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vendredi 25 avril 2014

OpinionWay: et en plus, les chômeurs sont pessimistes !

Un sondage pointe le pessimisme des Français au chômage
OpinionWay révèle le moral en berne des demandeurs d'emploi

Il semble que ce baromètre était nécessaire pour découvrir le pessimisme des demandeurs d'emploi, alors que le ministère du Travail s'apprête à communiquer en fin de journée les chiffres du chômage pour le mois de mars

80% des sondés pensent que le chômage va augmenter dans les trois mois qui viennent. Une certitude qui varie selon les régions. Ainsi, les plus pessimistes sont les habitants du Nord-est qui envisagent un avenir plus sombre que les Parisiens ou les habitants du Sud-est de la France.


Les cadres supérieurs pointent aussi à Pôle Emploi
 

"Ce pessimisme sur l'évolution du marché du travail en France n'est pas modifié par l'annonce du pacte de responsabilité, attendu comme sans effet sur l'emploi par les deux tiers des personnes interrogées."
 
70% des chômeurs espèreraient néanmoins retrouver un emploi dans les trois mois

Bien que 80% des sondés ne voient pas le chômage baisser dans les trois mois à venir, cet optimisme paradoxal s'expliquerait par une certaine confiance personnelle des demandeurs d'emploi volontaristes dans une situation macro-économique clairement négative et contrastante. 

OpinionWay tente de relativiser le désespoir des chômeurs 
Certains sondages ressemblent furieusement à des éléments de langage. 
Il faudrait croire que sept chômeurs sur dix dans l'adversité arrivent encore à compter sur eux-mêmes pour sortir de l'impasse où les tergiversations et fausses routes du gouvernement Ayrault les a plongés.

Le Figaro évoque la "débrouillardise personnelle"...
"Plus étonnant, les chômeurs d'un niveau inférieur au bac sont plus optimistes que les autres. Selon Stéphanie Delestre, "les personnes moins favorisées ont développé une débrouillardise personnelle qui les porte". Qu'apporte la "gauche sociale" ? Le système D et le travail au gris ou au noir  ...
 
OpinionWay est-il payé pour persuader les Français que Valls vont aider les demandeurs d'emploi à retrouver du travail dans les trois mois qui viennent? Et il faut être Alsacien, ou de la région laborieuse du Nord-est pour rester plutôt optimiste, à l'opposé du Sud-ouest, championne de France du pessimisme

Les Français seraient les premiers responsables de leur précarité

En effet, en "affinant" son enquête, OpinionWay assure que les chômeurs se culpabilisent
Un chômeur sur deux estime certes "qu'il n'y a pas de travail tout court", mais 44% pensent "que c'est surtout leur profil et leurs compétences qui ne correspondent pas au marché"
Une perception clivante selon les auteurs du sondage qui déclarent que "plus on est âgé, plus on est demandeur d'emploi depuis longtemps et plus on estime que c'est l'ensemble du marché du travail qui se porte mal".
Combien l'entreprise OpinionWay se fait-elle payer pour accoucher de telles évidences? 
Cette enquête ressemble fort à un appel publicitaire
Elle est en effet commandée par le site QAPA qui est, selon ses dires, "le tout premier outil vous permettant de rechercher un emploi sur vos compétences réelles - ce qui fait tilt avec ce qui précède, n'est-ce pas? -  même sans diplôme, sans CV ni lettre de motivation. Et sans souci !

"joueurdepipeau" : " j'ai constaté un fait troublant : une part significative des offres visibles sur ce site existent également sur le site de Pôle emploi. Avec un certain nombre de différences toutefois : les offres du site pole-emploi.fr sont plus anciennes (ce qui veut dire, je pense, que QAPA les copie) et comportent de façon claire le nom de l'entreprise et souvent les coordonnées mails pour déposer directement les candidatures auprès de l'employeur."

"annabianca" a eu affaire à eux et écrit: "Ca a l'air d'être une start-up, donc beaucoup de vent brassé pour pas grand chose, comme pour la plupart http://fr.techcrunch.com/2012/ [...] -annonces/

L'hebdomadaire L'Express qui publie cette "enquête" est-il actionnaire?...
Mais alors 20minutes ("Les chômeurs sceptiques sur les effets du pacte de responsabilité sur l'emploi") ou Le Parisien aussi ("Pacte de responsabilité : les chômeurs n'y croient pas" )...

