POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est pacte de responsabilité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est pacte de responsabilité. Afficher tous les articles

dimanche 28 février 2016

Manuel Valls riposte à la bande à Aubry

L'autocrate de Matignon réagit violemment à la contradiction

Manuel Valls a sèchement répondu jeudi à la critique 
de Martine Aubry  dans Le Monde  contre son action 

Le premier ministre dénonce une "tribune de proclamation", dans laquelle "il n'y a pas un début de proposition", rapporte... Le Monde. "Je suis chef du gouvernement, je n'écris pas des tribunes de proclamation", clame Manuel Valls qui voit dans cette tribune, co-signée par une quinzaine d'opposants socialistes, notamment par Martine Aubry et Daniel Cohn-Bendit, "une remise en cause générale, globale" de l'action menée depuis son arrivée à Matignon.

Les élus frondeurs ont fait des petits parmi les personnalités de gauche et, ensemble, ils ont condamné à la fois Hollande et Valls dans une tribune du même quotidien Le Monde en date de mercredi, intitulée "sortir de l'impasse". Ils reprochent à l'exécutif les "41 milliards d'euros mobilisés pour rien" au bénéfice des entreprises dans le cadre du pacte de responsabilité, le "désolant débat sur la déchéance de nationalité" et le projet de réforme du code du travail porté par Myriam El Khomri. A Manuel Valls, les signataires reprochent également "la meurtrissure de l'indécent discours de Munich".

"Je ne suis pas un pousse-au-crime," clame le sentencieux Valls

"C'est une remise en cause générale, globale", proteste Manuel Valls jeudi. Pour le chef du gouvernement, "cette tribune a un avantage: cela oblige tout le monde à clarifier et à assumer. Il faut que tout le monde assume". S'agissant du projet de loi El Khomri, qui suscite de fortes oppositions à gauche et au sein des syndicats, Manuel Valls a déclaré: "Je ne suis pas un pousse-au-crime." 


Il y a le feu dans la relation Valls/Hollande

"Le président a décidé de ces arbitrages. Revenir en arrière serait non seulement dommageable pour le président et pour moi, mais aussi pour le pays".


Le camp rebelle réplique au "Bachar el-Assad" français

Interrogé jeudi soir sur i-télé, l'homme à tout faire de l'ex-maire de Lille, François Lamy, a récusé les accusations du premier ministre, en citant, parmi les propositions des auteurs de la tribune, la déchéance de citoyenneté plutôt que de nationalité.

Aux plans économique et sociale et du droit du travail, il a conseillé au premier ministre de "relire le texte de la motion du congrès de Poitiers qu'il a signé avec (les aubrystes) et qui demandait de réorienter les 13 milliards restant du Pacte de responsabilité vers les entreprises innovantes, vers (celles) soumises à la concurrence internationale, vers l'investissement des collectivités locales, bref vers le soutien à la croissance et à la création d'emplois".

La guerre des 2 gauches a repris: dans les années 70, elle opposait Rocard à Chevènement.

mercredi 24 février 2016

"Sortir de l’impasse", tribune des frondeurs socialistes contre Hollande et Valls

Bombe incendiaire de la tribune au vitriol publiée dans Le Monde daté du 25 février

Martine Aubry jette... un cri :  "trop, c’est trop !"

Martine Aubry et Daniel Cohn-Bendit, Axel Kahn, François Lamy et Jean-Marc Germain (monsieur Hidalgo), et douze autres responsables ou animateurs socialistes et écologistes dénoncent la politique conduite par le gouvernement, dans une tribune devenue pétition populaire. Le Pacte de responsabilité, la déchéance de nationalité, le refus d’accueillir davantage d'illégaux et la réforme du code du travail, rien ne va plus. Les motifs de mécontentement sur les politiques menées depuis 2012 n’ont pas manqué. La colère populaire s’est confirmée sans appel par quatre défaites électorales successives. Tout leur fait craindre un échec du quinquennat ainsi qu’un affaiblissement durable de la France et de la gauche.

"Sortir de l’impasse": c’est le titre de la tribune au vitriol publiée dans Le Monde daté du 25 février
Dans ce cahier de doléances adressées au souverain, fort de ses seuls députés godillots, l’ancienne battue à la primaire de 2011 et l’ancien député européen, avec leurs proches, "prennent à partie" (Le Monde) François Hollande et Manuel Valls, et livrent "un très sévère réquisitoire" (Le Monde) contre la politique menée par l’exécutif depuis deux ans. "Trop, c’est trop ! ", estiment-ils. 

A quatorze mois de l’élection présidentielle, cet appel incendiaire, destiné à devenir une pétition populaire, réclame un changement radical de ligne, sous peine d’une défaite programmée en 2017, à la fois morale et politique selon eux. "Ce n’est plus simplement l’échec du quinquennat qui se profile, mais un affaiblissement durable de la France qui se prépare, et bien évidemment de la gauche, s’il n’est pas mis un coup d’arrêt à la chute dans laquelle nous sommes entraînés", écrivent ses auteurs dont certains, tels l’écologiste Yannick Jadot ou le sociologue Michel Wieviorka, ont récemment appelé à l’organisation d’une primaire de la gauche en vue de l’élection présidentielle de 2017.

