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mercredi 1 janvier 2020

Tout le bien que Macron nous promet à compter du 1er janvier 2020

Hausses du prix du timbre et des voitures-radar, mais aucun coup de pouce à la hausse automatique du SMIC…

La presse nous embrouille sur la "hausse" du SMIC


L'infox n'est pas issue des réseaux sociaux : la "hausse" du SMIC n'est pas une rallonge ! Et en plus (!), sa revalorisation automatique au 1er janvier ne devrait être que de 1,54%, et non de 1,8%, malgré les espoirs donnés par le gouvernement ces dernières semaines: c'est la faute à un net ralentissement de l'inflation en novembre... Imaginez donc un court instant que la valeur du point de pension de retraite soit pareillement indexée sur cette inflation... Le président du groupe d'experts sur le Smic, Gilbert Cette, a expliqué quant à lui que la hausse serait réduite à 1,5%, selon lui "en raison de la chute des prix du pétrole". Quel que soit le motif - et il ne sont pas d'accord sur celui à invoquer - c'est 0,3 % de moins qu'envisagé jusqu'ici. 
Le banquier Macron s'en tient à la revalorisation automatique, sans le coup de pouce prévu et promis à plusieurs reprises : a-t-il mentionné ce coup dur de plus  lors de ses voeux mensongers du 31 décembre ? Concrètement, le Smic horaire passera de 9,88 à 10,03 euros brut et le Smic mensuel de 1.498,47 à 1.521,56 euros brut (pour 151,67 heures de travail). C'est bon à prendre par les "gens qui ne sont rien" comme le disent les élus de la majorité présidentielle.

Chaque année, au 1er janvier, le salaire minimum de croissance (Smic) bénéficie d'une hausse mécanique, calculée selon deux critères: l'inflation constatée pour les 20% de ménages aux plus faibles revenus et la moitié du gain de pouvoir d'achat du salaire horaire de base ouvrier et employé (SHBOE). Mais la hausse des prix à la consommation a ralenti à 1,9% en novembre sur un an après avoir atteint 2,2% en octobre, sous l'effet de la baisse des prix de l'énergie "dans le sillage des cours du pétrole", selon l'Insee, qui a publié ce chiffre jeudi matin. Au final, le calcul a été effectué sur le mois le plus défavorable...
Autre arnaque, 
Macron avait promis que les salariés au SMIC gagneraient 100 euros net de plus en 2019, mais sans que cela coûte un euro à l'employeur. Mais le gouvernement et sa majorité peinent à traduire cet engagement présidentiel, qui passera principalement par une revalorisation de la prime d'activité (complément de revenu attribué aux personnes dont le salaire est modeste et qui fusionne le RSA activité et la prime pour l'emploi).
Le SMIC avait augmenté de 1,5% au 1er janvier 2019). 

Prix du timbre

Les tarifs du courrier augmenteront environ de... 4,7%. Le prix du timbre vert passe de 0,88 euro à 0,97 euro tandis que le timbre rouge passe de 1,05 euro à 1,16 euro. La Poste propose aussi un service de vente en ligne de timbres à imprimer chez soi, qui permet d’avoir une remise de 3 centimes par rapport au tarifs publics classiques. Reste à charge : le papier et l'encre, mais aussi la colle.

Tarifs réglementés du gaz

Au 1er janvier 2020, les tarifs réglementés hors taxe d’Engie baissent de 0,9% par rapport au barème en vigueur applicable depuis le 1er décembre 2019. Cette baisse est de 0,2% pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 0,5% pour ceux qui ont un double usage, cuisson et eau chaude, et de 1% pour les foyers qui se chauffent au gaz.

Ce schéma de l'évolution du prix des énergies entre 2007 et décembre 2019 refroidira les esprits que la presse macronienne réussirait à emballer:

Prix des cigarettes

Une nouvelle hausse - qualifiée de légère - portera le prix du paquet de 20 cigarettes à 9,10 euros ou 9,20 euros (Lucky Strike et Winfield). Certaines marques sont également concernées pour les cigares et cigarillos.
Résultat de recherche d'images pour "part taxes dans prix cigarettes"Le ministère des Solidarités et de la Santé souhaite aboutir à terme à un paquet de cigarettes à 10 euros. C'est déjà le cas du paquet de Gitanes (10,50 euros) et du paquet de Gitanes brunes (10 euros).

Deux autres augmentations sont programmées, dans le cadre du budget 2020. 
La première doit intervenir en mars 2020 (50 centimes supplémentaires). En novembre 2020 interviendra la dernière hausse du prix du tabac (40 centimes supplémentaires). 
Agnès Buzyn ne pense qu'à notre santé... (schéma ci-contre)

Alors qu'on sait qu'elles sont destinées aux fumeurs, à noter qu'
à Rennes, les terrasses chauffées des cafés et restaurants sont désormais interdites. Paris, Bordeaux et Grenoble envisagent de suivre l'exemple. A Toulouse aussi ?

