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mercredi 15 avril 2009

Bouclier fiscal : les socialistes, les premiers, ont plafonné les impôts

Rocard avait plafonné l’ISF et l’impôt sur le revenu

Charles de Courson
(NC, Marne) éprouve un malin plaisir à rappeler à ses collègues socialistes qu'ils ont plafonné les impôts bien avant la droite.

quand color="#ffffff">La presse d’opposition, si cultivée soit-elle (mais l’est-elle ?), a besoin d’un petit stage intensif de remise à niveau, si toutefois son militantisme supporte la vérité.


Petit rappel historique

Quand
le gouvernement socialiste de Michel Rocard décida, en juillet 1988, de créer un impôt de solidarité sur la fortune (ISF) pour financer le RMI - Jacques Chirac ayant supprimé en 1987 l'impôt sur les grandes fortunes -, il avait explicitement prévu de plafonner à 80 % des revenus la somme de l'ISF et de l'impôt sur le revenu.
Un amendement d'Alain Richard (PS), alors rapporteur du budget, cosigné par Dominique Strauss-Kahn, avait ramené ce seuil à 70 %.
Il fut ensuite relevé à 85 % en 1991.

Le RPR Alain Juppé, qui avait promis de supprimer l'ISF, s'abstint en effet de le faire une fois nommé premier ministre.
Il décida au contraire de 'plafonner le plafonnement' pour éviter de trop choquantes optimisations fiscales de la part des contribuables les plus riches, ce qui provoqua l'exil de certains d'entre eux.
Lorsqu’elle dénonce le bouclier fiscal et la préservation des facultés d’investissement des riches, l’opposition populiste montre son incapacité à tirer les leçons du passé. Elle se livre tout bêtement à son activité principale : faire la maligne devant les caméras et les Français.

Comment, en outre, peut-on avoir été ministre de l’Economie, comme la socialiste Martine Aubry, et pourtant colporter son indignation de studio de radio en plateau de télévision, et occulter la vérité une fois devenue premier secrétaire du PS.

samedi 10 janvier 2009

Le rôle de l’opposition consiste-t-il à distiller la peur et la haine ?

Plus sûrement que la crise, les mauvais sentiments de la gauche pèsent sur les Français

A tous les démocrates qui ne voudraient pour rien au monde acheter Le Figaro Magazine, PaSiDupes participe à la défense de leur pouvoir d’achat et leur propose une saine lecture, celle de l’éditorial d’Alexis Brézet, en date du 10 janvier 2009:
Le radical et le ridicule
On dira que c'est de bonne guerre. On dira, avec François Mitterrand, que « le métier de l'opposition est de s'opposer ». On dira que les socialistes, après les déchirements de leur congrès, auraient tort de bouder cette occasion de refaire - contre Nicolas Sarkozy - un semblant d'unité. Il n'empêche. A l'heure de la crise économique et des tensions internationales, il est permis, sans céder à l'esprit partisan, de voir dans la guérilla politique systématiquement entretenue par le PS quelque chose de dérisoire et, pour tout dire, d'indécent.
C'est une chose, en effet, de faire feu de tout bois, c'en est une autre de faire fi de toute bonne foi. C'est une chose de contester, fût-ce vigoureusement, un certain nombre de projets gouvernementaux (sur le travail dominical ou l'audiovisuel, une partie de la majorité ne s'en prive pas), c'en est une autre de jouer la rue contre le pouvoir et d'attiser le feu des conflits sociaux. C'est une chose de critiquer l'action, ou la personne, du président de la République, c'en est une autre de le peindre en diable de carnaval, en épouvantail pour effrayer les enfants.

