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mercredi 18 juillet 2012

Conseil national PS: Ayrault ne veut voir qu'une seule tête au PS

Ayrault ne veut plus voir la tête à Toto Hamon 



Benoît Hamon indispose aussi le Premier ministre 


Le petit ministre a en effet signé MEsa propre contribution mercredi au Conseil national du PS

Zayrault veut donc le faire rentrer dans le moule de Flamby d'ici le congrès d'octobre. "Il y a la contribution de Benoît Hamon. J'ai eu une discussion avec lui. Il est membre du gouvernement. Je souhaite qu'au moment où l'on soumettra une motion au vote des militants, nous soyons tous rassemblés pour inscrire dans la durée le travail que la gauche veut faire au service du pays", a déclaré M. Ayrault à son arrivée au Conseil national du PS côte à côte avec Martine Aubry.

Le PS se stalinise

Guerre des courants au PS 
Le Premier ministre et le premier secrétaire du PS, Martine Brochen-Aubry, ont incité tous les ministres et dirigeants du PS à signer leur propre contribution - qui tend à devenir la contribution unique.

Hamon, disciple de Henri Emmanuelli, a passé outre en signant la contribution de ses amis d'Un monde d'avance (L'Huma  UMA), la "gauche décomplexée" située à l'aile gauche du PS, hostile au traité européen de discipline budgétaire que le Parlement doit ratifier .

Il n'est pas le seul ministre à se rebeller ainsi contre l'axe Aubry-Ayrault.
Arnaud Montebourg agit en sous main...

VOIR et ENTENDRE  le compte-rendu de LCP:




Congrès du PS : l'unité Ayrault/Aubry ne plaît... par LCP

Le Premier ministre "est dans son rôle", a commenté à son arrivée l'ex-porte-parole du PS Benoît Hamon, répondant "on verra" à la question d'une éventuelle motion de son courant d'ici le 12 septembre, date du conseil national qui enregistrera les textes du congrès de Toulouse. "Je n'ai eu que des conversations constructives avec le Premier ministre", a-t-il ajouté. Il répète que ses amis ne présenteront pas de candidat au poste de Premier secrétaire.
"Nous voulons apporter une contribution utile à François Hollande et à la gauche européenne", a insisté Hamon, précisant que le texte de ses amis était signé par 27 parlementaires français, tels Marie-Noëlle Lienemann Amirshahi Pouria (député, FFE), Castex Françoise (députée européenne, 32), Dussopt Olivier (député, 07), Guedj Jérôme (député, 91), Hammadi Razzye (député, 93), Hanotin Mathieu (député, 93), Juanico Régis (député, 42), Lambert Jérôme (député, 16), Sebaoun Gérard (député, 95), Thomas Isabelle (députée européenne, 35), etc... (ou Jean-Luc Mélenchon en 2008) et des élus locaux, tels Pascal Cherki, maire PS du XIVe ardt de Paris ou Delphine Mayrargue) et 23 députés "de la gauche du SPD", dont certains se sont opposés en Allemagne à la ratification du traité européen.



Le Parti socialiste n'est pas un parti godillot comme je l'ai lu quelque part.", a estimé ...J.-M. Ayrault. Mais pourrait bien le devenir...



dimanche 15 juillet 2012

PSA: l'Etat promet d'agir mais ne convainc pas sur ses moyens

Hollande n'a rien appris de l'expérience de Jospin à Vilvorde





Il y a eu Jospin à Vilvorde;
il y aura Hollande-Moscovici-Montebourg
à Aulnay-sous-Bois et Rennes



PSA a provoqué un coup de tonnerre en annonçant 8.000 suppressions de postes en France, la fermeture en 2014 de l'usine d'Aulnay en Seine-Saint-Denis (3.000 salariés) et la disparition de 1.400 nouveaux postes à Rennes, des réservoirs d'électeurs socialistes.

Au total, environ un emploi sur dix dans l'activité automobile de PSA en France va disparaître.

L'intervention du chef de l'Etat samedi n'a pas rassuré sur les moyens d'action que le gouvernement est à même de déployer à l'égard d'un groupe dont l'Etat n'est pas actionnaire.

Le pouvoir souffle le froid et le chaud


D'abord,  Pierre Moscovici a jugé le plan de suppressions d'emploi  "en l'état inacceptable", reprenant ainsi  les mots de François Hollande et le gouvernement entame cette semaine des discussions avec les syndicats et la direction, mais il apparaît plus fort pour accuser ses prédécesseurs que pour sortir du flou de ses moyens d'action.


François Hollande a stigmatisé PSA samedi,  en incriminant "des choix stratégiques qui n'ont pas été bons".

Interrogé sur la "légitimité" de M. Varin à la tête de PSA, M. Moscovici a pour sa part souligné que l'entreprise étant "privée", elle choisissait "son propre management".
"On va discuter avec Varin. Je ne suis pas là pour déstabiliser mais pour construire et trouver des solutions", a-t-il ajouté, peu courtois dans sa désignation de son prochain interlocuteur. 


Hollande fait le matamore

Il assure ne pas être pris au dépourvu par la situation et promet un plan  automobile qui sera présenté en conseil des ministres le 25 juillet, mais refusait samedi d'en dévoiler le moindre détail détail.  Non sans ambition, Moscovici a cependant souligné que "ce ne serait pas un 'plan Peugeot' mais un plan pour toute la filière, PSA, Renault et la sous-traitance". "Nous ne sommes pas démunis", a-t-il tenu à faire savoir.


Le 25 juillet se tiendra aussi le prochain Comité central d'entreprise de PSA qui marquera le début de la négociation entre direction et syndicats sur les mesures radicales annoncées le 12 juillet.
Mais le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, recevra dès mardi les représentants syndicaux du constructeur et mercredi, ce sera le tour du président du directoire, Philippe Varin.

La CGT évoque la mollesse du pouvoir


"M. Hollande a jugé inacceptable le plan de licenciements +en l'état+. Pour nous, c'est le plan de licenciements tout court qui est inacceptable", a réagi samedi Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT à l'usine d'Aulnay, estimant "insuffisants" les propos du président.

L'Etat a "les moyens d'interdire la fermeture" de l'usine en Seine-Saint-Denis, a-t-il insisté.

Mais François Hollande n'a pas entretenu cet espoir: le gouvernement ne peut pas interdire la fermeture du site, mais "nous pouvons faire en sorte qu'Aulnay reste un site industriel", a-t-il dit.

La déléguée du SIA, syndicat majoritaire à l'usine d'Aulnay, Tania Sussest lui a demandé de recevoir des représentants des salariés. Du président, elle attendait dimanche "de vraies propositions pour assurer l'avenir des salariés d'Aulnay".


