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mercredi 20 mai 2020

La quantité de masques jetés au sol indigne les éboueurs

Un député réclame une amende de 300 euros contre le jet de masques sur la voie publique

A Lyon, les éboueurs s'insurgent contre l'abandon de masques par terre
Des gants et masques abandonnés sur la voie publique
Sans négliger le risque sanitaire augmenté de propagation du virus
Dans les rues de Paris ou de Lyon, on peut voir des masques chirurgicaux joncher le sol, mais aussi des masques en tissu ou des masques et des gants de chantier: un manque de civisme qui exaspère les éboueurs. 
Quelques masques jetés par terre dans les rues de Paris.

Des photos prises pendant leur tournée justifient leur indignation.
"Les masques, on ne les jette pas par terre, ni dans le bac de tri... c’est dans un sac fermé et dans la poubelle grise...", rappellent-ils sur Twitter. "Et ça y’a vraiment besoin de le rappeler!"

L'information de couleur de poubelles méritait d'être indiquée explicitement, ce que les technocrates du ministère de l'environnement ne parviennent pas à faire:


Le ministère de la Santé a, quant à lui, publié une liste précise de gestes à adopter pour ce type de déchets dès fin mars. 
Il recommande ainsi d'utiliser un sac à part pour les masques, mouchoirs à usage unique ou encore bandeaux pour le nettoyage des surfaces des habitations. Ce sac doit être résistant et disposer d’un système de fermeture fonctionnel. Il doit être soigneusement fermé puis conservé 24 heures avant d’être placé dans le sac plastique pour ordures ménagères.
Mais les messages du gouvernement ressassent les mêmes consignes concernant les gestes-barrière, au détriment  de conseils sur la gestion individuelle des masques et gants souillés.

La mairie de Paris appelle au civisme


"Il faut continuer à protéger les autres, et penser aux agents de propreté qui ont été là pendant tout le confinement", explique Paul Simondon, adjoint à la mairie de Paris en charge de la propreté et de la gestion des déchets. 
Et de rappeler: "l'idéal pour les gants, les masques, les mouchoirs, c'est de les enfermer dans un sac plastique et de jeter ce sac au bout de 24h. En faisant cela, on prend soin de tout le monde."
Un député réclame une amende de 300 euros contre le jet de masques sur la voie publique

En réponse aux éboueurs de plusieurs agglomérations françaises qui alertent sur les comportements de leurs concitoyens en postant des photos de masques sanitaires abandonnés au sol, un député LR des Alpes-Maritimes a déposé, ce lundi, une proposition de loi réclamant une amende de 300 euros en cas d'abandon de masque sanitaire au sol.

Eric Pauget, député Les Républicains (Libres!, le mouvement de Valérie Pécresse), des Alpes-Maritimes (Antibes-Biot-Vallauris), propose de relever l'amende en vigueur pour mettre un terme à cet incivisme, rapporte France 3 Provence-Alpes-Côte-d'Azur. L'élu souhaite lutter "contre ces comportements qui induisent des risques sanitaires et environnementaux importants".

Ce lundi, ce conseiller départemental et vice-président chargé de la jeunesse, du développement des pistes cyclables et du sport a ainsi déposé une proposition de loi visant à demander que cette amende, actuellement établie à 68 euros, passe à 300 euros
Eric Pauget demande également l'utilisation de la vidéoprotection sur la voie publique pour sanctionner les contrevenants. 
Il demande enfin que la qualité d'agent de police judiciaire soit accordée aux directeurs de police municipale et que les agents de police municipale et judiciaire adjoints puissent réaliser des contrôles d'identité en ce sens.

"Chacun de ces déchets épars non géré conformément au code de l'environnement est une nuisance voire une pollution qui constitue un coût important sur de nombreux plans pour la collectivité", explique encore Eric Pauget.
Un masque sanitaire en papier mettrait 450 ans à se décomposer, selon le mouvement Plastick Attak, qui combat le suremballage plastique, ainsi que les dépôts sauvages de plastique dans la nature.


vendredi 8 novembre 2019

Proposition de loi pour interdire les "listes communautaristes", déposée par Retailleau (LR)

Quand les sénateurs prennent l'initiative que refusent les députés de la majorité présidentielle

Les listes communautaristes vont devoir avancer voilées


Les parlementaires vont devoir se dévoiler.
Le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau a déposé une proposition de loi visant à interdire les "listes communautaristes" aux élections, a-t-on appris de son entourage, vendredi 8.

