POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Retailleau B. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Retailleau B. Afficher tous les articles

mercredi 3 juin 2020

Ndiaye: les sénateurs LR quittent l'hémicycle suite à une réponse "sotte et blessante"

On savait Ndiaye bête mais, en plus, elle est méchante

La porte-parole du gouvernement a manqué de respect aux élus LR

La réduction du nombre de parlementaires appelés à faire acte de présence - en cluster - lors des visites ministérielles en région faisait l'objet de l'interpellation des sénateurs, dans le contexte post-confinement. 
Sa réponse a stupéfait les élus de l'opposition, de gauche comme de droite, lors de la séance de questions au gouvernement.
 
Les sénateurs LR ont quitté l'hémicycle mercredi 3 juin, fait exceptionnel au palais du Luxembourg, pour protester contre une réponse jugée "sotte et blessante" de Sibeth Ndiaye à une question sur les visites ministérielles. 
"Si nous ne représentons rien, si nous sommes des invisibles (...), alors nous n'avions pas besoin de rester à entendre des réponses qui sont franchement sottes et blessantes pour la conception républicaine que nous avons", a observé le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau, pour expliquer la manifestation d'indignation de son groupe. 

Le sénateur LR du Loiret, Hugues Saury, avait posé sa question au gouvernement sur les modalités d'organisation des visites ministérielles, lors desquelles les sénateurs et élus d'autres partis que LREM "sont devenus 'personae non gratae'", avait-il déploré, des raisons sanitaires étant invoquées.

"Au fond, depuis le 11 mai, c'est l'intelligence collective qui doit dominer," avait taclé la prétentieuse

"Pensez-vous qu'il est légitime de privilégier les députés, la plupart du temps de votre majorité, jusqu'à décider qu'à eux seuls ils représentent toutes les sensibilités ?" avait interrogé la caricaturiste. 
"Au fond, depuis le 11 mai, c'est l'intelligence collective qui doit dominer", a ajouté l'insolente petite porte-parole du gouvernement, sous les huées des élus LR outragés

"Je conçois qu'il puisse y avoir des frustrations,"a ironisé la péronnelle, moqueuse... "L'application stricte des mesures barrière et des gestes barrière doit être notre priorité pour que ces déplacements ministériels puissent se dérouler dans de bonnes conditions", a pompeusement poursuivi l'arrogante, appelant à n'"y voir absolument aucune malice politique ni aucun privilège", pendant que les élus LR quittaient l'hémicycle.
 
"Culture du prince" et "réponse indigne"
"C'est profondément choquant. Je n'ai jamais entendu une réponse d'une telle légèreté, ici au Sénat", a réagi B. Retailleau après avoir quitté l'hémicycle. "Est-ce que la République, c'est En marche!; est-ce qu'il n'y a pas une privatisation des moyens de l'Etat? (...) Pour toute réponse nous avons simplement entendu qu'il s'agissait de mesures barrière, de qui se moque-t-on ?", s'est-il offusqué. 
"C'est injustifiable. C'est parce que nous avions une réponse qui Kannerse moquait de nous que nous avons quitté l'hémicycle", a t-il encore ajouté à l'antenne de Public Sénat.

Le chef de file des sénateurs PS Patrick Kanner a approuvé ses collègues
Son groupe aurait aussi quitté l'hémicycle en signe de protestation si la question suivante n'avait pas été posée par une sénatrice socialiste
Il a fustigé "une réponse indigne" de la porte-parole, et "une culture du prince".

dimanche 24 novembre 2019

Grèves du 5 décembre: Bruno Retailleau (LR) demande un "service minimum garanti"

Faut-il organiser un service minimum des transports en commun ?

La loi "sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres" ne prévoit pas de réquisition de personnel.



La grève du 5 décembre s'annonce très suivie, singulièrement dans les transports en commun. Les trois principaux syndicats de la SNCF (CGT, Unsa et SUD-Rail) ont en effet lancé un appel à une grève reconductible à partir du 5 décembre contre la réforme des retraites. Les trois syndicats représentatifs de la RATP (Unsa, CGT et CFE-CGC), suivis par trois autres, appellent aussi à une grève reconductible. 
Quant à la CFDT, syndicat réformiste, elle défend globalement la réforme, mais il est hors de question pour la centrale d'"allonger la durée de vie active" des travailleurs et sa fédération de cheminots, quant à elle, est contre la réforme. Laurent Berger soutient l'idée d'un système universel par points - comme depuis dix ans -, mais à ses conditions. Et la première d'entre elle est donc le refus de reculer l'âge légal de départ à la retraite ou créer un âge-pivot.