Hollande prépare un nouveau Vilvorde

VOIR et ENTENDRE les promesses de Jospin à VILVORDE en 1997 et les réactions de Marie-Noëlle Lienemann et ... la Ch'tite Aubry:

Hollande fait des promesses qu'il ne peut tenir

La "concertation" devra aboutir à "ce qu'il n'y ait aucun licenciement sec" et que "chaque salarié" se voit proposer "des solutions", a souhaité le président. A Vilvorde, on sait ce qu'il faut penser de ce type de déclarations que Hollande a le front de reprendre en 2012.

Selon un sondage IFOP pour le quotidien L'Humanité à paraître lundi, les Français sont plus nombreux à estimer que le gouvernement doit s'assurer d'abord que toutes les solutions du dialogue social ont été explorées (38%) qu'à souhaiter qu'il oblige la direction à revenir sur les suppressions (28%), apporte une aide financière (21%) ou n'interfère dans les affaires d'une entreprise privée (13%).


François Hollande  a créé les conditions d'un dialogue tendu
Le président de la gauche sociale  s'est montré particulièrement virulent à l'égard de la direction, l'accusant de "mensonge" sur ses véritables intentions ces derniers mois.

Le gouvernement a chargé un expert de contrôler la situation financière du groupe pour évaluer avant fin juillet si les mesures radicales prévues "sont nécessaires et proportionnées aux difficultés alléguées", selon la feuille de route. 
Le diagnostic qui sera tiré sera un élément de poids dans la négociation qui va s'engager.

samedi 14 juillet 2012

PSA :Vilvorde, un douloureux précédent socialiste de PSA

Législatives de 1997 : Jospin et Renault-Vilvorde

En février 1997, Renault annonce la fermeture de son centre de Vilvoorde (Belgique) 

Il s'agit déjà, avant la crise internationale, de rationaliser sa production en Europe. Environ 3 100 salariés sont menacés.

VOIR et ENTENDRE un rappel des faits:

Mais Lionel Jospin reste les "bras ballants", comme dirait l'autre
Il promet à deux reprises que le dossier sera réexaminé - Montebourg dit "regarder", aujourd'hui ! - si le Parti socialiste remporte les élections. La  gauche remporte les législatives, mais, quelques mois plus tard, Jospin avoue son impuissance :
 "J'ai une sensibilité et une opinion en tant que responsable politique, mais je ne peux pas apporter une réponse à une question industrielle."
VOIR et ENTENDRE quelques repères prometteurs de "changement maintenant" ou, qui sait, un jour en France:
Socialistes experts en incantations
C'est une constante avec les gouvernements socialistes: Jospin et Ayrault s'indignent abondamment et menacent les patrons, mais baissent les bras.  Ainsi,  Arnaud Montebourg affirme-t-il que le gouvernement " n'acceptera  pas le plan en l'état ", faisant replonger le titre PSA en bourse - action qui s'était envolée après l'annonce des licenciements... 
La confirmation en juillet 2012 par PSA de la fermeture de son usine d'Aulnay en 2014 et de la suppression de 8 000 postes  a néanmoins  provoqué un " véritable choc ",  selon le navrant commentaire du Premier ministre.

VOIR et ENTENDRE
les promesses de Jospin et Mauroy, ainsi que les réactions de Lienemann ou ...Aubry sur la fermeture de Vilvorde et la destructions d'emplois: 


Mais le pouvoir socialiste  présidé par la "gauche molle" s'est voulu réactif hier. 

Jean-Marc Ayrault a demandé  une " concertation sans délai " et François Hollande a fait part de sa " vive préoccupation ".  Une impressionnante détermination qui tranche  avec celle de  Lionel Jospin, en 2000, lorsqu'il annonça chez Michelin que  " l'État ne peut pas tout " ...
L'impuissance politique n'est pas forcément moins forte aujourd'hui qu'hier... Gardons-nous donc d'ironiser sur les propos de Jospin qui poursuivit son propos avec une affirmation: ce qui  " ne veut pas dire que l'État ne peut rien " !

VOIR et ENTENDRE les propos démagogiques de F. Hollande,  candidat de la primaire socialiste, face aux travailleurs de Goodyear sur les délocalisations et les licenciements boursiers:



En 1997, Jospin, le premier ministre socialiste, évita de contraindre Louis Schweitzer, le PDG de Renault, à la démission et les salariés belges n'obtinrent pas le rendez-vous promis avec un membre du gouvernement. Ils organisèrent donc une journée d'action le 10 juin 1997. Ils furent 1 500 à se rendre à Paris le jour de la manifestation pour l'emploi et de l'assemblée générale des actionnaires de Renault.
Droit d'alerte
Affligé par le drame social qui se passait, le législateur de l’époque votait en urgence la loi dite « Renault » permettant notamment aux représentants des travailleurs (ayant eu vent d’une vague de restructuration) d’interroger les employeurs à propos de leur intention de licencier collectivement et de formuler des contre-propositions pour préserver un maximum d’emplois !

Rappel PaSiDupes: Le candidat Hollande bientôt à Vilvorde ? - Après Vilvorde avec Jospin Gandrange avec Aubry et PSA avec Hollande/Ayrault


Dans Slate, on peut lire ce jugement d'Eric Le Boucher  porté sur l'action de sauvegarde du tissu industriel français par le gouvernement Fillon, sous la présidence de Nicolas Sarkozy: " ces sauvetages médiatisés  d’usines ou de sociétés –Lejaby, SeaFrance, Petroplus, etc.– par les partis politiques à la pêche aux votes donne un spectacle affligeant." 
Tout est dit de la presse et de la nouvelle équipe au pouvoir.

mercredi 22 février 2012

Corruption: "Rose mafia", seulement au Pas-de-Calais ?

L'ex-maire PS d'Hénin-Beaumont et la fonction rédemptrice des prisons

Quand Dalongeville ment, il avoue;
ce qui n'est pas à l'honneur de tous les menteurs du PS

Rose mafia de Gérard Dalongeville, aux éditions Jacob-Duvernet, est une bombe qui risque de faire imploser le PS du Pas-de-Calais. Un "système pourri jusqu'à la moelle" décrit de l'intérieur où il est question d'enveloppes pleines de billets, d'emplois fictifs, de surfacturations, de vols d'archives et de rétrocommissions.
Ce changement-là n'est pas non plus pour maintenant...


Dans ce livre choc, "Rose Mafia", l'ex-maire d'Hénin-Beaumont,
Gérard Dalongeville, lève le voile sur les étranges circuits de financement d'élus de la fédération socialiste. Lui-même mis en cause par la justice, il refuse d'être le seul à payer: passer à la caisse, mais refuser les factures, telle est la morale des vertueux du PS.