"Pas CA, pas NOUS, Pas la GAUCHE !" 

Le signataires veulent expulser le locataire de Matignon depuis deux ans
Alors que Hollande est en voyage dans le Pacifique, cette tribune vise néanmoins le pacte de responsabilité, "pacte avec le Medef qui se révéla un marché de dupes". Or, il a été annoncé lors des vœux du président de la République aux Français, le 31 décembre 2013, et François Hollande est donc aussi directement visé. 
Les rebelles attaquent ensuite le "désolant débat sur la déchéance de nationalité", "la meurtrissure de l’indécent discours de Munich" de Manuel Valls (ci-contre) sur l' "hyper-terrorisme" et de la "terreur de masse", propagés par l’organisation Etat islamique (EI) au nom d’un "pseudo-messianisme religieux", et l’accueil des réfugiés en Europe, et, bien sûr, le projet de réforme du code du travail. "C’est toute la construction des relations sociales de notre pays qui est mise à bas, en renversant la hiérarchie des normes (…). Pas ça, pas nous, pas la gauche !", tonnent les signataires. 

L'escroquerie de l'idéologie socialiste en péril
"Que restera-t-il des idéaux du socialisme lorsque l’on aura, jour après jour, sapé ses principes et ses fondements ?", concluent-ils dans une formule assassine contre le chef de l’Etat et son premier ministre. 

Parmi les signataires de cet appel, outre Martine Aubry et Daniel Cohn-Bendit, figurent notamment  l’ancien ministre de l’éducation nationale, Benoît Hamon, la tête de gondole de l’aile gauche du PS, Christian Paul, plusieurs élus proches de la maire de Lille, comme Jean-Marc Germain, Laurence Dumont ou François Lamy, le premier adjoint à la maire de Paris, Bruno Julliard, ex-UNEF. 
Côté écologiste, on trouve le député européen EELV Yannick Jadot, alors que pour les chercheurs, on peut citer le sociologue Michel Wieviorka, le généticien Axel Kahn, frère de Jean-François (ex de Marianne) et l’économiste Daniel Cohen, lequel, en décembre 2011 sur LCP, avait reconnu être l'un des soutiens et des conseillers... économiques de François Hollande ! Lors de l'élection présidentielle de 2012, il signa encore l'appel des économistes en soutien du candidat François Hollande !

Voici la liste des économistes bernés
Philippe Aghion (Harvard), Michel Aglietta (Paris-X Nanterre), Yann Algan (Sciences Po Paris), Rémi Bazillier (université d'Orléans), Maya Beauvallet (Telecom Paristech), François Bélorgey (Irest), Françoise Benhamou (Paris-XIII), Eric Brousseau (Paris-Dauphine, Institut universitaire européen), Julia Cagé (Harvard, épouse Th. Piketty), André Cartapanis (IEP Aix-en-Provence), Gilbert Cette (université de la Méditerranée), Thomas Chalumeau (Sciences Po Paris), Mireille Chiroleu Assouline (Paris-I), Daniel Cohen (Ecole normale supérieure), Elie Cohen (Sciences Po Paris), Brigitte Dormont (Paris-Dauphine), Bernard Gazier (Paris-I), Jean Imbs (Ecole d'économie de Paris, CNRS), Marc Fleurbaey (Princeton, Collège d'études mondiales), Samuel Fraiberger (New York University), André Gauron, Jérôme Gautié (Paris-I), Patrice Geoffron (Paris-Dauphine), Tristan Klein, Jacques Le Cacheux (université de Pau et des Pays de l'Adour), Jean-Hervé Lorenzi (Paris-Dauphine, 70 ans, membre du conseil d'administration du Groupe Edmond de Rothschild France), Philippe Martin (Sciences Po Paris), Jacques Mistral (Harvard Kennedy School), El Mouhoub Mouhoud (Paris-Dauphine, Franco-algérien spécialiste de la relocalisation industrielle), Pierre-Alain Muet (fondateur du Conseil d'analyse économique, député socialiste du Rhône, adjoint au maire de Lyon et membre de l'équipe de campagne de François Hollande), Fabrice Murtin (Sciences Po Paris), Dominique Namur (Paris-XIII), Romain Perez (Paris-I), Thomas Philippon (New York University), Thomas Piketty (EEP, EHESS et ex-compagnon d'Aurélie Filippetti qui porta plainte pour "violences conjugales" en 2009), Michel Rainelli (université Nice-Sophia-Antipolis), Lionel Ragot (université d'Evry-Val-d'Essonne), Romain Rancière (EEP), Katheline Schubert (Paris-I), Laurence Tubiana (Sciences Po Paris, Columbia, ex-LCR et actuelle représentante spéciale du gouvernement pour la COP21 nommée par L. Fabius), Joëlle Toledano (Supélec), Dominique Villemot (qui co-rédigea avec Bernard Poignant le livre de François Hollande, Le rêve français. Discours et entretien (2009-2011).
Qui parmi ceux-là avoue encore être à son côté ?

lundi 11 janvier 2016

La CFDT rompt le dialogue sur le "plan pour l'emploi"

Les réformistes font un blocage: "hors de question" pour la CFDT de "toucher au contrat de travail"

La CFDT entre en résistance contre ses amis socialistes

Berger s'isole du troupeau socialiste
'Il est "hors de question de toucher au contrat de travail," a averti le numéro 1 du syndicat de dialogue. 
"Nous l'avons redit au Premier ministre. C'est une ligne jaune", a déclaré Laurent Berger après son entrevue avec Manuel Valls et la ministre du Travail, Myriam El Khomri.
"Ce n'est pas en multipliant les mesures qui accroissent l'insécurité des salariés qu'on fera baisser le chômage, c'est une "impensée" [sic]!", s'est-il insurgé.