Enquête réalisée par internet du 16 au 22 avril 2014 auprès d'un échantillon de 2.445 personnes représentatif de la population des demandeurs d'emploi en France, constitué selon la méthode des quotas.

jeudi 10 mai 2012

Hollande est-il le président de tous les Français?

Hollande sera-t-il l'obligé de son électorat musulman?







François Hollande a été notamment élu grâce aux voix des musulmans.

Il aurait obtenu 93% des suffrages des votants, selon un sondage OpinionWay publié mardi par Le Figaro. Un sondage TNS Sofres évalue ce pourcentage à 85%. Toujours selon OpinionWay, les catholiques se seraient, eux, portés sur Nicolas Sarkozy à 73% pour les pratiquants réguliers et à 51% pour les non pratiquants. Musulmans et catholiques partageant un même conservatisme lié aux mœurs, à la famille, à la filiation; ce ne sont donc pas les perspectives d’un mariage homosexuel ni d’une euthanasie légalisée qui expliquent cette spectaculaire adhésion au président nouvellement élu. 
La clé de ce vote doit être recherchée ailleurs, dans les signaux envoyés par le PS en direction d’une communauté attachée à son particularisme culturel. Reste à savoir si cette politique d’accommodements et de connivences, qui n’est pas clairement assumée par un président qui dit vouloir lutter contre le communautarisme, ne risque pas de consolider le multiculturalisme et ses repliements, ces freins à l’intégration. Personnellement, je le redoute.


Les résultats obtenus par Hollande répondent aux vœux du groupe de réflexion socialiste Terra Nova

Ce think tank a publié, le 9 mars 2011, une étude intitulée : "Débat sur l’islam : pour une citoyenneté musulmane". Ce document a l’honnêteté de reconnaître "la mutation profonde et rapide de l’identité de la France" du fait de l’immigration musulmane. Mais de ce constat, Terra Nova estime que "l’intérêt général du pays" est d’accompagner cette mutation en faisant émerger une "puissante citoyenneté musulmane" afin que les musulmans deviennent "acteurs du changement", notamment grâce à l’encouragement au vote. 
Dans un texte ultérieur intitulé : "Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ?", Terra Nova a même proposé aux socialistes d’abandonner la classe ouvrière et populaire, jugée désormais acquise à la droite, au profit de la "France de demain" constituée par les femmes, les jeunes et les minorités des cités, soit un potentiel évalué entre 10 à 15 millions d’électeurs. C’est cette stratégie, pourtant dénoncée officiellement par le PS, qui a produit ses effets attendus. Hollande tiendrait-il un double discours ?

En tout cas, ces nouveaux soutiens n’ont pas tardé à se rappeler au bon souvenir du nouveau président de la République. Dès mardi, le collectif AC le Feu, qui s’est fortement impliqué pour inciter les habitants des cités à se rendre aux urnes, a réclamé immédiatement une "bouffée d‘oxygène". "Le nouveau chef de l’Etat devra envoyer des signes forts en direction des quartiers populaires de l’ensemble des territoires de France, notamment en ce qui concerne la représentativité qui devra transparaître dès la mise en place de son gouvernement provisoire", écrit le collectif basé en Seine-Saint-Denis : un département où Hollande a fait mieux (65,32%) que dans son fief de Corrèze. 
Le même jour, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a estimé que "seule une lecture objective de l’histoire" permettra à la France et à l’Algérie "de transcender les séquelles du passé douloureux", ouvrant la voie à une énième repentance unilatérale. 
Hollande saura-t-il ne pas être l’obligé de cet important électorat

samedi 18 juillet 2009

L'amère Royal dénonce les instituts de sondages qui misent sur les vainqueurs de présidentielles

Honneur aujourd'hui aux instituts de sondages du perdant

Miser sur le tocard est en France un titre de gloire !

Au jeu du qui perd gagne, les instituts de sondages engagés qui conservent leurs faveurs au cheval arrivé second sont les gagnants. Ils n'ont pas moins milité, ils se sont tout autant compromis, ils n'ont pas été plus propres, mais, à l'arrivée des courses, ils se trouvent lavés par l'échec de tout soupçon. La défaite lave plus blanc.

