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mercredi 23 mars 2016

Attentats de Bruxelles: Sapin insulte la Belgique en pérorant

Dérapage de Sapin sur la naïveté belge

Les donneurs de leçons socialistes sont à côté de la plaque 

Sapin a encore péroré
au-dessus de ses moyens intellectuels
"Déterminés" comme Ayrault, "lucides" comme Valls et "audacieux" comme Hollande, les socialistes au pouvoir ne se rendent compte ni de leur bilan collectif, ni de leur crasse individuelle. Le taux de satisfaction des Français tutoie dangereusement le sol et le crash de l'exécutif dans les sondages menace chaque mois davantage, puisque le chef de l'Etat est tombé à 17%, mais ils ne suffisent pas à les ramener à la raison et à l'humilité.
Les autorités belges ont pêché par "naïveté" face au phénomène de la radicalisation islamiste, selon le cardinal Michel Sapinéminence à son étage de Bercy. L'homme, reconnaissable à  ses chaussettes pourpres et sa calotte glabre, a estimé mardi soir sur LCI que le royaume aurait laissé se développer le communautarisme dans le quartier de Molenbeek. "Je pense [mais réfléchit-il?] qu'il y a eu une volonté ou une absence de volonté de la part de certains responsables politiques, peut-être par envie de bien faire, peut-être par sentiment que pour permettre une bonne intégration, il faut laisser les communautés se développer", a insisté le ministre 'relou' des Finances, quelques heures après les attentats de Bruxelles qui ont fait 31 morts et quelque 270 blessés.
Le prélat de Bercy a porté une intolérable accusation, alors que l'enquête ne fait que commencer. Dispose-t-il d'informations privilégiées émanant du procureur Fraçois Molins, autre bavard qui s'est fait menacé de procès par l'avocat d'Abdeslam, ou de fuites depuis le ministère de l'Intérieur du p'tit Cazeneuve ? Toujours est-il que ce pauvre Sapin a suscité l'indignation générale en pleine période de recueillement belge et de démonstration de compassion internationale tapageuse, ainsi que de premiers embarras inutiles au Quai pour Ayrault...

Le ministre belge des Affaires étrangères a réagi sèchement

Sur France 2, il a invité les deux pays "à regarder ensemble" les problèmes qui se posent, "y compris dans les banlieues françaises"

Ce mercredi matin, Laurette Onkelinx, l'ancienne garde des Sceaux et vice-présidente du PS belge, a été plus sévère sur France Info, estimant  que "c'est indécent par rapport à un peuple qui souffre, qui est sous le choc" [...] et qu'il y a "besoin de solidarité et non pas de donneurs de leçon".


Cette indécence a valu à Sapin d'être enguirlandé par Valls

"Je ne veux pas donner des leçons à nos amis Belges. Nous aussi nous avons des quartiers sous l’emprise des trafiquants de drogue et des extrémistes", a avoué le Premier ministre Manuel Valls sur Europe 1.

Le chef du gouvernement n'a pas hésité à impliquer l'Union européenne.
"On a fermé les yeux, mais partout en Europe et aussi en France, sur la progression des idées extrémistes du salafisme dans des quartiers qui à travers ce mélange de trafics de drogues et d'islamisme radical ont [a] perverti (...) une partie de la jeunesse", a pointé le chef du gouvernement.

La gauche du PS en a profité pour taper sur le gouvernement.
"Ces propos sont juste honteux... Quand on connait la faiblesse des moyens de la politique de la Ville en France", a réagi de son côté l'ex-ministre de la Ville, François Lamy, proche de Martine Aubry. 

Chantal Guittet, députée PS du Finistère, comme Jean-Jacques Urvoas, garde des Sceaux, a pour sa part jugé sur Twitter "facile de parler d'irresponsabilité, de naïveté, à tout bout de champ".

L'opposition a peu tiré sur l'ambulance du bras cassé
"Il n'y a pas que les Belges qui ont péché par naïveté, il y a aussi la France", a estimé pour sa part le député LR Eric Ciotti, mettant en cause, sur Sud Radio, "les comportements d'un certain nombre de municipalités socialistes en France".
Autre lumière du PS pour les députés godillots, et dans un sursaut naturel de politicien malsain, Bruno Le Roux, avait également cru opportun et malin de stigmatiser l'opposition sur Twitter (ci-contre), mais il avait dû "regretter" son tweet - car les socialistes ne connaissent pas les excuses envers leurs adversaires - dans lequel il attaquait la droite sénatoriale, une heure après l'annonce d'explosions à Bruxelles. 

