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vendredi 3 mars 2017

Dimanche, rassemblement de soutien au projet LR de Fillon, à Paris

Fillon appelle à venir "très nombreux" le soutenir dimanche  5 mars au Trocadéro

Le candidat désigné de la droite républicaine a appelé ses partisans à venir "très nombreux" soutenir son projet, dimanche  à 15h à Paris

Il leur demande "de résister", avec "la force calme", dans une vidéo postée sur Twitter et sur Facebook. "Je vous attends nombreux dimanche à 15h place du Trocadéro, pour montrer, aux yeux de tous, ce qu'est la volonté des militants de la France", écrit F. Fillon. 

"Ne vous laissez pas faire, ne laissez personne vous priver de votre choix. Je vous demande de résister et encore plus, je vous invite à aller de l'avant", ajoute-t-il. 

"Mes chers compatriotes, mes amis, dans sept semaines ce seront les élections présidentielles et vous aurez à trancher entre plusieurs conceptions de la France et de son avenir. (…) 
Devant nous, il y a la gauche et ses 32 heures, il y a l'extrême droite et son retour au franc, il y a l'alliance Macron-Bayrou. Bref, rien qui ne puisse à mes yeux restaurer la force de la France", lance le candidat, menacé par la justice contrainte de donner suite aux soupçons du journal anarchiste Le Canard enchaîné sur de présumés emplois fictifs de son épouse et lâché par de très nombreux soutiens, essentiellement des Juppéistes revanchards et des centristes volatiles. 

"C'est bien plus que ma personne qui est maintenant en jeu. La France est plus grande que moi", souligne-t-il, comme il l'avait déjà dit mercredi, en annonçant sa convocation chez les juges le 15 mars, pour "mise en examen". 

L'ex-Premier ministre demande à ses partisans de venir au rassemblement du Trocadéro pour "faire entendre (leurs) voix, avec la force calme et la force assurée de ceux qui respectent nos institutions démocratiques". "Je vous attends nombreux, très nombreux, pour montrer aux yeux de tous ce qu'est la volonté populaire des militants de la France", conclut-il.

vendredi 3 février 2012

Le candidat Hollande discriminerait les enfants sur leur milieu social

Lutte des classes: Hollande serrera la bourse des familles moyennes



Futures victimes du délit de faciès,
au regard de l'inspecteur des impôts Hollande


Le candidat PS remplacerait le quotient familial par un crédit d'impôt
Coup de massue sur les Français européens
Manuel Valls, porte-parole de François Hollande, a confirmé le 10 janvier 2012 que le calcul du quotient familial ne sera plus le même pour tous.
Comme on s'inquiétait de savoir sur RMC si le député de Corrèze a l'intention de supprimer ce quotient qui réduit l'impôt sur le revenu de tous les ménages avec enfants, Manuel Valls s'en est justifié: "Oui, parce qu'il faut rénover notre fiscalité familiale", en le remplaçant par "un système de crédit d'impôt identique pour toutes les familles".
Couac: seules les familles déjà les plus prolifiques seraient stimulées

Quatre millions et demi de familles seraient pénalisées.
Chargé du projet présidentiel, Michel Sapin avait donc rétropédalé, certifiant qu'il s'agissait là seulement d'une "option".
François Hollande a affirmé le 11 janvier qu'il ne veut plus "supprimer le quotient familial", mais "le moduler", assurant qu'il "n'enlèverait pas un euro à la politique familiale". Une reculade en demi-teinte qui inquiète les petits Français les moins aisés.


A noter que le flou socialiste est la règle chez Hollande
Les engagements de François Hollande sont au nombre de 60, contre 110 à Mitterrand... Et encore le candidat de 2012 cultive-t-il le flou, envoyant ses porte-parole parler à sa place et déparler. Michel Sapin envoie des signaux tout aussi sibyllins: il se reprend sans cesse, jouant sur les mots. Ainsi ne parle-t-il plus de "fusion" de l'impôt sur le revenue de la CSG, mais de"rapprochement"...

Or, le candidat du mensonge manipule les électeurs
Sa proposition d' individualisation de l'impôt fusionné à la tête du client entraîne deux conséquences irréfutables : la suppression du quotient familial des "têtes blondes" et celle des niches fiscales.


Le projet de Hollande coûterait cher aux ménages européens



Prochains bénéficiaires de l'injustice sociale






Adieu la politique de l'enfant, bonjour l' "enfant pactole"
François Hollande propose de remplacer le quotient familial par un crédit d'impôt pour chaque enfant.

La politique de classe instrumentalise l'enfant

Dans une note de 150 pages, la direction du Trésor mesure les conséquences de la réforme socialiste: elle reviendrait à pénaliser 50 % des parents salariés en reversant 3,5 milliards aux 50 % les plus défavorisés, et donc mono-parentales ou , avec une visée principale confortant un niveau de fécondité naturelle (chez les méditerranéens, polygames ou non, par exemple), plutôt qu'elle n'incite les cadres professionnellement dynamiques et les femmes actives qui donnent la priorité à leurs carrières sur la maternité.
Sur le fond, droite et gauche vont donc s’affronter classiquement et vertement au nom de principes de justice tout à fait opposés.
Une rénovation de la politique familiale pourrait commencer par un investissement massif pour tous, dans les services d’accueil de la petite enfance et la création d’une allocation familiale au premier enfant, la France étant le seul pays de l’Union européenne à ne pas en disposer.
Si le candidat populiste était cohérent...

Si Hollande ne donnait pas dans l'effet d'annonce, il prendrait en compte toutes les dépenses de politique familiale qui sont proportionnelles au revenu. Et celui qui n'a jamais assez de fonctionnaires -et souhaite en créer 60.000 pour 60 ans- devrait faire face à la logique du supplément familial de traitement, un système de primes dans les différentes fonctions publiques qui augmente les revenus des fonctionnaires ayant des enfants: plus le traitement du fonctionnaire est élevé, plus son supplément familial de traitement est important.
Le candidat socialiste devrait donc logiquement proposer la suppression de la dépense fiscale liée au quotient familial ou la réorientation de cette prime inégalitaire, au regard des critères de justice invoqués...
L'objectif de justice sociale annoncé par le candidat socialiste ne vise pas à l'essentiel: une politique familiale moderne, davantage soucieuse d’égalité entre les enfants, d’égalité entre les parents et de conciliation entre vie familiale et vie professionnelle.

lundi 30 janvier 2012

Présidentielle - Les floutages du projet du loup Hollande

Les dix précisions qui manquent au projet Hollande

Les prévisions de croissance sont-elles crédibles ?

Le projet socialiste se fonde sur une croissance de 0,5 % cette année, de 1,7 % en 2013, puis entre 2 % et 2,5 % par an. Qualifiées de « prudentes et réalistes » par François Hollande, ces hypothèses sont toutefois plus optimistes que celles du Consensus Forecasts : compilant les prévisions d'une vingtaine d'économistes, celui-ci table, en moyenne, sur une croissance nulle cette année et limitée à 1 % l'an prochain. Venant de ré-actualiser ses prévisions, le FMI est plus proche du scénario du PS, avec une progression du PIB de 0,2 % cette année et de 1,7 % en 2013. A court terme, François Hollande est néanmoins plus prudent que le gouvernement (+1 % en 2012, +2 % en 2013). Mais Bercy s'apprête à réviser ce chiffre à la baisse à l'occasion du collectif budgétaire sur la TVA sociale. Avec une nouvelle prévision qui pourrait, elle aussi, tourner autour de 0,5 %, la trajectoire de croissance du gouvernement et celle du PS seraient alors assez proches, Bercy tablant ensuite sur 2 % de croissance par an sur la période 2013-2016.

