POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est traité européen. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est traité européen. Afficher tous les articles

mercredi 2 septembre 2015

Hollande admet qu'il n'aurait pas dû supprimer la TVA Sarkozy

Politique de Hollande: détricoter et mettre la France à poil !

Demain, il enlève le bas ?


C'est dur, l'exercice du pouvoir !...
François Hollande admet être allé "trop loin" en supprimant la hausse de TVA dans les premiers mois de son quinquennat, au seul motif qu'elle était projetée par Nicolas Sarkozy. 
"Je ne serais pas allé aussi loin; j'aurais gardé l'augmentation de la TVA décidée par Nicolas Sarkozy pour boucler le budget qu'il nous avait laissé", a concédé le chef de l'État dans un entretien polémique avec Françoise Fressoz, auteur d'un ouvrage à paraître mercredi et journaliste au Monde, journal officieux du PS.  

Sa référence reste Nicolas Sarkozy
"On paie souvent la première loi de finances rectificative", relève-t-il encore, se justifiant en référence à son prédécesseur. "Pour Sarkozy, c'était la loi travail, emploi, pouvoir d'achat (loi TEPA et son "bouclier fiscal") interprétée comme un cadeau fiscal" et qu'il "a payée tout son quinquennat", selon le capitaine de pédalo. "Nous, on a payé les 11 milliards d'impôts nouveaux levés à notre arrivée", admet-il encore. Sauf que la facture est encore une fois payée par la minorité de contribuables français et non pas par l'Etat... 

Et "j'aurais fait le crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) pour les entreprises et j'aurais évité les hausses dans les budgets suivants", a-t-il poursuivi, tout en jugeant que "le plus grand échec" de son prédécesseur aurait été précisément "la compétitivité". Or, nul ne peut l'affirmer sans l'avoir vécu.

Mais il assume avec légèreté son "choix le plus lourd"
, à savoir "l'acceptation du traité européen" qu'il assurait vouloir renégocier pendant la campagne de 2012. Le monde agricole ne lui pardonne pas ce manquement dont il souffre au quotidien et sur les routes aujourd'hui. Et "la rupture avec la majorité intervient là, pas plus tard", estime-t-il.
"J'ai accepté le traité pour situer la France au cœur de l'Europe et non en marge", se défend-il, rejetant les appels de ceux, à gauche, qui prônaient un "affrontement avec Merkel".
"Qu'est-ce que ça aurait changé ? Je n'aurais obtenu aucun gain sur le plan budgétaire; j'aurais créé une déstabilisation dans la zone euro, j'aurais suscité une marginalisation de la France", analyse-t-il rétrospectivement. Le président admet ainsi l'erreur de jugement du candidat par défaut qui était dans la contradiction systématique.

François Hollande fait un aveu: "J'ai engagé des réformes qui ne sont pas toutes de gauche."

A moins de deux ans de la présidentielle, Hollande a le sentiment que ses réformes, parce qu'elles ne sont pas toutes de gauche, servent l'intérêt général... "J'ai engagé des réformes qui ne sont pas toutes de gauche mais servent l'intérêt général," avoue-t-il.

Il "met aussi à [son] crédit" l'absence de mouvement social majeur, avec le soutien inconditionnel de la CFDT -qui laissera pour longtemps le souvenir d'un syndicat de godillots socialistes. 

Dans son autocritique en forme de justification de ses méfaits et échecs,  le président tente d'expliquer ses revers électoraux: "le mécontentement est passé par les urnes" (municipales, européennes et départementales). Anticipe-t-il sa déroute aux Régionales en conférant aux scrutins électoraux une fonction de fusibles ? Les réformes promises ont-elles déjà avorté ? 

Un terrible constat après trois années de pouvoir sans partage
Où est la sortie ?
"On est le pays où on parle le plus de réformes et on en fait le moins", semble-t-il aussi regretter même si, selon lui, "le sang, la sueur et les larmes, ça ne marche pas".  N'est pas Churchill qui veut...
"Depuis Raymond Barre en 1976 (...) les gens disent 'on a déjà donné, on n'a plus de sang, on n'a plus de sueur, on n'a plus de larmes', donc ça n'opère plus (...), prétend-il amèrement, confessant la défiance du peuple à son encontre. Aucun président de la République n'aura été -avec la même constance- aussi impopulaire que lui. 
"Ce n'est pas parce qu'on ne dramatise pas qu'on ne réforme pas", continue, sur le même registre pitoyable, le chef de l'Etat, qui revendique pourtant - à la louche - "beaucoup plus de réformes de structure" que ses prédécesseurs.

Il "mobilise très bien son camp, mais il est le candidat le moins rassembleur du pays."
Hollande ne parle pas de lui, non, non. Le président en campagne réserve cette banderille à Nicolas Sarkozy: son adversaire désigné n'est donc pas Alain Juppé, celui que les media partisans câlinent.  

mardi 7 mai 2013

Réduction du capital public dans les entreprises: désaccord Lienemann-Hamon

Les ministres schizophrènes PS et écolos se coupent de leurs bases

La fracture s'étend des partis au gouvernement

Cécile Duflot a multiplié les numéros de contorsionniste. 
Equilibriste, notamment dès septembre au 20h de France 2, son immense agilité ne cesse de faire ombrage aux plus grand artistes de cirque.
Ceux qui ont un peu de dignité pensaient que la décision d’EELV de ne pas voter le traité européen avec la majorité gouvernementale la mettrait dans une situation intenable qui la conduirait à s'éjecter de son siège de ministre, mais pensez donc ! 
Parce que c'est Hollande et parce que c'est Ayrault, l’ancienne responsable du mouvement EELV arrive à se maintenir au gouvernement alors que son mouvement d’origine ne votera pas l’une des plus importantes lois de l’année 2012. "En tant que ministre elle soutient les positions du gouvernement", tout en assurant "qu’elle respecte les décisions de son parti." 