Résumons: Nicolas Sarkozy, nouveau Poutine (la comparaison est d’Amaud Montebourg), dévoré par son « ego » (le mot est de Laurent Fabius) céderait à la « tentation autoritaire » (Jean-Marc Ayrault dixit) en foulant aux pieds rien de moins que la liberté de l'information, l'indépendance de la justice et les droits du Parlement ! En réponse à ces menées liberticides « jamais vues depuis Charles X (!) » (Ayrault, encore), la Résistance socialiste promet donc à la droite « le Vietnam » dans la rue et « l'enfer » à l'Assemblée ! D'opposition radicale à opposition ridicule, il n'y a qu'un pas...

Car enfin, s'agissant par exemple du drame de Gaza, même l'anti-sarkozyste le plus enragé reconnaîtrait au président de la République le mérite d'avoir essayé. Sans trop se forcer, il pourrait même concéder que le chef de l'Etat a un tant soit peu contribué à faire bouger les lignes dans le sens de l'apaisement. Pas Martine Aubry ! Sarkozy, déclare-t-elle, a eu tort de dire que l'intervention militaire d'israël était inacceptable et aussi que tout était de la faute du Hamas, ce qui est pourtant la tragique vérité. Tort de ne pas s'en remettre à l'ONU, qui dans son premier projet de résolution avait simplement oublié d'évoquer les tirs de missiles palestiniens. Tort de ne pas se ranger sous la bannière de la présidence tchèque, qui a commencé par prétendre qu'il n'y avait pas de victimes civiles à Gaza. Tort, c'est un comble ! de ne pas avoir attendu les Américains...
Et la grande affaire du droit d'amendement, voilà bien une autre blague ! Tous les constitutionnalistes, de droite ou de gauche, reconnaissent que la révision issue des travaux du comité Balladur accorde au Parlement des droits comme il n'en a jamais eus. Du partage de l'ordre du jour au statut de l'opposition, pas moins de 10 mesures nouvelles consacrent l'extension des prérogatives du législatif face à l'exécutif.
Personne n'avait jamais contesté, y compris au PS, la nécessité d'équilibrer la quasi-suppression du couperet du 49-3 par un mécanisme permettant d'éviter -qu'une poignée de députés puissent bloquer indéfiniment l'institution parlementaire. Qu'importe ! Nos nouveaux Mirabeau défendront jusqu'à la mort leur droit imprescriptible à produire à la chaîne, par la grâce informatique du copier-coller, des milliers d'amendements plus absurdes les uns que les autres.


Mais c'est avec la bataille obsessionnelle contre le « paquet fiscal » que l'on atteint les sommets de l'irréalisme et, il faut le dire, de la désinformation. Les socialistes jugent le plan de relance insuffisant. C'est leur droit. Ils veulent davantage pour la consommation. Oublions 1981 (Lire PaSiDupes) et admettons. Mais comment peuvent-ils soutenir sérieusement que c'est en suspendant la fameuse loi Tepa, votée par la droite durant l'été 2007, que l'on financera l'augmentation massive des salaires, des re traites et des transferts sociaux ?
Car il faut savoir de quoi l'on parie. Veut-on supprimer les
heures supplémentaires ? Soit il n'y en a plus et la mesure ne rapportera rien, soit il y en a encore et ce serait une curieuse manière d'encourager la consommation des salariés modestes. Veut-on rétablir les droits de succession, et supprimer la déductibilité des emprunts immobiliers ? Jolie façon d'aider les classes moyennes et de soutenir l'activité. Veut-on en finir avec le « bouclier fiscal » qui garantit à chaque contribuable de ne pas payer au fisc plus de la moitié de ce qu'il gagne ? Sa suppression ne rapporterait jamais que 500 millions d'euros, et elle achèverait de décourager les plus riches d'investir dans l'économie qui en a tant besoin.
Tout cela,
Martine Aubry le sait bien, comme elle sait aussi que la France vogue allègrement vers un déficit de 80 milliards et une dette de 70 % du PIB. Le PS, dit-on, fait de la politique. Retrouvera-t-il le chemin du pouvoir en tournant le dos à la culture de gouvernement ?