Emplois fictifs, enveloppes de billets données de la main à la main par des dirigeants d'entreprises, doubles facturations, corruption, achat de complaisance d'un magistrat... Dans un ouvrage de 300 pages truffées de détails, à paraître le 23 février (1), Gérard Dalongeville (ci-dessous entre Hollande et Lienemann), ancien maire d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), a décidé de mettre à nu les étranges moeurs de ses anciens amis socialistes.

Un témoignage rare de la part d'un initié sur un "système pourri jusqu'à la moelle", écrit-il, à propos du PS dont François Hollande était le Premier secrétaire. Après être passé huit mois par la case prison - il est mis en examen pour détournements de fonds publics, favoritisme, faux en écriture, corruption... -, l'homme a décidé de tout dire... pour ne pas payer seul.

L'ouvrage guide le lecteur dans les incroyables méandres du financement politique. Et fait brusquement resurgir une époque qu'on pensait révolue depuis l'adoption des lois sur le financement des partis. Mais il faut croire que, dans l'ancien bassin minier où le PS est sans concurrence sérieuse depuis des décennies, les mauvaises habitudes ont perduré.


Une vie d'élu socialiste, faite de dons, surfacturations et vols d'archives...

A écouter Gérard Dalongeville, les flux d'argent empruntent divers chemins sinueux. Parfois, les militants versent des dons en liquide de 100, 500, voire 1000 euros à un candidat socialiste - ou directement à la fédération PS du Pas-de-Calais - qui leur sont aussitôt restitués par virements d'entreprises "amies". En échange, celles-ci disposent de facilités d'accès aux marchés publics.

De façon plus classique, l'ancien maire d'Hénin-Beaumont évoque des surfacturations "de 10 à 15%" récupérées sous la forme de publicité dans les journaux municipaux. Les sociétés Soginorpa, gestionnaire d'un parc de 62 000 logements miniers, et Adévia, principal acteur public d'aménagement, seraient au coeur de ces circuits occultes.

Une affirmation rendue d'autant plus crédible par la publication de plusieurs rapports très sévères de la chambre régionale de la Cour des comptes. Et par d'étranges vols d'archives intervenus récemment à la mairie ­d'Hénin-Beaumont ainsi qu'à la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin.


Dalongeville dit avoir les preuves de ce qu'il avance

Le PS aime les riches

L'auteur se fait plus précis lorsqu'il raconte comment un major régional du BTP a versé un chèque de "215 280 euros" à un homme d'affaires peu scrupuleux au titre de dépenses de sponsoring. "L'explication est tout autre, rectifie Gérard Dalongeville, c'est une rétrocommission au profit du PS."

Omerta: le maire PS devait se taire !

L'ancien édile soutient que son ancien premier adjoint s'est rendu en avion au Luxembourg à plusieurs reprises pour blanchir de l'argent et que ces déplacements étaient liés au financement du PS. "Je n'ignore pas la gravité de ces accusations", soutient-il. Et d'annoncer qu'il ne craint pas les procès en diffamation, car il possède les preuves de ses allégations.

Le vertueux PS affecte de garder un sang-froid insolent

Cette bombe éditoriale, en plein coeur de la présidentielle, fera grincer bien des dents, vu le profil particulier de l'auteur, dont le procès devrait s'ouvrir d'ici à la fin de l'année.

Sans ciller et de bonne foi (!)
, la sénatrice Catherine Génisson, première secrétaire de la fédération du Pas-de-Calais, déclare à L'Express être "très sereine" et charge Gérard Dalongeville qui a livré nombre de vérités successives à la justice. A la grâce du juge militant ?

"Je crains que le bac ne se retourne finalement sur le cochon", rétorque Jean-Pierre Chruszez, l'un des anciens collaborateurs de Gérard Dalongeville, éreinté dans le livre.

En décembre 2010, la parution dans la presse des lettres que l'ancien maire avait adressées depuis sa cellule à la juge d'instruction Véronique Pair avait déjà mis le feu aux poudres.

Les soupçons de financements occultes mènent à Jean-Pierre Kucheida
, 69 ans, inamovible député-maire de Liévin depuis 1981. A l'époque, ce dernier avait réfuté en bloc les "fantasmes" de son ancien protégé.
Lien PaSiDupes : "Corruption dans le Pas-de-Calais: Hollande fait l'autruche "


"Nettoyer les écuries d'Augias"

Des révélations qui ont échappé au site Médiapart...

Bien que qualifiées de "fantasmes", elle sont toutefois jugées suffisamment crédibles pour déclencher l'ouverture de quatre enquêtes préliminaires et, depuis, l'organisation de nombreuses et discrètes auditions et perquisitions d'entreprises par la division nationale des investigations financières de Nanterre (Hauts-de-Seine).

De source autorisée, cell
es-ci devraient aboutir dans les prochains jours à des gardes à vue assorties de mises en examen pour - à tout le moins - prise illégale d'intérêts. Assigné à résidence dans les Vosges, près de la circonscription du parachuté Jack Lang qui avait souhaité prendre ses distances avec la fédération du Pas-de-Calais, Gérard Dalongeville, 41 ans, élude un peu trop rapidement ses propres responsabilités dans l'ouvrage. Parfois, il se transforme même en Mr Propre: "Il est temps de nettoyer les écuries d'Augias", écrit-il.

Mais de réels accents de sincérité percent dans ce livre thérapie d'un "homme meurtri", lui aussi ''normal' et faible qui avoue avoir tenté un jour, au fond de sa cellule, de se suicider. Le parcours de ce petit soldat du socialisme, enivré par un système "dont on ne peut pas sortir", est édifiant. Le récit de sa première ligne de défense, monté de toutes pièces par ses anciens comparses, sidère tout autant.

L'éditeur a préservé un secret total jusqu'à la sortie de cet ouvrage sulfureux

Sa parution intervient au pire moment pour le candidat François Hollande, mais était-il un moment propice parmi la cohorte d'affaires qui surgissent du nord au sud de la socialie, du Pas-de-Calais aux Bouches-du-Rhône de Jean-Noël Guérini et Sylvie Andrieux, en passant par l'Hérault de Robert Navaro ?

Depuis des années, les socialistes font tout pour donner raison au FN


Marine Le Pen
, précisément candidate aux législatives à Hénin-Beaumont et qui ne cesse de dénoncer la "mafia socialiste" ne se plaindra pas que la justice fasse son oeuvre.