Personne n'avait remarqué, pour s'en indigner, que, pendant la campagne présidentielle, l'hyperactive Désirdavenir Royal caracolait dans les sondages sur ses seuls mérites: une agitprop sur tous les media insolents qui lui manifestaient une complaisance militante et une omniprésence de bon aloi, comme une accumulation de bourdes partout sur son passage, en France et en Navarre, rien ne semblait pouvoir la faire trébucher avant la proclamation des résultats. Rien de suspect, donc. Son sourire calibré était tellement séduisant que les journalistes rappelés au respect et les professeurs stigmatisés ne lui tenaient pas rigueur, croyait-on, de sa fourberie.
Car les instituts de sondages donnaient à croire que les Français appelaient de leurs voeux tant de compétence foncière, de sincérité naturelle et de maîtrise de pulsions agressives et autoritaires concentrées en une seule femme et mère, qu'elle se voyait pousser des ailes, qu'elle se laissait emporter par les media et qu'elle a cru jusqu'à la fin pouvoir se permettre l'arrogance des faibles et les colères saines des battus. Elle s'est brûlée les ailes aux media et sondages. La chute aux enfers dure et perdure; elle est terrible.

Les sondages l'ont entretenue tellement fort dans ses désirs et illusions qu'elle ne réalise toujours pas que leur capacité de nuisance n'aura eu d'égale que la sienne propre.


Personne n'est parvenu à lui faire comprendre et à la faire descendre de son petit nuage. Elle déclare donc ses blessures pansées mais continue toutefois de se voir en victime de machinations quand elle n'a qu'à s'en prendre à la faiblesse de ses raisonnements entravés de mauvais sentiments et de vanité.
prisonnièreDans un bouquin publié dès la fin 2007, l'amère Royal effectuait une thérapie et stigmatisait déjà l'institut OpinionWay qu'elle accusait d'avoir favorisé celui que, dans son aveuglement, elle croyait derrière et ne voyait pas devant. Il aurait brisé son envol et entravé son OPA inamicale sur l'Elysée.

L'Institut OpinionWay avait riposté par courrier

"A l’attention de Madame Ségolène Royal,
Présidente du Conseil Régional de Poitou-Charentes,
Paris, le 3 décembre 2007,

Madame la Présidente,

Dans votre ouvrage [...], vous avez exprimé des propos qui mettent en cause la rigueur, l’éthique et l’indépendance de l’institut d’études OpinionWay que nous dirigeons.

Il nous semble utile de porter à votre connaissance un certain nombre de faits susceptibles de dissiper vos interrogations sur notre institut. Nous ne pouvons en effet laisser ainsi planer le doute sur l’honneur de nos collaborateurs, la fiabilité de nos méthodes et la réputation d’un institut qui exerce ses activités dans la plus grande rigueur professionnelle (certifiée qualité AFNOR), en toute intégrité et en toute indépendance.

Notre société a été créée en mars 2000 et c’est depuis cette date, et non depuis 2006, que nous réalisons très régulièrement des études d’opinion sur différents sujets politiques et de société. La campagne présidentielle a certes donné à cette activité une visibilité plus importante, pour OpinionWay comme pour les autres instituts.
ses trois fondateurs, qui n’ont aucun engagement politique ou militant. Si La Novosphère a pu détenir 7% du capital de notre société, vous devez savoir que cette société n’a jamais été notre principal actionnaire et qu’elle ne détient plus aucune action d’OpinionWay depuis 2003. Les autres instituts qui se partagent ce marché depuis 25 ans sont soit côtés en bourse, soit détenus par des personnalités figurant parmi les plus grandes fortunes de France ou par des institutions financières.

Nous sommes surpris que vous choisissiez de vous attaquer à la société la plus indépendante et la plus vulnérable financièrement. Cela ne vous ressemble pourtant pas et cela ne ressemble pas non plus à votre engagement politique, que par ailleurs nous respectons."

Que d'ironie dans ces quelques lignes...

Or, jamais deux sans trois, Désirdavenir Royal est à nouveau en campagne.
Après deux échecs personnels retentissants, la présidente socialiste de région joue cette fois son avenir en 2010 et son angoisse est déjà palpable. Elle repasse à l'offensive mais sans changer ses méthodes éprouvées. Victime, elle était; victime, elle reste. Les Français ont sans doute besoin d'une victime à la tête de l'Etat...


