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dimanche 5 avril 2020

Coronavirus : le préfet Lallement, bourrin ordinaire ou vrai "nazi"?

Les patients en réanimation n’ont "pas respecté le confinement, accuse ce préfet de police de Paris 

Carriériste arrivé, l'arrogant fait scandale, mais ne se fait pas limoger

Une simple "boulette", selon Le Parisien, mais une "faute", pour Le Figaro.


Les personnes hospitalisées en réanimation - les plus gravement atteintes et dont la vie est menacée - sont celles qui n’ont pas respecté le confinement, a jugé le préfet de police de Paris, un préfet "à poigne", selon Le Monde. Un qualificatif qui ne vient pas immédiatement à l'esprit s'agissant de ce bourrin, mais que les supporteurs de Macron, Xavier Niel et Matthieu Pigasse, doivent flatter.  
"Pas besoin d'être sanctionné pour comprendre que ceux qui sont aujourd'hui hospitalisés, qu'on trouve dans les réanimations, sont ceux qui au début du confinement ne l'ont pas respecté. Il y a une corrélation très simple". Cette petite phrase de Didier Lallementpréfet de police de Paris à la casquette trop grande pour lui et tombée sur les yeux, a sidéré tout ce que la France compte de gens que le cynisme et l'arrogance macroniennes n'ont pas encore contaminés.
Macron - qui l'a nommé en Conseil des ministres - reste impassible.

Tandis que le président jupitérien refuse de se déjuger face à cette méga-"boulette", véritable faute politique nauséabonde, nombre d'acteurs politiques condamnent le président qui ne l'a pas limogé séance tenante pour cette sentence, accréditant l'idée une juste colère des dieux et un châtiment céleste, lesquels cadrent décidément fort mal avec l'image de modernité et d'innovation que Macron annonce avec l'instauration de son "monde nouveau" à venir. 
Dans l'Antiquité, la déesse Némésis, qui personnifiait cette vengeance divine, veillait au maintien d’un équilibre dans le monde, notamment contre la venue d’étrangers mettant en danger l'économie et la stabilité des états. Le préfet Lallement, eût-il sévi à Romans-sur-Isère, aurait-il pareillement applaudi à l'assassinat de deux Drômoisen rupture de confinement - tués (outre cinq blessés) par un demandeur d'asile soudanais, bras armé d'un groupe de trois hébergés par le Secours catholique, à l'insu de la maire de la ville ?
Au XXe siècle, le régime bolchevique a déporté 300.000 à 500.000 Cosaques du Don durant la guerre civile russe de 1919 à 1920.
La période allant de 1937 à 1948 a également connu un
paroxysme d'utilisation du nettoyage ethnique, à l'initiative des dictatures soviétique de Staline et nazie de Hitler.Le préfet Lallement se situe-t-il dans cette lignée ? D'aucuns le soupçonnent au vu de la brutalité de sa répression du mouvement social incarné par les Gilets Jaunes et aujourd'hui de ses propos radicaux accablants les contaminés par le Covid19.


Quand Juppé parlait de Lallement comme d'un "nazi" 

Pourtant meilleur choix de Macron pour le Grand-Paris


“Un nazi”: quand Alain Juppé parlait de Didier Lallement, le préfet de police de Paris

Texte de 'Chez Pol", publié par Libération, le 24 février 2020


"Le grand public a appris à connaître Didier Lallement depuis sa nomination à la tête de la préfecture de Paris et sa gestion très musclée et critiquée des gilets jaunes. Mais ce préfet qui fait flipper les flics était déjà bien identifié avant cela. Fin 2017, Alain Juppé apprend ainsi que Lallement va être nommé en Gironde, raconte le Monde. Le maire de Bordeaux appelle illico Dominique Perben, ex-garde des Sceaux et sorte d'ange gardien de la carrière du fonctionnaire. Et l'ancien Premier ministre s'enquiert frontalement de la nomination de cet obsédé de la Légion étrangère et «fana mili» autoproclamé : «Dis donc, il paraît qu'on m'envoie un nazi ?» Pas de quoi choquer Perben, qui «éclate de rire et tresse l'éloge de son ami», ajoute le Monde. (Libération)
Le Monde réservait ce portrait aux abonnés, riches ou institutionnels (extrait) 

Enquête sur Didier Lallement, le préfet de police à poigne d’Emmanuel Macron

C’est Emmanuel Macron en personne qui, au cœur de la crise des « gilets jaunes », l’a choisi pour devenir préfet de police de Paris. Républicain autoritaire et fan de la Légion étrangère, Didier Lallement est aussi un habile politique.

