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lundi 11 mars 2013

Cambadélis tacle Hollande et aligne le PS de Harlem Désir

Le candidat de la Ch'tite Aubry juge que la majorité n'est pas à la hauteur

Le Parti socialiste ne parvient pas à ...donner du sens face à la déception des Français ! 
"Je trouve que le Parti socialiste, la communauté socialiste n'est pas à la hauteur du combat à engager pour donner du sens. La bataille du sens est nécessaire aujourd'hui à mener par les socialistes, sinon personne d'autre ne la mènera", a-t-il déploré, incitant ses camarades à enfumer les Français appelés à se serrer la ceinture.
Se défendant de personnaliser en visant le Premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis estime que l'ensemble des parlementaires devraient engager une campagne sur le terrain: un peu d'intox ne ferait pas peur à l'ancien trotskiste.

François Hollande parle trop


L'élégant 
député de la "gauche sociale" 
et secrétaire national à l'Europe 
et aux Affaires Internationales du PS, 
tout de blanc vêtu
au Pavillon Rhône-Alpes du Salon de Shangaï
en juillet dernier

L'ex-révolutionnaire n'en est pas toutefois à dénoncer ses mensonges.
Selon le député PS Jean-Christophe Cambadélis, François Hollande est, lui, "à la hauteur", mais ne peut pas "être tous les jours sur les plateaux" pour "se substituer aux dirigeants socialistes". 
"Il parle sans relâche, parfois on peut dire qu'il parle trop. Dès qu'il est en sortie, on lui tend le micro et il répond", observe l'apparatchik.
Invité à dire si François Hollande doit renoncer aux "petites blagues", le député répond : "C'est son mode de liaison avec les Français pour dire: je suis toujours en relation avec vous".

Il a enfin épinglé les ministres pour leurs "couacs à répétition" 

Considérant peut-être qu'ils savent où l'exécutif conduit le pays, ils "ne permettent pas de voir où nous allons", leur a reprochéé sur .Canal+ l'ancien rival d'Harlem Désir pour la direction du parti.
C'est ainsi que, dernièrement, le ministre guadeloupéen des Outre-mer, Victorin Lurel, a comparé Hugo Chavez au général de Gaulle et à Léon Blum, provoquant l'embarras de la gauche.


Camba-le-Grec
recadreur productif
à l'Assemblé nationale


Dans Le Figaro, la semaine dernière, Jean-Christophe Cambadélis avait déjà dénoncé ouvertement la "cacophonie" au sein de l'exécutif et estimé qu'il y avait un "sérieux besoin de recadrage."

dimanche 10 mars 2013

Obsèques Chavez ou Hessel: Lurel, ministre de Hollande, and Co, provocateurs ou incultes ?

Les engouements post mortem de la socialie déboussolée

La fabrique des héros 

En période d'austérité, on trouve ce qu'on peut
Au cours des obsèques de Stéphane Hessel organisées le 7 mars, le président de la République a rendu hommage à l’homme. Fait sans précédent, François Hollande s’est pourtant permis d'émettre des réserves à l’égard du diplomate dans l'air du temps. Ce ne sont pas les sujets bateau qui excitent la compassion sans frais, tels les sans-papiers, les activistes de Notre-Dame-des-Landes, les inégalités sociales creusées par la montée de la misère du sud au nord ou les désordres internationaux. C'est la Palestine. 
La république socialiste a rendu un hommage officiel contestable à un partisan indigne de la Cour des Invalides. Il est particulièrement alarmant en effet que la classe politique et médiatique ait fait preuve d’un tel unanimisme moutonnier envers un personnage dont le grand combat était la lutte contre Israël. " Il pouvait aussi, porté par une cause légitime comme celle du peuple palestinien, susciter, par ses propos, l’incompréhension de ses propres amis. J’en fus. La sincérité n’est pas toujours la vérité. Il le savait. Mais nul ne pouvait lui disputer le courage", a noté le président de la République. Richard Prasquier, président du CRIF, dans un éditorial daté du 27 février, avait d'ailleurs fortement critiqué le démagogue Hessel, l’accusant d’être "avant tout un maître à ne pas penser ". 
Il s'en est purtant fallu de peu qu'il ne soit embaumé et montré aux foules au Panthéon ! On embaume bien les dictateurs: Hugo Chavez le sera. Le Chili observera aussi sept jours de deuil national. Et comme la France a le sens du ridicule, Hessel aura droit à trois jours, comme en Chine, une semaine après le séisme qui a fait plus de 71.000 morts et disparus au Sichuan...
  