L'entourage de Michel Sapin a précisé que le ministre n'a pas eu la conscience d'épingler la Belgique, écartant tout "malentendu" sur ce sujet. "Son propos était plus général sur le terrorisme", a-t-on raconté.

Mardi soir, à son homologue belge Johan Van Overtveldt, le ministre Sapin a envoyé un message pour "s'excuser de la polémique" sur ce 'malentendu' et "lui redire toute sa sympathie". Un message auquel le ministre belge a répondu en disant avoir "toute confiance", a-t-on ajouté. 
Somme toute, Sapin est connu partout pour ce qu'il est.

dimanche 28 février 2016

Manuel Valls riposte à la bande à Aubry

L'autocrate de Matignon réagit violemment à la contradiction

Manuel Valls a sèchement répondu jeudi à la critique 
de Martine Aubry  dans Le Monde  contre son action 

Le premier ministre dénonce une "tribune de proclamation", dans laquelle "il n'y a pas un début de proposition", rapporte... Le Monde. "Je suis chef du gouvernement, je n'écris pas des tribunes de proclamation", clame Manuel Valls qui voit dans cette tribune, co-signée par une quinzaine d'opposants socialistes, notamment par Martine Aubry et Daniel Cohn-Bendit, "une remise en cause générale, globale" de l'action menée depuis son arrivée à Matignon.

Les élus frondeurs ont fait des petits parmi les personnalités de gauche et, ensemble, ils ont condamné à la fois Hollande et Valls dans une tribune du même quotidien Le Monde en date de mercredi, intitulée "sortir de l'impasse". Ils reprochent à l'exécutif les "41 milliards d'euros mobilisés pour rien" au bénéfice des entreprises dans le cadre du pacte de responsabilité, le "désolant débat sur la déchéance de nationalité" et le projet de réforme du code du travail porté par Myriam El Khomri. A Manuel Valls, les signataires reprochent également "la meurtrissure de l'indécent discours de Munich".

"Je ne suis pas un pousse-au-crime," clame le sentencieux Valls

"C'est une remise en cause générale, globale", proteste Manuel Valls jeudi. Pour le chef du gouvernement, "cette tribune a un avantage: cela oblige tout le monde à clarifier et à assumer. Il faut que tout le monde assume". S'agissant du projet de loi El Khomri, qui suscite de fortes oppositions à gauche et au sein des syndicats, Manuel Valls a déclaré: "Je ne suis pas un pousse-au-crime." 


Il y a le feu dans la relation Valls/Hollande

"Le président a décidé de ces arbitrages. Revenir en arrière serait non seulement dommageable pour le président et pour moi, mais aussi pour le pays".


Le camp rebelle réplique au "Bachar el-Assad" français

Interrogé jeudi soir sur i-télé, l'homme à tout faire de l'ex-maire de Lille, François Lamy, a récusé les accusations du premier ministre, en citant, parmi les propositions des auteurs de la tribune, la déchéance de citoyenneté plutôt que de nationalité.

Aux plans économique et sociale et du droit du travail, il a conseillé au premier ministre de "relire le texte de la motion du congrès de Poitiers qu'il a signé avec (les aubrystes) et qui demandait de réorienter les 13 milliards restant du Pacte de responsabilité vers les entreprises innovantes, vers (celles) soumises à la concurrence internationale, vers l'investissement des collectivités locales, bref vers le soutien à la croissance et à la création d'emplois".

La guerre des 2 gauches a repris: dans les années 70, elle opposait Rocard à Chevènement.

dimanche 15 novembre 2015

Régionales dans le Nord: un sondage "dans ces moments tragiques" offusque François Lamy

Hollande a maintenu les élections régionales en décembre: la vie républicaine continue !

Factotum de Martine Aubry, maire de Lille, le député PS de l'Essonne est colère 

Il a publié dimanche 15 novembre un communiqué, relayé par une journaliste du journal officieux du PS, Le Monde, dans lequel il explique être "doublement en colère". Une manie dans la majorité: à l'instar de l'hystérique de Matignon, garder ses nerfs est au-dessus de leurs moyens. 
En cause, "la publication ce soir d'un sondage par RTL, LCI et Le Figaro sur les élections régionales dans le Nord-Pas-de-Calais - Picardie", écrit celui qui est le porte-parole du candidat PS dans la région, Pierre de Saintignon. 

