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lundi 19 mai 2014

Pour un émir, Martin Hirsch privatise un étage d'hôpital public

Les hôpitaux de Paris "soignent" leurs riches étrangers

Un émir du Golfe est venu se faire opérer début mai à l’hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt


L’hôpital public doit-il se laisser acheter par les petrodollars de riches étrangers contre la privati-sation de chambres au profit de ces derniers ? Pour le patron de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), c’est une manière comme une autre de gagner de l’argent. Certains syndicats s’inquiètent portant de l’ampleur que prend le phénomène. Martin Hirsch, 

Un riche émir du Golfe s'est offert une suite hospitalière et le personnel associé de l'hôpital public Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine, demandant plusieurs aménagements. L'homme d'affaires, dont l'identité n'a pas été révélée, a obtenu  neuf chambres du 7e étage qui ont été réservées entre le 8 et 14 mai pour l'accueillir, ainsi que des personnes de sa famille et ses gardes du corps, a précisé l’AP-HP, confirmant une information du Canard enchaîné.

L'Abbé Pierre aurait sûrement approuvé...
Des douchettes ont été installées dans les toilettes et retirées depuis, du mobilier comme des chaises et un canapé ont été sortis des réserves de l'établissement, selon les précisions vendredi le syndicat SUD. Le patient s'est en outre attaché les services d'un traiteur, a reconnu l'AP-HP. L'autorisation de réservation des chambres par le professeur de chirurgie orthopédique qui a opéré l'émir a été acceptée par la direction de l'hôpital compte tenu "de l'importante recette attendue", justifie l'AP-HP.

Martin Hirsch nie tout régime de faveurs
Le patron de l’AP-HP, Martin Hirsch revendique ces passe-droits. 
Interrogé par le JDD, il a assuré que l'accueil de l’émir n’a "pas été fait au détriment de malades français" et a été facturé, comme pour tous les patients étrangers "30% plus cher que le tarif de la Sécurité sociale""J'assume ce côté ‘Robin des bois’ " se flatte cet ex-président d'Emmaüs France. A l'en croire, les neufs malades n'ont même pas eu à attendre leur admission une semaine de plus.  Et de sauver encore sa face (sociale) par un argument comptable: "A un moment où nous avons besoin de tous les moyens pour soigner les plus modestes. Gagner de l'argent sur ces patients qui en ont les moyens, cela ne me choque pas", assure-t-il au Journal du dimanche. 

Un pourcentage qui a quelque chose à cacher
Mais "nous avons décidé de ne pas dépasser un taux de 1% [de malades étrangers accueillis] pour éviter de créer des interférences avec notre mission première de service public", a tout de même précisé Martin Hirsch. 

La logique marchande de l'AP-HP

Selon directeur général de l’AP-HP, le fait d’accueillir de riches patients étrangers pourrait rapporter 8 millions d’euros en 2013. "Renoncer à ces riches patients serait contre-productif", souligne-t-il en précisant que sur les quatre premiers mois de l'année, 1.000 riches patients étrangers ont été accueillis, "ce qui représente 0,4% de nos patients" et a permis "de dégager une marge de 2,5 millions d'euros".  

Quel est le pourcentage de patients étrangers "pauvres"?
Le patron de l'Assistance publique pense atteindre "3.000 patients à la fin de l'année, un peu plus que les années précédentes". "De quoi réduire de 15% notre déficit qui s'élève à 59,9 millions d'euros en 2013", dit-il, sans évoquer la préférence accordée aux patients fortunés, au détriment des plus défavorisés et rester dans la fourchette du 1% de malades étrangers accueillis.

Les syndicats s’inquiètent
"C'est choquant, même s'il a payé : mettre à disposition un étage et permettre à une personne d'effectuer des travaux parce qu'elle est riche, ce n'est pas l'image de l'assistance publique. C'est considérer uniquement l'aspect mercantile", a déploré de son côté le secrétaire général Sud de l'AP-HP Jean-Marc Devauchelle. "Avoir une chambre individuelle ne devrait pas être un luxe", a poursuivi le syndicaliste.