dimanche 27 avril 2008

L’entretien de Sarkozy avec la presse sous l’angle objectif

Sarkozy a séduit près d’une moitié des Français
Le président est crédité du courage d’« admettre ses erreurs», selon le baromètre OpinionWay pour « Le Figaro» et LCI . Après la prestation télévisée de Nicolas Sarkozy, les Français sont partagés mais autrement moins que ce que les agences de presse ne l'ont affirmé. Selon le baromètre OpinionWay-Le Figaro-LCI, le président de la République a convaincu 49 % des Français et n'en a pas convaincu 51 %. Un score relativement encourageant toutefois pour un chef de l’Etat au creux de la vague selon les sondages commandés par l'opposition. « Cette division à parts quasi égales est à rapprocher des récents sondages sur ta cote de popularité de Sarkozy. Depuis quelques semaines, entre 60 % et 70 % des Français disaient ne pas lui faire confiance ou ne. pas aprouver sa politique », explique Bruno Jeanbart, directeur des études politiques d'OpinionWay.

L'image comparée de Nicolas Sarkozy montre qu'au terme de l'émission, les Français ont été plus nombreux à le trouver
courageux (de 60% à 67 %),
sincère (de 42% à 50 %)
et à l'écoute (de 29 % à 35%).
«Il a fait preuve (d'une certaine modestie et d'un certain courage à admettre ses erreurs», indique par exemple un sondé. » II semblait authentique et plus posé que par le
passé », estime un autre. Il s'agit cependant de scores en baisse par rapport aux opinions émises lors de précédentes interventions télévisées, en juin ou septembre. Le sondage rappelle qu'après sa prestation du 20 juin, 81 % le jugeaient courageux, 64 % sincère ou rassurant.

Lorsque l'on passe au crible les 17 sujets abordés jeudi soir, on voit que Sarkozy a été trouvé
majoritairement convaincant sur 9 thèmes. Il a ainsi convaincu 63 % des Français sur ses efforts pour libérer Ingrid Bétancourt, 53% sur la nécessité de faire des réformes, 55 % sur l'obligation pour les chômeurs d'accepter un emploi après deux offres de l'ANPE et 54% sur la nécessité de passer à 41 ans de cotisation pour toucher sa retraite.

Le président a fortement convaincu son propre camp
Mais à l'inverse, iI n'a pas réussi à transformer l'essai sur
son choix d'envoyer les soldats français en Afghanistan, sur
- le paquet fiscal (35 % de sondés non convaincus)
- ou le pouvoir d'achat (32 %).
Depuis le départ il y a une erreur de communication sur le paquet fiscal. Les Français approuvent la défiscalisation des heures supplémentaires, mais restent persuadés qu'il s'agit, au total, d'une série de mesures pour les riches», analyse Bruno Jeanbart.
Quant au pouvoir d'achat, ils estiment majoritairement que ce n'est pas la parole présidentielle qui pourra changer grand-chose au prix de l'essence ou au niveau des salaires. « Il voit la vie en rose pour les Français alors que tout augmente», dit un sondé, tandis qu'un autre estime que « ce qu’il propose ne fera rien pour alléger le malaise en matière de pouvoir d'achat».

Lorsque l'on regarde les familles politiques, il apparaît toutefois que le président de la République a fortement convaincu son propre camp, et peu les sondés qui se déclarent de gauche. Un an après l'ouverture et le discours de rassemblement, force est de constater que le clivage droite-gauche, majorité-opposition a repris tous ses droits.

jeudi 24 avril 2008

Les Français seraient des « gogos », selon Bayrou !

