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mercredi 1 janvier 2020

Tout le bien que Macron nous promet à compter du 1er janvier 2020

Hausses du prix du timbre et des voitures-radar, mais aucun coup de pouce à la hausse automatique du SMIC…

La presse nous embrouille sur la "hausse" du SMIC


L'infox n'est pas issue des réseaux sociaux : la "hausse" du SMIC n'est pas une rallonge ! Et en plus (!), sa revalorisation automatique au 1er janvier ne devrait être que de 1,54%, et non de 1,8%, malgré les espoirs donnés par le gouvernement ces dernières semaines: c'est la faute à un net ralentissement de l'inflation en novembre... Imaginez donc un court instant que la valeur du point de pension de retraite soit pareillement indexée sur cette inflation... Le président du groupe d'experts sur le Smic, Gilbert Cette, a expliqué quant à lui que la hausse serait réduite à 1,5%, selon lui "en raison de la chute des prix du pétrole". Quel que soit le motif - et il ne sont pas d'accord sur celui à invoquer - c'est 0,3 % de moins qu'envisagé jusqu'ici. 
Le banquier Macron s'en tient à la revalorisation automatique, sans le coup de pouce prévu et promis à plusieurs reprises : a-t-il mentionné ce coup dur de plus  lors de ses voeux mensongers du 31 décembre ? Concrètement, le Smic horaire passera de 9,88 à 10,03 euros brut et le Smic mensuel de 1.498,47 à 1.521,56 euros brut (pour 151,67 heures de travail). C'est bon à prendre par les "gens qui ne sont rien" comme le disent les élus de la majorité présidentielle.

Chaque année, au 1er janvier, le salaire minimum de croissance (Smic) bénéficie d'une hausse mécanique, calculée selon deux critères: l'inflation constatée pour les 20% de ménages aux plus faibles revenus et la moitié du gain de pouvoir d'achat du salaire horaire de base ouvrier et employé (SHBOE). Mais la hausse des prix à la consommation a ralenti à 1,9% en novembre sur un an après avoir atteint 2,2% en octobre, sous l'effet de la baisse des prix de l'énergie "dans le sillage des cours du pétrole", selon l'Insee, qui a publié ce chiffre jeudi matin. Au final, le calcul a été effectué sur le mois le plus défavorable...
Autre arnaque, 
Macron avait promis que les salariés au SMIC gagneraient 100 euros net de plus en 2019, mais sans que cela coûte un euro à l'employeur. Mais le gouvernement et sa majorité peinent à traduire cet engagement présidentiel, qui passera principalement par une revalorisation de la prime d'activité (complément de revenu attribué aux personnes dont le salaire est modeste et qui fusionne le RSA activité et la prime pour l'emploi).
Le SMIC avait augmenté de 1,5% au 1er janvier 2019). 

Prix du timbre

Les tarifs du courrier augmenteront environ de... 4,7%. Le prix du timbre vert passe de 0,88 euro à 0,97 euro tandis que le timbre rouge passe de 1,05 euro à 1,16 euro. La Poste propose aussi un service de vente en ligne de timbres à imprimer chez soi, qui permet d’avoir une remise de 3 centimes par rapport au tarifs publics classiques. Reste à charge : le papier et l'encre, mais aussi la colle.

Tarifs réglementés du gaz

Au 1er janvier 2020, les tarifs réglementés hors taxe d’Engie baissent de 0,9% par rapport au barème en vigueur applicable depuis le 1er décembre 2019. Cette baisse est de 0,2% pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 0,5% pour ceux qui ont un double usage, cuisson et eau chaude, et de 1% pour les foyers qui se chauffent au gaz.

Ce schéma de l'évolution du prix des énergies entre 2007 et décembre 2019 refroidira les esprits que la presse macronienne réussirait à emballer:

Prix des cigarettes

Une nouvelle hausse - qualifiée de légère - portera le prix du paquet de 20 cigarettes à 9,10 euros ou 9,20 euros (Lucky Strike et Winfield). Certaines marques sont également concernées pour les cigares et cigarillos.
Résultat de recherche d'images pour "part taxes dans prix cigarettes"Le ministère des Solidarités et de la Santé souhaite aboutir à terme à un paquet de cigarettes à 10 euros. C'est déjà le cas du paquet de Gitanes (10,50 euros) et du paquet de Gitanes brunes (10 euros).

Deux autres augmentations sont programmées, dans le cadre du budget 2020. 
La première doit intervenir en mars 2020 (50 centimes supplémentaires). En novembre 2020 interviendra la dernière hausse du prix du tabac (40 centimes supplémentaires). 
Agnès Buzyn ne pense qu'à notre santé... (schéma ci-contre)

Alors qu'on sait qu'elles sont destinées aux fumeurs, à noter qu'
à Rennes, les terrasses chauffées des cafés et restaurants sont désormais interdites. Paris, Bordeaux et Grenoble envisagent de suivre l'exemple. A Toulouse aussi ?

Tarifs des taxis

Un arrêté publié au JO le 24 décembre dernier a fixé les tarifs des taxis applicables pour l'année 2020. En moyenne, le prix d'une course augmentera de 2% par rapport à 2019.

Il faudra également débourser quelques euros de plus pour se rendre aux aéroports parisiens. Comptez 53 euros (50 euros en 2019) pour l'aéroport Paris-Charles de Gaulle depuis la rive droite et 58 euros depuis la rive gauche (55 euros) en 2019. Pour Orly, les prix seront de 37 euros depuis la rive droite et 32 euros depuis la rive gauche (35 et 30 euros jusqu'à présent). 

Impôts

Impôt sur le revenu
Le Budget 2020 prévoit une baisse des impôts de 9,3 milliards d'euros pour les ménages, dont une réduction de 5 milliards d'euros de l'impôt sur le revenu pour soutenir le pouvoir d'achat des Français. La première tranche imposable sera abaissée de 14 à 11%, tandis que le reste du barème sera ajusté afin que les ménages relevant des tranches les plus élevées (41 et 45%) ne soient pas concernés par ce coup de pouce.
Le gain annoncé devrait être en moyenne de 350 euros par an pour les contribuables de la première tranche mais de seulement 180 euros pour ceux de la deuxième, soit 15 euros par mois.