Le timing est le même pour tous mais ne lui sied point...
Cette publication intervient en effet moins de 48 heures après les attentats qui ont frappé Paris et Saint-Denis. François Lamy fulmine et fait donner les violons:
"Alors que tous les candidats ont suspendu naturellement leur campagne [voir ici] devant l'horreur du moment et au regard du recueillement nécessaire, publier un sondage quand de nombreuses victimes ne sont même pas encore identifiées, que les Français sont sous le choc, est proprement indécent, indigne et choquant", se plaint le socialiste  Assurerait-il ainsi un argumentaire d'après-second tour ?
La seconde raison est plus terre à terre et, disons-le,  politicienne. 
Selon cet apparatchik local, ce sondage serait volontairement défavorable à Pierre de Saintignon en ne faisant "tester" qu'une seule hypothèse de second tour : "un duel Xavier Bertrand/Marine Le Pen". Et ce "alors que la gauche est devant la droite à l'issue du premier tour, que Pierre de Saintignon fait jeu égal avec Xavier Bertrand en cas de triangulaire au second tour". Dans sa tête !
Le mauvais joueur est de mauvaise foi.
Ce choix des "commanditaires" "relève à l'évidence d'une opération politicienne". L'hypothèse d'une triangulaire Saintignon/Bertrand/Le Pen a bien été testée. Mais pas celle d'un duel Saintignon/Le Pen.

François Lamy conclut son communiqué par un coup de gueule récapitulatif :
"La situation de notre pays et ce que vivent dans ces moments tragiques nos concitoyens exigent de la part des media un sens des responsabilités et une déontologie que n'ont malheureusement pas eus RTL, LCI et Le Figaro. [Le Monde, Libération, L'Obs et L'Express , pour ne citer qu'eux, seraient parfaitement socialistes, donc] Inutile de parler de République et de démocratie quand on se comporte ainsi." 
Or, ce sondage a été réalisé par Ifop avant les attentats. 
Il a depuis sa publication été relayé par divers media (ici, France3, ou , Le Point) et a fait l'objet d'une dépêche AFP. Trois vecteurs d'information peut suspects de sympathies droitières...


mercredi 1 octobre 2014

Thomas Thévenoud ne soignera pas sa phobie à (la commission de) la Santé, mais au développement durable !

Thomas Thévenoud reste au Palais Bourbon,
alors que certains "frondeurs" sont placardisés

Sept députés "frondeurs" sanctionnés par le bras armé de Hollande à l'Assemblée

Et hop, envoyés sur le front de l'Est...
Ils sont envoyés sur le front de l'Est...



Puisque le goulag n'existe pas...
Certains "frondeurs" sauvent leurs têtes, mais Bruno Le Roux en sanctionnent sept. Le patron des députés PS a décidé de sanctionner des élus de son aile gauche qui contestent la politique du gouvernement, en changeant  de commission  les parlementaires indisciplinés.  Ainsi, au nom de la "cohérence" dont Le Foll nous a encore rebattu les oreilles ce matin, le cardiologue de la commissions des Affaires sociales ira-t-il exercer ses compétences à celle des Affaires étrangères...

Bruno Le Roux a ainsi opéré 26 changements en commission 

Sur ces 26 changements, 7 sont imposés et visent des frondeurs qui se sont abstenus lors du vote de confiance au gouvernement Valls II.

Voici la liste des députés "fusillés pour l'exemple":

- Jean-Pierre Blazy passe de la commission des Lois à la commission de la Défense.

- Fanélie Carrey-Conte passe de la commission des Affaires sociales à la commission de la Défense.

- Linda Gourjade passe de la commission des Affaires sociales à la commission des Affaires étrangères.

- Philippe Noguès passe de la commission du Développement durable à la commission de la Défense.

- Christian Paul passe de la commission des Affaires sociales à la commission des Affaires culturelles.

- Barbara Romagnan passe de la commission des Affaires sociales à la commission du Développement durable.

- Gérard Sebaoun passe de la commission des Affaires sociales à la commission des Affaires étrangères.

Des proches de Martine Aubry changent eux-aussi de commissions
François Lamy et Jean-Marc Germain (époux Hidalgo), sont "mutés" l'un à la Défense et l'autre aux Affaires étrangères. Mais il ne s'agit pas d'une sanction puisque les deux députés avaient devancé cette nouvelle affectation en la réclamant... Ils étaient cependant également membres de la commission des Affaires sociales.

