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mardi 24 juillet 2018

Affaire Macron: Collomb charge le préfet, qui charge l'Elysée

Institutions plongées dans le chaos, 
Macron cerné reste mutique

Le ministre d'Etat Gérard Collomb s'est dédouané lundi d'une quelconque faute dans la gestion de l'affaire Benalla.

Il faut croire qu'un ministre de l'Intérieur n'est au courant de rien et n'est donc responsable de rien. C'est en niant tout en bloc que Collomb s'est défaussé sur le préfet de police Michel Delpuech, qui s'est défendu, et sur le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron.

Les vidéos montrant Alexandre Benalla, 26 ans, dans ses oeuvres ont un effet domino, à partir de ce proche collaborateur du président Macron, en train de malmener et tabasser au sol deux manifestants le 1er mai à Paris alors qu'il était supposé accompagner les forces de l'ordre en tant qu'"observateur", et donc de rester passif. Emmanuel Macron est directement mis en cause.

Entendu pendant près de deux heures et demie par la commission des Lois de l'Assemblée dotée de prérogatives d'enquête, le ministre de l'Intérieur, appelé à la démission par des personnalités de gauche comme de droite, a esquivé les interrogations des députés de la Commission des lois constituée en commission d'enquête.

Gérard Collomb a admis avoir été informé par son cabinet dès le lendemain de l'existence de la vidéo sur laquelle on voit Alexandre Benalla agresser deux manifestants en présence d'un salarié de La République en marche (LREM), Vincent Crase, lui aussi "observateur".
Alexandre Benalla (casque et capuche) a les coudées franches
pour tabasser un manifestant à Paris
 le 1er mai,
sous les yeux de policiers observateurs passifs
Mais le ministre d'Etat a estimé que - à la différence des "gens qui ne sont rien"  - ce n'était pas à lui de saisir la justice de ces actes qu'il a de nouveau condamnés "avec la plus grande fermeté".
"Je considère que c'est à ceux qui sont en responsabilité dans leurs administrations, au plus près du terrain, de recueillir les éléments permettant de justifier la transmission d'un signalement au titre de l'article 40" du Code de procédure pénale, a-t-il déclaré.

Le 2 mai, "je m'étais assuré que tant le cabinet du président de la République que le préfet de police avaient été destinataires de l'information. (...) C'était à eux de prendre les sanctions et éventuellement d'informer les autorités judiciaires", a lancé le ministre d'Etat, mais simple observateur de la vie publique.

"C'est un tribunal politique", a accusé sur LCI un ex-collaborateur de Dominique Strauss-Kahn (2003-2007), le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, sonnant le tocsin.
"Plusieurs procédures judiciaires, parlementaires sont engagées et c'est une excellente chose", se félicite sur BFMTV, Christophe Castaner, secrétaire d'État aux relations avec le Parlement et délégué général de La République en marche (LaREM), qui acte ces 3 enquêtes comme si le parti du président les avait initiées.
Les féaux du président ne tiennent pas un autre langage. Ainsi, Aurore Berger a-t-elle lâché que "l'opposition se sert de ce sujet pour refuser une réforme institutionnelle majeure." Le site d'information humoristique belge Nordpresse annonce que la députée LREM a dû annuler son mariage avec Benalla...
Autre thuriféraire qui ne s'est pas grandi , Gilles Le Gendre, porte-parole du groupe La République en marche au Palais Bourbon, s'insurgeant sur RFI: "l'opposition cherche à faire d'une banale histoire de confiance trahie une affaire d'État"...
Cerise sur la gâteau élyséen, le président de l'Assemblée, Rugy, relativise le rôle de Jupiter : "Je voudrais qu'on puisse à un moment remettre les pieds sur terre: ce n'est pas le président de la République qui a demandé à un collaborateur d'aller sur la manifestation du 1er mai et de faire ce qu'il a fait! Il faut garder le sens des mesures".

