POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Benallagate. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Benallagate. Afficher tous les articles

vendredi 28 septembre 2018

L'avocat d'Alexandre Benalla annonce qu'il lâche l'affaire

Un largage décidé ... "en accord" avec son client

Maître Laurent-Franck Liénard renonce à la défense de l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron




L'avocat a choisi Facebook - et non la presse - pour faire cette annonce, mercredi 26 septembre : il n'assurera plus la défense de l'ancien chargé de mission de l'Elysée. "En accord avec Monsieur Benalla, j'ai décidé de quitter sa défense pour les faits du 1er mai. Je lui souhaite beaucoup de courage pour affronter la suite", écrit l'avocat, sans donner plus de précisions.

Cette annonce intervient alors que son client doit pourtant être entendu par les magistrats, qui l'ont mis en examen pour violences en réunion : son premier interrogatoire doit avoir lieu vendredi 28 septembre.


Cette décision pourrait être en lien avec le selfie de son client s'exhibant avec  une arme au poing dans un restaurant de Poitiers, alors que le candidat Macron se trouve dans un salon privatisé voisin.

L'intime du président n'était pas censé détenir une arme. La question est même celle de la preuve qu'il avait un port d'armes. Pour autant, mardi 25 septembre, Laurent-Franck Liénard avait fait part de son agacement concernant le traitement médiatique de cette scène par le site révolutionnaire trotskiste Mediapart.

"Alors qu'il y a des choses sérieuses à traiter dans ce dossier, je m'étonne, qu'on continue à chercher des éléments tous azimuts pour nuire à la réputation de Monsieur Benalla. Lâchez-le !", avait-il lancé, exaspéré par l'enquête parallèle menée par la presse. 

Le timing de cette annonce par la presse d'investigation, qui intervient à moins de 48 heures d'une audition décisive, n'est pas anodin, mais apporte une pièce utile au dossier, quand l'enquête policière semble au point mort.

Que cet avocat spécialisé dans la défense des membres de forces de l'ordre abandonne son client en rase campagne est une autre source d'étonnement.

jeudi 27 septembre 2018

Selfie avec Benalla, arme au poing : la serveuse parle

Le garde du corps du candidat Macron en campagne était armé dans un espace public privatisé 

"Je pense que c'était pour lui quelque chose de drôle".

Benalla était armé lors de sa protection rapprochée du candidat Macron
En début de semaine, Mediapart avait diffusé un selfie d'Alexandre Benalla arme à la main dans un restaurant de Poitiers, pendant la campagne de Macron dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle, alors que ce proche du candidat n'avait pas encore l'autorisation de porter une arme en dehors du QG de campagne d'Emmanuel Macron.
Mercredi 26 septembre, Mediapart a retrouvé la jeune serveuse qui a demandé ce selfie. Celle-ci a raconté sa version de l'histoire au site d'investigation.

"On nous avait demandé de privatiser le restaurant, raconte Laura, à visage découvert dans une vidéo publiée par Mediapart. C'est Emmanuel Macron, ses élus et ses gardes qui devaient venir. C'est moi qui me suis occupée des gardes et policiers. Macron et ses élus étaient dans une salle à côté."

"Quand ils ont commencé à partir, les gardes ont suivi derrière. C'est là que j'ai demandé la photo, avec les vigiles d'abord, puis avec Macron. Quand la photo a été prise avec Benalla, je me souviens avoir vu Macron en face de moi à 1,50 m. Je pense que personne n'a vu l'arme être sortie [une tournure de phrase qu'on peine à attribuer à la jeune serveuse : ses propos ont-ils été calibrés ?]. On était beaucoup, dans un tout petit hall, une quarantaine de personnes", ajoute la jeune serveuse du restaurant poitevin.