(1) Rose mafia, par Gérard Dalongeville. Ed. Jacob-Duvernet, 298 pages, 19,95€.

mercredi 18 janvier 2012

PS divisé: le candidat Hollande réagit à la fronde dans son camp

Le candidat PS fustige les détracteurs socialistes de ses reculades



Hamon s'adresse-t-il au candidat PS ?Hollande impose le silence à Hamon
et la Ch'tite Aubry à Cahuzac




François Hollande ne parvient pas à faire avaler des couleuvres à tous

Le candidat socialiste à la présidentielle appelle le PS à tout gober en silence
Il a adressé une "sévère mise au point" à son staff de campagne, au lendemain des critiques de l’aile gauche du PS contre son recul dans la création de 60.000 postes dans l’Education nationale.


Des socialistes réagissent à la supercherie du candidat

François Hollande n'assume pas ses reculades
et n’a pas apprécié le communiqué commun publié hier par les frondeurs Benoît Hamon, porte-parole du parti, Henri Emmanuelli et Marie-Noëlle Lienemann. Ceux-ci s’indignaient que les créations de postes de Hollande ne sont en fait rien d'autre que des "redéploiements" et non des créations nettes de postes.


Silence dans les rangs

D’après un participant au conseil politique réuni aujourd’hui, "François Hollande aurait fait une sévère mise au point en disant qu'il fallait savoir si on voulait gagner". Par tous les moyens.

Selon un autre participant, le candidat a développé : "On a tout pour gagner. Si on ne gagne pas, on ne le devra qu'à nous-mêmes: vous n'êtes pas obligés de vous commenter les uns et les autres et de m'obliger à corriger les uns et les autres", aurait lancé le souverain.

Le fait que ce communiqué sur l’éducation ait été signé par le porte parole du PS dirigé par Martine Brochen-Aubry, son premier secrétaire, a provoqué un malaise lors de la réunion.

Et des défections dans l'entourage de campagne du candidat.
Les oreilles basses, le courageux Benoît Hamon, roquet de Martine et poupée de Riton-le-ventriloque (photo ci-contre), avait préféré rester à la niche. Riton Emmanuelli et Marie-Nono Lienemann brillaient également par leur absence.

Les ministrables se pressaient en revanche: le trotskiste Pierre Moscovici, Manu Valls, la Ch'tite Brochen-Aubry, Bébert Delanoë, Nono Montebourg, Lolo Fabius, Marie-sEGOl'haine Royal, J.-M. Ayrault (dit La Voix de son Maître), Frère François Rebsamen, Jojo Cahuzac, Désir H. et Jean-Mimi Baylet, au dernier rang.
Et d'Jack Lang, où était-il donc encore passé ?

Les professeurs syndiqués à la FSU n'ont même pas réagi à la duperie de Hollande
Aucune annonce de manifestation contre le projet socialiste qui les roule dans la farine !

lundi 5 juillet 2010

Les démolisseurs socialistes veulent réparer la France

Désirdavenir Royal se dit débordée en ...Poitou-Charentes

Socialistes, petits mécanos et agents de surface

A tout seigneur tout honneur, rapportons d'abord les propos tenus par le porte-parole d'une partie du PS, Benoît Hamon, puis viendra le tour de la faisant fonction de premier secrétaire du PS.

Hamon professe sincérité et bonne foi...
"Nous [parce que meilleurs que les autres], on n'a aucun plaisir [grossière prétérition] à voir cette situation nauséabonde dans laquelle nous sommes aujourd'hui", a affirmé le délicat Hamon-le-benoît à son arrivée à la Convention du PS sur la rénovation du parti qui s'est tenu au Carrousel du Louvre à Paris.
Hamon s'emballe
Malgré l'absence de preuves et d'accusation, le porte-parole laisse filer sa diarrhée verbale, pour le coup nauséabonde d'hypocrisie.
Hamon dénonce "la responsabilité de ce triste spectacle tient à ses acteurs".

Il a des noms. Facile: tous coupables !
"Les acteurs de cette triste pièce sont Nicolas Sarkozy, François Fillon, François Baroin, Eric Woerth [MAM ne fait donc pas partie de la charrette ?] et l'UMP tout entière qui se solidarise d'une situation qui est absolument intenable. Il n'y a pas un Français, même de droite, pour soutenir cela", a-t-il affirmé, péremptoire. Nous lui conseillons par conséquent de lire PaSiDupes, et quelques autres, qu'il faudrait faire taire.

Un sondage lui donne tort et l'accuse solidairement
"Il y a manifestement un mélange des genres, tout le monde le lui répète" mais "le président de la République ne veut rien entendre, comme d'habitude". "On [Rocard ? demande à Nicolas Sarkozy de tirer aujourd'hui les conséquences de cette situation", a-t-il pris sur lui de demander.
=> Selon un sondage CSA paru jeudi 1er juillet dans Le Parisien-Aujourd'hui en France l'affaire Bettencourt serait "grave" pour 56 % des Français.
=> Un sondage Viavoice paru le lundi 5 juillet estime que 64% des Français jugent leur classe politique corrompue. L'opposition le récupère pour accabler la majorité et n'a donc pas la lucidité de le prendre aussi bien pour elle, qui est pareillement mal jugée malgré toutes les vertus dont elle se pare et du fait de ses méthodes.

L'inventaire à la Hamon

Selon lui, "à la fois le bouclier fiscal, le mélange des genres entre M. Woerth, son épouse et Mme Bettencourt, sa fonction de trésorier de l'UMP, tout ça, objectivement, nécessite de faire un peu le ménage".
"Je laisse Nicolas Sarkozy répondre à cette question. J'attends de voir s'il est capable de trouver la réponse à laquelle sont parvenus tous les Français", a-t-il ironisé. "A l'évidence, ce gouvernement souffre d'un vrai problème d'éthique", a encore jugé le porte-parole nuancé du vertueux PS.

Les méthodes socialistes perturbent le PS

Les accusateurs brassent de l'air
Le 28 juin 2010, les députés socialistes annonçaient qu'ils déposeraient « dans les prochains jours » une proposition de loi visant à interdire le cumul de certaines fonctions. Une semaine plus tard, le 5 janvier, Bruno Le Roux, porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée, n'est toujours pas passé à l'acte.

Sur le sujet du non cumul des mandats, les socialistes ont entériné samedi 3 juillet la rénovation du parti avec primaires et non-cumul des mandats. Et comme Titine Aubry ne se paie pas de mots, elle a eu le sentiment que c'était une "révolution démocratique". En fait, sous la pression des sénateurs, ils avaient déjà remis à plus tard de s'appliquer à eux-mêmes la rigueur de cette "révolution démocratique". Esbrouffe ! Lien PaSiDupes

Les tergiversations du PS soulignent la contestation interne qui se développe face à la bande du néfaste Hamon.