Bien que, pour seul commentaire direct à ce jour, le président Macron ait déclaré que "la République est inaltérable", le porte-parole met en doute la "déontologie" de la Commission d'enquête parlementaire, présidée par une députée REM, Yaël Braun-Pivet, une juriste formée au cabinet de maître Hervé Temime. C'est donc son co-rapporteur, le député Les Républicains Guillaume Larrivé qui est pointé par le politicien. Perturbée par cette affaire d'Etat, les travaux de l'Assemblée sur sa réforme constitutionnelle ont été renvoyés à la rentrée.

Via ses avocats, Benalla a, quant à lui, dénoncé, "l'utilisation médiatique et politique" de son agression contestée du 1er mai, qu'il a justifiée par la volonté de "prêter main forte" aux policiers face aux manifestants, alors que les forces de l'ordre ne semblent pas débordées, à les voir les bras ballants au spectacle de son acharnement sur deux manifestants.

Sous pression, le président de la République a promis, via son entourage, la "vérité" sur des faits "inacceptables", en espérant éteindre la première grave crise politique de son quinquennat. Il a assuré qu'il n'y aurait "pas d'impunité".

Entendu pendant près de deux heures et demie par la commission des Lois de l'Assemblée dotée de prérogatives d'enquête, le ministre de l'Intérieur, appelé à la démission par des personnalités de droite comme de gauche, a dû affronter un feu nourri de questions.

Gérard Collomb a déclaré avoir été informé le lendemain des faits par son cabinet de l'existence de la vidéo sur laquelle on voit Alexandre Benalla s'en prendre à deux manifestants en présence d'un employé de La République en marche (LREM), Vincent Crase, lui aussi "observateur". 
Mais il a estimé -rappelons-le -  que ce n'était pas à lui de saisir la justice de ces actes de violence, bien qu'ils aient pu être imputés et reprochés à des policiers dont il doit assurer la protection contre la diffamation.

L'audition du préfet de police de Paris accable l'exécutif

Entendu dans l'après-midi par la même commission d'enquête, le préfet de police Michel Delpuech a contesté cette posture du ministre d'Etat, rappelant être "sous l'autorité des autorités exécutives".
Après avoir appris l'existence de la vidéo le 2 mai, le préfet Delpuech a contacté le ministère de l'Intérieur. Or, le ministère lui a répondu être "déjà en liaison" avec la présidence de la République, a-t-il rapporté. Dès lors, "il était établi pour moi que le sujet Benalla était traité par l'autorité hiérarchique dont il dépendait".

De même, alors que Gérard Collomb a contesté connaître Alexandre Benalla, dont il ignorait les fonctions même s'il l'a forcément "croisé" lors de la campagne électorale d'Emmanuel Macron, le préfet a assuré que ce chargé de mission à l'Elysée "était un interlocuteur connu" du ministère et de cadres policiers. Un témoin assurera par la suite que Benalla se faisait craindre des policiers de terrain.

A 26 ans, adjoint du chef de cabinet de la présidence, Benalla jouait un grand rôle dans la sécurité entourant le chef de l'État, confirme le préfet : il était régulièrement en contact avec des responsables policiers. Griveaux a pourtant affirmé que Benalla n'était pas "en charge de la sécurité" d'Emmanuel Macron.


Gérard Collomb n'en a pas fini de devoir clarifier le rôle de exécutif. 
Il sera mardi devant la commission des Lois du Sénat, qui entendra aussi mercredi Patrick Strzoda, et Alexis Kohler, le secrétaire général de l'Elysée, bras droit d'Emmanuel Macron, jeudi.

Dernier auditionné lundi, directeur de l'ordre public et de la circulation (DOPC), Alain Gibelin, a affirmé que M. Benalla n'avait "aucune autorisation" de la préfecture de police de Paris pour participer à la manifestation du 1er-Mai comme "observateur".