Elle rapporte aussi les quelques mots échangés avec Alexandre Benalla après ce selfie: "Juste après le selfie, Alexandre Benalla m'a précisé, en me regardant, qu'il fallait que je reprenne le temps après mon service de regarder la photo. On sentait que ce n'était pas une blague, mais c'était aussi avec un sourire, donc je pense que c'était pour lui quelque chose de drôle."

Ouverture d'une enquête préliminaire 

Mardi, le Parquet de Poitiers a ouvert une "enquête préliminaire" après la publication du selfie. L'enquête sur l'ancien garde du corps devenu chargé de mission de l'Elysée a été confiée par le procureur de la République de Poitiers, Michel Garrandaux, à la sûreté départementale, précisant que le magistrat avait estimé que les faits relatés par Mediapart sont "susceptibles de recevoir une qualification pénale".

Dans un entretien avec Le Monde, le 26 juillet 2018, Alexandre Benalla avait donné des précisions sur le port d'arme qui lui aurait été accordé par "on"... Il avait expliqué s'être vu refuser une première demande par le ministère de l'Intérieur en 2016, année où il était déjà au service du candidat Macron, mais qu'il reçut finalement une autorisation de la préfecture de police, mais valable "dans le QG (d'En Marche) uniquement".

Et ce n'est qu'après l'élection d'Emmanuel Macron, une fois à l'Elysée, donc après cette date du 28 avril 2017 et le selfie avec le pistolet dégainé dans le restaurant poitevin, que, "considérant que (sa) fonction est exposée, on (l)'autorise [pourtant] à acquérir un Glock et à le détenir dans l'exercice de (sa) mission".

lundi 24 septembre 2018

Benallagate : les juges ordonnent l'expertise psychiatrique d'Alexandre Benalla

Ce proche de Macron sera-t-il déclaré "déséquilibré" ?

L'ex-chargé de mission d'Emmanuel Macron pourrait être reconnu schizophrène

Le "casseur" de l'Elysée est-il névrosé ou psychotique ?
Une expertise psychiatrique d'Alexandre Benalla a été demandée par les juges, révèle le Journal du Dimanche (JDD). Elle devrait avoir lieu le 28 septembre, en application de l'article 706-47-1 du code de procédure pénale.

Alexandre Benalla a été mis en examen le 22 juillet dernier, pour "violences volontaires", "immixtion dans l'exercice d'une fonction publique" et "port prohibé d'une arme de catégorie B", après la diffusion d'une vidéo qui montre sa participation au maintien de l'ordre lors des manifestations du 1er-Mai 2018.

Il s'agit en outre de déterminer si sa volonté de puissance a poussé Benalla à s'arroger des prérogatives que son statut n'autorisaient pas.

jeudi 20 septembre 2018

Affaire Benalla : le Sénat avoue s'être fait balader

"Nous n'auditionnerons pas Emmanuel Macron", affirme Sueur

Les pressions de l'exécutif ont pesé sur les auditions par le législatif

Les pièces du puzzle sont plus nombreuses mais elles ne s'assemblent pas, observe le sénateur PS du Loiret, Jean-Pierre Sueur, rapporteur de la mission d'information sénatoriale sur l'affaire Benalla.

Challenges - Qu'avez-vous pensé de l'audition d'Alexandre Benalla conduite ce matin au Sénat ?

Jean-Pierre Sueur - Je me réjouis qu’il se soit excusé pour les propos qu’il avait tenus sur le Sénat et notre commission d’enquête. Je salue aussi le respect, la courtoisie, le calme dans lequel s’est déroulée cette audition. C’est un démenti apporté à ceux qui nous prédisaient, comme François Patriat [le petit chef du groupe LREM au Sénat], que ce serait une mascarade. Notre objectif, c’est d’établir les contradictions, de définir la vérité et de faire des propositions. Contrairement à ce qui était annoncé, Alexandre Benalla a choisi de coopérer. Nous trouvons que c’est une attitude positive.

