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mardi 5 mai 2020

Ndiaye annonce un site gouvernemental de sélection de l'information "fiable"

Macron, Ndiaye et Castaner débitent, mais Borne bafouille

La super-ministre écolo des transports cale sur une question

La mise en place d'un espace recensant les articles de presse jugés "fiables" a été annoncée le 30 avril dernier, 
Pour informer de l'activation de ce service de contestation des media insolents,  puisque ça semble exister, la porte-parole bourrin du gouvernement, Sibeth Ndiaye, si "gonflée" soit-elle, a toutefois préféré Twitter à un face à face avec la presse. Car Macron a des accès de colère et l'Edouard, des poussées de psoriasis, à  la moindre égratignure de leurs moindres faits et gestes. Ils ont donc décidé de lutter contre les "infox" ("fake news", pour les nombreux journalistes  amateurs de la langue de Trump et amateurs de "challenge", "pitch" et "biopic", "punch-line", "borderline", "process", "kiss'n go" et autre "coach", "burn-out", "turn-over" ou "lockdown", que les pseudo-initiés lâchent en s'excusant, sans compter les "scène de crime", "souhaiter le meilleur" ou "légende urbaine" (rumeur). qu'ils seraient bien incapables, par ailleurs, de placer dans une phrase intelligible complète et encore moins dans une conversation,  a fortiori un débat). 

La ministre des Transports Elisabeth Borne a été "interrogée" sur cette mesure  - les journalistes passent ainsi les acteurs politiques en jugement -  dans la matinale de LCI ce lundi 4 mai, et si elle ne se sentait pas vraiment coupable, du moins parut-elle mal à l'aise... 
 
 © Archives Charmet bridgemanart.Com
Se tordant les mains, bégayant et virant au rouge, Elisabeth Borne chercha les moyens d'esquiver par des réponses floues les questions pointues, rédigées et classées crescendo, d'Elizabeth Martichoux, sur cette mesure de défiance qui agite la presse, ce site recensant les articles de presse qui dérangent, sorte d' "index", retour 400 ans en arrière, au XVIe siècle et à la censure instaurée par l'Eglise face à la Réforme, quand elle fixa une liste de livres interdits aux catholiques.

"Est-ce que c'est le rôle d'un gouvernement de trier le grain de l'ivraie ou pas ? Est-ce que c'est légitime ?", interrogea Dame Martichoux. "Ce que je constate, c'est qu'il y a beaucoup d'informations, il y a beaucoup, euh... de gens qui se prennent pour des spécialistes de virologie ou d'épidémie. Je pense que c'est important que chacun puisse faire le tri dans ces informations (...)", soutint en préambule la ministre transportée sur un sujet glissant.

Les journalistes n'ont pas "attendu les consignes du gouvernement" pour faire leur travail, asséna péremptoirement la journaliste de LCI, ce que, pourtant, chacun demande justement à voir. 
Et, visiblement missionner pour défendre sa chapelle, la mère abbesse de rebondir : "Vous dites que [accusation] les Français sont suffisamment responsables pour affronter le déconfinement le 11 mai. Est-ce qu'ils ne sont pas assez responsables pour juger eux-mêmes de ce qui est fiable ou pas ?", demanda celle qui, comme ses confrères et soeurs, ne cesse de vouloir nous expliquer et nous dire ce qu'il faut comprendre... 
Un brin "cornered" comme on dit dans les bars branchés du 11e de Paris, Borne a vu alors arriver ses limites et tenté de réagir courtoisement à cette attaque frontale : "Je pense que c'est très bien que les media continuent de faire leur travail en traquant les fausses informations comme ils le font aujourd'hui". Réponse moralisatrice, mais à côté du sujet !

"Bon, vous êtes un peu embarrassée par cette initiative non?", affirma alors Martichoux, faussement interrogative. Et la ministre malmenée - comme une invitée dont la maîtresse de maison éclabousse la robe de sauce - de rétorquer : "Non (...) Les media font leur travail en traquant ces fausses informations, le site du gouvernement peut faire la même chose et les Français choisiront les sites qu'ils veulent regarder pour avoir les bonnes informations", a-t-elle assuré, pas vraiment convaincue. Les sites, soit, mais les réseaux sociaux ne sont pas seuls sur l'internet et la presse institutionnelle se répand sur ce "fumier", n'hésitant d'ailleurs pas à y ajouter ses détritus et y collectant au passage des parts de marché...