Tarifs des taxis

Un arrêté publié au JO le 24 décembre dernier a fixé les tarifs des taxis applicables pour l'année 2020. En moyenne, le prix d'une course augmentera de 2% par rapport à 2019.

Il faudra également débourser quelques euros de plus pour se rendre aux aéroports parisiens. Comptez 53 euros (50 euros en 2019) pour l'aéroport Paris-Charles de Gaulle depuis la rive droite et 58 euros depuis la rive gauche (55 euros) en 2019. Pour Orly, les prix seront de 37 euros depuis la rive droite et 32 euros depuis la rive gauche (35 et 30 euros jusqu'à présent). 

Impôts

Impôt sur le revenu
Le Budget 2020 prévoit une baisse des impôts de 9,3 milliards d'euros pour les ménages, dont une réduction de 5 milliards d'euros de l'impôt sur le revenu pour soutenir le pouvoir d'achat des Français. La première tranche imposable sera abaissée de 14 à 11%, tandis que le reste du barème sera ajusté afin que les ménages relevant des tranches les plus élevées (41 et 45%) ne soient pas concernés par ce coup de pouce.
Le gain annoncé devrait être en moyenne de 350 euros par an pour les contribuables de la première tranche mais de seulement 180 euros pour ceux de la deuxième, soit 15 euros par mois.

Prélèvement à la source pour les salariés à domicile. A partir de janvier 2020, la réforme du prélèvement à la source s’appliquera également sur la rémunération versée aux salariés à domicile. Selon une étude du site de mise en relation avec des baby-sitters, Youpies, plus de 3,5 millions de foyers français sont concernés.
"Concrètement, les employeurs devront opérer une retenue sur le salaire des personnes qu’ils emploient, et pour cela anticiper leur déclaration auprès de Pajemploi et du Cesu", prévient le site. "Les employeurs continueront de calculer le montant des cotisations sociales dues, auquel s’ajoutera dorénavant le montant de l’impôt à retenir à la source. Il devra alors verser un salaire 'super net', c’est-à-dire amputé de l’impôt à la source". A vos calculettes...
Le Cesu ou Pajemploi prélèvera directement sur le compte bancaire de l’employeur le montant des cotisations (comme aujourd’hui) et l’impôt dû par le salarié pour les reverser aux services concernés: l’Urssaf et les Finances publiques. Selon l’étude Yoopies, seuls 54 % des employeurs sont au courant…

Payer les impôts chez son buraliste. Les contribuables français pourront payer leurs impôts chez leur buraliste. Afin d’éviter tout problème, le dispositif va être testé dans 18 départements à partir du 1er janvier 2020 avant d’être étendu cet été à tout le territoire.

Emploi

Assurance chômage: bonus-malus pour les CDD.
Un système de bonus-malus sur les contrats courts va être mis en œuvre le 1er janvier 2020 dans sept secteurs dont l'hébergement, la restauration ou encore l'agroalimentaire. Alors que 90% des recrutements se font en contrats courts, le gouvernement veut inciter les employeurs à proposer davantage de contrats longs. A la fin de leur contrat, plus le nombre de salariés à s'inscrire à Pôle emploi sera élevé, plus l'entreprise se verra attribuer un malus. A l'inverse, plus une entreprise fera des efforts d'emploi, plus ses cotisations baisseront. Ces dernières, aujourd'hui fixées à 4,05%, varieront pour ces secteurs entre 3% et 5%. Seules les entreprises de plus de 11 salariés seront concernées.

Concernant les CDD d'usage, le premier ministre a évoqué "une contribution forfaitaire de quelques euros, afin de favoriser l’allongement de ces contrats". Celle-ci sera de 10 euros peu importe la durée du contrat.

"Une solution à 30 jours" chez Pôle emploi.
A compter du 1er janvier, "pour chaque offre d'emploi confiée [apportée] à Pôle emploi et non satisfaite au plus tard au bout de 30 jours, Pôle emploi s'engage à partager avec le recruteur un diagnostic sur son besoin de recrutement, proposer une solution adaptée pour répondre à son besoin et s'engager sur un délai", explique le ministère du Travail.

Emplois francs.
Aide financière pour les employeurs qui recrutent des demandeurs d'emploi résidant dans les quartiers prioritaires de la Politique de la ville, l'emploi franc pourra être cumulé avec les aides attachées aux contrats de professionnalisation.

Formation.
L'organisation de la formation professionnelle évolue en 2020. 
La gestion du financement du compte personnel de formation est transférée entièrement à la Caisse des dépôts. 
En matière d'apprentissage, le système bascule sur un financement au coût contrat. En clair, chaque contrat d'apprentissage bénéficie d'un financement fixé par les branches ou France compétences, connu par les CFA et stable pour deux ans, sans limite de volume.