Consulté lundi par Manuel Valls sur le plan d'urgence pour l'emploi, Laurent Berger a en outre dénoncé le "lobbying" du patronat sur ce sujet. "Nous avons dit que face à ce que nous considérons comme du lobbying patronal, concernant ces soi-disant contrats souples, agiles, concernant la précarité, il était hors de question pour la CFDT de faire peser sur les salariés la responsabilité du chômage", a poursuivi le leader cédétiste.

Les patrons appellent Hollande à passer de la phase commémoration à la phase action

Dans une lettre au président de la République publiée dimanche, plusieurs organisations patronales ont en effet réclamé une exonération totale de cotisations sociales patronales durant deux ans pour toute nouvelle embauche dans les petites entreprises.
Elles ont aussi plaidé pour "un contrat de travail agile" prévoyant un plafonnement des indemnités prud'homales ainsi que "des motifs de rupture liés à la situation de l'entreprise ou la réalisation d'un projet".

La CFDT répond qu'elle souhaite que les aides à l'embauche dans les TPE-PME se fassent "dans le cadre du pacte de responsabilité, qui doit être revu dans son contenu", a détaillé L. Berger. 
Opposé à toute aide supplémentaire, le secrétaire général de la CFDT demande "un engagement" de la part des organisations patronales. "Si aides à l'embauche il y a, cela doit être en contrepartie de la qualité de l'emploi (...) c'est-à-dire des CDI ou du moins des CDD de six mois", a-t-il insisté.

Le 31 décembre, François Hollande avait annoncé un plan d'urgence pour l'emploi. 
Il comprenait plusieurs mesures qu'il présentera le 18 janvier: 500.000 formations supplémentaires pour les chômeurs, une nouvelle prime à l'embauche pour les PME et un "effort" pour l'apprentissage.
Le dialogue s'engage mal, à commencer avec le syndicat le plus modéré.
Pour préparer ce rendez-vous, les partenaires sociaux sont consultés tour à tour à Matignon toute la journée de lundi.

dimanche 6 décembre 2015

La politique économique de Hollande atterre les économistes

Budget 2016 : le gouvernement intensifie une politique qui ne fonctionne pas 

Un collectif de chercheurs et experts en économie explique pourquoi le gouvernement fait fausse route

Le contribualbe apprécierait
que ce soit vrai
L'Assemblée nationale a pourtant adopté le projet de loi de finances 2016. Des économistes, Philippe Légé, Christophe Ramaux, Henri Sterdyniak et Sébastien Villemot, dénoncent l'entêtement du gouvernement et notamment de Michel Sapin qui a présenté le projet de loi de finances à l'Assemblée nationale le 13 octobre 2015.

Le gouvernement s’entête ? 
L
e projet de loi de finances (PLF) 2016 s’acharne à prolonger et même à intensifier une politique qui ne fonctionne pas, au motif, selon eux, qu'il réduit -ou tente de contrôler- les dépenses publiques pour baisser les impôts des entreprises et encourager la reprise économique et le redressement de la courbe de l'emploi. La situation est en effet extrêmement préoccupante : plus de 6,3 millions de personnes inscrites à Pôle emploi, soit 1,2 million de plus qu’en mai 2012. 