Déposée à quatre mois et demi des municipales, cette proposition de loi "tendant à assurer le respect des valeurs de la République face aux menaces communautaristes" avait été annoncée il y a quelques semaines par B. Retailleau, qui doit être reçu la semaine prochaine par le ministre apparent de l'Intérieur, Christophe Castaner.

Le texte vise notamment à empêcher le dépôt de listes ou le financement de candidats soutenant des revendications "fondées sur l'origine ethnique ou l'appartenance religieuse" et menant une "campagne communautariste", selon l'exposé des motifs.
Concrètement le matériel électoral devra bannir toute revendication communautariste, et le préfet pourra "faire procéder au retrait des affiches" contrevenant à ce principe, précise la proposition de loi. 
L'élu aura aussi "obligation de respecter les valeurs de la République". Ce qui semble être le minimum, mais qui valait d'être précisé.

Déposée avant LE dimanche 10, jour de la "marche contre l'islamophobie" dont sont accusés les mécréants blancs de France et les auteurs de "lois liberticides" contre les musulmans, selon l'extrême-gauche et les agitateurs de l'islam politique, cette proposition de loi attendue arrive, alors que le débat s'enflamme sur les sujets du port du voile et d'une certaine idée de la laïcité, revisitée par les musulmans intégristes

"Si la religion musulmane a naturellement toute sa place dans notre pays, le fondamentalisme islamique ne saurait en aucun cas trouver la sienne dans notre vie politique", détaille l'exposé des motifs.

Castaner devra recevoir B. Retailleau, accompagné du président de la région Hauts-de-France (ex-LR), le franc-maçon Xavier Bertrand qui a lui aussi appelé à interdire les listes de ce type.

Le texte s'inquiète de "l'essor de l'islam radical", projet "ouvertement sécessionniste" visant notamment "à isoler les musulmans du reste de la communauté nationale et à substituer des lois religieuses [la charia] aux lois de la République".

Retailleau a appelé le chef de l'Etat à "sortir de l'ambiguïté"

Suite au rejet de ses responsabilités par le chef de l'Etat qui s'est dédouané en ces termes : "ce n'est pas mon affaire !", le patron des sénateurs Les Républicains fait valoir, dans un entretien avec Le Figaro vendredi, qu"'il vaut mieux prévenir que guérir car lorsque nous aurons des listes communautaristes élues, il sera trop tard". 

Objets de toutes les inquiétudes, les listes communautaristes restent en France un phénomène marginal selon certains experts, dont on attend pas, semble-t-il, qu'ils soient vigilants. Ils estiment que personne ne revendique ce terme et que le risque n'existe donc pas... 
Ces "experts" anonymes inventés par la presse partisane (sous couvert du "secret des sources"?) ne peuvent pourtant pas ignorer que l'Union des démocrates [alors, tout va bien!] musulmans français, UDMF, se revendique anti-impérialiste, anticolonialiste et antisioniste, et souhaite le développement du halal, ainsi que le droit au port du voile à l'école, et on en passe et des meilleures (telles la PMA et la GPA) 

Ô surprise, l'UDMF réfute cette étiquette dont elle s'est affublée. Il reste que, dès sa création en 2012, ce parti a suscité une opposition radicale des différents partis de droite comme de gauche (lien PaSiDupes).

mardi 29 octobre 2019

Le Sénat vote l'interdiction des signes religieux aux parents accompagnant les sorties scolaires

Les députés assumeront-ils la responsabilité du voile islamique autorisé aux mères accompagnantes 

La proposition votée par la Chambre haute n'aura force de loi que si la Chambre basse la vote également et dans les mêmes termes
Une  prochaine loi pour encadrer ces réseaux sociaux

Or, il est peu probable que la majorité présidentielle l'approuve: celle qui rejette déjà tous les amendements des partis d'opposition à l'Assemblée n'est, à plus forte raison, pas prête à approuver un texte voulus par les sénateurs. Un membre du gouvernement, le ministre de l'Education, a déjà déclaré qu'il y est opposé.