Les 60.000 postes promis dans l'éducation se feront-ils au détriment d'autres services publics ?

Oui, maîtrise des dépenses publiques oblige. La fin du « un sur deux » ne signifie ainsi pas que les fonctionnaires partant à la retraite chaque année seront tous remplacés pour autant. C'est à ce prix, a expliqué hier François Hollande, que l'Etat pourra recréer, en cinq ans, 60.000 postes dans l'éducation et 5.000 dans la justice, la police et la gendarmerie, sans augmenter les effectifs globaux des fonctionnaires d'Etat, appelés à rester « stables ». Il faudra donc supprimer dans les autres ministères 13.000 postes par an. Le PS ne précise pas lesquels mais François Hollande a ouvert la porte à une baisse du nombre de militaires en affirmant que la programmation actuelle réserve « des marges ».

Pourquoi le PS renonce-t-il au coup de pouce au SMIC ?

Le projet ne prévoit pas de coup de pouce au salaire minimum. Le contexte budgétaire ne s'y prête pas et le PS juge en privé cette arme dépassée, pointant notamment qu'elle tasse les grilles de salaire. Interrogé sur ce point, François Hollande a renvoyé la question du SMIC « et des salaires » en général à la conférence sociale qu'il veut organiser juste après l'élection. « Tout sera évoqué, y compris le mode de calcul du SMIC, savoir s'il ne faut pas changer les critères de réévaluation », a-t-il indiqué. Le PS affirme aussi que les employeurs devront, lors de cette conférence, faire des gestes pour compenser la fin des heures supplémentaires défiscalisées (en majorant davantage ces heures).

Comment lutter contre les licenciements abusifs et réduire la précarité de l'emploi ?

« Pour dissuader les licenciements boursiers », le PS veut renchérir le coût des licenciements collectifs pour les entreprises « qui versent des dividendes ou qui rachètent leurs actions » et donner la possibilité aux salariés de saisir le tribunal de grande instance « dans les cas manifestement contraires à l'intérêt de l'entreprise ». Afin de favoriser l'emploi durable, François Hollande veut moduler les cotisations chômage des entreprises selon leur degré de recours aux CDD et à l'intérim. Mais une telle décision est du ressort de l'Unedic, gérée par les partenaires sociaux. L'idée n'est pas d'empiéter sur leurs prérogatives mais de « leur demander de le faire », précise-t-on au PS. Cette piste de la modulation, déjà évoquée lors de la dernière renégociation de la convention d'assurance-chômage fin 2010, fait d'ailleurs l'objet d'un groupe de travail en cours des partenaires sociaux.

Le coût du travail va-t-il augmenter ?

Oui, pour plusieurs raisons. François Hollande prévoit un relèvement de 0,1 % par an des cotisations salariales et patronales pour financer les retraites. Soit 1 % en tout. Le coût ? 1 milliard la première année et 5 milliards fin 2017. En plus, le candidat PS entend revenir sur les allégements de charges des heures supplémentaires « sauf sur les très petites entreprises » (3 milliards d'euros en moins sur la mandature). Les allégements de charges Fillon sur les bas salaires (20 milliards) vont aussi être sérieusement écornés. Les 500.000 « contrats de génération » pour embaucher un jeune tout en gardant un senior en entreprise seront en effet financés par un « redéploiement » des allégements de cotisations sociales à hauteur de 2,3 milliards d'euros. Pour cela, les exonérations de charges sur les bas salaires seront annulées à partir de 1,5 SMIC (contre 1,6 actuellement). En outre, l'épargne salariale sera intégrée dans les rémunérations pour fixer le barème des allégements (ce qui réduira fortement ces derniers).

Qu'est-il prévu pour la rentrée scolaire 2012 ?

Soucieux de donner un signal fort pour l'école dès la rentrée 2012, François Hollande a promis « des mesures d'urgence, même si les contraintes sont fortes », une rentrée -et les éventuels recrutements à la clef -se préparant sur une année. Ce dossier, a précisé Vincent Peillon, responsable éducation dans l'équipe de campagne, passera par un collectif budgétaire à l'été, avec des recrutements, notamment d'assistants d'éducation. Il est aussi question, côté enseignants, de jouer sur les « listes complémentaires » aux concours, de façon « très raisonnable ». L'idée est de mettre l'accent sur l'accompagnement des élèves les plus en difficulté, la santé, l'encadrement et « permettre aux enseignants débutants de bénéficier d'un peu plus de formation, et donc d'être remplacés ».

Comment réduire les factures des plus défavorisés ?

Le candidat du PS propose une tarification progressive [et inégalitaire] de l'eau, du gaz et de l'électricité. La mesure consiste à appliquer un prix du kilowattheure sur un volume de consommation donné. Au démarrage, le dispositif serait décliné en trois paliers dont un forfait de base à tarif minoré. Le prix du kilowattheure pourrait être inférieur de 20 % au tarif générique pour lutter contre la précarité énergétique des ménages les plus modestes. François Hollande, hier, en a précisé la cible : « 4 millions de foyers ». Mais il s'agit aussi de rendre les usagers « plus responsables ». Plus élevés, les autres paliers de tarification envisagés correspondent à des volumes de consommation plus importants et non essentiels. Ils permettront de financer le « basique ». La mise en oeuvre de ce système sera lourde. Il nécessite, pour être efficace, que les consommations puissent être suivies en temps réel par l'usager et soient individualisées, ce qui n'est pas le cas pour l'eau.

Comment les dépassements de tarifs des médecins seront-ils plafonnés ?

Pour améliorer l'accès aux soins, François Hollande promet d'encadrer les dépassements d'honoraires des médecins libéraux en les plafonnant, mais sans préciser à quelle hauteur ni comment il procéderait.
Il veut aussi « favoriser » une baisse du prix des médicaments et supprimer le droit d'entrée de 30 euros instauré l'an dernier par la majorité pour l'aide médicale d'Etat en faveur des étrangers en situation irrégulière.

Où trouver du foncier pour produire les 2,5 millions de logements promis ?

En proposant gratuitement aux collectivités locales les terrains possédés par l'Etat ou par ses divers organismes, tels Réseau Ferré de France. Cela à la condition que ces collectivités s'engagent à y construire des logements dans les cinq ans, dont une bonne part de logements sociaux. Car, en zone tendue, les terrains sont très chers et « depuis trop longtemps, l'Etat prétend offrir des terrains à des prix qui ne sont pas possibles pour les collectivités », a commenté François Hollande. Les particuliers possédant des terrains qu'un changement de plan d'urbanisme local a rendu constructibles, eux, seront fortement incités à les vendre rapidement plutôt que de faire de la rétention, par l'instauration d'une taxe sur la plus-value de cession progressive avec le temps. « Plus ils garderont ces terrains, plus l'imposition sera élevée », a souligné François Hollande.