Logement

Le paiement des charges de copropriété différé pour les achats de logement HLM. L’ordonnance du 8 mai 2019 devient effective: elle prévoit de ne pas faire porter immédiatement l’ensemble des charges de copropriété sur le nouveau propriétaire d’un logement HLM. Il sera ainsi possible d’inclure, dans les contrats de vente d’un logement HLM, une clause différant le transfert de propriété pour l’acquéreur de sa quote-part sur les parties communes pour une période de moins de 10 ans.
"L’acheteur peut ainsi se familiariser avec le régime juridique de la copropriété, tout en échappant à certaines de ses contraintes, notamment financières. L’organisme HLM assurera, durant cette période, la gestion des parties communes de l’immeuble sans appliquer les règles relatives à la copropriété, en assumant seul la charge financière des gros travaux de l’immeuble", détaille l’Etat.

Environnement

Interdiction de certains produits plastiques. 
Dès le 1er janvier 2020, l'interdiction du plastique sera étendue à de nouveaux produits à usage unique. Sont notamment concernés les pailles, couverts, piques à steak, couvercles à verre jetables, plateaux-repas, pots à glace, saladiers, boîtes et bâtonnets mélangeurs pour boissons Les stocks pourront être écoulés pendant 6 mois.

Santé

Plafond de la sécurité sociale.
A partir du 1er janvier 2020, le plafond de la sécurité sociale est revalorisé. Il est porté à 3428 euros en valeur mensuelle (contre 3377 euros en 2019) et 189 euros en valeur journalière (contre 186 euros en 2019). Ce plafond est utilisé pour le calcul du montant maximal de certaines prestations sociales: indemnités journalières pour maladie, accident du travail, maternité, paternité, pensions d'invalidité, pensions d'assurance vieillesse du régime général.

Mise en place définitive de la Sécurité sociale des indépendants.
Depuis le 1er janvier 2018, la protection sociale des indépendants n'est plus gérée par le régime social des indépendants (RSI), mais a été confiée au régime général de la Sécurité sociale. La mise en œuvre de cette nouvelle organisation était progressive depuis 2018. A compter de 2020, tous les indépendants disposeront d'un guichet unique pour chacune de leurs prestations.

Remboursement des prothèses dentaires et lunettes.
Le décret "100 % santé" va être appliqué en janvier. Les dispositions concerneront les contrats souscrits ou renouvelés à compter du 1er janvier 2020 pour les lunettes et les prothèses dentaires et à partir du 1er janvier 2021 pour les aides auditives. Le décret fixe des montants de prise en charge qui varient en fonction du type de correction prescrit (jusqu'à 800 euros pour des verres progressifs) avec, pour les montures, un remboursement maximal de 100 euros dans tous les cas.
Ces garanties seront limitées à une paire de lunettes par période de 2 ans sauf pour les enfants de moins de 16 ans et en cas d'évolution de la vue.

Angine: le test de diagnostic rapide vendu en pharmacie remboursé.
En 2020, les Tests rapides d’orientation diagnostique (Trod) de l’angine réalisés en pharmacie seront remboursés. Une décision censée renforcer la lutte contre le mésusage de certains médicaments, en particulier les antibiotiques.

Déremboursement partiel de l'homéopathie.
Remboursés jusqu'ici à 30%, les produits homéopathiques pris en charge par la sécurité sociale ne le seront plus qu'à 15% à partir de ce mercredi, prélude à un déremboursement total en 2021. Cette décision, scellée par plusieurs arrêtés pris en octobre et novembre sous la pression des laboratoires pharmaceutiques auxquels est liée la ministre Buzyn, avait été annoncée le 9 juillet par le ministère de la Santé, au terme d'une longue polémique sur le lobbying. Ce non-remborsement frappe quelque 1.200 produits homéopathiques, dont certains bien connus des Français, comme l'Allium cepa, souverain contre le rhume et la grippe ou le Gelsemium (censé lutter contre l'anxiété engendrée notamment par la réforme Macron des retraites).

Interdiction de certains additifs alimentaires.
Suite à un arrêté conjoint des ministres de l'Économie et des Finances et de la Transition écologique et solidaire, le dioxyde de titane (E1741) est interdit dans les denrées alimentaires. Cet additif est notamment utilisé comme colorant et opacifiant dans certains chewing-gums, plats préparés, bonbons et sauces. Egalement contenu dans la plupart de nos dentifrices.

Transports

Permis à 1 euro.
A partir du 1er janvier 2020 (et au plus tard au 1er mars 2020), le dispositif du "permis à 1 € par jour" sera uniquement accessible aux écoles de conduite et aux associations disposant du label "qualité des formations au sein des écoles de conduite". Ce prêt à taux zéro s'adresse aux jeunes (et adultes) de 15 à 25 ans pour les aider à financer l’obtention de leur permis de conduire (catégorie A1, A2 ou B).
Il sert uniquement au financement d'une formation initiale et, en cas d'échec à l'épreuve pratique, au financement d'une formation complémentaire. Pour une formation initiale, son montant est de 1200 euros maximum, 300 euros pour une formation complémentaire.