Interrogé par Marine Le Pen, A. Gibelin a également reconnu que M. Benalla était présent à des réunions entre ses services et l'Elysée entre le 4 et le 19 mai, période pendant laquelle l'adjoint au chef de cabinet d'Emmanuel Macron était censé être suspendu.

La confusion appellerait à l'audition de Macron

"On a bien compris la stratégie qui est celle du ministre de l'Intérieur: se sauver, quitte à renvoyer la responsabilité vers le préfet de police et le directeur de cabinet du président de la République, comme si ceux-là n'avaient eux-mêmes aucune espèce d'autorité hiérarchique" au-dessus d'eux, a réagi le porte-parole du PS, Boris Vallaud

A gauche toujours, les anciens candidats à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon ont chacun demandé qu'Emmanuel Macron soit auditionné. Critiqué pour son silence public sur ce dossier, le chef de l'Etat a annulé son déplacement mercredi sur le Tour de France, en niant tout rapport de cause à effet avec le scandale d'Etat.

Alexandre Benalla, Vincent Crase et trois hauts gradés de la police soupçonnés d'avoir transmis au conseiller de l'Elysée des images de vidéosurveillance de l'incident ont été mis en examen dimanche: les deux premiers notamment pour "violences en réunion" et les trois policiers pour "violation du secret professionnel" et "détournement d'images issues d'un système de vidéoprotection".

"Fondamentalement, ces événements résultent de dérives individuelles inacceptables, condamnables, sur fond de copinages malsains" entre les policiers mis en cause et Alexandre Benalla, a souligné le préfet Delpuech devant les députés.

Via ses avocats, Benalla a, quant à lui, dénoncé, "l'utilisation médiatique et politique" de son agression contestée du 1er mai, qu'il a justifiée par la volonté de "prêter main forte" aux policiers face aux manifestants, alors que les forces de l'ordre ne semblent pas débordées, à les voir les bras ballants au spectacle de son acharnement sur deux manifestants.

Macron lâche son protégé

Le couple par qui le scandale d'Etat arrive 
L'ancien chargé de mission  "rattaché" au chef de Cabinet (et non pas "adjoint" comme il était dit jusqu'ici), dont le licenciement a été annoncé vendredi par l'Elysée, de même que Vincent Crase, a en outre été soumis à un contrôle judiciaire qui lui interdit d'exercer une fonction publique ou une mission de service public, de détenir une arme et d'entrer en contact avec d'autres protagonistes de l'affaire.

Quant aux deux manifestants malmenés sur les vidéos au cœur du scandale, ils ont demandé à être parties civiles dans l'enquête judiciaire, tout comme un syndicat de policiers.

"Pour éviter qu'un tel dysfonctionnement se reproduise", Macron s'est retourné contre le secrétaire général de l'Elysée pour lui demander de "mener la réorganisation" des services de la présidence.

Parallèlement à l'enquête parlementaire, une enquête administrative a été confiée à la "police des polices", qui devrait remettre son rapport "à la fin de cette semaine", selon le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy.

Après Gérard Collomb et Michel Delpuech, la Commission d'enquête de l'Assemblée auditionnera mardi le directeur de cabinet de l'Elysée, Patrick Strzoda, et son homologue de l'Intérieur, Stéphane Fratacci, augurant d'une plongée inédite dans les arcanes du pouvoir.

jeudi 21 mai 2015

Frais de taxis d'Agnès Saal (INA): pas de chômage pour les pourris de la République socialiste