Alors, l’auraient-ils refoulé à la présidentielle?
Dans le Béarn, on ne reçoit pas la presse.
Bayrou devrait occuper ses importants loisirs à se tenir au courant : Marianne ne lui a donc pas fait cadeau d’un abonnement gratuit à vie ? Il n’a manifestement pas été informé de la crise financière internationale, de la hausse du dollar et de la flambée du baril de pétrole. Marielle de Sarnez ne lui a pas fait de fiches sur l’envolée des prix des produits agricoles. Il est vraiment isolé, voire coupé des réalités du monde. Qu’il lise au moins PaSiDupes !
François Bayrou ne veut pas être de reste et plagie Sa Cynique Majesté Royal.
Il ne peut guère avoir pire modèle qu’une sourde égocentrique. Il a donc cru opportun de dénoncer le bilan macro-économique d'un an de présidence de Nicolas Sarkozy qui a, selon lui, fait croire pendant la campagne électorale que régler le problème de la dette et des déficits serait facile et donc pris les Français "pour des gogos". Attention, il distribue aussi des claques !
Pour Bayrou, il ne s’est donc rien passé dans le monde qui puisse justifier les difficultés du gouvernement. Ne nous attendons pas à une union nationale dans l’adversité. "On est dans un pays à qui on a fait croire il y a exactement un an (...) que c'était facile, qu'il suffirait de dépenser de l'argent et que cet argent injecté dans l'économie, tout allait repartir et que du coup les déficits disparaîtraient", a dit le président du MoDem sur RMC et BFM TV. Qui lui paie son essence et qui le nourrit , qu’il ne connaît pas les contraintes liées à la situation internationale auxquelles sont soumis ses électeurs, les ‘gogos’ de l’histoire ? La France, on l'aime ou on la quitte: au revoir, Bayrou!
"Tout est possible, disait-on (...) Aujourd'hui, on a la preuve que c'était une stratégie qui racontait des histoires, que c'était malheureusement prendre les citoyens pour des gogos", a-t-il accusé, non sans indécence.
Pour le dirigeant centriste qui depuis la campagne présidentielle n’a pas renoncé à faire monter la peur dans le pays, "la situation est inquiétante sur tous les fronts (...) La France et son Etat dépensent tous les jours 20% de ce qui rentre dans les caisses". Qu’on m’explique… 20% x 365 jours, est-ce que ça ne donne pas 730% ? Pakool doit accepter de se compter au nombre des ‘gogos’ qui ne comprennent pas aussi vite que Bayrou.
Il ne sait pas davantage que le « paquet fiscal » a été depuis longtemps accepté en Suède, par exemple. Alors il s’entête dans la démagogie. Le "paquet fiscal" adopté dès l'été par la droite "a poussé la France dans une direction catastrophique", a-t-il estimé. Le 'paquet fiscal', voté 'dès' l’été 2007 en France, l'a été bien avant en Espagne socialiste, en Suède et en Finlande.
"Pour essayer de rétablir un équilibre désespérément compromis, on va prendre sur le travail de chacun pour essayer de boucher le trou perpétuellement aggravé. Cette situation-là, on l'a niée pendant la campagne présidentielle et elle se trouve (...) comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête du pays". Et c'est qui 'ON' ?

Les « gogos » ont compris ce que la gauche refuse d’intégrer.
Le bouclier fiscal est une nouvelle arme en faveur du contribuable.
Instauré par l'article 74 de la loi de finances pour 2006, le bouclier fiscal assure, au profit des personnes physiques, un droit à restitution des impositions directes pour la fraction qui excède un certain seuil de leurs revenus. Il limite ainsi le montant total des impôts à payer à une partie seulement des revenus du contribuable.
La récente promulgation de loi en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat, dite "Tepa", ensemble de mesures constituant le "paquet fiscal", donne l'occasion d'examiner les nouvelles conditions d'application du bouclier fiscal, l'une de ses mesures phares.
En effet, l'article 11 de la loi "Tepa" apporte deux aménagements majeurs :
- le bouclier fiscal ramène dorénavant le seuil du montant des impôts directs à 50 %. Avant la loi "Tepa", il était de 60 % ;
- les prélèvements sociaux (CSG et CRDS notamment) font désormais partie intégrante du montant total des impôts à prendre en compte. Ils seront ainsi ajoutés aux impôts déjà retenus pour le calcul du plafonnement.
Ce mécanisme, qui - il faut bien le répéter sans cesse- existe déjà dans d'autres pays de l'Union européenne (Espagne, Suède, Finlande), revêt un intérêt tout particulier pour le chef d'entreprise qui a connu une année d'exploitation difficile.
La Suède a supprime l’ISF et il ne reste que la Grèce, la Norvège et la France en Europe à conserver cet impôt. Rappelons, en outre et au passage, que la Suède a diminué de 42% les effectifs de sa fonction publique au début des années 90… Qui nous serine avec les suppressions de postes en France ?