Les propos de Victorin Lurel sur Chavez très contestés 

Victorin Lurel a provoqué de nombreuses critiques dès vendredi 
Le ministre des Outre-mer et ancien porte-parole de la campagne de Ségolène Royal dans l'Outre-mer, qui représentait modestement le gouvernement français lors des funérailles du président vénézuélien défunt, à Caracas que "Chavez, c'est De Gaulle plus Léon Blum" et que, selon lui, "le monde gagnerait à avoir beaucoup de dictateurs comme [lui], puisqu'on prétend que c'est un dictateur [alors qu'il] a, pendant ces quatorze ans, respecté les droits de l'homme".

Chavez a pourtant fait irruption dans le paysage politique par une série de tentatives de coups d'État mlitaires 
Il s'est  d'abord attaqué au président Carlos Pérez, le 4 février 1992:  l' " opération Ezequiel Zamora ". Sa deuxième tentative de putsch avorte la même année, en novembre. Il sera élu président du Venezuela en 1998 et conservera le pouvoir ...15 ans.


A gauche, la déblatération du ministre Lurel a provoqué un gros embarras 
"Je pense que c'est un peu rapide, un peu abusif, c'est excessif de le dire comme ça, a déclaré Anne Hidalgo, premier adjoint au maire de Paris et candidate PS aux municipales dans la capitale. Je pense que tout ça va être corrigé certainement dans la journée, je n'ai pas à le lui demander. Chavez a d'abord tenté la prise du pouvoir par les armes, après il a été élu donc une élection, c'est pas un régime de dictature". 
La socialiste vante le pouvoir des petrodollars dont l'agriculture du pays n'a pas plus profité que les agriculteurs d'Algérie ou de la Lybie de Khadafi: "Il a fait des choses fortes puisqu'il a réduit la pauvreté très fortement au Vénézuela, a ajouté Mme Hidalgo, invitée du "Grand Rendez-vous" d'Europe 1, i-Télé et Le Parisien. 
Et puis il y a des aspects de sa personnalité que je condamne totalement, notamment ses amitiés avec le chef de l'Etat iranien ou ses positions sur Israël."

"Comparaison n'est pas raison comme on dit", concède Julien Dray, ancien député socialiste et ex-vice-président du Conseil régional d'Ile-de-France, sur Radio J. Peut-être que ces comparaisons peuvent paraître, pour un certain nombre d'entre nous, excessives. Mais je comprends aussi la colère de Victorin Lurel au regard de la manière dont, en France, le débat sur le bilan de Chavez a été traité. On a senti la haine de classe de ceux qui ne savent pas ce que Chavez a fait pour son peuple", soutient l'amateur de montres de luxe. Dray a déploré le fait que la France n'envoie pas "une personnalité de premier plan à cet enterrement", comme le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

Lurel hérisse aussi l'opposition
Laurence Parisot a dénoncé une "déclaration très choquante". 
Invitée de France 3 dimanche 10 mars, la présidente du Medef s'est interrogée "Comment peut-on dire d'un homme qui était un dicateur, un démagogue, qui incarne le populisme dans toute son horreur, puisse avoir les qualités que prétend notre ministre ?".


Hervé Mariton s'est dit "choqué par ces propos"
"J'ai été ministre de l'Outre-mer, c'est une responsabilité importante de la République mais ça n'autorise pas, que ce soit en France de métropole ou d'outre-mer ou à l'étranger pour représenter le gouvernement, de tenir des propos aussi invraisemblables, a affirmé le député UMP de la Drôme et ancien ministre de l'Outre-mer . Je considère qu'on est là, non pas dans une erreur de communication, mais qu'il s'agit d'une faute majeure, d'une faute grave dont il conviendrait que le président de la République, le premier ministre, s'excusent."

Le président du Nouveau centre, Hervé Morin, en a lui aussi appelé à l'exécutif, dimanche matin sur Twitter : "J'ai honte pour mon pays quand le gouvernement ose déclarer que #Chavez c'est Blum et de Gaulle. M. Hollande, réagissez !"