Mardi 29 octobre, les sénateurs ont adopté cette proposition de loi qui comble le "vide juridique" relatif port de signes religieux, dont le voile, aux parents accompagnant des sorties scolaires, a souligné le rapporteur de la proposition, Mme Eustache-Brinio. Déposée par le groupe Les Républicains, majoritaire au Sénat, elle était à l'étude avant les incidents à la mosquée de Bayonne, lundi 28 octobre, et aussi au Conseil régional de Bourgogne-Franche Comté, le 11 octobre dernier.

Mais pour que ce texte mette un terme aux interprétations et laxisme qui perturbent la vie publique et les rapports sociaux depuis trop longtemps dans ce pays, en dépit des textes antérieurs qui ne sont pas appliqués, telle la loi sur le voile intégral (n°2010-1192 du 11 octobre 2010) interdisant depuis neuf ans la dissimulation du visage dans l'espace public, que ce soit la cagoule ou le voile islamique. interdiction entre dans la loi, il faudrait que les députés de La République en marche ne suivent pas l'avis du ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer, qui a exprimé son opposition à un texte qu'il juge "contre-productif". Les 23 sénateurs du groupe LREM ont d'ailleurs tous, comme un seul homme, voté contre.

Mardi, à l'issue d'un débat passionné de près de cinq heures, le Sénat a adopté le texte en première lecture par 163 voix contre 114 et 40 abstentions. 
Il vise à adapter le code de l'Education au phénomène nouveau du voile islamique créé par l'islam politique lorsqu'il est porté pendant les heures d'activités scolaires obligatoires - de 8h30 à 16h30 -  pour étendre "aux personnes qui participent, y compris lors des sorties scolaires, aux activités liées à l'enseignement dans ou en dehors des établissements" l'interdiction des signes religieux ostensibles posée par la loi du 15 mars 2004
Depuis plus de quinze années, celle-ci encadre, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics, marquant la volonté très largement partagée de réaffirmer l’importance de ce principe indissociable des valeurs d’égalité et de respect de l’autre. Elle témoigne de la volonté des représentants de la Nation de conforter l’école de la République et de l'adapter à son époque, quand le besoin s'en fait sentir. La circulaire précise les modalités d’application de la loi du 15 mars 2004, abrogeant et remplaçant la circulaire du 12 décembre 1989 relative à la laïcité, au port de signes religieux par les élèves et au caractère obligatoire des enseignements, la circulaire du 26 octobre 1993 sur le respect de la laïcité, et la circulaire du 20 septembre 1994 relative au port de signes ostentatoires dans les établissements scolaires.
Une proposition déposée avant l'été 2019.
Son examen intervient trois mois plus tard dans un contexte politique qui souligne l'urgence de son vote. Plusieurs responsables politiques avaient exprimé leur avis sur le port du voile par les accompagnantes scolaires voilées, d'autant plus disponibles que leur interprétation archaïque et controversée du Coran les tient éloignées du monde du travail. Ce qui ne les empêche pas pour autant de condamner tous les mouvements de grève qui affectent les services scolaires. 
Parmi ceux qui se sont opposés très tôt à l'interdiction du voile, Jean-Michel Blanquer, exprime une position ambiguë entretenant un débat sans fin, faute de convictions claires et de mesures fortes. 
Ainsi a-t-il indiqué qu'"en même temps", il estime que cette tenue religieuse n'est "pas souhaitable dans notre société".

Sans surprise, l'extrême gauche pro-palestinienne condamne la proposition de loi votée par les sénateurs, mais le LFI Jean-Luc Mélenchon fait mieux, alimentant la polémique, dénonçant sans nuances le résultat d'un "harcèlement contre les musulmans", tous les musulmans... 

Les élus de la majorité LREM sont plus divisés qu'ils le laissent paraître, avec la complicité des media soumis. Leurs affrontements en interne transparaissent néanmoins dans la presse libre et témoignent d'une profonde fracture que les menaces de Gilles Le Gendre ne réussissent pas à colmater. Aurélien Taché, avait critiqué Jean-Michel Blanquer pour avoir considéré que le port du voile n'est pas "souhaitable" chez les accompagnantes scolaires. Une opposition qui a provoqué la colère du ministre de l'Education. Finalement, l'ex-socialiste élu sous l'étiquette LREM a dû rejoindre la colonne des godillots et s'excuser, mardi 22 octobre, lors d'une rencontre au siège du parti présidentiel.

