisse justifier les difficultés du gouvernement. Ne nous attendons pas à une union nationale dans l’adversité. "On est dans un pays à qui on a fait croire il y a exactement un an (...) que c'était facile, qu'il suffirait de dépenser de l'argent et que cet argent injecté dans l'économie, tout allait repartir et que du coup les déficits disparaîtraient", a dit le président du MoDem sur RMC et BFM TV. Qui lui paie son essence et qui le nourrit , qu’il ne connaît pas les contraintes liées à la situation internationale auxquelles sont soumis ses électeurs, les ‘gogos’ de l’histoire ? La France, on l'aime ou on la quitte: au revoir, Bayrou!
    "Tout est possible, disait-on (...) Aujourd'hui, on a la preuve que c'était une stratégie qui racontait des histoires, que c'était malheureusement prendre les citoyens pour des gogos", a-t-il accusé, non sans indécence.
    Pour le dirigeant centriste qui depuis la campagne présidentielle n’a pas renoncé à faire monter la peur dans le pays, "la situation est inquiétante sur tous les fronts (...) La France et son Etat dépensent tous les jours 20% de ce qui rentre dans les caisses". Qu’on m’explique… 20% x 365 jours, est-ce que ça ne donne pas 730% ? Pakool doit accepter de se compter au nombre des ‘gogos’ qui ne comprennent pas aussi vite que Bayrou.
    Il ne sait pas davantage que le « paquet fiscal » a été depuis longtemps accepté en Suède, par exemple. Alors il s’entête dans la démagogie. Le "paquet fiscal" adopté dès l'été par la droite "a poussé la France dans une direction catastrophique", a-t-il estimé. Le 'paquet fiscal', voté 'dès' l’été 2007 en France, l'a été bien avant en Espagne socialiste, en Suède et en Finlande.
    "Pour essayer de rétablir un équilibre désespérément compromis, on va prendre sur le travail de chacun pour essayer de boucher le trou perpétuellement aggravé. Cette situation-là, on l'a niée pendant la campagne présidentielle et elle se trouve (...) comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête du pays". Et c'est qui 'ON' ?

    Les « gogos » ont compris ce que la gauche refuse d’intégrer.
    Le bouclier fiscal est une nouvelle arme en faveur du contribuable.
    Instauré par l'article 74 de la loi de finances pour 2006, le bouclier fiscal assure, au profit des personnes physiques, un droit à restitution des impositions directes pour la fraction qui excède un certain seuil de leurs revenus. Il limite ainsi le montant total des impôts à payer à une partie seulement des revenus du contribuable.
    La récente promulgation de loi en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat, dite "Tepa", ensemble de mesures constituant le "paquet fiscal", donne l'occasion d'examiner les nouvelles conditions d'application du bouclier fiscal, l'une de ses mesures phares.
    En effet, l'article 11 de la loi "Tepa" apporte deux aménagements majeurs :
    - le bouclier fiscal ramène dorénavant le seuil du montant des impôts directs à 50 %. Avant la loi "Tepa", il était de 60 % ;
    - les prélèvements sociaux (CSG et CRDS notamment) font désormais partie intégrante du montant total des impôts à prendre en compte. Ils seront ainsi ajoutés aux impôts déjà retenus pour le calcul du plafonnement.
    Ce mécanisme, qui - il faut bien le répéter sans cesse- existe déjà dans d'autres pays de l'Union européenne (Espagne, Suède, Finlande), revêt un intérêt tout particulier pour le chef d'entreprise qui a connu une année d'exploitation difficile.
    La Suède a supprime l’ISF et il ne reste que la Grèce, la Norvège et la France en Europe à conserver cet impôt. Rappelons, en outre et au passage, que la Suède a diminué de 42% les effectifs de sa fonction publique au début des années 90… Qui nous serine avec les suppressions de postes en France ?

    Bayrou et la gauche en redemandent ? En voilà plus :
    - La Suède a aussi une TVA a 25% ;
    - C’est un pays qui a une franchise médicale de 150€ ;
    - L’impôt sur les sociétés est établi à 28%, un des plus bas d’Europe
    - Les impôts sur les personnes sont effectivement élevés et ils commencent à un niveau de salaire très faible (1850€/an) ce qui fait que les Suédois ont une imposition sur le revenu entre 36.4 et 53.2% . Même si elles ont droit à une bonne couverture sociale, les tranches basses de revenus imposables contribuent donc plus qu’en France.

    Au total, je répète pour Bayrou et de ses camarades de gauche. Les 'gogos' peuvent, eux, aller se coucher.
    Diminution du nombre de fonctionnaires, franchise médicale, diminution ou disparition de l’ISF, TVA plus élevée...Ca ne vous rappelle rien ? Et le modèle n’est pas les US, mais une sociale-démocratie, un modèle pour Gonordisc, les mentors émérites de Désirdavenir .

    Pour en savoir plus :
    - sur le paquet fiscal ( lien )
    - sur la loi Tepa de 2007 (en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat) ( lien )

    La gauche étatiste ne parvient pas à admettre qu’une majeure partie de l’argent du paquet fiscal, 11 milliards, puisse être réinvestis, créer de la croissance et contribuer à la relance de l’économie, ne serait-ce que par la création d’entreprises et d’emplois. La gauche a d’ailleurs cessé de nous rebattre les oreilles avec le taux de chômage. Il est en baisse et elle ne semble pas s’en réjouir. Aussi bien, elle ne peut pas non plus s'en féliciter...