Bayrou et la gauche en redemandent ? En voilà plus :
- La Suède a aussi une TVA a 25% ;
- C’est un pays qui a une franchise médicale de 150€ ;
- L’impôt sur les sociétés est établi à 28%, un des plus bas d’Europe
- Les impôts sur les personnes sont effectivement élevés et ils commencent à un niveau de salaire très faible (1850€/an) ce qui fait que les Suédois ont une imposition sur le revenu entre 36.4 et 53.2% . Même si elles ont droit à une bonne couverture sociale, les tranches basses de revenus imposables contribuent donc plus qu’en France.

Au total, je répète pour Bayrou et de ses camarades de gauche. Les 'gogos' peuvent, eux, aller se coucher.
Diminution du nombre de fonctionnaires, franchise médicale, diminution ou disparition de l’ISF, TVA plus élevée...Ca ne vous rappelle rien ? Et le modèle n’est pas les US, mais une sociale-démocratie, un modèle pour Gonordisc, les mentors émérites de Désirdavenir .

Pour en savoir plus :
- sur le paquet fiscal ( lien )
- sur la loi Tepa de 2007 (en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat) ( lien )

La gauche étatiste ne parvient pas à admettre qu’une majeure partie de l’argent du paquet fiscal, 11 milliards, puisse être réinvestis, créer de la croissance et contribuer à la relance de l’économie, ne serait-ce que par la création d’entreprises et d’emplois. La gauche a d’ailleurs cessé de nous rebattre les oreilles avec le taux de chômage. Il est en baisse et elle ne semble pas s’en réjouir. Aussi bien, elle ne peut pas non plus s'en féliciter...

jeudi 2 août 2007

Adoption définitive du "paquet fiscal" ou ‘TEPA’

La gauche dans la démolition ‘constructive’

Cherchez les propositions de la gauche, vous ne trouverez rien. Voici en revanche de nouvelles critiques. Elles concernent cette fois le ‘paquet fiscal’ que les élus de la nation ont adopté définitivement mercredi : l'Assemblée nationale qui l'a voté par 169 voix contre 68, et le Sénat par un vote à main levée. Il regroupe un ensemble de promesses faites pendant la campagne électorale par Nicolas Sarkozy, mais qui a subi au Parlement les critiques obligées et systématiques d'une gauche très mobilisée contre tous les projets du gouvernement.

Le projet de loi pour le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat (TEPA), dit "paquet fiscal", prévoit un dispositif favorisant

- les heures supplémentaires,

- un crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunts immobiliers, pendant les cinq premières années, plafonnés à 20% du montant des intérêts, pour l'achat d'une résidence principale ;

- une quasi suppression des droits de succession : à partir de 2008, ces droits seront supprimés pour le conjoint, marié ou pacsé, survivant. L'abattement de 50.000 euros appliqué aux donations et successions passera à 150.000 euros pour les ascendants ou descendants et de 5.000 euros à 15.000 euros entre frères et soeurs. Un abattement de 7.500 euros sera mis en place pour les successions au bénéfice des neveux ou nièces. Les dons en numéraires seront exonérés de droits de mutation dans la limite de 30.000 euros ;