Par Ariane Chemin et Nicolas Chapuis Publié le 23 février 2020 à 18h44 - Mis à jour le 24 février 2020 à 08h51

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Une casquette. Elle devance l’homme, comme le prolongement de l’être. Large visière arrimée à une coiffe bleu nuit brodée de feuilles de chêne et de laurier en cannetille dorée : depuis un an, elle mange le visage allongé et osseux de Didier Lallement – tour de tête 56 cm : un petit coiffant, comme on dit. Lorsqu’il descend dans la rue, impossible de le rater : le couvre-chef le dévore, comme une galette trop grande pour lui. « La taille réglementaire », assure le préfet de police de Paris.

Il faut le prendre au pied de la lettre : en matière d’uniformes, il s’y connaît. « La circulaire Castaner qui nous fait changer d’habit, c’est quand même à cause de lui ! », s’amuse un préfet de la région parisienne en citant l’arrêté de novembre 2019 qui propose une « tenue opérationnelle » aux hauts fonctionnaires allant sur le terrain.

Il fallait quand même une alternative au « veston croisé de cérémonie », cette tenue officielle, vieille de Vichy, « période amiral Darlan » ! Didier Lallement préfère la veste droite, façon Jean Moulin. En 2012, l’ex-secrétaire général du ministère de l’intérieur [Manuel Valls, puisqu'il faut tout dire] avait déjà tenté de faire valoir ses talents de créateur de la préfectorale devant le cabinet de Manuel Valls, mais le locataire de Beauvau avait d’autres priorités.

Sur les réseaux sociaux des « gilets jaunes », la casquette du préfet Lallement est devenue un mème, détournée, agrandie, moquée. Comme une métonymie du nouvel ordre policier [macronien] incarné par cet homme jusque-là inconnu du grand public. A 63 ans, ce père de deux enfants a réalisé son fantasme : « PP » pour préfet de police, comme on dit « PR » pour le président de la République : le Graal de la préfectorale. En 2015, au cœur des attentats, le visage de François Molins, procureur de la République de Paris, avait incarné aux yeux des Français le bouclier de la justice face au terrorisme. Celui, raide et austère, de Didier Lallement symbolise désormais le maintien de l’ordre à Paris.

"Je ne mets aucun affect dans mes relations professionnelles"

Le temps est à l’orage social et le président de la République raffole des grandes gueules [est-ce le trait de caractère qui le résume le mieux?]. Didier Lallement n’a pas besoin de forcer son caractère pour jouer le « bad cop », le méchant. Sur la route de ses affectations, il laisse des souvenirs de colères froides et de mots cinglants. Parmi les scènes épiques, cette réunion à la préfecture de Bordeaux, début 2018. Lallement est alors préfet de la région Nouvelle-Aquitaine. Il est mécontent du travail d’un des services de police. « Vous allez finir sur un croc de boucher », lance-t-il à l’un des commissaires du service lors d’une réunion hebdomadaire de sécurité intérieure. Silence pétrifié. « Le lendemain, on a tous regretté de ne pas s’être levés », raconte l’un des fonctionnaires présents.
La suite est réservée aux abonnés. Dommage pour les étudiants impécunieux...

Le préfet Lallement ne laissait rien ignorer de son idéologie, nazie, pour les uns ou bolchévique, pour les autres

Macron l'a choisi en toute connaissance de cause.
Fait membre du Conseil constitutionnel par la volonté du prince il a plus d'un an, où il côtoie Nicole Maestracci (magistrate du Syndicat de la Magistrature, SM, classé à l'extrême gauche), Juppé savait. A-t-il failli à son devoir en se taisant? 

VOIR et ENTENDRE
dans quel mépris il tient certains Français, quand il se pavane dans Paris et croise une "Gilet Jaune"


Macron l'a-t-il préféré à d'autres pour qu'il réprime et casse des gueules ?
En refusant de le limoger, il confirme cette hypothèse.
La déesse Nemesis marche main dans la main avec Hybris, déesse de la démesure chez les mégalomaniaques.

jeudi 21 novembre 2019

Evacuation de migrants: "le bruit et l'odeur", de Chirac à Hidalgo

1.606 migrants évacués de deux campements à la Porte de la Chapelle à Paris, sur ordre de la maire sortante

En évoquant 
"le bruit et l'odeur" dans un discours sur les immigrés, l'ancien président Chirac avait suscité de nombreuses critiques.