mercredi 6 mars 2013

Mélenchon désorienté par la mort du dictateur Chavez

Mélenchon défend le bilan "positif" du camarade Chavez

Mélenchon dénonce des "commentaires haineux et ...vulgaires"
"Ce jour est un jour de deuil pour nous et pour de très nombreux peuples et militants. Nous nous sentons liés de coeur", a déclaré l'ex-candidat du Front de gauche, PCF compris. L'oeil humide et le teint pâle, le président du Parti de gauche a dénoncé les "commentaires haineux, vulgaires que nous voyons se multiplier dans les medias européens", au lendemain de la mort du tyran vénézuélien.
L'occasion de baver sur son entourage
"Les Européens si prétentieux, arrogants, méprisants, l'infecte social-démocratie qui depuis 24 heures se répand en injures contre les figures progressistes d'Amérique latine feraient bien de se souvenir qu'au Venezuela, contrairement à la France [...], on a fait reculer la pauvreté de manière spectaculaire, éradiqué ce qui est classé comme extrême pauvreté [...]. L'analphabétisme a été éradiqué [...], on est parvenu à faire progresser de 70 % la scolarisation des enfants. Voilà le bilan que nous portons fièrement à l'heure où l'image de Hugo Chávez va se retirer", a ajouté l'extrémiste de gauche. Et si Mélenchon prenait son baluchon pour s'exiler en Amérique latine ? 
Alors, il nous parlerait en connaissance de cause de l'état de l'agriculture et des libertés individuelles au Vénézuela...

Le député européen appelle à un rassemblement au pied de la statue de Simon Bolivar
pour honorer la mémoire du leader vénézuélien. Dans l'ancien QG de campagne de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle, les drapeaux vénézuéliens, français et du Front de gauche étaient en berne. 

Mélenchon tire largement son inspiration des régimes révolutionnaires d’Amérique latine

C'est ainsi que Mélenchon n'a pas inventé tout seul son concept de "révolution citoyenne " importé d’Equateur et qu'il rêve de mettre en place en France une nouvelle constitution du Venezuela.
"Les cendres de Chávez sont chaudes, sont brûlantes, et nous avons au coeur non seulement l'idée que nous continuons ce combat, mais la haine intacte que nous avons contre les puissants et les puissances, qui, même à l'heure de la mort, sont incapables du respect qu'ils manifestent pour tant d'autres qui le méritent moins", a encore déclaré Jean-Luc Mélenchon.


Les ministres et responsables socialistes aiment à rappeler que l’ancien socialiste revient d’un séjour au Venezuela, et insistent volontiers sur le lien personnel entre Chavez et Mélenchon.



Les amis de Chavez sont les amis de Mélenchon


Mélenchon, au côté de Fidel Castro, révolutionnaire et ancien dictateur cubain: il prit le pouvoir en 1959 et le conserva jusqu'en ...2008.  En 2009, un sondage Gallup révèle que seulement 26 % des Cubains sont satisfaits de leur liberté individuelle. " Depuis quarante ans, Amnesty International fait campagne contre les atteintes aux droits humains perpétrées par le gouvernement cubain ; l'organisation s'est élevée, en particulier, contre l'emprisonnement de dissidents politiques et de journalistes, victimes des sévères restrictions imposées à la liberté d'expression, d'association et de réunion."




Chavez se flattait aussi de l'amitié de Mahmoud Ahmadinejad, actuel tyran islamiste iranien, arrivé au pouvoir avec le soutien de l' ayatollah Ali Khamenei, l'homme fort du pays, successeur de ayatollah Khomeini, guide spirituel de la révolution islamique de 1979 qui vécut en exil en France avant de renverser le shah d'Iran. Selon Amnesty International, en mars et en juin 2007, à Téhéran, les forces de sécurité ont dispersé violemment des manifestants qui réclamaient l'abrogation des lois discriminatoires envers les femmes.

Chavez exerçait un pouvoir ultra personnalisé marqué par une idéologie gauchiste et militariste. Farouche opposant aux Etats-Unis, le Commandante fréquenta les ennemis de Washington, nouant des alliances avec tout ce que le monde compte de dirigeants controversés, tel Kadhafi, miltaire arrivé au pouvoir en Lybie à la suite du coup d'État en 1969, ici en 2009 à Caracas.
Après la mort du dirigeant libyen, Chavez reviendra sur le sort de son "ami" en octobre 2012 : "Je ne sais pas si quelqu’un de rationnel peut être d’accord avec ce qui s’est passé en Libye. C’est barbare. J’étais très ami avec Muammar Kadhafi, le chef de l’Etat libyen. Il a été torturé, assassiné. Les derniers mots de Kadhafi ont été: "Je mourrai comme le Che. Je vais au martyr".

Le chef de l'Etat syrien Bachar al-Assad a salué mercredi la mémoire du président vénézuélien Hugo Chavez et affirmé que sa mort est "une grande perte" pour lui et pour le peuple syrien.
"Le président Assad présente ses condoléances au peuple vénézuélien et au vice-président Maduro. La disparition de ce leader unique est une grande perte pour moi personnellement et pour le peuple syrien, au même titre qu'elle est une perte pour le peuple du Venezuela", a-t-il affirmé dans un communiqué diffusé par la télévision officielle.