- un abaissement de 60 à 50% du bouclier fiscal (les impôts directs ne pourront pas dépasser 50% -60% actuellement- des revenus), à partir du 1er janvier prochain ;

- la mise en place du RSA (Revenu de Solidarité Active) dont le but est d'inciter les bénéficiaires d'un revenu minimum à retrouver un emploi en leur assurant un revenu garanti, sans perte de pouvoir d’achat. Ce qui justifie probablement la noble colère du Vert François de Rugy qui s’exclame : "Ce projet fiscal est à la fois un paquet cadeau pour les plus riches et un paquet piégé pour les finances publiques". Et juge : "C'est un texte socialement immoral";

- encore l'encadrement des "parachutes dorés";

- une réduction de l'ISF, sous certaines conditions, pour ceux qui souscrivent au capital des PME ou qui effectuent des dons au profit d'organismes d'intérêt général ;

- ou une défiscalisation des rémunérations perçues par les étudiants de moins de 26 ans dans la limite de trois fois le SMIC.

Chacun appréciera la valeur et l’objectivité du ‘paquet-critique’ global de la gauche…

Le coût du projet a été estimé par Christine Lagarde, Ministre de l’Economie, "entre 10 et 11 milliards d'euros en 2008, et 13,8 milliards d'euros (par an) en régime de croisière", mais entre 15 et 17 milliards d'euros par l'opposition, qui, pendant la campagne, n’a pourtant pas démontré sa capacité à chiffrer quoi que ce soit, pas même son ‘pacte présidentiel’...

L’estimation de la Ministre retarde d'autant le retour à l'équilibre des finances publiques, promis au mieux pour 2010 par le chef de l'Etat, mais plus probablement pour 2012, ce qui indispose Bruxelles. Malgré cette pression extérieure mal vécue par les Français, le gouvernement a dégagé des marges de manoeuvres pour les amendements des parlementaires.

Après toute une législature à batailler en vain pour obtenir la sortie de la résidence principale du calcul de l'ISF (Impôt de Solidarité sur la Fortune), les députés ont en effet obtenu une hausse de 20 à 30% de l'abattement d'ISF sur cette résidence.

Ils ont aussi porté de 20.000 à 30.000 euros la possibilité de donation en numéraire par une personne de moins de 65 ans et de 50.000 à 150.000 euros l'abattement pour les donations et les successions en faveur d'une personne handicapée si elle n'est pas l'héritière directe.

Au total, le coût de ces amendements a été évalué à 200 millions d'euros par Mme Lagarde.

Les sénateurs ont, eux, voté contre l'avis du gouvernement un amendement qui prévoit que l'Etat compense intégralement les remboursements lorsque le bouclier fiscal est dépassé. Actuellement, les collectivités locales doivent rembourser les dépassements qui sont de leur fait.

Leur volonté a été confirmée en CMP (Commission Mixte Paritaire, composée de 14 députés et sénateurs) et mercredi Mme Lagarde a finalement donné son accord à cette disposition dont le coût a été évalué par Gilles Carrez (UMP) "entre 20 et 40 millions".

Ce texte est un "choc de confiance qui peut propulser la croissance" pour "ensuite favoriser l'emploi", a affirmé la ministre. Une assertion naturellement contestée au Sénat par le Bayrouiste Jean Arthuis (MoDem/UDF), qui a émis "un doute sérieux" sur les effets attendus par le gouvernement. Quant à Charles de Courson, au Palais Bourbon, il a noté : "Nous avons obtenu des avancées", ajoutant : "Nous votons ce texte même si nous estimons que sur certains points on peut encore l'améliorer". Tout est perfectible, spécialement les compromis qui prennent en compte les diverses sensibilités…

En revanche, le projet n'a évidemment pas trouvé grâce aux yeux de la gauche qui a fait de l’obstruction, probablement ‘positive et juste’, dans les deux assemblées contre un texte plein de "cadeaux fiscaux" pour les riches qui loin de promouvoir le travail "marque le retour d'une société de rentiers". Rappelons que l’ex-couple Hollande-Royal est assujetti à l’ISF, comme tous les ‘riches’, à la différence que leur estimation est sous-évaluée… Sans sectarisme socialiste, le député Pierre-Alain Muet a estimé qu’"il ne répond à aucun des problèmes de notre pays mais à un choix idéologique". C’est pour quand la rénovation du dogme socialiste ?