Comment le poids des dépenses publiques sera-t-il abaissé ?

Les dépenses de l'Etat et les dotations aux collectivités évolueront comme l'inflation. Celles d'assurance-maladie progresseront de 3 % en volume. Au final, cela doit limiter à 1 % l'évolution en volume de la dépense publique, soit moitié moins vite que le PIB. Mais le PS reste mystérieux sur les moyens d'y parvenir, alors que l'évolution « tendancielle » (si on ne fait rien) est plus rapide. Il évoque une nouvelle étape de décentralisation qui devra permettre de supprimer des doublons et de mieux organiser la prise en charge de certaines dépenses (petite enfance, notamment).

vendredi 27 janvier 2012

Présidentielle - Ce que le candidat Hollande dissimule aux électeurs

Les 60 mesures de son projet présidentiel ne sont pas nettes .

Le loup Hollande devait clarifier jeudi ses intentions laissées floues
dans son discours du Bourget dimanche dernier.

Mais certains points restent flous.
Voici ce que le candidat socialiste n'ose pas dire mais qui est induit par ce programme.


Fonctionnaires: le un sur deux va se poursuivre


François Hollande a déclaré qu'il mettrait fin, s'il est élu, au non-remplacement d'un fonctionnaire partant à la retraite sur deux, mesure phare de la RGPP initiée par l'actuelle majorité et fortement décriée à gauche. Et pourtant... Le candidat socialiste a l'intention de créer 60.000 postes dans l'éducation nationale et 5000 dans la justice, la gendarmerie et la police. Ces créations de postes se feront au détriment d'autres services publics, maîtrise des dépenses publiques oblige. Il faudra donc supprimer dans les autres ministères 13.000 postes par an. Certains ministères sont "sanctuarisés". Il s'agit de l'éducation nationale, la justice, l'intérieur et probablement aussi l'enseignement supérieur et la recherche. Or ces ministères représentent le gros des départs à la retraite (55.400 sur 83.000 en 2010). Les redéploiements devront donc se faire sur les 27.600 autres départs. 13.000 sur 27.600, cela équivaut à un taux de non remplacement de 47%. Soit quasiment un sur deux.

Le niveau des prélèvements obligatoires va atteindre un niveau record

"Les prélèvements obligatoires seront inférieurs à 47%, chiffre comparable à celui affiché par la majorité sortante", peut-on lire dans le projet de François Hollande. Le taux des prélèvements obligatoires en France atteint 44,5% en 2012, et non 47%. Le projet socialiste prévoit en tout 30 milliards d'euros de hausses d'impôts à l'horizon 2017, soit 1,5 point de PIB. Le taux de prélèvements obligatoires devrait ainsi passer à 46% d'ici à 2017. Ce qui placerait la France au quatrième rang des pays européens qui taxent le plus les revenus, derrière le Danemark (48,5%), la Belgique (46,4%) et la Suède (46,3%), alors que la moyenne européenne est de 39,6% (40,2% en zone euro). Pour rappel: en 2007, le niveau de prélèvements obligatoires en France était de 43,2%.

Les impôts locaux risquent d'augmenter

La hausse des dépenses publiques sera limitée à 1% par an en volume (en plus de l'inflation), promet François Hollande, celles de l'Etat ainsi que les dotations aux collectivités étant gelées en valeur (elles n'évolueront pas plus que l'inflation). Les dépenses d'assurance-maladie devront respecter le rythme de 3%. Au final, le taux de dépenses publiques serait ramené à 54% de PIB, contre 56,5% prévus en 2012. Sauf que le programme du candidat socialiste ne dit pas comment il entend donner un tel coup de frein à la dépense. Il évoque une nouvelle étape de décentralisation qui devra permettre de supprimer des doublons et de mieux organiser la prise en charge de certaines dépenses (petite enfance, notamment). Cet acte II de la décentralisation devrait donc se traduire par une hausse de la masse salariale et des dépenses sociales des collectivités locales. Les dotations de l'Etat étant gelées, il y a fort à parier que celles-ci se rabattent sur les impôts locaux pour financer leurs dépenses.

Le coût du travail va s'alourdir

Pour financer le rétablissement de l'âge de départ à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler jeunes, François Hollande prévoit un relèvement de 0,1% par an des cotisations salariales et patronales. Les cotisations vieillesses patronales et salariales, actuellement de 1,60% et 0,10%, passeront donc à 2,1% et 0,6% en fin de mandat. Le candidat du PS entend aussi revenir sur les exonérations de charges des heures supplémentaires (3 milliards d'euros en moins sur la mandature). Les allègements de charges Fillon sur les bas salaires (20 milliards) vont aussi être sérieusement écornés: ils seront annulés à partir de 1,5 Smic (contre 1,6 actuellement) pour financer les 500.000 "contrats de génération" pour embaucher un jeune tout en gardant un senior en entreprise. Enfin, François Hollande promet d'engager une réforme de la dépendance pour mieux accompagner la perte d'autonomie. Il ne donne aucune piste, mais on imagine pas le PS prôner un recours exclusif à l'assurance privée. Il y aura nécessairement une prise en charge par la solidarité nationale, via par exemple la création d'une cinquième branche de la sécurité sociale. Qu'il faudra probablement financer par la création d'une nouvelle cotisation, assise sur le salaire.

Encadrer les dépassements d'honoraires ne sera pas facile

L'encadrement des dépenses d'honoraires est la proposition phare de François Hollande en matière de santé. Cela répondrait
effectivement aux
attentes des Français, qui voient leur " reste à charge " et leurs cotisations de mutuelle s'envoler. Seulement voilà, depuis 2004, les gouvernements successifs et la caisse d'assurance-maladie essayent de mettre en place ce type de réforme, sous le nom de " secteur optionnel ". L'idée serait d'inciter les médecins à accepter de plafonner leurs dépassements, qui seraient alors pris en charge par les complémentaires. Mais les négociations n'ont jusqu'ici jamais abouti. Et les alternatives ne sont pas légion. Des mesures coercitives coûteraient très cher : ni l'Etat, ni les complémentaires, n'ont les moyens de financer à la place des patients les 2,5 milliards d'euros de dépassements d'honoraires encaissés par les médecins chaque année. Et on n'imagine pas un gouvernement, quel qu'il soit, interdire les dépassements, ou même les plafonner, sans compenser le manque à gagner pour les professionnels.

mercredi 18 janvier 2012

PS divisé: le candidat Hollande réagit à la fronde dans son camp

Le candidat PS fustige les détracteurs socialistes de ses reculades



Hamon s'adresse-t-il au candidat PS ?Hollande impose le silence à Hamon
et la Ch'tite Aubry à Cahuzac




François Hollande ne parvient pas à faire avaler des couleuvres à tous

Le candidat socialiste à la présidentielle appelle le PS à tout gober en silence
Il a adressé une "sévère mise au point" à son staff de campagne, au lendemain des critiques de l’aile gauche du PS contre son recul dans la création de 60.000 postes dans l’Education nationale.