La maire socialiste de Paris semble s'être alignée sur la droite. Lors d’un échange avec des militants RPR le 19 juin 1991, Jacques Chirac, récemment décédé, avait pointé une "overdose" d’étrangers.  
Or, ce jeudi 7 novembre 2019, pour des raisons également sanitaires, Anne Hidalgo a requis les forces de l'ordre pour procéder à des expulsions massives de plusieurs camps improvisés de migrants dans le nord-est de Paris. Mais c'est lministère de l'Intérieur qui a fait l'annonce que plus de 1.600 clandestins ont été transportés vers des gymnases. 
Des policiers vont désormais rester sur place pour éviter "la reconstitution de ces camps", assure le préfet de région Michel Cadot.
Image
1.606 migrants répartis dans deux campements, situés porte de la Chapelle, à cheval sur le nord-est parisien et la Seine-Saint-Denis, où les associations d'accueil les dirigent, ont été évacués à partir de 6 heures dans la matinée du jeudi 7. Une heure plus tard, les premiers bus partaient en direction de 15 gymnases de la région parisienne. 
Evacuation de camps de migrants au nord de paris - Radio FranceA 9h, l'évacuation était terminée. L'opération d'"assainissement" avait duré trois heures.

En fait, d'après les associations qui les regroupent et les autorités, ce sont entre 1.500 et 3.000 illégaux qui squattent l'espace public aux abords du périphérique parisien, de la Porte de la Chapelle à Paris à l'avenue Wilson à Saint-Denis.
Des camps de migrants ont été évacués au nord de Paris ce jeudi matin
Expulsions qui ont nécessité des opérations de nettoyage 


Faut-il déployer plusieurs centaines de policiers, 
s'il s'agit de "mettre à l'abri" 1.606 migrants ?

600 policiers ont été mobilisés pour cette opération "humanitaire", selon les chiffres officiels de la préfecture de police de Paris. Il faut ajouter les nombreux bénévoles de certaines associations qui ont accepté de participer à ces expulsions.
Mercredi, campagne des municipales obligent, lors des annonces gouvernementales sur l'immigration, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait pris "l'engagement d'évacuer d'ici la fin de l'année les campements du nord-est parisien". La préfecture de police de Paris et la préfecture de la région Ile-de-France avaient annoncé dans la foulée que cette évacuation aurait lieu dans la matinée du 7 novembre.


Le préfet de région Michel Cadot, le préfet de police Didier Lallement et la maire de Paris Anne Hidalgo étaient présents. Michel Cadot a déclaré que l'évacuation permettra "de reconquérir normalement l'espace public", "de manière stabilisée dans la durée puisqu'il y aura un maintien de présence policière permettant d'éviter la reconstitution de ces campements".

Mais l'Intérieur n'a pas tardé à rectifier le tir.  
"Nous mettons à l'abri, c'est une démarche humanitaire, pour assurer à ceux qui sont des situations extrêmement difficiles un hébergement, mais nous ne tolérerons pas de réinstallations", a déclaré de son côté le préfet de police de Paris, Didier Lallement. Sachant qu'il reste environ autant de clandestins en campements précaires sur la zone.

L'humanitaire n'exclut pas le sécuritaire

Contrôle de police dans un des camps de migrants,
Porte d'Aubervilliers à Paris
"Des effectifs de police contrôleront systématiquement les gens [des gens qui ne sont rien?]. Ceux en situation irrégulière qui reviendront seront traités comme toutes les personnes en situation irrégulière. 
Ceux en situation régulière, on essaiera de leur trouver des solutions d'hébergement, mais je préfère être très clair, il n'est pas question qu'ils recampent", a asséné Didier Lallement, préfet de police de Paris.

"Cette opération vise non seulement à prendre en charge les migrants, mais aussi à faire cesser ces installations déplorables - ou inversement, dans l'ordre des motivations - qui sont sur des délaissés de voiries qui appartiennent à la commune de Paris ou à l'Etat,"  a assuré le préfet de police de Paris.  

La maire Hidalgo était sur la défensive.
"Nous avons obtenu des garanties des deux préfets pour que les personnes soient acheminées vers des hébergements, a commenté Anne Hidalgo, maire de Paris.
Et d'insister, dans l'optique des municipales de mars prochain : "Une de nos conditions, c'était que ça ne peut pas être une évacuation pure et simple, où une partie des gens ici auraient été dirigés vers des centres de rétention. Nous n'aurions pas été présents dans ce cas-là". "La rue n'est pas un lieu pour vivre. C'est un lieu de danger et d'indignité", a encore ajouté Anne Hidalgo, intarissable. 
L'Andalouse à la tête de la mairie a également dit avoir obtenu la garantie d'un "accueil inconditionnel" des personnes présentes sur les campements. Ce que les propos du préfet Lallement contredisent lorsqu'il distingue les squatteurs en situations régulière et irrégulière.