Prélèvement à la source pour les salariés à domicile. A partir de janvier 2020, la réforme du prélèvement à la source s’appliquera également sur la rémunération versée aux salariés à domicile. Selon une étude du site de mise en relation avec des baby-sitters, Youpies, plus de 3,5 millions de foyers français sont concernés.
"Concrètement, les employeurs devront opérer une retenue sur le salaire des personnes qu’ils emploient, et pour cela anticiper leur déclaration auprès de Pajemploi et du Cesu", prévient le site. "Les employeurs continueront de calculer le montant des cotisations sociales dues, auquel s’ajoutera dorénavant le montant de l’impôt à retenir à la source. Il devra alors verser un salaire 'super net', c’est-à-dire amputé de l’impôt à la source". A vos calculettes...
Le Cesu ou Pajemploi prélèvera directement sur le compte bancaire de l’employeur le montant des cotisations (comme aujourd’hui) et l’impôt dû par le salarié pour les reverser aux services concernés: l’Urssaf et les Finances publiques. Selon l’étude Yoopies, seuls 54 % des employeurs sont au courant…

Payer les impôts chez son buraliste. Les contribuables français pourront payer leurs impôts chez leur buraliste. Afin d’éviter tout problème, le dispositif va être testé dans 18 départements à partir du 1er janvier 2020 avant d’être étendu cet été à tout le territoire.

Emploi

Assurance chômage: bonus-malus pour les CDD.
Un système de bonus-malus sur les contrats courts va être mis en œuvre le 1er janvier 2020 dans sept secteurs dont l'hébergement, la restauration ou encore l'agroalimentaire. Alors que 90% des recrutements se font en contrats courts, le gouvernement veut inciter les employeurs à proposer davantage de contrats longs. A la fin de leur contrat, plus le nombre de salariés à s'inscrire à Pôle emploi sera élevé, plus l'entreprise se verra attribuer un malus. A l'inverse, plus une entreprise fera des efforts d'emploi, plus ses cotisations baisseront. Ces dernières, aujourd'hui fixées à 4,05%, varieront pour ces secteurs entre 3% et 5%. Seules les entreprises de plus de 11 salariés seront concernées.

Concernant les CDD d'usage, le premier ministre a évoqué "une contribution forfaitaire de quelques euros, afin de favoriser l’allongement de ces contrats". Celle-ci sera de 10 euros peu importe la durée du contrat.

"Une solution à 30 jours" chez Pôle emploi.
A compter du 1er janvier, "pour chaque offre d'emploi confiée [apportée] à Pôle emploi et non satisfaite au plus tard au bout de 30 jours, Pôle emploi s'engage à partager avec le recruteur un diagnostic sur son besoin de recrutement, proposer une solution adaptée pour répondre à son besoin et s'engager sur un délai", explique le ministère du Travail.

Emplois francs.
Aide financière pour les employeurs qui recrutent des demandeurs d'emploi résidant dans les quartiers prioritaires de la Politique de la ville, l'emploi franc pourra être cumulé avec les aides attachées aux contrats de professionnalisation.

Formation.
L'organisation de la formation professionnelle évolue en 2020. 
La gestion du financement du compte personnel de formation est transférée entièrement à la Caisse des dépôts. 
En matière d'apprentissage, le système bascule sur un financement au coût contrat. En clair, chaque contrat d'apprentissage bénéficie d'un financement fixé par les branches ou France compétences, connu par les CFA et stable pour deux ans, sans limite de volume.

Logement

Le paiement des charges de copropriété différé pour les achats de logement HLM. L’ordonnance du 8 mai 2019 devient effective: elle prévoit de ne pas faire porter immédiatement l’ensemble des charges de copropriété sur le nouveau propriétaire d’un logement HLM. Il sera ainsi possible d’inclure, dans les contrats de vente d’un logement HLM, une clause différant le transfert de propriété pour l’acquéreur de sa quote-part sur les parties communes pour une période de moins de 10 ans.
"L’acheteur peut ainsi se familiariser avec le régime juridique de la copropriété, tout en échappant à certaines de ses contraintes, notamment financières. L’organisme HLM assurera, durant cette période, la gestion des parties communes de l’immeuble sans appliquer les règles relatives à la copropriété, en assumant seul la charge financière des gros travaux de l’immeuble", détaille l’Etat.

Environnement

Interdiction de certains produits plastiques. 
Dès le 1er janvier 2020, l'interdiction du plastique sera étendue à de nouveaux produits à usage unique. Sont notamment concernés les pailles, couverts, piques à steak, couvercles à verre jetables, plateaux-repas, pots à glace, saladiers, boîtes et bâtonnets mélangeurs pour boissons Les stocks pourront être écoulés pendant 6 mois.

Santé

Plafond de la sécurité sociale.
A partir du 1er janvier 2020, le plafond de la sécurité sociale est revalorisé. Il est porté à 3428 euros en valeur mensuelle (contre 3377 euros en 2019) et 189 euros en valeur journalière (contre 186 euros en 2019). Ce plafond est utilisé pour le calcul du montant maximal de certaines prestations sociales: indemnités journalières pour maladie, accident du travail, maternité, paternité, pensions d'invalidité, pensions d'assurance vieillesse du régime général.

Mise en place définitive de la Sécurité sociale des indépendants.
Depuis le 1er janvier 2018, la protection sociale des indépendants n'est plus gérée par le régime social des indépendants (RSI), mais a été confiée au régime général de la Sécurité sociale. La mise en œuvre de cette nouvelle organisation était progressive depuis 2018. A compter de 2020, tous les indépendants disposeront d'un guichet unique pour chacune de leurs prestations.