Face au risque de blocage des transports publics, Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, a indiqué mardi 19 novembre qu'elle a demandé à la SNCF et à la RATP d'assurer le transport des voyageurs aux heures de pointe. "J'ai dit à la SNCF et à la RATP d'assurer le service minimum aux heures de pointe", a-t-elle fait savoir sur Franceinfo. Dans le cas contraire, "il faudra rembourser les voyageurs", a-t-elle exigé, rappelant que "la continuité des services publics doit être assurée dans la République française"

En 2018, Pécresse avait exprimé son soutien au gouvernement Philippe dans son projet de réforme de la SNCF. En septembre 2019, la présidente de Région et, à ce titre, présidente du syndicat des transports d'Ile-de-France (IDF-Mobilités) avait déjà réclamé une telle mesure. Dans un communiqué commun avec le député de l'Essonne Robin Reda, membre du groupuscule qu'elle a formé et le sénateur LR des Hauts-de-Seine Roger Karoutchi, qui ont rejoint son mouvement (Soyons libres), elle demande "l'inscription en urgence de leur proposition de loi, déposée en mai 2018" qui institue "un service garanti dans les transports aux heures de pointe en cas de grève".

Actuellement, la loi "sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres", à la différence du service minimum en vigueur dans le secteur hospitalier, ne prévoit pas de réquisition de personnel, vécue par les syndicats comme une atteinte au droit de grève, d'où l'impossibilité de garantir un quelconque service minimum en cas de taux très élevé de grévistes.

D'ici au 5 décembre, le groupe LR va déposer au Sénat une proposition de loi créant "le droit aux transports publics garanti"



"Nous devons instaurer un service minimum garanti", avant la date de la grève interprofessionnelle contre la réforme des retraitesassure Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, qui demande qu'"en cas de grève, l'entreprise (puisse) se tourner d'abord vers les non-grévistes". Et "en cas de mouvement massif", "comme c'est déjà le cas pour les personnels hospitaliers ou les pompiers par exemple", l'élu recommande "la réquisition de personnels grévistes".
 
"Le principe de continuité des services publics a une valeur constitutionnelle et il n'est clairement pas respecté aujourd'hui dans les transports", souligne Bruno Retailleau, qui souhaite "instaurer une obligation" pour ces entreprises "de garantir un tiers du trafic quotidien aux heures de pointes, c'est-à-dire le matin et le soir".
"Il y a une nouvelle donne que nous devons prendre en compte, (celle) des transports publics (qui) n'ont plus le même poids qu'hier. Ce sont désormais des millions de Français qui les utilisent au quotidien", explique l'élu. "Et il y a un enjeu écologique, aussi", ajoute le sénateur.

Interrogé sur la loi instaurée il y a 12 ans (2007) sous la présidence de Nicolas Sarkozy, qui oblige le personnel gréviste à informer sa direction 48 heures à l'avance, Bruno Retailleau juge que "c'est un progrès, mais cela n'a rien d'un service minimum garanti".

vendredi 8 novembre 2019

Proposition de loi pour interdire les "listes communautaristes", déposée par Retailleau (LR)

Quand les sénateurs prennent l'initiative que refusent les députés de la majorité présidentielle

Les listes communautaristes vont devoir avancer voilées


Les parlementaires vont devoir se dévoiler.
Le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau a déposé une proposition de loi visant à interdire les "listes communautaristes" aux élections, a-t-on appris de son entourage, vendredi 8.

Déposée à quatre mois et demi des municipales, cette proposition de loi "tendant à assurer le respect des valeurs de la République face aux menaces communautaristes" avait été annoncée il y a quelques semaines par B. Retailleau, qui doit être reçu la semaine prochaine par le ministre apparent de l'Intérieur, Christophe Castaner.

Le texte vise notamment à empêcher le dépôt de listes ou le financement de candidats soutenant des revendications "fondées sur l'origine ethnique ou l'appartenance religieuse" et menant une "campagne communautariste", selon l'exposé des motifs.
Concrètement le matériel électoral devra bannir toute revendication communautariste, et le préfet pourra "faire procéder au retrait des affiches" contrevenant à ce principe, précise la proposition de loi. 
L'élu aura aussi "obligation de respecter les valeurs de la République". Ce qui semble être le minimum, mais qui valait d'être précisé.

Déposée avant LE dimanche 10, jour de la "marche contre l'islamophobie" dont sont accusés les mécréants blancs de France et les auteurs de "lois liberticides" contre les musulmans, selon l'extrême-gauche et les agitateurs de l'islam politique, cette proposition de loi attendue arrive, alors que le débat s'enflamme sur les sujets du port du voile et d'une certaine idée de la laïcité, revisitée par les musulmans intégristes

"Si la religion musulmane a naturellement toute sa place dans notre pays, le fondamentalisme islamique ne saurait en aucun cas trouver la sienne dans notre vie politique", détaille l'exposé des motifs.

Castaner devra recevoir B. Retailleau, accompagné du président de la région Hauts-de-France (ex-LR), le franc-maçon Xavier Bertrand qui a lui aussi appelé à interdire les listes de ce type.

Le texte s'inquiète de "l'essor de l'islam radical", projet "ouvertement sécessionniste" visant notamment "à isoler les musulmans du reste de la communauté nationale et à substituer des lois religieuses [la charia] aux lois de la République".

Retailleau a appelé le chef de l'Etat à "sortir de l'ambiguïté"

Suite au rejet de ses responsabilités par le chef de l'Etat qui s'est dédouané en ces termes : "ce n'est pas mon affaire !", le patron des sénateurs Les Républicains fait valoir, dans un entretien avec Le Figaro vendredi, qu"'il vaut mieux prévenir que guérir car lorsque nous aurons des listes communautaristes élues, il sera trop tard". 