Voitures-radar.
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Véhicule d'électeur LREM
Après une mise en service en avril 2018 des premières voitures-radar en Normandie, ce dispositif géré par des opérateurs privés va être étendu aux régions Bretagne, Pays de la Loire et Centre-Val de Loire à partir de janvier 2020. Il concernera 60 véhicules banalisés (19 en Bretagne, 20 en Pays de la Loire et 21 en Centre-Val de Loire) qui circuleront 6 heures par jour, 7 jours sur 7 et à n'importe quelle heure.
Le conducteur de la voiture-radar n'aura aucune indication concernant le constat d'infractions qu'il aura favorisé (il ne saura ni quel véhicule aura été photographié, ni combien d'infractions), le flash fonctionnant de façon totalement invisible avec un dispositif infrarouge.

Entreprises

Marchés publics.
Le seuil à partir duquel les administrations publiques devront recourir à un appel d'offres pour réaliser un achat sans formalité passera de 25.000 à 40.000 euros HT. En deçà de ce plafond, les élus locaux pourront donc se contenter d'accords de gré à gré.

Facturation électronique obligatoire pour les TPE.
Dans le cadre de marchés publics, la facturation dématérialisée est obligatoire pour les grandes entreprises (plus de 5 000 salariés) depuis le 1er janvier 2017 et pour les entreprises de taille intermédiaire (250 à 5.000 salariés) depuis le 1er janvier 2018. Cette obligation a été étendue aux petites et moyennes entreprises (10 à 250 salariés) depuis le 1er janvier 2019 et s'appliquera au 1er janvier 2020 aux très petites entreprises (moins de 10 salariés).

Seuils d'effectifs des entreprises.
Les seuils d'effectifs des entreprises seront regroupés sur 3 niveaux: 11, 50, 250 salariés. Par ailleurs, à partir du 1er janvier 2020, la loi modifie également le seuil des effectifs des entreprises implantées en zone franche urbaine (ZFU) voulant bénéficier de l'exonération de l'impôt sur les bénéfices. Le nombre de salariés passe à 49 maximum (et non plus 50) pour les activités créées depuis le 1er janvier 2019.

Comité social et économique.
Toutes les entreprises d'au moins 11 salariés devront avoir mis en place leur comité social et économique en 2020. Celui-ci a pour but de simplifier la représentation du personnel en remplaçant les instances représentatives du personnel qu'étaient les délégués du personnel, le comité d'entreprise et le comité d'hygiène, santé et conditions de travail (CHSCT).

Intégration de la déclaration obligatoire d'un travailleur handicapé dans la DSN.
La Déclaration obligatoire d'emploi d'un travailleur handicapé devra être intégrée dans la Déclaration sociale nominative (DSN), permettant une déclaration annuelle automatique (DOETH), et non plus sur papier comme jusqu'à maintenant, "afin de faciliter les démarches des employeurs", explique le ministère de l’Economie.

Aide à la création et à la reprise d'entreprises (ACRE).
Concernant l'ACRE, les micro-entreprises créées avant le 1er janvier 2020 conserveront un taux d'exonération de cotisations sociales de 75% leur première année d'activité mais verront cette exonération réduite les deuxième et troisième années à 25 puis 10%.

Quant aux micro-entreprises créées après le 1er janvier 2020, l'éligibilité de l'ACRE devient soumise à condition pour cibler les jeunes, demandeurs d'emploi et autres bénéficiaires de minima sociaux. L'exonération de cotisations sociales est ainsi réduite à la seule première année d'activité et son taux porté à 50%. Le bénéfice de cette exonération est étendu aux conjoints et collaborateurs des travailleurs indépendants.

lundi 24 juin 2019

Assurance-chômage la réforme qui réussit à hérisser même la CFDT

"Tout est problématique dans la réforme de l'assurance chômage," déplorent les réformistes de la CFDT

"On va passer d’un système d’indemnisation à un système d’accroissement de la pauvreté", met en garde Laurent Berger
Laurent Berger au siège de la CFDT, à Paris, jeudi:
il cire merveilleusement ses chaussures. Lui-même ?

Le secrétaire général de la CFDT dénonce le contenu de la réforme de l’assurance chômage dévoilée mardi. Et elle avait réussi à mettre en fureur le réformiste lors de sa présentation à Matignon.  A chaud, il s’était indigné contre un projet "profondément injuste". Deux jours plus tard, il a convoqué Libé au siège du syndicat pour revenir sur cette réforme qu’il jugeait toujours "extrêmement dure".

Votre colère concernant cette réforme est-elle toujours intacte ?