Le président russe a encensé le président vénézuélien dans un télégramme de condoléances où il le qualifie d'"ami proche de la Russie", "homme hors du commun et fort qui regardait vers l'avenir".




La haine habite le coeur de Mélenchon

"Ce qu'est Chávez ne meurt jamais. C'est l'idéal inépuisable de l'espérance humaniste, de la révolution", a martelé le coprésident du Parti de gauche, osant affirmer qu' "il n'a pas seulement fait progresser la condition humaine des Vénézuéliens, il a fait progresser d'une manière considérable la démocratie".
 
"J'ai honte pour nous tous en Europe du niveau lamentable des commentaires que j'ai vus. Comment pouvez-vous être aussi infâmes et aussi bas ? Comment pouvez-vous être devenus à ce point aussi insensibles à ce que représente le progressisme latino-américain dans ces moments de l'histoire pour avoir pour tout commentaire des insultes [...] ?" a-t-il demandé.

"Les cendres de Chávez sont chaudes, sont brûlantes, et nous avons au coeur non seulement l'idée que nous continuons ce combat, mais la haine intacte que nous avons contre les puissants et les puissances, qui, même à l'heure de la mort, sont incapables du respect qu'ils manifestent pour tant d'autres qui le méritent moins", a encore estimé Jean-Luc Mélenchon.

lundi 24 décembre 2012

Audrey Pulvar et Clémentine Autain agressent Miss France

Du mépris de classe ? s'interroge ...Le Nouvel Observateur

Le Nouvel Obs propose un Plus de Bruno Roger-Petit: une gageure

Le chroniqueur "politique" illettré relève que Marine Lorphelin, Miss France 2012, était l'invitée de la dernière de "Vous trouvez ça normal" sur France 2. 
Mais Roger-Petit ne tarde pas à pointer son museau , observant que "ce qui devait être une gentille opération promotionnelle s'est transformé en procès de Miss France, grâce à Clémentine Autain et Audrey Pulvar." Le Nouvel Obs commente les propos de son chroniqueur commentateur pour déplorer (au passé simple, s'il vous plaît!) que "ce fut un pénible moment de télévision, teinté de beaucoup de condescendance". A commencer d'ailleurs par de la condescendance-maison pour une émission qui ne pouvait être que "gentille", puisqu'elle abordait le sujet futile des Miss décérébrées. Condescendance machiste, par conséquent, à cela près que les coups sont portés par deux Walkyries de la gauche. 

Roger-Petit va se répandre à nouveau; vous voilà prévenu(e):
La dernière de la (regrettée) émission Vous trouvez ça normal, sur France 2, accueillait Miss France 2012, Marine Lorphelin. Ce qui devait être une participation télévisée de plus, sympathique et bon enfant, destinée à partager le moment Miss France qui, par tradition accompagne les fêtes de fin d'année, s'est transformée en procès télévisuel devant le tribunal populaire de la Gauche féministe (à voir ici à partir de 40.12').

Les élites françaises en mode "mépris de classe" : édifiant

Formulation ampoulée: "Certes, en apparence, l'événement qui nous préoccupe en ce billet n'est qu'une anecdote, un moment de télévision et rien d'autre. [La télévision se "préoccuperait"-elle de l'anecdotique ?] Mais si on l'ausculte [quand d'autres décryptent] avec méticulosité [au scalpel ?], si on en extraie ["extrait": les correcteurs du Nouvel Obs ne valent pas mieux que le chro-niqueur de mouches] la substantifique moelle audiovisuelle, il met en relief tous les travers de certaines élites françaises lorsqu'elle[s] se mettent à fonctionner en mode mépris de classe.
Car sur le plateau où l'excellent [?] Bruce Toussaint accueillait [est-ce bien le mot le mieux approprié ?] Miss France, se tenaient, de [on est tellement fat qu'on ne se relit donc pas] dressaient même, ces figures indispensables de la gauche ultra et féministe que sont Clémentine Autain (chroniqueuse régulière de VTCN) et Audrey Pulvar, ex-directrice des Inrocks (ce qu'elle était encore quand l'émission fut enregistrée la semaine passée) [à plus forte raison puisque, jusqu'à plus ample informé -sans être chroniqueur- elle le reste jusqu'en ...février !]