Cela étant dit, il [Benalla] a également élargi le champ des contradictions. La version d’Alexandre Benalla nous paraît assez contradictoire avec celles d’autres personnes que nous avons entendues sous serment, notamment le secrétaire général de l’Elysée [Alexis Kohler] ou le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron [Patrick Strzoda]. Le champ de ses responsabilités était certainement plus élevé que celui d’un gentil organisateur de voyage comme on a voulu nous le présenter. Les pièces du puzzle sont de plus en plus nombreuses, mais alors qu’elles devraient s’assembler, elles ne collent pas. Il y a également le mystère du port d’armes… [Ajoutons celui de la disparition du coffre fort au domicile de Benalla] Tout ça ne nous semble pas très clair.

Face à ces nouvelles zones d’ombres, allez-vous conduire de nouvelles auditions ? Réentendre des personnes que vous avez déjà auditionnées?

Nous avons déjà un programme pour la suite des auditions. Mais nous ne nous arrêterons pas, nous irons jusqu’au bout de notre travail et nous ne nous interdirons rien.

Dans ces conditions, pourriez-vous auditionner Emmanuel Macron ?

Non. Nous l’excluons totalement pour des raisons constitutionnelles. Il serait contraire à la Constitution pour la commission d’enquête sénatoriale que d’entendre Emmanuel Macron.

lundi 17 septembre 2018

Anti-parlementarisme : les sénateurs LREM boycottent la commission d’enquête sénatoriale

Affaire Benalla : un ancien chef des Armées, Alain Richard, sonne la retraite

Affaire Benalla : comme des moutons, les sénateurs LREM boycottent la commission d’enquête 



Le sénateur du Val-d’Oise Alain Richard (photo) a donné le signal et l'ex-socialiste a été suivi comme un seul homme par l’élu de Seine-et-Marne, Alain de Belenet, ainsi que par le vice-président du Sénat, Thani Mohamed Soilihi

Les trois représentants du parti d’Emmanuel Macron à la Commission d’enquête sénatoriale ne veulent pas être mieux informés sur le rôle de Benalla auprès de Macron et ils ne participeront pas son audition au Sénat.
Les trois sénateurs ont obtempéré à la suite du petit coup de fil d’Emmanuel Macron au président de la chambre haute. La cloison séparant les pouvoirs n'est pas très étanche au sommet de l'Etat...

Les critiques de la droite et le rappel au respect des institutions lancé par l’allié François Bayrou n’ont pas stoppé le parti du président dans sa fuite. Les trois pleutres ont confirmé ce dimanche qu'ils ne prendront aucune part active à la commission d’enquête sur " l’affaire Benalla ". Ce boycottage de l’audition de l’ancien chargé de mission du président est une dérobade que l'opposition n'avait évidemment pas pratiquée. Dans la majorité présidentielle, la démission de Frédérique Dumas (députée LREM) condamne ce refus d'assumer des responsabilités constitutionnelles.

Selon Alain Richard, 73 ans, après certains ministres, petit doigt sur la couture du pantalon, tels Casanier et Belloubet, et les élus de la majorité, le Sénat empiéterait sur la procédure judiciaire - puisque Alexandre Benalla est mis en examen pour violences - et ne respecterait pas la séparation des pouvoirs.

Mais, l'ancien ministre de la Défense (1997-2002) de Jospin joue au petit soldat et livre ainsi un combat de trop. La constitution autorise en effet le Sénat à organiser une commission d'enquête pour obtenir des informations complémentaires sur les faits pour lesquels une enquête judiciaire n'est pas ouverte. C'est donc un mauvais procès d'intention que conduit LREM en développant la thèse d'un empiétement du législatif sur le judiciaire, et ce, à seule fin d'empêcher que toute la lumière soit faite.