C’est une vraie colère. Quand j’étais conseiller en insertion professionnelle, j’ai trop vu de gens précaires pour feindre. Là, si je suis particulièrement en colère, c’est que
cette réforme n’a qu’un objectif budgétaire. L’essentiel des 3,5 milliards d’économie va se faire sur le dos des chômeurs. Elle repose sur l’idée fausse que s’ils le voulaient vraiment, les chômeurs retrouveraient du boulot. Or, toutes les études montrent que les abus ne dépassent jamais 15% des demandeurs d’emploi. On fait quoi pour les 85% d’autres? On fait payer à tous les conditions d’indemnisation.

Qu’est-ce qui pose problème dans cette réforme ?

Tout, à l’exception des dispositifs d’accompagnement, est problématique. Prenons les conditions d’accès à l’assurance chômage : elles passent à six mois au lieu de quatre auparavant. C’est une mesure purement budgétaire qui va toucher les jeunes et les contrats courts. Ça représente 240.000 personnes qui n’auront pas droit à l’indemnisation. Ils sont en train de créer des trappes à pauvreté. On va passer d’un système d’indemnisation chômage à un système d’accroissement de la pauvreté.

Quelle réforme auriez-vous souhaité ?

Mais il n’y avait pas besoin d’une réforme de l’assurance chômage, on l’avait faite en 2016 ! On avait alors fait 800 millions d’économies. On a toujours respecté nos engagements de gestionnaires, mais jamais en tapant sur les chômeurs.

Le gouvernement a aussi introduit le bonus-malus que vous défendiez depuis longtemps. Mais seulement dans sept secteurs d’activité. 

Vous êtes-vous senti trompé ?

En l’état, le dispositif est totalement insuffisant. On réclamait une mesure de responsabilité des entreprises mais le patronat a refusé de négocier. Donc on a dit au ministère du Travail : c’est bonus-malus pour tout le monde. Or, il ne va concerner que 34% des contrats courts. Dans son livre Révolution, Emmanuel Macron promet le "bonus-malus pour tout le monde" et "pas de dégressivité". La promesse n’a pas été respectée.

Aujourd’hui, cette mesure est pourtant présentée comme celle qui équilibre la réforme…

Au Pôle Emploi de Clichy-Sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le 17 avril 2018.
Le gouvernement met en avant la nécessaire transition écologique et la justice sociale. Or, les premières mesures après le discours de politique générale, ce sont ces mesures injustes sur l’assurance chômage. Donc oui, c’est difficile pour nous de combattre ce double discours…
Comment contester cette réforme désormais ?

Dans les conclusions du grand débat, 53% des gens pensaient que pour réduire les dépenses publiques, il fallait toucher aux allocations sociales. Donc, je ne vais pas faire rêver à un grand soir. D’autres le feront, pas moi. On va organiser, le 25 juin, un rassemblement devant le ministère du Travail avec l’Unsa, la CFTC, la CGC, la Fage et des associations de lutte contre la pauvreté et l’exclusion. C’est symbolique, c’est pour dire : on n’est pas dupe. A chaque fois qu’une décision sera injuste, la CFDT sera là pour le dire. Et, selon les sujets, on se mobilisera. Mais la mobilisation revêt des formes différentes, selon la capacité de construire le rapport de forces.

A aucun moment vous n’avez envisagé une action commune avec, notamment, la CGT ?

La CGT va manifester devant l’Unédic, qui gère le système d’assurance chômage, le 26 juin. Elle se trompe de cible. Rappelons quand même qu’ils n’ont jamais signé un accord sur l’assurance chômage et ont toujours considéré que c’était à l’Etat de faire. Eh bien voilà, c’est la fin de l’histoire : l’Etat gère. Et il le fait comme il l’entend… et c’est moins en faveur des demandeurs d’emplois que les compromis passés entre partenaires sociaux.

Il n’y a donc plus de marge de manœuvre ?

Dans une agence Pôle Emploi à Montpellier (Hérault).Hélas, je ne crois pas. Il y aura un décret dans l’été. Je pourrais vous dire qu’on va mettre demain 3 millions de personnes dans les rues, mais ça ne serait pas vrai, ne rêvons pas. Vous n’avez jamais assisté à des dîners avec des amis où certains parlent de "celui qui abuse" ? C’est tellement ancré. C’est pour ça qu’on n’arrive pas à mobiliser sur cette question des chômeurs. C’est dangereux, je suis persuadé qu’une société s’élève quand elle s’occupe de ceux qui sont le plus en difficulté et leur permet de s’en sortir. 

Que faire, alors ?

Il faut incarner davantage. On veut rendre visibles les demandeurs d’emploi, parce que cette réforme n’est pas du tout à hauteur de femmes et d’hommes. Nous voulons permettre aux chômeurs de s’exprimer. Cela peut avoir de la puissance de dire "voilà ce que cette réforme va produire". C’est aussi un des engagements du "Pacte du pouvoir de vivre" que nous défendons : évaluer les politiques publiques à l’aune de leur effet sur les 10% les plus pauvres de notre pays. Nous ne sommes pas découragés.