En un clin d’œil, on vit se mettre en branle la même mécanique déjà observée quand Philippe Poutou débutait dans la vie publique (et déjà face à Audrey Pulvar, dans On n'est pas couché, sur France 2) : par une sorte d'alchimie assez étrange [ce qui ne veut rien dire], les représentants des classes populaires, ou d'une certaine culture populaire [quelle est la nuance ?], qui accèdent d'un coup à une large notoriété [amer, le Bruno-cuit ?], sont systématiquement [réaction parano] moqués, dénigrés, vilipendés et agressés par des représentants de la gauche politique et médiatique institutionnelle qui s'empressent de leur contester légitimité et représentativité, les renvoient à leur extraction ou leur incarnation populaire au nom même de la représentation de valeurs de gauche, incroyable paradoxe" [découverte tardive d'un quinqua précoce].

Miss France sur le banc [ou au banc ] des accusés : trop facile

Bruno, défenseur de la veuve et de l'orpheline
"Bref, la sympathique Marine Lorphelin, d'invitée de Bruce Toussaint, devint aussitôt l'objet [ou sujet] d'un procès engagé par Clémentine Autain, figure emblématique de la gauche de la gauche mélenchoniste, et Audrey Pulvar, figure de proue éditoriale de la gauche sociétale anti-socialiste : "Accusée Miss France, levez-vous !"

Comme il se doit, c'est au nom du féminisme, de la condition de la femme, de l'image de la femme, de la libération de la femme que le procès fut mené.

Clémentin Autain commença par s'en prendre, sourire méprisant à l'appui, au phénomène Miss France : "L'institution me parait datée, surannée", façon élégante [et subjective] de signifier à Marine Lorphelin qu'elle vit dans un temps dépassé et incarne des valeurs mortes, pauvre fille..." [subtile décryptage] 

Puis, elle entreprit (au passé simple "élégant"] de dénoncer le caractère représentatif de l'élue : "Je ne sais si c'est super de désigner une femme en dehors de tout processus démocratique qui représente la France dans le monde", formule assez évocatrice d'une conception un rien "stalinienne" ou "chavezienne" (donc mélenchoniste ?) de la représentation étatique de la culture pensée pour le peuple par son élite avancée : "Des Miss qui représentent la France, oui, mais à condition d'être les ambassadrices du petit père des peuples", voilà ce que signifie en creux la formule. [Il aurait convenu  que le "chroniqueur" socialiste laissé pour compte rappelât au passage à cette aigrelette que les Miss régionales sont désignées par la base "populaire" et que, dans le genre "processus démocratique", le premier secrétaire du PS, Jean-Philippe  Désir, dit Harlem, a quant à lui été désigné par cooptation "stalinienne" depuis le Château.]

Clémentine Autain s'est-elle seulement rendue compte du sens et de la portée de sa remarque ? On s'interroge. ["On" tient-il les autres - et singulièrement les femmes- pour plus sottes que lui ?]

Enfin le réquisitoire ne pouvait manquer de recourir à l'argument ultime : "Je ne comprends pas le sens de ce qui n'est pas autre chose qu'une tradition patriarcale". Miss France, Clémentine Autain, le féminisme et la gauche de la gauche te condamnent, car, à toi seule, tu incarnes vingt siècles de domination masculine. [Pour  condamner ses cibles, le p'tit Bruno recourt au tutoiement à la façon d'un autre laissé pour compte du hollandisme, Philippe Torreton tentant de se hausser dans les media au niveau  de Gérard Depardieu]


Ce que c'est que la force de l'habitus  ['croquignolet' sous la plume d'un analphabète qui nous renvoie ici à l'usage incorrect du mot "impétrant" par Nono Montebourg - Lien PaSiDupes : " Le pédant Montebourg emploie des mots qui le dépassent ! ] chez celles et ceux qui sont les derniers représentants de la culture communiste et qui, encore et toujours, considèrent que le peuple de gauche pense mal, vit mal, agit mal et qu'il faut le corriger, sans relâche et sans vergogne..." [Ce en quoi il n'a pas tort, mais pourquoi le p'tit homme ne prend-il pas de la graine de cette observation lorsqu'il tourne ses flèches sur le peuple de droite ?]

"Pulvar rappelle au peuple qu'il n'est finalement que... le peuple

Du pain et des jeux
La seconde partie du réquisitoire, fut l’œuvre d'Audrey Pulvar. Toujours au nom du féminisme, cette dernière entreprit de démontrer que la soirée d'élection Miss France tenait lieu d'Opium du peuple télévisuel.