Royal n'est qu'une plaie...

PaSiDupes n'en restera pas aux désirs de vengeance de l'amère Royal en date de la fin 2007, puisque
ses plaies se sont rouvertes à l'approche des Régionales 2010.

La presse promet de diffuser pendant longtemps l'odeur fétide de cette affaire purulente.

dimanche 19 avril 2009

Européennes: un sondage place l'UMP devant le PS

C'est bien parti pour l'UMP, mais ce n'est pas gagné !

  • 28% pour les listes UMP
    Les candidats du parti au pouvoir arrivent en tête des intentions de vote des Français aux élections européennes;
  • 23% des suffrages iraient au PS, avec ses satellites (PRG et MRC), selon un sondage Opinionway pour Le Figaro-TF1-LCI;
  • avec 12%, arrivent ensuite les listes du MoDem de François Bayrou ;
  • puis celles du rassemblement Europe-Ecologie, conduit par Daniel Cohn-Bendit (avec Les Verts, Eva Joly, et l'affreux Jojo Bové) feraient 10%. Lire les critiques de Waechter et Lalanne contre cette liste (lien)
    L'Alliance écologiste indépendante (AEI) d'Antoine Waechter et Francis Lalanne a déclaré vendredi vouloir s'adresser "à tous les Français" et "pas seulement au peuple de gauche", à la différence, selon elle, du rassemblement Europe-Ecologie de Daniel Cohn-Bendit.
    Créée mi-mars, l'AEI rassemble le Mouvement écologiste indépendant (MEI) d'Antoine Waechter, Génération Ecologie et France en Action (Jean-Marc Governatori) et se présente dans les huit circonscriptions aux européennes.
    Patrice Drevet, tête de liste AEI dans le Sud-Ouest après avoir été "approché" par le Nouveau Centre selon lui, traite
    Europe-Ecologie de "pastèque" : "vert à l'extérieur et rouge à l'intérieur".

  • le NPA du trotskiste Olivier Besancenot récolte 7% d'intentions de vote parmi les sondés des 16 et 17 avril , âgés d'au moins 18 ans.

    Et le Parti communiste associé au Parti de Gauche de Mélenchon ? Aux oubliettes ?

    Le Front de gauche, initié par le Parti communiste français (affiliation européenne: Parti de la gauche européenne), et le Parti de gauche, rejoints le 8 mars par Gauche unitaire, puis par l'Alternative démocratie socialisme (ADS) de Marcel Rigout et le Mouvement politique d’éducation populaire (M'PEP) de Jacques Nikonoff. Le parti marxiste-léniniste Communistes de l'ancienne sénatrice PCF Rolande Perlican, fait bande à part.

    Les motivations des électeurs


    N
    'en déplaise à Sa Cynique Majesté Royal, la tête de gondole socialiste, ces intentions de vote sont donc d'autant plus embarrassantes pour le MoDem et le PS qu'ils font de l'Europe un produit d'appel de leur fonds de commerce.

    Le désir de la gauche de sanctionner la majorité risque d'être déçu

    Les Français seraient plus matures que l'opposition. Sans mal !...

    38% des sondés saisiraient l'occasion du scrutin européen de juin prochain pour exprimer leur défiance et en profiteraient pour exprimer un vote sanction à l'encontre du président de la République. Le pouvoir d'achat resterait le thème privilégié de l'opposition et donc la préoccupation majeure (37%) des Français contaminés par sa propagande anxiogène. Le chômage serait-il donc devenu le cadet de ses soucis? Ou bien ne prendrait-elle que la fonction publique en compte? Plus basiquemement, les comptables de la gauche ciblent le plus grand nombre, considérant que l'ensemble de la population est exposée par la crise intrnationale à des réductions de dépenses.

    Mais, malgré les réformes qui bouleversent leurs habitudes, 20% des électeurs en profiteront même pour afficher leur soutien au chef de l'Etat.
    20% des sondés n'ont pas exprimé d'intention de vote.