Pour les précaires, ça reste difficile de se mobiliser. Les syndicats en font-ils suffisamment ?

La CFDT a en son sein beaucoup de chômeurs. Mais nous n’organisons pas spécifiquement les demandeurs d’emploi car le chômage est, normalement, une situation passagère. Dans les accords successifs de l’assurance chômage, la CFDT a toujours porté la voix des plus précaires.

Et pour les travailleurs précaires justement, les abonnés aux CDD ?

Nous nous en occupons de plus en plus dans les entreprises. Avec la mise en place du comité social et économique, la nouvelle instance représentative du personnel, les salariés de la sous-traitance peuvent compter dans l’effectif des entreprises. Dans les boîtes, les élus portent désormais les préoccupations de ces travailleurs du nettoyage, du gardiennage. D’autres équipes syndicales font du gros boulot sur la titularisation des intérimaires, en allant parfois en justice. Si le syndicalisme ne s’intéresse pas encore plus à ces publics précaires, il sera en faute, il perdra une partie de sa raison d’être.

Cet individualisme rampant n’offre-t-il pas un boulevard au gouvernement pour faire exploser la protection sociale ?

Quand le consentement à la solidarité recule, c’est l’individualisme qui progresse. Et ça offre un boulevard à tous ceux qui pensent que la protection sociale devrait être un filet minimal de sécurité. C’est l’inverse de la philosophie de 1945, à savoir l’idée que chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins.

Si la protection sociale est en danger, cela veut dire que sur la réforme des retraites vos inquiétudes sont grandes ?

Le 7 mars 2018, à Paris, sur le stand de Pôle Emploi au Forum Emploi Senior.
Non, parce que sur ce dossier il y a eu une concertation. Si le gouvernement a la même logique à l’égard de nos propositions que sur ce précédent dossier, c’est-à-dire d’en avoir rien à faire, évidemment, nous serons en opposition. Mais nous ne serons pas de ceux qui diront que tout est à jeter et qu’il faut déjà faire des mobilisations sur une réforme dont on ne connaît même pas le début.

Une des dernières grandes mobilisations syndicales portait sur les retraites. C’était en 2010…

C’est aussi le dernier grand échec syndical. La réforme est passée malgré la mobilisation, et il y a eu beaucoup de perte pour le syndicalisme. Par contre, en 2013, sans aller dans la rue, nous avons obtenu l’instauration du compte de la pénibilité. La mobilisation syndicale ne se résume pas à des cortèges.

Cette réforme a-t-elle été prise par des gens hors sol ?

En tout cas elle est hors réalité quotidienne vécue par ceux qui subissent la précarité. Chaque semaine, je vais au moins une fois sur le terrain [en souliers vernis] pour discuter avec les militants dans les entreprises. Un certain nombre d’éditorialistes mais aussi d’acteurs politiques devraient le faire plus souvent.

A force, face à ces réformes qui se font sans prendre en compte l’avis des syndicats, vous n’êtes pas déçu ?

Les militants d’entreprise ne choisissent pas leur patron. C’est la même chose avec un gouvernement… C’est vrai que cela faisait au moins cinq ou six ans que je n’avais pas autant eu les nerfs. Mardi, j’avais la boule au ventre, car je sais qui sont les chômeurs qui seront touchés, je les connais. Evidemment, on est tenté de se dire que face à des gens qui ne comprennent pas les réalités, cela ne sert à rien de se battre. Mais on a choisi d’être militants. Parfois on prend des coups, mais on doit continuer de se battre. Et tant qu’on pourra discuter, on discutera. 

mercredi 7 juin 2017

Loi travail 2: la ministre du Travail se défend d'avoir un "plan caché"

Concertation floue, puis ordonnances imposées: pas de quoi s'inquiéter !

Aucune base officielle à la concertation avec le gouvernement, son 
projet viendra après... 

"Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup" (Martine Aubry)
Il n'y a "pas de plan caché" pour réformer le Code du travail, a certifié la ministre du Travail, mercrediMuriel Pénicaud affirme s'en tenir au "programme de travail" remis mardi aux partenaires sociaux, tout "autre document" que les ordres du jour n'ayant "aucun intérêt".

Le  quotidien Libération évoque un document qui "émane de quelqu'un de la direction du travail, ce n'est pas signé par la direction du travail", "ce n'est pas un document officiel", a-t-elle admis sur France Inter.
"Ce n'est pas la peine de tourner autour du pot, la seule chose qui vaille, c'est le programme de travail qu'on a remis aux partenaires sociaux et toutes les concertations qu'on a avec eux", a ajouté la ministre. 

"Tout autre document arrivant à n'importe quel moment, et je suis sûre qu'il y en aura d'autres qui arriveront de je ne sais pas quelle source, je n'ai même pas envie de les commenter, ça n'a aucun intérêt", a-t-elle dit.