Les étrangers payent-ils vraiment tout ? 
La polémique est d’autant plus forte, qu’il se trouve que tous les patients étrangers ne payent pas toujours leurs factures. Selon le JDD, ils ont laissé à l'AP-HP une ardoise de 90 millions d'euros en 2012. Seule une petite partie des créances a pu être récupérée, avoue Martin Hirsch, qui dit vouloir faire payer  les malades en amont. "Nous obtenons le paiement en avance dans 60% des cas en moyenne, avec de grandes disparités selon les établissements de l'AP-HP. Nous devons tendre vers 100%", admet Robin des Bois.
Et ne parlons même pas des sujets qui fâchent: les dessous de table...
Eux, ils sont payés en amont !


dimanche 8 septembre 2013

France: le parc immobilier du Qatar atteint 6 milliards d'euros

Les Français sont spoliés de leur  patrimoine immobilier

Le Qatar s'est constitué un parc immobilier de plus de 6 milliards d'euros  en France 
dans le résidentiel très haut de gamme et les sites commerciaux ou touristiques de prestige à la faveur d'un régime fiscal dérogatoire, montrent des documents administratifs et juridiques.

Une quarantaine d'actifs immobiliers acquis par l'émirat du Qatar en France soit en direct, soit au travers de son fonds souverain, soit encore par le biais d'investissements réalisés en propre par des membres de la famille régnante al Thani ont ainsi été identifiés.
L'émirat et son fonds souverain contrôlent une dizaine de ses biens immobiliers pour une valeur totale de près de 3 milliards d'euros.
Lien PaSiDupes consacré au rachat du Printemps-La Redoute - Bientôt un Printemps arabe français Hollande permet qu'un paradis fiscal finalise la vente au Qatar

Un fonds créé par l'ex-émir, cheikh Hamad ben Khalifa al Thani, qui a abdiqué en juin en faveur de son fils cheikh Tamin, en détient neuf et ses enfants, dont le nouvel émir, six.
Les autres sont contrôlés soit par d'autres membres de la famille soit par des hommes d'affaires qui entretiennent des liens étroits avec la famille régnante comme Ghanim bin Saad al-Saad.
L'ancien émir du Qatar s'est ainsi porté acquéreur du célèbre showroom Citroën des Champs-Elysées mis en vente par PSA, qui confronté à d'importantes difficultés financières et aux attaques frontales de Montebourg, a cédé pour deux milliards d'actifs en 2012.

Les Qatari bénéficient en France d'un régime fiscal dérogatoire
controversé en vertu d'un accord bilatéral dont la dernière mouture remonte à l'origine de la crise économique et qui exempte d'imposition sous certaines conditions les plus values immobilières.
Il s'agissait notamment pour Paris de proposer des conditions au moins aussi attractives que Londres à un moment où la crise financière avait exacerbé la concurrence pour attirer les investissements des pays exportateurs de pétrole et de gaz, enrichis par l'envolée des cours, soulignent plusieurs experts.
Malgré son ressenti de frémissements divers, Hollande continue

dimanche 28 avril 2013

Le Qatar se défend de coloniser la France

Le Qatar assure investir en France sans arrière-pensée politique

Création d'un fonds d'investissement franco-qatari auprès de la Caisse des dépôts.


Comment apaiser les banlieues à coups de petrodollars qatari

Le Premier ministre du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem Al-Thani, a affirmé lundi que son pays n’a  aucune arrière-pensée politique en réalisant des investissements en France. "Le Qatar n’a pas de grande ambition politique (...) et quand il investit en France, c’est sans dessein politique", a affirmé cheikh Hamad interrogé lors d’une conférence de presse à Doha avec son homologue libanais Najib Miqati.

"Nous ne cherchons qu'à investir et nous ne faisons rien sans coordination avec la partie française", a encore assuré le responsable du Qatar, disant que son pays avait mis en place pour cela un "fonds d’investissement public".

L’ambassadeur du Qatar à Paris, Mohamed Jaham Al-Kuwari, a estimé qu’il serait "dommage" que des "calculs partisans" sapent les perspectives d'échanges entre la France et le Qatar, dans une tribune mercredi au quotidien le Monde.