  • jeudi 8 janvier 2009

    Les Français apprécient déjà la suppression de la pub

    Le service pourtant public fait grève contre l'avis des Français
    Le 8 janvier 2008, Nicolas Sarkozy annonçait la suppression de la publicité sur les chaînes de télévision publiques. Une année pour s’y préparer.
    La suppression après 20 heures de la publicité sur France Télévisions "semble d'ores et déjà très appréciée de tous les Français", a déclaré la ministre de la Culture, Christine Albanel, en présentant mercredi 7 janvier la réforme de l'audiovisuel public devant le Sénat.

    Déjugée, l’opposition fait des colères
    "En juin dernier, lorsque la Commission [Copé] pour la nouvelle télévision publique a rendu son rapport, il a été décidé de fixer l'arrêt partiel de la publicité à janvier 2009", a-t-elle expliqué.

    L’opposition se comporte comme si le service public audiovisuel était sa propriété
    Alors, les camarades sénateurs du PS, PCF et Verts se sont dérobés en quittant l'hémicycle du Sénat à l'ouverture du débat. Ces démocrates ont refusé d'assister au discours de Mme Albanel pour protester contre le fait que la mesure principale du projet de loi, la suppression de la publicité, soit entrée en vigueur depuis lundi.

    Nouvelle incohérence de l’opposition
    "C'était une demande forte de France Télévisions que de travailler sur l'année calendaire. Les équipes s'y sont préparées et ont défini de nouvelles grilles. Les annonceurs publicitaires l'ont anticipée dès le mois de septembre", a rappelé la ministre.
    Elle a aussi observé que c'est "l'obstruction rencontrée pendant près de quatre semaines lors du débat parlementaire à l'Assemblée Nationale" qui "a relancé la question du calendrier".
    "Il a semblé important de maintenir la date initiale", a-t-elle précisé, soulignant que cette décision "était rendue possible" par le vote en décembre, dans le cadre du projet de loi de finances, "d'une dotation budgétaire de 450 millions d'euros pour France Télévisions".

    La gauche n’apprécie pas que son obstruction soit contrebalancée
    Le fait que la mesure principale du projet de loi soit appliquée avant le passage du texte au Sénat est la conséquence du blocage du travail parlementaire par l’opposition. Contrecarrée dans son action anti-parlementaire, la gauche fausse le débat et Philippe Dominati (UMP, Paris) lui fait observer que "c'est un manque d'égards vis-à-vis du Sénat : on aurait pu se débrouiller autrement".

    Le travail en commission doit-il s’imposer à l’ensemble des parlementaires ?
    "La commission Copé avait proposé que la suppression de la publicité ne débute qu'en septembre prochain, ce choix aurait laissé plus de temps au débat" a naïvement regretté en séance un des rapporteurs du texte, Catherine Morin-Desailly (Union Centriste).
    Les membres des commissions essaient-ils de dominer leurs collègues tour à tour? Si l’hémicycle est vide, c’est qu’il faut restaurer le débat en séance et tolérer que la navette fonctionne.

    Sondages ?

    > Les Français sont depuis longtemps hostiles à la pub à la télé
    Avant même que sa suppression ne soit effective, les Français approuvaient la mesure.
    Un sur deux (53 %) était d’accord avec la prochaine suppression de la publicité sur les chaînes de France Télévisions, l’opinion publique est massivement opposée (89 %) au droit — bientôt accordé — pour les chaînes privées de diffuser neuf minutes de pub par heure au lieu de six actuellement. C’est ce que révèle un sondage Opinion-Way, réalisé pour le Syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN).

    Un sondage Ipsos de janvier 2008, il y a un an, révélait alors que huit Français sur dix n’établissaient aucune corrélation entre l’abondance de pub et qualité des programmes privés. Selon Ipsos, la majorité (51%) pensait même que la suppression de la pub n’affecterait pas la qualité des programmes et seulement 32% y voyaient un risque de dégradation.

    En décembre 2008, une majorité de Français (65%) se disait favorable à la suppression de la publicité en soirée sur les antennes de France Télévision, contre 32% qui y étaient opposés, selon un sondage de Parisien/Aujourd'hui en France paru ce dimanche.