Remboursement des prothèses dentaires et lunettes.
Le décret "100 % santé" va être appliqué en janvier. Les dispositions concerneront les contrats souscrits ou renouvelés à compter du 1er janvier 2020 pour les lunettes et les prothèses dentaires et à partir du 1er janvier 2021 pour les aides auditives. Le décret fixe des montants de prise en charge qui varient en fonction du type de correction prescrit (jusqu'à 800 euros pour des verres progressifs) avec, pour les montures, un remboursement maximal de 100 euros dans tous les cas.
Ces garanties seront limitées à une paire de lunettes par période de 2 ans sauf pour les enfants de moins de 16 ans et en cas d'évolution de la vue.

Angine: le test de diagnostic rapide vendu en pharmacie remboursé.
En 2020, les Tests rapides d’orientation diagnostique (Trod) de l’angine réalisés en pharmacie seront remboursés. Une décision censée renforcer la lutte contre le mésusage de certains médicaments, en particulier les antibiotiques.

Déremboursement partiel de l'homéopathie.
Remboursés jusqu'ici à 30%, les produits homéopathiques pris en charge par la sécurité sociale ne le seront plus qu'à 15% à partir de ce mercredi, prélude à un déremboursement total en 2021. Cette décision, scellée par plusieurs arrêtés pris en octobre et novembre sous la pression des laboratoires pharmaceutiques auxquels est liée la ministre Buzyn, avait été annoncée le 9 juillet par le ministère de la Santé, au terme d'une longue polémique sur le lobbying. Ce non-remborsement frappe quelque 1.200 produits homéopathiques, dont certains bien connus des Français, comme l'Allium cepa, souverain contre le rhume et la grippe ou le Gelsemium (censé lutter contre l'anxiété engendrée notamment par la réforme Macron des retraites).

Interdiction de certains additifs alimentaires.
Suite à un arrêté conjoint des ministres de l'Économie et des Finances et de la Transition écologique et solidaire, le dioxyde de titane (E1741) est interdit dans les denrées alimentaires. Cet additif est notamment utilisé comme colorant et opacifiant dans certains chewing-gums, plats préparés, bonbons et sauces. Egalement contenu dans la plupart de nos dentifrices.

Transports

Permis à 1 euro.
A partir du 1er janvier 2020 (et au plus tard au 1er mars 2020), le dispositif du "permis à 1 € par jour" sera uniquement accessible aux écoles de conduite et aux associations disposant du label "qualité des formations au sein des écoles de conduite". Ce prêt à taux zéro s'adresse aux jeunes (et adultes) de 15 à 25 ans pour les aider à financer l’obtention de leur permis de conduire (catégorie A1, A2 ou B).
Il sert uniquement au financement d'une formation initiale et, en cas d'échec à l'épreuve pratique, au financement d'une formation complémentaire. Pour une formation initiale, son montant est de 1200 euros maximum, 300 euros pour une formation complémentaire.

Voitures-radar.
Résultat de recherche d'images pour "voitures-radars"
Véhicule d'électeur LREM
Après une mise en service en avril 2018 des premières voitures-radar en Normandie, ce dispositif géré par des opérateurs privés va être étendu aux régions Bretagne, Pays de la Loire et Centre-Val de Loire à partir de janvier 2020. Il concernera 60 véhicules banalisés (19 en Bretagne, 20 en Pays de la Loire et 21 en Centre-Val de Loire) qui circuleront 6 heures par jour, 7 jours sur 7 et à n'importe quelle heure.
Le conducteur de la voiture-radar n'aura aucune indication concernant le constat d'infractions qu'il aura favorisé (il ne saura ni quel véhicule aura été photographié, ni combien d'infractions), le flash fonctionnant de façon totalement invisible avec un dispositif infrarouge.

Entreprises

Marchés publics.
Le seuil à partir duquel les administrations publiques devront recourir à un appel d'offres pour réaliser un achat sans formalité passera de 25.000 à 40.000 euros HT. En deçà de ce plafond, les élus locaux pourront donc se contenter d'accords de gré à gré.

Facturation électronique obligatoire pour les TPE.
Dans le cadre de marchés publics, la facturation dématérialisée est obligatoire pour les grandes entreprises (plus de 5 000 salariés) depuis le 1er janvier 2017 et pour les entreprises de taille intermédiaire (250 à 5.000 salariés) depuis le 1er janvier 2018. Cette obligation a été étendue aux petites et moyennes entreprises (10 à 250 salariés) depuis le 1er janvier 2019 et s'appliquera au 1er janvier 2020 aux très petites entreprises (moins de 10 salariés).

Seuils d'effectifs des entreprises.
Les seuils d'effectifs des entreprises seront regroupés sur 3 niveaux: 11, 50, 250 salariés. Par ailleurs, à partir du 1er janvier 2020, la loi modifie également le seuil des effectifs des entreprises implantées en zone franche urbaine (ZFU) voulant bénéficier de l'exonération de l'impôt sur les bénéfices. Le nombre de salariés passe à 49 maximum (et non plus 50) pour les activités créées depuis le 1er janvier 2019.

Comité social et économique.
Toutes les entreprises d'au moins 11 salariés devront avoir mis en place leur comité social et économique en 2020. Celui-ci a pour but de simplifier la représentation du personnel en remplaçant les instances représentatives du personnel qu'étaient les délégués du personnel, le comité d'entreprise et le comité d'hygiène, santé et conditions de travail (CHSCT).

Intégration de la déclaration obligatoire d'un travailleur handicapé dans la DSN.
La Déclaration obligatoire d'emploi d'un travailleur handicapé devra être intégrée dans la Déclaration sociale nominative (DSN), permettant une déclaration annuelle automatique (DOETH), et non plus sur papier comme jusqu'à maintenant, "afin de faciliter les démarches des employeurs", explique le ministère de l’Economie.

Aide à la création et à la reprise d'entreprises (ACRE).
Concernant l'ACRE, les micro-entreprises créées avant le 1er janvier 2020 conserveront un taux d'exonération de cotisations sociales de 75% leur première année d'activité mais verront cette exonération réduite les deuxième et troisième années à 25 puis 10%.