Or, ce collectif soutient que la dépense publique n’a jamais été aussi utile 
La présentation du PLF est symptomatique de cet aveuglement... libéral : au lieu de commencer par exposer ce qu’apporte -mais coûte- la dépense publique, et les éventuelles réorientations nécessaires pour qu’elle remplisse plus efficacement ses missions - ce que le pays attend, promesse après promesse, depuis bientôt quatre ans - , la réduction de la dépense publique et des déficits est devenu l’objectif central à atteindre, ce que conteste ce collectif, Les Économistes Atterrés.
Les "Atterrés", c'est qui? 
Ce sont des économistes radicaux qui se disent "atterrés" par l'absence de solidarité entre partenaires européens, par les cures d'austérité imposés en guise de "sauvetage" à des pays à peine sortis de récession, par un "pacte pour l'euro" qui assujettit les Etats à la loi des marchés financiers. Bref, par ce libéralisme honni auquel il reproche de résister à une crise qui dure et a pourtant failli engloutir l'Europe et les Etats-Unis. 
Le coprésident d'ATTAC, Thomas Coutrot, proche de la Fédération des Finances CGT, la FSU ou Solidaires, 
a lancé le mouvement au début de 2010. Il mobilisa une poignée d'économistes irrités par le retour de la pensée unique et l'absence de débat, comme Philippe Askenazy et André Orléan du CNRS et Henri Sterdyniak de l'OFCE le rejoignirent. 
Nul ne se doutait du succès qu'allait remporter leur "manifeste" à sa mise en ligne. Le texte recueillit 3.500 signatures, dont celles de 800 économistes universitaires: c'est dire combien l'Université française est orientée... Thomas Coutrot a beau être un militant altermondialiste, leur message intéresse au-delà de l'extrême gauche. 
Fort de ce succès, les "atterrés" sont sollicités par les internationalistes  pour animer des conférences en France mais aussi en Espagne au Portugal, en Belgique, au Royaume-Uni... Ils ont donc entamé un "Tour de France pour une autre Europe". Une vingtaine d'économistes signataires anime ce groupe d'activistes. 
Ils misent sur la dépense publique qui, selon eux, n’aurait jamais été aussi utile. Idéologues nostalgiques du temps où les dévaluations du franc permettaient de relancer artificiellement l'activité, comme au début des années 80 avec le premier mandat présidentiel de François Mitterrand, ils continuent de penser que la dépense publique a permis d’amortir considérablement le choc de la crise débutée en 2008. Ainsi, si le PIB français a augmenté de 2008 à 2014 d’un maigre 2%, cette hausse est à mettre au crédit de la consommation publique (éducation, santé…), au temps de Nicolas Sarkozy. Si cette dernière était restée constante, le PIB aurait au contraire diminué. Les prestations sociales (retraites, allocations familiales, chômage, RSA…) ont en outre permis de maintenir la consommation des ménages et de compenser partiellement l’effondrement de l’investissement privé. La brutalité de la crise justifiait un soutien social des plus défavorisés, au prix d'une augmentation de la dette publique.
Ce collectif accuse le pouvoir socialiste de n'avoir tiré aucune leçon des débuts de crise, sept années plus tard. Le gouvernement se fixe désormais pour objectif de réduire les dépenses publiques de 50 milliards d’euros de 2014 à 2017. Certes, il s’agit d’une baisse par rapport à une tendance d’évolution spontanée, et non pas par rapport au niveau de 2014, mais l’austérité n’en est pas moins installée. 
Pour 2016, le gouvernement est contraint de réduire la dette publique qui s'est envolée et prévoit de limiter la progression des dépenses publiques à seulement 0,3% en volume, soit un taux historiquement bas, inférieur à la croissance anticipée. Un revirement politique s'imposait du fait de l'échec des mesures prises sur près de quatre années. L’investissement public est donc encadré, mais le collectif d'économistes anti-libéraux ne peuvent s'y résoudre, le déclarant sacrifié par les nouvelles orientations de Bercy. 

Hollande a tout fait et son contraire, mais la gauche radicale lui reproche son abandon de la social-démocratie

Ce collectif atterrant de ringardise vante la qualité des infrastructures de la France pour affirmer que, s'il est l’un des atouts traditionnels de la France, ce patrimoine collectif est aujourd’hui menacé par la baisse des dotations de l’État aux collectivités locales, qui assurent l’essentiel de l’investissement public. Concrètement, cela signifie moins de logements sociaux, de crèches, d’écoles, d’équipements sportifs et culturels, d’investissements dans la transition écologique… sans compter l’effet sur les PME (notamment dans le BTP). Or ces dépenses sont décidées par les collectivités territoriales... Quand le gouvernement s'engage en 2014 à créer 100.000 places de crèches d'ici 2017, c'est médiatiquement valorisant, mais son objectif est en fait menacé par un plan de rigueur imposé aux caisses d'allocations familiales: l'Etat leur demande de trouver 1,4 milliard d'euros sur les trois prochaines années... Il en va de même pour le logement social (par l’octroi de cessions foncières par la commune et de subventions complémentaires à celles de l’État), pour l'école (pour le 1er degré, les communes et le Conseil départemental pour les collèges) et pour la transition énergétique (le Conseil régional est chef de fille en matière de biodiversité, de qualité de l'air, de climat et d'énergie).

Sur les sept derniers trimestres, parce qu'il manque de rentrées financières, conséquence du chômage et de la croissance proche de la décroissance, l'Etat n'a d'autre choix - sous la pression de l'Union européenne - qu'un baisse de l’investissement public de l'ordre de 10% et la tendance devrait se poursuivre avec les baisses de dotations prévues par le PLF. 

Le collectif annonce une future dégradation de l'offre médicale. La Sécurité sociale subira également une coupe importante de 7,4 milliards d’euros, conséquence de la politique social-démocrate de Hollande et Ayrault, laquelle profite peu aux Français et davantage aux nouveaux venus, notamment les clandestins qui ont droit và l'école gratuite et obligatoire ou aux soins médicaux financés par la solidarité nationale. 
Ces dernières années, le système de santé a déjà été soumis à une très forte pression après les multiples réformes libérales, solutions obligées que ne peut indéfiniment financer la dette publique. Dans ces conditions, exiger de "faire plus avec moins" engendrera une nouvelle dégradation des conditions de travail et du service rendu aux patients, un sacrifice que refusent les démagogues, quand ils ne s'en emparent pas pour mener leur entreprise de subversion politique. Il obligera de plus en plus les Français à recourir aux complémentaires santé. 
Le gouvernement va devoir en outre modifier les règles de revalorisation des prestations au détriment des bénéficiaires. C'est déjà notamment le cas, il faudrait le dire, en matière de politique familiale. Laccord entre le patronat et certains syndicats sur les retraites complémentaires retirera environ 1 milliard d’euros aux retraités, non pas par une volonté de nuire, mais par nécessité; et le gouvernement table "cyniquement" (sic) sur des baisses de prestations chômage à l’issue des prochaines négociations à l’Unedic. La fraude aux allocations n'y est pas totalement étrangère... 