Prime à la faute pour les hauts-fonctionnaires socialiste

L'Etat-PS part en sucette

La révélation fin avril du montant exorbitant des notes de taxi de la PDG de l'INA a conduit à sa réembauche au... ministère de la Culture. Poussée à la démission pour sa faute, Agnès Saal a retrouvé un poste en l'espace d'un mois, alors qu'une enquête disciplinaire est toujours en cours. Challenges (groupe Le Nouvel Observateur) écrivait alors"Impitoyable. En trois jours, Fleur Pellerin a réglé le problème Agnès Saal. Démissionnée parce que cette affaire, une de plus, risquait encore de ternir la réputation morale de la gauche au pouvoir." Le crétin qui écrit ces lignes aussi édifiantes que définitives est chroniqueur dans le magazine des sanisettes. "Quand l’anecdotique devient emblématique de la corruption de l’époque, il faut trancher dans le vif sans attendre," insiste-t-il, le 29 avril. Et d'interroger, insidieusement : " Faut-il aussi y voir un désaveu cruel pour l'ancienne ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, qui avait nommé Agnès Saal ?" Désaveu "pour"? Passons sur la qualité du français de cet amateur de football, mais de salon... et reprenons plutôt la chronologie des faits.

Mercredi 21 avril. A la veille d’un conseil d’administration, un courrier anonyme de 36 pages est envoyé au domicile des administrateurs de l’INA (Institut national de l’audiovisuel). "Plusieurs salariés souhaitent vous alerter d’un grave dysfonctionnement au sein de cette entreprise en vous communiquant des éléments pouvant relever d’abus de biens sociaux", annonce le texte de la lettre anonyme. Le document de 68 pages présente en effet des factures et relevés de courses de la société de taxis G7 pour un total de 40.915 euros. En moins d'un an, de mai 2014 et mars 2015, Agnès Saal a dépensé au moins 32.000 euros, en plus d’un abonnement de 7.000 euros. Sur cette période de dix mois, l’INA a réglé  266 courses pour 7840,66 euros les week-ends et jours fériés au nom de Mme Saal, disposant pourtant d’une voiture avec chauffeur en tant que présidente de l’INA, aux frais de l'Etat  des  contribuables, éreintés d'impôts.
A moins que la baisse de 30% des salaires du président de la République, du Premier ministre et des membres du gouvernement ait donc été un geste de solidarité avec les grands commis de l'Etat dans le besoin... A compter du 15 mai 2012, les salaires du Premier ministre et du président ne s'élèvent plus désormais qu'à 14.910 euros bruts pour 12.696 euros nets. Cette baisse n'est qu'apparente au final puisque les cercle élargis de Hollande et Valls s'appliquent à eux-mêmes la politique du bien-être dont ils n'ont pas les moyens de faire profiter la masse.

Lundi 26 avril. Le Figaro révèle l'affaire. Une partie de ces dépenses émanaient du fils d’Agnès Saal: la fonctionnaire aurait confié son code G7 professionnel à sa progéniture. Ce n'est pas la morale socialiste de ce fils de... qui l'a empêché de faire exploser les kilomètres: 7.600,22 euros de frais de taxi pour 204 courses en dix mois. Le fiston juge visiblement le métro trop populaire et ne risque donc pas d'être exposé au contact de la populace qui vote à gauche.
Les rédacteurs de la lettre ont relevé "à de nombreuses et plusieurs reprises" des "éléments troublants": "un certain nombre de courses dont les dates et les horaires se déroulent au même moment alors que la personne transportée est la même et alors même que les lieux de prise en charge et de destination sont différents voire géographiquement opposés". La lettre fournit la date, le prix et le trajet de vingt-deux courses dont les horaires recoupent une autre course ! Un étonnant don d’ubiquité permettait ainsi à la présidente de l’INA de voyager dans… deux taxis à la fois.