Les candidats du Koh-Lanta gouvernemental avalent des couleuvres avec délice…
Cécile Duflot reconnaît qu’elle a perdu une partie de sa liberté de ton. "En revanche, j'ai gagné en capacité d'action depuis que suis ministre", affirme-t-elle, tout aussi sereinement. "J'ai un nouveau rôle, j'ai le sens des responsabilités et je sais ce qu'est la solidarité gouvernementale". C’est ce qu'on appelle le grand écart au cirque de Pékin. D'ailleurs, Daniel Cohn-Bendit, qui regrette ce déficit de cohérence politique chez Europe-Ecologie-les-Verts, préfère prendre un peu de distance.
Les convictions écologistes ne connaissent pas le réchauffement climatique

Pendant que les uns manifestaient, samedi 17 novembre 2012, contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), les autres validaient le bilan de leurs deux ministres, Cécile Duflot (logement) et Pascal Canfin (développement), à l'occasion d'un conseil fédéral du parti à Bobigny (Seine-Saint-Denis). "On était là pour le respect d'un certain nombre d'engagements pris par le président de la République et le premier ministre lors de la conférence environnementale, explique Pascal Durand, secrétaire national d'EELV. Il faut mettre les discours en actes." 
Si Hollande renie ses engagements, les écologistes sont-ils exonérés de tout respect d'eux-mêmes ? 

Citons aussi la vente par Hollande de centrales nucléaires à la Turquie 
Lien PaSiDupes : "Les bienfaits du nucléaire pour les comptes publics de Hollande ": Areva remporte un "méga-contrat" en Turquie

C'est Lienemann qui implose et Hamon qui réduit les émanations

Jean-Marc Ayrault a expliqué dimanche soir sur TF1 que
le gouvernement envisagede réduire la participation de l'Etat dans le capital "d'un certain nombre d'entreprises publiques" pour consacrer ces sommes à l'investissement. "Pas pour boucher les trous du budget", a-t-il précisé.

Fission de l'aile gauche du PS

Evoquée dimanche par Jean-Marc Ayrault, la réduction de la participation de l'État dans le capital de certaines entreprises publiques pour soutenir l'investissement,  est "une erreur", affirme la sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann. Le capital public est un "atout économique, social et industriel majeur pour l'emploi, les services publics et l'indépendance nationale", rappelle-t-elle, condamnant la méthode de soutien de l'investissement choisie par l'exécutif réduisant le périmètre du capital public.
"La présence publique au capital de certaines entreprises est essentielle dans les services publics, les secteurs stratégiques ou pour assurer les entreprises françaises avec des capitaux qui défendent le long terme (...) Plus le capital public est fort, moins les objectifs financiers, la production de cash à court terme, les délocalisations et l'obsession de la valorisation boursière peuvent s'imposer face à l'avenir industriel, le maintien des emplois ou la qualité du service public", poursuit Marie-Noëlle Lienemann, du courant "Maintenant la gauche", l'aile gauche du PS. 
"Chaque fois que la gauche a accepté de réduire ce périmètre, elle a fait l'amer constat de la fragilisation de l'emploi, de la réduction des capacités productives en France et au passage d'un désamour majeur des français, singulièrement du peuple de gauche qui refuse cette logique néo-libérale", rappelle-t-elle encore.

Benoît Hamon avale sa portion de couleuvres

Bien que le Premier ministre n'ait pas précisé quelles entreprises feraient l'objet de ces réductions de participations, Hamon acquiesce. Caution de l'aile gauche du PS au gouvernement, il n'a que des objections à opposer à sa camarade Lienemann.
Hamon salue la fin d'une certaine impuissance...

Quant à Elie Cohen, économiste socialiste et conseiller de F. Hollande, il tente d'esquiver les avatars, estimant que "Hollande n'a que l'embarras du choix" !


Combien de générations pour reconstituer le patrimone de la France ?
Les jeunes que le candidat Hollande promettait de gâter, n'auront pas que la charge des retraites à supporter. 
Le MJS va-t-il avoir un sursaut ?

mercredi 19 septembre 2012

Les écologistes se débattent avec le traité européen

Le Batho de Delphine chahuté par la houle écologiste


Députés, sénateurs ou députés européens d'Europe Écologie-Les Verts ont tenu leurs journées parlementaires durant deux jours à Nantes
Les ténors Daniel Cohn-Bendit et José Bové y ont brillé par leur absence, mais pas moins de cinq ministres, dont Stéphane Le Foll, se sont en revanche rendu à l'Hôtel de ...l'horticulture.
Le mouvement manque l'occasion de montrer qu'il peut être une formation de gouvernement Avec le traité européen, les altermondialistes s'éclatent en chamailleries. Les députés européens Yannick Jadot ou Daniel Cohn-Bendit le défendent. Le sénateur Jean-Vincent Placé, l'eurodéputé Yves Cochet ou François de Rugyco-président du groupe EELV à l'Assemblée,  s'affichent contre. Malgré un mauvais ficelage, les premiers veulent y trouver une marche supplémentaire pour la construction de l'Europe. Les seconds dénoncent les coupes drastiques imposées aux budgets nationaux.