Objets de toutes les inquiétudes, les listes communautaristes restent en France un phénomène marginal selon certains experts, dont on attend pas, semble-t-il, qu'ils soient vigilants. Ils estiment que personne ne revendique ce terme et que le risque n'existe donc pas... 
Ces "experts" anonymes inventés par la presse partisane (sous couvert du "secret des sources"?) ne peuvent pourtant pas ignorer que l'Union des démocrates [alors, tout va bien!] musulmans français, UDMF, se revendique anti-impérialiste, anticolonialiste et antisioniste, et souhaite le développement du halal, ainsi que le droit au port du voile à l'école, et on en passe et des meilleures (telles la PMA et la GPA) 

Ô surprise, l'UDMF réfute cette étiquette dont elle s'est affublée. Il reste que, dès sa création en 2012, ce parti a suscité une opposition radicale des différents partis de droite comme de gauche (lien PaSiDupes).

mardi 29 octobre 2019

Le Sénat vote l'interdiction des signes religieux aux parents accompagnant les sorties scolaires

Les députés assumeront-ils la responsabilité du voile islamique autorisé aux mères accompagnantes 

La proposition votée par la Chambre haute n'aura force de loi que si la Chambre basse la vote également et dans les mêmes termes
Une  prochaine loi pour encadrer ces réseaux sociaux

Or, il est peu probable que la majorité présidentielle l'approuve: celle qui rejette déjà tous les amendements des partis d'opposition à l'Assemblée n'est, à plus forte raison, pas prête à approuver un texte voulus par les sénateurs. Un membre du gouvernement, le ministre de l'Education, a déjà déclaré qu'il y est opposé.

Mardi 29 octobre, les sénateurs ont adopté cette proposition de loi qui comble le "vide juridique" relatif port de signes religieux, dont le voile, aux parents accompagnant des sorties scolaires, a souligné le rapporteur de la proposition, Mme Eustache-Brinio. Déposée par le groupe Les Républicains, majoritaire au Sénat, elle était à l'étude avant les incidents à la mosquée de Bayonne, lundi 28 octobre, et aussi au Conseil régional de Bourgogne-Franche Comté, le 11 octobre dernier.

Mais pour que ce texte mette un terme aux interprétations et laxisme qui perturbent la vie publique et les rapports sociaux depuis trop longtemps dans ce pays, en dépit des textes antérieurs qui ne sont pas appliqués, telle la loi sur le voile intégral (n°2010-1192 du 11 octobre 2010) interdisant depuis neuf ans la dissimulation du visage dans l'espace public, que ce soit la cagoule ou le voile islamique. interdiction entre dans la loi, il faudrait que les députés de La République en marche ne suivent pas l'avis du ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer, qui a exprimé son opposition à un texte qu'il juge "contre-productif". Les 23 sénateurs du groupe LREM ont d'ailleurs tous, comme un seul homme, voté contre.

Mardi, à l'issue d'un débat passionné de près de cinq heures, le Sénat a adopté le texte en première lecture par 163 voix contre 114 et 40 abstentions. 
Il vise à adapter le code de l'Education au phénomène nouveau du voile islamique créé par l'islam politique lorsqu'il est porté pendant les heures d'activités scolaires obligatoires - de 8h30 à 16h30 -  pour étendre "aux personnes qui participent, y compris lors des sorties scolaires, aux activités liées à l'enseignement dans ou en dehors des établissements" l'interdiction des signes religieux ostensibles posée par la loi du 15 mars 2004
Depuis plus de quinze années, celle-ci encadre, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics, marquant la volonté très largement partagée de réaffirmer l’importance de ce principe indissociable des valeurs d’égalité et de respect de l’autre. Elle témoigne de la volonté des représentants de la Nation de conforter l’école de la République et de l'adapter à son époque, quand le besoin s'en fait sentir. La circulaire précise les modalités d’application de la loi du 15 mars 2004, abrogeant et remplaçant la circulaire du 12 décembre 1989 relative à la laïcité, au port de signes religieux par les élèves et au caractère obligatoire des enseignements, la circulaire du 26 octobre 1993 sur le respect de la laïcité, et la circulaire du 20 septembre 1994 relative au port de signes ostentatoires dans les établissements scolaires.
Une proposition déposée avant l'été 2019.
Son examen intervient trois mois plus tard dans un contexte politique qui souligne l'urgence de son vote. Plusieurs responsables politiques avaient exprimé leur avis sur le port du voile par les accompagnantes scolaires voilées, d'autant plus disponibles que leur interprétation archaïque et controversée du Coran les tient éloignées du monde du travail. Ce qui ne les empêche pas pour autant de condamner tous les mouvements de grève qui affectent les services scolaires. 
Parmi ceux qui se sont opposés très tôt à l'interdiction du voile, Jean-Michel Blanquer, exprime une position ambiguë entretenant un débat sans fin, faute de convictions claires et de mesures fortes. 
Ainsi a-t-il indiqué qu'"en même temps", il estime que cette tenue religieuse n'est "pas souhaitable dans notre société".