Mardi 27 avrilL’information est reprise par la plupart des media, mais Libé se distingue en tentant de dédramatiser par l'humour au second degré: "On va où avec 40.000 euros de taxi ?" Et la danseuse des hommes d'affaires Bruno Ledoux (propriétaire du siège du journal et du Nouvel Economiste en plus d'une foultitude d'immeubles) et Patrick Drahi (57e fortune mondiale, propriétaire des sociétés Numéricable et SFR) a le loisir de calculer que "17.000 kilomètres en taxis", c’est "une distance qui lui aurait permis de rejoindre n’importe quel point de l’Asie, comme Vladivostok à 12 000 kilomètres de route." On comprend dès lors pourquoi Libération ne sort d'une crise financière que pour retomber dans une autre. "Une somme qui permet pas mal d'escapades", commentent finement les bobos, hébergeurs de Charlie hebdo. Une telle indulgence rigolarde de cette presse de bobos pour bobos est à usage exclusif de la gauche.
Acculée, Agnès Saal s’engage à rembourser les courses de son rejeton, ainsi qu’une partie des 7.800 euros facturés les week-ends, correspondant à ses trajets privés. 
Le soir même, elle démissionne, à la demande de la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, après un mandat express à la tête de l’entreprise d’archivage audiovisuel de Bry-sur-Marne. La ministre déclenche, dans la foulée, une enquête administrative, soit, en d’autres termes, une procédure disciplinaire.

Mercredi 20 mai. Le directeur général de l’Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles (Ifcic), Laurent Vallet, est nommé à la tête de l’INA en Conseil des ministres. 
Le même jour, le journal Le Monde révèle qu’Agnès Saal a été réintégrée au ministère de la Culture, son affectation d’origine. L’ancienne PDG est en effet fonctionnaire. Selon le quotidien du soir, Agnès Saal est rattachée au secrétariat général du ministère et a un titre de "chargée de mission sur les questions de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences", "un titre qui n’est pas particulièrement prestigieux, sans avantage attaché à la fonction", précise le journal socialiste.

Jeudi 21 mai. La ministre de la Culture s'exprime. "Je comprends très bien l’émotion que suscite cette réintégration même si, en réalité, il s’agit uniquement de l’application du droit de la fonction publique", explique Fleur Pellerin au micro de RTL. Ce «n’est pas une création de poste et donc un privilège qui aurait été donné à Agnès Saal […] Il ne faut pas donner l’impression qu’Agnès Saal n’a pas été sanctionnée. Il y a eu une réelle sanction puisqu’elle était présidente de l’INA, elle est aujourd’hui chargée de mission", insiste-t-elle. 

L'hebdomadaire Le Point se hasarde dans une défense de la ministre
Il fait valoir qu'il aurait été aussi possible de "placer Agnès Saal en vacances aux frais du contribuable", ce qui n’a "pas été jugé souhaitable", commente-t-il, bien qu'il s'agisse d'"un titre qui n’est pas particulièrement prestigieux", rappelons-le. Une planque dorée pour un emploi bidon. "C’est donc un petit placard qui a été trouvé pour la patronne déchue de l’INA (chargée de mission sur les questions de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) en attendant la suite des procédures," écrit sans surprise le journaliste militant Emmanuel Berretta.

Le juge Burgaud ou Agnès Saal, même impunité pour les bien-pensants
"Un conseil de discipline devra statuer sur les suites à donner à l’enquête que nous sommes en train de conduire", a précisé la ministre. 
Fabrice Burgaud était juge d'instruction au tribunal de Grande Instance de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) depuis le 1er septembre 2000 quand il accepta l'enquête sur l'affaire de pédophilie dite d'Outreau. Avant la fin du procès, il fut nommé au Parquet de Paris en juillet 2002 et affecté à la section... antiterroriste. Après le scandale de l'affaire d'Outreaule juge Burgaud fut recasé en 2011 comme auditeur à la Cour de Cassation, en dépit d'erreurs professionnelles aux conséquences psychologiques et humaines irréparables
En mai 2015, quand l'un des accusés est rejugé pour des faits antérieurs, le juge Burgaud est entendu par la Cour d'Assises de Rennes, mais en visio-conférence depuis Paris. 

Agnès Saal bénéficiera à son tour de la clémence de ses pairs socialistes
et trouvera "Cette réintégration ne l’exonère pas des procédures disciplinaires qui seront engagées en temps voulu", avait-on nié auparavant au ministère.