Rentrée parlementaire pour EELV à Nantes par LCP

Le parti va-t-il se prononcer dans l'unité, samedi, au terme d'un conseil fédéral ? 
Devenue ministre, Cécile Duflot " n'a pas d'avis à donner ", mais ne se prive pas de mettre en garde les élus écolos qui profiteraient de ce débat pour affaiblir le Président. " Il faut penser à la suite, à la réorientation de l'Europe. François Hollande a donné le cap à la conférence sur l'environnement. "
"Nous donnerons une position, mais pas de consigne de vote ", a avoué le secrétaire général d'EELV, Pascal Durand, qui prévoit une persistance des divisions internes. 
Pascal Cantin, ministre EELV chargé du développement, suggère plutôt de s'abstenir. Incapables donc d'adopter une attitude commune, les écologistes radicaux prennent le risque de se déconsidérer un peu plus et surtout de fausser la perception de leur position, partisans de " plus d'Europe " et d'un vrai fédéralisme.

La conférence environnementale a manifestement remis de l'huile sur le feu des déclarations d'Arnaud Montebourg sur le nucléaire ou de Delphine Batho sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.  Montebourg, ministre du Redressement productif, a déclaré que "le nucléaire est une filière d'avenir", rallumant une querelle entre socialistes et écologistes.
 

Le Nouvel Observateur s'esbaudit, considérant qu'en deux jours de conférence, les 14-15 septembre, aurait pu réaliser ce tour de force de réorienter notre modèle de développement vers la diversification de notre bouquet énergétique et la transition énergétique au cœur des enjeux environnementaux, économico-sociaux, fiscaux et sociétaux pour les mois et les années qui viennent ! "Que ce soit sur le nucléaire, sur les énergies renouvelables, sur l'efficacité énergétique, les premières mesures vont dans le sens des engagements pris", explique l'hebdomadaire.


La confirmation de la fermeture de Fessenheim serait un "début encourageant"
Sauf que cette perte ce production n'est pas actuellement compensée et rend les consommateurs français tributaires de l'étranger. 
De plus, des investissements de maintien de la sécurité devront être consentis en période de déficits publics, sachant qu'ils ne seront pas rentabilisés: la centrale doit fermer dans quatre ans. Les aspects social et humain sont évacués par le magazine de gauche: destruction d'emplois et injustice. "Le caractère de l'annonce de la fermeture de Fessenheim en décembre 2016 suscite incompréhension et émotion au sein des équipes qui travaillent dans nos centrales. Nous, directeurs des centrales nucléaires françaises, nous ressentons que cette décision peut être vécue par tous comme une profonde injustice", écrivent les 21 patrons de toutes les centrales d'EDF en France. 
Ils concluent par un: "Restons ensemble mobilisés", qui n'est pas exactement dans la ligne de l'article du Nouvel Observateur...

Défauts de concertation et de respect, peu médiatisés


Les salariés ont appris par la presse la précision du calendrier apportée par le président de la République le 14 septembre lors de la conférence environnementale. Et l'annonce a suscité une vive émotion, largement relayée dès le weekend par les syndicats.


Sur le gaz de schiste, Le Nouvel Observateur dit voir des "gages rassurants" à propos de l'interdit sur la fracturation hydraulique, mais tous les permis d'exploration n'ont pas été rejetés et restent à l'étude. Tout bien considéré, rien n'est réglé: "les rassemblements de samedi prochain ne perdent donc pas leur raison d'être : ils sont l'expression de la vigilance citoyenne en la matière", admet l'hebdo.


Nous restons fermes sur les désaccords, mais très fort sur l'engagement commun. Pas question de passer l'aéroport par pertes et profits ", lance le sénateur  EELV Ronan Dantec à la ministre de l'Écologie.


Dans la rue, des opposants au projet chahutent la ministre à la sortie

Alors que la ministre regagnait sa voiture, des opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ont perturbé son départ en scandant "non à l'aéroport"Pour accueillir la Ministre de l’environnement Delphine Batho et le Ministre délégué chargé du transport Fréderic Cuvelier, les Citoyens Vigilants avaient appelé leurs militants et leurs soutiens à se rassembler sur les bords de l’Erdre, devant le 7 quai Henri Barbusse, dès 9h30.

VOIR et ENTENDRE l'accueil par les anti-aéroport de la ministre Batho qui avait jusque là pris soin d’éviter le dossier local qui fâche :
(à venir)


Pour mémoire, Delphine Batho avait expliqué le 29 août sur BFMTV et RMC que cet aéroport "est une infrastructure dont nous avons besoin". Ce qui avait provoqué de vives réactions parmi les élus EELV. Noël Mamère, député d'Europe Ecologie-Les Verts, a dit jeudi "être tombé de l'armoire" en apprenant les déclarations de la ministre de l'Ecologie en faveur de la construction de l'aéroport en Loire-Atlantique.
"Cette déclaration arrive à peine les feux éteints sur les déclarations de Montebourg", a réagi jeudi Nono Mamère déplorant "une avalanche massive de coups que sont en train de subir les écologistes". "C'est aux socialistes de nous expliquer ce qu'ils cherchent", a ajouté le député de Gironde. Il accuse le pouvoir car, selon lui, ne "s'agit pas de déclarations isolées, c'est une action concertée et préméditée". 

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, lorsqu'il était maire de Nantes et président de Nantes Métropoles, était un des principaux défenseurs du projet. Il est contesté notamment par les écologistes et des associations locales.


Preuve que le sujet reste source d'embarras pour la ministre, quoi qu'en dise le Nouvel Observateur, vendredi dernier, au soir de la première journée de la conférence environnementale, la ministre mit 12 secondes à trouver quoi répondre à un journaliste qui évoquait le projet d'aéroport, rapporte le site Reporterre.net. Se contentant après un long silence d'un :"Ouais j’ai déjà répondu."