Quant aux micro-entreprises créées après le 1er janvier 2020, l'éligibilité de l'ACRE devient soumise à condition pour cibler les jeunes, demandeurs d'emploi et autres bénéficiaires de minima sociaux. L'exonération de cotisations sociales est ainsi réduite à la seule première année d'activité et son taux porté à 50%. Le bénéfice de cette exonération est étendu aux conjoints et collaborateurs des travailleurs indépendants.

vendredi 28 octobre 2016

Copé a remercié la boulangerie qui vend des pains au chocolat à 15 centimes

Des mini-chocolatines sont vendues en grande surface ou chez Picard

Les sans-dents" s'en contenteraient: Hollande peut leur en faire livrer...

La boulangerie de Stéphane Moa, à Boulogne-Billancourt, a fait le buzz mercredi 26 octobre en faisant la promotion de ses "petits pains au chocolat de M. Copé" à 15 centimes. 
En réponse à la question piège à éviter pour être étiqueté "chef d'Etat" de bon niveau, le candidat à la primaire de la droite et du centre a donné un prix de cette viennoiserie qui a surpris ceux qui, comme Marie-Antoinette, avalent de la brioche au petit-déjeuné, l'évaluant aux alentours de 10 à 15 centimes. La presse-bobo s'est aussitôt gaussée, elle qui ne se satisfait pas de mini-pains au chocolat, mais engloutissent des chocolatines standard, à faire baver les "sans-dents" de Hollande. 


Ce jeudi, Jean-François Copé (LR) a appelé personnellement la responsable de la boulangerie, Virginie, qui a eu l’idée d'étaler ses mini-viennoiseries à la portée des bourses les plus modestes, pour preuve que le responsable politique n'est pas aussi coupé de la réalité que la presse sociale veut le faire paraître. Il n'est pas interdit aux accidentés de la vie de s'offrir un petit plaisir. "C’était hyper détendu", témoigne la boulangère, flattée d’avoir l’homme politique en direct au téléphone. Après plusieurs jours de polémique, le candidat à la primaire semble avoir apprécié la réaction de la boulangerie qui a mis ses mini-pains au chocolat en évidence. "Il me remerciait d’avoir égayé cette affaire; il a trouvé ça super marrant", atteste-t-elle.

En remerciement, "quand il viendra, il prendra un pain au chocolat à 1.10 €"

Le prix de la baguette de pain, c'est pour la gauche sociale. 
Au petit jeu du comment piéger les politiques dont certains journalistes sont friands, le candidat de droite a eu droit à celui du prix de la viennoiserie, mais Copé n'est pas la reine Marie-Antoinette à qui on prête la réplique: "S'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche !" Dans ce rôle, on voit davantage, le gracieux Montebourg qui sert les croissants aux syndicalistes en pétard sous ses fenêtres de Bercy. Il faut préciser que ces égards s'adressaient à la... CFDT ! Pas sûr qu'il ait su combien son collaborateur les avait payés...

Ce jeudi matin déjà, invité de l’émission Le Lab Europe1.fr , qui revenait sur les petits pains au chocolat de Boulogne, Jean-François Copé avait lancé : "Il faut absolument que je rencontre ce boulanger […] Il a fait ça avec beaucoup d’humour. C’est à Boulogne. Eh bien, je vais m’y rendre, c’est ma ville natale." Revenant sur la polémique, le député-maire de Meaux (Seine-et-Marne) a regretté que tout le monde "se précipite sur cette brèche tellement facile pour en conclure, de manière tellement simple, voire simpliste, à la déconnexion des hommes politiques". Ni lui, ni ses détracteurs n'achètent les lots de petits-pains au chocolat.
Jean-François Copé a donc promis à la boulangerie de la remercier les yeux dans les yeux. La tentative des media pour prendre en défaut l'ancien ministre est une attente à l'intelligence de l'électeur et la boulangère de Boulogne le rappelle. "On ne sait pas quand il viendra, reprend la responsable du magasin. Son planning est chargé, et je pense qu’il a autre chose à faire quand même…" Il est également possible qu'aucun reporter-photographe n'immortalisera la scène. L’enseigne préparera-t-elle de nouveau des viennoiseries à 15 centimes spécialement pour sa venue ? "Quand il viendra, il prendra un pain au chocolat à 1,10 €, comme tout le monde !" Pas question de lui offrir ! 

Deux suggestions à l'émission 'Actuality' de France 2, pour finir:
1- que le service public donne l'exemple de la défense de la  francophonie,
2- qu'il demande à l'écologiste exemplaire Noël Mamère le prix du ticket de métro, puisqu'il prétend se déplacer dans Paris à vélo, mais qui se fait déposer en taxi... LIEN video

jeudi 21 mai 2015

Frais de taxis d'Agnès Saal (INA): pas de chômage pour les pourris de la République socialiste

Prime à la faute pour les hauts-fonctionnaires socialiste

L'Etat-PS part en sucette

La révélation fin avril du montant exorbitant des notes de taxi de la PDG de l'INA a conduit à sa réembauche au... ministère de la Culture. Poussée à la démission pour sa faute, Agnès Saal a retrouvé un poste en l'espace d'un mois, alors qu'une enquête disciplinaire est toujours en cours. Challenges (groupe Le Nouvel Observateur) écrivait alors"Impitoyable. En trois jours, Fleur Pellerin a réglé le problème Agnès Saal. Démissionnée parce que cette affaire, une de plus, risquait encore de ternir la réputation morale de la gauche au pouvoir." Le crétin qui écrit ces lignes aussi édifiantes que définitives est chroniqueur dans le magazine des sanisettes. "Quand l’anecdotique devient emblématique de la corruption de l’époque, il faut trancher dans le vif sans attendre," insiste-t-il, le 29 avril. Et d'interroger, insidieusement : " Faut-il aussi y voir un désaveu cruel pour l'ancienne ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, qui avait nommé Agnès Saal ?" Désaveu "pour"? Passons sur la qualité du français de cet amateur de football, mais de salon... et reprenons plutôt la chronologie des faits.