"Désinfox Coronavirus": est-ce un espace "fiable" parce que gouvernemental ?

Ce samedi 2 mai, l'illustre Ndiaye Sibeth a annoncé la création par le gouvernement d'une page Internet répertoriant des articles de presse jugés "fiables". Baptisée Desinfox Coronavirus, cette initiative totalitaire vise à  aider les "illettrés" à faire le tri entre les vraies et les fausses informations qui circulent au sujet de la pandémie, c'est-à-dire empêcher les Français de réfléchir par eux-mêmes et distribuer des graines de tournesol aux oiseaux ou formater les Français, quand les analyses et décryptages des chroniqueurs n'y réussissent plus. "Le gouvernement travaille à garantir à l'ensemble de nos concitoyens l'accès aux informations les plus fiables possibles, en temps réel", a expliqué Sibeth Ndiaye lors d'une récente conférence de presse aux relents nauséabonds, selon nombre de citoyens vigilants.

Le gouvernement s'essaie au "fact-checking" officiel : 
du "dazibao" à la Pravda ?... 

Est-ce que vous estimez que c'est une bonne initiative ? Bio ?
Réponse d'Elisabeth Borne, ministre de la transition écologique


"Nous assistons à une prolifération, que je qualifierais d’inouïe, de fausses informations, (...) et qui peuvent entraîner des conséquences sanitaires lourdes", a regretté celle qui se vante de pouvoir mentir sans état d'âme pour protéger le président.
Elle prend l’exemple de fausses informations sur "de supposés traitements qui permettraient de vaincre le coronavirus". Et d'ajouter : "Le site du gouvernement ne fait qu’effectuer une forme de (...) recension de l’ensemble, sans choix réalisé entre les médias, de l’ensemble des fact-checking réalisés", a expliqué la porte-parole du gouvernement, précisant que cette page a "vocation à être supprimée une fois la crise sanitaire terminée".

A ceux et celles qui font encore confiance en Macron, LREM et ses sympathisants abusés, ainsi qu'aux suiveurs des mandarins du "conseil scientifique" et alliés:
VOIR et ENTENDRE un chapelet d'infox coronavirus à retrouver (prochainement ?) sur le site gouvernemental:


dimanche 5 avril 2020

Coronavirus : le préfet Lallement, bourrin ordinaire ou vrai "nazi"?

Les patients en réanimation n’ont "pas respecté le confinement, accuse ce préfet de police de Paris 

Carriériste arrivé, l'arrogant fait scandale, mais ne se fait pas limoger

Une simple "boulette", selon Le Parisien, mais une "faute", pour Le Figaro.


Les personnes hospitalisées en réanimation - les plus gravement atteintes et dont la vie est menacée - sont celles qui n’ont pas respecté le confinement, a jugé le préfet de police de Paris, un préfet "à poigne", selon Le Monde. Un qualificatif qui ne vient pas immédiatement à l'esprit s'agissant de ce bourrin, mais que les supporteurs de Macron, Xavier Niel et Matthieu Pigasse, doivent flatter.  
"Pas besoin d'être sanctionné pour comprendre que ceux qui sont aujourd'hui hospitalisés, qu'on trouve dans les réanimations, sont ceux qui au début du confinement ne l'ont pas respecté. Il y a une corrélation très simple". Cette petite phrase de Didier Lallement, préfet de police de Paris à la casquette trop grande pour lui et tombée sur les yeux, a sidéré tout ce que la France compte de gens que le cynisme et l'arrogance macroniennes n'ont pas encore contaminés.
Macron - qui l'a nommé en Conseil des ministres - reste impassible.