Tout ce qui compte, c'est que le Nouvel Observateur est satisfait de la réponse...

Devoir de mémoire
Najat Vallaud-Belkacem, autre ministresse chahutée, à la fête de la Rose de l'Humanité.

mercredi 22 août 2012

Rentrée du gouvernement: Mélenchon n'en peut plus des socialistes

Mélenchon accuse Ayrault de rester dans un monde "à la papa"





Ayrault en  prend
plein la tête



L'extrême gauche est-elle toujours dans la majorité ?

Jean-Luc Mélenchon a riposté mercredi à Jean-Marc Ayrault qui l'avait appelé à plus de lucidité, lui reprochant de rester "dans un monde tranquilou, planplan".

Le Premier ministre venait de fustiger le déphasage du candidat des communistes de retour de cinq semaines de vacances au Vénézuéla avec Hugo Chavez, chef de l'Etat controversé, soupçonnant que la "lucidité" de l'ex-candidat Front de gauche à l'Elysée est émoussée par son éloignement.

Jean-Marc Mélenchon s'est aussitôt insurgé
"En Amérique du sud, eux ils font quelque chose". Ca fait "la différence", a accusé l'eurodéputé sur BFMTVsur BFMTV-RMC.

Contre-attaque du bateleur

"Et ne me dis pas, Jean-Marc, que parce que je suis parti cinq semaines en vacances pour me refaire une santé après une campagne aussi dure" que "cela m'aurait éloigné des réalités", a-t-il dit.


VOIR et ENTENDRE l'hystérique Mélenchon développer ses attaques au vitriol contre le tandem Hollande-Ayrault:


"C'est moi qui suis dans la réalité", a soutenu  Mélenchon. "C'est vous qui êtes dans les rêves, dans un monde qui n'existe plus. Un monde tranquilou, à la papa, planplan où on peut prendre son temps, pendant que les gens souffrent et où toute l'économie du continent est en train de sombrer".

VOIR et ENTENDRE Montebourg appeler Mélenchon à un "mano en la mano":

Susceptibilité à l'arrogant hégémonisme du pouvoir


"Voilà ce que Jean-Marc Ayrault ferait bien d'avoir à l'esprit, au lieu de me donner des leçons sur ce ton méprisant et hautain qu'il a. Les socialistes regardent leur nombril, ils feraient mieux de regarder le monde", a conclu le coprésident du Parti de gauche.

VOIR et ENTENDRE la dénonciation par Mélenchon de l'inaction de l'état PS (20 août 2012):


Jean-Luc Mélenchon a par ailleurs réclamé à François Hollande la loi d'amnistie des syndicalistes qu'il lui avait promise, assure l'eurodéputé.

Sur France 2, l'ex-candidat à la présidentielle a lancé : "qu'est-ce qui empêche le président de la République de proposer une loi d'amnistie pour les syndicalistes ? Dis-donc François, tu ne me l'avais pas promis la dernière fois que je t'ai vu ? Tu ne m'avais pas dit qu'on allait mettre à l'ordre du jour de la conférence sociale ? Rien du tout !"


VOIR et ENTENDRE Christophe Barbier analyser les vitupérations de Mélenchon:


mercredi 18 juillet 2012

Conseil national PS: Ayrault ne veut voir qu'une seule tête au PS

Ayrault ne veut plus voir la tête à Toto Hamon 



Benoît Hamon indispose aussi le Premier ministre 


Le petit ministre a en effet signé MEsa propre contribution mercredi au Conseil national du PS

Zayrault veut donc le faire rentrer dans le moule de Flamby d'ici le congrès d'octobre. "Il y a la contribution de Benoît Hamon. J'ai eu une discussion avec lui. Il est membre du gouvernement. Je souhaite qu'au moment où l'on soumettra une motion au vote des militants, nous soyons tous rassemblés pour inscrire dans la durée le travail que la gauche veut faire au service du pays", a déclaré M. Ayrault à son arrivée au Conseil national du PS côte à côte avec Martine Aubry.

Le PS se stalinise

Guerre des courants au PS 
Le Premier ministre et le premier secrétaire du PS, Martine Brochen-Aubry, ont incité tous les ministres et dirigeants du PS à signer leur propre contribution - qui tend à devenir la contribution unique.

Hamon, disciple de Henri Emmanuelli, a passé outre en signant la contribution de ses amis d'Un monde d'avance (L'Huma  UMA), la "gauche décomplexée" située à l'aile gauche du PS, hostile au traité européen de discipline budgétaire que le Parlement doit ratifier .

Il n'est pas le seul ministre à se rebeller ainsi contre l'axe Aubry-Ayrault.
Arnaud Montebourg agit en sous main...