"Il serait dommage que des calculs partisans privent ces nations d’une telle occasion d'échanges dont les perspectives s’annoncent aussi fructueuses dans l’avenir pour les deux pays", a écrit l’ambassadeur revenant sur la polémique déclenchée en France par les projets d’investissements de son pays. 
Des élus qui ont convaincu le Qatar de payer pour les banlieues
Conseiller municipal UMP de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), le président de l’Aneld, Kamel Hamza, la quarantaine,  faisait passer l’Aneld pour une formation de droite, mais c'était du temps de la droite. Aujourd'hui, l'élu Verts (EELV) de Vigneux (Essonne), Fouad Sari, cofondateur de l'Association nationale des élus locaux pour la diversité, et la centriste Leïla Leghmara, de Colombes (Hauts-de-Seine), sont en effet les lieutenants les plus visibles d’Hamza et,  à l'échelon national, l’Aneld compterait 200 adhérents, de tous bords.
VOIR et ENTENDRE Kamel Hamza, élu Français s'adresser aux Français et réciter les éléments de langage destinés à rassurer les indigènes blancs:



( Anne-Charlotte Hinet et les équipes de France 2 )

Alors que Hollande veut reforcer les associations, il gagnerait à prendre au sérieux les "Robin des Bois des banlieues" ou "zozos irresponsables" de l'Association nationale des élus locaux pour la diversité (Aneld), à l'origine de la création du fonds franco-qatari pour les banlieues. Pour investir dans les banlieues, c'est en effet vers l'émir du Qatar en personne, le cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani, Eux qu'ils se sont tournés en novembre 2011. Et cette initiative s'est concrétisée avec la mise en place par le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourgd'un fonds franco-qatari d'au moins 100 millions d'euros à destination des "territoires délaissés". 
Elus de ANELD dans les marbres 
du palais royal de Doha, 
aux côtés de l'émir
Née en 2009 avec l'élection du premier président métis des Etats-Unis, Barack Obama, cette très discrète association a pour ambition déclarée de convertir la France au "pragmatisme anglo-saxon sur l’intégration des minorités."  Rapidement, l’Aneld a d'ailleurs fait de la publication de statistiques ethniques dans l’Hexagone son cheval de bataille. Elle multiplie aussi les voyages d'études à l'étranger et, au printemps dernier, un documentaire de Canal+, intitulé "La diplomatie des banlieues", suivit une délégation de l'Aneld aux Etats-Unis.


Déjà pendant la campagne présidentielle, l’entourage du ministre de l’Intérieur d'alors,
Claude Guéant, artisan du rapprochement France-Qatar durant les années Sarkozy, s'était irrité "du bordel foutu par l’Aneld. 
Ces élus n’ont pas compris dans quoi ils foutaient les pieds. Les relations franco-qatariennes, c’est plus que sensible".
A propos du fonds franco-qatari de Montebourg, le ministre de la Ville, François Lamy, assure maintenant que "ce petit groupe d'élus" n’a tout simplement pas compétence pour décider de la distribution de telles aides à l’investissement sur l’ensemble des zones paupérisées. 
L’association Villes et Banlieues est, elle, encore plus radicale: "Il s’agit d’un groupe d'élus de banlieue communautaires. Or, pour nous, il n’est pas question de faire entrer le fait religieux ou le fait communautaire dans l’attribution d’aides. Ce serait stigmatiser encore la banlieue", explique Renaud Gauquelin, qui souhaite une "clarification de cette question".