"On est quand même dans un pays libre, hein ? Je suis une féministe prosélyte et engagée, mais en même temps, si c'est regardé par 9 millions de téléspectateurs, c'est très bien... ", débuta Audrey Pulvar, renvoyant les 9 millions de Français à leur misérable condition, avant d'ajouter : "Je ne regarde pas, je ne trouve pas ça que ce soit effectivement épanouissant [là nous sollicitons un sous-titrage] pour l'image de la femme, mais si certaines personnes y trouvent leur compte..." [Un fois encore Pulvar n'a nul besoin de travail personnel ou de fiches de collaboratrices pour nous resservir les mêmes poncifs]

Le sous-texte de la double remarque d'Audrey Pulvar est lui aussi révélateur d'un habitus de gauche [avec 'opus', 'habitus' fait partie de la liste des mots favoris des incultes honteux et dissimulateurs de leur handicap] fonctionnant en mode mépris de classe. De la même façon qu'elle avait expliqué à Philippe Poutou qu'il n'était pas équipé intellectuellement et rhétoriquement [adverbe nouveau] pour les joutes télévisuelles, Audrey Pulvar a renvoyé les 9 millions de téléspectateurs de la soirée d’élection Miss France à leur pauvre condition de personnes indifférentes au combat du féminisme, contemplateurs d'un spectacle peu ou "pas épanouissant pour l'image de la femme" mais y "trouvant leur compte". [Et de la part d'une socialiste, cette découverte à 50 ans, ça fait mal au militant borné, n'est-ce pas ?]

Le ton et le propos étaient condescendants, voire méprisants, empreints de cette morgue propre à ceux qui s'estiment culturellement dominants car supérieurs. [Alors ça !! Il a dit  écrit "supérieurs": tout est dit !] S'en est-elle seulement rendue compte, elle aussi ?" [Nous ne demandons même pas à BRP si il sait ce qu'il dit ni s'il pense ce qu'il dit, sachant qu'il n'est capable que de réactions d'humeur que l'on nomme un peu abusivement 'chroniques' au Nouvel Obs, dans la lignée du site Le Post : un passage au Sanibroyeur s'impose]

"La culture populaire face à la violence sociale de la télé

Face à Miss France [ou à elles-mêmes, pour tout dire], Audrey Pulvar et Clémentine Autain n'ont pas dit "Salauds de pauvres", mais elles ont su signifier leur mépris de classe [le raisonnement fait du sur-place] à l'encontre d'un symbole de la culture populaire française avec un talent et une assurance qui forcent l'admiration. [Un  peu excessif, le Bruno-cuit, non ?]

Décidé à venir au secours de Miss France, Guy Carlier, présent lui aussi sur le plateau, trouva les mots justes pour ramener le phénomène à sa juste dimension et rétablir Marine Lorphelin dans sa dignité de femme bafouée au nom du peuple, du féminisme, et de l'image de la femme : "Je ne vais pas aller dans la démagogie, mais Miss France, c'est comme Johnny qui nous accompagne depuis toujours..."

Ce petit moment de télévision fut en tout cas l'occasion de constater que les âmes charitables de la gauche de la gauche [voilà donc enfin le "hic" fétide  qui remonte du tréfonds du "chroniqueur politique"], lorsqu'elles expriment leur compassion à l'égard du peuple manipulé et égaré font parfois preuve de bien plus de violence sociale que les plus réactionnaires des réactionnaires.


Dinde en chocolat
et lunettes en écaille de tortue
Et de penser à ce mot, jeté par Danton à Robespierre, preuve que le débat interne à la gauche est ancien : "Tu veux faire le bonheur du peuple ? Mais est-ce que tu sais ce que c'est que le peuple ?" 
Mlle Autain aurait elle-même
été victime de viol
[Les deux rédactrices "en cheftaines" ont en effet dû oublier leurs origines: Pulvar (ci-contre), fille de syndicaliste et indépendantiste antillais, comme Autain, fille du chanteur Yvan Dautin et de Dominique Laffin qui tourna deux fois avec Philippe Torreton Gérard Depardieu, est la nièce de François Autain,  sénateur du Parti de gauche de Loire-Atlantique,  ancien secrétaire d'État chargé des Immigrés, puis de la Défense sous la présidence de François Mitterrand et père de Kristian Autain, grand reporter à France 2. Le microcosme est encore plus petit que ne pense le peuple...]


Ainsi, pesamment, Roger-Petit  s'est -il posé en juge de chacun

TF1 qui diffuse la soirée a échappé à la critique. Le concours de Miss France aurait-il été fustigé s'il avait été programmé sur M6, Canal+ ou le service public ? France 2 aurait eu les parts de marché que ne lui rapportent pas l'émission de Frédéric Lopez, "Rendez-vous en terre inconnue", qui consiste à mettre en présence de "bons sauvages" et des "people", tels Adriana Karembeu en Ethiopie, Emmanuelle Béart au Yémen ou Édouard Baer au Mali. Une "gentille opération" tiers-mondiste, ça au moins, ça suscite l'empathie  de la gauche caviar  microcosmique...