VOIR et ENTENDRE  le compte-rendu de LCP:




Congrès du PS : l'unité Ayrault/Aubry ne plaît... par LCP

Le Premier ministre "est dans son rôle", a commenté à son arrivée l'ex-porte-parole du PS Benoît Hamon, répondant "on verra" à la question d'une éventuelle motion de son courant d'ici le 12 septembre, date du conseil national qui enregistrera les textes du congrès de Toulouse. "Je n'ai eu que des conversations constructives avec le Premier ministre", a-t-il ajouté. Il répète que ses amis ne présenteront pas de candidat au poste de Premier secrétaire.
"Nous voulons apporter une contribution utile à François Hollande et à la gauche européenne", a insisté Hamon, précisant que le texte de ses amis était signé par 27 parlementaires français, tels Marie-Noëlle Lienemann Amirshahi Pouria (député, FFE), Castex Françoise (députée européenne, 32), Dussopt Olivier (député, 07), Guedj Jérôme (député, 91), Hammadi Razzye (député, 93), Hanotin Mathieu (député, 93), Juanico Régis (député, 42), Lambert Jérôme (député, 16), Sebaoun Gérard (député, 95), Thomas Isabelle (députée européenne, 35), etc... (ou Jean-Luc Mélenchon en 2008) et des élus locaux, tels Pascal Cherki, maire PS du XIVe ardt de Paris ou Delphine Mayrargue) et 23 députés "de la gauche du SPD", dont certains se sont opposés en Allemagne à la ratification du traité européen.



Le Parti socialiste n'est pas un parti godillot comme je l'ai lu quelque part.", a estimé ...J.-M. Ayrault. Mais pourrait bien le devenir...



lundi 27 février 2012

La tentation française de châtier les présidents qui font du bien à la France

L'opposition sclérosée dans le refus et la haine peut-elle se reconstruire ?


"Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs."

(Le Bâteau ivre, Arthur Rimbaud, 1854-1891)



Le PS a mis des bleus à l'âme des Français

Ils ont appris la paresse de Hollande et la haine d'Aubry
Hollande, premier secrétaire du PS, a cru gagner le peuple à lui en lui offrant des bonbons à la sortie de l'école. Les militants ont tendu la main et, maintenant que la crise est venue, réclament toujours plus de douceurs au "Père Fouettard". Et, tandis que l'Occident vacillait, la France se salissait au contact de Martine Brochen-Aubry, comploteuse et malfaisante.

Le groupe socialiste à l’Assemblée nationale a choisi de s’abstenir sur la ratification des traités européens.

Le PS a ainsi donné la semaine dernière une parfaite illustration de sa position sur tout ce qui pourrait l'engager et lui être reproché.
Son candidat en campagne vit pareillement dans la hantise du couac et de l'erreur stratégique.

Toute la stratégie de François Hollande repose sur un postulat : Sarkozy serait si détesté que même une chèvre arriverait à le battre au second tour de la présidentielle. A l'inverse, Désirdavenir Royal avait coulé des mois heureux sur l'idée fausse que véhiculèrent les entreprises de sondages: l'Elysée lui tendait les bras. Une bonne part de l’enjeu consistera, pour Nicolas Sarkozy, à faire qu’une majorité d’électeurs arrive à surmonter les sentiments et impressions qui les assaillent, l'aveuglement par le rideau de fumée médiatique pour les uns et la tentation du rejet pour les autres. Les faits ont la vie dure mais résistent-ils aux coups de têtes ?
Choisir un président par rejet du sortant serait une défaite pour la démocratie, une faillite même. Quels pouvoirs retirerait l'élu d'un vote par défaut ? Quand depuis 20 ans, pour arriver au pouvoir, une opposition ne compte plus que sur la crise internationale, le contre-coup des réformes trop longtemps remises à plus tard et la chute de l’adversaire honni, caricaturé et insulté, la République rencontre un problème majeur.

Le flou de la Gauche entretient les naïfs dans l'espoir
L'opposition se sera-t-elle discréditée dans l'opinion à force de dénigrement et d'obstruction systématique?

Mais les Français semblent avoir apprécié que le PS les venge des difficultés auxquelles ils ont à faire face.
Reste à savoir s'ils en rendent véritablement Nicolas Sarkozy responsable. Le PS réussira-t-il à les convaincre que le président-sortant est la cause de tout et que son champion aurait été à la hauteur, lui qui n'a jamais rien fait de constructif et continue de pratiquer l'esquive ?

A part étaler son inanité de faible et d'impuissant tout juste capable de mauvais coups et de bassesses, le PS a-t-il été d'un quelconque apport dans la crise et le soutien des plus faibles ? Faut-il croire que les plus défavorisés sont aussi les plus stupides ?
En 1981, la Gauche avait un programme. On pouvait ne pas être d’accord avec la plupart de ses 110 propositions , mais au moins, elles avaient une consistance, mais les engagements de François Hollande en 2012 sont limités à 60 et encore leur cohérence reste-t-elle à démontrer. Et il ne serait pas venu à l’idée du PS, début 1981, de s’abstenir sur un texte important. Le PS a certes bénéficié d’un rejet de Giscard, mais il y avait aussi une vraie adhésion de la part des électeurs. Peut-on en dire autant de la boîte trousse à outils usagés de la "gauche molle" ?

Aujourd’hui, le PS s’abstient à peu près sur tous les sujets, quand il ne vote pas contre.

L'opposition parlementaire a-t-elle démontré sa capacité de longue haleine à construire?

Comment la gauche paresseuse et négative réussirait-elle en cinq ans sa reconvertion du refus haineux à la en parti de gouvernement actif et du refus produirait-elle une politique de gouvernement ? Il reste encore quelques semaines pour que le PS nous propose de vraies orientations. On ne demande pas des propositions de mesures concrètes, juste quelques engagements lisibles sur les grandes questions des prochaines années.

Même si le Français aime critiquer et se plaindre, il devra prendre garde de ne pas en faire trop
Il est de bon ton de tout reprocher au pouvoir central, mais nul ne prendrait Nicolas Sarkozy pour un "capitaine de pédalo" dans cette tempête qui alarme les Français. Au moins avec lui, on sait qu'il y a quelqu'un au gouvernail. Or, il n'est nécessaire d'être inquiet de nature pour craindre que les urnes libèrent un "bâteau ivre" aux mains molles de Hollande et d'un PS insensé.