Ce qui reste de la gauche socialiste avait appelé à boycotter le vote de ce texte au Sénat. 
La sénatrice franco-algérienne de Marseille avait invité au Sénat
des femmes musulmanes, mais des musulmanes voilées :
des militantes de l'islam politique
 
La sénatrice Samia Ghali a ainsi dénoncé une proposition de loi "dangereuse, haineuse", et "stigmatisante". Otage de son électorat musulman, cette ex-PS a accueilli le même jour au Sénat une trentaine de femmes et enfants des quartiers populaires de Marseille, dont certaines mères voilées. Si l'élue habite le Roucas Blanc (7e arrondissement de Marseille), quartier le plus luxueux de la ville, elle est élue des quartiers nord, à l'opposé de la ville où vit la population la plus pauvre: à 12,55% étrangère, 29,46% du 15e arrondissement sont bénéficiaires de la CMU. La deuxième ville de France accueille l'une des plus grosses communautés musulmanes de l'Hexagone et possède 72 mosquées…

"Le débat peut et doit se passer en toute sérénité au Parlement", lui avait répondu le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau.

vendredi 21 juin 2019

Proposition de loi LR sur la sécurité : la majorité persiste dans le rejet de toute contribution d'opposition

Le totalitarisme de la majorité présidentielle ne faiblit pas...

La démocratie parlementaire a encore reculé

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Jeudi
, la majorité LREM à l'Assemblée a rejeté en bloc une proposition de loi sur la sécurité du député LR Eric Ciotti. Elle a jugé "précipitées" et parfois "idéologiques" les augmentations budgétaires, le paiement des heures supplémentaires, les sanctions aggravées pour les agressions de policiers, alors que  le gouvernement tarde à présenter son propre texte.

Cette proposition de loi "d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure" était examinée dans le cadre d'une journée dédiée aux propositions du groupe Les Républicains ("niche parlementaire").
"Ce texte entend (...) porter un engagement" pour que ceux "qui assurent la protection de nos concitoyens" disposent "des moyens nécessaires pour faire face à cette mission essentielle", a expliqué Eric Ciotti, rapporteur du texte.

Le député des Alpes-Maritimes a proposé une loi de programmation prévoyant une dotation supplémentaire de 15 milliards d'euros sur six ans pour la sécurité, mais elle a été repoussée.
"Depuis cinquante ans, les moyens ont été divisés par deux", a fait valoir l'élu rappelant un récent appel de syndicats de police, évoquant une "disette budgétaire".

Le député a également proposé "le paiement des 24 millions d'heures supplémentaires", "véritable épée de Damoclès opérationnelle", engrangés au fil du temps par les policiers. 

Il a appelé à un durcissement des peines réprimant les agressions et injures contre des policiers, gendarmes ou pompiers. Ceci avec des peines planchers, des expulsions et interdictions du territoire pour les étrangers et la suppression de l'excuse de minorité pour les plus de 16 ans. 

Le texte visait enfin à renforcer les prérogatives des polices municipales en habilitant notamment des agents à opérer des contrôles d'identité.

Le gouvernement balaie la proposition LR d'un revers de la main

Les autocrates macroniens n'ont rien trouvé à leur convenance.
"Votre proposition de loi pêche par son impréparation. Certaines dispositions sont inconstitutionnelles, d'autres peuvent apparaître comme idéologiques et d'autres n'ont pas montré leur effet", a tranché Laurent Nuñez, le secrétaire d'Etat auprès du ministre apparent de l'Intérieur (Castaner), en se prononçant contre l'ensemble du texte.

Il a rappelé le projet en cours de livre blanc et de loi de programmation pour la sécurité intérieure évoqué par le premier ministre, lors de sa déclaration de politique générale.
Tout cela demande "une large concertation, des échanges avec les syndicats". "Nous les menons depuis des semaines et avançons sur les questions du temps de travail et des heures supplémentaires", a-t-il indiqué.

"Cela demande aussi de consulter les directions, des experts, les élus (...) donner la parole aux femmes et hommes de terrain, aux citoyens", a ajouté le ministre réel Nunez appelant "à ne rien négliger, ni brusquer". "En même temps", la soumission de la proposition d'Eric Ciotti à la commission parlementaire permanente n'a pas été autorisée...

"Votre loi de programmation sera adoptée au mieux en 2020, a déploré E. Ciotti (...), alors que les policiers et les gendarmes attendent des mesures immédiates".