    > Le lundi 5 janvier était une soirée très attendue par les instituts de sondages, puisqu’elle marquait la fin de la publicité sur l'ensemble du service public. Selon Médiamétrie, les téléspectateurs ont été plus nombreux devant leur petit écran et plus tôt. Ainsi, étaient-ils 3,1 millions de plus. Le pic d'audience est survenu vers 20h26, alors qu’il survient d'habitude vers 21h15.

    Alors qu’à France Télévisions les grèves de personnels se multiplient contre la suppression de la publicité après 20h, les téléspectateurs sont satisfaits de la télévision sans publicité, indique le sondage du Figaro.
    Certains, notamment les parents d’enfants en bas âge, regrettent les nouveaux horaires de début de soirée “il est impossible d’être devant son poste à 20h35, ou bien alors il faut manger devant la télé, ce que je ne supporte pas.” Une maman s'est même plainte de ne plus pouvoir donner le biberon à temps... D’autres apprécient le fait que “les programmes de seconde partie de soirée, souvent bien meilleurs, commenceront plus tôt.”
    A la question “Souhaitez-vous que toutes les chaînes commencent leurs programmes à 20h30 comme France 2 et France 3 ?”, 67% des votants ont répondu oui, contre 33% de non.

    Les personnels des syndicats réactionnaires de France Télévisions ne peuvent donc compter sur le soutien des Français pourtant formatés par leur propagande, ni arguer de l’importance du financement sur la qualité des émissions. Qu’ils cessent donc d’envier TF 1, M 6 et Canal + et se comportent en créatifs dynamiques et en partenaires responsables d’une gestion saine.

    samedi 31 mai 2008

    Les mesures de sauvegarde du pouvoir d'achat, largement approuvées

    Le cheval de bataille de l’opposition est une bourrique
    OpinionWay a demandé aux sondés, pour LCI et Le Figaro, de lister les sujets abordés avec leur entourage, de façon spontanée, et à l'aide d'une liste de thèmes préétablis par l'institut de sondage. Les deux sujets, la grève et le pétrole cher, arrivent en tête des sujets de préoccupation, devant les mouvements sociaux autour de la retraite, le Festival de Cannes ou la situation en Birmanie. Les deux sujets phares de la semaine, la grève des marins pêcheurs et l'augmentation du prix du baril de pétrole, se recoupent.

    Nicolas Sarkozy a annoncé une série de mesures de soutien d'urgence ou la création d'un fonds alimenté par des surplus de TVA sur les produits pétroliers, en réponse à cette crise qui peine à se dénouer et menace de s'étendre à d'autres pays méditerranéens (Italie, Espagne et Portugal).
    Ces aides entrent dans le cadre de la lutte contre la baisse du pouvoir d'achat, qui fut un des thèmes phares de la campagne présidentielle du candidat Sarkozy et du harcèlement de l’opposition . Si la question n'est toujours pas réglée aux yeux des Français, les mesures gouvernementales rencontrent une approbation très forte parmi les sondés.
    70 % d'entre eux se disent favorables à ce que l'on aide les pêcheurs et les routiers sous la forme d'un fonds alimenté par la TVA, et ce en dépit du scepticisme des responsables européens et de l'opposition hezagonale. La Commission Européenne a même jugé que ce serait un « mauvais signal » envoyé aux pays producteurs, qui pourraient augmenter encore leurs prix. Le soutien à cette mesure est presqu'aussi fort chez les électeurs de Nicolas Sarkozy (77 %) que de la gauche (69 %). La région de l'amère Royal, sa rivale malencontreuse, avait pourtant démarré la contestation...
    Désirdavenir Royal avait fait une promesse médiatique de don (5000.000 millions d’euros), mais nul ne sait si elle a honoré sa promesse du versement correspondant : les photos tardent à venir…

    OpinionWay a également sondé les Français sur la mise en place d'un crédit d'impôt lié à l'intéressement salarial et la possibilité pour les salariés de toucher leur participation immédiatement, quitte à payer des impôts dessus : 75 % et 68 % des sondés se disent tout à fait favorables à de telles mesures.
    Là encore, l'approbation transcende les clivages politiques. La possibilité de toucher immédiatement sa participation est approuvée par
    - 66 % des électeurs de Royal,
    - 69 % de ceux de Le Pen,
    - 72 % de ceux de Bayrou et
    - 77 % de ceux de Sarkozy.
    La majorité des salariés ne touchent ni intéressement ni participation, mais le président de la République a plaidé, lundi dans l'Oise pour un doublement en quatre ans des sommes distribuées au titre de l'intéressement en France. « C'est un instrument souple et c'est du pouvoir d'achat », a-t-il expliqué.