Le PS a sacrifié une génération de ses élus à la haine.

Il doit réapprendre à aimer son pays et ses habitants pour se reconstruire avant d'accéder au pouvoir.

jeudi 27 mai 2010

Approbation massive du plan de réduction des dépenses publiques

Les Français soutiennent les efforts du gouvernement

Ils désavouent l'opposition

Les Français soutiennent massivement
- le principe d'un plan de réduction drastique des dépenses (82%)
- et la décision de Nicolas Sarkozy (75%) de faire inscrire l'objectif de redressement des finances publiques dans la constitution, selon un sondage BVA.

Ils comprennent les exigences de l'U.E.

Cette enquête, réalisée les 25 et 26 mai et diffusée jeudi 27 par Canal +, montrerait que pour les deux-tiers des Français, le gouvernement est incité à conduire une politique de rigueur. Parmi les sympathisants de gauche, ils sont 72% à le penser, contre 59% pour ceux qui se déclarent plutôt de droite.
Trente-quatre pour cent des personnes interrogées sont d'un avis contraire.

Les contraintes de l’appartenance de la France à l’Union économique et monétaire européenne

Depuis 1999, son destin économique est lié à celui des autres nations européennes.
Pour garantir la solidité de l’ensemble, le traité de Maastricht exige le respect des critères qu'il définit , dont notamment
- le maintien du déficit public sous les 3 % du PIB
- et une dette publique inférieure à 60 % du PIB.

Lire PaSiDupes: la droite assume l'héritage

jeudi 7 janvier 2010

Philippe Seguin n’est plus

Avec lui s’en va un peu de la dignité en politique
Philippe Séguin avait incarné une haute idée du service public.

Il y avait consacré sa vie. Reste une génération de carriéristes fielleux : des Royal, des Cambadélis, des Mamère ou des Hamon, des vaines prétentions à la bassesse, de l’indigence intellectuelle au vide moral et du populisme à la haine.

Philippe Séguin, c’était quelqu'un

Né en avril 1943 à Tunis, il n’a pas connu son père, mort à 22 ans au champ d’honneur. Il est lui-même mort jeudi matin dans les honneurs, comme Premier président de la
Cour des comptes. Il a succombé à une crise cardiaque à son domicile du XVe arrondissement parisien et son décès vers 7h20 a été constaté par les pompiers appelés sur place.

Pupille de la nation, Philippe Séguin avait accédé à l'ENA par son seul mérite, pour entrer au secrétariat général de l'Elysée sous la présidence de Georges Pompidou, puis au cabinet du premier ministre Raymond Barre dans les années 1970. Il sera député des Vosges de 1978 à 1986 et maire d'Epinal (1983-1997). Philippe Séguin fut notamment ministre des Affaires sociales et de l'Emploi dans le gouvernement de Jacques Chirac entre 1986 et 1988 et président de l'Assemblée nationale de 1993 à 1997. Philippe Séguin fut l'un des inspirateurs de la campagne présidentielle de Jacques Chirac en 1995, avant de prendre quelques distances avec l'ancien chef de l'Etat.

Considéré comme un grand républicain, célèbre pour sa voix caverneuse et ses emportements
, Philippe Séguin a aussi été le président du Rassemblement pour la République (RPR, père de l'UMP), de 1997 à 1999, date à laquelle il en avait démissionné de manière retentissante, en pleine campagne des Européennes en 1999. Nicolas Sarkozy et Alain Madelin achevèrent la campagne.
Candidat à la mairie de Paris en 2001, il fut battu par Bertrand Delanoë. Depuis 2004, il était premier président de la Cour des comptes, c'est-à-dire chargé de contrôler l'ensemble des budgets publics.

Sa droiture et son libre arbitre

  • En 1981, il se mobilise à l'Assemblée nationale pour l'abolition de la peine de mort et sera -avec Jacques Chirac- l’un des rares députés d'opposition à soutenir cette réforme emblématique du Président François Mitterrand. Le PS actuel s’enorgueillit en revanche d’une politique d’obstruction systématique.
  • En 1992, la carrière politique de Philippe Séguin prend un tournant : il s'engage pour le « non » au traité de Maastricht. Fidèle à la tradition gaulliste, il estime que le traité européen est une menace pour l'indépendance de la France. C'est alors qu’en distinguant de la majorité de son camp qu'il a acquis sa stature de leader de premier plan.

    Aussitôt connu, son décès a provoqué
    de nombreuses réactions

    Le regard de Ph. Séguin, homme ombrageux, de haute stature et de forte corpulence, laissait paraître aussi bien de profondes blessures qu’une immense malice et de petits sourires silencieux. Homme de culture porté sur le cinéma, le sport et l'histoire, il était aussi un admirateur de
    Napoléon III, premier président de la République élu au suffrage universel puis empereur des Français (1852-1870), dont il écrira une biographie. Il est par ailleurs l'auteur de plusieurs ouvrages politiques, dont « Itinéraire dans la France d'en bas, d'en haut et d'ailleurs » (2003). Mais il était également grand amateur de football.

    Le chef de l'Etat s'est recueilli une quinzaine de minutes ce soir au funérarium du cimetière des Batignolles (Paris XVIIe) où repose la dépouille mortelle du premier président de la Cour des Comptes, foudroyé par une crise cardiaque. Il avait été précédé dans ce petit cimetière parisien par l’ancien Président de la République, Jacques Chirac, et par l’actuel Premier Ministre, François Fillon, resté sur place une vingtaine de minutes.