Le gouvernement multiplie les cadeaux aux entreprises, assurent les extrémistes... Parallèlement, le gouvernement amplifie les cadeaux aux entreprises. Et le collectif ne cite pas les entreprises de presse qui -subventionnées ou non - taxent néanmoins tous les lecteurs de leurs sites, riches et défavorisés également...

Ces "cadeaux" sont coûteux et inefficaces, mais c'est l'avis des militants de l'extrême gauche anti-libérale et militante, économistes inclus, puisqu'on fait dire aux chiffres ce qu'on veut. En 2016, les réductions d’impôts et de cotisations sociales au titre du CICE et du Pacte de responsabilité s’élèveront à 33 milliards d’euros. En septembre, les effets du CICE n'étaient pas encore vraiment spectaculaires: créés en décembre 2012, en dépit d'une montée en puissance, le CICE peine à remplir les objectifs fixés en matière d'emploi, d'investissement et de salaires. 
A la rentrée également, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) publia ses recommandations dans son projet de rapport sur l’état de la France: " La fragile reprise que connaît la France s’appuie avant tout sur des facteurs extérieurs, alors que les effets attendus des mesures telles que le CICE ou le pacte de responsabilité tardent à se faire sentir. Elle reste fragile, car le chômage demeure massif et l’investissement peine à reprendre", estime le Cese dans ce projet de rapport sur l’état de la France en 2015. Les Economistes atterrés doivent tout lire...

Contre le raisonnement libéral, les préventions des économistes idéologues ont la vie dure. Ils pointent un accroissement des marges des entreprises qui permettrait seulement d’augmenter leurs investissements et, partant, la croissance et l’emploi. Mais pas plus qu’hier, cela n’a été vérifié dans les faits, refusent-ils d'admettre. L’investissement des entreprises reste désespérément atone et n’a toujours pas retrouvé le niveau de 2008. On attend toujours les centaines de milliers d’emplois qui devaient résulter de cette politique de l’offre. 

Le gouvernement se refuse à admettre cette leçon keynésienne élémentaire du XXe siècle, grondent-ils: les entreprises n’embauchent que si elles en ont besoin pour produire, et pour cela encore faut-il vendre, ce qui relève de la gageure quand la demande est déprimée par l’austérité.  La dépense publique n'est pas la solution: faut-il en venir à une politique de grands travaux financés par l'Etat, c'est-à-dire par le contribuable, soit 50% des Français ? 

Tout en augmentant la fiscalité des ménages. Mais pas tous les ménages: seulement ceux qui travaillent, produisent de la richesse et des rentrées fiscales. Pour financer la forte baisse de la fiscalité des entreprises, le gouvernement augmente aussi la fiscalité sur les ménages. La baisse de 2 milliards de l’impôt sur le revenu – très critiquable car elle réduit le seul impôt progressif – ne permet pas de compenser les hausses de cotisations sociales des salariés, les augmentations d’impôts locaux (conséquence de la baisse des dotations de l’État), et celles de la fiscalité écologique (qui frappera les plus pauvres faute de mesures compensatoires ciblées). Au total, ce sont près de 3 milliards supplémentaires qui seront prélevés sur les ménages, ce qui ne manquera pas de pénaliser la consommation et le niveau de vie. 

Se libérer du carcan austéritaire, panacée des extrêmes

Comble de l’absurdité,
la politique d’austérité ne permet même pas d’atteindre l’objectif de baisse des déficits et de l’endettement public. Elle ne suffit pas, mais faut-il pour autant y renoncer, tout en accueillant des réfugiés? Depuis quelques semaines, élections régionales obligent, ils sont sortis des radars. Les frontières sont-elles pour autant devenues étanches ? Les dépenses d'aides sociales sont-elles jugulées ?

L’horizon auquel la France devrait atteindre le seuil de 3% de déficit public ne cesse d’être repoussé d’année en année (du fait de l’insuffisance de l’activité et donc des recettes fiscales), tandis que le ratio dette sur PIB augmente continûment (par "effet dénominateur"). Une augmentation continue des dépenses publiques endiguerait-elle le déficit public?  C’est une tout autre politique qu’il faudrait aujourd’hui mener, libérée du carcan austéritaire inscrit dans les traités européens. 