=> Le 4 juillet, Marisol Touraine, fille du sociologue Alain Touraine et députée socialiste, admettait sur son blog que « rien d’illégal n’a été à ce jour démontré » contre Eric Woerth. Mais, soumise au bureau national, elle s'interrogeait néanmoins: « Cela suffit-il à régler son cas ? Evidémment non. » Il ne suffirait donc plus à l'opposition que le gouvernement respecte la légalité !
Et de s'étonner que « les Français en viennent à rejeter l’ensemble de la « classe politique »...

=> « Tout le monde » au PS n'a donc pas un « vrai problème d'éthique » avec son aile gauche, mais nombre de socialistes, bien que las de la rumeur, de la malveillance et du harcèlement permanents pratiqués par une direction sous influence ne s'en laissent pas imposer. Certains ne sont d'ailleurs pas des Bleus que quelques « voyous milliardaires » pourraient mener à la baguette et réduire au silence. Si la Rue de Solférino se transforme en tribunal de Pontoise où les témoins anonymes ont trop peur pour leurs vies pour faire éclater la vérité, certains ont néanmoins déposé devant les media: outre le premier président socialiste de la Cour des Comptes, Didier Migaud, qui refuse de croire à de quelconques complaisances de la part d'Eric Woerth (lien PaSiDupes), ou Martin Hirsch, ex-ministre d'ouverture, qui a renouvelé sa confiance à Eric Woerth (lien PaSiDupes), l'ancien Premier ministre de Mitterrand, Michel Rocard (avec Simone Veil) a appelé la gauche a cesser le feu ! (Lien Le Monde)

Enfin, Hamon s'est vidé devant les micros et caméras au cours de la Convention du PS sur la rénovation du parti à Paris, mais cette convention tourne à vide, faute de thème de réflexion. Pas de thème, pas de rénovation et pas de projet: que de la rumeur et de la déstabilisation. Est-ce bien responsable en temps de crise économique et financière sévère ?

La mecano du PS

Samedi 3 juillet, en l'absence de plusieurs éléphants, les socialistes présents ont entériné la rénovation du parti avec primaires et non-cumul des mandats à la quasi-unanimité: une "révolution démocratique" que l'impatiente quinqua s'est efforcée d'opposer à une "démocratie et une République abîmées" par "trois ans de sarkozysme".

Un Carrousel de boniments
En pleine machination PS-Mediapart contre le ministre E. Woerth, les militants et délégués n'étaient pas enclins à la démentir et la faisant fonction de premier secrétaire lança donc: "Avec une démocratie et une République abîmées, on a bien besoin d'une rénovation !" Le maire de Lille tentait ainsi de reprendre le dessus sur son aile gauche.

Une pyramide de calomnies
Poussée à la surenchère par le petit Hamon, la Ch'tite Aubry assura: "On est très, très loin de cette République irréprochable vantée par le candidat Nicolas Sarkozy en 2007 !" L'assistance n'exigea pas de preuves... Elle a ainsi sonné la charge contre le chef de l'Etat, les ministres "qui ont oublié les exigences et les devoirs d'exemplarité qui vont avec leur charge", l'UMP qui "abîme la démocratie".

Aubry, velléitaire
Emportée par ses mauvais sentiments, la faisant fonction du PS a surtout fustigé le "régime des excès et des confusions des rôles", mais, ses comptes réglés, elle s'est assez peu étendue sur la rénovation du PS. La gestation a été longue et difficile et la montagne socialiste a finalement accouché d'une souris. On ne retiendra de cette convention que son bilan global et négatif de "trois ans de sarkozysme" et la promesse du PS de "reconstruire" la démocratie, de "réparer" la France, comme elle a « réparé » le PS «abimé » par les camarades Hollande et Jospin !...

Un vote stalinien
Le texte a été approuvé comme un seul homme par les délégués présents : 146 pour, 4 abstentions et 3 voix contre. Un vote qui dissimule des tensions internes, puisque Paul Quilès et Marie-Noëlle Lienemann, aile gauche du PS, sont finalement rentrés dans le rang à la suite d'un marchandage. Et puis Nono Montebourg n'a pu minauder à la tribune. Il souffrait d'une infection de la cornée: une poutre dans l'oeil ?

Le PS clôt ainsi la deuxième phase de sa rénovation, après l'adoption de son projet sur le nouveau modèle de développement. Deux autres conventions sont prévues à l'automne concernant l'international et l'égalité réelle. La convention s'est achevée en musique au rythme d'un nouvel "hymne" du PS : "Il est temps de tourner la page", composée par un militant belge et recyclé, comme le reste ! Par comparaison, le lipdub tant raillé des Jeunes Pop paraît digne tout à coup de ...l'Eurovision et, dans des catégories différentes, cet hymne réussit à rivaliser en ringardise avec le site internet relooké de Désirdavenir Royal. Un exploit !

La majorité
L'UMP Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la famille, lui a fait observer que "son anti-sarkozysme aigu et ses violentes attaques infondées envers le président de la République ne feront jamais un programme politique".

Ségol'haine Royal reporte l'ouverture des travaux de son asso

Désirdavenir Royal se déclare en surchauffe !
Annonce faite par Internet
C'est le 1er pour le 4 juillet - en catastrophe - que Sa Cynique Majesté Royal annonça que l'Assemblée générale de son association prévue ce dimanche à Rochefort (Charente-Maritime) était reportée.
Dans son message de dernière minute sur Internet, l'adepte du pouvoir personnel prétendait que si elle négligeait les militants de son association, c'était qu'elle avait de meilleurs priorités et qu'elle était débordée : « Je n'ai pas eu le temps de bien préparer l'assemblée générale et de prendre connaissance des nombreuses contributions que vous m'avez adressées concernant nos projets communs à venir". Les adhérents réalisent tout à trac quel est leur poids réel, combien ils sont importants: le « débat participatif » peut attendre.

L'autocrate picto-charentaise ne peut faire face
Vouloir tout contrôler, décider et diriger suppose qu'on est capable de tout mener de front et la présidente d'association révèle ici encore ses limites. Dépassée par les événements dans sa modeste région: mais deviendrait le pays si elle arrivait à l'Elysée ?
L'action requiert en effet plus de compétence et d'énergie que de simples déclarations. Les Français en ont maintenant fait le tour et le sondage Viavoice ne la crédite plus que de 33% opinions favorables...
Grandeur et décadence: de quoi l'inciter à reporter son apparition ?
"C'est pourquoi nous [ 'nous ' de majesté!] reportons l'assemblée générale au mois de septembre pour avoir le temps de bien la préparer". Selon son entourage, l'AG pourrait se tenir lors de la Fête de la Fraternité prévue les 4 et 5 septembre à la Cartoucherie de Vincennes.