Certains députés "frondeurs" ont cependant échappé à l'humiliation. Ainsi, Laurent Baumel, Henri Emmanuelli et Michel Vergnier restent à la commission des Finances, même Pascal Cherki, ci-contre, pourtant surpris en plein surmenage. Avec un bracelet électronique? Ils avaient tous les quatre commis le même "crime de lèse-majesté" en s'abstenant lors du vote de confiance au gouvernement Valls II. 
Deux autres abstentionnistes, Kheira Bouziane et Christian Hutin, restent à la commission des Affaires sociales.

Le Roux-le-pruneau assume l'infantilisation de ses camarades 
19 députés voient quant à eux leur demande de changement de commission validée. Une manière, pour Bruno Le Roux, de récompenser également les députés "bons soldats".

La discrimination du garde-chiourme n'est pas le fruit du hasard

Les prochains mois vont être fortement marqués par les débats sur le budget 2015  à l'Assemblée et sur le budget de la sécurité sociale. Or, la commission des Affaires sociales, où est discuté le budget de la Sécu, est celle où les frondeurs se sont fait le plus entendre par le passé, pour renoncer piteusement au vote contre au final. 

Les  députés sont-ils interchangeables et les travaux vont-ils gagner en qualité?
Mardi 30 septembre, après la réunion du groupe PS à l'Assemblée, la porte-parole Annick Lepetit a nié toute idée de "sanction"

Une nouvelle députée frondeuse a été elle aussi, à sa manière, sanctionnée ce 1er octobre. Nathalie Chabanne a ainsi perdu son poste au bureau de la commission de la Défense, lors du renouvellement annuel des instances de l'Assemblée. Comme 32 autres députés PS, Nathalie Chabanne, élue en 2012 députée des Pyrénées-Atlantiques contre François Bayrou, s'était abstenue le 16 octobre lors du vote de confiance au deuxième gouvernement de Manuel Valls.

Depuis le scandale sur ses impôts, il n'était plus membre de la commission des Finances de l'Assemblée nationale...

Thomas Thévenoud est de retour, si tant est qu'il soit jamais parti. 

Thévenoud est toujours député...


Le socialiste passe sa phobie sur les autres

Après sa démission du gouvernement en raison de ses déboires fiscaux,
l'ancien secrétaire d'Etat n'a pas jugé moral de renoncer à son mandat de député de Saône-et-Loire, mais il a dû quitter le groupe PS de l'Assemblée et figure maintenant parmi les non-inscrits.
Etrangement, rien n'atteint le joueur de Scrabble du Palais Bourbon: serait-il franc-maçon? Mais bon, chacun des 577 députés doit siéger dans une commission.

Si malade soit-il, Thévenoud est même désormais membre de la commission du Développement durable, au lieu de la commission des Finances de l'Assemblée nationale. L'ex-secrétaire d'Etat, porteur notamment de la réforme des taxis et VTC, évincé du gouvernement pour ne pas avoir payé ses impôts, est un couteau suisse de l'exécutif au Parlement.  

Lors de sa conférence de presse du 18 septembre, François Hollande avait déclaré que son ancien secrétaire d'Etat pendant neuf jours, "n'est pas digne de le rester et pas digne de rester non plus à l'Assemblée nationale parce qu'il ne payait pas ses impôts".
Est-ce à dire que ses collègues ne sont pas plus dignes que cet indigne?

samedi 9 août 2014

CSG progressive: Jérôme Guedj (PS) convoque François Hollande et Jean-Marc Ayrault

"On ne lâche [plus] rien" ! menacent les "frondeurs"...

Depuis le recul des "frondeurs" sur le Pacte de responsabilité, 
comment être crédible après le camouflet des Sages ? 
Guedj et Germain, époux Hidalgo,
une proche de M. Aubry, en sous main
En se faisant retoquer un pan du volet social du pacte de responsabilité -l'article premier- concernant les travailleurs modestes, le gouvernement est contraint de chercher de nouvelles mesures pour les plus précaires. Pour qu’elles soient opérationnelles au plus vite, Bercy voudrait intégrer de nouvelles mesures fiscales au collectif budgétaire de la rentrée. Objectif: une baisse progressive des cotisations des salariés touchant entre un et 1,3 SMIC et une hausse d'autant (et plus au passage) pour les autres...

Parmi les pistes aussitôt envisagées, notamment par les "frondeurs" de l’aile gauche du PS, est revenue sur la table la CSG progressive, que de nombreux élus socialistes demandent depuis des mois en dépit des réticences de Bercy et de la censure qu’a connue le gouvernement Jospin qui souhaitait déjà faire cette réforme. C'est dire que la gauche est non seulement aux abois, mais démunie.