Les despotes rejettent systématiquement les amendements de l'opposition, mais aussi leurs propositions de loi... Vont-ils aussi leur reprocher de ne pas jouer pleinement leur rôle parlementaire ?

lundi 17 juillet 2017

Interdiction aux députés LREM de collaborer avec leurs alliés

Après les huis-clos et l'exclusion des media, l'interdiction aux députés LREM de dialoguer avec leurs alliés

Le sectarisme s'impose au groupe LREM à l'Assemblée

Les députés macroniens n'ont pas le droit de signer des amendements ou des propositions de loi d'autres groupes. Même des alliés à l'Assemblée, bien qu'ils aient pu  ici ou là contribuer à leur élection... Ainsi en a décidé le règlement intérieur, que tous ses membres doivent obligatoirement respecter. : les macroniens - plus primaires qu'hier mais moins que demain - se sont vu imposer de marcher au pas, comme le révèle le Canard enchaîné du mercredi 12 juillet. 

Les députés du président encourent une exclusion s'ils se laissent tenter de co-signer un amendement ou une proposition de loi du MoDem ou des Constructifs, pourtant alliés à la majorité...  L'article 16 condamne en effet la co-signature de ces textes s'ils sont "issus d'un autre groupe parlementaire".
 
Cette faute contre le chef suprême entraîne en effet le déclenchement d'une procédure de sanction

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Selon l'article 19 du règlement intérieur du groupe LREM : "le président convoque l'intéressé" et (peut) "le déférer [de son propre chef] devant le bureau" chargé de prononcer sa possible exclusion. 

Radical et surtout en contradiction avec l'esprit d'ouverture prôné par le candidat Macron pendant sa campagne présidentielle. Le ministre de Hollande ne promettait-il pas de travailler avec toutes les bonnes volontés, qu'elles soient de gauche, de droite ou du centre. 

"C'est un copié-collé des règles du groupe PS," selon les plus indulgents 
"Ce genre de pratiques claniques, c'est la culture socialiste, pas la culture En Marche", gronde un député LREM, médusé mais anonymé qui note malicieusement que les kapos Richard Ferrand, le président du groupe, est issu du PS et Jérôme Taillé-Rousseau, le nouveau secrétaire général du groupe LREM, était auparavant secrétaire général-adjoint du groupe PS à l'Assemblée. De fait, cette interdiction de signer des amendements d'un autre groupe parlementaire avait été mise en place par Bruno Le Rouxpatron des députés du groupe socialiste, dès 2012.
"La discipline de vote et d'expression est une règle impérative"
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Celui qui faisait rémunérer ses filles mineures par l'Assemblée nationale (les deux filles du ministre social, équitable et égalitaire ont cumulé respectivement 14 et 10 CDD entre 2009 et 2016, pour un montant total de quelque 55.000 euros, dès l'âge de ...16 ans), Bruno Le Roux avait fixé les règles du camp des godillots concentrés au Palais Bourbon. Elus sur un soutien clair à la politique d'Emmanuel Macron contre des circonscriptions que leur avait réservées Ferrand, les marchands de tapis du MoDem seront donc récompensés à la mesure de leur bassesse. 

Les initiatives centristes seront peine perdue.
Le MoDem est ravalé au rang de figurant et ses 43 élus (sur environ 90 candidats) ne pourront pas compter sur le soutien des députés macroniens sans l'accord express du président du groupe, Richard Ferrand. 

Quant aux 'Constructifs', le groupe des juppéistes déserteurs de LR, pied droit officiellement dans l'opposition mais pied gauche officieusement sur la ligne du gouvernement, ils n'auront pas d'autre choix que de jouer au Lego dans leur coin ces cinq prochaines années. 
Voilà ce qu'il en coûte en Macronie aux migrants politiques de ne pas adhérer à la secte LREM.

samedi 31 mai 2014

Le couple Hollande-Taubira: ça déchire !

Hollande ne maîtrise plus les membres du gouvernement Valls

On croyait Christiane Taubira loyale
au président Hollande
 
qui l’a maintenue à la Chancellerie, contre vents et marées – et surtout contre Valls – lors du changement de gouvernement. Dans l'adversité, la presse aux ordres avait cru trouver en elle de quoi doper la cote de la majorité et, faute de mieux,  en avait fait l’égérie d’un pouvoir dont la seule promesse tenue est l’instauration du mariage homosexuel, qu’elle a préparé, soutenu et fait voter, comme on le sait. On pensait enfin qu’il s’agissait d’un symbole fort - puisque volumineuse et menteuse - pour ce qui reste de socialistes en France : son origine guyanaise, sa couleur de peau, sa jeunesse indépendantiste qui affleure toujours à l’occasion, tout cela faisait un ministre de la Justice épatant, selon Monsieur P'tite Blague.