N'aurait-elle pas aussi subi des pressions pour renoncer à une contre manifestation que la paranoïaque de la Rue de Solférino aurait jugée hostile, le même weekend que sa convention ?

L'UMP dénonce un rétropédalage
Parlant de "prétexte peu crédible d'emploi du temps", l'UMP a estimé dans un communiqué que la présidente de Poitou-Charentes avait été "contrainte de faire marche arrière".

Risque de conflit d'intérêts ?
Le parti présidentiel avait déjà dénoncé à propos de Sa Cynique Majesté Royal un "mélange des genres" entre "militantisme" et "des manifestations financées par le conseil régional", a rappelé Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP.

L'ex-candidate PS à la présidentielle a précisé vendredi qu' elle appelait cependant "toutes celles et ceux qui le peuvent à venir (dimanche dernier) à Rochefort pour participer au pique-nique convivial de solidarité avec le littoral"... Le Conseil régional régalait ?

samedi 2 mai 2009

Suspension de Gérard Dalongeville, maire socialiste d'Hénin-Beaumont

Rétention d'information et désobéissance citoyenne

Le maire socialiste de Hénin-Beaumont , dans le Pas-de-Calais, Gérard Dalongeville, mis en examen et écroué pour son implication présumée dans un système de fausses factures (lire PaSiDupes) a été suspendu pour un mois par arrêté de la ministre de l'Intérieur paru samedi 2 mai 2009 au Journal officiel. Pendant un mois, Gérard Dalongeville (le ravi barbu de la photo ci-dessus) ne peut plus exercer ses fonctions. François Hollande s'était déplacer pour soutenir son protégé, en mettant tout son poids dans la balance électorale...

Aujourd'hui, le PS prend les devants après s'être entêté à parrainer l'incapable notoire et largue sa tête de liste: depuis mardi dernier, Dalongeville est également exclu du parti socialiste.

Marine Le Pen demande la dissolution du conseil municipal

Conseillère municipale d'Hénin-Beaumont, la dirigeante du FN juge cette suspension "tardive" et "insuffisante". Elle a demandé" à Michèle Alliot-Marie de bien vouloir prononcer la dissolution du conseil municipal".
Marine Le Pen évoque une situation "ubuesque" et "ridicule". Lors de la triangulaire du deuxième tour des municipales de mars 2008, la responsable du FN figurait en deuxième position sur une liste FN qui avait recueilli 28,83% des voix, derrière celle menée par Gérard Dalongeville (51,94%), sur laquelle figurait notamment la députée européenne PS, Marie-Noëlle Lienemann (à droite sur la photo), à la fois caution de la direction socialiste nationale, dirigée par François Hollande, et tuteur de la tête de liste.

Les socialistes demandent de nouvelles élections

La dissolution du conseil municipal entraînerait automatiquement la tenue de nouvelles élections, également réclamées dans un communiqué commun par les conseillers municipaux socialistes Marie-Noëlle Lienemann et Pierre Ferrari. Demandant "le retour aux urnes à Hénin-Beaumont" et appelant l'équipe municipale à démissionner, Mme Lienemann et M. Ferrari assurent qu'ils vont "agir pour permettre l'organisation rapide de nouvelles élections municipales, pour assurer un large rassemblement des forces de gauche et républicaines".
Deux élus socialistes, Gérard Dalongeville et son premier adjoint de 2001 à 2008 Claude Chopin, et un homme d'affaires, Guy Mollet, ont été mis en examen pour détournement de fonds publics, faux en écriture et favoritisme. De fausses factures, dont le montant a été provisoirement établi à 900.000 euros mais qui pourrait atteindre pas moins de quatre millions d'euros, ont été "avalisées" par Gérard Dalongeville et Claude Chopin, selon le parquet de Béthune. La fédération socialiste du Pas-de-Calais a pris mardi la décision d'exclure Gérard Dalongeville, ainsi que plusieurs élus de la ville.

La presse bénéficie de la totale liberté de manipuler l'opinion

France Info a mentionné les exclusions de l'incompétent élu socialiste, sans préciser son appartenance politique. Entendue une seule fois, l'information a-t-elle néanmoins été diffusée en boucle, toutes les sept minutes, comme l'aurait été un vulgaire harcèlement de la majorité?

Cette faute professionnelle par omission est un nouvel exemple du souci de neutralité de l'information sur Radio France, noyautée par des journalistes militants. Ni Marianne, ni le Canard Enchaîné, ni Libération, ni les autres, n'a dénoncé le déni d'objectivité de cette radio, dévouée à l'opposition.

La désobéissance citoyenne consiste aussi à refuser d'informer.

vendredi 10 avril 2009

Le patron PS d’Hénin-Beaumont envoyé en prison

Le maire socialiste est écroué pour détournement de fonds publics

Gérard Dalongeville, le maire socialiste d'Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais, a été mis en examen jeudi 9 avril pour détournement de fonds publics, faux en écriture et favoritisme avant d'être écroué pour son implication présumée dans un système de fausses factures qui pourraient atteindre 4 millions d'euros.

Historique d’une nouvelle escroquerie d’un patron socialiste
Ca dure officiellement depuis …2002 !

  • Contentieux : contrôle des budgets

    Dalongeville a été élu en mars 2001
    à la suite d’un autre socialiste, Pierre Darchicourt, et la chambre a été saisie par le préfet du Pas-de-Calais d’un déficit excessif pour 2002. Dans un avis rendu le 7 novembre 2003, la chambre a proposé à la commune d’Hénin-Beaumont un plan de rétablissement de son équilibre budgétaire par la résorption sur 3 exercices (2004 à 2006) du déficit constaté fin 2002, établi à 12 390 703 €. Ce plan incluait une augmentation de la fiscalité de 85%.
    La chambre a relevé des « insincérités » dans son budget 2006 et invité la commune dans son dernier avis à poursuivre les efforts d'économie, notamment s’agissant de la politique d’investissement et des dépenses de personnel, donc des suppressions de postes...
    Saisie par le préfet du Pas-de-Calais en raison de l'insincérité du budget, en juin et juillet la CRC (Cour Régionale des Comptes) a constaté un déficit de 12,7 M€, et imposé une augmentation de la fiscalité de 10%. Fin 2008, le conseil municipal a pris une délibération augmentant ses dépenses de 2,2 M€, sans recettes en face. La chambre, saisie, a constaté dans son avis du 12 décembre 2008 que l'augmentation de 10% des impôts avait été absorbée intégralement par des dépenses nouvelles.
    Dans le même temps, la Chambre a été saisie d'une demande de paiement de dépense obligatoire de la part des services fiscaux, à propos de TVA mal déclarée. La chambre a rendu en novembre 2008 un nouvel avis, constatant finalement le réglement par la ville des sommes dues, plus de 6 mois après la notification du redressement fiscal.
    La CRC a aussi été saisie par EDF, du fait que 132 factures étaient impayées. L'avis du 4 décembre 2009 constate que le paiement des factures n'avait pas pu être fait, faute de trésorerie suffisante : 6 millions d'euros de facture de fournisseurs en attente.
  • Garde à vue