Mercredi 21 avril. A la veille d’un conseil d’administration, un courrier anonyme de 36 pages est envoyé au domicile des administrateurs de l’INA (Institut national de l’audiovisuel). "Plusieurs salariés souhaitent vous alerter d’un grave dysfonctionnement au sein de cette entreprise en vous communiquant des éléments pouvant relever d’abus de biens sociaux", annonce le texte de la lettre anonyme. Le document de 68 pages présente en effet des factures et relevés de courses de la société de taxis G7 pour un total de 40.915 euros. En moins d'un an, de mai 2014 et mars 2015, Agnès Saal a dépensé au moins 32.000 euros, en plus d’un abonnement de 7.000 euros. Sur cette période de dix mois, l’INA a réglé  266 courses pour 7840,66 euros les week-ends et jours fériés au nom de Mme Saal, disposant pourtant d’une voiture avec chauffeur en tant que présidente de l’INA, aux frais de l'Etat  des  contribuables, éreintés d'impôts.
A moins que la baisse de 30% des salaires du président de la République, du Premier ministre et des membres du gouvernement ait donc été un geste de solidarité avec les grands commis de l'Etat dans le besoin... A compter du 15 mai 2012, les salaires du Premier ministre et du président ne s'élèvent plus désormais qu'à 14.910 euros bruts pour 12.696 euros nets. Cette baisse n'est qu'apparente au final puisque les cercle élargis de Hollande et Valls s'appliquent à eux-mêmes la politique du bien-être dont ils n'ont pas les moyens de faire profiter la masse.

Lundi 26 avril. Le Figaro révèle l'affaire. Une partie de ces dépenses émanaient du fils d’Agnès Saal: la fonctionnaire aurait confié son code G7 professionnel à sa progéniture. Ce n'est pas la morale socialiste de ce fils de... qui l'a empêché de faire exploser les kilomètres: 7.600,22 euros de frais de taxi pour 204 courses en dix mois. Le fiston juge visiblement le métro trop populaire et ne risque donc pas d'être exposé au contact de la populace qui vote à gauche.
Les rédacteurs de la lettre ont relevé "à de nombreuses et plusieurs reprises" des "éléments troublants": "un certain nombre de courses dont les dates et les horaires se déroulent au même moment alors que la personne transportée est la même et alors même que les lieux de prise en charge et de destination sont différents voire géographiquement opposés". La lettre fournit la date, le prix et le trajet de vingt-deux courses dont les horaires recoupent une autre course ! Un étonnant don d’ubiquité permettait ainsi à la présidente de l’INA de voyager dans… deux taxis à la fois.

Mardi 27 avrilL’information est reprise par la plupart des media, mais Libé se distingue en tentant de dédramatiser par l'humour au second degré: "On va où avec 40.000 euros de taxi ?" Et la danseuse des hommes d'affaires Bruno Ledoux (propriétaire du siège du journal et du Nouvel Economiste en plus d'une foultitude d'immeubles) et Patrick Drahi (57e fortune mondiale, propriétaire des sociétés Numéricable et SFR) a le loisir de calculer que "17.000 kilomètres en taxis", c’est "une distance qui lui aurait permis de rejoindre n’importe quel point de l’Asie, comme Vladivostok à 12 000 kilomètres de route." On comprend dès lors pourquoi Libération ne sort d'une crise financière que pour retomber dans une autre. "Une somme qui permet pas mal d'escapades", commentent finement les bobos, hébergeurs de Charlie hebdo. Une telle indulgence rigolarde de cette presse de bobos pour bobos est à usage exclusif de la gauche.
Acculée, Agnès Saal s’engage à rembourser les courses de son rejeton, ainsi qu’une partie des 7.800 euros facturés les week-ends, correspondant à ses trajets privés. 
Le soir même, elle démissionne, à la demande de la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, après un mandat express à la tête de l’entreprise d’archivage audiovisuel de Bry-sur-Marne. La ministre déclenche, dans la foulée, une enquête administrative, soit, en d’autres termes, une procédure disciplinaire.

Mercredi 20 mai. Le directeur général de l’Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles (Ifcic), Laurent Vallet, est nommé à la tête de l’INA en Conseil des ministres. 
Le même jour, le journal Le Monde révèle qu’Agnès Saal a été réintégrée au ministère de la Culture, son affectation d’origine. L’ancienne PDG est en effet fonctionnaire. Selon le quotidien du soir, Agnès Saal est rattachée au secrétariat général du ministère et a un titre de "chargée de mission sur les questions de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences", "un titre qui n’est pas particulièrement prestigieux, sans avantage attaché à la fonction", précise le journal socialiste.

Jeudi 21 mai. La ministre de la Culture s'exprime. "Je comprends très bien l’émotion que suscite cette réintégration même si, en réalité, il s’agit uniquement de l’application du droit de la fonction publique", explique Fleur Pellerin au micro de RTL. Ce «n’est pas une création de poste et donc un privilège qui aurait été donné à Agnès Saal […] Il ne faut pas donner l’impression qu’Agnès Saal n’a pas été sanctionnée. Il y a eu une réelle sanction puisqu’elle était présidente de l’INA, elle est aujourd’hui chargée de mission", insiste-t-elle. 

L'hebdomadaire Le Point se hasarde dans une défense de la ministre
Il fait valoir qu'il aurait été aussi possible de "placer Agnès Saal en vacances aux frais du contribuable", ce qui n’a "pas été jugé souhaitable", commente-t-il, bien qu'il s'agisse d'"un titre qui n’est pas particulièrement prestigieux", rappelons-le. Une planque dorée pour un emploi bidon. "C’est donc un petit placard qui a été trouvé pour la patronne déchue de l’INA (chargée de mission sur les questions de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) en attendant la suite des procédures," écrit sans surprise le journaliste militant Emmanuel Berretta.