Les sénateurs des autres partis, eux, sont déterminés à éclaircir les zones d’ombre qui entourent encore cette affaire devenue d’Etat. Que faisait le chargé de mission en casque et brassard de police ce jour de manifestation du 1er mai ? Pourquoi personne ne l’a empêché d’intervenir et de brutaliser des manifestants ? Comment se fait-il qu’il possède un permis de port d’armes alors que l’Elysée assure qu’il n’assurait pas de " mission de police " ? D’ailleurs, quel rôle jouait-il vraiment au palais avant d’en être licencié en juillet ? Les trois compères ne veulent pas savoir...

Benalla "nimbé de l’aura de l’Elysée " en l'absence du président en Nouvelle-Calédonie

Alexandre Benalla pourra effectivement ne pas répondre aux questions qui concerneraient directement la scène de violence filmée qui a révélé l’affaire, mais il sera présent pour expliquer quelles étaient ses fonctions réelles auprès du président, sur l’effectivité de la sanction prononcée à son encontre après les violences ou encore sur les largesses supposées qui lui ont été accordées après l’épisode du 1er mai.

"Qui est ce bagagiste, comme l’a dit M. Castaner, cette petite frappe, M. Benalla, pour qu’il puisse bénéficier du soutien de tout l’appareil d’Etat ? " s’était notamment étonné le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau. 
La veille, Alexandre Benalla avait insulté les parlementaires en expliquant n’avoir "aucun respect " pour eux. C’est "un jeune homme de 26 ans, nimbé de l’aura de l’Elysée, (qui) a cru qu’il pouvait se moquer des règles et des usages", avait alors commenté François Bayrou, partenaire de 'La République en marche' dans la majorité.

Un boycottage partiel au prétexte fallacieux de la séparation des pouvoirs

Bien que le principe de séparation des pouvoirs n'ait pas été malmené par la Commission d'enquête des députés, l'exécutif fait campagne pour tenter de discréditer les sénateurs en trompant le jugement des Français avec des a priori sur un risque que pourrait lui faire courir la Chambre haute.

Pour les sénateurs LREM, il ne s’agit d'ailleurs pas de boycotter totalement la commission à laquelle ils ont jusque-là participé. "J’ai été assidu à cette commission, je trouvais qu’il y avait un travail d’analyse à faire, notamment sur les déplacements de fonction," a admis le jospiniste Richard.
Il s'agit donc bien de jeter la suspicion sur les sénateurs.  "Mais je ne crois pas du tout que l’audition d’Alexandre Benalla soit utile d’un point de vue institutionnel ", a nié l’ancien ministre socialiste Alain Richard, sénateur du Val d’Oise, sur BFM TV. 

Et de feindre un risque que les vieux sages de la Chambre haute d’empiéter sur la justice : "J’ai rappelé à mes collègues qu’il serait quasiment impossible de ne pas concentrer la moitié ou les trois quarts du débat sur un sujet qui est devant une instruction judiciaire, ce qui est un détournement de mission […] Je ne crois pas que par cette audition nous donnions le meilleur exemple", a-t-il encore jugé. Malgré le précédent respectueux de la Constitution à l'Assemblée : Richard, comme Benalla, n'a-t-il "aucun respect pour les sénateurs" dont il est.

Résultat de recherche d'images pour "Alain de Belenet"
Résultat de recherche d'images pour "Thani Mohamed Soilihi"
Alain Richard a par ailleurs été suivi d’un autre élu LREM francilien, le sénateur de Seine-et-Marne Alain de Belenet, un avocat, photo de gauche, ainsi que l’élu de Mayotte, vice-président du Sénat, Thani Mohamed Soilihi, photo de droite, un autre avocat inscrit sous l'étiquette divers gauche et membre de la commission des lois...

Résultat de recherche d'images pour "François Patriat Macron"
Bien qu'il ne siège pas à la commission mais aurait pu y assister en tant que chef de file des sénateurs En Marche!, François Patriat, 75 ans, a fait l'annonce qu’il ne fera pas usage de son droit, pour les mêmes raisons que les trois autres sénateurs, souligne la volonté d'entrave du travail parlementaire par les quatre élus.