Invité de la matinale de RTL ce vendredi 8 août, l’ex-député PS "frondeur" Jérôme Guedj a relancé l’idée, convoquant François Hollande et Jean-Marc Ayrault pour appuyer son argumentation.  Comme le souhaitait Jean-Marc Ayrault avant de laisser la place à Matignon à Manuel Valls, le président du Conseil général de l’Essonne souhaite une vraie réforme fiscale d’ampleur.

"Je plaide depuis des mois pour une réforme fiscale qui ne serait pas une juxtaposition de mesures catégorielles mais qui permettrait de réintroduire plus de justice, plus de progressivité", explique le député-suppléant de l’ancien ministre François Lamy, un autre vassal de Martine Aubry. Il ajoute :
"Je continue de penser qu’une CSG progressive - c’était un des engagements de campagne de François Hollande c’est un chantier compliqué mais il faut l’engager. Jean-Marc Ayrault en novembre dernier avait dit qu’il fallait travailler à cette réforme fiscale et à cette CSG progressive."
Parmi ses 60 engagements de campagne, François Hollande prônait en effet, dans le 14e d’entre eux, une fiscalité "plus équitable par une grande réforme permettant la fusion à terme de l’impôt sur le revenu et de la CSG". Ce qui supposait une CSG progressive à laquelle l’actuel ministre des Finances, Michel Sapin, alors ministre du Travail, s’était dit plutôt favorable.

Depuis leur "Appel des 100" pour un nouveau "contrat de majorité", les députés PS dits "frondeurs" ne cessent de réclamer cette réforme fiscale. Un sujet qui, début juillet lors de l’examen des budgets rectificatifs, divisait encore la majorité. Premier de nombreux  rounds, à la rentrée.

dimanche 28 avril 2013

Le Qatar se défend de coloniser la France

Le Qatar assure investir en France sans arrière-pensée politique

Création d'un fonds d'investissement franco-qatari auprès de la Caisse des dépôts.


Comment apaiser les banlieues à coups de petrodollars qatari

Le Premier ministre du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem Al-Thani, a affirmé lundi que son pays n’a  aucune arrière-pensée politique en réalisant des investissements en France. "Le Qatar n’a pas de grande ambition politique (...) et quand il investit en France, c’est sans dessein politique", a affirmé cheikh Hamad interrogé lors d’une conférence de presse à Doha avec son homologue libanais Najib Miqati.

"Nous ne cherchons qu'à investir et nous ne faisons rien sans coordination avec la partie française", a encore assuré le responsable du Qatar, disant que son pays avait mis en place pour cela un "fonds d’investissement public".

L’ambassadeur du Qatar à Paris, Mohamed Jaham Al-Kuwari, a estimé qu’il serait "dommage" que des "calculs partisans" sapent les perspectives d'échanges entre la France et le Qatar, dans une tribune mercredi au quotidien le Monde.

"Il serait dommage que des calculs partisans privent ces nations d’une telle occasion d'échanges dont les perspectives s’annoncent aussi fructueuses dans l’avenir pour les deux pays", a écrit l’ambassadeur revenant sur la polémique déclenchée en France par les projets d’investissements de son pays. 
Des élus qui ont convaincu le Qatar de payer pour les banlieues
Conseiller municipal UMP de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), le président de l’Aneld, Kamel Hamza, la quarantaine,  faisait passer l’Aneld pour une formation de droite, mais c'était du temps de la droite. Aujourd'hui, l'élu Verts (EELV) de Vigneux (Essonne), Fouad Sari, cofondateur de l'Association nationale des élus locaux pour la diversité, et la centriste Leïla Leghmara, de Colombes (Hauts-de-Seine), sont en effet les lieutenants les plus visibles d’Hamza et,  à l'échelon national, l’Aneld compterait 200 adhérents, de tous bords.
VOIR et ENTENDRE Kamel Hamza, élu Français s'adresser aux Français et réciter les éléments de langage destinés à rassurer les indigènes blancs:



( Anne-Charlotte Hinet et les équipes de France 2 )