Reste que dans les quartiers populaires, l’annonce du déblocage des fonds venus du Golfe est plutôt bien accueillie. 
La page Facebook du collectif est par exemple pleine de messages de jeunes proposant leurs services ou leurs CV. Né à Clichy-sous-Bois au lendemain des "révoltes sociales" de novembre 2005 et soutenu par Élisabeth Guigou (PS de Seine-Saint-Denis), George Pau-Langevin (ministre chargée de la Réussite éducative pour Hollande), Sandrine Mazetier (députée PS de Picpus, Bercy, Charonne), Daniel Goldberg (député PS de Seine-Saint-Denis et SOS Racisme) et Jean-Yves Le Bouillonnec (député PS du Val-de-Marne), et plus largement par la LCR, le PCF, Les Verts (EELV), Cap 21 (Corinne Lepage) et LO en 20007, le collectif AC-Le-Feu est clair. Pour son président, Mohamed Mechmache, "les fantasmes sur le Qatar et les musulmans ne semblent se poser que lorsqu’ils investissent en banlieue". "Cette question ne se pose pas quand ils entrent au PSG, chez Lagardère ou Veolia". Selon lui, la réponse positive du Qatar aux sollicitations de l’Aneld est peu surprenante. "Il y a dans les quartiers un vivier de gens qui ont des idées, des compétences, des projets mais qui ne trouvent personne pour les accompagner. L’Etat a déserté et les banques refusent systématiquement de s’engager à leurs côtés. Ce n’est pas parce qu’il y a des musulmans dans les quartiers que le Qatar est venu, c’est parce qu’il y a des projets."

Fonds franco-qatari

Le président François Hollande a confirmé la création d'un fonds d’investissement franco-qatari " auprès de la Caisse des dépôts" pour investir dans les banlieues et le reste du territoire français
"Le Qatar veut investir dans nos banlieues, sur nos territoires ? Très bien, acceptons cette offre, cette proposition, mais nous le ferons ensemble", a assuré François Hollande lors d’un entretien accordé à RFI/TV5Monde et France24 depuis l’Elysée.
Le gouvernement français a donné son feu vert et souhaite que de l’argent privé et public s’ajoute au financement qatari. 
Lien PaSiDupes : Hollande délègue au Qatar l'assistance à nos banlieues

Des membres de l’opposition UMP ont demandé une commission d’enquête parlementaire sur les investissements du Qatar en France, où ce pays est propriétaire du club de football professionnel de la capitale, le Paris-Saint-Germain. Lien PaSiDupes : Les footballeurs se donneront à 75% pour la solidarité sociale (Hollande a depuis botté en touche !)

Et pas seulement...

dimanche 10 mars 2013

Obsèques Chavez ou Hessel: Lurel, ministre de Hollande, and Co, provocateurs ou incultes ?

Les engouements post mortem de la socialie déboussolée

La fabrique des héros 

En période d'austérité, on trouve ce qu'on peut
Au cours des obsèques de Stéphane Hessel organisées le 7 mars, le président de la République a rendu hommage à l’homme. Fait sans précédent, François Hollande s’est pourtant permis d'émettre des réserves à l’égard du diplomate dans l'air du temps. Ce ne sont pas les sujets bateau qui excitent la compassion sans frais, tels les sans-papiers, les activistes de Notre-Dame-des-Landes, les inégalités sociales creusées par la montée de la misère du sud au nord ou les désordres internationaux. C'est la Palestine. 
La république socialiste a rendu un hommage officiel contestable à un partisan indigne de la Cour des Invalides. Il est particulièrement alarmant en effet que la classe politique et médiatique ait fait preuve d’un tel unanimisme moutonnier envers un personnage dont le grand combat était la lutte contre Israël. " Il pouvait aussi, porté par une cause légitime comme celle du peuple palestinien, susciter, par ses propos, l’incompréhension de ses propres amis. J’en fus. La sincérité n’est pas toujours la vérité. Il le savait. Mais nul ne pouvait lui disputer le courage", a noté le président de la République. Richard Prasquier, président du CRIF, dans un éditorial daté du 27 février, avait d'ailleurs fortement critiqué le démagogue Hessel, l’accusant d’être "avant tout un maître à ne pas penser "
Il s'en est purtant fallu de peu qu'il ne soit embaumé et montré aux foules au Panthéon ! On embaume bien les dictateurs: Hugo Chavez le sera. Le Chili observera aussi sept jours de deuil national. Et comme la France a le sens du ridicule, Hessel aura droit à trois jours, comme en Chine, une semaine après le séisme qui a fait plus de 71.000 morts et disparus au Sichuan...
  