Quant à Alexandre Benalla, il étudie " tous les recours possibles " pour éviter de devoir honorer sa convocation au 19 septembre.

>

jeudi 13 septembre 2018

Commission d'enquête sur l'affaire Benalla : Macron a fait pression sur Larcher par téléphone

Le 'parrain' de Benalla poursuit en coulisses ses tentatives d'intimidation

Le président de la République a voulu "calmer les esprits", selon son entourage 

VIDÉO. Commission d'enquête sur l'affaire Benalla : le coup de fil de Macron à Larcher
L'ex-banquier tente de faire la leçon à Gérard Larcher, ancien ministre,
sénateur depuis 1986 et président du  Sénat depuis 2008

Prétendant rappeler à Gérard Larcher quelques principes constitutionnels, Macron bafoue le principe constitutionnel de séparation des pouvoirs. 

"Le président du Sénat recadré par Emmanuel Macron, " selon l'AFP.
Mardi 11 septembre, la veille de la reprise de la commission d'enquête sénatoriale sur l'affaire Benalla, le chef de l'Etat a téléphoné à Gérard Larcher, le président du Sénat, pour "calmer les esprits" et remettre les choses au clair, rapporte L'Obs, mercredi 12 septembre. Des informations surprenantes, mais corroborées, par la suite, par RTL et Le Figaro.

Macron s'est ingéré dans le fonctionnement démocratique des institutions

Il a rappelé à Gérard Larcher, le président Les Républicains (LR) du Sénat, qu'il devait garantir les équilibres institutionnels. 
Une mise au point indécente qui faisait explicitement référence à une déclaration de Philippe Bas, le président LR de la commission d'enquête, qui avait dit que "le Parlement contrôle l'exécutif", ce qui est pourtant parfaitement constitutionnel : la Constitution lui accorde d'ailleurs des moyens, tels que les questions parlementaires, l'autorisation, ou non, de la prorogation de l’état d’urgence ou la motion de censure, mais aussi des commissions d'enquête parlementaires.

Exposé dans l'affaire Benalla, le président redoute un "Benallagate"
Selon RTL, le président de la République aurait fait valoir auprès de Gérard Larcher que le Parlement contrôle le gouvernement, mais pas l'Elysée. Ce qui est une vérité partielle, puisqu'en cas de "manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat", le Parlement peut se constituer en Haute Cour et voter la destitution du président de la République.

Macron avait commencé par missionner sa ministre de la Justice. Nicole Belloubet avait dénoncé plus tôt une "instrumentalisation politique" de l'affaire Benalla, reprochant a priori aux sénateurs de la commission d'enquête d'empiéter sur le terrain de la justice, alors que les auditions n'avaient pas encore commencé, trahissant ainsi la fébrilité d'un pouvoir qui aurait à craindre des révélations, face à "une institution indépendante, sérieuse, qui va au fond des dossiers sans jamais se laisser emporter".

Au téléphone, Emmanuel Macron aurait juré de sa bonne volonté, "estimant avoir fait preuve de transparence en autorisant ses collaborateurs à venir répondre aux questions des sénateurs", rapporte l'Obs. 

Soufflant le chaud et le froid, le chef de l'Etat, visiblement embarrassé à l'idée de se trouver impliqué, se serait logiquement désolidarisé des propos insultants lancés par Alexandre Benalla, jeudi 13 septembre. Dans un entretien avec France Inter, l'ancien proche collaborateur d'Emmanuel Macron a en effet expliqué qu'il n'a "aucun respect" pour la commission d'enquête sénatoriale, avant de qualifier Philippe Bas de "petit marquis".

De son côté, Gérard Larcher, qui a confirméque le coup de fil a bien eu lieu, a refusé d'en dire plus. "Les Français devant leur téléviseur verront que le Sénat est une institution indépendante, sérieuse, qui va au fond des dossiers sans jamais se laisser emporter", a simplement répondu au Figaro le discret président de la Chambre haute.