Alors que Hollande veut reforcer les associations, il gagnerait à prendre au sérieux les "Robin des Bois des banlieues" ou "zozos irresponsables" de l'Association nationale des élus locaux pour la diversité (Aneld), à l'origine de la création du fonds franco-qatari pour les banlieues. Pour investir dans les banlieues, c'est en effet vers l'émir du Qatar en personne, le cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani, Eux qu'ils se sont tournés en novembre 2011. Et cette initiative s'est concrétisée avec la mise en place par le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourgd'un fonds franco-qatari d'au moins 100 millions d'euros à destination des "territoires délaissés". 
Elus de ANELD dans les marbres 
du palais royal de Doha, 
aux côtés de l'émir
Née en 2009 avec l'élection du premier président métis des Etats-Unis, Barack Obama, cette très discrète association a pour ambition déclarée de convertir la France au "pragmatisme anglo-saxon sur l’intégration des minorités."  Rapidement, l’Aneld a d'ailleurs fait de la publication de statistiques ethniques dans l’Hexagone son cheval de bataille. Elle multiplie aussi les voyages d'études à l'étranger et, au printemps dernier, un documentaire de Canal+, intitulé "La diplomatie des banlieues", suivit une délégation de l'Aneld aux Etats-Unis.


Déjà pendant la campagne présidentielle, l’entourage du ministre de l’Intérieur d'alors,
Claude Guéant, artisan du rapprochement France-Qatar durant les années Sarkozy, s'était irrité "du bordel foutu par l’Aneld. 
Ces élus n’ont pas compris dans quoi ils foutaient les pieds. Les relations franco-qatariennes, c’est plus que sensible".
A propos du fonds franco-qatari de Montebourg, le ministre de la Ville, François Lamy, assure maintenant que "ce petit groupe d'élus" n’a tout simplement pas compétence pour décider de la distribution de telles aides à l’investissement sur l’ensemble des zones paupérisées. 
L’association Villes et Banlieues est, elle, encore plus radicale: "Il s’agit d’un groupe d'élus de banlieue communautaires. Or, pour nous, il n’est pas question de faire entrer le fait religieux ou le fait communautaire dans l’attribution d’aides. Ce serait stigmatiser encore la banlieue", explique Renaud Gauquelin, qui souhaite une "clarification de cette question".

Reste que dans les quartiers populaires, l’annonce du déblocage des fonds venus du Golfe est plutôt bien accueillie. 
La page Facebook du collectif est par exemple pleine de messages de jeunes proposant leurs services ou leurs CV. Né à Clichy-sous-Bois au lendemain des "révoltes sociales" de novembre 2005 et soutenu par Élisabeth Guigou (PS de Seine-Saint-Denis), George Pau-Langevin (ministre chargée de la Réussite éducative pour Hollande), Sandrine Mazetier (députée PS de Picpus, Bercy, Charonne), Daniel Goldberg (député PS de Seine-Saint-Denis et SOS Racisme) et Jean-Yves Le Bouillonnec (député PS du Val-de-Marne), et plus largement par la LCR, le PCF, Les Verts (EELV), Cap 21 (Corinne Lepage) et LO en 20007, le collectif AC-Le-Feu est clair. Pour son président, Mohamed Mechmache, "les fantasmes sur le Qatar et les musulmans ne semblent se poser que lorsqu’ils investissent en banlieue". "Cette question ne se pose pas quand ils entrent au PSG, chez Lagardère ou Veolia". Selon lui, la réponse positive du Qatar aux sollicitations de l’Aneld est peu surprenante. "Il y a dans les quartiers un vivier de gens qui ont des idées, des compétences, des projets mais qui ne trouvent personne pour les accompagner. L’Etat a déserté et les banques refusent systématiquement de s’engager à leurs côtés. Ce n’est pas parce qu’il y a des musulmans dans les quartiers que le Qatar est venu, c’est parce qu’il y a des projets."

Fonds franco-qatari

Le président François Hollande a confirmé la création d'un fonds d’investissement franco-qatari " auprès de la Caisse des dépôts" pour investir dans les banlieues et le reste du territoire français
"Le Qatar veut investir dans nos banlieues, sur nos territoires ? Très bien, acceptons cette offre, cette proposition, mais nous le ferons ensemble", a assuré François Hollande lors d’un entretien accordé à RFI/TV5Monde et France24 depuis l’Elysée.
Le gouvernement français a donné son feu vert et souhaite que de l’argent privé et public s’ajoute au financement qatari. 
Lien PaSiDupes : Hollande délègue au Qatar l'assistance à nos banlieues

Des membres de l’opposition UMP ont demandé une commission d’enquête parlementaire sur les investissements du Qatar en France, où ce pays est propriétaire du club de football professionnel de la capitale, le Paris-Saint-Germain. Lien PaSiDupes : Les footballeurs se donneront à 75% pour la solidarité sociale (Hollande a depuis botté en touche !)