Sans surprise, l'extrême gauche pro-palestinienne condamne la proposition de loi votée par les sénateurs, mais le LFI Jean-Luc Mélenchon fait mieux, alimentant la polémique, dénonçant sans nuances le résultat d'un "harcèlement contre les musulmans", tous les musulmans... 

Les élus de la majorité LREM sont plus divisés qu'ils le laissent paraître, avec la complicité des media soumis. Leurs affrontements en interne transparaissent néanmoins dans la presse libre et témoignent d'une profonde fracture que les menaces de Gilles Le Gendre ne réussissent pas à colmater. Aurélien Taché, avait critiqué Jean-Michel Blanquer pour avoir considéré que le port du voile n'est pas "souhaitable" chez les accompagnantes scolaires. Une opposition qui a provoqué la colère du ministre de l'Education. Finalement, l'ex-socialiste élu sous l'étiquette LREM a dû rejoindre la colonne des godillots et s'excuser, mardi 22 octobre, lors d'une rencontre au siège du parti présidentiel.

Ce qui reste de la gauche socialiste avait appelé à boycotter le vote de ce texte au Sénat. 
La sénatrice franco-algérienne de Marseille avait invité au Sénat
des femmes musulmanes, mais des musulmanes voilées :
des militantes de l'islam politique
 
La sénatrice Samia Ghali a ainsi dénoncé une proposition de loi "dangereuse, haineuse", et "stigmatisante". Otage de son électorat musulman, cette ex-PS a accueilli le même jour au Sénat une trentaine de femmes et enfants des quartiers populaires de Marseille, dont certaines mères voilées. Si l'élue habite le Roucas Blanc (7e arrondissement de Marseille), quartier le plus luxueux de la ville, elle est élue des quartiers nord, à l'opposé de la ville où vit la population la plus pauvre: à 12,55% étrangère, 29,46% du 15e arrondissement sont bénéficiaires de la CMU. La deuxième ville de France accueille l'une des plus grosses communautés musulmanes de l'Hexagone et possède 72 mosquées…

"Le débat peut et doit se passer en toute sérénité au Parlement", lui avait répondu le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau.

Port du voile: LR propose une loi d'encadrement des sorties scolaires

Le Sénat examine une proposition de loi LR sur les accompagnants de sorties scolaires

Ce dossier est ouvert par l'apparition d'accompagnatrices voilées lors des sorties scolaires

Parodie !
L'islam pose un nouveau problème avec l'intrusion de femmes voilées dans le monde de l'école laïque. On ne remarquait pas les mères juives ou chrétiennes qui encadraient les enfants à l'appel des enseignants, mais  le voile islamique s'impose au regard et ne passe pas inaperçu. Il ne serait pas dérangeant qu'une mère musulmane qui adopterait une tenue banalisée accompagnât des scolaires, mais leur radicalité et leur volonté de se distinguer, voire de se hausser au-dessus de leurs congénères européennes, leur interdit la liberté de quitter le voile ostentatoire pour quelques heures, pendant lesquelles elles ne sont pas exposées aux yeux supposés concupiscents des hommes, a priori sexiste, mais aussi désobligeant et discriminant.   
Le débat est faussé : le sujet n'est pas la laïcité, mais la remise en cause et a fortiori le rejet des us et coutumes de la majorité de la population du pays. 
Il n'est pas de savoir où commence et où finit le monde laïc, s'il est plat ou rond ou en forme d'étoile ou de croissant, ni de s'interroger sur le droit d'une Européenne à déambuler dans Téhéran cheveux aux vents. 
Il est de savoir si la république a les moyens de sa survie, par la lutte contre les agressions des minorités politiques ou religieuses. En l'occurrence, l'islam politique, arrogant et conquérant. La voix de la démocratie est-elle bien toujours celle de la majorité ? S'impose-t-elle aux communautés et aux groupes marginaux, les écologistes radicaux, les associations LGBT ou racistes de l'anti-racisme, les antifas et autres anarchistes et révolutionnaires, particules fines et perturbateurs endocriniens qui assaillent Marianne ? 
Après une mission d'information sur la pratique du port du voile intégral sur le territoire national, l'Assemblée nationale, dans sa résolution adoptée le 11 mai 2010, "considère que les pratiques radicales attentatoires à la dignité et à l’égalité entre les hommes et les femmes, parmi lesquelles le port d’un voile intégral, sont contraires aux valeurs de la République".
Le 19 mai 2010, le gouvernement français déposa un projet de loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public. Cette loi est théoriquement entrée en vigueur le 11 avril 2011.
Devenant ainsi le premier pays européen à interdire le port du voile intégral dans l'espace public,
la France a finalement renoncé à la verbalisation des contrevenantes. Selon le Ministère de l'Intérieur, entre avril 2011 et le 31 mars 2016, les services de police auraient procédé à 1.726 contrôles qui auraient donné lieu à 1.644 verbalisations et 82 avertissements. Où en est-on de ces statistiques officielles ?...
Dans un contexte politique explosif qui n'est "pas l'affaire" du président Macron...
Le Sénat, qui représente la France profonde et fait chaque jour la démonstration de son incontournable utilité, examine mardi une proposition de loi LR visant à interdire le port de signes religieux aux accompagnant(e)s de sorties scolaires.