Martine Aubry à propos d'Agnès Saal : "Que les pourris aillent en taule, s'ils doivent aller en taule"

A la différence du Point, "recaser" l'ancienne présidente de l'INA met Martine Aubry dans une colère noire. La maire de Lille condamne la nomination de l'ancienne présidente de l'INA à un poste au ministère de la Culture. 
Martine Aubry est pourtant co-signataire de la motion pro-Hollande de Jean-Christophe Cambadélis pour le congrès du Parti socialiste. "L'important est que ceux qui font des bêtises dans leur vie, ne respectent pas les règles, la morale et l'éthique, soient sanctionnés," lance-t-elle

La maire de Lille ne mélange pas les torchons et les serviettes. "Elle, c'est une fonctionnaire. Donc elle n'a rien à voir avec nous", explique la maire de Lille qui refuse d'être "salie"! 
"Ne mélangeons pas tout. Je suis entourée d'élus aussi. On ne gagne pas bien sa vie. On travaille 18 heures sur 24, 7 jours sur 7. Elle, c'est une fonctionnaire. Donc elle n'a rien à voir avec nous. On n'accepte plus qu'on nous traite comme ça. Que les pourris aillent en taule, s'ils doivent aller en taule, soient condamnés s'il le faut et qu'on nous laisse travailler comme on le fait avec engagement, force et énergie pour les gens", explose Martine Aubry.

Reste à la justice de jouer son rôle. 
Or, très serviable,  Le Point propose déjà une solution avantageuse pour cet abus de biens sociaux. La Cour des Comptes pourrait aussi contrôler les dépenses de l’INA, ce qui pourrait englober, selon la période choisie, celle des dépenses d’Agnès Saal, suggère Emmanuel Berretta. Une procédure devant la Cour de discipline budgétaire et financière pourrait ainsi être entamée. Agnès Saal peut dormir en paix et faire des rêves de Vladivostok...

samedi 19 octobre 2013

En France, la concubine parle et le président garde le silence sur les affaires de clandestins scolarisés et expulsés

Une Rom de 15 ans fait trembler Hollande

Manifestation haute en couleurs de jeunes
de la diversité hostile à la loi de la République
 
Rappelé des Antilles en urgence, Manuel Valls rentre en trombe à Beauvau
Lors d'un voyage écourté des 3/4 en Guadeloupe, premier département criminogène de France, les affaires de clandestins scolarisés dans l'hexagone ont pris une tournure qui met l'exécutif en péril. Tandis que le président Hollande se mure dans un mutisme coupable, son ministre de l’Intérieur est en effet de nouveau largement soutenu. 
Les trois quarts des Français (74%) approuvent la position de fermeté Sarkoziste de Valls dans cette affaire, y compris les militants socialistes à 66 %. A peine 57% des sympathisants de toutes les gauches confondues disent approuver Manuel Valls, contre 89% des sympathisants de droite.

Un président de la République des femmes
Sans aucune représentativité politique ni légitimité républicaine, Valérie Trierweiler a pris position en lieu et place du président, son concubin. Elle était à Angers vendredi 18 octobre, dans l’école qu’elle a fréquentée comme élève: la concubine du président Hollande était venue lire une dictée au profit de l’association ELA, association européenne contre les leucodystrophies . Elle en a profité pour revenir sur la récente expulsion de Leonarda. "On ne franchit pas certaines frontières, et la porte de l'école en est une", a-t-elle affirmé vendredi.
VOIR et ENTENDRE l'usurpatrice de la parole officielle:

Interrogée sur un éventuel retour en France de la jeune fille, Valérie
Trierweiler répond toutefois qu'elle ne se prononcera "pas sur le fond". La journaliste exploite en fait le filon de l'émotion.