Des socialistes réagissent à la supercherie du candidat

François Hollande n'assume pas ses reculades
et n’a pas apprécié le communiqué commun publié hier par les frondeurs Benoît Hamon, porte-parole du parti, Henri Emmanuelli et Marie-Noëlle Lienemann. Ceux-ci s’indignaient que les créations de postes de Hollande ne sont en fait rien d'autre que des "redéploiements" et non des créations nettes de postes.


Silence dans les rangs

D’après un participant au conseil politique réuni aujourd’hui, "François Hollande aurait fait une sévère mise au point en disant qu'il fallait savoir si on voulait gagner". Par tous les moyens.

Selon un autre participant, le candidat a développé : "On a tout pour gagner. Si on ne gagne pas, on ne le devra qu'à nous-mêmes: vous n'êtes pas obligés de vous commenter les uns et les autres et de m'obliger à corriger les uns et les autres", aurait lancé le souverain.

Le fait que ce communiqué sur l’éducation ait été signé par le porte parole du PS dirigé par Martine Brochen-Aubry, son premier secrétaire, a provoqué un malaise lors de la réunion.

Et des défections dans l'entourage de campagne du candidat.
Les oreilles basses, le courageux Benoît Hamon, roquet de Martine et poupée de Riton-le-ventriloque (photo ci-contre), avait préféré rester à la niche. Riton Emmanuelli et Marie-Nono Lienemann brillaient également par leur absence.

Les ministrables se pressaient en revanche: le trotskiste Pierre Moscovici, Manu Valls, la Ch'tite Brochen-Aubry, Bébert Delanoë, Nono Montebourg, Lolo Fabius, Marie-sEGOl'haine Royal, J.-M. Ayrault (dit La Voix de son Maître), Frère François Rebsamen, Jojo Cahuzac, Désir H. et Jean-Mimi Baylet, au dernier rang.
Et d'Jack Lang, où était-il donc encore passé ?

Les professeurs syndiqués à la FSU n'ont même pas réagi à la duperie de Hollande
Aucune annonce de manifestation contre le projet socialiste qui les roule dans la farine !

jeudi 3 novembre 2011

Hollande, un gros mou livré à la gauche radicale

Tous les constituants d'une marionnette

Les sympathisants du PS ont désigné le candidat de la primaire socialiste le plus inapproprié à une situation de crise.

Le 16 octobre, le consensuel François Hollande a rassemblé 56,6% des voix au second tour, face à l'agressif premier secrétaire, Martine Brochen-Aubry, avec 43,3%. Samedi 22 octobre, il est désormais le candidat officiel du PS pour 2012.

A droite, comme à gauche, on se félicite d'un choix aussi stupide
L'aile gauche radicale du PS, incarnée par Henri Emmanuelli et Benoît Hamon, entrevoit le moyen de prendre l'ascendant sur le parti.
Pour sa part, Arnaud Montebourg, bien que proche des eurosceptique et de Mélenchon, s'est déjà porté -contre toute attente- en "soutien" sur son flanc gauche...
Le mardi 18 octobre, le parti présidentiel tenait une convention dédiée à l'étude critique du projet du Parti socialiste et du candidat du PS, en toute clarté: elle était retransmise sur la Chaîne parlementaire.
Les ténors de la majorité peuvent toujours adresser maintenant leurs premières observations en direction des media qui relaient assez peu....

Ce que la presse occulte autant que possible



Le Tulle gras


Le PS s'est mis lui-même la pression avec le second tour des primaires


Hollande, candidat "mou", selon Aubry...
Détestée de tous, la Ch'tite Brochen-Aubry n'a pas épargné le favori des sondages. Le camp Aubry n'a pas hésité à hausser le ton et à atteindre le niveau des injures: chassez le naturel, il revient au galop. Distrait un moment de leur cible privilégiée, les aubrystes se sont payé le bonhomme Hollande.
Martine Aubry, à la traîne dans les sondages à quatre jours de l'échéance du second tour, a réitéré ses attaques. "La gauche forte, c'est avoir le courage de mettre les banques au pas, de mener la transition écologique avec la sortie du nucléaire, de remettre la justice partout notamment dans les retraites, les salaires. Ça veut dire aussi une République nouvelle", a affirmé la Mère Tape-dur. Lorsqu'a circulé l'information selon laquelle la Ch'tite Brochen-Aubry s'était rendue dans la Creuse par avion, un pro-Hollande n'a pas hésité: " La gauche dure, c'est la gauche qui ne s'emmerde pas [et prend l'avion] pour faire 266 km"?

Hollande ne tient pas ses engagements
La maire de Lille a en outre accusé François Hollande de s'être déclaré prêt à inscrire dans la Constitution une "règle d'or" sur la réduction des déficits, comme souhaité par Nicolas Sarkozy." Toi, tu as dit 'oui' ", a-t-elle dénoncé, allant jusqu'à affirmer qu'elle dispose de documents qui le prouvent.

Hollande est influençable
L'amère Aubry a également estimé que son concurrent traîne des pieds sur l'interdiction du cumul des mandats. " Tu n'étais pas d'accord", a-t-elle accusé. "Je ne suis ni dans la gauche molle, ni dans la gauche dure, je suis dans la gauche solide et sincère", a-t-il estimé.

L'UMP, jusque-là discrète, s'est alors jugée autorisée à reprendre les critiques internes au PS
" C'est la victoire de la gauche molle ", a lancé dimanche Laurent Wauquiez.

Jean-François Copé a repris l'argument lors d'un point presse, lundi 17 octobre, mais pour mieux fustiger "la gauche réputée molle qu'est censé incarner François Hollande". Le patron de l'UMP estime que M. Hollande est "le champion du monde de l'ambiguïté sur tous les grands sujets" , et juge que "la gauche dite molle, c'est surtout l'inaptitude à prendre des décisions courageuses. Qu'est-ce qu'on dit de François Hollande ? On dit qu'il est habile, on ne dit jamais qu'il est courageux." Le patron de l'UMP a également jugé sur RTL que F. Hollande est " quelqu'un qui vogue à tous les vents ".

Claude Guéant, le ministre de l'Intérieur, a simplement rappelé que " Martine Aubry (...) décrit quelqu'un qui n'a pas d'épine dorsale, qui ne travaille pas ".

" C'est quelqu'un d'extrêmement prudent, assez orthodoxe, pas très audacieux, pas très transgressif ", a jugé lundi le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, sur France Inter.

L'anti-thèse du président de la République. "Prendre une décision courageuse, ajoute F Copé, c'est prendre une décision au risque d'être impopulaire si c'est pour le bien de notre pays."

Mais, pour autant, il faut aussi se méfier des velléitaires
Le "magicien" Hollande peut avoir un sursaut et Jean-François Copé ne donne pas dans la caricature. La gauche "molle [...] n'est en rien la gauche que certains diraient fréquentable pour tel ou tel membre de notre famille politique". En clair, le PS n'est pas seulement la gauche de F. Hollande: susceptible de tomber sous influence, Monsieur Dugenou peut se radicaliser "à l'insu de son plein gré'.
Dans l'entre-deux tours, des membres de la majorité avaient noté qu'Arnaud Montebourg, le "troisième homme", tient le candidat investi en otage avec ses 17% du premier tour.