Pour commencer par le commencement, les sénateurs poseront-ils cette règle fondamentale que les papas et les mamans n'ont aucun droit à l'intérieur de l'école qui ne leur soit conféré par les enseignants, seules personnes y ayant autorité 
Et que lorsqu'ils interviennent, c'est sous la responsabilité de l'enseignant, fonctionnaire de l'Etat placé sous l'autorité de son inspecteur primaire ou de son recteur d'Académie? A l'école élémentaire, les pressions municipales ou syndicales ne sont pas tolérables en matière éducative.  

La proposition de loi est antérieure au contexte sensible de l'examen du texte, au lendemain d'une attaque contre une mosquée qui a fait deux blessés à Bayonne. L'"homme", comme on dit dans la presse s'agissant d'un agresseur musulman, est un ex-candidat du Front national. Agé de 84 ans, il passe pour caractériel, voire "déséquilibré".

Suite à cette attaque, l'une des sénatrices des Bouches-du-Rhône a appelé le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau à renoncer à l'examen de cette proposition de loi.

samia ghali
"Ce serait un geste de sagesse", a déclaré la Franco-algérienne Samia Ghali sur franceinfo, d'autant que cette socialiste en campagne (qui "reste au groupe PS" mais a créé son micro-parti, "Marseille avant tout") a jugé la proposition de loi "déjà dangereuse et haineuse".

Un autre ex-socialiste et franc-tireur LREM est sur la même ligne. "Les Républicains devraient peut-être s'interroger sur l'opportunité aujourd'hui d'avoir ce débat-là", a également estimé sur LCI le député LREM Aurélien Taché, représentant de l'aile gauche de la majorité et farouche opposant du texte.
Mais Bruno Retailleau n'attendait pas mieux d'eux et leur a opposé une fin de non-recevoir, estimant dans un tweet que mettre le texte "sous le tapis serait la pire des choses à faire".

La proposition vise à répondre à une situation dégradée par la montée de tous les intégrismes
Déposée en juillet, la proposition de loi "tendant à assurer la neutralité religieuse des personnes qui participent au service public de l'éducation", si modérée soit-elle, intervient maintenant sur terrain miné.  Depuis, la polémique sur le port du voile a été relancée par une militante voilée de Belfort qui est venue au Conseil régional de Bourgogne-Franche Comté à Dijon avec de jeunes scolaires d'âge primaire, à l'occasion d'une séance plénière de cette assemblée, provoquant la réaction espérée d'un  élu du RN. Alors que les gauches banalisent la provocation, la droite républicaine presse Macron - qui se dérobe - d'ouvrir le dossier qui empoisonne toute la vie publique, comme le quotidien des Français, selon un sondage IFOP.

Le chef de l'Etat tergiverse, refusant de "céder à la précipitation".
Macron était ce jeudi 24 octobre en déplacement à La Réunion. Lors d'un entretien accordé à la chaîne Réunion 1ère, le président a bravement affirmé que la question du port du voile dans l'espace public "n'est pas [son] affaire". Et il s'en est allé faire un tour d'avion présidentiel au-dessus du volcan du Piton de la Fournaise...
BFMTV obtempère aux injonctions de l'Elysée
et retire de sa plateforme la preuve sonore 



Il s'est une nouvelle fois défaussé en exhortant lundi les représentants du culte musulman à "combattre" davantage l'islamisme et le communautarisme.

Examiné dans l'hémicycle du Palais du Luxembourg à partir de 14h30. le texte vise à modifier le code de l'éducation pour étendre "aux personnes qui participent, y compris lors des sorties scolaires, aux activités liées à l'enseignement dans ou en dehors des établissements" l'interdiction des signes religieux ostensibles posée par la loi de 2004.

Si la proposition de loi portée par la sénatrice du Val d'Oise Jacqueline Eustache-Brinio est adoptée en première lecture par le Sénat, elle ne pourra pas prendre effet puisque la majorité présidentielle ne la votera pas dans les mêmes termes par l'Assemblée nationale, dominée par la majorité présidentielle.

La sénatrice socialiste donneuse de leçons de sagesse envenimera le climat
Au moment du débat, S. Ghali a prévu d'accueillir au Sénat un groupe d'une quarantaine de femmes des quartiers populaires de Marseille, dont certaines porteront ostensiblement le voile. "Geste dangereux et haineux" ? 
"Ce n'est pas un fait exprès, assure-t-elle, la visite est prévue depuis 4 mois", clame l'entourage de la sénatrice, candidate présumée à la mairie de Marseille.