Patatras ! L’icône de la place Vendôme s'est faite tirer les dreadlocks! 
Mercredi 28 mai après la classe, la petite Christiane s’est retrouvée convoquée dans le bureau du directeur, pas content, mais pas content du tout ! Il paraît qu’il a piqué une colère noire [sic: le racisme larvé du PS ?], ce qui semble peu probable le connaissant, mais surtout qu’il a rappelé à la dame les règles du jeu de la cour de récré parlementaire : l’Assemblée nationale est là pour voter les textes proposés par le gouvernement, pas pour prendre des initiatives par voie d’amendements, surtout en présence d’un ministre qui ne pipe mot. 
 les braves gens
[Le patron soupçonnerait-il une peau de banane?]
En cause, le projet de loi, en cours de discussion, portant réforme du droit pénal. Un projet qui inquiète, quand il n'alarme pas les professionnels de l'ordre public, puisque l’économie générale consiste à réduire le nombre de délinquants en vidant les prisons ; comme toujours à gauche, les mânes du vieil Hugo planent sur des députés plus soucieux d’intégration sociale que de répression du crime. La prison fait le criminel, évitons de l’y mettre, il s’amendera [désormais, le trou, selon les "humanistes", c'est seulement pour les victimes]. Pour plus de précision, relire "Le dernier jour d’un condamné"… 
Projet de loi donc, qui suscite des idées délirantes dont Caroline Artus nous a dépeint la plus saillante, quand l’oncle Anatole tripote sa petite nièce. Plus généralement, nos gentils éducateurs barbus devenus députés bobos proposent d’étendre la contrainte pénale à tous les délits et non plus à ceux passibles de moins de 5 ans de prison. Idée aussi fumeuse qu’un bon pétard [à la prison de Sequedin ou d'ailleurs].


Le gouver- nement a sifflé la fin de la récréation : il appartenait à Taubira de le faire savoir aux intéressés. Las ! En restant silencieuse devant la commission des lois, elle a laissé Colette Capdevielle, député socialiste des Pyrénées-Atlantiques, soutenir l’amendement généralisant la mesure. D’où la grosse colère de François Hollande. [Avait-elle le cerveau embrumé, comme au jour où elle brandissait devant les députés médusés, les documents l'accablant censés la disculper d'une précédente turpitude sur des écoutes téléphoniques illégales: lien PaSiDupes]

[La ministre fait celle qui tombe du cocotier]
A quoi joue la garde des Sceaux ? Qu’elle soit convaincue du bien fondé de sa réforme ne fait aucun doute ; elle a derrière elle de nombreux magistrats -qui la poussent et dont le laxisme relève de la simple observation- et la majeure partie du Barreau qui ne conçoit la défense qu’au travers de l’excuse systématique. Mais elle sait aussi qu’une telle mesure exaspérera un peu plus les Français ; c’est pain bénit pour le Front National, que le PS fait toujours monter dans les suffrages, mais aussi pour la frange de droite de l’UMP. Faudrait-il donc envisager aussi quelque manœuvre électorale dont on peine à percevoir les contours et l’objet ?

Certainement un peu de tout cela. Mais les occupants des palais nationaux montrent qu’ils ne dirigent plus rien, pas même leurs propres troupes. Qu’un ministère régalien ait été confié à un électron libre laisse songeur, à la fois sur l’absence de toute ligne politique claire et sur l’incapacité de ces bras-cassés à faire semblant. Et pendant ce temps, l'économie s'épuise, le chômage augmente et le pouvoir d'achat s'effondre, tandis que  s'allonge la note laissée à la génération montante, cette jeunesse prioritaire aux yeux cillés de pépère.

jeudi 22 mai 2014

Assemblée: l'adoption de la loi famille se fait contrer par l'opposition

L'opposition contraint le gouvernement à reporter la proposition de loi sur l'autorité parentale

Coup de théâtre à l'Assemblée
La minorité fait suspendre jeudi le débat commencé depuis lundi. Chaque article a  été âprement discuté par l'UMP et, sur twitter, l'UMP Daniel Fasquelle a pu s'en féliciter: "Texte sur la famille reporté sine die ! Victoire ! Nous avons mis en échec le gouvernement". Depuis lundi, l'UMP dénonçait la tentative de la gauche de "casser les repères" de l'enfant.