Ce qui dérange la gauche dirigée par la pensée unique n'est-il pas au bout du compte qu'une fille du peuple puisse être mignonne et élégante, voire diplômée, plutôt que travailleuse défavorisée ou immigrée clandestine mal nourrie et à la charge du SAMU et de la CMU ? 

mercredi 22 août 2012

Rentrée du gouvernement: Mélenchon n'en peut plus des socialistes

Mélenchon accuse Ayrault de rester dans un monde "à la papa"





Ayrault en  prend
plein la tête



L'extrême gauche est-elle toujours dans la majorité ?

Jean-Luc Mélenchon a riposté mercredi à Jean-Marc Ayrault qui l'avait appelé à plus de lucidité, lui reprochant de rester "dans un monde tranquilou, planplan".

Le Premier ministre venait de fustiger le déphasage du candidat des communistes de retour de cinq semaines de vacances au Vénézuéla avec Hugo Chavez, chef de l'Etat controversé, soupçonnant que la "lucidité" de l'ex-candidat Front de gauche à l'Elysée est émoussée par son éloignement.

Jean-Marc Mélenchon s'est aussitôt insurgé
"En Amérique du sud, eux ils font quelque chose". Ca fait "la différence", a accusé l'eurodéputé sur BFMTVsur BFMTV-RMC.

Contre-attaque du bateleur

"Et ne me dis pas, Jean-Marc, que parce que je suis parti cinq semaines en vacances pour me refaire une santé après une campagne aussi dure" que "cela m'aurait éloigné des réalités", a-t-il dit.


VOIR et ENTENDRE l'hystérique Mélenchon développer ses attaques au vitriol contre le tandem Hollande-Ayrault:


"C'est moi qui suis dans la réalité", a soutenu  Mélenchon. "C'est vous qui êtes dans les rêves, dans un monde qui n'existe plus. Un monde tranquilou, à la papa, planplan où on peut prendre son temps, pendant que les gens souffrent et où toute l'économie du continent est en train de sombrer".

VOIR et ENTENDRE Montebourg appeler Mélenchon à un "mano en la mano":

Susceptibilité à l'arrogant hégémonisme du pouvoir


"Voilà ce que Jean-Marc Ayrault ferait bien d'avoir à l'esprit, au lieu de me donner des leçons sur ce ton méprisant et hautain qu'il a. Les socialistes regardent leur nombril, ils feraient mieux de regarder le monde", a conclu le coprésident du Parti de gauche.

VOIR et ENTENDRE la dénonciation par Mélenchon de l'inaction de l'état PS (20 août 2012):


Jean-Luc Mélenchon a par ailleurs réclamé à François Hollande la loi d'amnistie des syndicalistes qu'il lui avait promise, assure l'eurodéputé.

Sur France 2, l'ex-candidat à la présidentielle a lancé : "qu'est-ce qui empêche le président de la République de proposer une loi d'amnistie pour les syndicalistes ? Dis-donc François, tu ne me l'avais pas promis la dernière fois que je t'ai vu ? Tu ne m'avais pas dit qu'on allait mettre à l'ordre du jour de la conférence sociale ? Rien du tout !"


VOIR et ENTENDRE Christophe Barbier analyser les vitupérations de Mélenchon:


samedi 21 juillet 2012

PCF-Mélenchon: la séparation de corps est consommée

Rupture le PCF entre Mélenchon ?
 

Officiellement, oui. 
Pour le retirer de la photo, les communistes ont attendu que leur ancien candidat à la présidentielle soit au Venezuela au côté du camarade Chàvez- 
Le saltimbanque de la politique s'est offert le voyage pour participer, d’abord, au forum de São Paulo à Caracas, puis pour apporter son soutien au chef de l’Etat, Hugo Chávez, en campagne.
Mais pendant ses vacances, les lieutenants de Mélenchon sont en négociation avec leurs partenaires communistes. 
Sur la table : l’ordre et les temps de passage du meeting final aux "estivales du Front de gauche", à Grenoble fin août. Le Parti de gauche veut un remake de l’an passé. Mélenchon réclame une table ronde entre les responsables politiques, puis cinquante minutes de discours rien que pour lui. 
Refus des communistes, qui ne voient pas pourquoi le leader du PG aurait droit à autant alors qu’il n’est plus le candidat.
"Le PCF n’a pas bien vécu la dernière séquence avec la perte de ses députés", justifie un cadre Front de gauche. Et, côté communiste, on annonce la couleur : "Il ne sera pas président du Front de gauche, dit un responsable.Ça n’existe pas."
Mélenchon a créé la zizanie au sein du PCF 
Les finances communistes n'étaient déjà pas bien fameuses et la participation de l'Etat aux dépenses du PCF dépendait des résultats obtenus aux législatives des 10 et 17 juin.  
Sur les 76 millions d'euros par an réservés aux partis politique en 2012, les partis qui siègent à l'Assemblée s'en sont partagés 61. Les subventions annuelles sont régies par une loi de 1988: dans une première enveloppe, un parti reçoit environ 1,60 euro par an et par voix sur cinq ans d'aide publique, s'il a passé le seuil de 1% des voix dans 50 circonscriptions. Cette somme peut être diminuée si le parti ne respecte pas la parité. La seconde fraction du financement public est destinée aux partis qui ont des élus: chaque parlementaire rapporte environ 42.000 euros par an à la formation à laquelle il est rattaché: 35.00 euros mensuels qui feraient rêver plus d'un défavorisé. 
En pleine période d'austérité et de réduction des dépenses publiques, au moins 44 formations prétendent ainsi profiter du financement public...