Il s'agit de combler "un vide juridique", fait valoir Mme Jacqueline Eustache-Brinio, et d'éviter ainsi de laisser aux chefs d'établissements la responsabilité de trancher.
Maire UMP de Saint-Gratien (Val-d'Oise), aux abords de la Seine-Saint-Denis, Jacqueline Eustache-Brinio a été agressée dans la rue en 2009 "au seul motif apparent qu'elle mène un combat contre la délinquance dans sa commune", avait déclaré Frédéric Lefebvre, alors porte-parole de l'UMP. L'élue a été agressée par un homme de 25 ans à la sortie du centre culturel Camille-Claudel, situé dans le quartier sensible des Raguenets de Saint-Gratien. Blessée à un genou et à une main, elle avait été transportée au centre hospitalier d'Argenteuil. Condamné à trente mois de prison pour l'agression d'une élue de la République, l'individu - dont l'identité est dissimulée et qui entendait probablement défendre  son trafic de stupéfiants  - avait bénéficié de quinze avec sursis.
Alors que les centristes sont partagés, socialistes et communistes voteront contre le texte. 
Pour David Assouline, sénateur PS né à Sefrou (Maroc) et figé à jamais dans son passé trotskiste (d'abord militant à l'Organisation communiste internationaliste, OCI, puis dirigeant de la Ligue ouvrière révolutionnaire, LOR), relancer le débat renforce deux forces, le Rassemblement national et les islamistes.

"Chaque fois qu'on arrive en période électorale", on réduit "les maux de la France" à "l'islam" et aux "musulmans", avait systématisé dimanche Abdallah Zekri, délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM, lequel "ne représente pas les musulmans, mais le culte musulman," observe Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris depuis 1992 et président sortant, en 2015, du CFCM) et président de l'Observatoire national contre l'islamophobie, reçu par Macron, lundi 28, pour "voir comment nos concitoyens dont la religion est l’islam peuvent vivre tranquillement leur religion en respectant absolument toutes les lois de la République".

"La sortie scolaire est-elle un temps éducatif ? 




 Oui. Celui qui accompagne une classe est donc un acteur de service public et ne peut pas porter de signes distinctifs", souligne le président du Sénat Gérard Larcher (LR).
"Je veux bien que le collaborateur occasionnel du service public soit tenu par l'ensemble des obligations de l'agent public. Mais dans ce cas, si j'étais collaborateur occasionnel du service public, je demanderais à être payé !", rétorque un ministre qui ne se dévoile pas...

"Et après, vous aurez d'autres problèmes. Vous aurez la mère voilée qui vient au conseil de classe. Et on dira quoi? Que le conseil de classe ce n'est pas une activité scolaire? C'est moins scolaire que la sortie au cinéma ou à la piscine?", prévient-il.

Les 50 nuances de laïcité, selon les intellos-bobos radicaux.
Le rapporteur du texte, Max Brisson (LR), souligne que l'interdiction de tenues ou de signes manifestant "de manière ostensible" une appartenance religieuse ne s'appliquerait pas aux parents participant à la fête de l'école, qui n'est pas une activité liée à l'enseignement, ni lorsqu'ils viennent à l'école pour rencontrer les enseignants. 
Sans doute viennent-ils à l'école pour parler couscous ou jambon-beurre avec les enseignants... Maintenant, s'ls viennent à l'école pour apprendre à lire et écrire le français, en dehors des heures de cours, bienvenue...

dimanche 20 octobre 2019

Municipales 2020 : les listes communautaristes sont-elles admissibles ?

Des voix s'élèvent pour demander leur interdiction

Faut-il les autoriser dès lors que la droite veut les barrer ?

C'était aux dernières législatives.
Et trois ans plus tard, les chercheurs ne voient toujours rien venir !
A six mois des municipales, la question est soulevée par au moins deux responsables politiques. Mais, à gauche, des "chercheurs" refusent de s'alarmer face à un "microphénomène". Le débat pose la question - pendant qu'il est encore temps - de l'obligation de vigilance et d'anticipation d'un risque grandissant.
Le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand (ex-LR) a soulevé le problème à la mi-septembre, demandant au gouvernement de prendre les dispositions pour interdire "qu'il y ait aux prochaines élections municipales des 'listes communautaristes' ".

"L'islam politique est en train de vouloir s'implanter", a-t-il mis en garde
, alors que le sujet des flux migratoires incontrôlés agite peu la classe politique. Sous la pression de l'opinion, un débat doit néanmoins avoir lieu à l'Assemblée nationale lundi.
La porte-parole LREM Aurore Bergé s'est elle aussi dite récemment "très favorable à l'idée qu'on les interdise. Ce sont des listes qui sont dangereuses pour la République".