La maire  en campagne - officieuse mais agile - a eu une pensée aussi pour les riverains... "Et c'est un lieu où y compris les riverains ne peuvent pas accepter que l'espace public devienne ce qu'il était devenu ici porte de la Chapelle". 
Le candidat officiel LREM en campagne à Paris n'arborait pas son sourire niais: il n'était pas sur le terrain à 6 heures du matin, mais était pourtant très favorable à cette opération. Que dire alors de l'adjoint communiste à la socialiste Hidalgo, en charge du logement, Ian Brossat.

L'ancienne secrétaire d'Etat de Jean-Pierre Raffarin, en charge de la Lutte contre la précarité et l'Exclusion (2002-2004) - qui créa le plan 'Urgence hivernale' destiné à venir en aide aux SDF durant les mois d'hiver, après avoir participé à la création du SAMU social avec le Dr Xavier Emmanuelli - , Dominique Versini, son adjointe chargée des solidarités et de l'accueil des réfugiés, a observé "qu'une partie des personnes" présentes sur le campement "se sont évaporées dans Paris".



lundi 22 avril 2019

Les Gilets jaunes ont repris leur souffle lors de l'Acte XXIII...

Plus de 98.000 manifestants en France, le samedi 20 avril 2019

27.900 manifestants
 seulement en France, dont 9.000 à Paris, selon l'Intérieur, objectivement...


L’image contient peut-être : texte
Les perroquets de l'AFP, LCI et Le Figaro, CNews et RTL ou Europe 1 et 20 minutes
négligent le Nombre jaune: le 'politiquement correct' leur interdit
le pluralisme

La presse malveillante ne prend pas en compte les appels tournants à manifester.
Pour l'Acte XXII, les villes des principaux rassemblements étaient Toulouse, Lyon et Bordeaux.
Les media pro-Macron ont donc mis en valeur la participation à ...Paris, au détriment des régions.


La désinformation est liée au choix de la ville référence. Or, cette fois, Paris était la ville privilégiée par les Gilets jaunes. BFMTV reproduit sa manipulation habituelle : "ces chiffres de mobilisation [qui plus est produits par le gouvernement], indiquent une légère baisse de la mobilisation sur l'Hexagone par rapport à la semaine dernière."  Ce n'est que subsidiairement que la chaîne privée consent à citer Paris, où "il y avait quasiment le double de manifestants"... 

"Ces chiffres officiels sont régulièrement contestés par les manifestants," commente BFMTV. 
Une occasion manquée par la chaîne des hommes d'affaires Patrick Drahi (principal actionnaire de l'opérateur français Altice France, elle-même propriétaire de plusieurs media, dont Libération, L'Express, BFM TV et RMC) et Aalin Weill (président des chaînes de radios RMC et BFM Business, de la chaîne de télévision BFM TV et du Groupe 01, ainsi que PDG du groupe SFR) d'informer complètement - équitablement - leur public du comptage du 'Nombre jaune'...


gilets jaunes paris

BFMTV ne cite pas le comptage alternatif du 'Nombre jaune' (ci-dessus).
La Voix de son Maître Macron ne connaît que les chiffres du gouvernement et les martèle: "Pour ce 23e week-end de mobilisation, environ 27.900 gilets jaunes étaient rassemblés ce samedi dans toute la France, selon les chiffres communiqués par le ministère de l'Intérieur. Dans la capitale, ils étaient environ 9.000." Le commentaire a disparu : il faisait en effet état d'un doublement de participation. Difficile par ailleurs de pointer un essoufflement...

BFMTV poursuit sa manipulation des chiffres: "au niveau national et alors que certaines figures du mouvement avaient évoqué un "ultimatum 2" pour frapper fort [sic], la mobilisation enregistre une légère baisse en comparaison de la semaine dernière. Du déjà dit, en titre et en amorce, mais il faut bien persuader le public.  "A Paris en revanche, il y avait plus de manifestants en comparaison des 5.000 recensés lors de la 22e journée des gilets jaunes". 