L'extrême gauche marxisante prône un "pacte social et écologique" 
A la suite des attentats du 13 novembre 2015, Hollande, le président de la République, a déclaré : "Le pacte de sécurité l'emporte sur le pacte de stabilité (et de croissance !)". Que ne l’avait-il dit plus tôt ? Ces attentats ont en effet mis en lumière le rôle indispensable des services publics et des fonctionnaires (?) - serviteurs de l'Etat et non producteurs de richesse (!) - qui ont su êre à la hauteur des circonstances malgré les baisses d’effectifs et de dotations. De nouvelles créations d'emplois dans la fonction publique ne paraissent donc pas indispensables, messieurs les économistes "atterrants"... 
Si les besoins de sécurité doivent l’emporter sur un pacte de stabilité mal pensé, il doit en être de même pour les besoins sociaux et écologiques, supputent-ils encore. La France est aujourd’hui en "état d’urgence sociale", avec un chômage de masse et des inégalités sociales et territoriales en hausse, notamment du fait de l'arrivée massive d'étrangers, une donnée qui n'apparaît nullement dans leur raisonnement sectaire. 

Les exigences de plein emploi et de cohésion sociale doivent redevenir les objectifs centraux de la politique économique, soulignent-ils. Il faut bien être experts en économie pour en arriver à cet objectif... Mais ils n'y contribuent en rien: l'unité nationale, ce n'est pas pour eux. Selon ceux qui séduisent l'électorat de la gauche et de la droite extrêmes pareillement, cela passe par une rupture avec les dogmes libéraux. Après l'effondrement des dogmes marxistes à l'épreuve des réalités, que resterait-il ? Ce collectif s'y accroche mais reste inaudible hors des cercles étroits de l'anti-libéralisme bruyant. 

l’heure de la COP21, fi de "l'état d'urgence" contre la menace islamiste. Ils choisissent "l’état d’urgence climatique" et donnent la priorité au lancement dès aujourd’hui des investissements massifs dans la reconversion de l’appareil productif et la transition énergétique. Pour être à la hauteur des enjeux de la période, c’est un "pacte social et écologique" qu’il faudrait mettre en place, l'obsession de l'heure. 
Comment ? Nous le saurons dans un prochain épisode: les attaques des économistes archaïques ne vont pas cesser jusque 2017, au moins.

dimanche 23 août 2015

Tir dans le Thalys: un fichier avait été créé pour "mieux surveiller les personnes déjà condamnées"

Or, le djihadiste du Thalys était déjà fiché !

Cazeneuve, le meilleur d'entre tous les ministres, ne se montre plus...


Ayoub El Khazzani "nie toute 
dimension terroriste à son geste"
Tandis qu'au lendemain de la tentative avortée de tuerie dans le Thalys, le Premier ministre a fait la démonstration de l'inefficacité de son action "ferme et déterminée et ferme" depuis trois ans, de Beauvau à Matignon, qu'il confond, l'air grave et menaçant, com' et politique, crises d'autorité et exercice du pouvoir, annonces médiatiques et bilan politique. Cette fois, il a fait le chef de gare, annonçant à la place de Guillaume Pépy que la SNCF va mettre en place un numéro facilitant le "signalement des situations anormales" dans les gares et les trains. Les terroristes sont donc invités à sévir dans les musées...

Les Français se demandent si Valls avance ou recule


Le premier ministre avait convoqué la presse le 21 janvier 2015: elle avait accouru pour entendre tomber de sa bouche grimaçante les nouvelles mesures antiterroristes qu'il avait conçues, notamment la création d'un fichier spécial de "personnes" déjà condamnées pour terrorisme, afin de faciliter leur surveillance.

Les services antiterroristes français doivent alors surveiller quelque 3.000 personnes, avait alors déclaré le premier ministre de Hollande, se chiffre ayant atteint 5.000 depuis. Il avait aussi annoncé la création de 2.680 emplois en trois ans pour mieux lutter contre le terrorisme.


Quels progrès depuis huit mois ?
Le chef du gouvernement, qui promettait de terroriser les terroristes, devait faire sa priorité du renforcement de la sécurité, à Arras et partout ailleurs  en France et en Navarre, après le traumatisme médiatisé des attentats djihadistes de Paris. Il a même impressionné les petits salaires au SMIC en brandissant le prix astronomique de ce dispositif: 425 millions d'euros sur trois ans, sans bourse déliée par les citoyens, puisque c'est l'Etat qui paie. Si Hollande le dit, c'est que c'est vrai, nous dira Pruneau Le Roux...

Le tueur marocain va étrenner les menaces Valls 

Le compatriote de
Najat Vallaud-Belkacem
Manuel Valls clamait aussi son intention de "renforcer la capacité juridique d'agir pour les services de renseignements". Le texte alors en préparation chez le président de la commission des lois à l'Assemblée, Jean-Jacques Urvoas, tombait à point nommé pour combler ce vide, se félicitait la presse laudatrice, dont Le Figaro. Il avait été présenté "le plus vite possible en Conseil des ministres et transmis au Parlement début mars", promettait Manu-le-Terrible depuis Matignon. Il se chargeait lui-même de chanter ses louanges : "Désormais, l'intégralité des opérations assurées sur le territoire national bénéficieront de la légitimité de la loi et feront l'objet d'une autorisation expresse." Les écoutes grises [illégales] seraient blanchies. Partout, le premier ministre promettait de la réactivité mais aussi du contrôle. "Un juge pour arbitrer à tous les étages", applaudissait un préfet salarié de Beauvau. 