    dimanche 27 avril 2008

    L’entretien de Sarkozy avec la presse sous l’angle objectif

    Sarkozy a séduit près d’une moitié des Français
    Le président est crédité du courage d’« admettre ses erreurs», selon le baromètre OpinionWay pour « Le Figaro» et LCI . Après la prestation télévisée de Nicolas Sarkozy, les Français sont partagés mais autrement moins que ce que les agences de presse ne l'ont affirmé. Selon le baromètre OpinionWay-Le Figaro-LCI, le président de la République a convaincu 49 % des Français et n'en a pas convaincu 51 %. Un score relativement encourageant toutefois pour un chef de l’Etat au creux de la vague selon les sondages commandés par l'opposition. « Cette division à parts quasi égales est à rapprocher des récents sondages sur ta cote de popularité de Sarkozy. Depuis quelques semaines, entre 60 % et 70 % des Français disaient ne pas lui faire confiance ou ne. pas aprouver sa politique », explique Bruno Jeanbart, directeur des études politiques d'OpinionWay.

    L'image comparée de Nicolas Sarkozy montre qu'au terme de l'émission, les Français ont été plus nombreux à le trouver
    courageux (de 60% à 67 %),
    sincère (de 42% à 50 %)
    et à l'écoute (de 29 % à 35%).
    «Il a fait preuve (d'une certaine modestie et d'un certain courage à admettre ses erreurs», indique par exemple un sondé. » II semblait authentique et plus posé que par le
    passé », estime un autre. Il s'agit cependant de scores en baisse par rapport aux opinions émises lors de précédentes interventions télévisées, en juin ou septembre. Le sondage rappelle qu'après sa prestation du 20 juin, 81 % le jugeaient courageux, 64 % sincère ou rassurant.

    Lorsque l'on passe au crible les 17 sujets abordés jeudi soir, on voit que Sarkozy a été trouvé
    majoritairement convaincant sur 9 thèmes. Il a ainsi convaincu 63 % des Français sur ses efforts pour libérer Ingrid Bétancourt, 53% sur la nécessité de faire des réformes, 55 % sur l'obligation pour les chômeurs d'accepter un emploi après deux offres de l'ANPE et 54% sur la nécessité de passer à 41 ans de cotisation pour toucher sa retraite.

    Le président a fortement convaincu son propre camp
    Mais à l'inverse, iI n'a pas réussi à transformer l'essai sur
    son choix d'envoyer les soldats français en Afghanistan, sur
    - le paquet fiscal (35 % de sondés non convaincus)
    - ou le pouvoir d'achat (32 %).
    Depuis le départ il y a une erreur de communication sur le paquet fiscal. Les Français approuvent la défiscalisation des heures supplémentaires, mais restent persuadés qu'il s'agit, au total, d'une série de mesures pour les riches», analyse Bruno Jeanbart.
    Quant au pouvoir d'achat, ils estiment majoritairement que ce n'est pas la parole présidentielle qui pourra changer grand-chose au prix de l'essence ou au niveau des salaires. « Il voit la vie en rose pour les Français alors que tout augmente», dit un sondé, tandis qu'un autre estime que « ce qu’il propose ne fera rien pour alléger le malaise en matière de pouvoir d'achat».

    Lorsque l'on regarde les familles politiques, il apparaît toutefois que le président de la République a fortement convaincu son propre camp, et peu les sondés qui se déclarent de gauche. Un an après l'ouverture et le discours de rassemblement, force est de constater que le clivage droite-gauche, majorité-opposition a repris tous ses droits.

    samedi 9 février 2008

    Ticket perdant Royal-Prodi

    Prodi, soutien de Désirdavenir Royal, démissionne!
    Matraqués, manipulés par les sondages et les médias partisans, les militants socialistes sous influence persistent à se faire des illusions sur le compte de Désirdavenir Royal. Tous ensemble et comme une seule femme, ils ont été induits en erreur pendant la pré-campagne présidentielle mais continuent à considérer que le vide Royal peut combler le néant du PS: la pénurie pousse au choix par défaut. A l'international, les signaux socialistes sont pourtant tout aussi éloquents.