Ce pilonnage de 'fake news' vise à décrédibiliser le 'Nombre jaune'.
Quand BFMTV évoque finalement le chiffrage du collectif de Gilets jaunes (le Nombre jaune est opérationnel depuis l'acte VII), la chaîne commerciale indique une tendance inverse : il y avait ainsi, selon le "Nombre jaune", 101.125 protestataires partout en France. Soit une légère hausse face aux 91.276 la semaine dernière.
Lorsque le Nombre jaune aura l'honnêteté de rectifier les chiffres de cette "mobilisation record" [...] "avec toutes nos excuses", et d'affiner son chiffrage définitif "inférieur à notre première estimation", BFMTV ne relaiera pas....

BFMTV claironnera des chiffres d'intimidation des mécontents

Deux reporters indépendants ont été interpellés par la police à Paris, le 20 avril. 
Le Syndicat national des journalistes et Reporters sans frontières ont dû se mobiliser pour défendre la liberté d'informer
"227 interpellations à Paris à 19h, plus de 20.000 contrôles préventifs"...
Une bonne partie de ces interpellations ont été réalisées en raison du port de matériel interdit, avant que les violences ne démarrent aux alentours de la place de République.
Selon un communiqué du ministère de l'Intérieur, les forces de l'ordre ont procédé à l'interpellation de 227 personnes dans les rues de [la] capitale [bien qu'elles se mettent à deux pour rédiger 10 lignes, ni Mélanie Vecchio, ni Juliette Mitoyen ne se relit...] à 19h, ce samedi". 
Les deux journalistes (?) se contentent de diffuser des chiffres : "Au moins 160 ont été placées en garde à vue. Sur l'ensemble du territoire, 249 personnes ont été interpellées, donnant lieu à 182 gardes à vue. Ces deux jeunes négligentes auraient-elles plutôt leur place au service compta ? Aux stats, ce serait moins risqué : elles sont faites pour tromper...

Et ça continue... "En tout, la police parisienne a procédé à plus de 20.000 contrôles préventifs ce samedi, avant que quelques heurts ne se produisent sur le chemin de la manifestation, de Bercy à la place de la République.

La vraie sottise de la paire de journalistes aura été de rappeler la dramatisation de l'Acte XXIII, par anticipation.

"Pour cette nouvelle journée de mobilisation, les autorités craignaient de violents débordements.  Or, ce rappel est un peu court. Dans la doublette, en avait fait des tonnes puisque, vendredi, Christophe Castaner avait annoncé le déploiement de 60.000 policiers et gendarmes sur l'ensemble du territoire.
Il n'avait d'ailleurs pas fait que ça, en termes d'intimidation des potentiels manifestants :
Juliette Mitoyen
Trouver la nouille
"Christophe Castaner a affirmé ce vendredi que les "casseurs" seraient au rendez-vous samedi, alors que de nombreux appels à un "ultimatum 2", principalement dans la capitale[ah bon?], ont été lancés sur les réseaux sociaux. 
60.000. C’est le nombre de policiers et gendarmes qui seront mobilisés dans toute la France ce samedi [nombre à nouveau disproportionné qui explique la saturation des policiers], pour la 23ème journée de manifestation des gilets jaunes, a annoncé Christophe Castaner. Leur but : "assurer la sécurité des Français et garantir la liberté de manifester sans danger", selon le ministre de l’Intérieur. [Ainsi, la sécurisations des commerces et des  commerçants les plus exposés aux anti-capitalistes n'était-elle pas prise en compte] 
Lors d’une conférence de presse ce vendredi, Christophe Castaner a également affirmé que "les casseurs seront de nouveau au rendez-vous" et aurait [si ce sont "les casseurs", Juliette, ça donne "auraient" : deux accords corrects d'affilée, c'est trop demander à l'"élite"!] selon lui pour but de "reproduire le 16 mars". Pour rappel, des boutiques des Champs-Elysées avaient été saccagées et incendiées par des casseurs lors de cette 18ème journée de mobilisation des gilets jaunes [rappelle à tout hasard Juliette, à moins qu'elle ne fasse oeuvre d'intimidation à l'instar du fêtard de Beauvau].

Un "ultimatum 2" à Paris?