Tandis que le président jupitérien refuse de se déjuger face à cette méga-"boulette", véritable faute politique nauséabonde, nombre d'acteurs politiques condamnent le président qui ne l'a pas limogé séance tenante pour cette sentence, accréditant l'idée une juste colère des dieux et un châtiment céleste, lesquels cadrent décidément fort mal avec l'image de modernité et d'innovation que Macron annonce avec l'instauration de son "monde nouveau" à venir. 
Dans l'Antiquité, la déesse Némésis, qui personnifiait cette vengeance divine, veillait au maintien d’un équilibre dans le monde, notamment contre la venue d’étrangers mettant en danger l'économie et la stabilité des états. Le préfet Lallement, eût-il sévi à Romans-sur-Isère, aurait-il pareillement applaudi à l'assassinat de deux Drômois - en rupture de confinement - tués (outre cinq blessés) par un demandeur d'asile soudanais, bras armé d'un groupe de trois hébergés par le Secours catholique, à l'insu de la maire de la ville ?
Au XXe siècle, le régime bolchevique a déporté 300.000 à 500.000 Cosaques du Don durant la guerre civile russe de 1919 à 1920.
La période allant de 1937 à 1948 a également connu un
paroxysme d'utilisation du nettoyage ethnique, à l'initiative des dictatures soviétique de Staline et nazie de Hitler.Le préfet Lallement se situe-t-il dans cette lignée ? D'aucuns le soupçonnent au vu de la brutalité de sa répression du mouvement social incarné par les Gilets Jaunes et aujourd'hui de ses propos radicaux accablants les contaminés par le Covid19.


Quand Juppé parlait de Lallement comme d'un "nazi" 

Pourtant meilleur choix de Macron pour le Grand-Paris


“Un nazi”: quand Alain Juppé parlait de Didier Lallement, le préfet de police de Paris

Texte de 'Chez Pol", publié par Libération, le 24 février 2020


"Le grand public a appris à connaître Didier Lallement depuis sa nomination à la tête de la préfecture de Paris et sa gestion très musclée et critiquée des gilets jaunes. Mais ce préfet qui fait flipper les flics était déjà bien identifié avant cela. Fin 2017, Alain Juppé apprend ainsi que Lallement va être nommé en Gironde, raconte le Monde. Le maire de Bordeaux appelle illico Dominique Perben, ex-garde des Sceaux et sorte d'ange gardien de la carrière du fonctionnaire. Et l'ancien Premier ministre s'enquiert frontalement de la nomination de cet obsédé de la Légion étrangère et «fana mili» autoproclamé : «Dis donc, il paraît qu'on m'envoie un nazi ?» Pas de quoi choquer Perben, qui «éclate de rire et tresse l'éloge de son ami», ajoute le Monde. (Libération)
Le Monde réservait ce portrait aux abonnés, riches ou institutionnels (extrait) 

Enquête sur Didier Lallement, le préfet de police à poigne d’Emmanuel Macron

C’est Emmanuel Macron en personne qui, au cœur de la crise des « gilets jaunes », l’a choisi pour devenir préfet de police de Paris. Républicain autoritaire et fan de la Légion étrangère, Didier Lallement est aussi un habile politique.

Par Ariane Chemin et Nicolas Chapuis Publié le 23 février 2020 à 18h44 - Mis à jour le 24 février 2020 à 08h51

Article réservé aux abonnés
Une casquette. Elle devance l’homme, comme le prolongement de l’être. Large visière arrimée à une coiffe bleu nuit brodée de feuilles de chêne et de laurier en cannetille dorée : depuis un an, elle mange le visage allongé et osseux de Didier Lallement – tour de tête 56 cm : un petit coiffant, comme on dit. Lorsqu’il descend dans la rue, impossible de le rater : le couvre-chef le dévore, comme une galette trop grande pour lui. « La taille réglementaire », assure le préfet de police de Paris.

Il faut le prendre au pied de la lettre : en matière d’uniformes, il s’y connaît. « La circulaire Castaner qui nous fait changer d’habit, c’est quand même à cause de lui ! », s’amuse un préfet de la région parisienne en citant l’arrêté de novembre 2019 qui propose une « tenue opérationnelle » aux hauts fonctionnaires allant sur le terrain.