    Prodi l'avait soutenue: elle fut battue…
    Elle le soutient: il donne sa démission!
    Est-ce de bon augure pour les municipales, les cantonales et la prise de la Rue de Solférino?
    La présidente de la Région Poitou-Charentes s'est envolée la semaine dernière pour la Toscane -avec Ryanair, probablement- pour la première réunion du Parti Démocrate italien, où, forte de son expérience, elle leur a donné sa vision des primaires sur la démocratie participative bidon.
    Désintéressée, elle en attendait un retour d'ascenseur quand elle se lancera à la conquête du parti. Pourtant, son réseau européen n'est fort que de… trois membres: Poitou-Charentes, la Catalogne et la Toscane, le pays de Pinocchio. Il ne peut que s'étoffer... Pour la dimension internationale, c'est manqué, mais avec l'aide des ambiguïtés de la presse, elle entend bien donner à ce clan embryonnaire une apparence plus adulte, dans la perspective d'une éventuelle remobilisation du PS. Encore du trompe-l'œil!
    Mais le ciel italien s'est obscurci et elle ne devra compter que sur le soutien des sondages qui pèsent encore de leur poids certes affaibli mais que les partis successivement flattés contribuent tour à tour à en relancer la crédibilité mise à mal par la présidentielle.
    Ainsi, l'Ifop pour le JDD lui accordait hier encore 40% de crédibilité sur Sarkozy. Elle serait aussi devant son rival annoncé pour la direction PS, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, (24 %). Vendredi, un sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI la plaçait déjà en tête devant Delanoë, 66 % des sympathisants de gauche jugeant qu'elle ferait un bon premier secrétaire du PS, contre 62 % pour son rival. Ce qui incitera sûrement Royal à poursuivre sa marche vers Solferino, étape par étape. Mai 2007 n'a pas servi de leçon.

    Or, outre la caution très incertaine des sondages, le soutien européen à Royal est compromis. Imperturbable et perspicace, l'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle française a affirmé dimanche au cours de son déplacement en Toscane, que l'Union européenne a besoin de l'Italie et de son nouveau Parti démocrate (PD) entre les mains de Walter Veltroni , maire de Rome, qu'elle est allée entreprendre…
    Déjà chef du gouvernement entre 1996 et 1998, élu une seconde fois en avril 2006, l'ex-président du conseil italien, Romano Prodi, a été contraint de quitter une nouvelle fois son poste, jeudi soir 24 janvier, bien avant la fin de sa mandature prévue en 2011. Les sénateurs l'ont en effet désavoué, lui refusant un vote de confiance crucial. Romano Prodi a présenté sa démission au président de la République Giorgio Napolitano.
    A gauche, la formation la plus importante, le nouveau Parti démocrate (PD) du maire de Rome Walter Veltroni craint un échec cuisant après vingt mois d'un gouvernement de centre-gauche impopulaire.
    Et quel est le bilan de Prodi, en non pas huit mois, mais vingt? Les derniers sondages donnent la droite, dirigée par l'ex-chef de gouvernement, Silvio Berlusconi, gagnante de 10-12 points sur la gauche par 54,5%/56% contre 44/45 %.
    Désirdavenir a enregistré une déconvenue claire avec la démission que son soutien à la présidentielle française, le chef du gouvernement, Romano Prodi, a remise au chef de l'Etat italien, le jeudi 24 janvier, après avoir perdu un vote de confiance au Sénat. Le socialiste Prodi a chuté avec le lâchage d'une poignée de sénateurs du centre, membres pourtant de sa coalition hétéroclite de gauche, allant des communistes aux catholiques modérés.
    Et que fait le PS français, à l'occasion des municipales 2008? Du Prodi ! L'issue des scrutins de mars prochain risque fort d'être identique. De nombreuses listes présentées par le PS sont en fait tout aussi hétéroclites: la gauche de l'Atlantique (avec le MoDem) à l'Oural (avec le PCF), en passant par l'Allemagne des amis Verts de Cohn-Bendit.
    Des municipalités de gauche pour vingt mois ?