A Paris, plusieurs secteurs tels que les Champs-Elysées [au bas desquels se trouvent le palais présidentiel et le magasin de souvenirs de Brigitte] ou les abords de Notre-Dame seront interdits aux manifestations samedi, mais le ministre de l’Intérieur craint tout de même de nombreux débordements dans la capitale et en région, alors que de nombreuses pages Facebook appellent à un "ultimatum 2" samedi, après "l’ultimatum 1" qui s’était tenu le 16 mars dernier.
"Acte 23 Ultimatum 2 Appel National Et International Tous A Paris", "Acte 23: Paris Ultimatum Et Révolte Du Peuple !", "RDV à l’Elysée"... Beaucoup de groupements de gilets jaunes appellent à faire de Paris la capitale du mouvement ce samedi. [Plus haut, BFMTV n'avait pas gardé cette réalité à l'esprit...]
Des groupes de région ont également lancé des appels pour se regrouper dans la capitale lors de cette 23ème journée de mobilisation, via des pages Facebook intitulées "Acte 23 Ultimatum: Le Grand Sud Envahit Paname !" ou encore "Acte 23 - Ultimatum 2 - Toute la Normandie à Paris !". Pour faire court, le benêt de Beauvau et son berger Lallement se sont fait rouler dans la farine !]

Deux manifestations interdites à Paris 

Le 28 mars, Eric Drouet, figure controversée [jusqu'ici "médiatique"] du mouvement des "gilets jaunes", avait déjà appelé à une mobilisation de grande ampleur le 20 avril, une fois le grand débat terminé. Dans une vidéo, il interpellait le président de la République et le ministre de l'Intérieur en leur demandant “d’organiser la sécurité” de la manifestation.
Le préfet de police de Paris a par ailleurs annoncé avoir interdit deux manifestations, dont le trajet initial prévoyait un départ depuis le secteur de Bercy, dans l'est de la capitale pour rejoindre les Halles ou la place de l'Etoile.
Toulouse, Montpellier, Bordeaux
Lors de sa conférence de presse ce vendredi, Christophe Castaner a également déclaré que les "casseurs" seraient aussi présents dans d’autres villes françaises, "à Toulouse, à Montpellier, à Bordeaux". De nombreux événements Facebook pour manifester en province - dans ces villes et dans d'autres - à destination des gilets jaunes ne désirant pas se rendre à Paris ont en effet été créés.
Samedi 13 avril, lors de la 22ème journée de mobilisation des gilets jaunes, Toulouse avait été le centre du mouvement. De nombreux débordements et incidents avaient eu lieu. [Les petites comptables de BFMTV ne connaissent que les heurts et la dramatisation: si tout se passe bien à Marseille, deuxième ville de France, ou Lille, c'est sans intérêt...]
L'inconnue Notre-Dame
La situation risque d’être d’autant plus tendue samedi qu’il s’agira du premier jour de manifestation des gilets jaunes depuis l’incendie de Notre-Dame [la bienveillance et le respect auraient inspiré un raisonnement inverse à une presse républicaine]. Alors que de nombreuses entreprises et familles de milliardaires françaises [en euros ou en francs ?] ont d’ores et déjà promis des centaines [seulement deux] de millions d'euros  de dons pour aider à la reconstruction de la cathédrale, de nombreuses voix s’élèvent, notamment chez les gilets jaunes [sur quelle étude précise ce "notamment" est-il fondé ?], pour dénoncer la rapidité avec laquelle ces grandes fortunes promettent de telles sommes d’argent à l’heure où le pays connaît une crise sociale et politique de grande ampleur. [Juliette Mitoyen n'effectue-t-elle pas une sortie de route en passant la ligne blanche du sujet des Gilets jaunes, ou plus exactement des casseurs anarchistes en noir? On revient à la question si vous le voulez bien ?]
Mais Mitoyen poursuit son hors piste. Le préfet de police Didier Lallement a affirmé ce vendredi que les projets de rassemblement de "gilets jaunes" aux abords de Notre-Dame relevaient de la "pure provocation". [Les a priori de notre Juliette, si libre et indépendante soit-elle bien évidemment, prennent leur source dans une conception de la 'présomption d'innocence' qui n'est pas dans la culture de ce petit préfet de police de province qui n'enraya rien à Bordeaux, ville qui a retrouvé le calme avec son départ ! Mais elle n'est déjà pas celle de Castaner]
A noter qu’Emmanuel Macron, qui devait s’adresser aux Français en début de semaine pour présenter des mesures prises par le gouvernement à la suite du Grand débat national, n’a finalement pas pris la parole en raison de l’incendie qui a frappé la cathédrale. Le président de la République n’a donc toujours pas fait d’annonce en réponse aux demandes des gilets jaunes, qui commencent à s'impatienter. Juju a retrouvé la ligne directrice, mais réduire l'impatience des Français à celle des Gilets jaunes paraît 

dimanche 24 mars 2019

Gilets jaunes : "Pas de flics, pas d'ultra-gauche" en marge des mobilisations

L'Acte XIX fait la démonstration de l'effet provocateur de la présence policière

Alors que les autorités avaient psychoté des violences samedi 23 mars, cette 19e mobilisation a été parmi les moins violents


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Les Gilets jaunes ont fait la démonstration de leur pacifisme.