L'UMP démonte le rêve de l'enchanteur Merlin socialiste

Elle reproche à François Hollande de n'être pas assez concret
: " Quand François Hollande (...) commence (...) par dire 'mon programme c'est de réenchanter le rêve français', on se dit que vraiment le projet PS est à côté de la plaque ", a lancé François Fillon, lundi 17 octobre sur France 2. Argument repris mardi matin sur Europe 1 par Xavier Betrand : "La France n'a pas besoin aujourd'hui d'un magicien, mais de quelqu'un de solide et courageux qui protège les Français."

Son bilan en Corrèze l'expose aux attaques
La mère de ses enfants, l'amère Royal, l'a déjà malmené durant la campagne socialiste, et le ministre Thierry Mariani" l'a eu belle de remonter les bretelles du corrézien, économiste parisien: " Quand je vois son expérience, quand je vois ses propositions et surtout quand je vois son bilan - le département le plus endetté de France -, je me dis que ce n'est certainement pas la meilleure solution dans quelques mois pour notre pays ".

Hollande "mal élu" et le PS divisé...
La 'victoire' de l'Ami Molette est relativisée par le parti présidentiel.
" Après des mois de campagne, il a réussi à rallier la majorité des électeurs de gauche mais ce n'est pas terrible franchement si l'on regarde le report de voix à l'issue du premier tour, il aurait dû faire quasiment 70 %, mais il fait 55,45 %" a calculé dimanche M. Mariani, tandis que Laurent Wauquiez parlait de "victoire à la Pyrrhus ".

En conséquence de cette "mal-élection", le parti socialiste est en fait totalement divisé.
Ils peuvent bien s'étreindre et s'embasser devant les caméras, les rancunes sont profondes, voire les haines. Le grand écart laisse des tensions. " Les socialistes ressortent de ces primaires en ayant un peu mal aux adducteurs. Qu'est-ce qui sort ? Trois tendances : la démondialisation de Montebourg, la gauche dure de Martine Aubry, la gauche molle de François Hollande ", décrypte Laurent Wauquiez, pour qui "les primaires ont dégagé un candidat mais pas de clarté".

Même avis pour François Fillon sur France 2 : " Les socialistes ne sont d'accord sur rien du tout [...] Il y a une large fourchette de Manuel Valls à Arnaud Montebourg. "
Avec le député de Saône-et-Loire, le parti présidentiel a de quoi fustiger. Dimanche 16 octobre, après avoir comparé Arnaud Montebourg aux "bolcheviks", Jean-François Copé dénonçait "les folies" de son programme, évoquant notamment la "spoliation" que constituerait "une tutelle publique sur les banques sans compensation". Et F. Copé d'estimer par ricochet, à propos de François Hollande, que "ses compromissions avec Montebourg sont particulièrement choquantes".

Hollande tente de se dégager du programme PS, un carcan.
Avec un PS divisé et irréconciliable, ainsi qu'avec un projet socialiste à configurer aux vues du camp Hollande, le député UMP des Alpes-Maritimes Eric Ciotti met en garde les Français: " sans ligne idéologique, il [François Hollande] est désormais le prisonnier de ses alliés contre nature ".

Car, comme l'affirme François Fillon, "le fond du sujet" n'est pas le candidat PS, "c'est le projet !"
Un projet qui sera l'objet de toutes les attentions de l'UMP durant sa convention "riposte". Objectif : dénoncer les "promesses folles" du PS. Jean-François Copé évoque ainsi les retraites, soulignant que " le PS est le seul parti socialiste en Europe à préconiser la baisse de l'âge de la retraite, François Hollande ayant finalement cautionné l'idée que l'on pourrait revenir à la retraite à 60 ans pour une partie de nos compatriotes".

Le talon d'Achille : la "fausse" vertu budgétaire affichée par les socialistes
" La vertu budgétaire, ce n'est pas l'aptitude à augmenter les impôts, c'est l'aptitude à baisser un certain nombre de dépenses improductives. Il n'y a pas une proposition de baisse de dépense chez M. Hollande mais 70 milliards de hausses d'impôts ", a-t-il affirmé. Le PS propose en fait de supprimer 70 milliards d'euros de niches fiscales.

Autre faiblesse, pointée cette fois par Roselyne Bachelot, dans son domaine, mardi 18 octobre sur Canal+ : la "politique sociale"qui serait la grande absente du projet socialiste, "alors que ce devrait être son coeur de cible". Et la ministre de juger également que " les bêtises que vont dire les socialistes vont aussi intervenir dans cette notation de la France" par les agences de notation.

CV de François Hollande

Sensibilité politique : plutôt ancré à la droite du PS

Parcours :
- Né le 12 août 1954
- 1974 : entrée à HEC - président du comité de soutien à François Mitterrand
- 1980 : diplômé de l'ENA
- 1981 : nommé conseiller de François Mitterrand pour les questions économiques
- 1983 : directeur de cabinet des porte-paroles du gouvernement Max Gallo et Roland Dumas
- 1988 : élu député de Tulle, Corrèze, avec 53% des suffrages
- 1994 : secrétaire national du PS pour les questions économiques
- 1995 : porte-parole du Parti socialiste
- 2001 : élu maire de Tulle
- 2006 : il renonce à ses ambitions présidentielles pour l'élection de 2007 et cède la place à sa compagne Ségolène Royal
- 2008 : Martine Aubry lui succède à la tête du PS et il est élu conseiller général de Corrèze
- 31 mars 2011 : il annonce sa candidature aux primaires du Parti socialiste
- 16 octobre 2011 : il remporte la primaire, avec 56% des voix face à Martine Aubry au second tour
- 22 octobre 2011 : François Hollande est investi officiellement par le parti à la Halle Freyssinet (Paris XIII).

Professions exercées : auditeur à la Cour des comptes, professeur d'économie.

En 2007, alors premier secrétaire du Parti socialiste, il s'était effacé devant sa concubine et n'avait pas porté sa candidature à l'Elysée, laissant la place à Marie-sEGOlène Royal.

Aucune expérience ministérielle.


jeudi 29 septembre 2011

Primaire socialiste: seuls nous intéressent les outsiders

Montebourg, Valls, et pis c’est tout, observe Causeur…

On n’ose imaginer la primaire sans ces deux-là


Dès le début, ça promettait. Je vous raconte tout : à 18 heures tapantes, j’étais encore dans mon auto, j’ai donc suivi les cinq premières minutes du débat sur Europe1, et si je sais téléphoner en conduisant, ouvrir une bouteille d’eau avec les dents ou dégager mon paquet de Gitanes de sa gangue de cellophane, je ne sais hélas pas prendre de notes au volant. Résultat, alors que les candidats étaient interrogés sur la première mesure qu’ils prendraient en cas d’élection à la magistrature suprême, j’ai dû retenir leur laïus de tête, tout en veillant à n’écraser personne de connu dans mon quartier.