Il fallait quand même une alternative au « veston croisé de cérémonie », cette tenue officielle, vieille de Vichy, « période amiral Darlan » ! Didier Lallement préfère la veste droite, façon Jean Moulin. En 2012, l’ex-secrétaire général du ministère de l’intérieur [Manuel Valls, puisqu'il faut tout dire] avait déjà tenté de faire valoir ses talents de créateur de la préfectorale devant le cabinet de Manuel Valls, mais le locataire de Beauvau avait d’autres priorités.

Sur les réseaux sociaux des « gilets jaunes », la casquette du préfet Lallement est devenue un mème, détournée, agrandie, moquée. Comme une métonymie du nouvel ordre policier [macronien] incarné par cet homme jusque-là inconnu du grand public. A 63 ans, ce père de deux enfants a réalisé son fantasme : « PP » pour préfet de police, comme on dit « PR » pour le président de la République : le Graal de la préfectorale. En 2015, au cœur des attentats, le visage de François Molins, procureur de la République de Paris, avait incarné aux yeux des Français le bouclier de la justice face au terrorisme. Celui, raide et austère, de Didier Lallement symbolise désormais le maintien de l’ordre à Paris.

"Je ne mets aucun affect dans mes relations professionnelles"

Le temps est à l’orage social et le président de la République raffole des grandes gueules [est-ce le trait de caractère qui le résume le mieux?]. Didier Lallement n’a pas besoin de forcer son caractère pour jouer le « bad cop », le méchant. Sur la route de ses affectations, il laisse des souvenirs de colères froides et de mots cinglants. Parmi les scènes épiques, cette réunion à la préfecture de Bordeaux, début 2018. Lallement est alors préfet de la région Nouvelle-Aquitaine. Il est mécontent du travail d’un des services de police. « Vous allez finir sur un croc de boucher », lance-t-il à l’un des commissaires du service lors d’une réunion hebdomadaire de sécurité intérieure. Silence pétrifié. « Le lendemain, on a tous regretté de ne pas s’être levés », raconte l’un des fonctionnaires présents.
La suite est réservée aux abonnés. Dommage pour les étudiants impécunieux...

Le préfet Lallement ne laissait rien ignorer de son idéologie, nazie, pour les uns ou bolchévique, pour les autres

Macron l'a choisi en toute connaissance de cause.
Fait membre du Conseil constitutionnel par la volonté du prince il a plus d'un an, où il côtoie Nicole Maestracci (magistrate du Syndicat de la Magistrature, SM, classé à l'extrême gauche), Juppé savait. A-t-il failli à son devoir en se taisant? 

VOIR et ENTENDRE
dans quel mépris il tient certains Français, quand il se pavane dans Paris et croise une "Gilet Jaune" : 


Macron l'a-t-il préféré à d'autres pour qu'il réprime et casse des gueules ?
En refusant de le limoger, il confirme cette hypothèse.
La déesse Nemesis marche main dans la main avec Hybris, déesse de la démesure chez les mégalomaniaques.

lundi 2 mars 2020

Article 49.3 : au chaos social, Macron ajoute le chaos politique

Macron nourrit son procès en totalitarisme

Edouard Philippe engage la responsabilité du gouvernement sur la réforme par le 49.3

Pour mieux le contourner, la girouette de Matignon s'est rendue à l'Assemblée nationale ce samedi pour une prise de parole surprise devant les députés pour annoncer le recours de Macron à l'article 49.3 et engager la responsabilité du gouvernement pour faire adopter sans vote le projet de réforme des retraites.

Au treizième jour d'échanges dans l'hémicycle, Edouard Philippe est monté à la tribune pour mettre un terme à l'examen du texte à trous, "mettre fin à cet épisode de non-débat" avec les oppositions et "permettre à la suite du processus législatif de s'engager", a-t-il déclaré sous les applaudissements de la majorité et les huées des oppositions.