Et pas seulement...

dimanche 11 novembre 2012

La grève de la faim du maire EELV divise le gouvernement

Le chantage du maire de Seine-Saint-Denis 
GATIGNON en grosses lettres,
Sevran, en petites...

Le maire de Sevran, Stéphane Gatignon, a choisi les vacances de la Toussaint pour entamer vendredi une grève de la faim depuis vendredi programmée pour  trois jours. Il veut réclamer une plus grande aide de l'Etat pour sa commune. Cet ancien collaborateur des députés communistes Guy Hermier (13) et François Asensi   (Seine-Saint-Denis, 93) réclame une augmentation de la Dotation de solidarité urbaine (DSU), que verse l'Etat aux communes. 

Or, la commune de Sevran a souscrit les fameux "emprunts toxiques" entre 1995 et 2009.
Claude Bartolone a révélé que des milliers d'autres collectivités locales et établissements publics (hôpitaux, syndicats d’économie mixte, etc).  Avec la crise, le député Bartolone, en tant que président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, découvre en 2008 que son département, sous la direction des communistes, s’était gavé de prêts proposés par la banque Dexia. Les emprunts toxiques, qui courent jusqu’en 2025 ou 2030, n’ont pas fini de pourrir la vie des contribuables, sur qui pèse une double menace : l’augmentation des impôts locaux et un déficit de services publics. 
Alors, le maire EELV, parachuté à Sevran comme fils du maire-adjoint communiste de Montreuil, se mord les doigts d'avoir mangé au râtelier de Dexia et médiatise maintenant sa colère en se lançant dans le "stand up." 

En rupture avec le Parti communiste, ce proche de Daniel Cohn-Bendit se rallie à EELV en 2009 et se prononce en faveur de la légalisation du cannabis pour, selon lui, enrayer le trafic de drogue, la circulation d’armes à feu et les violences qui en résultent, notamment en banlieue, malgré la politique de prévention chère à la gauche. 
A la suite de violences urbaines de 2005 et aux règlements de compte dans un quartier populaire de Sevran où on tire aux abords d’une école maternelle, cet homme de spectacle attire une nouvelle fois l’attention des autorités avec la formule suivante : "Il faut des casques bleus pour rétablir la paix à Sevran ! " À la suite de quoi, il obtient du Ministère de l’Intérieur, une présence renforcée de CRS dans la ville de Sevran.

Et il récidive en 2012.

Le lundi 22 octobre 2012, sous peine de "mettre la clé sous la porte", Gatignon, a mis le couteau sous la gorge de la gauche socialo-écolo au pouvoir. Il réclamait une aide exceptionnelle de cinq millions d’euros pour sa commune, à laquelle des banques refusent de faire crédit.
Aujourd'hui, l'élu des écologistes radicaux (EELV), le maire de Sevran s'est lancé vendredi à 17h00 dans un nouveau spectacle de rue en s'installant, à l'heure de la sortie des bureaux, sous une tente devant l'Assemblée nationale, mais en  fixant à mardi la date limite de ses représentations. 

Ce geste spectaculaire est assumé par cet élu qui réclame cinq millions d'euros pour sa commune de 51.000 habitants, enclavée, en proie au chômage et la misère sociale depuis les emprunts toxiques : départ de Westinghouse en 2009 et dépôt de bilan de Kodak en janvier 2012. Comme l'ensemble de la Seine-Saint-Denis, la zone est confrontée au trafic de drogue: "Je dois me battre pour ma ville. Et de l'argent, il y en a en Ile-de-France: nous sommes dans une des zones d'Europe les plus riches avec des maires qui sont assis sur des coffres-forts, il faut donc partager les richesses."
Lors d'une opération policière en août 2010, un tunnel servant à stocker et à conditionner du cannabis a été découvert à Sevran "une des adresses majeures du trafic de shit" dans le département de Seine-Saint-Denis.



Il a reçu samedi plusieurs marques de sympathie, mais a suscité des réactions divergentes de la part de membres du gouvernement.