Parlaient tout d’abord, par ordre d’apparition à l’écran Ségolène Royal, Martine Aubry, puis François Hollande. Eh bien, cinq minutes après, une fois arrivé chez moi, j’étais bien incapable de dire qui qu’avait dit quoi parmi ces trois-là. Excusez-moi les amis, je ne peux même pas vous dire ce que feraient Ségo, Martine et François, une fois installés dans le fauteuil de Nicolas – sauf à tricher en allant pomper sur les sites des voisins. Honnêtement, je ne crois pas que la honte soit pour moi. À preuve, je me souviens très distinctement du scénario spécial Jour J de Montebourg : mise sous tutelle des banques « pour garantir vos économies et leur interdire de spéculer avec votre argent » et loi contre l’évasion fiscale. Et n’allez pas croire que cette mémoire sélective soit liée au fait que je soutienne, et avec enthousiasme, la candidature Montebourg depuis ce printemps. Je me souviens tout aussi clairement du plan Valls, centré, lui sur les institutions : un « vrai Premier ministre », la revalorisation du parlement et interdire à l’exécutif d’intervenir dans les affaires de justice (suivez mon regard, Edgar).

Viennent ensuite les choses sérieuses, enfin disons un rien plus sérieuses que le droit au mourage dans la dignité, puisque le programme des festivités couvrait essentiellement les questions économiques et sociales avec, au dessert, un brin d’insécurité, d’immigration et d’affaires politico-judiciaires.

Pour aller vite, sur les questions liées à la Crise, tout le monde, sauf Valls, a bougé vers des politiques plus régulatrices, pour ne pas dire plus dirigistes, pour ne pas dire carrément étatistes. L’aggravation de la situation monétaire mondiale, y compris depuis le premier débat, a remis quelques pendules à l’heure et quand Barroso lui-même prend position pour la Taxe Tobin, chacun doit se repositionner. Mais cet aggiornamento des trois « gros » candidats se fait à la marge. Hollande saupoudre son programme de mesures interventionnistes, Aubry en fait un peu plus, et Ségo encore un peu plus. Parfois, celle-ci marque quasiment Arnaud à la culotte, comme par exemple sur les coopératives. Depuis le débat de France2, Ségo a perdu cinq points dans les sondages, qui sont allés direct dans les poches d’Arnaud. De là à penser que ceci explique cela…

Mais si les trois poids lourds ont mis de l’interventionnisme dans leurs playlists, ils l’auront fait au coup par coup, de ci de là, cahin-caha. Pas facile de démondialiser en restant dans les clous de Maastricht. Du coup, Montebourg n’a pas eu trop de mal à souligner les contradictions de ses trois petits camarades, à mettre en relief leur libre-échangisme inavoué et un rien honteux, et à leur donner des convulsions à chaque fois qu’il les provoque en osant carrément le mot « protectionnisme » en lieu et place de l’habituel euphémisme de « démondialisation». Son solo, Arnaud l’entonnera avec brio dans chacun des domaines abordés, notamment les hausses de salaires.

A contrario, ou plutôt en parallèle Valls, lui, maintient mordicus un cap social-libéral chimiquement pur. Justice sociale, certes, mais sans démagogie budgétaire ou orgie salariale : relance par l’offre, formation professionnelle, économie exportatrice, intégration européenne renforcée, etc. Pas ma tasse de thé à 100%, ceux qui me connaissent l’auront deviné, mais une cohérence inattaquable, servie par une fougue, une sincérité et une langue limpide, qui, pour les années à venir, renverront DSK au vestiaire bien plus sûrement que les suites de l’affaire que vous savez. Au passage, Manuel, qui défend l’idée d’une TVA sociale, répondra avec beaucoup de dignité et de fermeté à une attaque assez mesquine de mon homeboy Montebourg (« Vous dites pareil que Copé! »). A cet instant, Valls, très énervé, aurait pu sombrer dans la baston de cour d’école (et par exemple rétorquer que le protectionnisme était aussi revendiqué par une candidate pas vraiment socialiste). Au lieu de quoi Manuel expliquera, de façon assez solennelle, qu’il est de gauche quand il parle de TVA sociale, tout comme il reste de gauche quand il parle d’insécurité ou de laïcité : « Personne ici n’a le monopole de la gauche ». Arnaud Montebourg ne lui répondra pas. Il a eu raison.

De laïcité, on ne reparlera d’ailleurs pas, en revanche, on causera vers la fin du débat d’insécurité, d’immigration et d’affaires, sans que s’expriment, à mon avis de différences de fond, sauf sur l’affaire Guérini, où l’on a bien cru que Martine allait nous faire un collapsus en direct quand Montebourg a expliqué qu’on risquait d’avoir du mal à donner des leçons de morale à Sarkozy quand le patron du PS marseillais était poursuivi pour association de malfaiteurs.

A l’arrivée, donc, mon impression du premier débat se trouve renforcée : parmi les cinq prétendants sérieux, les deux petits nouveaux sont non seulement les seuls à faire des propositions simples (allez donc demander à votre voisin de palier ce qu’est exactement « le contrat de génération »), mais aussi les seuls à afficher une ligne directrice claire. Bien sûr, en l’état actuel des choses, et compte tenu de la pression, hélas bien réelle, des sondages, il y peu de chances que ces idées tranchées l’emportent chez les participants à la primaire. Quelles que soient leur attirance pour les idées de Manuel ou Arnaud, beaucoup préféreront, et c’est bien humain, jouer la sécurité, et assurer le coup en choisissant un candidat sans aspérités, et donc plus à même de rassembler les socialistes, la gauche et enfin les Français.

Raisonnement imparable ? Pas tout à fait, chers camarades. En 2007, la présidentielle n’a pas vraiment été gagnée par le candidat le plus lisse qui soit. Et en 2002, on se souvient comment s’est terminée l’ascension irrésistible du plus rigoureux, du plus gestionnaire, du plus responsable des candidats de gauche…

1.Il n’y aura pas trace dans ce papier de Jean-Michel Baylet, un peu comme dans le monde réel

dimanche 28 août 2011

Primaire socialiste : Qui finance la campagne de Martine Aubry ?


Sébastien Huyghe dénonce le bilan de la candidate-maire de Lille


La campagne hors campagne d'Aubry,
sur quel budget ?

À six semaines de la primaire du PS, elle n'a plus d'autre choix que de mener une campagne éclair. Distancée dans la compétition de la primaire, selon les sondages, par François Hollande, la maire de Lille veut désormais percer le mur médiatique pour relancer sa campagne.
Elle a commencé dimanche 21 août, au «20 heures» de TF1. Elle a annoncé son intention d'adresser «une lettre aux Français», intitulée « JE veux vous parler de la France » « Pour leur parler de la France et leur dire quelle présidente je veux être», a-t-elle expliqué.

Une lettre à TOUS les Français, mais qui paie ?

Officiellement, sa lettre ne serait en réalité imprimée qu'à un million d'exemplaires. « J'espère que la photocopieuse et surtout Internet marcheront», a-t-elle prétendu, en réponse aux critiques qui fusent en cette période de crise et de restrrictions budgétaires.
Pour reprendre la main, elle va ajouter à la déforestation, car ce ne sont pas moins de 8 pages qui seront à chaque fois diffusées, pour détailler des propositions dont la plupart sont déjà connues puisqu'elles reprennent souvent le projet du PS.