Le juge Burgaud ou Agnès Saal, même impunité pour les bien-pensants
"Un conseil de discipline devra statuer sur les suites à donner à l’enquête que nous sommes en train de conduire", a précisé la ministre. 
Fabrice Burgaud était juge d'instruction au tribunal de Grande Instance de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) depuis le 1er septembre 2000 quand il accepta l'enquête sur l'affaire de pédophilie dite d'Outreau. Avant la fin du procès, il fut nommé au Parquet de Paris en juillet 2002 et affecté à la section... antiterroriste. Après le scandale de l'affaire d'Outreaule juge Burgaud fut recasé en 2011 comme auditeur à la Cour de Cassation, en dépit d'erreurs professionnelles aux conséquences psychologiques et humaines irréparables
En mai 2015, quand l'un des accusés est rejugé pour des faits antérieurs, le juge Burgaud est entendu par la Cour d'Assises de Rennes, mais en visio-conférence depuis Paris. 

Agnès Saal bénéficiera à son tour de la clémence de ses pairs socialistes
et trouvera "Cette réintégration ne l’exonère pas des procédures disciplinaires qui seront engagées en temps voulu", avait-on nié auparavant au ministère.

Martine Aubry à propos d'Agnès Saal : "Que les pourris aillent en taule, s'ils doivent aller en taule"

A la différence du Point, "recaser" l'ancienne présidente de l'INA met Martine Aubry dans une colère noire. La maire de Lille condamne la nomination de l'ancienne présidente de l'INA à un poste au ministère de la Culture. 
Martine Aubry est pourtant co-signataire de la motion pro-Hollande de Jean-Christophe Cambadélis pour le congrès du Parti socialiste. "L'important est que ceux qui font des bêtises dans leur vie, ne respectent pas les règles, la morale et l'éthique, soient sanctionnés," lance-t-elle

La maire de Lille ne mélange pas les torchons et les serviettes. "Elle, c'est une fonctionnaire. Donc elle n'a rien à voir avec nous", explique la maire de Lille qui refuse d'être "salie"! 
"Ne mélangeons pas tout. Je suis entourée d'élus aussi. On ne gagne pas bien sa vie. On travaille 18 heures sur 24, 7 jours sur 7. Elle, c'est une fonctionnaire. Donc elle n'a rien à voir avec nous. On n'accepte plus qu'on nous traite comme ça. Que les pourris aillent en taule, s'ils doivent aller en taule, soient condamnés s'il le faut et qu'on nous laisse travailler comme on le fait avec engagement, force et énergie pour les gens", explose Martine Aubry.

Reste à la justice de jouer son rôle. 
Or, très serviable,  Le Point propose déjà une solution avantageuse pour cet abus de biens sociaux. La Cour des Comptes pourrait aussi contrôler les dépenses de l’INA, ce qui pourrait englober, selon la période choisie, celle des dépenses d’Agnès Saal, suggère Emmanuel Berretta. Une procédure devant la Cour de discipline budgétaire et financière pourrait ainsi être entamée. Agnès Saal peut dormir en paix et faire des rêves de Vladivostok...

mercredi 29 avril 2015

INA et les frais de taxis d'Agnès Saal: quand les euros ne sont pas rares pour tous

Taxis d'Agnès Saal et budgets culturels : 
quand les euros ne sont pas rares pour tous

La PDG de l'INA, nommée en Conseil des ministres sur proposition de l'ex-ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, est visée par une lettre anonyme dénonçant ses factures de taxis

Après Radio France et Mathieu Gallet, l'INA et Agnès Saal, donc ! 
La semaine dernière, un corbeau a envoyé aux administrateurs de l'Institut National de l'Audiovisuel (INA), une entité de l'audiovisuel public, un rapport détaillé des factures de taxis d'Agnès Saal, la PDG de l'INA.

Ces informations "du corbeau" ont été envoyées par courrier anonyme aux administrateurs de l'INA, a confirmé Françoise Lamontagne, déléguée syndicale CGT, qui a reçu "le dossier dans sa boîte aux lettres perso". "Ca fait très mauvais effet.
Les salariés sont en colère. C'est complètement contradictoire avec (le) discours" d'Agnès Saal en faveur d'une gestion rigoureuse de l'INA, a ajouté la représentante de la CGT.
Même indignation au syndicat FO de l'institution, installée à Bry-sur-Marne (Val de Marne), qui estime que "la crédibilité de Madame Saal est très sévèrement entachée". FO avait demandé à l'Etat "des mesures pour qu’enfin les dépenses des établissements publics soient gérées dans la transparence et non dans l’opacité la plus totale".  Agnès Saal n'avait pas souhaité communiquer. Une enquête interne pour identifier le corbeau a été ouverte à l'INA.

Une fois informée des "frais de déplacement privés de la présidente", la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, "a immédiatement demandé le remboursement intégral, qui est en cours", a souligné le ministère par communiqué. Depuis l'onéreuse rénovation des boiseries "en palissandre de Rio" du bureau de Mathieu Gallet, PDG de Radio France, révélée par le Canard Enchaîné en pleine grève dans le groupe de service public, la gabegie des dirigeants de l'audiovisuel public est particulièrement indécente en temps de disette budgétaire

A. Saal a remplacé Mathieu Gallet, à la tête de l'INA en mai 2014. En dix mois de fonction, Agnès Saal a totalisé une facture de 40.915 euros auprès de la compagnie de taxis G7 - proche du Parti socialiste - dont un peu plus de 7.000 euros d'abonnement et plus de 32.000 euros de déplacements. Sans que l'association Anticor ne bronche. Sur le site de l'INA, sa biographie affirme que "par passion et conviction, Agnès Saal choisit, dès sa sortie de la promotion "Solidarité" de l’ENA en 1983, de servir l’intérêt public"...