    Sa disparition provoque un vif émoi dans toute la classe politique, qui regrette la perte d'un « exceptionnel serviteur de l'État »
  • Dans l’opposition

    - Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste, a dit avoir apprécié "ses engagements gaullistes et son ouverture d'esprit, au-delà de nos différences politiques". "Ces dernières années, grâce à son travail admirable à la Cour des comptes, il était devenu pour la République un sage, dont la voix était une référence et une boussole".
    - Le député PS, François Hollande, a jugé sur i>télé que M. Séguin "avait une indépendance de pensée et de caractère. Il n'était pas soumis à son parti, à l'humeur du temps: il disait ce qu'il pensait, ce qui était très rare dans la vie politique française". Comme premier président de la Cour des comptes, "il a montré, y compris dans les derniers rapports qui ont été faits, une grande intransigeance, donc c'est une perte pour la République".
    - Bertrand Delanoë, maire PS de Paris et natif de Tunis comme lui, dit avoir eu "l'occasion d'éprouver la droiture de cet acteur politique pendant la campagne municipale parisienne de mars 2001", perdue par M. Séguin. "J'en conserve le souvenir d'un adversaire toujours attaché à la dignité et à la loyauté de l'échange démocratique".
    - Le collectif Banlieues Respect a salué dans un communiqué un homme à la "forte personnalité et beaucoup de courage", qui "n'avait pas hésité à critiquer en tant que président de la Cour des comptes, les retards dans le versement des subventions aux associations et le désengagement de l'Etat dans ces quartiers sensibles".
    => L’extrême gauche se tait, de Mélenchon à Buffet, et c’est ce qu’elle peut faire de mieux.
    Désirdavenir Royal n’a pas encore desserré les lèvres.
  • Dans la majorité

    - Nicolas Sarkozy a noté que "tous ceux qui l'ont connu (...) garderont le souvenir d'un homme particulièrement attachant, d'un homme à l'intelligence rare, d'un homme au tempérament chaleureux et généreux, d'un homme entier et absolument passionné. Passionné par le sport et l'histoire politique dont il était l'un des plus fins connaisseurs. Passionné surtout par la France, sa République et son Etat, il a consacré toute sa vie, toute l'étendue de ses talents et la force exceptionnelle de ses convictions à la chose publique."
    - Le Premier ministre François Fillon, très ému, a dit perdre "un ami et la France perd l'un de ses plus grands serviteurs et l'une des ses plus belles voix politiques. Une voix tonitruante, profonde, toujours féconde, une voix aussi parfois tourmentée". "Philippe était fier et inclassable mais il était fidèle aux valeurs du gaullisme, comme on est fidèle à une épopée qui exige de tout donner", il "avait la passion de la France".
    - Jacques Chirac a souligné qu'à "Epinal comme à l'Assemblée nationale, au gouvernement, comme à la tête de la Cour des comptes, Philippe Séguin aura toujours su batailler pour faire triompher ses fortes convictions, en ayant toujours à coeur d'améliorer la situation des plus fragiles et de renforcer le poids et la grandeur de notre pays. Avec lui, les mots de République, de Nation et d'Etat prenaient tout leur sens".
    - Le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer a dit de son prédécesseur que "c'était un homme d'une immense valeur, respecté et estimé de tous, avec bien sur son caractère entier, parfois colérique, mais extraordinairement attachant, un homme bon et honnête". Il fut "un grand président de l'Assemblée nationale. Il a profondément modifié le travail de l'Assemblée, il a créé la session unique".
    - Jean-Louis Debré, président du Conseil Constitutionnel, a estimé sur i>télé que Philippe Séguin avait été "un excellent et remarquable président de l'Assemblée (...), un excellent président de la Cour des comptes, parce qu'il était passionné". "Il avait des amitiés, des convictions mais il voulait rester libre et indépendant". Il avait "une haute idée du combat politique, il respectait ses adversaires comme ceux-ci le respectaient".
    - Alain Juppé, maire de Bordeaux, a avoué sur Europe-1 avoir "eu parfois des divergences fortes, (...) mais cela ne diminuait pas la très profonde estime que j'avais pour lui, parce que c'était un homme d'une très grande intelligence, qui avait le sens de l'Etat, beaucoup de hauteur de vue, une très grande exigence morale". "Il avait très certainement la stature, la compétence, l'intelligence, le caractère pour assumer les plus hautes fonctions".
    - Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur, a salué "la mémoire d'une des plus grandes figures du gaullisme social". "Attaché au rayonnement de l'université et de la recherche française en Europe et dans le monde, il a notamment oeuvré pour améliorer l'organisation de la recherche française", a-t-elle souligné, rappelant "le soutien qu'il lui a apporté tout au long de la réforme des universités".
    - Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la Famille, a jugé que "la Lorraine perd un compagnon fidèle et dévoué, les gaullistes un chef de file convaincu et intransigeant, la France un homme d'Etat et un monument". "Philippe Séguin s'est toujours démarqué par son exigence, son caractère et son charisme, au-delà des clivages politiques", a-t-elle souligné, rappelant qu'il fut "l'un des premiers à avoir soutenu l'abolition de la peine de mort en 1981".
    - Roger Karoutchi, député UMP et ancien proche collaborateur, a jugé sur France Info que "la République est orpheline ce matin d'une de ces plus grandes voix, et d'un de ses plus grands défenseurs". Philippe Séguin "était décrit comme méditerrannéen, avec un caractère très fort, c'est vrai", mais il était "un homme de conviction, il n'y en a plus beaucoup, un homme de rigueur".
    - L'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua a estimé sur RTL que Philippe Séguin "aurait pu encore avoir un rôle de tout premier plan. (...) mais c'était un homme qui n'avait pas une ambition personnelle, il avait une ambition pour la France, il voulait servir." Il "aurait été certainement un excellent Premier ministre et il avait l'étoffe d'être un chef de l'Etat".
    - L'ex-président Valéry Giscard d'Estaing a jugé sur France Info qu'il "était très actif à la tête de la Cour des comptes où il avait introduit un langage nouveau. On l'avait entendu s'exprimer sur des sujets sensibles avec beaucoup d'honnêteté (...) C'est un homme de talent, un esprit libre, ce qui est rare (...) Il appartenait à la culture du gaullisme social". Par ailleurs, il a "marqué très fortement" la fonction de président de l'Assemblée nationale, où il a prononcé des "discours remarquables".