Avec détermination, les membres de l'Entente parlementaire pour la Famille ont défendu leurs amendements au nom de "l'intérêt supérieur de l'enfant".  Par sa proposition, la majorité parlementaire tentait de relancer le projet de grande loi sur la famille, abandonné en février sous la pression populaire de février dernier. 


Les députés PS refusent d'être les hommes de main de l'exécutif. "Le gouvernement ne laissera pas tomber ce texte dans les oubliettes de l'obstruction parlementaire. Je vous donne rendez-vous pour continuer l'examen de ce texte", a cependant assuré aux députés Laurence Rossignol, la secrétaire d'État chargée de la Famille et des Personnes âgées, soulignant ainsi la tentative d'instrumentalisation des godillots de l'Assemblée par le gouvernement.

Bisou entre Nicolas Bays et Yann Galut,
députés PS, à Paris le 27 janvier 2013
Les députés ne pouvaient poursuivre l'examen du texte jeudi, réservé à l'étude de propositions de loi du Front de gauche. Et l'Assemblée ne siégera pas vendredi à 48 heures des élections européennes. Centré sur les conséquences des séparations de couples pour les enfants, le vote solennel de ce texte gouvernemental repris par les groupes socialiste et écologiste ne peut avoir lieu comme  prévu le 28 mai.
Ce sera à la conférence des présidents de l'Assemblée de proposer une nouvelle date alors que le calendrier parlementaire des prochaines semaines est déjà très chargé avec notamment au menu la réforme pénale et le collectif budgétaire.

"L'adoption de cette proposition de loi pourra être ralentie par les arguments et les comportements les plus réactionnaires mais elle ne pourra être entravée. Ceux qui au sein de l'UMP s'attribuent la mission de gardien de la famille se révèlent en être finalement les geôliers", ont dénoncé dans un communiqué la rapporteure du texte Marie-Anne Chapdelaine (siège PS réservé à une femme, photo) et Erwann Binet, néo- député PS isérois (2012, fort occupé, ci-dessus) en charge de ce texte.

Le chef de file des députés UMP sur ce texte, Philippe Gosselin, avait dénoncé toute accusation d'une "intention de jouer le match retour" de la loi sur le mariage pour tous. L'opposition se voit reprocher d'avoir voulu donner la priorité aux couples hétérosexuels pour l'adoption.

Le débat sur la reconnaissance du rôle des beaux-parents a été interrompu au milieu de l'examen de l'article 10 du texte 
L'UMP s'oppose en effet à ce que l'autorité parentale puisse être déléguée et donc diluée entre quatre personnes.

Dans l'après-midi, la majorité a en revanche réussi à faire passer la double domiciliation de l'enfant d'un couple séparé
Cette disposition est l'une des plus controversées du texte et a donné lieu à plusieurs passes d'armes entre l'UMP et la majorité. L'UMP a fait valoir que l'instauration du principe de la "résidence alternée" se fait au détriment des enfants, ce que nie Laurence Rossignol, connue pour son engagement féministe, accusant la "mauvaise foi et manipulation" à court d'arguments.
Cette disposition est pourtant contestée dans une pétition par quelque 5.500 psychiatres, psychologues ou professionnels de l'enfance. Elle pose le principe d'une résidence de l'enfant au domicile de chacun des parents après une séparation et dans le cas d'un exercice conjoint de l'autorité parentale, sans préjuger du temps passé chez l'un et l'autre. Les modalités de fréquence et de durée sont déterminées d'un commun accord entre les parents ou, à défaut, par le juge.

Rossignol, à la gauche de M. Touraine,
à la tête d'un ministère sans parité...
La majorité a également décidé que la non-représentation d'enfant fera désormais encourir une contravention immédiate -et peu sociale, car très inégalitaire- de 135 ou 375 euros, plus simple à appliquer qu'un délit qui n'était que rarement poursuivi. En cas de récidive, dans un délai de deux ans, la sanction  restera un délit passible d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros. Les parents défavorisés, notamment les pères, n'ont pas intérêt à faillir: les trois femmes du ministère des Affaires sociales et de la Santé ne feront pas de quartier.