Une série de "pistes" de travail explosives

Image associée
Révélée par Libération, après un autre lundi dans Le Parisien, ces pistes sont notamment la négociation, à l'échelle de l'entreprise, des motifs de licenciement, du niveau des indemnités légales de licenciement et des CDD, des points ne figurant pas dans le programme d'Emmanuel Macron.

"On ne peut pas vouloir la démocratie sociale et faire 48 réunions avec les partenaires sociaux en profondeur, et puis, avoir décidé à l'avance tout ce qui va en sortir, se justifie Pénicaud. C'est pourtant ce qui se prépare, puisque le projet de réforme gouvernemental pour lequel le Parlement devra donner son accord, global et préalable, aux ordonnances n'est pas connu.
"C'est vrai que c'est un changement de méthode, je sais que certains ont du mal à le comprendre, parce qu'ils pensent qu'on cache une copie. On ne cache pas une copie, on la co-construit", a prétendu M. Pénicaud.

Résultat de recherche d'images pour "muriel pénicaud"
Affirmant sa volonté de donner "la primauté au dialogue social", la ministre a toutefois refusé de répondre à la question d'une éventuelle possibilité de négocier dans l'entreprise les conditions de rupture du contrat de travail. De son point de vue, "le sujet principal n'est absolument pas le contrat de travail", ce qui augure mal de la suite de le "concertation", assurant toutefois que "le CDI restera la norme et le but". Un but accessible, ou non...

mercredi 2 mars 2016

El Khomri, larguée par un conseiller du ministère du Travail

L’ex-conseiller de Myriam El Khomri explique pourquoi il claque la porte 

L'ancien conseiller stratégie de la ministre du Travail s'est mis en congé de la République
 
Pierre Jacquemain ne supportait plus les conditions de travail imposées par son patron. Il a démissionné début février, mais les Français ne l'on appris qu'un mois plus tard, quand le Canard enchaîné l'a révélé la semaine dernière. On pourrait en outre penser que son ancien conseiller au secrétariat d’Etat à la politique de la ville (2014-2015) pointe Myriam El Khomri, mais il dézingue en fait l'avant-projet de loien raison de son désaccord avec le texte et avec l'homme qui tient la main de la ministre, occupe son cerveau et tire les ficelles de sa marionnette. 

Pierre Jacquemain devait notamment se charger de la réforme du code du travail. 
Cependant, face à ce qu’il a considéré comme une trop forte ingérence de Matignon dans la conduite du projet de loi, l'ancienne "plume" de Myriam El Khomri s’est opposée aux orientations du premier ministre et de Myriam El Khomri, pour finalement claquer la porte du ministère du Travail début février et non pas "quitter sa fonction le lundi 29 février", comme l'affirme Le Monde, organe de presse officieux de l'Etat-PS. 
C'est de surcroît à L'Humanité que ce jeune homme  issu de la gauche radicale (il a été collaborateur de Clémentine Autain) et en charge de la stratégie publique de la ministre, livrait lundi les raisons de sa démission.

L'avant-projet de loi de Valls est contesté jusque dans l'entourage de Myriam El Khomri
"Peut-être ai-je été trop naïf sur la capacité de la ministre du travail, Myriam El Khomri, à faire rêver et progresser les travailleurs de notre pays" ? A incarner une parole de gauche, une parole libre, une parole utile, une parole forte. Une parole juste. Celle qui dénonce la paupérisation de la société, celle qui s’insurge devant la précarisation du monde du travail qui conduit des millions de Français à vivre au jour le jour – avec toujours cette peur du lendemain. La réforme de Myriam El Khomri devait porter l’exigence d’un nouveau modèle de société. C’était, je le crois, l’ambition de la huitième ministre du gouvernement." Une place de choix dans la hiérarchie gouvernementale. 

C'était sans compter avec l'autocrate Valls
 
"En réalité, la politique du ministère du Travail se décide ailleurs, à Matignon." C’est le Premier ministre qui  tire les ficelles de son âme damnée. Après le rapport Combrexelle, Myriam El Khomri avait pourtant une grande ambition. Elle a mené une concertation fructueuse avec les partenaires sociaux, qui a débouché sur de réelles avancées, estime son ex-conseiller. Malheureusement, aucune de ces avancées n’apparaît dans le projet de loi final. Le compte personnel d’activité n’est qu’une coquille vide, qui n’est que l’agrégation de droits sociaux déjà acquis. Par ailleurs, à qui veut-on faire croire que la dématérialisation des fiches de paie est une grande avancée sociale ?"
La confirmation que "c’est le premier ministre qui donne le ton" est arrivée ce lundi matin, car c'est bel et bien Manuel Valls qui a annoncé le report à la fin mars de la présentation du texte en Conseil des ministres, pour "lever un certain nombre d'incompréhensions". Les interlocuteurs de ce bac +3 ne comprennent rien à rien !...
 