Les propos de Victorin Lurel sur Chavez très contestés 

Victorin Lurel a provoqué de nombreuses critiques dès vendredi 
Le ministre des Outre-mer et ancien porte-parole de la campagne de Ségolène Royal dans l'Outre-mer, qui représentait modestement le gouvernement français lors des funérailles du président vénézuélien défunt, à Caracas que "Chavez, c'est De Gaulle plus Léon Blum" et que, selon lui, "le monde gagnerait à avoir beaucoup de dictateurs comme [lui], puisqu'on prétend que c'est un dictateur [alors qu'il] a, pendant ces quatorze ans, respecté les droits de l'homme".

Chavez a pourtant fait irruption dans le paysage politique par une série de tentatives de coups d'État mlitaires 
Il s'est  d'abord attaqué au président Carlos Pérez, le 4 février 1992:  l' " opération Ezequiel Zamora ". Sa deuxième tentative de putsch avorte la même année, en novembre. Il sera élu président du Venezuela en 1998 et conservera le pouvoir ...15 ans.


A gauche, la déblatération du ministre Lurel a provoqué un gros embarras 
"Je pense que c'est un peu rapide, un peu abusif, c'est excessif de le dire comme ça, a déclaré Anne Hidalgo, premier adjoint au maire de Paris et candidate PS aux municipales dans la capitale. Je pense que tout ça va être corrigé certainement dans la journée, je n'ai pas à le lui demander. Chavez a d'abord tenté la prise du pouvoir par les armes, après il a été élu donc une élection, c'est pas un régime de dictature". 
La socialiste vante le pouvoir des petrodollars dont l'agriculture du pays n'a pas plus profité que les agriculteurs d'Algérie ou de la Lybie de Khadafi: "Il a fait des choses fortes puisqu'il a réduit la pauvreté très fortement au Vénézuela, a ajouté Mme Hidalgo, invitée du "Grand Rendez-vous" d'Europe 1, i-Télé et Le Parisien. 
Et puis il y a des aspects de sa personnalité que je condamne totalement, notamment ses amitiés avec le chef de l'Etat iranien ou ses positions sur Israël."

"Comparaison n'est pas raison comme on dit", concède Julien Dray, ancien député socialiste et ex-vice-président du Conseil régional d'Ile-de-France, sur Radio J. Peut-être que ces comparaisons peuvent paraître, pour un certain nombre d'entre nous, excessives. Mais je comprends aussi la colère de Victorin Lurel au regard de la manière dont, en France, le débat sur le bilan de Chavez a été traité. On a senti la haine de classe de ceux qui ne savent pas ce que Chavez a fait pour son peuple", soutient l'amateur de montres de luxe. Dray a déploré le fait que la France n'envoie pas "une personnalité de premier plan à cet enterrement", comme le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

Lurel hérisse aussi l'opposition
Laurence Parisot a dénoncé une "déclaration très choquante". 
Invitée de France 3 dimanche 10 mars, la présidente du Medef s'est interrogée "Comment peut-on dire d'un homme qui était un dicateur, un démagogue, qui incarne le populisme dans toute son horreur, puisse avoir les qualités que prétend notre ministre ?".


Hervé Mariton s'est dit "choqué par ces propos"
"J'ai été ministre de l'Outre-mer, c'est une responsabilité importante de la République mais ça n'autorise pas, que ce soit en France de métropole ou d'outre-mer ou à l'étranger pour représenter le gouvernement, de tenir des propos aussi invraisemblables, a affirmé le député UMP de la Drôme et ancien ministre de l'Outre-mer . Je considère qu'on est là, non pas dans une erreur de communication, mais qu'il s'agit d'une faute majeure, d'une faute grave dont il conviendrait que le président de la République, le premier ministre, s'excusent."

Le président du Nouveau centre, Hervé Morin, en a lui aussi appelé à l'exécutif, dimanche matin sur Twitter : "J'ai honte pour mon pays quand le gouvernement ose déclarer que #Chavez c'est Blum et de Gaulle. M. Hollande, réagissez !"