Quelles sont les listes démasquées par les deux responsables ? 
Une "chance pour la France"?
Xavier Bertrand cite notamment l'Union des démocrates musulmans français (UDMF) qui "se revendique anti-impérialiste, antisioniste, anticolonialiste," prévient-il.
Créée en 2012, l'UDMF revendique 900 adhérents. Elle a déjà recueilli 29.000 voix aux européennes, avec des pics dans certaines communes: 7,43% à Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise) où l''Association Musulmane Antillaise (AMA) a son siège depuis janvier 2013, 6,77% à Mantes-la-Jolie (Yvelines), une commune connue pour plusieurs épisodes d'émeutes, dont celles de 1991 ou de novembre 2017 au Val Fourré, une "zone urbaine sensible" qui "souffre plus que d’autres d’une insécurité quotidienne et d’une délinquance enracinée" et "connaît depuis quelques années une dégradation importante de ses conditions de sécurité," selon les termes du ministère de l'Intérieur du gouvernement Jean-Marc Ayrault (PS)... A Poissy (PCF de 1947 à 1983, Yvelines), dans un bureau de vote, l'UDMF avait attiré 29,81% des voix : parmi la population d'origine étrangère extra-européenne, la proportion des Maghrébins est de 6,8 %.
Pour les municipales de 2020, l'UDMF a "une cinquantaine de listes en préparation", se félicite son président et fondateur  - en 2012 , il y a  seulement sept ans -  Nagib Azergui, qui réfute vigoureusement les "amalgames sournois" avec le communautarisme.
Le parti se présente sur son site comme "non confessionnel, laïc et profondément républicain". Mais "le musulman est un épouvantail qu'on resort à l'approche de chaque élection", soupire-t-il, 
suggérant l'islamophobie dont il accuse les Européens critiques, notamment l''instauration d'une directive européenne qui permettrait de dissoudre tout groupe ou media raciste. Or, il anime lui-même plusieurs sites web. Le journaliste à La Croix, Laurent de Boissieu, décrit l'UDMF comme islamiste.
Autre parti, issu lui de la communauté franco-turque, le Parti Egalité Justice (PEJ), 
Pas de photo de la candidate voilée ?
Si c'est son choix et sa liberté de femme indépendante !...
créé en 2015 à Strasbourg et pro-Erdogan, il a déjà présenté 68 candidats aux dernières législatives et donne à nouveau "rendez-vous en 2020 pour les municipales!" sur son site internet. Mais le PEJ, qui réclame "un moratoire sur la laïcité" et combat "l'enseignement de la théorie du genre", avait plafonné à 10.000 voix aux législatives de 2017. La plupart des immigrés turcs - les derniers sont des clandestins - n'ont aucun lien fort avec la France et ce sont des ruraux conservateurs, attachés à Erdogan, et des musulmans, notamment de la branche sunnite de l'islam, majoritaire en Turquie. Les pics de demandes d'asile sont  2009, 2012 et 2017. Selon les données d'Eurostat, en 2017, la France est le troisième pays qui accueille le plus de demandeurs d'asile turcs avec 1 290.
Le "micro-phénomène" représente la population de l'agglomération de Marseille, deuxième de France
Selon l’INSEE, en 2013, le nombre de Turcs est de plus de 216.000 (dont environ 102.000 femmes), c’est-à-dire 5 % de l’ensemble des étrangers vivant en France. P
our leur part, les consulats turcs de France comptent un peu plus de 611.000 Turcs et Franco-Turcs en France, 800.000 en incluant une estimation du nombre de personnes en situation irrégulière venues de Turquie. Toujours selon ces consulats, la diaspora turque en France est essentiellement concentrée à Paris (environ 270.000), à Strasbourg (environ 135 000), à Lyon (environ 130.000) et à Marseille (environ 62.000). Lors de l'élection présidentielle turque de 2018, 330.000 ressortissants turcs étaient inscrits sur les listes de l'ambassade de Turquie en France.
Des vigilants qui ne regardent pas dans leur dos.
Le champs sémantique est miné. 

"Personne ne se revendique comme ayant une 'liste communautariste': le terme n'est utilisé que pour discréditer d'autres personnes", observe le sociologue des discriminations, singulièrement éthno-raciales (et à l'école), Fabrice Dhume-Sonzogni, auteur de "Communautarisme. Enquête sur une chimère du nationalisme français". Il en va d'ailleurs de même du qualificatif discriminant de "populiste". 

Pour Vincent Tiberj, professeur à Sciences-Po Bordeaux, il ne faut pourtant pas surestimer un "microphénomène".

Image associée"Depuis les européennes de 2004 de telles listes essayent d'exister. Les résultats sont encore très faibles, quand elles réussissent à avoir des candidats et se présenter", note-t-il, en rappelant que l'UDMF "a fait 0,13% des voix aux européennes pour une population de 4 millions  de musulmans [électeurs inscrits sur les listes électorales] en France".

Qu'il peine à se projeter dans un futur proche ou qu'il préfère se voiler la face, il se félicite dans la foulée qu'on soit loin du scénario de "Soumission", le roman de 2015 où Michel Houellebecq imaginait l'élection d'un président musulman en France. 

Pour V. Tiberj, sociologue éclairé du politique à la pointe de ses chaussures, docteur en science politique de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris où il est chargé de recherche et chercheur au Centre Emile Durkheim à Bordeaux, "la notion de vote musulman est à relativiser". Ils "votent surtout à gauche" car, pour eux, "l'agenda religieux n'est pas premier", estime ce métis de 44 ans, sur la base de son idéologie propre.
Le chercheur n'a pas toutes les clés et son positionnement manque de fondements, puisqu'il observe qu'il est difficile de dénombrer précisément les listes en partance pour la conquête des communes de France. Pas de thermomètre - ce qui est embarrassant pour un expert -, donc pas de poussée de fièvre...