    Interpellé mardi matin à son domicile, il avait été placé en garde à vue pendant 48 heures. Son ancien premier adjoint chargé des finances de 2001 à 2008, Claude Chopin, ainsi que l'éditeur du bulletin municipal de la commune Le journal du pays , en liquidation judiciaire, Guy Mollet, ont également été mis en examen pour les mêmes chefs et placés en détention provisoire. Les trois hommes, qui "n'ont pas apporté d'explications précises" lors de leurs auditions, selon le parquet, encourent dix ans de prison et 150.000 euros d'amende.

    L'enquête, lancée en juin 2008, a mis au jour un système de fausses factures établies entre 2006 et 2008 au bénéfice de sociétés qui n'ont jamais honoré les prestations correspondantes. Ces factures, dont le montant a été provisoirement établi à 900.000 euros mais pourrait atteindre pas moins de 4 millions d'euros, ont été "avalisées" par Gérard Dalongeville et Claude Chopin, selon le parquet de Béthune. Par ailleurs, l'éditeur du bulletin municipal a bénéficié de voyages privés en avion-taxi, notamment au Luxembourg, réglés par la mairie d'Hénin via l'établissement d'autres fausses factures. "L'enquête tend plutôt vers la thèse de l'enrichissement personnel", selon le procureur de la République de Béthune, Brigitte Lamy.

  • Enrichissement personnel
  • François Hollande n'aime pas les riches. Pas même les nouveaux riches ? Si, mais à condition d'escroquerie (présumés!): c'est de la "résistance citoyenne"... A défaut de honteux 'stock options' et 'parachutes dorés', il faut bien se constituer un 'bouclier fiscal': c'est tellement plus socialiste et moral ! !

    Les enquêteurs ont découvert dans le bureau du maire à la mairie 13.000 euros en liquide pour lesquels il "n'a fourni aucune explication". L'élu avait fait savoir mercredi, par la voix de son avocat, qu'il réfutait toute accusation d'enrichissement personnel. Épinglé à plusieurs reprises depuis 2003 pour sa gestion dispendieuse, le maire a récemment fait les frais d'un nouveau rapport accablant de la Chambre régionale des comptes (CRC) du Pas-de-Calais, ce qui lui vaut d'être menacé de suspension par le préfet. "La décision n'a toujours pas été prise", a fait savoir jeudi la préfecture du Pas-de-Calais. Hollande va-t-il exiger de l’autorité judiciaire qu’elle suspende Dalongeville sans délai (lien PaSiDupes)

    Il pourrait aussi être à nouveau exclu du PS après avoir fait voter lundi le retrait des délégations de sa première adjointe socialiste, Marie-Noëlle Lienemann, et d'un élu communiste, qui avaient refusé de voter son budget.

    Historique d’une investiture socialiste

    En 2001, dissident du PS, Gérard Dalongeville (DVG) avait conquis la mairie d'Hénin-Beaumont face au sortant socialiste. Il a été réélu en 2008, face à Marine Le Pen du Front National, à la tête d'une liste constituée avec le PS, qui l'a ensuite réintégré.

    Gérard Dalongeville était devenu maire au terme d'une triangulaire face au maire PS sortant. Soutenu par François Hollande, alors Premier secrétaire du PS (photo ci-dessus), Gérard Dalongeville avait été exclu du PS, puis investi candidat, à l'approche de la Municipale... Un sondage Ifop le donna vainqueur en cas de duel avec le FN et même de triangulaire avec "l'Alliance républicaine". Le PS avait toutefois mis le paquet et parachuté la sœur de l’agité de Sauvons la Recherche, l'ancienne ministre et membre de son bureau national, Marie-Noëlle Lienemann, deuxième de la liste Dalongeville. Caution parisienne, elle tenta de recoller les morceaux avec les différentes composantes de la gauche. Depuis le Congrès de Reims, elle appartient en effet au courant de Benoît Hamon et Riton Emmanuelli, à la gauche du PS. Plus sociale au PS, on ne peut pas.

    Pas un, au PS, pour rattraper l'autre!

    vendredi 8 février 2008

    Municipales: la base du PS conteste sa diversité volontariste

    Le PS est bien pris qui croyait prendre
    A son propre jeu, le PS est encore battu: la base y met bon ordre…
    Sa Cynique Majesté Royal s'était vendue à 20 euros pièce aux jeunes des banlieues. Qu'ils soient naïfs ou ambitieux, ils ont cédé au chant de la sirène. Ils ont cru au renouveau et à la place que le PS leur ferait. Las ! En commission électorale, le secrétaire national aux élections du PS, Bruno Le Roux -soi-même- , a récemment avoué qu'en matière de représentation de la «diversité», rien ne sert de donner un objectif précis pour se voir reprocher ensuite de ne pas l’avoir atteint… Les naïfs avaient déjà observé que Désirdavenir les avait laissés où ils étaient; les ambitieux voient maintenant que leur désirs personnels aussi tournent court.