Malgré un nombre de sièges limité  et un artifice grossier -  justifiant l'intérêt des communistes pour l'Outre-Mer - qui lui a permis de constituer un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale, le Front de gauche progresse en termes de voix par rapport à 2007, grâce à la crise comme le reste de la gauche,  et profitera d'un demi-million d'euros supplémentaires. 

Cette somme prélevée sur l'impôt de tous -et des plus riches-  reviendra pour l'essentiel au Parti communiste.
 

Le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon n'a  obtenu qu'un des dix députés de l'alliance et apparaît désormais comme une bouche inutile à nourrir. Le PS obtiendra 23 millions d'euros par an, quand l'UMP devra se contenter de 15 millions, soit une baisse de 40% par rapport à la législature précédente. Le FN bénéficie d'un triplement de son financement public: 6 millions d'euros contre 2 en 2007. Viennent ensuite le Front de Gauche (3,4 millions d’euros), EELV (2,9 millions d’euros), le Nouveau Centre et le Parti Radical de Gauche avec chacun un peu plus d'un million. En revanche le Parti radical valoisien et le MoDem passent sous cette barre.
Le souci communiste viendrait plutôt de la présidentielle: certes, le parti obtient-il un "remboursement forfaitaire" de 8 083 000 euros mais, avec 11%, "Méluche" n'a pas fait recette. 
Déjà contesté en janvier 2012, le malotru l'est plus que jamais. Le Monde parla alors d’un "accord tacite" entre le PCF et le tribun vulgaire dont les termes étaient, à Mélenchon la présidentielle, au PCF "90% des investitures" aux cantonales et aux législatives. Un "Yalta" qui permettait au Parti de la place du Colonel Fabien de sauver ses élus et ses finances, alors qu’à la dernière présidentielle, le PCF n’avait pas fait plus d’1,9% et que ses finances sont dans le rouge. Or, le PCF est financé par moitié par ses élus.  L'ex-socialiste.Mélenchon a porté le brassard PCF du Front de gauche le temps d'une campagne mais n'a servi que d'aspirateur de voix aux législatives et il peut être maintenant remercié !
Ni vu ni connu, j'tembrouille !
Mélenchon se marque résolument à l'extrême gauche

Au Vénézuela, Mélenchon donne des gages de marxisme pur et dur
La secrétaire nationale du Parti de gauche en charge des luttes sociales, Laurence Sauvage tient à rappeler que "le 6 mai dernier, on n'a pas voté pour Hollande, on a viré Sarkozy"... Celle dont Mélenchon a dressé l'éloge pour son engagement depuis le Venezuela juge "creux" le discours du président de la République, estimant qu'il n'y a "rien qui puisse aller dans le sens de l'intérêt général".
Laurence Sauvage souligne encore que, dans les discours de Hollande,  "on n'entend jamais les mots ouvriers, emplois, relance du pouvoir d'achat… " Et, selon elle, "le gouvernement actuel n'a pas conscience que les salariés se réapproprient le débat politique, et pas seulement les syndiqués…"
"Nous allons voir à présent les bavards du “vote utile” au pied du mur des réalités de la lutte sociale. Hélas", indique-t-il à l'attention de la majorité socialiste, du chef de l'État français...et d'Hugo Chávez.


"Méchancon" doit maintenant réorganiser sa vie politique en solitaire

Le dictateur 
Chávez, auteur de plusieurs coups d'état et proche des  guérilleros marxistes du FARC (colombien), fera-t-il à "Maolenchon" l'aumône de quelques enveloppes de billets ? L'argent du pétrole vénézuélien.