Le gouvernement et sa majorité défendaient "des mesures exceptionnelles, non une loi d'exception".
Près de la moitié des postes un jour créés le sera au... ministère !
La déchéance de nationalité pour les binationaux qui combattent la France ? Manuel Valls se retranche derrière une décision des Sages pour évaluer la résistance de son ballon d'essai au droit constitutionnel et la faisabilité de sa mise en oeuvre

Valls a en effet beaucoup parlé avant de devoir se rétracter: c'est ainsi que le gouvernement s'est fait censurer sur la loi sur le Logement (oct. 2012), la taxe à 75% (déc. 2012), la loi Florange (mars 2014) ou la taxe sur les boissons énergisantes (sept. 2014), sans compter les articles rejetés, qu'il promet de retoquer, mais qui ne sont pas réapparus. 18 articles de la loi Macron ou 28 des 39 articles portant sur la loi d’adaptation de la procédure pénale française au droit européen de Christiane Taubira, la ministre de la Justice, pour ne mentionner que les exemples sur un seul mois d'août 2015. Un an plus tôt, le Pacte de responsabilité n'avait pas non plus résisté à la censure des allègements de cotisations salariales par le Conseil constitutionnel. Leur score total des rejets sera longtemps imbattable.

En juillet, les Sages ont amputé la loi sur le renseignement de trois mesures
L'un d'entre eux devait permettre aux services de renseignement, de se substituer à l'autorité politique en cas "d'urgence opérationnelle", avait fait valoir le Conseil, un risque énorme entre les mains d'un éventuel chef de l'Etat sans contre-pouvoirs qui lui seraient opposables. Un autre article censuré concerne les lois de finances.
Saisi par plus de 60 députés sur ce projet de loi controversé de François Hollande, le Conseil constitutionnel a également censuré un article qui concerne la "surveillance internationale" et qui renvoyait à des décrets des pans trop importants du dispositif, avait précisé le Conseil. Or, le tueur djihadiste du Thalys est marocain et non pas Français, a bien insisté l'exécutif...

L'indignité nationale pour les terroristes nationaux impossibles à expulser? Elle fera l'objet d'une "réflexion transpartisane" au sein du Parlement, se défaussait l' "audacieux" Valls en janvier qui se refusait toute "précipitation". Le dernier carnage évité démontre que l'urgence ne justifie pas la précipitation. 

Valls et Hollande se déchargent sur  le... corps social

Les trois "héros" étrangers du "corps social", 
un Britannique et deux américains: 
où est "le premier", un Français, selon Cazeneuve ?
Ils nous ont précédemment fait le coup des associations et des experts ad hoc qui devaient justifier les thèses  gouvernementales dans les rapports commandés par le pouvoir. Mais, pour l'application de leur catalogue à la Prévert (police, justice, éducation, défense et, au-delà), "chacun est appelé à jouer sa partition. Sécurité, citoyenneté, lutte contre le racisme et l'antisémitisme, tout est lié", assurait-ils. 

Or, ni la garde des Sceaux, Christiane Taubira, ni le premier ministre Valls n'a évoqué la question pénale et l'exécution des peines. Les policiers dénoncent en effet un discours "schizophrène", car créer, comme le veut le bipolaire Manuel Valls, un fichier pour savoir où sont passés les djihadistes sortis de prison, en leur demandant poliment de se signaler, est une utopie sans nom, mais ne pas garantir que des terroristes qui encourent dix ans de prison en correctionnelle ne bénéficient pas d'une libération prématurée est irresponsable, sachant qu'ils font rarement plus de la moitié de leur temps. Et que certains récidivent.
Ce vendredi, lorsqu'au moins un coup de feu a été tiré dans le train à grande vitesse Thalys numéro 9364 à hauteur de Oignies, en Haute-Picardie, le terroriste suspect, monté à Bruxelles, a été maîtrisé par des passagers du train, des militaires américains, et arrêté en gare d'Arras, avant d'être placé en garde à vue. Deux personnes ont été blessées, l'une par balle l'autre par arme blanche, mais leurs jours ne sont pas en danger.

Le matamore de Matignon n'a pas abordé le sujet. 
Christiane Taubira avait prévenu qu'elle resterait solidaire tant que les mesures proposées ne heurteraient pas sa conscience. Après le discours, l'opposition attend Valls sur les résultats. Depuis la tuerie manquée sur le Thalys, Taubira n'a pas communiqué sur ses états d'âme éventuels depuis l'attentat manqué du train Amsterdam-Paris et Valls a réagi puissamment, annonçant la création d'un numéro vert... une mesure innovante et, comme chacun sait,  efficace.
L'un des blessés du Thalys a été touché de dos, par une balle qui lui a traversé un poumon pour s'être interposé en s'emparant de la kalachnikov du djihadiste. La courageuse victime a  tété admise aux urgences du CHU de Lille.

A quoi bon pour l'Espagne avoir mis en garde la France ?

En juin dernier, Bernard Cazeneuve avait polémiqué sur le sujet. Il avait clamé que Yassin Salhi, l'auteur présumé de l'attentat de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), et assassin de la victime décapitée, avait fait l'objet d'une fiche 'S' en 2006, mais que faute éléments nouveaux, elle n'avait pas été renouvelée en 2008. Cette fiche «S», pour 'sûreté de l'Etat', est l'une des 21 sous-catégories du plus ancien fichier de police : le Fichier des personnes recherchées (FPR) créé en 1969. L'Histoire a rattrapé Nanard Cazeneuve.