Son pari: la primaire se jouera dans les dernières semaines.
Dans les équipes des autres candidats, certains pronostiquent au contraire son effondrement.
Avant de passer à la trappe, elle aura fait beaucoup de mal à la France, aux Français et aux libertés.
La république lilloise de Mme Brochen-Aubry n'est pas irréprochable

VOIR et ENTENDRE l'élu de l'opposition à l'ancienne député du Nord et ex-premier secrétaire du PS, mais actuelle sexagénaire cumularde:
- maire de Lille (2001),
- présidente de l'Institut Pasteur de Lille, présidente du CHRU de Lille,
- présidente de la communauté urbaine de Lille (depuis 2008),
- présidente (2010) puis vice-présidente (2011) de l'Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai:


Sébastien Huyghe (1969) est le député UMP qui le 16 juin 2002 a effacé Martine Aubry (PS) du fief de gauche (Loos-Haubourdin-Seclin), pour deux législatures déjà.
Cet élu de l'UMP fait partie du groupe des Réformateurs. Il est Commissaire à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) depuis juillet 2007. Il est aussi vice-président de la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République de l'Assemblée nationale et préside le groupe d'étude sur les systèmes juridiques européens.

Sébastien Huyghe a présidé le groupe d'étude sur les transports intermodaux. Il a également été le rapporteur du projet de loi de réforme des successions et des libéralités, au sujet duquel il avait créé un blog.

Tête de liste aux municipales de Lille en mars 2008, il s'est désisté après les législatives de juin 2007 et a quitté le conseil municipal de Lille en 2009, pour se consacrer à sa circonscription.
Il s'investit également à l'Assemblée nationale sur les questions de justice. En 2011, notamment, il est nommé porte-parole du groupe UMP sur la réforme de la garde à vue puis rapporteur du projet de loi sur les "jurys populaires".

lundi 4 avril 2011

Le projet du PS tient en 20 propositions

Et voilà comment le PS compterait « redresser la France »

Le Parti socialiste présentera aujourd'hui son projet de société, treize mois avant la présidentielle de 2012.
Il suffit au Parti socialiste de vingt propositions phares sur l'éducation, la fiscalité, la santé et la politique industrielle «pour redresser la France». Un rendez-vous important pour Martine Aubry qui espère engranger les fruits de deux ans de travail en racolant des électeurs et en mettant ses concurrents socialistes dans l'embarras.

Les mesures déjà dévoilées :
Selon le JDD, qui publiait dimanche les grandes lignes de ce projet, l'équipe Aubry ferait face à la crise avec:

300.000 emplois d'avenir financés par le maintien de l'impôt sur la fortune (ISF) OU la suppression de l'exonération des heures supplémentaires,
banque publique d'investissement pour aider les PME,
parcours d'autonomie pour les jeunes,
égalité salariale hommes-femmes en 5 ans.
Le projet, qui fait la synthèse des propositions faites au cours des quatre conventions en 2010, prévoit aussi de plafonner les salaires des patrons d'entreprises où l'Etat est présent.

La veille, le Conseil politique qui réunit les plus hauts dirigeants du PS, planchait encore à « une mise en cohérence de ce qu'on a fait depuis deux ans et demi », faisait valoir Martine Aubry à quelques journalistes. « C'est un texte qui parle aux Français, à toute la gauche, à tous ceux qui attendent le changement. C'est un texte novateur sur le fond et sur la forme », assurait-elle également à un ...ami bavard, avant le Bureau national extraordinaire convoqué mardi à 9 heures. Le texte sera ensuite débattu et adopté samedi prochain en Conseil national, voté par les militants le 19 mai et adopté en Convention nationale le 28 mai.

Un contre-projet à la politique de Sarkozy

«C'est la première fois depuis 1981 qu'autant de temps est consacré par des gens très différents pour préparer le projet présidentiel», relève l'un de ses inspirateurs, le député Christian Paul, en référence aux intellectuels, chercheurs, syndicalistes socialistes sollicités. «En 2002 et 2007, nous avons perdu par défaut de projet de société inscrit dans un récit national», renchérit, lyrique, le rapporteur du texte Guillaume Bachelay pour qui la « réalité française aujourd'hui est marquée par le déclassement et la hantise de décrocher dans un contexte de mondialisation». Le projet sera « bien à gauche » et « moderne», selon Christian Paul, « clivant» par rapport à la droite, juge le porte-parole du parti Benoît Hamon, et une « forme de contre-pied à la politique de Sarkozy », pour Michel Sapin.

Ce projet comprend trois grands volets :
«le redressement de la France, de son poids et sa voix dans le monde»,
la construction d'une «société juste et une société du respect et du lien social»,
et enfin la réflexion sur les institutions et la justice et les pistes de la démocratie participative.

Le projet compte en outre deux documents :
l'un «d'une trentaine de pages» et l'autre «plus détaillé» sur quelque 80 pages.

La direction assure déjà que le texte est fait pour recueillir une large adhésion...Il se targue en effet d'avoir associé toutes les sensibilités du parti.
Pour le bolchevik Benoît Hamon, le projet socialiste, « à l'évidence, engage [ou lie] tous les candidats » qui concourront à la primaire.
Pour Martine Aubry, la candidate comploteuse, son adoption constitue également une étape importante depuis sa prise du pouvoir en 2008 et avant la primaire présidentielle. Une adhésion large la conforterait après la satisfaction du PS aux cantonales et malgré un congrès de Reims des plus douteux. Reste à savoir s'il convaincra les Français, jusqu'alors peu réceptifs, selon les sondages, à l'offre alternative représentée par le PS.

Les principales propositions du Parti socialiste

• Emploi/jeunesse :

- Créer 300.000 emplois d'avenir, nouvelle mouture des emplois-jeunes, «pour mettre le pied à l'étrier aux jeunes, rassurer les familles, rétablir la confiance et relancer l'économie», dans les domaines de l'innovation sociale et environnementale: tout ça ! Mais cette resucée des "emplois-jeunes de 1997 ne devrait pas rappeler que des bons souvenirs à Dominique Strauss-Kahn, le ministre des Finances du gouvernement Jospin d'alors;

- Limiter la précarité « en supprimant les exonérations de cotisations aux entreprises abusant des CDD et de l'interim »;

- Encadrer les stages « pendant les études pour qu'ils soient rémunérés correctement et les proscrire après, pour qu'ils ne se substituent pas aux vrais contrats de travail »;

- « Parcours d'autonomie » pour les jeunes en formation avec une allocation d'études sous condition de ressources;

- Établir l'égalité des salaires entre femmes et hommes en cinq ans.

• Éducation :

- Rapprochement des grandes écoles et l'université pour « de meilleures synergies »: proposition particulièrement innovante, puisque le processus est déjà engagé !

• Entreprises :

- Créer une « banque publique d'investissement », une usine à gaz regroupant les moyens de la Caisse des dépôts et consignations, d'Oseo, du Fonds stratégique d'investissement et de la banque postale, déclinée en fonds régionaux pour financer les PME innovantes et prendre des participations pour structurer les filières d'avenir: une centralisation déguisée;

- Moduler l'impôt sur les sociétés en fonction du réinvestissement des bénéfices. L'entreprise qui réinvestit intégralement ses bénéfices verra son taux d'impôt sur les sociétés baisser de 33% à 20%, c'est-à-dire un projet de l'UMP. Mesure neutre pour le budget de l'Etat, car en relèvant jusqu'à 40% leur taux d'impôt, le PS fera obligation aux entreprises de réduire leurs bénéfices distribués aux actionnaires sous forme de dividendes: de quoi dissuader les actionnaires d'investir en France.