Sibeth Ndiaye tente de justifier le coup de force en accusant Le France Insoumise (LFI) d'avoir"confisqué" le débat:
"On a un débat qui a été totalement confisqué, notamment par la France insoumise", selon Sibeth Ndiaye sur le plateau de BFMTV, pour justifier l'utilisation du 49.3. "lls ont usé d'une forme de brutalité inouïe pour bloquer le débat", assure-t-elle. 
"On a été très attentif depuis le début des discussions," insiste-t-elle, rappelant également les 115 heures de débat. (...) Maintenant, il faut pouvoir avancer", juge-t-elle. 
Réagissant aux tags sur la permanence d'Edouard Philippe au Havre, à la suite de l'annonce du passage en force du gouvernement, la porte-parole du gouvernement déclare: "Ce n'est pas comme ça que je conçois le débat démocratique."

"Il n'y avait aucune urgence à faire passer la réforme," souligne François Ruffin, pour dénoncer la précipitation de l'impatient Macron.Dans une série de tweets publiée plus tard, l'élu a taclé Macron, en dénonçant la manière dont les choses ont été annoncées ce samedi, "en catimini": "Il ajoute la lâcheté à sa solitude", juge-t-il.

Selon François Ruffin, "il n'y avait aucune urgence à faire passer la réforme" des retraites

17:55 - 29 févr. 2020
Dans la rue et à l'Assemblée, nous nous sommes battus contre la réforme des retraites. Seul contre les oppositions, contre les syndicats, contre le Conseil d'Etat, contre les Français, Macron passe en force, pour Axa et Blackrock.
En catimini, un samedi après-midi, il ajoute la lâcheté à sa solitude. Une nouvelle bataille s'ouvre : celle de la reconquête de ce pouvoir qu'ils nous volent.


18:11 - 29 février 2020
La droite va-t-elle déposer une motion de censure? 
"C'est probable", dit Woerth

L'élu de l'Oise écarte en revanche une motion de censure commune avec la gauche: "Il n'y a aucune chance."
"Nous n'avons pas du tout la même optique en ce qui concerne le système de retraite. Il n'y a pas une opposition, il y a des oppositions", tient-il à souligner.
Retraites/ passage en force: Éric Woerth déclare "qu'il n'y a aucune chance de motion de censure commune" avec la gauche
Des rassemblements d'opposants en région

Dans plusieurs villes, des mécontents se sont également réunis dans le centre-ville
pour dénoncer la brutalité du gouvernement. A Nantes, ils chantent "Et tout le monde déteste Edouard Philippe".

🔴 - Beaucoup de gaz lacrymogènes utilisés à ou de nombreuses personnes se sont rassemblés spontanément suite a l'annonce du 49.3



Vidéo intégrée


20:46 - 29 févr. 2020
À Toulouse, les manifestants ont été accueillis par des gaz lacrymogènes des forces de l'ordre.
🔴 - Beaucoup de gaz lacrymogènes utilisés à ou de nombreuses personnes se sont rassemblés spontanément suite a l'annonce du 49.3


20:46 - 29 févr. 2020
Des centaines de manifestants se sont rassemblées devant l'Assemblée nationale

Plusieurs centaines de personnes opposées à la réforme des retraites se sont
rassemblées dans le calme samedi soir à Paris aux abords de l'Assemblée nationale pour dire "non au 49.3".

    
Ce rassemblement spontané initié par les réseaux sociaux s'est déroulé dans une atmosphère pesante, les manifestants étant maintenus à distance par les forces de l'ordre sur le pont de la Concorde, à environ 200 mètres de l'Assemblée.
Au milieu de quelques slogans anticapitalistes, ils scandaient notamment "Tout le monde déteste Édouard Philippe", après la décision de Macron et l'annonce du laquais de Matignon d'utiliser le 49.3 pour imposer la réforme des retraites sans vote, ou encore "On est là, même si Macron ne veut pas, nous on est là".
Dans la foule, des drapeaux de différentes organisations syndicales étaient visibles, ainsi que des avocats, mobilisés pour conserver leur régime autonome de retraite. 

La devant l’Assemblée Nationale après l’annonce du 49-3. Le passage en force du gouvernement ne nous fera pas abdiquer


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20:25 - 29 févr. 2020
Les députés LR déposent une motion de censure contre le gouvernement

Le groupe Les Républicains déposent une motion de censure contre le gouvernement, annonce Damien Abad, patron du groupe LR à l'Assemblée nationale.
"Pour nous c'est un échec du gouvernement sur la forme, sur le fond mais aussi sur la méthode employée", a déclaré Damien Abad. 