Martin Hirsch (Solidarités actives) a fait valoir qu'"on ne pouvait pas comparer ce qui n'était pas comparable", car les financements prévus par le texte étaient seulement destinés à un "dispositif expérimental".

Quant au Nouveau Centre, malgré des "réserves", il s'est déclaré favorable à un texte allant "dans le sens du travail" et ne bénéficiant "pas aux plus riches", exclusivement.

Un peu d’honnêteté au passage ne fait pas de mal !

vendredi 13 juillet 2007

La LCR tire sur l’ambulance socialiste

Les malheurs des autres font le bonheur des troskistes
Les trotskistes de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) ont estimé jeudi dans un communiqué que "le navire PS" prenait "l'eau de toutes parts" en applaudissant à "une véritable débâcle idéologique" dans ce parti. Bouchés à l’émeri, les radicaux font un blocage sur l’ouverture.
" Entre ceux qui sont devenus ministres, secrétaires d'Etat, chargés de mission ou d'autres propulsés à la tête d'organismes internationaux, on assiste … au PS, à un sauve-qui-peut qui ressemble comme deux gouttes d'eau à une chasse au trésor individuelle", bave la LCR.
"Alors que la droite décomplexée fait voter des lois favorables à la France des riches, qui vont réduire à une peau de chagrin l'ISF, creuser davantage les énormes inégalités existantes, les dirigeants socialistes deviennent des proies consentantes pour l'entreprise de Nicolas Sarkozy", ajoute le parti d'extrême-gauche, qui répugne aux responsabilités. Tous les riches sont-ils d’odieux privilégiés ? Assez de caricature, Besancenot! Pensez, si possible, aux Français modestes qui travaillent pour transmettre l’essentiel du fruit de leur travail laborieux et non pas seulement les pépins.
La LCR cherche-t-elle à priver les classes laborieuses des avancées fiscales dans lesquelles le gouvernement s’engage ? "Il est grand temps de rassembler les forces pour mener des luttes de résistance contre la politique de destruction sociale du gouvernement, de créer les conditions pour construire un nouveau parti anticapitaliste défendant bec et ongle le monde du travail", estime la LCR.
Besancenot devra nous expliquer en quoi une baisse de l’ISF, qui profitera à Royal, Hollande ou des éditeurs de Flammarion, par exemple, participerait d’une ‘ destruction sociale’, alors qu’on en attend des effets favorables à la relance de l’activité économique, dont bénéficierait l’ensemble des Français. Les plus modestes d’entre eux ont pareillement intérêt à transmettre leurs biens à leurs enfants ou leur conjoint(e) (ou pacsé(e)) survivant(e) sans les exposer à des droits de succession accablants. Les trotskistes souhaitent-ils maintenir le poids de l’impôt sur leurs concitoyens ?
La LCR craint-elle de perdre sa clientèle traditionnelle ? Il est vrai que le frêle esquif trotskiste ‘prend l’eau’ ; alors, que le PS donne de la gîte n’est pas pour déplaire à la LCR , puisque tous les malheurs du monde profitent aux trotskistes…
Olivier, que diriez-vous d’une petite participation à un comité de réflexion sur la réforme de l’impôt, sur le revenu ? Ne vous emballez pas, il n’en est pas question, c’est une provocation de plus de la droite… Nous vous espérons compétent en colis postaux, car le ‘paquet fiscal’ n’est pas votre truc!…