Ce courrier du corbeau précise que ces factures "matérialisent une possibilité d'abus de biens sociaux". Il a été envoyé la veille du conseil d'administration de l'INA qui s'est tenu le 23 avril. Celui-ci comprend une sénatrice, un député, des représentants des ministère de la Culture (Emmanuelle Bensimon-Weiler) et de Bercy (Louis-Augustin Julien), un représentant de la Cour des comptes (Catherine Démier, directrice générale du Festival de Cannes et trésorière du Conseil d'administration du théâtre de la Ville à Paris), des représentants du personnel et des personnalités qualifiées. 

Agnès Saal s'en est expliquée devant son conseil d'administration le 23 avril. Dans un premier temps, elle a cru pouvoir s'en tirer en s'engageant à rembourser les déplacements privés. Elle assure avoir déjà remboursé une partie des dépenses de taxis relevant de ses déplacements personnels. "En tant que PDG de l'INA, j'ai une voiture de service avec chauffeur à disposition. Mais, comme je ne peux pas le faire travailler 12 à 15 heures par jour ni les week-ends. J'ai également un abonnement aux taxi G7, car je n'ai pas de permis de conduire. Ce dispositif avait déjà existé avant mon arrivée et je l'ai repris", explique la PDG de l'INA, impliquant ainsi Mathieu Gallet.

6.700 euros de taxi pour le fils de la PDG de l'INA

Elle a aussi reconnu une faute. Sur la facture de taxi, 6.700 euros sont directement imputables à son fils à qui elle a communiqué son code de réservation. "C'est une maladresse, j'en reconnais la responsabilité et j'ai immédiatement remboursé ces frais." Reste à déterminer par la PDG de l'INA  ce qui, dans les 7.800 euros de taxis facturés le week-end, relève des déplacements professionnels et de ce qui relève des déplacements privés. "Je suis en train de faire le décompte. Ce n'est pas évident de savoir si une course de taxi pour un événement dans lequel je représente l'INA est professionnel ou personnel", argumente Agnès Saal. "Mais j'estime que l'usage professionnel du taxi pendant les weekends représente environ un tiers ou un quart de la facture", estime-t-elle librement, puisque "c'est l'Etat qui paie", comme dirait l'autre... Elle s'est donc engagée, devant ses administrateurs, à rembourser les deux tiers ou les trois quart restants.

La question des dépenses publiques par les présidents de l'audiovisuel public est très sensible

Tous les frais engagés par les hauts-fonctionnaires de l'Etat devraient être contrôlés rigoureusement mais l'affaire Mathieu Gallet - même blanchi par une enquête de l'inspection générale des Finances (comme l'a été Thierry Lepaon par ses camarades syndicalistes de la CGT) - a démontré que la Cour des Comptes fait l'impasse sur de nombreux services de l'Etat.

Animée par une profonde antipathie pour Aurélie Philippetti qui l'a précédée à son poste Rue de Valois,
Fleur Pellerin, ministre de la Culture, exige maintenant une totale transparence et exemplarité des dirigeants d'établissements culturels. Elle a chargé l'inspection générale des affaires culturelles (IGCA) d'une mission pour mieux encadrer et contrôler les dépenses de fonctionnement des dirigeants des entreprises publiques. "Nous demandons la régularisation des toutes les sommes dépensées sur le plan personnel", affirme la rue de Valois qui a également missionné le Contrôle général économique et financier (CGEFi) afin de déterminer les suites à donner à cette affaire.
"La mission de l'IGCA devrait aboutir à la définition de conditions d'exercice similaires pour toutes les présidences, et je m'en réjouis", applaudit Agnès Saal qui a visiblement besoin d'un garde-fou. Cette dernière tient à prendre les devants. "En novembre 2014, avant même toutes ces affaires, j'ai pris la décision de réduire le budget 2015 de frais de fonctionnement de la présidence de l'INA de 90.000 euros à 70.000 euros." Avec des compensations personnelles... 

Les règlements de comptes arrivent en cascade, mais entre personnes. 
La PDG a en revanche mis fin aux différents contrats de conseil en image et en stratégie, dont celui de Denis Pingaud qui conseillait... Mathieu Gallet, pointé pour son conseiller en communication (90.000 euros par an), des travaux dans son bureau (104.000 euros), et sa nouvelle voiture.
Elle assure aussi n'avoir pas refait ses bureaux à son arrivée à la tête de l'INA. "J'ai uniquement acheté trois lampes chez Ikéa [sic].  Surtout, je passe tout mon temps à Bry-sur-Marne, siège de l'INA, et nous devrions mettre fin à la location coûteuse des bureaux à Paris, rue de Patay," à deux pas de la Bibliothèque François Mitterrand. 

Quand Agnès Saal, PDG de l'Ina, promettait de "mieux utiliser l'argent public"

 Agnès Saal a présenté sa démission le mardi 28 à la demande de Fleur Pellerin. La ministre de la Culture lui reproche le montant de ses frais de déplacement en taxi, estimé à plus de 40.000 euros.

Lors de son audition devant les députés en novembre 2014 ou dans ses entretiens accordés aux media, Agnès Saal mettait sans vergogne en avant les "efforts" budgétaires à mener, ainsi que les principes d'une gestion rigoureuse des deniers de l'État avec qui elle négociait un contrat de financement de l'INA. Et d'assurer, non sans aplomb, qu'avec son équipe, "nous [devons] mieux utiliser l'argent public". La preuve en images dans cette vidéo :
VOIR et ENTENDRE la pdg de l'INA s'engager à "mieux utiliser l'argent public"...

Agnès Saal, la patronne de l'Ina, démissionne suite à sa méchante affaire de notes exorbitantes de taxi

La présidente de l'INA a présenté sa démission à la demande de Fleur Pellerin, indique le ministère de la Culture, mardi 28 avril. Cette démission prend effet immédiatement, a-t-on précisé de même source, à l'issue d'une rencontre rue de Valois entre la ministre et la PDG de l'Institut national de l'audiovisuel.
Selon Le Figaro, la patronne déchue de l'Institut national de l'audiovisuel (INA), a dépensé en dix mois 40.915 euros de taxis auprès de la compagnie G7

Nommée en avril 2014 à la tête de l'Institut national de l'audiovisuel, cette habituée des cabinets de plusieurs ministres socialistes de la Culture du gouvernement Lionel Jospin, Catherine Trautmann (comme conseillère... budgétaire, 1997-1998, ça ne s'invente pas), puis directrice-adjointe du cabinet (1998-2000) et de Catherine Tasca (2000-2001) à cette même fonction, a fait un petit tour par l'INA, puis s'en est allée.