Gilles le Gendre: "Nous ne sommes pas dans la situation d'un débat démocratique normal"
"En aucun cas le groupe que je préside ne souhaitait écourter ce débat. Nous voulions ce débat. Non seulement il ne nous faisait pas peur mais nous en étions fière. En aucun cas nous avons contesté le droit d'amendement, qui est un droit constitutionnel, que nous défendrons toujours bec et ongles. Nous ne sommes pas dans la situation d'un débat démocratique normal", affirme, lors d'un point presse, Gilles le Gendre, chef de file des députés LREM à l'Assemblée nationale. 

La permanence d'Edouard Philippe au Havre taguée et caillassée,
comme celle de son ministre Gérald Darmanin, le lendemain

Le local de campagne d'
Edouard Philippe, prête-nom comme tête de liste aux municipales au Havre, a été tagué et caillassé samedi soir par des manifestants. 140 personnes (selon la police), parties de l'hôtel de ville, avaient commencé à battre le pavé à la nuit tombée dans les rues du Havre.
 
Arrivés devant sa permanence, des manifestants ont commencé à taguer le local et jeter des pierres sur la vitrine qui a été en partie brisée. Des poubelles ont été déversées et une voiture a également été dégradée.
"49.3 Philippe prend la fièvre", "Mettons le en quarantaine", "Déni de démocratie" pouvait-on lire sur des inscriptions fraîchement peintes à la bombe.

L'ex-chef de cabinet du premier ministre, Mohamed Hamrouni qui a rejoint la campagne d'Edouard Philippe, a annoncé qu'il se rendait au commissariat pour "porter plainte pour dégradations".

Ségolène Royal fustige un "régime autoritaire" et le "mépris de Macron"

Sur le recours à l'article 49.3, l'ancienne candidate à l'élection présidentielle Ségolène Royal a dénoncé sur Twitter un "régime autoritaire" et le "mépris de Macron":
"On m’avait vilipendé pour le mot de : régime autoritaire. Le mot est faible au vu du recours au 49.3 malgré une majorité de 300 députés, une réforme qui concerne 40 millions de citoyens, un contexte de crise sanitaire avec un hôpital public épuisé par le mépris de Macron."
#49.3 On m’avait vilipendée pour le mot de : régime autoritaire. Le mot est faible au vu du recours au 49.3 malgré une majorité de 300 députés, une réforme qui concerne 40 millions de citoyens, un contexte de crise sanitaire avec un hôpital public épuisé par le mépris de


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La gauche dépose à son tour une motion de censure

Après Les Républicains, les trois groupes de gauche (LFI, PCF et PS) déposent à leur tour une motion de censure commune contre le gouvernement.  
Les trois groupes de gauche à l'Assemblée ainsi que Jennifer de Temmerman (non-inscrite, ex-LaREM), soit 63 députés, dénoncent dans leur motion "un gouvernement qui piétine la procédure parlementaire".
"L'héritage du Conseil national de la résistance ne peut ainsi être remis en question" par cette réforme prévoyant un système universel de retraite par points, proclament-ils aussi.
"J'ai choisi de prendre mes responsabilités", déclare Edouard Philippe

Afin de mettre fin à "un non-débat", se justifie-t-il au journal télévisé de TF1, et assume: 
Le premier ministre "ne doute pas que les oppositions critiqueront" sa décision, mais il a agi contre la "logique d'obstruction assumée" de la part du groupe des Insoumis. Le débat était "accaparé par des questions qui ne sont pas des questions de fond", ajoute-t-il.
"Je fais ce que d’autres avant moi ont fait, Edouard Balladur en 1993, Jean-Pierre Raffarin en 2003. C’est une procédure parfaitement constitutionnelle (...) et un instrument qui est offert au gouvernement par la Constitution pour sortir l’Assemblée nationale de l’ornière", se défend le chef du gouvernement."Le texte sur lequel j’ai engagé ma responsabilité, c’est un texte où j’ai fait passer toutes les convergences entre syndicat et patronat, ainsi que des amendements de la majorité et certains de l’opposition", poursuit-il.
"L’Assemblée nationale ne peut pas être une zone de non-débat", ajoute Edouard Philippe, précisant que le recours au 49.3 est une façon de "faire en sorte de pouvoir avancer".
Pendant des heures, on a discuté à l’Assemblée nationale du titre de la loi . Face à cette logique d’obstruction, j’utilise un instrument offert au Gouvernement par la Constitution pour que l’on puisse avancer.