Comme ils l'avaient déjà fait jeudi (cliquez ici pour voir notre reportage), plusieurs milliers de lycéens refusent d'intégrer leur établissement vendredi matin. Ils entendent manifester pour protester contre l'expulsion de France de Leonarda Dibrani et d'un lycéen arménien de 19 ans, Khatchik Kachatryan.
VOIR et ENTENDRE l'altermondialiste Barbara Pompilli (EELV) s'esbaudir d'"une belle leçon de citoyenneté" donnée par les lycéens opposés à la loi de la République:
A Europe Ecologie-les Verts, autant d'avis que d'élus. 
Contrairement à Pompili, François de Rugy, coprésident du groupe EELV à l'Assemblée, a jugé sur iTélé que "les demandes de démission de Manuel Valls" constituent une "surenchère" à laquelle il ne veut pas participer.

La candidate
PS à la mairie de Paris sort de l'ombre. Anne Hidalgo demande "avec solennité" le retour de Khatchik et Leonarda: 
"Il faut du discernement dans l'application de nos lois"... (lien RTL)

Un seul reste absent de cette affaire : François Hollande ne s'est que très peu exprimé sur le sujet. En soutenant que le président aurait raison de se taire, laissant la polémique se développer, Alain Duhamel, éditorialiste à RTL, souligne que la parole n'est pas donnée à la concubine.

La CGT, bien que non concernée, appelle le ministre de l'Intérieur Manuel Valls à mettre fin aux "méthodes sarkozystes" encore en cours dans certaines préfectures et à "faire revenir Leonarda et sa famille". Une nouvelle fois, l'exploitation politique des affaires de clandestins est ainsi avérée.
 
L'Elysée se retranche derrière un rapport

Dans la matinée,
le ministre de l’Intérieur devait recevoir le rapport de l’enquête administrative sur l’expulsion controversée de la collégienne Leonarda Dibrani, a-t-on affirmé dans son entourage. Son avion en provenance de Point-à-Pitre, en Guadeloupe, a atterri ce matin peu avant 08h30 à l’aéroport d’Orly. "Il reçoit le rapport ce matin et il y aura une communication gouvernementale dans le week-end ", s’est à nouveau borné à dire son entourage, sans plus de précisions.
VOIR et ENTENDRE le chef du gouvernement envisager devant l'Assemblée nationale de contredire son ministre de l'Intérieur en ré-examinant la situation de Leonarda et de sa famille.

 

François Hollande et son Chef du gouvernement doivent discuter avec Manuel Valls des résultats de l’enquête administrative sur le cas de la jeune Leonarda, une collégienne rom expulsée au Kosovo dans des conditions controversées et trouver une sortie à ce qui menace de tourner en crise gouvernementale.

Or, 65% des Français sont opposés à une éventuelle annulation de cette expulsion et au retour de la famille en France. Deux tiers des Français sont en outre opposés à un éventuel retour de Leonarda et de sa famille en France, selon un sondage BVA publié samedi par Le Parisien/Aujourd’hui en France. 

Malgré le battage et le mouvement étudiant dans la rue orchestré par l'extrême gauche (dont le Front de gauche et le NPA), moins d’un Français sur deux (46%) se déclare choqué par l’interpellation de Leonarda Dibrani, adolescente clandestine accueillie dans un collège du Doubs, puis expulsée avec sa famille, le 9 octobre vers le Kosovo, a-t-on appris seulement une semaine plus tard. Chez les sympathisants de gauche, ils sont 68% à se déclarer choqués par cette expulsion contre 24% pour les sympathisants de droite. 55% des sympathisants de gauche sont favorables à l’annulation de l’expulsion contre 14 % des sympathisants de droite.

Début octobre, déjà, selon un sondage CSA-BFMTV, les deux tiers des Français s’étaient déclarés "plus proches" du ministre de l’Intérieur, pour qui seule une minorité de Rom, c'est-à-dire d'étrangers en situation ouvertement irrégulière, veut s’intégrer, que de sa collègue altermondialiste (EELV) du Logement, Cécile Duflot, qui a désapprouvé les propos de son collègue du gouvernement (lien RTL). Ce sondage BVA a été réalisé les 17 et 18 octobre auprès d’un échantillon représentatif de 1.090 personnes âgées de 18 ans et plus, recrutées par téléphone et interrogés par internet.