La technique est éculée mais payante
En janvier 2008, le leader altermondialiste José Bové et une quinzaine de militants avaient déjà pratiqué la grève de la faim à Paris pour obtenir l'activation par la France de la clause de sauvegarde à Bruxelles, qui permettrait d'interdire la culture du maïs OGM en France. Après avoir déposé une caravane devant le ministère de l'Environnement, les grévistes de la faim ont installé leur quartier général dans le "ministère de la crise du logement", rue de la Banque (2ème arrondissement) à Paris, un bâtiment occupé depuis des mois par l'association Droit au logement (Dal).

Les revendications de Stéphane Gatignon semblent lui avoir attiré des sympathies. D'abord, celle des "plusieurs dizaines" d'habitants, puis du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, un ami qui est venu dans la matinée exprimer "un message de solidarité et d'amitié" avec l'élu.

Egalement élu en banlieue, dans la ville nouvelle d'Evry, comme il l'a rappelé, Manuel Valls lui "a dit qu'il allait essayer de faire passer des messages au niveau du gouvernement et de l'Assemblée", a déclaré S. Gatignon.

Quelques heures plus tard cependant, la ministre de la Réforme de l'Etat, Marylise Lebranchu, publiait un communiqué ressemblant fort à une mise au point.

Sevran, a affirmé Marylise Lebranchu, fait partie des communes qui profitent le plus, en proportion de leur population, de la dotation de solidarité urbaine destinée aux villes en difficulté.
"Le gouvernement rappelle l'effort sans précédent de solidarité en faveur des communes les plus fragiles, dont Sevran, qu'il a prévu dans le projet de loi de finances pour 2013 présenté au Parlement", écrit la ministre.
"Ainsi, la commune de Sevran bénéficiera de plus de 1,5 million d'euros supplémentaires en 2013 au titre de la dotation de solidarité urbaine (DSU). Sa DSU versée atteindra ainsi plus de 9 millions d'euros. Rapporté à sa population, ce montant place la ville de Sevran au 3ème rang des communes de plus de 50.000 habitants bénéficiaires de cette redistribution", a-t-elle ajouté notamment.

Le ministre délégué à la Ville, François Lamy, qui n'a guère caché l'agacement que suscite chez lui l'initiative de Gatignon, a affirmé que l'édile réussira à boucler son budget, tout en lui rappelant l'importance de "bien gérer" les finances des communes.
 "Je me suis engagé à ce que Sevran touche d'ici la fin de l'année 4,7 millions d'euros de l'Agence nationale de rénovation urbaine (Anru) qui ont été retardés parce que les dossiers étaient mal bouclés", a annoncé F. Lamy, un proche de Martine Aubry. 
"Il n'a pas demandé à me rencontrer, ce serait raisonnable de se mettre autour d'une table pour discuter", a reproché le ministre.

En se rendant auprès du gréviste de la faim, le président de l'Assemblée nationale et ex-président du très endetté Conseil général de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone 
Tout en déclarant comprendre "le combat" mené par Stéphane Gatignon, en particulier dans un département comme la Seine-Saint-Denis, "le département le plus jeune et le plus pauvre de la France hexagonale", Claude Bartolone a affirmé, en présence de l'intéressé, ne "pas être d'accord" avec sa "forme" de protestation. 
Mais il a promis une "augmentation substantielle" de la DSU, affirmant que des amendements seraient déposés mardi à l'Assemblée "pour renforcer toutes les structures de péréquation pour arrêter cet écart qui existe entre villes riches, villes pauvres, départements riches, départements pauvres".

Le samedi 10 novembre, le Ministre délégué à la Ville, François Lamy - conseiller politique de la Ch'tite Martine Brochen-Aubry, ex-premier secrétaire du Parti socialiste - annonce une aide de 5 millions d'euros à la ville de Sevran. Les 5000 collectivités locales qui ont le foie lourd d'avoir mis et remis le doigt dans le pot de Nutella de Dexia savent comment faire cracher le gouvernement. Et les contribuables, tandis que le président du Conseil Régional d'Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, fait le mort, comme pour les transports régionaux.
Avec les 9 millions de Lebranchu, les 5 millions de la rallonge de Lamy et le supplément d'aide annoncé au Parlement, l'assisté de la République pourra-t-il voir venir ? Il va pouvoir financer des banderoles à son nom...

Ainsi le gang socialo-écolo creuse-t-il allègrement la dette publique

5 millions d'euros multipliés par 5000, faites le compte !
Comment le FMI, Bruxelles et l'Europe ne seraient-ils pas préoccupés de l'envolée de la dette publique et de l'état de l'économie française, un menace pour l'Europe, comme pour les contribuables hexagonaux ?