Dans ses précédentes fonctions, à la direction générale du Centre Pompidou, A. Saal (57 ans), née à Tunis en 1957 d’un père commerçant en textile du souk et d’une mère issue d'une famille de banquiers et de financiers originaires d'Italie, tous deux juifs, assure qu'elle a préféré continuer d'habiter chez elle plutôt que d'utiliser un appartement de fonction qui aurait pu être mis à sa disposition.
Diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris et de l'ENA, Agnès Saal a également été directrice administrative et... financière du Centre national de la Cinématographie (CNC), de 1990 à 1997.

Le devoir d'exemplarité

"L'exemplarité des dirigeants doit être non seulement effective mais aussi évidente aux yeux de tous, sous peine de fragiliser la cohésion de l'entreprise", avait toutefois noté l'IGF. Après la dénonciation de la présidente de l'INA, Fleur Pellerin a elle aussi rappelé "son attachement très ferme à l'exemplarité des dirigeants des organismes publics placés sous sa tutelle". 

Des recrutements aussi nombreux qu'opaques
Denis Pingaud, le très cher conseiller en communication du PDG de Radio France, serait lui un proche de ce dernier, qui avait déjà eu recours à ses services lorsqu'il était à la tête de l'INA. Le communicant était alors vice-président d'OpinionWay, une des nombreuses entreprises de conseil auxquelles Mathieu Gallet a fait appel durant sa présidence. Au point que lorsque Denis Pingaud fonda sa propre société de conseil, l'ex-PDG de l'INA parvint à lui obtenir un nouveau contrat. Au total, ce sont sept entreprises qui se sont partagées les faveurs de l'ex-patron en quatre ans de présidence de l'INA. L'ensemble des contrats représentent plus d'un million d'euros, soit plus de 1% du budget annuel de l'INA, qui fonctionne en grande partie grâce à des financements publics. Une seule avait été embauchée à la suite d'un appel d'offres. Interrogée, la porte-parole de Mathieu Gallet, qui occupait déjà cette fonction lorsqu'il dirigeait l'INA, a déclaré que tous les contrats ont été passés "selon les procédures en vigueur", en démentant l'affirmation du Canard enchaîné selon lesquelles ces frais ont été signés sans mise en concurrence. Elle n'a pas commenté les sommes avancées par Le Canard.

Les nouvelles révélations qui accablent Agnès Saal salissent la présidence de F. Hollande apôtre de la transparence et de l'exemplarité
. Les salariés de Radio France sortent en effet frustrés d'une grève illimitée historique de 28 jours contre... le plan d'économies engagé par le PDG, ainsi qu'un plan de départs volontaires en préparation. 
La réaction du gouvernement est d'autant plus vive à l'encontre de la PDG socialiste que Hollande et Valls promettent de suivre les dépenses publiques à la loupe en période de crise et que la Cour des comptes envisage des réformes choc pour remettre le budget de Radio France sur les rails
Le PDG de Radio France Mathieu Gallet avait l'intention de porter plainte contre le Canard enchaîné, dénonçant des "allégations diffamatoires" après la publication par l'hebdomadaire d'informations sur ses dépenses lorsqu'il présidait l'Institut national de l'audiovisuel (INA). Maintenant qu'il a été blanchi par l'inspection générale des Finances, son dépôt de plainte ne devrait plus tarder...

Christian Combaz confirme que la gabegie d'Etat ne frappe pas seulement l'audio-visuel public 

Habitué des Instituts culturels français à l'étranger, l'écrivain confirme que les établissements publics culturels français, notamment à l'étranger, jettent l'argent par les fenêtres sous les yeux de leurs invités. Le cas pathétique de la directrice de l'INA n'a donc surpris aucun des artistes qui sillonnent le réseau culturel du ministère des Affaires étrangères de Laurent Fabius pour prononcer une conférence ou présenter un film.
Ch. Combaz cite ainsi l'exemple d'"un agrégé de lettres payé 6.500 euros, adjoint au directeur d'un Institut culturel européen, qui, hébergé gratuitement dans un appartement consulaire à l'autre bout du pays, se fait signer par le consul des bons de nuitée remboursés 90 euros par son ambassade?" Et il en a le droit ! "Tout comme le personnel para-diplomatique a le droit de récupérer les véhicules de fonction après deux ou trois ans, à un prix d'autant plus bas que les mises en vente sont confidentielles, et qu'une fois le délai écoulé c'est la première offre qui l'emporte. 1.000 euros pour une voiture quasi-neuve, c'est assez tentant. Visiblement la tentation n'épargne pas grand-monde."

L'ex-patron pendant trois ans du Centre culturel français de Milan rapporte également "la commande par un fonctionnaire contractuel du Quai d'Orsay en charge d'un grand centre culturel européen de trois tonnes de meubles en plexiglas à un designer hors de prix dès son arrivée, l'achat d'une C5 neuve avec toutes les options, les heures supplémentaires du chauffeur parce qu'on n'a pas de permis, l'aller-retour d'Angleterre de deux ingénieurs pour réparer le système Dolby du projecteur, la commande d'expositions à trente mille euros qui ne rapportent rien mais qui permettent de convier toute la ville à un vernissage tapageur, le tout pour "planter" finalement de trois cents mille euros (en trois ans) le budget de la maison dont on a la charge, avec la bénédiction de l'ambassadeur qui trouve la direction du Centre Culturel très créative, très tendance, très originale."
Au diable l'avarice.