• Discrimination :

- obligation du CV anonyme pour le jeune qui se battrait pour trouver un stage ou un travail: embauche à l'aveugle;

- interdictionses contrôles d'identité en rappelant qu'ils sont encadrés par la loi. Samedi, Martine Brochen-Aubry a évoqué l'obligation pour la police de délivrer une attestation de contrôle d'identité du jeune, victime de discrimination, pour que, selon elle, il ne soit plus contrôlé dix fois par jour par la police.

• Santé :

- Incitation, voire obligation, aux jeunes médecins de s'installer pendant deux ou trois ans à la campagne -ou dans les quartiers populaires abandonnés par les personnels de santé cambriolés et violentés- pour lutter contre les déserts médicaux: de quoi susciter des vocations ?

• Logement :

- Plan «massif» de construction de 150.000 logements sociaux par an: sans précision de la méthode...;

- Encadrer, donc bloquage des loyers à la relocation du parc privé et diminuer le coût du logement: un mesure de gel des constructions locatives.

• Fiscalité :

- Fusion Impôt sur le revenu-CSG pour créer un grand impôt progressif prélevé à la source: une mesure accablant les classes moyennes;

- Limitation des écarts de rémunérations de 1 à 20 dans les entreprises dans lesquelles l'Etat a une participation (EDF, Areva..): une incitation à la délocalisation des patrons à l'étranger.

• Énergie :

- Nouveau mix énergétique avec rattrapage du développement des énergies renouvelables pour sortir du tout nucléaire et du tout pétrole en 30 ou 40 ans: un geste de siphonage de l'électorat d'Europe Ecologie-les Verts.

• Services publics :

- Recrutement de gendarmes et de policiers (10.000 en cinq ans), de magistrats et de greffiers: une mesure de relance de la dette publique.


La Commission européenne devrait logiquement émettre de sévères réserves...

dimanche 30 janvier 2011

Calendrier PS: Aubry avance pas à pas et balise son parcours

Martine Aubry tente de politiser le scrutin de mars

Aubry néglige le PS mais se mêle de l'UMP !

Devant les secrétaires de section du PS réunis dimanche à Paris, le premier secrétaire a accusé l'UMP de vouloir «zapper» les élections cantonales.

Martine Aubry colle aux dates­ socialistes de l'agenda électoral. 20 et 27 mars 2011 : élections cantonales. Au PS, c'est pour sa chef le premier pas de l'année pour espérer mettre le parti en ordre de bataille pour 2012. Alors, dimanche, au Palais des congrès à Paris, devant quelque 1500 secrétaires de section, elle a tenté de politiser le scrutin. Que ne ferait-elle pas pour ne pas parler du PS.

A celle qui n'entre pas dans les élections, l'UMP donne l'impression d'y aller à reculons !
«Le seul point sur lequel Fillon et Copé sont d'accord, c'est pour dire que cette élection, il ne faut pas s'en occuper», a lancé Aubry. Au contraire, mais ça la regarde, elle veut lui donner un écho national et une portée qui va bien au-delà des seuls enjeux locaux. Il n'est portant pas banal que les cantonales mettent ainsi en transes.

«Le changement en 2012 se prépare en 2011. Oui, c'est une élection politique, et c'est bien ce qui gêne l'UMP. Leur rêve serait même que cette élection n'ait pas lieu. Ils essayent de la zapper.» Mais qu'elle nous dise donc plutôt quel est le sien !

Bizarrement, bien que la participation y soit traditionnellement très faible, le PS voudrait faire un test de ce scrutin, car elle a visiblement besoin de se conforter : en confirmant le résultat des régionales de 2010, elle réaffirmerait sa place au centre de gravité de la gauche.

C'est dire qu'elle se sent en état de faiblesse !

Des cantonales dépendent par ailleurs les rapports de domination -ou de subordination- que le PS aura avec ses autres partenaires, notamment les Verts.

Martine Aubry l'a aussi rappelé, dans la perspective de 2012, l'union des forces de gauche est la « condition sine qua non » de la victoire. « Le rassemblement de la gauche et des écologistes, ce n'est pas une formule rituelle pour les discours, c'est le talisman de l'alternance », a-t-elle assuré.

La hantise d'un remake de 2002
Dans les travées du Palais des congrès, François Hollande approuve. Pour l'ancien premier secrétaire du PS, le risque d'un nouveau « 21 avril » existe bel et bien. « Cela s'est déjà produit, je n'écarte rien, a-t-il dit. Ce qu'il faut préparer, c'est un nouveau 10 mai 1981», jour de l'élection de François Mitterrand à l'Élysée.

Le PS fait ses comptes prévisionnels

Pour les cantonales, les socialistes espèrent « franchir la barre d'une soixantaine de départements », alors qu'ils en possèdent aujourd'hui 58. Ils nourrissent l'espoir de remporter les Hautes-Alpes, l'Aveyron, la Côte-d'Or, les Pyrénées-Atlantiques, la Loire, le Jura, la Vienne et la Sarthe.
Pas un mot en revanche sur les départements qu'ils redoutent de perdre.
François Hollande, président du Conseil général de Corrèze, a admis que son éventuelle candidature aux primaires est subordonnée au "verdict des électeurs" corréziens, qui décideront en mars de sa reconduction ou non à la tête du département.

Après les cantonales, le PS passera ensuite à la finalisation de son projet pour mai 2012
«Ce projet sera la colonne vertébrale du programme de notre candidat. Quand on est candidat aux élections présidentielles du Parti socialiste, on défend le projet du Parti socialiste », a prévenu Martine Aubry. Pas question donc pour les candidats aux primaires de trop s'écarter de la voie officielle du parti, comme Manuel Valls l'a fait début janvier en proposant de « déverrouiller les 35 heures ».

Viendra ensuite le temps des primaires
La journée de dimanche visait aussi à mobiliser les secrétaires de section pour l'organisation de ce scrutin imité de l'étranger.

Rue de Solférino, on se croirait en Côte-d'Ivoire...
C'est mercredi que Martine Aubry dévoilera les noms des trois membres de la « haute autorité » chargée de veiller à son bon déroulement et qui sera responsable devant le conseil politique du PS, groupe restreint qui réunit les principales personnalités du parti. «Tout le monde vient», a précisé Aubry en aparté. Sa Cynique Majesté Royal ne peut donc plus se défiler: elle devra affronter tous ceux et celles qu'elle méprise souverainement ou déteste cordialement, telle le premier secrétaire qui sera l'hôtesse et non plus sur le terrain adverse, en Poitou-Charentes.

Sur le sujet de l'absence de propositions du PS, Martine Aubry s'est dressée sur ses ergots dardant un bec acéré aussi bien sur son aile droite vers Jean-François Copé, qualifiant ses doutes de dimanche « ou de malveillance ou d'inattention », que sur son aile gauche vers la chimérique coquecigrue Royal du marais poitevin qui, la semaine dernière sur France 2, avait pareillement déploré que le PS n'ait « pas de projet »…