Vidéo intégrée


21:20 - 29 févr. 2020 
"Je soutiens le gouvernement dans ce choix", déclare Stanislas Guerini
"Voilà près de deux semaines que notre démocratie subit le sabotage parlementaire orchestré par nos oppositions. Force est de constater que face à une stratégie d'empêchement, aller au bout de ce débat était devenu impossible [malgré la majorité absolue à l'Assemblée !]. Si nos oppositions utilisent la Constitution pour empêcher notre démocratie de fonctionner, qu'ils ne s'offusquent pas que le gouvernement utilise lui aussi les moyens constitutionnels (...) pour faire vivre la démocratie. Je soutiens le gouvernement dans ce choix, convaincu que cette réforme majeure pour l'avenir de notre pays doit devenir réalité", affirme le délégué général de LREM.
"Le recours au 49.3 est un scandale démocratique" s'indigne en revanche Martine Aubry

Elle a déclaré à l'Agence France Presse:
"Après avoir concerté des mois sans en tenir compte, après avoir méprisé les manifestants et la position majoritaire des Français, après avoir présenté une loi au Parlement avec une procédure accélérée, renvoyant l'essentiel à des ordonnances, le recours par le gouvernement au 49.3 est un scandale démocratique allié à une catastrophe sociale.
Aucun Français ne sait ce que sera sa retraite, mais
chacun a compris qu'il toucherait moins, en travaillant plus, et que les inégalités liées notamment à la pénibilité et à la précarité seraient accrues", affirme la maire de Lille.
Mélenchon dénonce les méthodes "extraordinairement violentes" de Philippe

Jean-Luc Mélenchon a déclaré à l'antenne de BFMTV:


On a été d'abord un peu choqué du procédé, parce qu'il n'est pas très élégant (...) tout à coup il surgit le samedi, aucun des présidents de groupe n'est alerté du fait qu'il va prendre la parole", a entamé le député des Bouches-du-Rhône, avant de poursuivre: "J'insiste sur la violence particulière de ces procédés. Et le Premier ministre, sous ses airs de dandy élégant et nonchalant, a des méthodes extraordinairement violentes finalement", estime-t-il. 
"Le gouvernement doit rapidement prendre ses responsabilités", dit la CFDT.

Dans un communiqué, la CFDT "déplore que les débats n'aient pu se tenir jusqu'au bout."

"La multiplication stérile d'amendements sans aucun intérêt, tout comme le recours au 49.3 sont deux stratégies politiques qui n'offrent pas de perspectives aux travailleurs. Le débat sur le sens de la réforme a été rendu impossible", regrette le syndicat de Laurent Berger. Et d'ajouter: "Le gouvernement doit rapidement prendre ses responsabilités pour retrouver l'esprit initial de la réforme."

|| COMMUNIQUE DE PRESSE || 49.3 : la @CFDT
déplore que les débats n’aient pu se tenir jusqu’au bout et continuera à se battre, notamment lors du passage du texte au @Senat , pour imposer les mesures qu'elle réclame ! https://www.cfdt.fr/upload/docs/ap


Voir l'image sur Twitter
Le recours au 49.3 est "profondément scandaleux" pour Philippe Martinez

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, dénonce en début de soirée "l'attitude profondément scandaleuse" du gouvernement et annoncé une mobilisation des syndicats "dès la semaine prochaine" pour protester contre le recours au 49.3.
"L'attitude du gouvernement est profondément scandaleuse, et donc il y aura une réaction à la hauteur", a déclaré le dirigeant syndical. Il a précisé que l'intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, FSU et organisations de jeunesse) opposée au système universel de retraites par points se réunirait lundi matin pour discuter d'une nouvelle mobilisation "dès la semaine prochaine".