Le suspect du Thalys a été formellement identifié grâce à ses empreintes digitales. 
Comme les media espagnols l'ont révélé dès samedi matin, il s'agit bien de Ayoub El Khazzani, un ressortissant marocain signalé par les services de renseignement espagnols comme appartenant à la mouvance islamiste radicale. Sa fiche S avait été transmise à la brigade antiterroriste qui l'avait classée... Le jeune Marocain, qui aura 26 ans le 3 septembre, a été identifié par divers éléments matériels, dont le croisement des informations révélées par ses empreintes digitales et par le fichier S, exploité... a posteriori. Taubira continue de défendre son fichier, sans qu'on sache - ni les blessés - à quoi il a encore servi.

De la part des socialistes qui ne jurent que par la prévention, l'incurie des personnels pléthoriques de Beauvau et Vendôme atteint désormais des proportions telles qu'elles soulèvent les questions de l'insécurité publique et de incapacité constitutionnelle de ce gouvernement.  

mercredi 19 août 2015

Hollande promet de nouvelles baisses d'impôts, sous conditions...

De nouvelles (?) baisses d'impôts "si la croissance s'amplifie en 2016"

Plus jobastre que jamais, François Hollande a fait de nouvelles promesses
Que va-t-il encore sortir de son chapeau ?
"Si la croissance s'amplifie en 2016, nous poursuivrons ce mouvement (de baisse de la fiscalité), a-t-il envisagé, à la veille d'une visite en Isère et en Savoie. Et d'ajouter un commentaire comme il en a le secret, mi-démagogique, mi-moraliste", "car les Français doivent être les premiers bénéficiaires des résultats obtenus", si jamais, a prêché le chef de l'Etat, prônant inconsciemment une rétribution au mérite, dans un entretien avec les quotidiens régionaux du groupe Ebra (ex-groupe Est républicain, comprenant notamment Le Progrès à Lyon et Le Dauphiné libéré à Grenobleà paraître jeudi.


Ces baisses d'impôts pourraient ainsi intervenir peu avant l'élection présidentielle de 2017...

"Je mesure les efforts qui ont été demandés aux Français en 2012 et 2013", souligne-t-il encore, tellement compréhensif, rappelant qu'"une première baisse de la fiscalité en 2014 (...) a concerné plus de trois millions de ménages" et qu'une deuxième "plus importante" a bénéficié à "neuf millions de foyers fiscaux" cette année, aux dépens des  contribuables qui sont lourdement solidaires des plus fragiles et dépit d'une croissance zéro ! 

Interpellé sur ce que ça cache: l'éventualité d'une nouvelle écotaxe, d'une surtaxe diesel ou de hausse des taxes sur l'électricité pour financer la transition énergétique, François Hollande assure qu' "il n'est pas question de créer un impôt ou une taxe supplémentaire". La question de l'endettement de la France repasse donc ainsi dans le peloton de tête des préoccupations des Français: qui va commencer à la résorber ? 
"La transition énergétique ne doit pas être un prétexte pour augmenter les prélèvements", poursuit-il, insistant: "Je m'y refuse"! 

Hollande en campagne rase déjà gratis...

Pour le beau parleur, "il n'est pas question non plus que des contribuables payent pour les gaspillages et les pollutions qui ne sont pas de leur fait".
"Nous avons créé la contribution carbone qui s'applique à toutes les énergies fossiles (gaz, essence et charbon)" afin "de répartir la charge par rapport aux choix de consommation de chacun", rappelle-t-il cependant, suggérant que les moyens de passer aux énergies renouvelables n'ont que ce que les taxes qu'ils méritent.

Le président de la République réaffirme par ailleurs que les 41 milliards d'euros de baisses de charges prévus par son pacte de responsabilité en faveur des entreprises seront maintenus, repoussant ainsi une revendication des frondeurs du PS qui souhaitent qu'une partie de ces allègements aille aux ménages.
"C'est la condition pour permettre aux entreprises d'investir et d'embaucher", fait-il valoir. Pour autant, des éléments pourront évoluer à l'intérieur de cette enveloppe. "Cela sera discuté avec les partenaires sociaux", indique-t-il, ce qui ne rassure personne puisque les propos de campagne du président ne l'engagent pas.
Hollande plaide d'ailleurs - et pourquoi pas - en faveur de "la stabilité dans les politiques conduites pour que les entreprises et les ménages aient confiance". Auraient-ils perdu cette confiance ?
"Par conséquent, les principes du pacte de responsabilité seront préservés", martèle-t-il.

Au sujet des dotations de l'Etat aux collectivités locales, "nous devons (...) accentuer la péréquation (...) c'est-à-dire la solidarité", ajoute-t-il par ailleurs.

Il s'agit encore, selon lui, de "soutenir l'investissement public parce que c'est de l'emploi dans le BTP" en "modulant les dotations en fonction des investissements engagés".

Depuis 2012 et son premier entretien télévisé, Hollande n'a pas changé:

Les Français sont des Grecs en puissance.