"Les blindés, les Sentinelles, les amendes de 135 euros... C'est de la terreur qu'ils nous font," gronde un manifestant de ce samedi 23 mars. Ce jeune Gilet jaune originaire de Créteil (Val-de-Marne) tenait d'autant plus à exprimer sa détermination lors du 19e acte du mouvement né au mois de novembre que l'Etat macronisé avait brandi la menace d'un dispositif sécuritaire sans précédent. Les militaires pourraient "aller jusqu'à l'ouverture du feu" sur la population, selon le gouverneur de Paris, en cas de nécessité.
VOIR et ENTENDRE le gouverneur militaire de Paris, le général Bruno Leray :

"Après les attentats, les gens continuaient bien à aller en terrasse. Ce n'est pas l'armée qui va nous arrêter", assène ce trentenaire qui n'a fait l'impasse sur aucun des cortèges. Comme lui, à partir de 11h du matin, des centaines de gilets jaunes irréductibles se sont agglutinés petit à petit place Denfert-Rochereau, dans le 14e arrondissement de Paris, d'où part le seul défilé autorisé de la journée, en direction de Sacré-Coeur, à 13 kms de là... 

Se rassembler sur les Champs-Elysées était interdit. 
Après l'échec du ministre Castaner à maintenir l'ordre pendant l'acte XVIII marqué par des actes d'émeute urbaine par les anarchistes, le saccage de plusieurs magasins de luxe par les anti-capitalistes ou le pillage par les opportunistes attirés par le chaos, Macron avait mis la pression sur son noceur de ministre de l'Intérieur pour qu'il ré-organise la préfecture de police de Paris sous l'autorité d'un seul, le préfet Didier Lallement, en sorte de parer à l'anarchie par tous les moyens - y compris le tir de l'armée sur la foule, ordre bientôt démenti face à l'indignation générale des démocrates -  mais qui incluaient l'interdiction de tout rassemblement aux abords de l'avenue, avec de fortes amendes pour les contrevenants. 
Le préfet de police est sorti en uniforme de son QG
Dès les premières heures du jour, samedi matin, étaient entrepris des contrôles systématiques, fouilles des sacs et des véhicules, y compris les taxis. Des files de véhicules de CRS étaient placés bien en vue, ainsi que des canons à eaux. Des militaires de l'opération Sentinelle prenaient position aux abords de l'Elysée, sur plusieurs lignes concentriques de front, comme autour de l'Assemblée nationale où la majorité présidentielle est particulièrement exécrée. Et le Fouquet's, restaurant chic et cher, pris pour cible au nom des plus défavorisés la semaine dernière, était blindé à grands frais en sarcophage en plaques de métal soudées. 
"Bientôt, on nous enverra des avions de chasse et des sous-marins", raille Véronique, une Parisienne, sous le Lion de Belfort au centre de la place Denfert-Rochereau. Ce qu'elle n'a pas encore expérimenté, c'est, pour la première fois, le survol des points de rassemblement par des drones... Cette surenchère n'est pas non plus du goût de Louis, venu des Pyrénées-Atlantiques, croisé à côté de l'entrée du métro : "Ils préféreraient une guerre civile plutôt que de laisser leur place." Avant de commenter : "C'est frappant, ces moyens mis en place pour faire taire les gens honnêtes. On n'envoie pas l'armée dans les banlieues. Par contre, on l'envoie contre les gilets jaunes". Savoir toutefois si les banlieues ne migrent pas vers l'hyper-centre quand se présentent de telles occasions de rapine. 