La gauche éclatée

Le ministre de l'Éducation nationale, Vincent Peillon,
demande aux lycéens mobilisés contre les expulsions de leurs camarades "de rentrer dans les établissements", et "puisqu'ils veulent le droit à l'éducation, de ne pas bloquer ceux qui souhaitent entrer dans leur lycée". 
Comme Harlem Désir, l'ambigu ministre a néanmoins jugé que "quand il y a des mineurs, scolarisés, on n'intervient pas dans le cadre de la vie scolaire." Peillon fait marche arrière sur la ligne de son parti quant au possible retour en France de Leonarda. "Je n'ai pas à prendre de décision ou faire de demandes concernant un retour." Peut-on tout dire et son contraire?

Le PS condamne le gouvernement 
Outre Harlem Désir, son patron qui assure "j'ai demandé [à ce] qu'elle puisse revenir", mettant ainsi la pression sur Jean-Marc Ayrault, qui a assuré à deux reprises que le gouvernement prendrait "ses responsabilités", selon les résultats, le porte-parole du Parti socialiste, le sénateur David Assouline a déclaré que "les circonstances et les responsabilités qui ont amené la préfecture à prendre une telle décision doivent être clairement établies", jugeant en outre "choquantes" - a priori, avant les résultats de l'enquête administrative - les conditions dans lesquelles cette élève a été remise à la police. 
Le député socialiste d'origine iranienne, Pouria Amirshahi, dit avoir été saisi d'"effroi"et exige "le retour immédiat de Leonarda ainsi que sa famille en France".

L
e Parti communiste français appelle à "manifester" avec les lycéens mobilisés contre les expulsions de jeunes étrangers scolarisés. Le Parti de gauche a en effet fustigé mardi la "politique inhumaine" du ministre de l’Intérieur. "Manuel Valls a beau jeu de décréter que les Rom ne veulent pas s’intégrer, alors même qu’il les pourchasse jusque dans les écoles".

Les révolutionnaires trotskistes du NPA
Le fauteur de troubles met Taubira, Hamon et Duflot au défi de justifier leur maintien au gouvernement  si Hollande parvenait à trancher dans le vif en écoutant le peuple de France. A noter qui sont les alliés objectifs des trotskistes au gouvernement...
VOIR et ENTENDRE Olivier Besancenot  demande la démission de Manuel Valls:

 

Jean-Pierre Chevènement met en garde contre un risque
 de voir les lycéens "manipulés" pour "déstabiliser" le ministre de l'Intérieur Manuel Valls. "Il faut rendre attentifs les gens qui sont certainement généreux, quand ils sont jeunes surtout, quelquefois manipulés, il faut le dire. Je parle de lycéens", déclare le président d'honneur du MRC sur Radio Classique/LCI.

Jusqu'au président PS de l'Assemblée nationale qui accorde la primauté aux valeurs sur la loi:

A ce propos, il faut rappeler que Claude Bartolone est l'ancien président du Conseil général PS de Saine-Saint-Denis dont les jeunes de la diversité alimentent copieusement la mobilisation en faveur de la Rom Leonarda et de l'Arménien Khatchik.
La famille rom défie la démocratie


Bravant la grande majorité des Français,
Resat Dibrani, le père de Leonarda, déclare qu'il entend regagner la France avec sa famille "par tous les moyens". "Si les autorités (françaises) ne me permettent pas de revenir en France légalement, je passerai par les forêts" avec la famille, prévient-il.

Depuis qu'
en dépit de la loi française, le polygame Lies Hebbadj a obtenu de ses juges l'annulation des PV de sa concubine  verbalisée voilée au volant de son véhicule, puis son propre non-lieu pour viols aggravés,  l'appel d'air de la justice de ce pays a été ressenti par les étrangers en situation irrégulière.