Reste qu'en cette période de pré-municipales et hors des bureaux de recherche et de statistiques, le poids de l'immigration n'est pas indifférent aux électeurs, singulièrement les contribuables parmi eux, ni le risque qu'une communauté exogène prenne l'ascendant sur les indigènes, malgré les mise en gardes renouvelées et pressantes d'Eric Zemmour, caricaturé en fasciste islamophobe et vilipendé par principe, par les idéologues de la gauche radicale, qui ne le lisent ni ne l'écoutent, forts de leurs certitudes humanistes et vertueuses.


La validation par le gouvernement, en la personne de l'ex-socialiste Castaner, de la liste de l'UDMF avait été critiquée par plusieurs figures LR, en mai déjà, avant les européennes. 

Le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti avait attiré l'attention des responsables politiques sur "la montée du communautarisme islamiste qui gangrène notre société".

L'actuel ministre des Comptes publics n'est pas cité parmi les veilleurs de la République. Gérald Darmanin avait pourtant estimé qu'il fallait "que la République se défende" face à ces listes. Difficile néanmoins de l'accuser de toutes les infamies contre les musulmans, puisque Moussa , son deuxième prénom, est petit-fils de Juif maltais par son père et de tirailleur algérien et harki par sa mère. Est-il en outre moins informé que Vincent Tiberj parce qu'il est homme de terrain, comme maire (2014-2017), puis premier-adjoint  de Tourcoing depuis qu'il est au gouvernement ? Sa commune est dotée de quatre mosquées pour 97.000 habitants? 38 % de la population étrangère de Tourcoing (45 % à Roubaix, à 3,5 kms) est d'origine maghrébine.

"S'il y avait eu la moindre virgule de travers, on nous aurait, à juste titre, interdits", se défend N. Azergui, lequel assure par ailleurs que l'UDMF est un mouvement "citoyen". 


Le droit permet de dissoudre un groupe incitant à la discrimination raciale.

Le défi de l'islam politique est clair : 
une musulmane voilée au Palais Bourbon...


Mais l'amalgame religion-race est osé ! Et manifester une appartenance à une religion "n'est pas un élément de nature à priver une personne de la possibilité d'être candidate", insiste Romain Rambaud, professeur de droit public à l'université de Grenoble et spécialiste du droit électoral. Un expert qui n'a pourtant pas l'expérience des listes communautaristes en droit français, puisque le phénomène est nouveau. Il s'appuie sur le "droit de suffrage" et "la liberté d'expression", lesquels atteignent ici leurs limites. Comme l'âge pénal, ils ont l'un et l'autre besoin d'une sérieuse mise à jour.

Le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau va déposer une proposition de loi pour interdire les "listes communautaristes" aux élections
.
L'objectif  dans les jours qui viennent est de "contrer ce qui est une forme de sécession"puisque ces listes veulent privilégier une partie de la population alors que notre République est 'indivisible', rappelle-t-il dans le JDD, notamment aux chercheurs.. Lesénateur n'est pourtant pas un proche du président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand (ex-LR) qui a demandé au gouvernement de prendre les dispositions dans le même sens.

Il propose notamment d"interdire tout financement public d'un mouvement communautariste
, qui ne respecterait pas les principes de souveraineté nationale et de laïcité, et de prohiber, sous le contrôle du juge administratif, les candidatures et la propagande électorale communautaristes".

Ces mesures de sauvegarde impliqueront 
"l'interdiction de signes religieux comme le voile sur les affiches ou les professions de foi".
"Nous souhaitons aussi que les élus, dans l'exercice de leur mandat, soient désormais tenus à une stricte neutralité, comme c'est le cas pour les fonctionnaires, lorsqu'ils représentent la collectivité, notamment lors des cérémonies officielles ou des réunions des assemblées territoriales", précise B. Retailleau. En effet, aujourd'hui, la jurisprudence de la Cour de Cassation n'est pas adaptée : elle n'élargit pas aux conseillers municipaux le devoir de neutralité religieuse des agents publics. Le sénateur estime en outre que "si la révision constitutionnelle arrive à son terme, il faudra aussi préciser notre définition de la laïcité". 

Joignant cette semaine l'intérêt électoraliste à la défense de la laïcité républicaine,
le ministre chargé des Collectivités territoriales Sébastien Lecornu a appelé à "des fronts républicains locaux" pour faire barrage à d'éventuelles listes communautaires lors des municipales de mars 2020 : LREM n'a pas d'assise locale et se sent aussi isolé que démuni en candidat(e)s. 

Bruno Retailleau propose encore "d'inscrire dans la Constitution que
'nul ne peut se prévaloir de sa religion pour se soustraire à la règle commune' ", ce qui, selon lui, "réglera tous les débats sur les horaires différenciés de piscine, par exemple".

Ainsi Bruno Retailleau n'a-t-il ni une vision à courte vue,  ni le même problème d'implantation et de visibilité territoriales et sa crainte d'un "islam politique [qui] tente de construire une contre-société à visée séparatiste et antirépublicaine" est dégagée de tout souci immédiat. Ce qui le crédibilise lorsqu'il déplore que "face à cela, Emmanuel Macron est d'une formidable ambiguïté".