Une mobilisation pacifique assez peu perturbée

Frêle, mais réputé pour sa pugnacité, selon les media complices de la répression, en dépit de ses échecs en Aquitaine d'où il a été exfiltré, le successeur du préfet Michel Delpuech, Didier Lallement (63 ans, ancien secrétaire général du ministère de l'Ecologie, auprès de Jean-Louis Borloo, et du ministère de l'Intérieur, auprès des socialistes Valls, puis Cazeneuve, il tient d'ailleurs beaucoup à l'orthographe de son nom), n'a pas manqué de moyens de répression : 6.000 policiers et gendarmes (une fois et demi plus nombreux que les manifestants du jour et que les 5.000 Gilets jaunes du 16 mars, selon la préfecture...), des Brigades de répression des actions violentes, les BRAV, des unités "anticasseurs" hyper-réactives à moto (dont les éléments sont recrutés parmi les membres des compagnies d'intervention, les policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC) et les policiers issues des compagnies de sécurisation, spécialisées dans les violences urbaines ou les événements à risque), des canons à eau, des drones, des marqueurs chimiques (déjà utilisés dans des commerçants, insiste Castaner)... Certains CRS sont même armés du fameux lanceur de balles de défense (LBD) 40mm, en version multicoups. Aucun de ces engins sophistiqués n'a servi, néanmoins. Car, comme le confesse un peu plus tard un officier à ses collègues dans sa radio : "C'est calme, très calme." Les révolutionnaires ont fait l'impasse sur cette journée, préférant étudier la nouvelle donne.
100% des effectifs de police parisiens étaient mobilisés (dommage si vous êtes cambriolé ou violenté dans votre quartier ou le métro), des contrôles d'identité ont eu lieu dans les gares, aux portes de Paris, dans les parkings, dans le bois de Vincennes et celui de Boulogne, à proximité des magasins de sport (les bats de base-ball sont très recherchées) et de bricolage (les tronçonneuses et les piquets de toute nature partent comme des petits pains).
En tout,
seize commissariats parisiens sont réquisitionnés pour traiter les gardes à vues des gilets jaunes.
Peu après 13 heures, le cortège s'élance en direction la butte Montmartre à plus de 10 km de là. Des chants anti-Macron fusent dans les rangs. Un joueur de basse aligne des morceaux de Black Sabbath (groupe britannique de rock précurseur du heavy metal) dans une distorsion endiablée. Peu à peu, le cortège est rallié par des grappes de gilets jaunes, jusqu'à ce qu'il atteigne au moins 5.000 personnes, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur qui est connu pour minimiser largement les chiffres.  

Seule une cinquantaine de radicaux

Résultat de recherche d'images pour "GILETS JAUNES sacre coeur"Dès la Seine traversée, des manifestants organisés, vêtus de noir et encagoulés, adeptes du Black bloc commencent à se constituer en groupuscules mobiles et déterminés: "Il n'y a que huit keufs [policiers], ils sont foutus si on commence maintenant !", fait valoir une fille brune, parmi eux. Son compère, visage dissimulé derrière un foulard, la raisonne : "On n'est pas assez nombreux." Un homme apparemment plus âgé leur crie depuis la foule : "Soyez patients ! Vous commencerez tout à l'heure". Mais non. D'après les services de police, tout au plus une cinquante d'individus "radicaux" aurait rallié le cortège. Ceux-là n'ont rien tenté, si on en croit la presse, qui joue un double-jeu d'indic, visiblement alliée de la police. 
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Des gilets jaunes ont déployé un grand filet jaune
au sommet de la basilique du Sacré-Cœur
C'est aussi que les policiers ne recherchaient pas le contact. Alors que les "totos" (contraction d'autonomes", militants de l'autonomie politique, anti-capitalistes, jettent leurs pavés sur les boutiques de luxe des quartiers chics, l'axe nord-sud de Paris emprunté, est moins propice à ces écarts, une fois le Quartier latin traversé. Il faut attendre l'arrivée du cortège autour de Barbès, plus populaire et métissé, pour entendre quelques invectives fuser contre les CRS : "Les poulets, vous allez bientôt rôtir !"  

Vers 15 heures, les Gilets jaunes font l'ascension de la Butte Montmartre, au sommet de laquelle s'élève l'église du Sacré-Coeur, gardée par quelques gendarmes. C'est en fait une basilique dressée à l'issue de la guerre franco-prussienne de 1870, une défaite attribuée à la décadence française consécutive à la révolution de 1789. La population finança son érection comme un "voeu national" d'expiation. 
"Ce n'est pas un symbole de l'ultra-finance, personne n'ira le saccager", commente un vieux monsieur. Une fois le sommet de la Butte atteint, on fume des chichas, on s'enquille quelques bières, on se déhanche sur les tubes de Renaud crachotés par de petites enceintes. "Le Temps des cerises" n'appartient pas leur culture.
"Pas de flics, pas de Black bloc !", décrypte un homme. En voilà un qui pense par lui-même, n'en déplaise aux agents de l'Etat tapis dans les salles de rédaction... Plus tard dans la soirée, il faudra toutefois des gaz lacrymogènes pour disperser les plus insensibles à la douceur du printemps.