"Un porte-voix exceptionnel pour donner le 'la' à une réforme majeure du quinquennat dans un gouvernement au parti pris libéral assumé ? Le président de la République lui-même avait fait de cette réforme l’un des tournants de son quinquennat. Ce devait être une réforme de progrès; ce sera au mieux une réforme de compromis – voire de compromission. Au pire, cela restera comme une trahison historique – et destructrice – d’une gauche en mal de repères. 
"Ce projet de loi est une erreur historique, assène le conseiller. C’est une régression en matière de droits sociaux, dans la mesure où de nombreux acquis des travailleurs pourront être renégociés à l’échelle des entreprises, où le rapport de force est systématiquement défavorable aux salariés. C’est un non sens économique, parce qu’il n’est pas prouvé que cette loi créera de l’emploi.
C’est enfin
un non sens politique: quand on se dit de gauche, quand on s’estime progressiste, je ne vois pas comment on peut soutenir un tel texte."
Myriam El Khomri était-elle la bonne personne au bon endroit ?

Fleur Pellerin était déjà une erreur de casting. Et c'est une femme de plus que Hollande a jetée comme un Kleenex. 
 
Après la franco-marocaine Najat Vallaud-Belkacem à l'Education, c'était, semble-t-il, au tour d'une autre trentenaire de prendre les commandes d'un grand ministère. Comme d'élire un métis à la Maison Blanche, en le faisant passer pour Black, et maintenant, la première femme, une septuagénaire, en la faisant passer pour agile et équilibrée. Dans dix ans, le PS pourra citer les noms de ces deux calamités, avec celui d'Audrey Azoulay, pour preuve de la promotion socio-politique du Maghreb sous une présidence socialiste, indépendamment de leurs accomplissements et de leur impopularité. 

N'est-ce pourtant pas cette même 
Myriam El Khomri, ministre de Hollande, il faut dire, qui, en novembre 2015, a étalé l'étendue de son incompétence sur le nombre de renouvellements d'un CDD ? Après s'être empêtrée sur ce nombre lors d'une entretien de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC, elle a ensuite avoué qu'elle ignorait la réponse.
En fin de matinée, depuis la cour de l'Elysée et en direct sur BFMTV, Myriam El Khomri avait commis l'imprudence de revenir sur cet échange, se disant "très sereine", et considérant qu'il n'est pas dans son rôle de "réciter l'intégralité des articles du Code du travail". Pffftttt....

Si El Khomri a trébuché dans sa douche, 
Trop drôle de gérer le chômage des Français !
c’est parce que c'est une militante fonceuse, nous assure-t-on, comme s'il s'agissait d'une qualité. A 38 ans, la franco-marocaine, qui dépasse Valls d'une tête, a moins que jamais la notion du possible et peut tenir tête au premier ministre, si c'est un petit zizi, ou au président de la République, si c'est un gros mou, car la bécasse a plus d'ambition que de perspicacité: c'est une arriviste à qui son militantisme a tout donné tout cuit, au nom de la promotion de la diversité. Son parcours depuis Rabat, son DESS acquis dans une université amie, au vu de "ses engagements, son expérience à la Ville de Paris et au secrétariat d’Etat à la politique de la ville auraient pu – auraient dû – la conduire à porter haut et fort les revendications des travailleurs, à défendre les salariés d’Air France quand 3.000 postes sont menacés", mais les petits gestes princiers de la main et la distribution de sourires ne règlent rien. S'est-elle fermement opposée au travail le dimanche? N'a-t-elle rien lâché sur les commandes patronales, notamment en matière de licenciement ? Son conseiller dit avoir cru en elle. "Et nous avons échoué", constate-t-il. 

Mais Myriam El Khomri y croit encore, constate son ex-conseiller.
Fonceuse du genre bourrin, ambitieuse qui accepte tout ce qui passe, elle n'a pas imaginé un seul instant que "petit zizi" la fourrait dans un mauvais pétrin, faisant d'elle la mère-porteuse de son projet de réforme du Code du Travail pour ne pas y laisser de plumes. La dinde, oui. Les féministes socialistes se sont mobilisées sur les plateaux de télévision pour faire croire qu'elle est plus maligne qu'elle en a l'air et qu'elle est victime de machisme et, pendant qu'on y était, de sexisme, car si on est une femme, on est forcément supérieure à l'homme. Au même titre que les attentats nous font quelque peu douter de Malraux assurant que "le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas", Najat Vallaud-Belkacem et Myriam El Khomri contredisent la maxime de Louis Aragon selon laquelle "la femme est l'avenir de l'homme"...

"Je n’étais donc plus utile à ses côtés. J’ai quitté son équipe sur un désaccord politique et stratégique majeur." Et Jacquemain d'ajouter: "D’ordinaire, un conseiller ministériel, petite main de l’ombre, ça ferme sa gueule." Mais la petite main prépare sa reconversion: un  changement de majorité est si vite arrivé...