    Les obsèques auront lieu lundi dans un lieu encore indéterminé, a-t-on appris auprès de la Cour des comptes.
  • mercredi 30 décembre 2009

    Gérard Mordillat, une référence de la laïcité de combat

    Sectaire et donc obtuse, mais surtout destructrice

    Ouvrier imprimeur né en 1949 à Belleville dans une famille qui a bénéficié des avantages sociaux de la SNCF, il a néanmoins toujours soutenu le PCF, et, aux élections européennes de 2009, le Front de gauche. Il est rapidement promu romancier et cinéaste français sur Arte. Le stalinisme, le maoïsme et les khmers rouges ou les dictatures de Corée du Nord, du Soudan ou du Népal, ne troublent pas plus ses certitudes que son sommeil.

    Un laïc enragé

    ARTE, la chaîne de télévision franco-allemande, lui fait confiance, ainsi qu'à Jérôme Prieur, pour s'en prendre à l'Eglise dans des séries télévisées, ainsi que de trois essais, Jésus contre Jésus, Jésus après Jésus et Jésus sans Jésus. Une obsession ! “Notre but est de raconter comment une petite secte juive est devenue une religion d’Etat

    Ainsi, Gérard Mordillat s'attaque aux Eglises chrétiennes, toutes autant qu'elles sont, et en particulier des lobbies catholiques. Mais il n'a pas un mot pour dénoncer les offensives de l’islam, pour le port du voile et la sujétion des femmes, la nécessité d’« accommodements raisonnables » dans les écoles, les entreprises et les hôpitaux, les lobbies musulmans pour faire financer les lieux de cultes (avec une réussite certaine sur Lille ou Lyon, à Decines, par exemple) ou les manifestations par l’argent public, les prières sur la voie publique, etc., bref toutes ces attaques contre la laïcité bien plus nombreuses et visibles que celles des catholiques ou autres fondamentalistes chrétiens minoritaires, voire marginaux et fort peu prosélytes.

    Quand le très sectaire Gérard Mordillat cite les créationnistes, il y voit là encore le « soutien des Eglises », mais sa perspicacité ne va pas jusqu'à noter que la plupart des élèves qui contestent le darwinisme dans les écoles sont musulmans et non chrétiens.
    Quand on lui demande de se positionner dans la « querelle sur les racines chrétiennes de l’Europe », il répond : « L’Europe n’a pas que des racines chrétiennes, la philosophie grecque, la sagesse juive, l’islam -sans qu'on sache pour quel apport-, pour ne parler que d’évidences, sont autant constitutives de l’Europe que la chrétienté. » Ainsi, l'islam, selon lui, est partie intégrante de notre identité nationale.

    En somme
    Mordillat est sur la même ligne que, d'une part, Jean-Luc Mélenchon, qui avait réussi l’exploit, en 80 minutes, de défendre la laïcité sans aborder l’islam et, d'autre part, de Marie-George Buffet qui avait voté contre la loi sur les signes religieux à l’école, et qui fait pourtant profession de « laïcité ouverte », dont on voit bien la différence avec la « laïcité positive » de Sarkozy.
    Avec des « laïcs » comme Gérard Mordillat, les soldats de l’islam politique ont un avenir radieux : ils pourront se prévaloir de radicelles européennes consécutives à des invasions, dont nous portons le « devoir de mémoire », à la différence de Gérard Mordillat -et de bien d’autres candidats du Front de Gauche- qui dirigent leurs offensives contre la laïcité, la République et l’Europe.

    Sinon, il se livre à une dénonciation en règle du capitalisme

    « Ceux qui sont responsables des situations sociales catastrophiques doivent être mis devant leurs responsabilités. Ce sont eux qui doivent avoir peur, désormais. »

    Les collectifs du 29 mai

    Il est de ceux qui ont appelé à l’insurrection sur la base de l’article 35 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 1793, celle correspondant à la sanglante période bénie de la Terreur et qui dit: « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

    Ils désignent les réseaux constitués à l'origine par l'appel des 200, signé par de nombreuses personnalités de gauche, des trotskistes de la LCR (NPA) jusqu'à des dirigeants du PS et des Verts, du monde syndical et d'associations les plus radicales. Ils ont animé la campagne pour le « non » au Traité constitutionnel européen (TCE). Ensuite, les collectifs ont tenté de prolonger la dynamique en combattant le néolibéralisme mondialisé et de s'opposer à l'adoption du TCE sous certaines conditions.
    Les collectifs du 29 Mai ont aussi organisé une campagne d'explications contre la directive Bolkestein et pour une autre Europe, ainsi que de nombreuses initiatives locales.
    En 2007, une partie des collectifs unitaires ont choisi de soutenir la candidature de José Bové à l'élection présidentielle.