    Le PS continue néanmoins à proclamer un «fort renouvellement dans [les] candidatures», soigneusement entouré du plus grand flou statistique, la méthode socialiste: au-delà du périph', on ne voit rien venir de significatif. Le comble, c'est que Bruno Le Roux, pour l’occasion, était justement flanqué d'un figurant nommé Faouzi Lamdaoui, secrétaire national à la diversité… mais candidat malheureux à la candidature à Argenteuil (Val-d’Oise), pour cause d’opposition farouche de la fédération locale, malgré le soutien de la direction, désavouée, bafouée, ridiculisée. Le comble de l'indécence mais le top en matière de 'république du respect' !…
    A propos du cas Lamdaoui, rappelons-nous le comportement du PS lors de la visite du Président Sarkozy en Chine. Les socialistes vertueux n'avaient-ils pas interpellé Rama Yade sur les droits de l'Homme dans le pays de Mao? Quelles explications ont-ils demandées en revanche à Sa Cynique Majesté Royal qui y avait vanté la justice expéditive tout en la donnant en modèle à la France?... Rama Yade, la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, avait justement fait valoir que si le Président en personne soulevait le problème du non-respect des libertés fondamentales, il n'y avait pas lieu que sa secrétaire d'Etat passe derrière lui pour faire une déclaration à l'identique. Au PS, en revanche, tout le monde parle en même temps et contredit ce que dit l'autre.
    Hollande promeut Razzie Hammadi, mais son secrétaire national aux élections, Bruno Le Roux vient le désavouer en avouant qu'en matière de représentation de la «diversité», rien ne sert de donner un objectif précis pour se voir reprocher ensuite de ne pas l’avoir atteint… Hammadi l'atteindra-t-il?
    Si tel était le cas, ce serait un coup de force contre la démocratie interne de ce parti 'républicain', mais jusqu'à quand? On sait en effet que sa candidate Royal, battue à la présidentielle, mais revancharde, prône la 'violence ouverte'… Elle est passée de la pratique de la 'défiance citoyenne' à l'appel à la révolution. De quoi convaincre les électeurs trotskistes de Besancenot…
    Dans la confusion socialiste, seule la presse impertinente est respectueuse -à ses heures, puisque militante- lorsque s'étalent les contradictions du PS. S'est-elle également indignée du sort réservé par la base au fils adultérin que François Hollande a eu avec la diversité? Les journalistes ont-ils en effet eu l'insolence de demander au secrétaire national à la diversité du PS, Faouzi Lamdaoui, qui est directement concerné, s'il ne se sent pas caution quelque peu négligée à la 'diversité' et quand il compte démissionner?...
    'Veni, vidi, vici' !
    Le César socialiste Razzie Hammadi est en effet rejeté d'Orly. Or, à peine en vue de la tour de contrôle, ce 'divers' promettait déjà son envol à la circonscription, alors que lui, Razzie, devait rentrer le train d'atterrissage et tourner au-dessus de l'aéroport, comme un vautour. L'accès à la piste ne lui est pas autorisé par les personnels au sol du PS en grève qui bloquent les parachutages et diktats parisiens. L'ulema rose Hammadi vient en effet de Toulon, en passant non pas par la Lorraine comme Sainte Marie-sEGOlène, mais par le Pas-de-Calais où Marie-Noëlle Lienemann, la Cléopâtre du 6.2., est restée de marbre et l'a mis dans l'avion pour Paris-Orly. (LIRE l'article de PaSiDupes).

    Le PS reprend le scénario des législatives.
    Combien de 'divers' y ont cru et se sont fait berner. Certains ont reçu le message, d'autres ont besoin d'une confirmation. Le Roux l’assure envers et contre tout : «Nous sommes bien en avance sur l’UMP» et annonce que, dans les villes de plus de 20 000 habitants, «un peu plus d’une vingtaine» de candidats de la «diversité» qui seront les «premiers des socialistes». Une vingtaine? Mazette! C'est Royal… En plus, ils ne sont pas forcément têtes de liste. C'est officiellement la faute aux accords locaux. La vérité, c'est que la volonté du peuple socialiste ne peut être ignorée…
    Du coup, sur des terres d’élection gagnables, rien n'est gagné. Combien de ces candidats 'divers' ont-ils des chances réelles de l’emporter ? «Vous avez de très bons logiciels», évacue Bruno Le Roux. La question a pourtant son importance. Car dans les villes mises en avant, de Troyes (Aube) à Evreux (Eure) en passant par Cannes (Alpes-maritimes) et Vaulx-en-Velin (Rhône), rares sont les socialistes de la «diversité» en mesure de l’emporter. «Le PS se réveillera au lendemain des élections en faisant semblant d’être tout étonné de n’avoir aucun maire issu de l’immigration, alors qu’il n’y a eu aucune volonté politique», admet un cadre.
    Sur vingt, combien en restera-t-il?...
    En plus des quatre kamikazes déjà placés sur la liste noire, même ceux qui semblaient initialement les mieux placés, comme Hussein Mokhtari à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise) et Razzye Hammadi à Orly (Val-de-Marne), suscitent aujourd’hui moins d’optimisme. On en est à six. D’autres, comme à Argenteuil, Etaples (Pas-de-Calais) ou Evreux (Eure) ont éprouvé les pires difficultés. Ca fait neuf. Entre refus, par les instances fédérales, des votes des militants ou des décisions du national, et dissidences locales. «Les mecs ont peur de se présenter à cause du racisme latent des barons locaux. Certains se sont entendu expliquer que les beurs étaient bons à faire perdre des voix», raconte l’un de ces candidats malheureux. Car dans les quartiers on entend des voix. «Ce n’est pas le problème de la direction du parti, mais des élites locales», plaide l'inégalable Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande. Les élites locales ne sont-elles pas les apparatchiks: sans base, pas de sommet.
    Que Le Foll et Hollande nous disent aussi quelques mots -s'ils le souhaitent- de Fouzi Moussa, candidat à La Verrière ou de Djemi Drici. Mais s'ils préfèrent s'étendre sur les cas des camarades Rachid Nekkaz, candidat à la mairie d'Orly ou de Fatima Nekkaz, candidate à la mairie de Choisy-le-Roi, et des autres que nous ne pouvons tous nommer, les pages de PaSiDupes lui sont ouvertes.
    Toujours aussi crédible et franche du collier .
    La direction a beau annoncer une «reprise en main», cela ne convainc guère : «A six mois d’un congrès, la direction ne se fâchera pas avec les barons locaux», estime un dirigeant. Langage nostalgique, décalé et stupéfiant, dans un parti 'républicain' qui rêve de puissance et de retour à l'absolutisme...

    Royal, alias 'LendemainQuiChante' va l'avoir, la 'violence ouverte'
    Lorsqu'il est question de « diversité », le PS n'est pas meilleur: il fait plus mal. Quoi de plus embarrassant en effet pour un parti qui a fait de la lutte contre la discrimination un de ses chevaux de bataille… Le PS a donc sommé sa base de faire un effort aux municipales.
    « Je ne ferai la leçon à personne, mais j'entends que la diversité soit partout », a ordonné le futue ex-premier secrétaire, François Hollande, lors d'un conseil national du PS.
    Bilan de cette fin de règne de dix ans (et non huit mois...)? La gauche l'annonce, mais ne la pratique pas même dans son sein. La droite la met en oeuvre jusqu'au gouvernement.
    Alors que des rumeurs évoquent l’intervention de militants furieux, demain à Paris, lors de la convention nationale de ratification des investitures, certains dirigeants ont ainsi envisagé d’envoyer des socialistes de la «diversité» pour porter la bonne parole aux journalistes présents.